Intervention communale, Sara Gnoni, Xavier Company

Comment la Ville de Lausanne lutte-t-elle contre le harcèlement sexuel au travail

Interpellation

L’affaire « Harvey Weinstein » et la marée de témoignages de femmes victimes de harcèlement sexuel qui en a découlé nous a montré que ce fléau est présent partout, dans tout pays, dans toutes les sphères, tous les corps de métier, à tout âge, à tout moment de la journée et dans n’importe quel contexte.

Ces comportements qui sont, en apparence, moins graves que des actes de violence plus flagrants sont rarement dénoncés, encore moins condamnés. Cela s’explique par de nombreuses raisons : la victime a honte ou se sent coupable, le harceleur est un supérieur hiérarchique, les bourreaux sont rarement poursuivis, la peur des représailles,… mais aussi que ces comportements sont tellement ancrés et tellement courants, que la victime elle-même ne se rend parfois compte que bien plus tard que ce que le harceleur lui a fait subir n’est pas normal. Pourtant, les conséquences psychologiques sur les victimes peuvent être très graves.

La Ville de Lausanne, en tant qu’employeur, n’est certainement pas épargnée par de tels cas dans le cadre du travail. Par ailleurs, dans le cadre du conseil communal, le harcèlement sexuel pourrait également être présent. Dès lors, l’interpellatrice et l’interpellateur posent les questions suivantes à la Municipalité :

  1. Quelles sont les mesures de sensibilisation que la Municipalité met en place pour prévenir le harcèlement sexuel (lors de la formation des RH, engagement de nouveaux employés, mise en place d’un code d’éthique, …) ?
  2. Le règlement pour le personnel de l’administration communale prévoit à l’art. 56bis une série de mesures que la Municipalité doit mettre en place pour protéger la personnalité et la santé des employé-e-s notamment face au harcèlement sexuel. Quelles mesures concrètes ont été mises en place depuis l’adoption de cet article ?
  3. La Ville a-t-elle un service de référence, une ligne d’appel ou un email où les personnes victimes peuvent se confier (en toute confidentialité si elles le souhaitent) ? Cas échéant, est-elle aussi disponible pour les Conseillers communaux et Conseillères communales?
  4. La Municipalité peut-elle nous confirmer qu’en cas de faute grave avérée, comme du harcèlement sexuel, un licenciement immédiat est prononcé ?
  5. Dès lors, la Municipalité pense-t-elle donner un message de « tolérance zéro » vis-à-vis des auteurs de tels actes ?
  6. En respectant la sphère privée et les données personnelles, la Municipalité peut-elle nous fournir des statistiques sur les cas de harcèlement sexuel au travail ?

Nous remercions par avance la Municipalité de ses réponses

Sara Gnoni

Xavier Company

Intervention communale, Lausanne, Xavier Company

Une deuxième vie pour nos livres

Tant le postulat que la réponse de la Municipalité proposent une politique soutenue par les Verts, de recyclage, de partage et de sensibilisation citoyenne, puisque ce ne sont pas les employés communaux qui travaillent pour cette mise à disposition gratuite de livres, mais bien une association citoyenne qui n’est que faiblement soutenue par la ville.

Les Verts soutiennent donc la réponse de la Municipalité et encouragent la Municipalité à continuer son soutien à la «Voie des arts», en se réjouissant de la prochaine ouverture de cinq nouvelles cabines téléphoniques réaffectées en «boîte d’échange» pour livres.

Xavier Company

Alice Genoud, Intervention communale, Lausanne

Pour des mesures d’accompagnement nature, paysage et espace public

Intervention

L’importance de réfléchir en terme d’agglomération ne fait plus de doute. Les grands chantiers vont se succéder, avec leur lot de bouleversement pour les différentes communes de l’agglomération lausannoise, et au delà ! Les parents pauvres de ces grands projets sont souvent les mesures d’accompagnement, notamment en terme de nature et de paysage. Au vu de la politique volontariste de la ville de Lausanne en terme de nature en ville, il serait intéressant de réfléchir plus en amont et de façon coordonné avec le canton pour intégrer des mesures nature et paysages et ne pas se concentrer seulement sur le volet transports du tram et des prochains projets.

Ce postulat demande donc une réflexion globale sur la question de la prise en compte de la nature et du paysage dans le projet du tram mais aussi dans la suite du PALM troisième génération. Comme l’a dit la postulante en commission, la préservation de la nature et du paysage est une condition à l’octroi des financements de la Confédération et du Canton pour que les projets d’agglomération puissent se réaliser et la Ville de Lausanne et les autres communes environnentes ont donc tout intérêt à prendre en compte ces aspects pour valoriser leurs projets.

La question du coût a été centrale lors de la commission et à raison ! Il est important d’avoir un plan détaillé des mesures natures qui pourraient être mises en place le long du tram pour pouvoir parler avec nos partenaires cantonaux du financement et des manières de le faire. C’est seulement avec un plan précis qu’il sera possible non seulement d’avoir une vue d’ensemble mais aussi d’avoir un outil de négociation utile pour tous.

Les Verts soutiennent bien sûr ce postulat et espère qu’il aura non seulement une efficacité à court terme sur la question du tram mais aussi pour tous les futurs projets compris dans le PALM, car plus tôt les questions de paysages et de nature seront prises en compte, plus facile il sera de trouver des financements. Cela facilitera également l’acceptation des projets par les populations locales.

Alice Genoud