Lausanne

Les Verts récupèrent et recyclent

Les Verts lausannois distribuent deux « give-away » recyclés de leurs anciennes campagnes.

Afin de préserver nos ressources, les Verts ont recyclé des boîtes de bonbon et des allumettes restées en nombre après les campagnes pour la LAT et sur la TVA et diminuent ainsi le bilan écologique de leur campagne. Un code QR redirige les curieux sur une page de notre site internet pour les en informer.
Cette démarche fait écho à nos efforts constants pour diminuer le plus possible l’impact environnemental de cette campagne: matériel (stands et protège-selles par exemple) en produits recyclés, fabriqué en Suisse ou en Europe si cela n’était pas possible, fruits et légumes bio et locaux, chocolat fair trade, papier 100% recyclé, bière lausannoise artisanale et bio, etc.
Ces boîtes de bonbons et allumettes seront distribuées dès ce soir lors d’une tournée dans les bars. C’est aussi l’occasion pour les Verts lausannois de participer à la vie festive de Lausanne, un atout pour notre ville avant d’être un problème de sécurité. Retrouvez-nous donc dès 18h30 au centre ville, pour rappeler de voter aux jeunes et moins jeunes qui commencent le weekend!
Lausanne

Vous prendrez bien un peu… de fair trade?

Nous avons distribué à la gare des coeurs en chocolat bio et issu du commerce équitable, en écho à notre soutien au Conseil communal de la distinction « Fair trade Town »* portée par Action de carême, Pain pour le prochain, Magasins du monde, MAx Havelaar, l’EPER et Helvetas.

Proposée par notre candidate Natacha Litzistorf, cette proposition a été refusée par le Conseil communal, mais nous continuons à défendre le commerce équitable!

Le commerce équitable est un levier puissant pour le développement des producteurs dans les pays les plus défavorisés, permettant la réduction des inégalités. C’est acheter « au Sud » des produits qu’on ne peut pas cultiver en Suisse, issus d’une production qui veille à :
– une juste rétribution des producteurs
– un environnement de train sain, sûr et à un salaire décent pour les travailleurs et travailleuses
– des prix abordables et transparents pour les consommateurs.

Ce n’est donc pas une concurrence à notre agriculture suisse. C’est un complément à notre politique Verte de consommer local, de saison tout en protégeant notre santé et notre environnement.

* Fair trade town est une campagne internationale menée dans 24 pays qui vise à promouvoir, par une démarche volontaire, un commerce équitable auprès de tous les acteurs d’une ville.

Intervention communale

Lausanne en 2030 : les espaces verts et les espaces de détente seront-ils en suffisance ?

Interpellation de Elisabeth Müller (16 février 2016)

La Confédération et le Canton demandent que la croissance en termes d’habitants et d’emplois se fasse dans les centres, c’est-à-dire dans les zones déjà construites. C’est ce qu’on appelle la densification. Ainsi, dans notre canton, des agglomérations ont été définies, dont celle de Lausanne-Morges, qui devront accueillir l’essentiel des nouveaux habitants et des nouveaux emplois d’ici à 2030 (112’000 habitants/emplois pour l’agglomération Lausanne-Morges dont environ 30’000 à Lausanne).

Dans cette ligne, Lausanne a accordé des droits à bâtir supplémentaires par le moyen du Plan général d’affectation (PGA) de 2006 et la Ville s’est lancée dans des projets immobiliers ambitieux sur des terrains lui appartenant. On citera le projet « 3000 logements » et les projets d’éco-quartiers aux Plaines-du-Loup et aux Prés-de-Vidy.

Les terrains vierges de constructions étant rares en ville, il est tentant de déclasser des terrains non constructibles pour densifier. Un exemple récent d’une telle démarche est le plan de quartier « chemin des Falaises »1. Or les citadins et les Lausannois en particulier, n’ont pas seulement besoin de logements, mais également d’espaces verts et d’espaces de détente leur permettant de se ressourcer, se récréer et se dépenser physiquement. J’entends par là les forêts, les parcs, les places de jeux, les terrains de sport et de loisirs en plein air et, dans une moindre mesure puisqu’ils ne sont pas ouverts au public, les terrains agricoles qui subsistent en ville. Ces espaces ne sont probablement pas en surnombre dans notre ville, déjà actuellement. Leur localisation importe également, car un autre principe de l’aménagement du territoire est celui de la mixité fonctionnelle. Cela signifie que, pour limiter les déplacements et, en même temps d’ailleurs, faciliter la vie des habitants, il faut regrouper dans chaque quartier logements, activités, espaces verts et lieux de détente.

Dans ce contexte, je souhaite poser à la Municipalité les questions suivantes :

Quelle est, sur le territoire communal, la surface actuelle des terrains classés en :

  • zone de parcs et espaces de détente selon le PGA ou zone équivalente hors PGA
  • zone d’équipements sportifs et de loisirs de plein air selon le PGA ou zone équivalente hors PGA
  • zone des rives du lac selon le PGA zone intermédiaire zone agricole forêt

Comment ces surfaces sont-elles réparties sur le territoire communal ?
Dans quelle mesure ces surfaces pourraient changer d’ici à 2030 ?
Quelle estimation peut-on faire des besoins en espaces verts et en espaces de détente des Lausannois en 2030 ?

Je remercie d’ores et déjà la Municipalité pour ses réponses.
1 Préavis no 2015/37 accepté par le Conseil communal le 6.10.2015.

Lausanne

Les Verts invitent à déguster leur bière de campagne, importée d’Ouchy en m2.

Les Verts lausannois aiment les produits locaux et bio. Ils aiment aussi la convivialité et la qualité. Ils allient le tout, jeudi soir, lors d’une dégustation publique de bière artisanale venue d’Ouchy.

Les Verts s’engagent sans cesse pour valoriser les produits locaux et l’artisanat ainsi que pour faciliter les échanges de proximité. Pour que la consommation d’alcool reste un plaisir convivial, la dégustation est aussi l’occasion de faire passer un message de prévention.

En effet, apprendre à déguster une boisson alcoolisée de qualité et riche en saveurs est un des meilleurs moyens pour combattre l’idée que toute boisson alcoolisée sert uniquement à l’alcoolisation, et ainsi s’éduquer soi-même à apprécier ce produit avec modération. De plus, notre bière est produite dans des conditions de respect des matières premières et du résultat final.

Nous invitons donc les passant-es de plus de 16 ans à nous rendre visite sur notre stand à la Place Pépinet, le jeudi 18 février de 18h à 20h. Une gamme de cinq bières artisanales, produites par la Brasserie d’Ouchy, sera présentée et offerte à la dégustation.

La Brasserie d’Ouchy est une micro-brasserie ouverte récemment par un candidat Vert, Antony Benois. Ses bières sont pour la plupart produites avec du malt bio, selon des recettes variées et reconnues. Elles sont livrées en m2 à la Place Pépinet.

Venez partagez ce moment de convivialité et nous donner votre avis sur les saveurs de la campagne des Verts lausannois !

Intervention communale, Lausanne

Réaménagement de l’avenue du Grey et ses environs : quelle priorité et quelle planification ?

Dans cette interpellation du 11 février 2016, les Verts Sophie Michaud Gigon et Valery Beaud interpellent la Municipalité sur ses priorités et la planification qu’elle prévoit pour l’avenue du Grey et ses environs, notamment la place des Bergières.

Les éléments-clés en sont: une réflexion globale de cet espace de ville pour diminuer la coupure que représente la pénétrante urbaine du Grey et favoriser la connexion entre Beaulieu et la Maison du Désert, une démarche participative pour développer une place des Bergières conviviale, ainsi qu’ un timing et un montant adéquats au plan des investissements afin d’assurer une cohérence entre les chantiers.

L’armature générale de notre ville voit se dégager plusieurs centralités à Lausanne : le Centre, Chailly, Grancy-Cour, les Bergières, etc. Les Bergières, avec son mini-campus scolaire et parascolaire et son complexe commercial, drainent un grand bassin de population. Depuis 30 ans, les associations du quartier dessinent la centralité du quartier sur la place du village. Depuis 10 ans, le Conseil communal soutient la création d’une place de rencontre conviviale. La Municipalité a manqué jusqu’ici de levier auprès des propriétaires fonciers pour qu’une place des Bergières puisse voir le jour. Devant le souhait de la Migros (propriétaire) de densifier sa parcelle, la Municipalité a ouvert un plan de quartier pour cette parcelle en insistant pour la création d’une place des Bergières. Pour l’instant, il ne s’agit que de la parcelle de la Migros, on espère que la démarche fera tache d’huile et que les habitants pourront jouir d’une belle place de rencontre conviviale dans quelques années.

Ce quartier densément peuplé est par ailleurs fortement marqué par la présence de l’Avenue du Grey. Cette pénétrante urbaine comme on les faisait dans les années 60 coupe le quartier en deux et représente un véritable défi en terme d’urbanisme et de vivre ensemble. Il faut réduire sa largeur, modérer son trafic et rendre à cet espace une taille humaine. On peut adapter cet axe sans pour autant lui enlever sa fonction d’entrée dans la ville. Le flux de voitures ne diminuera certainement pas avec l’implantation de l’écoquartier des Plaine-du-Loups ni d’ailleurs avec un réaménagement de l’avenue du Grey mais cet axe peut faire partie du quartier plutôt que de le diviser. Les associations relaient depuis plusieurs années les besoins de transversales en mobilité douce entre les deux parties. Le PDCom mentionne des promenades paysagères perpendiculaires à l’av. du Grey. Ce besoin de lien dans le quartier est rendu encore plus urgent avec la création de la maison de quartier du Désert (printemps 2017) et avec l’implantation de l’écoquartier. La bonne intégration et acceptation de ce nouveau quartier de plus de 12’000 habitants et emplois passe en effet par un lien urbanistique entre les anciens et le nouveau quartier.

Afin que l’écoquartier s’intègre dans la ville et que la densification éventuelle sur la parcelle de la Migros recèle aussi une plus-value pour les habitants, ceux-ci doivent sentir l’équité qui prévaut dans les choix de la Municipalité et se rendre compte que la vision urbanistique a du sens et que les autorités agissent avec une vision d’ensemble cohérente et juste. La ville des habitants est une ville fonctionnelle et non une ville de parcelles.

La Municipalité n’a malheureusement jamais fait du réaménagement de l’avenue du Grey sa priorité, elle l’a même repoussé à plusieurs reprises dans le plan des investissements. Pourtant il s’agit bien d’une priorité lausannoise qui révèle un caractère urgent. Cette interpellation relaie une inquiétude relative à la planification globale de ce bout de ville. Ainsi, nous posons les questions suivantes à la Municipalité :

  • Quelles sont les intentions du propriétaire et de la Municipalité concernant le plan de quartier en cours d’élaboration sur la parcelle de la Migros des Bergières ?
  • Connaissant l’historique et le lourd passif d’opposition visant des projets de densification dans le quartier (dernier en date la campagne des Bergières), par quel genre de démarche participative la Municipalité entend-elle associer la population au nouveau plan de quartier ?
  • Quel est le calendrier du plan de quartier et de la démarche participative qui en ferait partie?
  • Sachant que le plan des investissements prévoit un réaménagement du bas de l’avenue du Grey (dans le prolongement de celui effectué sur la partie supérieure)en 2021 seulement, comment la Municipalité entend-elle faire coïncider et coordonner cette étape avec celle de l’aménagement d’une place des Bergières ?
  • Plus globalement, comment la Municipalité planifie-t-elle un ensemble cohérent à cet endroit?
  • Une réflexion plus générale sur les connexions du quartier au travers de l’Avenue du Grey est-elle prévue dans un horizon proche ? Le cas échéant, sur quels études spécifiques et savoirs d’usage la Municipalité entend-elle s’appuyer afin de développer cet axe Est-Ouest entre Beaulieu et le Désert?
  • Une étude étant nécessaire afin de repenser à plus long terme un réaménagement complet et ambitieux de l’Avenue du Grey, de façon participative et en intégrant les acteurs du quartier, la Municipalité peut-elle nous informer de ses intentions et du calendrier à ce sujet ?
Intervention communale

Quand une société de vente de systèmes de sécurité alarme la population

Interpellation
Quand une société de vente de systèmes de sécurité jette l’alarme dans la population et entretient un sentiment d’insécurité.

La plupart d’entre nous avons reçu dans nos boîtes aux lettres un courrier non affranchi d’une société de vente de matériel de sécurité, Dialarme pour ne pas la citer. La lettre avait tout l’air d’un tout-ménage puisque mes voisins d’immeuble en ont aussi reçu une. La presse elle-même a fait écho des démarches de colportage par ladite entreprise. Dialarme indiquait en effet, dans sa lettre : « nous fournissons et installons gratuitement des équipements complets de sécurité dans vos logements ». Elle affirmait en outre qu’elle était « leader dans le domaine de la sécurité des biens et des personnes ». Elle alertait les habitants de « l’augmentation des cambriolages et des dégradations de biens ces derniers mois » dans notre commune. Je me suis posé la question de savoir comment ladite société s’est introduite dans l’immeuble alors qu’il est équipé d’un « digicode ». Sur l’enveloppe figurait quatre chiffres qui laissent penser que ladite société dispose d’un système permettant de vérifier les personnes démarchées.
Devant des informations aussi fallacieuses qu’alarmantes, je me suis donc résolu de partager le cas avec l’autorité cantonale pour que cette dernière entreprenne toute mesure administrative ou pénale utile. Que nenni ! L’autorité cantonale m’a répondu que Dialarme n’était pas une entreprise de sécurité au titre de la loi sur les entreprises de sécurité et du concordat romand, mais une entreprise de démarchage, au titre de la loi fédérale sur le commerce itinérant ! L’autorité fédérale compétente pour agir était par conséquent le Secrétariat d’état à l’économie, le SECO.
Sur ces entrefaites, j’ai dénoncé le cas devant l’organe de surveillance : le SECO. Mais je suis un peu déçu par sa réponse. Certes, le SECO reconnaît que la société Dialarme agit de manière déloyale et illicite en donnant des indications inexactes ou fallacieuses et en usant de méthodes de vente particulièrement agressives. Il accorde même qu’au titre de la loi sur la concurrence déloyale, le SECO « peut intenter une action civile ou déposer une plainte pénale s’il le juge nécessaire à la protection de l’intérêt public, notamment si les intérêts de plusieurs personnes, les intérêts d’un groupe de personnes appartenant à un secteur économique ou d’autres intérêts collectifs sont menacés ou subissent une atteinte ». Alors que je m’attendais à une dénonciation auprès du Ministère public, il n’annonce qu’un avertissement : « de s’engager, par écrit, …, à ne plus enfreindre la loi sur la concurrence déloyale par les indications inexactes et fallacieuses susmentionnées ou par des méthodes de vente agressives ». Le SECO ne dit rien non plus sur le fait de jeter l’alarme dans la population et de distiller le sentiment d’insécurité par son annonce fallacieuse selon laquelle la ville de Lausanne aurait connu ces derniers temps une recrudescence des infractions contre le patrimoine.
Dès lors, je me permets de poser les questions suivantes à la Municipalité :
1. La Municipalité peut-elle se renseigner auprès de la société pour connaître la signification des quatre chiffres figurant sur l’enveloppe ?
2. S’il s’avérait que des personnes fragiles ont succombé à la tentation et ont acquis des systèmes de sécurité aussi bien coûteux qu’inutiles, à qui peuvent-elles s’adresser en vue d’obtenir l’annulation du contrat et la réparation contre une telle tromperie ?
3. Par le passé, des entreprises de vente de systèmes de sécurité, dont Dialarme, auraient-elles été dénoncées auprès du SECO par l’autorité communale ou cantonale pour des actes similaires? Si oui, quelles ont été les mesures prises par l’autorité fédérale ? Des dénonciations auraient-elles été portées ensuite devant le Ministère public par le SECO ? Dans l’affirmative, sur quoi ont-elles abouti ? S’il s’avère que certains ont débouché sur des dénonciations pénales, comment la Municipalité interprète-t-elle ce qui peut être considéré comme un traitement différencié, voire favorable, à l’endroit de l’entreprise Dialarme dans la présente situation ?
4. Selon les chiffres annuels publiés dans la presse, les infractions contre le patrimoine ont baissé de 21% en 2014, la distribution d’un tout-ménage, à savoir un courrier adressé simultanément à un grand nombre de personnes, affirmant le contraire n’est-elle pas répréhensible pénalement au sens de l’article 258 du Code Pénal ? Il s’agit, en effet, d’alarmer la population par l’annonce fallacieuse d’un danger pour la propriété. S’il s’agit d’un acte répréhensible, le Ministère public peut-il se saisir d’office de ce fait ou faut-il déposer une plainte pénale préalable ?
5. Vu la très forte sensibilité des personnes à la sécurité et la mission d’ordre public assignée à la police communale, l’inscription d’une disposition dans le règlement de police de soumettre à autorisation préalable les démarchages de vente de matériel de sécurité par un individu ou une société dès lors qu’elles couvrent un îlot de quartier, un quartier, voire l’ensemble du territoire communal, serait-elle contraire à la loi sur le commerce itinérant ?
6. Si oui, pourquoi ? Et quelle est la procédure à conduire pour qu’une telle inscription soit conforme à la loi ?
7. La sécurité des personnes n’est pas une marchandise comme toutes les autres qui relèvent du commerce ambulant et du démarchage. Beaucoup de gens attendent que des entreprises œuvrant dans le domaine de la sécurité se comportent avec diligence et honorabilité. Ils souhaitent que la surveillance desdites entreprises se déroule en proximité. Selon la Municipalité, quels obstacles administratifs et légaux faudrait-il lever pour que les entreprises de vente de systèmes de sécurité relèvent de la loi sur les entreprises de sécurité et du concordat romand ?
Je remercie d’avance la Municipalité pour ses réponses.

Nkiko Nsengimana, le 10 février 2016

 

Intervention communale, Lausanne

Lausanne, chef-lieu de la bande dessinée

Postulat de Léonore Porchet (2 février 2016)

La bande dessinée trouve peu à peu sa place parmi les arts majeurs en Europe. Des publications scientifiques et grand public lui sont consacrées, tout comme des expositions ou des festivals à grand succès. Segment le plus dynamique du marché du livre, le neuvième art est surtout un moyen d’expression particulier, qui ne relève ni uniquement du livre ni uniquement des arts visuels et qui séduit tous les âges et toutes les populations. La bande dessinée se lit, s’expose, se collectionne, s’étudie, se patrimonialise.

Comme il a été rappelé dans le préavis pour une politique du livre et de la lecture[1], notre ville a la chance de posséder un fonds d’œuvres et de documentation sur la bande dessinée, le Centre BD des Bibliothèques et Archives de la Ville de Lausanne, plus grand fonds de Suisse et deuxième fonds européen. Lausanne accueille également depuis bientôt 12 ans un festival de bande dessinée, BDFIL, dont la qualité est reconnue internationalement et qui prends encore de l’importance avec le succès de sa récente Revue Bédéphile. De plus, face aux problèmes que rencontre actuellement le festival d’Angoulême, notre festival a la possibilité d’occuper une place prépondérante en Europe.

Nous pouvons ajouter à ces deux pôles des acteurs de la bande dessinée qui œuvrent pour sa valorisation lausannoise : le Groupe d’étude sur la BD de l’Université de Lausanne (GrEBD) ; la Fondation Murs à dessins, mandataire des fresques BD, dont la première est L’Aventure de Zep dans le quartier du Rôtillon ; les librairies spécialisées ; les écoles de dessins privées qui proposent des cursus spécialisés (Ceruleum, Ecole d’Arts visuels Lausanne).

Lausanne a donc une place à jouer dans ce panorama de la bande dessinée. Pourtant, le neuvième art reste un axe parmi d’autres de la politique du livre lausannoise alors que Lausanne pourrait avoir un rôle de leader dans ce domaine artistique qui, par son caractère transmédial, demande une politique spécifique. Dans ce cadre, il pourrait être pertinent de dédier un lieu à la bande dessinée plus ambitieux sur ce plan que la Maison du livre, qui ne prévoit pas, par exemple, de lieu d’exposition consacré au neuvième art.

L’idée d’une Maison de la bande dessinée n’est pas neuve, elle avait déjà été étudiée à Sierre à l’époque du Festival international de la Bande dessinée de Sierre (ancêtre de BDFIL) et la Municipalité de Lausanne s’était engagée à avancer sur ce projet lorsque le festival BDFIL a pris ses marques dans la capitale vaudoise. De telles structures existent déjà par exemple à Bruxelles, à Angoulême mais aussi à Kyoto, avec un succès non démenti. En Suisse romande, pourtant pôle de création et de réception important de la bande dessinée, aucune structure d’importance n’existe. Sa présence à Lausanne ferait parfaitement sens, tant pour mettre en valeur le patrimoine de la ville que pour soulager BDFIL, qui peine année après année à trouver des lieux pour accueillir les expositions et activités du festival. Dans ce cadre, le prochain déplacement du Mudac de la Maison Gaudard, qui a demandé des aménagements onéreux pour sa conversion en musée, ouvre des perspectives intéressantes.

De plus, la ville de Genève a montré clairement qu’elle souhaitait se centrer sur la production (formation, édition, prix à la création), laissant à Lausanne le soin de la valorisation (grâce à BDFIL, au Centre BD, au GrEBD, etc.). Cet embryon de collaboration interrégionale est une chance dont doit se saisir Lausanne pour asseoir une position forte dans le domaine de la bande dessinée, non seulement en Suisse Romande mais aussi en Europe. De tels efforts apporteraient à Lausanne un rayonnement culturel supplémentaire, mais permettraient également de dynamiser un domaine culturel romand qui prend aussi racine dans la capitale vaudoise et qui fait vivre des artistes, des éditeurs et des libraires.

Il est donc proposé à la Municipalité d’étudier les moyens de soutenir spécifiquement la bande dessinée à Lausanne, notamment :

  • un projet de Maison de la bande dessinée, qui pourrait permettre l’exposition, l’étude, la patrimonialisation et la lecture de la bande dessinée, par exemple dans la Maison Gaudard ;
  • la possibilité d’y accueillir également tout ou partie des activités du festival BDFIL ;
  • la mise en réseaux des acteurs de la bande dessinée dans la ville ;
  • la collaboration et les échanges avec la ville et le canton de Genève.

[1] Rapport-préavis n° 2014/18

Intervention communale, Lausanne

Pour un café-jeux couvert à la berlinoise – postulat

Pour un café-jeux couvert à la berlinoise pour le bonheur des enfants et parents à Lausanne

Une place de jeux et de détente qui le soit aussi pour les parents? Un lieu de rencontre qui accueille les familles aussi par mauvais temps? Un café-gâteau en compagnie de copains pendant que les enfants s’amusent sous vos yeux?
Le postulat de Sophie Michaud Gigon demande un tel lieu à Lausanne, en aménageant des places de jeux existantes (Milan) et en incitant les acteurs commerciaux et associatifs à lancer de tels projets dans des endroits propices (à la Sallaz, au Désert, à la Riponne). Les besoins des familles ne se cantonnent pas aux questions de garde et les familles lausannoises recherchent de tels endroits.

Postulat du 2 février 2016

La Ville de Lausanne a brigué le label UNICEF « commune amie des enfants ». Selon l’UNICEF, Lausanne a une palette d’offres pour la prise en charge d’enfants de o à 11 ans plus large que la moyenne suisse (qui est basse). Lausanne fait aussi de beaux efforts pour rénover ses places de jeux et en créer de nouvelles. Les jeunes enfants sont habituellement cantonnés aux cercles familial et (para)-scolaire. Leur référentiel tourne autour des adultes qui les gardent et des autres enfants. Comment intègre-t-on les enfants dans la conception de la ville et des espaces publics ? La littérature à ce sujet indique que l’engagement de l’individu sera plus fort pour la collectivité lorsqu’une place lui est faite dans la ville dès l’enfance.

La place des enfants dans la ville ne se juge pas uniquement à l’aune des places de garde et de jeux. Ce ne sont d’ailleurs pas les seuls besoins des parents. Pour être une ville accueillante pour les familles, il faut des lieux où parents et enfants puissent passer du temps ensemble et chacun y trouver son compte. Cela aussi par mauvais temps, ce qui arrive plutôt fréquemment sous nos latitudes. Les places de jeux voient les enfants s’amuser et les adultes…patienter. Les cafés voient les adultes passer un bon moment… durant les 5 premières minutes du moins… avant que les enfants s’impatientent et dérangent les autres clients. L’idéal est donc un mélange des deux.

Les cafés-jeux à la berlinoise justement offrent aux adultes aussi bien qu’aux enfants un lieu de détente dans un endroit chaleureux entourés de leurs pairs. Des journaux, un bac à sable, des livres, des jeux, et un super tea-room qui vend des gâteaux et des cafés . S’y ajoute une place de jeux à l’extérieur avec rollers, petites voitures, et autres joyeusetés pour les journées ensoleillées. Ainsi, le Kiezkind d’Helmotzplatz est un lieu de rencontre, de jeux et d’échanges prisés des milliers de familles de Prenzlauerberg.

Et à Lausanne ?

La Grenette à la Riponne a rempli en partie cette année la fonction de lieu de rencontre au centre-ville avec une halte-jeu juste dans le champ de vision depuis le café et avec une souplesse dans l’emplacement du mobilier qui rendait la cohabitation des fonctions plus ou moins possible. A Mon Repos, la Folie Voltaire et la place de jeux se rapprochent de cette idée, bien que depuis l’une, on ne puisse vraiment jeter un œil sur l’autre. A cela s’ajoute que ces endroits sont fermés la moitié de l’année ou inutilisables quand il pleut. En bref, l’offre ne répond pas encore à la demande qui est très élevée, surtout par mauvais temps. Lausanne pourrait ainsi s’inspirer des exemples berlinois et scandinaves pour améliorer la qualité de vie des familles en ville.

Ce postulat demande donc à la Municipalité d’étudier l’opportunité de mettre sur pied des lieux de jeux et de détente parents-enfants lorsqu’elle rénove ou aménage ses places de jeux ou d’inciter les acteurs commerciaux et associatifs de la ville à monter de telles (infra)structures (critères lors des appels d’offres, incitations financières, etc.). La place de Milan est un lieu qui pourrait accueillir une telle offre, de même que la Sallaz, ou encore la future nouvelle Maison de quartier du Désert, qui pourrait proposer au rez-de-chaussée et en terrasse un lieu approprié aussi bien pour les enfants que pour les adultes qui les accompagnent.