Géraldine Bouchez, Intervention communale, Xavier Company

Sur l’interdiction de la mendicité

A propos du postulat « Interdiction de la mendicité à Lausanne. Modification de l’art. 87bis du Règlement général de police ».

Intervention de Géraldine Bouchez

« Si au moment de la tenue de cette commission, l’interdiction de la mendicité décidée par le Grand Conseil était en suspens, depuis, un arrêt des tribunaux vaudois semble avoir quelque peu changé la donne. Sans connaissance sur l’ouverture d’un éventuel recours auprès des instances fédérales, les Verts se contenteront une fois de plus de rappeler leur position sur le fond.

Aux yeux de notre groupe, l’interdiction de la mendicité en plus d’être immorale est une ineptie bureaucratique qui ne résout rien et surtout ne vient pas en aide aux personnes contraintes de mendier. Car rappelons que la mendicité n’est pas uniquement le fait de réseaux. Ainsi une telle interdiction nous fait craindre une plus grande stigmatisation et précarité des personnes qui se retrouvent dans la nécessité de mendier. Le respect de la dignité humaine doit être garanti par les autorités publiques et de réelles aides apportées aux personnes dans le besoin. Leur interdire un potentiel moyen de subsistance ne résout en rien leurs difficultés de vie.

C’est pourquoi le groupe des Verts se prononcera à l’unanimité pour le classement de ce postulat. »

Géraldine Bouchez

Intervention de Xavier Company

« Un ou deux points soulevés par la droite de ce Conseil me surprennent. En effet, on critique M. Pierre Conscience pour son respect de la Police de Lausanne, mais ce soir c’est la droite qui doute de son d’efficacité.

En effet, les réseaux qui exploiteraient des gens, se rendent coupable de traite d’êtres humains, qui est déjà réprimée par le Code pénal. Si vous voulez lutter contre ces réseaux il s’agit donc d’appliquer le Code pénal par des mesures policières, et non par le biais d’une interdiction généralisée de la mendicité par un nouveau règlement.

Il s’agit donc d’une question d’application du droit pénal et il me semble que Monsieur le Municipal Hildbrand s’est déjà prononcé sur le fait qu’il n’y a pas de traite d’être humain à Lausanne.

Dans tous les cas ce n’est pas en interdisant la mendicité de manière générale, pour toutes et tous, qu’on va combattre la traite d’êtres humains, déjà interdite.

Je vous invite donc à refuser ce projet de règlement. »

Xavier Company