Intervention communale, Lausanne

Renforcement de la politique Nature en ville

Rapport-préavis 2016/27

Mise en œuvre et renforcement de la politique : « Nature en ville »

 

Les actions de la Municipalité et en particulier de la Municipale en place relatives à la Nature en ville sont saluées par les Verts car on y voit depuis quelques années la volonté réelle de faire évoluer la place de la nature dans la ville, en faveur de la biodiversité et en faveur de l’être humain et de la qualité de vie.

Le nouvel espace d’exposition et d’expérimentation des toitures végétalisées, inauguré jeudi passé à l’établissement horticole de la Bourdonnette montre concrètement que nature, potagers urbains et production photovoltaïque peuvent non seulement coexister, mais aussi être en synergie et apporter des plus-values importantes au regard des surcoûts consentis.

La population soutient cette politique publique et cela nous rend heureux. Les habitants profitent de la nature en ville et ils contribuent aussi à son développement ; ils sont partie prenante. La biodiversité en ville croît en regard de la biodiversité en zone agricole. Les miels des villes recèlent moins de pesticides que ceux des champs et dans l’imaginaire, ville et vert se combinent gentiment mais sûrement.

Pour éviter qu’une main annule ce que fait l’autre, un secteur sur lequel concentrer ses efforts est certainement le domaine privé. Une politique volontariste y est plus que souhaitée par les Verts. La future révision du PGA est une piste prometteuse en ce sens.

En complément, la transversalité de cette politique doit être renforcée au quotidien, par exemple, lors de la consultation des services sur des projets urbanistiques, notamment les ppa. Il est logique que les aspects nature soient intégrés dans les projets avant le passage en commission du CC. Il est en effet un peu compliqué à ce stade d’éviter les plantes envahissantes ou de rendre plus intéressants les aménagements extérieurs.

Indépendamment des consultations, c’est une dimension qui devrait pouvoir s’ancrer largement dans l’administration lausannoise.

Trop ambitieux? Pas sûr. La transversalité de la politique de nature en ville est légitime, tant elle est soutenue par la population et une volonté politique forte.

Et pour finir, concernant les bonnes pratiques en faveur de la biodiversité et le problème des plantes envahissantes sur secteur privé, la question de l’accès et de l’offre est essentielle. L’offre des garden centres n’est hélas pas de compétence communale, mais Lausanne peut offrir des alternatives. Si celles-ci sont connues et pratiques/accessibles, les gens renonceront alors plus facilement à des plantes sur la liste noire au moment de planter une haie.

La Ville ne peut certes favoriser une entreprise plutôt qu’une autre mais une sorte de label estampillant les jardiniers et horticulteurs favorisant ces bonnes pratiques pourrait en outre servir de guide aux propriétaires et habitants jardiniers amateurs.

Je vous remercie de votre attention.

 

Sophie Michaud Gigon