Intervention communale, Lausanne

Métamorphose : demande de crédits pour l’écoquartier des Plaines-du-Loup

Réponse des Verts au préavis 2016/66 Métamorphose – Plaines-du-Loup, périmètre du plan partiel d’affectation 1

Les Verts lausannois saluent ce nouveau préavis concernant l’écoquartier des Plaines-du-Loup. Préavis après préavis, ce projet phare pour notre ville devient de plus en plus concret. Le vote ce soir des crédits destinés à financer les concours et les études des objets publics devant prendre place dans le périmètre du premier plan partiel d’affectation (PPA 1) est une étape importante, car tant l’école, que la salle de gymnastique, l’APEMS, la maison de quartier, le parc et les espaces publics contribueront à l’animation du quartier et à la qualité de vie de ses habitants et usagers.

Ce soir, j’aimerais relever deux aspects particulièrement chers au cœur des verts:

– premièrement, les espaces publics et le parc : les espaces publics sont un des enjeux majeurs de l’écoquartier des Plaines-du-Loup, car l’identité et la qualité du quartier dépendra fortement de la qualité de ses espaces publics. Nous souhaitons que ces espaces publics puissent être développés en concertation avec les futurs habitants et usagers et que ceux-ci puissent également s’impliquer dans leur réalisation. Concernant le parc, nous relevons avec un clin d’oeil que le préavis parle de la réalisation d’un « vaste parc urbain » pour mentionner celui qui se trouvera dans cette première étape du quartier. Nous ne devons pas avoir la même définition du terme « vaste », puisque celui-ci ne fera que quelques 1.7 hectares (= 40% de la surface plane du Parc de Milan), et ne sera clairement pas suffisant pour l’ensemble du quartier, d’autant que la densité humaine a été doublée depuis celle qui figurait comme objectif dans le cahier des charges du concours d’urbanisme, sans que la taille du parc ne soit revue. C’est notamment pour cela que nous avions amendé le Plan directeur localisé (PDL), avec succès, pour demander la création d’un deuxième espace public généreux à la place du centre de tennis initialement projeté à l’emplacement de l’actuel stade olympique. Aujourd’hui, nous imaginons que cet espace pourrait abriter à la fois un espace public de type place et de type parc, pour répondre aux différents besoins du quartier et de sa forte densité.

– deuxièmement, la démarche participative : depuis son lancement en 2007, le projet d’écoquartier des Plaines-du-Loup a fait l’objet de plusieurs moments de participation. Aujourd’hui, la planification urbanistique (PDL et PPA1) de la première étape du quartier est terminée, mais beaucoup reste à faire et il est important que la démarche participative se poursuivre, autant dans le développement et la réalisation des projets et des espaces publics que dans la future vie du quartier. A ce titre, la démarche participative qui a été menée l’an dernier pour la Maison de quartier et le parc, à laquelle j’ai eu la chance de participer, fut exemplaire et appréciée tant par les participants que par les représentants de la ville de Lausanne. Nous saluons donc les crédits demandés pour la poursuite des démarches participatives.

Ces deux précisions ayant été apportées, les Verts vous recommandent d’accepter le présent préavis et les crédits d’investissement qui s’y rapportent.

Valéry Beaud, 14 février 2017

Intervention communale, Lausanne

Risque-t-on de voir le sous-sol lausannois s’effondrer ?

Interpellation

Durant l’été 2016, le Conseil d’État vaudois, par l’intermédiaire de la Conseillère d’Etat Jacqueline de Quattro, cheffe du Département du territoire et de l’environnement, a mis en consultation un projet de loi sur les ressources naturelles du sous-sol visant à légiférer leurs exploitations. Celui-ci ne mentionne aucune interdiction d’extraction d’hydrocarbures sur le territoire cantonal, ni même du gaz de schiste, contrairement à ce qu’ont fait ou sont en train de faire les cantons de Berne, Genève ou plus récemment Neuchâtel. Seule l’inscription d’un moratoire sur l’extraction du gaz de schiste y figure, mais celui-ci pourrait facilement être levé sur décision du Conseil d’Etat à l’avenir.
De nombreux milieux écologistes se sont positionnés contre cette absence d’interdiction, mettant en avant tant les dangers des éventuelles exploitations d’hydrocarbures qui pourraient se réaliser, que l’absurdité d’une extraction d’hydrocarbure à l’heure actuelle, alors que la politique environnementale nationale vise à réduire la consommation d’hydrocarbures compte tenu de leur impact sur le réchauffement climatique. Cependant, le Conseil d’Etat n’a pas encore présenté le projet de loi issu de cette consultation.
L’extraction d’hydrocarbures est polluante et dangereuse. Les méthodes employées menacent de polluer les nappes phréatiques, de créer des boues toxiques et de défigurer les paysages. De plus, des risques de tremblement de terre sont réels et se sont déjà fait ressentir dans le cadre d’extraction d’hydrocarbures, notamment en Hollande. Toutes ces raisons ont mené les Verts vaudois à lancer une initiative cantonale pour garantir, par une inscription dans la Constitution, l’interdiction de l’extraction d’hydrocarbures sur tout le territoire cantonal, dont la récolte de signatures devrait débuter en mars 2017.
Le canton de Vaud est directement touché par de potentielles extractions d’hydrocarbures. En effet, quatre forages exploratoires sont projetés dans le Gros de Vaud (1), un autre à Noville, géré par la société Petrosvibri, explore le sous-sol du lac Léman jusqu’à Clarens, et surtout un réservoir potentiel d’hydrocarbure et de gaz de schiste est présent dans le sous-sol vaudois et en particulier sous le territoire communal lausannois.
Il est dès lors impératif de renseigner la population lausannoise non seulement sur les risques que représentent ces potentielles exploitations pour la ville et son environnement (les secousses sismiques, la contamination des nappes phréatiques, du sous-sol, de l’eau du lac4, etc.), mais également sur les éventuels forages exploratoires visant à rechercher des hydrocarbures qui pourraient être envisagés sur le territoire de la Commune de Lausanne.

Toutes ces raisons nous amènent à interpeller la Municipalité pour obtenir des informations sur les éléments suivants :
Les forages exploratoires en vue d’extraction d’hydrocarbures actuellement présents ou projetés dans le Canton de Vaud représentent-ils des risques pour la Commune de Lausanne, notamment en terme de pollution (eau du lac, nappes phréatiques, sous-sol) ? La réponse serait-elle la même s’ils étaient affecté à l’extraction d’hydrocarbures et non plus uniquement à la prospection comme c’est le cas aujourd’hui ?
La Ville de Lausanne est-elle impliquée dans la gestion de ces forages ? Si oui de quelle manière et peut-elle se retirer de tels projets ?
La Ville de Lausanne a-t-elle déjà accueilli des projets de forages gaziers ou pétroliers ou existe-t-il de tel projets en cours de réalisation ?
Une extraction d’hydrocarbures à moyen ou long terme est-elle envisageable sur le territoire communal ? Si oui, de quels types et à quels endroits ?

Xavier Company

(1) Article du 24heures du 28 janvier 2015 : « Un collectif contre les forages gaziers dans le Gros-de-Vaud

Intervention communale, Lausanne

Des glissières pour les vélos à la Place de la Riponne

Question orale

Un communiqué de la Ville datant du 23 février 2011 mentionnait la mise en place de glissières pour les vélos sur les escaliers menant de la place de la Riponne jusqu’à la rue Pierre-Viret. Force est de constater qu’aujourd’hui, seulement une première glissière a été mise entre la rue Pierre-Viret et la place de la Madeleine mais aucun moyen de pousser son vélo n’a été mis entre la place de la Madeleine et la Riponne. Les vélocyclistes se retrouvent donc coincés entre deux escaliers. Ma question est donc la suivante: est-ce qu’une glissière va être mise en place entre la Madeleine et la Riponne et qu’en est-il des autres glissières mentionnées dans ce communiqué de presse?

Alice Genoud

Intervention communale

Pour que Lausanne rejoigne le Rainbow Cities Network

Postulat

Le Rainbow Cities Network (RCN) est un réseau voué à la lutte contre les discriminations basées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre. Il consiste principalement en l’échange d’expériences et de bonnes pratiques dans les politiques locales.

Puisque les actes de violence et de discrimination envers les personnes LGBT(I) ont lieu dans l’environnement directe des victimes, les Municipalités ont un grand rôle à jouer dans la mise en place de mesures pour lutter contre ces discriminations, à Lausanne aussi. Les villes membres du RCN expriment ainsi explicitement qu’elles considèrent qu’il est aussi de leur responsabilité de lutter contre ces discriminations. Les objectifs principaux du RCN sont :

  • promouvoir l’inclusion des personnes LGBT(I) et sensibiliser le reste de la population aux problèmes qu’ils et elles rencontrent ;
  • partager les expériences, les expertises, le matériel et les bonnes pratiques ;
  • explorer les possibilités de faire des actions communes lors de jours spéciaux, d’événements ou d’autres occasions ;
  • développer les projets et collaborations entre les villes.

Fondé en 2013 aux Pays-Bas, le RCN compte actuellement 29 villes et s’étend jusqu’à Mexico. Trois villes en sont actuellement membres en Suisse : Genève, Zurich et Berne. Ces villes signent une charte dans laquelle, pour renforcer leurs politiques en faveur des personnes LGBT(I), elles s’engagent à :

  • réaliser et mettre en valeur une politique spécifiquement LGBT(I) active ou inclure les problèmes principaux rencontrés par les personnes LGBT(I) dans leurs politiques publiques ;
  • désigner une ou plusieurs personnes de l’administration en charge des problématiques LGBT(I) pour participer au réseau et favoriser les échanges ;
  • contribuer aux échanges dans le réseau par une rapport annuel, qui sera rendu public par le RCN, sur les mesures prises en faveur de la communauté LGBT(I).

Ce postulat demande donc à la Municipalité d’étudier l’opportunité d’intégrer le RCN. Cette participation est peu contraignante, mais favorise une réelle action de la Ville de Lausanne dans le domaine de la lutte contre les discrimination envers les personnes LGBT(I).

Géraldine Bouchez

Léonore Porchet

Intervention communale

Pour des surfaces commerciales à loyer abordable au centre-ville de Lausanne

Postulat

Comme les précédentes, l’année 2016 s’est révélée plutôt compliquée pour le commerce de détail helvétique. Lausanne n’échappe bien sûr pas à ce constat, comme en témoigne la succession de fermetures de commerces ces dernières années. La venue de grands groupes, le tourisme d’achat ou la révolution numérique (commerce en ligne) y contribuent pour une part. Face à cela, le commerce de détail doit naturellement se réinventer pour attirer la clientèle. Mais l’évolution des loyers des surfaces commerciales y est également pour beaucoup. Le résultat est préoccupant, avec une tendance à l’uniformisation de l’offre commerciale au centre-ville. Les commerces indépendants et les artisans cèdent leur place à des pharmacies, des opticiens, des chaînes vendant des habits, etc. L’évolution des ces dernières années de la rue de Bourg ou de la rue de l’Ale en sont des exemples criants.

Cette situation préoccupe une partie importante de l’échiquier politique lausannois. Récemment, M. Jacques Pernet a par exemple déposé le postulat « Quel futur pour le commerce lausannois ? », qui a été renvoyé directement à la Municipalité pour étude et rapport le 6 septembre 2016. Celui-ci demande notamment d’étudier l’opportunité de libérer des surfaces occupées par la Ville de Lausanne qui ont pignon sur rue (avec vitrine) afin de les louer à des enseignes commerciales. Si cette idée peut probablement s’appliquer dans quelques rares cas, elle mérite d’être développée sur une plus large échelle.

Selon nous, la Ville de Lausanne doit être plus proactive, et développer une politique d’acquisition de biens immobiliers pour la mise à disposition de surfaces commerciales à loyers abordables, de la même façon qu’elle le fait avec succès dans le domaine du logement. Cela permettrait de favoriser les commerces indépendants et de conserver à Lausanne quelques enseignes historiques qui n’arrivent plus à faire face aux loyers excessifs qui leur sont demandés.

En acceptant le préavis n° 2016/55 le 17 janvier dernier, le Conseil communal a octroyé à la Municipalité une autorisation générale, valable pour la législature 2016-2021, de procéder à des acquisitions d’immeubles, de droits réels immobiliers et d’actions ou de parts de sociétés immobilières à hauteur de Fr. 40 millions. Nous saluons naturellement cette décision, mais il faut reconnaître que cette manne financière est aujourd’hui avant tout utilisée pour acquérir des bâtiments dédiés principalement au logement, poursuivant ainsi les objectifs du préavis n° 2005/45 « Création de 3000 nouveaux logements à Lausanne ». Loin de remettre en question ces objectifs, il serait toutefois opportun de trouver un juste équilibre et d’augmenter l’acquisition de surfaces commerciales.

Par ce postulat, nous demandons donc à la Municipalité d’étudier l’opportunité de procéder à des acquisitions de surfaces commerciales au centre-ville de Lausanne, afin de les mettre ensuite à disposition de commerces indépendants à des loyers abordables et de renforcer ainsi la diversité et l’attractivité du centre-ville.

Lausanne, le 26 janvier 2017

Valéry Beaud