Intervention communale, Lausanne

Sur la plateforme Airbnb

Intervention

Pour une étude et des mesures relatives à la sous-location abusive via les plateformes d’hébergement telle qu’Airbnb

Issu de l’économie dite « de partage », Airbnb est en réalité devenu un juteux business. En Suisse, plus d’un bien offert sur cinq est proposé par des utilisateurs qui louent au moins trois objets, voire beaucoup plus, sans pour autant être soumis au mêmes contraintes que les hébergeurs professionnels.

Dans un certain nombre de cas, les logements proposés par ces « loueurs en série » ont été retirés du marché de la location de longue durée pour être transformés en locations à court terme à des tarifs hôteliers. On est alors bien loin de l’échange à la bonne franquette entre particuliers. Ces pratiques sont susceptibles d’accroître la crise du logement et relèvent de l’abus.

Les Verts ne sont pas opposés à Airbnb. Cette manière de voyager permet souvent de belles rencontres et de riches expériences humaines.

Mais il faut reconnaître que les activités d’Airbnb soulèvent de nombreuses questions, par exemple sur les plans de la fiscalité, de la sécurité et de la concurrence. Elles devraient donc être mieux cadrées, notamment pour éviter un impact négatif sur le marché du logement local.

C’est pourquoi le groupe des Verts soutient le renvoi de ce postulat à la Municipalité.

Véronique Beetschen

Intervention communale, Lausanne

Cafés-jeux à la berlinoise

Intervention

Postulat pour un café-jeux parents-enfants à la berlinoise

Les Verts sont très attachés à la qualité de vie et ce postulat s’inscrit pleinement dans notre objectif.

La place des enfants et des familles dans la ville ne se juge en effet pas uniquement à l’aune des places de crèche, mais aussi à celle des espaces adaptés aux enfants. Voilà 7 ans que je passe des places de jeux – lorsqu’il fait beau et que je suis d’accord de m’ennuyer ferme – aux cafés lorsqu’il fait moche et que nous recherchons un refuge… tout en sachant qu’ils s’y ennuiront rapidement de leur côté.

Les familles ont besoin dans notre ville, entre deux courses à faire, de petits refuges adaptés aux enfants comme aux adultes les accompagnant. Et ceci en particulier lorsque la météo est mauvaise.

Lorsque j’ai découvert les cafés-jeux à la berlinoise, j’ai découvert LE LIEU adaptés aux enfants comme aux adultes. Un coin de sable, quelques livres, quelques legos et parfois même des copains pour jouer et juste là – dans le même espace – un bon café, quelques journaux et des adultes avec qui papoter.

Un coin – ouvert seulement en été – comme la Grenette est prisé. Mais la demande est très largement – et de loin – supérieure à l’offre. Entre-temps, un projet dans ce genre est d’ailleurs en cours à Morges.

Cette prestation aux familles n’est pas une charge financière supplémentaire pour la Ville. Comme on l’a relevé en commission, certains cafés pourraient – avec très peu d’aménagements supplémentaires – être mis en avant avec une étiquette « bienvenue aux enfants ». La Ville pourrait aussi dans certains appels d’offre intégrer cet objectif dans le cahier des charges. Plusieurs locaux, édicules ou petits cafés s’y prêteraient très bien à Lausanne.

J’ai été très heureuse de percevoir un réel soutien parmi les commissaires, de la part de la Municipale en charge, ainsi que dans la bouche des habitants à qui j’ai eu l’occasion d’en parler.

Je vous remercie ici aussi par avance de l’accueil chaleureux que vous ferez à cette belle idée.

Sophie Michaud Gigon

Intervention communale, Lausanne

Les passerelles de mobilité douce

INT 4 – Interpellation V. Beaud et crts « Intégration paysagère et environnementale des passerelles de mobilité douce »

Je commencerais par remercier la Municipalité pour ses réponses complètes et précises aux différentes questions que nous lui avions posées dans notre interpellation, co-signée par Mmes Zürcher, Knecht et Müller.

Je rappelle en préambule que les Verts soutiennent les mesures prévues dans le projet d’agglomération Lausanne-Morges (PALM) et le Plan directeur communal (PDCom) pour renforcer le réseau de mobilité douce, qui devraient inciter habitants et usagers à recourir à ces modes de déplacement les plus durables, à l’impact sur l’environnement réduit, favorables au bien-être des individus et bons pour la santé.

La récente réalisation de la passerelle de mobilité douce de Maillefer, au travers du Bois-Mermet, a toutefois suscité de vives réactions, car elle a été accompagnée d’un défrichement dont l’ampleur en a choqué plus d’un, de même que le dimensionnement et le choix des matériaux, qui se rapprochent plus d’un pont routier que d’une passerelle, d’ailleurs régulièrement fréquentée par des motos et scooters dès son ouverture.

Plusieurs autres projets de passerelle de mobilité douce en milieu forestier étant en cours de développement sur le territoire lausannois, nous avons souhaité relever la problématique et poser quelques questions à la Municipalité, dans le but d’améliorer l’intégration paysagère et environnementale des futurs ouvrages.

Si la Municipalité justifie le gabarit de passage de la passerelle et le revêtement du sol, elle reconnaît toutefois au fil de ses réponses la pertinence de la problématique soulevée et que des enseignements seront tirés de l’expérience de la passerelle de Maillefer. Ainsi, à notre satisfaction, concernant la passerelle Bois-Gentil – En Bugnon, qui constituera le prolongement de la passerelle de Maillefer, la Municipalité précise que « il est possible d’adapter la statique de l’ouvrage en vue de limiter la largeur globale de l’objet, et de revoir le concept architectural de façon à donner un visage plus naturel au futur projet ». Elle mentionne également qu’ « une communication spécifique au développement de la future passerelle sera mise en œuvre», ce que nous saluons.

Un point nous déçoit toutefois dans la réponse de la Municipalité, le manque de considération donné au défrichement temporaire, comme si replanter des essences de petite taille pouvait remplacer la valeur paysagère et écologique d’une forêt composée de très vieux arbres (voir photo). Nous suggérons qu’à l’avenir, la limitation de l’emprise du défrichement soit un des critères de choix du projet. Les techniques constructives et la gestion du chantier doivent également permettre de limiter l’emprise du défrichement tant définitif que temporaire.

Enfin, sous forme de boutade, je ne peux résister au plaisir de vous montrer la plaque métallique qui a été posée cet automne à l’extrémité lausannoise de la passerelle. Si cet objet est plutôt sympathique, son contenu illustre bien ce que je disais, nous avons plus affaire à un pont routier qu’à une passerelle. En effet, cet œuvre place en son centre une représentation stylisée de la passerelle de Maillefer, puis dans différentes directions divers ponts situés aux quatre coins de la planète avec les distances qui les séparent de la passerelle de Maillefer. Elle est ainsi mise sur un pieds d’égalité avec des ponts tels que le Pont Chauderon ou le Pont de la Poya pour les plus proches, mais aussi le Golden Gate de St-Francisco (6 voies de circulation) ou le Pont du Bosphore à Istambul (8 voies routières). On aurait préféré des références à des passerelles de mobilité douce !

Ces précisions ayant été apportées, je remercie encore la Municipalité pour ses réponses et n’ai donc pas de résolution.

Valéry Beaud, le 13 décembre 2016

Intervention communale, Lausanne

Cheminement d’Entre-Bois au Vieux-Moulin

Intervention

R18 – Postulat Knecht et crts « Cheminement Entre-Bois – Vieux-Moulin »

Les Verts sont naturellement favorables à un renforcement du réseau de mobilité douce et de son attractivité, qui devraient inciter habitants et usagers à recourir à ces modes de déplacement les plus durables, à l’impact sur l’environnement réduit, favorables au bien-être des individus et bons pour la santé.

Il est donc évident que nous soutenons le principe évoqué dans le titre du postulat de Mmes Knecht et Decollogny, à savoir de rapprocher les quartiers d’Entre-Bois et du Vieux-Moulin par un cheminement praticable été comme hiver. Nous ne pouvions par contre pas soutenir la demande du postulat telle que formulée initialement, qui demandait d’ »étudier la possibilité d’un cheminement piétonnier facilitant la traversée de la Louve et de la forêt en toute saison et de rapprocher ainsi ces deux quartiers« , raison pour laquelle nous avons demandé aux postulantes de reformuler cette demande, qui est devenue d’ »étudier la possibilité d’un cheminement piétonnier raccourcissant le passage entre les deux quartiers, en particulier pour les écoliers« .

Pour les Verts, il n’était en effet pas imaginable de renforcer le cheminement au travers de la rivière et de la forêt du Bois-Mermet, milieux naturels d’intérêt qui sont déjà parcourus par de nombreux cheminements et soumis à de très fortes pressions humaines et canines. Nous craignions notamment la réalisation d’une passerelle supplémentaire en plein cœur de la forêt, comme imaginé en 2002, alors que le Projet d’agglomération Lausanne-Morges (PALM) de 2ème génération (2012) en prévoyait une, à juste titre d’ailleurs, un peu plus au sud (mesure 4d.CL.141). Cette passerelle via le toit du dépôt des TL de la Borde, que nous soutenons, était alors inscrite en priorité B dans le PALM de 2ème génération, pour un horizon 2019-2023.

Ayant constaté en commission que le PALM de 3ème génération (2016) en cours d’élaboration prévoyait le report de cette mesure de 4 ans en la maintenant en priorité B, j’ai proposé un vœu afin de favoriser cette mesure selon nous des plus urgentes, vœu qui a été accepté à l’unanimité de la commission, soit : « la commission soutien le développement du projet « Passerelle d’Entre-Bois » projeté dans le cadre du PALM, via le toit du dépôt TL, et souhaite qu’il soit réalisé le plus rapidement possible« . C’est donc avec une très grande satisfaction que nous avons découvert dans la version finale du PALM 2016 de ce début du mois de décembre que le projet de passerelle d’Entre-Bois a finalement été placé en priorité A, pour un montant de Fr. 1’650’000.- et avec un début des travaux prévus pour 2021. Je remercie donc vivement tous les commissaires pour leur soutien au vœu, nous avons ainsi gagné 4 ans !

Cette nouvelle passerelle passant par le toit du dépôt des TL permettra donc de relier de manière plus directe les quartiers de Bellevaux / Entre-Bois et Vieux-Moulin / Plaines-du-Loup, notamment pour les déplacements scolaires, dans la mesure où les enfants peuvent être scolarisés dans l’un ou l’autre des quartiers précités. Même si elle ne correspondait pas à la demande initiale des postulantes, nous estimons que cette passerelle par le toit du dépôt des TL répond encore mieux aux besoins qui étaient décrits dans leur postulat.

Dans ces conditions, les Verts soutiennent la prise en considération du présent postulat et vous invitent à en faire de même.

Valéry Beaud, 13 décembre 2016

Intervention communale, Lausanne

Sur la pétition « Maison-Blanche »

r14-photocbe_24042016droneIntervention

R14 – Pétition « Maison-Blanche » – Intervention VB

La pétition du collectif des riverains de la « Maison-Blanche » demande essentiellement deux choses :

1)    de conserver la ferme dite « Maison-Blanche » et la « Coulée Verte » de Montblesson ;
2)    des nouveaux logements au centre-village de Vers-chez-les-Blancs.

Les Verts soutiennent la première des deux demandes et ont d’ailleurs fait opposition en avril 2016 au projet de construction de 5 immeubles pour 30 logements à la Rte du Jorat 4, notre opposition étant donc l’une des 39 déposées contre ce projet dépassé situé sur une parcelle propriété de la Ville de Lausanne.

Il est tout d’abord utile de préciser que nous sommes là-bas hors du périmètre compact du projet d’agglomération Lausanne-Morges (PALM), où les zones à bâtir de la commune de Lausanne sont actuellement surdimensionnées. Bien qu’affecté en zone à bâtir, le développement de ce secteur est aujourd’hui contraire aux objectifs de la Loi fédérale sur l’aménagement du territoire (LAT) et du Plan directeur cantonal (PDCn). En étant très mal situé, notamment par rapport à sa desserte en transports publics, ce projet contribuerait au mitage du territoire, alors que les lausannoises et lausannois ont pourtant plébiscité la modification de la LAT à plus de 70%.

Comme vous le voyez sur la photo, ce projet de 5 immeubles viendrait totalement obstruer la coulée verte de Montblesson, en venant s’implanter perpendiculairement à celle-ci, avec un impact considérable tant au niveau écologique que paysager. La Municipalité se doit de respecter la volonté de ses citoyens et d’être exemplaire en matière d’aménagement du territoire. Elle doit donc abandonner ce projet situé sur une parcelle dont elle est propriétaire.

Il est par ailleurs intéressant de relever que le projet mis à l’enquête n’est pas conforme aux promesses municipales contenues dans le préavis n° 2010/07 du 27 janvier 2010 pour le Plan partiel d’affectation (PPA) « Montblesson – La Planche-au-Comte », qui mentionnait dès sa première phrase que le but premier au PPA était de « permettre la réhabilitation et la valorisation de 2 anciennes fermes situées à Montblesson », celle de la « Planche-au-Comte » et celle dite « Maison-Blanche ». Or le projet prévoit la destruction de la ferme « Maison-Blanche », faisant ainsi disparaître une pièce supplémentaire du patrimoine lausannois.

Enfin, concernant la deuxième demande des pétitionnaires, soit la construction de nouveaux logements à Vers-chez-les-Blancs, il va de soi que les Verts y sont opposés, étant donné qu’on se situe comme mentionné précédemment hors du périmètre compact du PALM.

Les Verts soutiennent donc le renvoi de la pétition à la Municipalité pour étude et communication, en demandant à la Municipalité d’abandonner le projet de développement de sa parcelle n° 15’612 et d’entamer au plus vite une procédure de reclassement en zone agricole.

Valéry Beaud, 13 décembre 2016

Intervention communale, Lausanne

Des places de jeux au centre-ville

R23a – Postulat Valéry Beaud « Pour une ou plusieurs places de jeu dédiées aux jeunes enfants au centre-ville de Lausanne »

Fort de son important succès de l’an dernier, l’œuvre « Balancez la lumière! » est de retour sur la Place de la Louve depuis plus de deux semaines, dans le cadre du Festival Lausanne Lumières, pour le bonheur des petits… et de plus grands aussi. Cette balançoire illustre à merveille la demande de mon postulat, à savoir d’étudier l’opportunité de réaliser une ou plusieurs places de jeu dédiées aux jeunes enfants au centre-ville de Lausanne.

Je tiens tout d’abord à saluer ici le travail exemplaire mené par la Ville de Lausanne dans le domaine de l’enfance et de la jeunesse. Et c’est notamment le cas en ce qui concerne les places de jeux, un important programme de réhabilitation et de création de nouvelles places de jeux étant en cours, avec quelques très belles réalisations récentes, par exemple pour celles que j’ai eu l’occasion de fréquenter avec mes enfants la Promenade de la Sallaz, la Promenade de Boisy, le Petit Train de Vidy, la Place du Nord ou tout dernièrement Sauvabelin.

Les places de jeu ne sont toutefois pas réparties équitablement entre les différents quartiers de la Ville de Lausanne. Ainsi, dans le périmètre défini par la petite ceinture, le centre-ville ne compte aucune place de jeu principale, une seule place de quartier, la Promenade de Derrière-Bourg, et seulement deux placettes de jeux, celle du Pré-du-Marché qui vient d’être refaite et celle du Jardin du Théâtre. Parmi ces trois, deux se situent donc à l’est de Saint-François.

Ces espaces de détente sont pourtant essentiels pour le développement des enfants, et offrent des parenthèses ludiques importantes au cœur de la Ville. Ainsi, autant pour les habitants du centre-ville, dont certains doivent aujourd’hui parcourir des distances importantes pour rejoindre une place de jeu, que pour les familles qui viennent au centre-ville pour s’y promener, faire des achats, profiter de l’offre culturelle ou autre, il serait souhaitable d’avoir une ou plusieurs nouvelles places de jeu.

La présence de telles places de jeu au centre-ville inciterait aussi les familles à fréquenter le marché et les commerces, en pouvant s’offrir une pause bienvenue pour des enfants dont la patience est souvent mise à mal. Ce serait donc à la fois une reconnaissance pour les familles qui habitent au centre-ville, pour celles qui le fréquentent, mais également une plus-value pour l’activité économique de celui-ci.

Fort de ces constats, mon postulat propose donc la réalisation d’une ou plusieurs places de jeu au centre-ville de Lausanne. J’ai eu l’occasion de donner en commission quelques idées de lieux où pourraient être réalisé une telle place, notamment la Place Pépinet qui serait en quelque sorte mon coup de cœur. En vous invitant au nom des Verts à renvoyer mon postulat à la Municipalité, je tiens d’ores et déjà à remercier les commissaires pour l’excellent accueil qu’ils lui ont réservé.

Valéry Beaud, 13 décembre 2016

Intervention communale

Réalisation de l’écoquartier des Plaines-du-Loup

Avec ce premier Plan partiel d’affectation (PPA), les Verts saluent une nouvelle étape importante vers la réalisation de l’écoquartier des Plaines-du-Loup, projet d’écoquartier qui est né rappelons-le suite à un postulat de notre collègue vert Giampiero Trezzini déposé le 21 mars 2006, il y a maintenant plus de 10 ans.
Nous franchissons donc une étape, mais une étape parmi d’autres aurions-nous envie de préciser, car ce n’est pas ce seul préavis et PPA qui fera la qualité de l’écoquartier des Plaines-du-Loup, mais bien l’ensemble de ce que nous avons déjà eu l’occasion de proposer, discuter, amender ou voter, à savoir notamment le Plan directeur localisé (PDL), les critères et modalités d’attribution des lots, le soutien aux coopératives d’habitants ou le choix des investisseurs, ainsi que ce qui viendra encore par la suite, car beaucoup reste à faire pour atteindre l’écoquartier exemplaire qui est souhaité et attendu.
Pour revenir précisément sur l’objet de ce soir, nous relevons notre satisfaction générale envers ce préavis et ce premier PPA, qui constituent des documents de grande qualité, comme l’ont été les réponses apportées par le Syndic et les représentants de l’administration lors de la séance de commission. Ces documents correspondent dans l’ensemble aux principes d’urbanisme durable définis dans le PDL. Nous saluons également l’intégration d’éléments qualitatifs dans le Règlement du PPA, chose qu’on nous disait encore impossible il y a peu, tant du côté de la Ville que du Canton. On voit ainsi apparaître ici des dispositions intéressantes concernant les aménagements extérieurs, les plantations et la biodiversité, la gestion des sols, la gestion des eaux de surface ou l’énergie. Nous espérons désormais retrouver ces dispositions dans la plupart des planifications lausannoises et y veilleront.
Nous aurions préféré que ce PPA soit parfois plus ambitieux ou plus précis sur certains aspects. Mais nous comprenons aussi bien les limites de l’outil, le PPA ne peut pas tout régler. Et c’est ici qu’il est primordial que la collectivité soit propriétaire des terrains, afin qu’elle puisse fixer des exigences qualitatives supplémentaires aux investisseurs, notamment dans le cadre des droits de superficie (DDP) ou dans le cas présent du Cahier des principes d’aménagement urbanistique et paysager qui est lié à ce premier PPA.
Concernant les éléments urbanistiques, je citerais quatre points sur lesquels les Verts seront particulièrement attentifs dans la suite du projet:
– qu’un maximum de rez-de-chaussée soient occupés par des affectations autres que le logement et qu’un nombre suffisant d’angles commerciaux soient réalisés, afin de répondre aux objectifs ambitieux de mixité fonctionnelle et de vie de quartier ;
– que la construction de locaux en souterrain soit la plus limitée possible, notamment pour réduire l’énergie grise du projet, mais également pour éviter que poussettes ou vélos se retrouvent relégués au sous-sol ;
– que la sortie du parking centralisé soit localisée au plus proche du giratoire sur l’Avenue du Grey, afin de limiter la circulation automobile au coeur du quartier ;
– que l’arborisation existante soit mieux prise en considération, en essayant de préserver autant d’arbres que possible. Pour avoir visité passablement d’écoquartiers à travers l’Europe, je peux témoigner ici de la différence marquante ressentie entre un quartier neuf de grande ampleur s’il y avait une arborisation préexistante, apportant ombre, bien-être, identité et biodiversité, et un quartier neuf de grande ampleur parsemé d’arbres fraîchement plantés, qui mettent de nombreuses années avant de remplir leurs fonctions.
Ces différents points ayant été précisés, c’est unanime et enthousiaste que les Verts accepteront ce préavis et qu’ils vous recommandent de faire de même.
Conseiller communal Les Verts
Lausanne

Belle avancée pour l’écoquartier des Plaines-du-Loup

Communiqué de presse des Verts lausannois du 7 décembre 2016

Les Verts lausannois saluent l’adoption par le Conseil communal du premier plan partiel d’affectation de l’écoquartier des Plaines-du-Loup, qui voit ainsi s’approcher la réalisation d’une proposition verte qui date maintenant de 10 ans.

Né d’un postulat vert déposé le 21 mars 2006, l’écoquartier des Plaines-du-Loup prend peu à peu forme. Véritable morceau de ville intégré dans le tissu urbain et ouvert sur la ville, cet espace offre des qualités environnementales, pratiques et humaines indéniables, qui place véritablement Lausanne sur la voie du développement durable.

Nous saluons l’intégration de certains éléments qualitatifs dans le règlement du PPA, chose qu’on nous disait encore impossible il y a peu. Des dispositions intéressantes ont en effet été intégrées, concernant notamment les aménagements extérieurs, les plantations et la biodiversité, la gestion des sols, la gestion des eaux de surface ou l’énergie.

Encore du travail pour la suite

« Beaucoup reste à faire pour atteindre l’écoquartier exemplaire qui est souhaité et attendu », selon Valéry Beaud.

La Ville, en tant que propriétaire des terrains, peut de plus remédier aux insuffisances du PPA. Nous veillerons ainsi qu’elle fixe des exigences qualitatives supplémenaires, notamment pour l’aménagement urbanistique et paysager. Pour les Verts,

  • les rez-de-chaussée doivent être réservés au maximum aux commerces ainsi qu’aux activités sociales, culturelles, associatives, afin de répondre aux objectifs de mixité fonctionnelle qui contribuera à la qualité de vie du quartier ;
  • la construction de locaux en sous-terrain doit ête limitée, de manière à éviter la consommation d’énergie grise, l’imperméabilisation du sol et que poussettes et vélos ne se trouvent relégués au sous-sol ;
  • la sortie du parking centralisé doit être localisé au plus proche du giratoire sur l’avenue du Grey, afin de limiter la circulation au cœur du quartier ;
  • l’arborisation existante doit être mieux prise en considération, en essayant de préserver autant d’arbres que possible.

Couplé à ces améliorations, le plan partiel d’affectation voté hier par le Conseil communal s’annonce réellement comme une belle avancée non seulement pour l’écoquartier, mais pour toute la ville de Lausanne, verte et ouverte.

 

Valéry Beaud, conseiller communal

Léonore Porchet, présidente des Verts lausannois

Séverine Evéquoz, coprésidente du groupe des Verts lausannois

Daniel Dubas, coprésident du groupe des Verts lausannois

 

Lausanne

Une liste ambitieuse et rassembleuse

bandeau-ecvd2017

(manque le portrait de Natalia Aravana)

Communiqué de presse des Verts lausannois du 6 décembre 2016

 

Les Verts lausannois ont désigné en Assemblée générale extraordinaire leurs candidates et candidats au Grand Conseil. Une liste placée sous le signe de la solidarité et de l’engagement pour rendre le canton plus vert.

« Une équipe forte et solidaire » c’est par ces mots que la liste proposée hier à l’Assemblée générale des Verts lausannois a été présentée. 26 personnes, dont une majorité de femmes (15 candidates pour 11 hommes) représentant une diversité d’âges, de métiers et d’engagements pour la communauté qui vont se battre et tenter de gagner un cinquième siège vert et lausannois au Grand Conseil vaudois.

Des députés sortants et des candidats mis en évidence en tête de liste pour gagner un 5ème siège

La liste verte fait la part belle aux député-e-s sortant-e-s ayant exprimé-e-s le souhait de se voir à nouveau confier un mandat. Anne Baehler Bech ainsi que Yves Ferrari et Etienne Räss sont en tête de liste. Reconnu-e-s pour l’ensemble du travail fourni et surtout dans l’intérêt du parti de les compter comme candidat-e, une dérogation statutaire personnelle a été accordée aussi bien à Yves Ferrari qu’à Anne Baehler Bech.

La volonté affichée des Verts de conquérir un 5ème siège a aussi poussé le comité à proposer une liste donnant une place avancée à certain-e-s candidat-e-s. Léonore Porchet, Séverine Evéquoz, Daniel Dubas et Claude Nicole Grin se retrouvent ainsi juste derrière les sortant-e-s. Ils et elles ont été listé-e-s en fonction de leurs résultats aux élections communales de février 2016.

Et la suite de la liste n’est pas en reste ! L’esprit d’équipe et le souhait de voir les couleurs vertes portées haut au Grand Conseil donneront à l’ensemble des candidat-e-s une belle place dans la campagne, que nous voulons conviviale et rassembleuse. Les membres présent-e-s à l’AG ont désigné Natalia Aravena, Jean Ceppi, Véronique Beetschen, Xavier Company, Sylvianne Bergmann, Stéphane Morey, Anne Berguerand, Ilias Panchard, Géraldine Bouchez, David Raedler, Elisabeth Garbar, Keko Razzano, Alice Genoud, Vincent Rossi, Sara Gnoni, Benjamin Rudaz, Ximena Kaiser Morris, Isabelle Mayor et Claude Aline Zryd comme candidat-e-s au Grand Conseil.

 

Géraldine Bouchez, vice-présidente, conseillère communale
Benoît Biéler, président du comité stratégique
Léonore Porchet, présidente, conseillère communale

Vers la liste