Delphine Brun, Intervention communale

Plan de quartier « Ecole de Riant-Pré »

Préavis N° 2017/19

Plan de quartier « Ecole de Riant-Pré » concernant la parcelle N° 7’302 et une partie de la parcelle N° 7’299

Position des Vert-e-s

Constatant que le futur établissement scolaire de Riant-Pré, contenant notamment un APEMS, correspond à un réel besoin des habitants du quartier des Fiches Nord et des zones avoisinantes, les Verts ne peuvent que saluer la mise sur pied de ce projet qui rendra service à de nombreuses familles vivant au nord-est du centre urbain lausannois.

Regrettant le défrichement nécessaire d’un massif abandonné de 1’575 m2 qui permettra la construction de ces nouvelles infrastructures, les Verts constatent après avoir pris connaissance du préavis et de l’étude d’impact sur l’environnement, que cette zone de verdure est toutefois éloignée des corridors écologiques et, de ce fait, n’exerce pas de rôle essentiel dans l’accueil ou la fonction de production.

Conscients que la réduction des zones de verdures, notamment dans les villes, n’est jamais une solution idéale, les Verts observent néanmoins que le plan d’affectation prévoit de compenser ce défrichement par un reboisement de la forêt de Valmont. En effet, cette forêt, qui se situe à proximité du quartier des Fiches, possède un intérêt biologique supérieur au massif défriché et mérite d’être renforcée. De surcroît, 750 m2 d’espaces verts sont également prévus dans le plan de quartier, dont une toiture végétalisée. L’air de dégagement devra en outres contenir des arbres d’essence majeure.

Fort de ce qui précède, les Verts soutiendront ce préavis.

Delphine Brun

Alice Genoud, Intervention communale

Agriculture urbaine

Les Verts s’intéressent depuis longtemps à cette problématique avec plusieurs postulats sur les questions d’agriculture urbaine et de nature en ville, dont on pourrait citer le dernier traité dans un rapport préavis, celui de notre ancienne collègue sur les poulaillers en Ville. Il est intéressant de voir que les demandes concernant la volonté de pouvoir jardiner en ville sont de plus en plus nombreuses. Il faut faire le constat qu’actuellement, la demande pour toutes ces initiatives d’agriculture urbaine est beaucoup plus forte que l’offre et il serait intéressant que la Ville de Lausanne réfléchisse à d’autres lieux et d’autres modes de jardinage pour pouvoir non seulement satisfaire cette demande mais aussi permettre un certain verdissement de la ville, si j’ose dire de la ville et par ce fait une amélioration du cadre de vie des Lausannois et Lausannoises. Il faut aussi mettre en avant que ces projets sont souvent non seulement issus d’une volonté des habitants de jardiner mais aussi, et des fois cela prend presque plus de place, de créer du lien social dans les quartiers et il ne faut pas minimiser les effets sociaux de ces projets d’agriculture urbaine.

La Ville de Lausanne fait déjà beaucoup de projets, que ce soit les fameux plantages créant des espaces au pied des immeubles pour jardiner ou la plateforme Nature en ville, créée depuis une année, permettant de faire le lien entre les associations actives sur ce sujet et qui ont notamment participé à la journée Nature en Ville.

Beaucoup est déjà fait mais beaucoup reste encore à faire, ce qui explique ce postulat, co-signé par les Verts qui propose des pistes de réflexion pour faire que l’agriculture urbaine devienne plus qu’un concept mais une véritable politique.

Les Verts vont donc voter à l’unanimité pour le renvoi de ce postulat à la Municipalité.

Alice Genoud

Alice Genoud, Intervention communale

Projet de construction de deux bâtiments «Minergie-P Eco» à la route de Berne

Intervention

Chères et chers collègues,

Pour être franc, ce rapport-préavis a reçu un accueil mitigé au sein des Verts. Ce n’est pas tant le projet lui même que le localisation qui aujourd’hui pose majoritairement problème.

Ce projet situé dans une zone peu desservie par les transports publics et aujourd’hui relativement préservée pose problème dans une idée de densification du bâti, chère à la Municipalité et aux Lausannois, qu’il faut le rappeler ont voté à 70% pour la LAT.

Cet éloignement se traduit dans le rapport-préavis par une phrase extrêmement claire dans le calcul du bilan pour une société 2000 watts «La situation excentrée du projet ainsi que la relative faiblesse de l’offre en transports publics péjorent également ce bilan. » Ainsi, pour ce qui est des gaz à effet de serre, le projet dépasse de 27% la cible préconisé pour une société dite à 2000 watts, un résultat qui ne peut pas être qualifié de bon, au vu des enjeux de durabilité que posent les questions de construction de bâtiment.

Il faut rappeler que ce rapport-préavis ne concerne qu’un échange de parcelles. Malgré tout les Verts vont de façon majoritaire s’abstenir en raison des problèmes inhérents à l’emplacement du projet même si le projet en tant que tel est intéressant. Le fait de proposer des loyers à prix abordables, permettant à des familles et à des jeunes avec des revenus modestes d’y avoir accès est une volonté exemplaire, dans ce contexte immobilier tendu où les prix ont tendance à augmenter sans grande raison.

La réflexion sur les espaces communs est aussi un plus de ce projet, avec notamment un lien avec l’espace boisé qui est autour des immeubles.

Vous l’avez donc compris, les Verts dans leur majorité préconise une abstention sur ce projet.

Alice Genoud

Alice Genoud, Intervention communale

Equitas

Nous avons tous suivi avec attention les différentes étapes et écueils de la mise en œuvre d’equitas qui ont été très bien résumé par mon préopinant, Benoît Gaillard. Ces derniers nous montrent les difficultés pour la mise en place de ce projet de grande envergure, touchant les plus de 5000 personnes employés par la Ville de Lausanne. C’est un projet qui a duré presque une décennie pour assurer une mise en œuvre effective, mais permet aujourd’hui une véritable égalité, avec un e majuscule dans les rémunérations de la ville. Comme je l’avais mentionné lors de mon intervention lors de la discussion sur equitas, la démarche de consultation fut importante avant equitas et elle a d’une certaine façon continuée pour aboutir à ce dispositif transitoire telle que présenté dans ce rapport-préavis. Ce processus de consultation doit être salué, avec un résultat effectif. En effet, il sera possible par l’acceptation de ce rapport-préavis de surmonter la problématique du blocage dans une même fonction et d’apaiser une situation relativement tendue, comme les événements de fin 2016 ont montré.

Les Verts vont donc accepter à l’unanimité ce projet.

Alice Genoud

Alice Genoud, Intervention communale

Lausanne jardins 2019

Intervention

Comme beaucoup de jeunes (et moins jeunes) Lausannoises et Lausannois, j’ai eu la chance de grandir avec la manifestation Lausanne jardins, découvrant chaque édition de nouveaux lieux de ma ville, de nouvelles réflexions sur la nature et l’urbanisme, chaque fois avec un regard nouveau et un plaisir sans cesse renouvelé.

C’est donc avec grand enthousiasme qu’en tant que membre de la commission, j’ai pu découvrir le projet Lausanne jardins 2019, sur le thème de la « plein terre », une réflexion plus qu’intéressante dans notre rapport à la nature et à la terre comme élément constitutif de la Ville.

Le fait de pouvoir relier les différents quartiers de la ville, sur cet axe est-ouest permettra à chacun de s’approprier ces jardins, découvrant son quartier (et d’autres) avec un regard nouveau.

Le fait de vouloir aussi intégrer les habitants et associations de Lausanne dans la co-création de ces jardins permettra, nous l’espérons, de valoriser les nombreuses initiatives de quartier ou associatives qui fleurissent en Ville, comme la dernière journée Nature en ville organisé par la Ville de Lausanne a pu en témoigner.

Vous l’aurez compris, les Verts vont soutenir avec enthousiasme ce rapport-préavis, en espérant qu’une partie non négligeable de ces jardins puissent être pérennisés après la manifestation, comme ce fut le cas dans la précédente édition en 2014.

Alice Genoud

Alice Genoud, Intervention communale

C’est le printemps, les petits crédits fleurissent de nouveau en ville !

Interpellation

La question de l’interdiction de la publicité pour le micro-crédit, véritable fléau pour plusieurs catégories de personnes à risques, revient régulièrement sur le devant de la scène, et ce aux différents échelons politiques. Pour ce qui est de notre conseil, nous avons pu nous pencher sur cette question notamment avec le Rapport-préavis 2006/48 « Réponse au postulat de Mme Evelyne Knecht Pour une «charte éthique» concernant l’affichage publicitaire dans notre ville et à la pétition du Comité de la Meute Suisse contre les abus en matière d’affichage public », ainsi que le rapport-préavis 2011/53 « Procédés de réclame en matière de petit crédit Réponse à la motion de Mme Celsa Amarelle ». Les Verts se sont aussi intéressés plusieurs fois, par le biais de questions orales et du postulat de Vincent Rossi « Des pauses dans l’affichage publicitaire à Lausanne » aux moyens que la Municipalité a de réguler l’affichage sur son espace public.

Malgré les nombreuses interventions sur cette question, la campagne publicitaire et d’affichage particulièrement agressive menée par des promoteurs du petit crédit ce printemps nous montre que ce problème n’est toujours pas résolu et que quotidiennement, des entreprises sans scrupules ciblent dans nos rues nos jeunes, nos aînés, nos familles et nos citoyens les plus vulnérables.

Des grands efforts sont aujourd’hui faits par la Ville de Lausanne pour donner assistance aux personnes avec des problèmes d’endettement, voire de surendettement. Mais c’est hélas intervenir après coup, dans l’ombre, alors que régulièrement des campagnes d’affichage incitent et banalisent l’endettement, et ce tout en tenant le haut de l’affiche et en anhilant impunément les efforts et politiques de la Ville.

Dans ce contexte, les interpellateurs posent à la Municipalité les questions suivantes :

  • Quel est le nombre de personnes endettées actuellement suivies par les services sociaux de la ville et quelle est la part des moins de 25 ans ?
  • Est-ce que lors du renouvellement de la concession pour l’affichage public la Municipalité a abordé cette question avec la société d’affichage gagnante du marché ?
  • Quelles sont les implications pour la Ville des changements dans la loi fédérale sur le crédit à la consommation votée le 20 mars 2015, notamment le notion de publicité agressive introduite lors de cette révision ?
  • Quels sont les moyens actuellement à disposition de la Municipalité pour réglementer, voir interdire la publicité pour le micro-crédit ?

Nous remercions la Municipalité pour ses réponses.

Alice Genoud

Lausanne

Les Verts soutiennent le partage du pouvoir, à l’interne comme à l’externe

(manque Feryel Kilani)

Les Verts lausannois ont adopté hier soir en Assemblée générale des modifications statutaires permettant la co-présidence au sein de leur parti. Ils souhaitent ainsi soutenir une répartition du pouvoir la plus horizontale possible. Dans la foulée, l’Assemblée générale a choisi une co-présidence masculine, en élisant à Xavier Company et Benjamin Rudaz, qui succèdent ainsi à Léonore Porchet.

Les modifications statutaires pour prévoir une meilleure répartition du pouvoir au sein du parti préoccupent les Verts lausannois depuis quelques années. C’est ainsi, par exemple, qu’au moins de janvier 2015, les Verts lausannois ont modifié leurs statuts pour interdire le cumul des mandats entre les différents échelons électoraux et établi une limite temporelle de trois législatures. Une nouvelle pierre a été ajoutée hier, afin de permettre une co-présidence de la section lausannoise, ce qui démontre la volonté des Verts de donner la possibilité à un maximum de personnes d’exercer des tâches à responsabilité, sans que le pouvoir ne soit concentré en de rares mains.

Après 3 ans de travail important pour la section, de succès électoraux et d’actions marquantes, Léonore Porchet ne s’est pas représentée au poste de présidente, estimant, dans la lignée des changements statutaires en cours, que le temps était venu de céder sa place. Sous les applaudissements nourris de l’Assemblée générale, elle prend ainsi un nouveau départ vers le Grand Conseil, au sein duquel elle a été élue lors des dernières élections.

Pour la remplacer à ce poste, l’Assemblée générale a élu, par acclamation, le duo composé de Xavier Company et Benjamin Rudaz, démontrant ainsi que le partage des responsabilités est une solution qui doit être envisagée, quelques soient les caractéristiques de la fonction et des personnes qui sont visées. Les deux nouveaux co-présidents ont à cœur de poursuivre le travail de Léonore Porchet, afin de maintenir le parti écologiste à la place qui est la sienne dans la capitale vaudoise, et pour continuer à mettre en avant les préoccupations vertes présentes au sein de la population. L’alternance femmes-hommes si chère aux Verts est ainsi respectée, puisque deux hommes occupent actuellement la place qu’occupait préalablement une femme.

« Le partage du pouvoir doit se faire tant au sein des instances politiques externes, qu’à l’interne même du parti, afin de mener une politique intelligente, issue de la réflexion d’un maximum de personnes et permettre ainsi un débat d’idées fructueux » commente Xavier Company suite à son élection. Quant à Benjamin Rudaz, il explique que « la décision d’aujourd’hui formalise les pratiques actuelles au sein du comité, dans lequel des discussions ouvertes et franches ont lieu entre l’ensemble de ses membres. Le fait de partager ce rôle symbolique et formel de la présidence nous permettra de continuer dans cette voie, tout en offrant deux profils complémentaires à ce poste ».

Afin d’appuyer les nouveaux co-présidents dans les tâches à venir, un nouveau Comité a également été élu. En plus des membres sortants, soit Anne Berguerand, Matthias Bürcher, Sophie Michaud Gigon, Catherine Nicoud et Vincent Rossi, l’Assemblée générale a élu quatre nouveaux membres, à savoir Feryel Kilani, Keko Razzano, la nouvelle députée Séverine Evéquoz et David Raedler, vice-président des Verts vaudois. Ces deux dernières personnes permettront à la section de la capitale de maintenir un lien étroit et essentiel avec les instances cantonales.

Alice Genoud, Intervention communale

Le LEB enterré, que deviendra l’avenue d’Echallens ?

Interpellation

Le projet de tunnel du LEB est à bout touchant. Après l’adoption le 6 décembre dernier par le Conseil fédéral de l’arrêté fédéral concernant le financement du LEB, c’est au tour du Canton d’avoir accordé son feu vert le 23 mai dernier.

La réalisation du tunnel sous l’avenue d’Echallens annonce un prochain chantier crucial pour l’Ouest de la Ville, avec la requalification entière de cette dernière. Cette artère, dont la triste réputation accidentogène n’est plus à faire, notamment ces dernières années, va pouvoir être repensée pour la sécurité et le confort de tous les usagers. Et ce notamment les pendulaires, qui gagneront en sus les bus à haut niveau de service qui sont prévus à moyen terme sur la ligne de l’actuel 9, passant donc par l’avenue d’Echallens entre Chauderon et Montétan.

Seulement voilà, cette avenue est aujourd’hui non seulement devenu un axe routier important pour la desserte ouest-est de la Ville de Lausanne mais aussi une route de transit très utilisée par les piétons et les vélos de tout l’ouest de l’agglomération.

  • Les bouleversements qui vont profondément métamorphoser cette importante avenue amène les interpellateurs à poser les questions suivantes à la Municipalité :
  • Est-ce que la Municipalité sait combien de voiture,vélo et piéton transitent chaque jour par l’avenue d’Echallens et dans les axes rejoignant cette dernière ?
  • Des scénarii ont-ils déjà été faits pour la requalification l’avenue d’Echallens et notamment quant à la cohabitation des différents modes de transports en surface ?
  • Est-ce qu’une concertation des usagers et des voisins a été prévue pour calibrer le réaménagement de cette artère ?
  • Quelle est l’échéance prévue pour la requalification ?

Nous remercions d’avance la Municipalité pour ses réponses.

Alice Genoud

Lausanne

Empêchons le saccage de la campagne de Rovéréaz !

Les Verts lausannois souhaitent que la campagne périurbaine de Rovéréaz soit mieux protégée et préservée de nouvelles constructions. Ils ont déposé une interpellation et s’associent au lancement d’une pétition par des riverain-e-s.

La campagne de Rovéréaz est un lieu de délassement que les Lausannoises et Lausannois apprécient grandement. Elle est propriété communale affectée en zone agricole, à l’exception du Château Fallot et des terrains qui l’entourent restés en mains privées. Un Plan partiel d’affectation (PPA), entré en vigueur en 2004, a affecté une surface d’environ 6’000m2 en zone constructible. Au regard de la nouvelle Loi fédérale sur l’aménagement du territoire (LAT), les Verts dénoncent le risque encouru par cet ensemble naturel et paysager.

Une campagne périurbaine à protéger

Ce périmètre constructible se situe à la rupture de pente du plateau et s’inscrit dans le prolongement naturel de la zone agricole de la campagne de Rovéréaz. Cette surface fait partie intégrante d’une unité paysagère exceptionnelle de grande taille, formée d’une clairière et bordée d’une forêt abritant de vieux arbres.

Pour les Verts, la construction de bâtiments comme le permet l’actuel PPA dénaturerait ce lieu de verdure. L’harmonie et la beauté exceptionnelle des lieux reposent avant tout sur l’absence de bâtiment, qui ne survivraient pas à un projet de développement immobilier, même bien cadré. L’échappée visuelle n’aura plus la même ampleur une fois des constructions érigées, l’ambiance champêtre et délassante du site sera profondément perturbée dès lors que le mitage des lieux aura irréversiblement détruit le site et le paysage.

Dépôt d’une interpellation et soutien à une pétition

Face à ces risques, les Verts lausannois ont déposé en avril dernier une interpellation demandant à la Municipalité des précisions sur les éventuels projets de développement prévus dans la zone. Nous voulons aussi savoir comment, après l’adoption récente de la LAT, une telle zone peut être encore constructible !

De plus, les Verts s’associent à la pétition que lancent des riverain-e-s et utilisateur/trices de la campagne de Rovéréaz. Les pétitionnaires demandent une préservation intégrale de la zone par la mise en place de mesures conservatoires permettant d’affecter le périmètre du plan partiel d’affectation « Château Fallot » en zone non constructible. Cette démarche permettra aussi d’échanger et de donner la parole aux utilisatrices et utilisateurs de cette précieuse campagne lausannoise. Les Verts se sont engagés à participer à la récolte de signatures.

Marie-Thérèse Sangra, conseillère communale
Léonore Porchet, conseillère communale, présidente des Verts lausannois
Et les pétitionnaires :
Christiane Pilet, Isabelle Veillon, Stéphane Morey

Signez la pétition en ligne :