Lausanne

Concours Quelle place des Bergières voulons-nous?

Discours de Sophie Michaud Gigon à l’occasion du vernissage de l’exposition de dessins

 

Bonjour à tous,

Lorsque j’ai commencé le Conseil communal il y a 8 ans, ma première commission a été consacrée au traitement du postulat Truan qui demandait un pôle de quartier pour les Bergières.

Devant le peu de résultats, les membres de la commission ad hoc avons décidé de déposer un postulat interpartis. C’était en 2008.

Je suis habitante du quartier, donc observatrice et utilisatrice au quotidien de cet endroit et je suis Conseillère communale verte. Pour les Verts, la qualité de vie et la qualité de ville vont de pair et c’est évident que je n’allais pas me contenter de ce semblant de semi-parking bétonné comme place de village.

J’ai continué à faire pression pour que la Municipalité s’occupe de cet endroit mais le seul levier qu’elle voyait était un réaménagement du bas de l’avenue du Grey agendé à début 2020.

J’ai alors en février 2011 déposé une motion demandant que la Municipalité entreprenne d’autres démarches, soit plus proactive envers les propriétaires, passe des accords : bref, s’engage pour que cet endroit devienne une jolie place où il fait bon vivre !

Aujourd’hui, la Migros voulant construire en hauteur et réaménager son entrée, une brèche s’ouvre pour une placette de village. Via un nouveau plan de quartier, la Ville va pouvoir travailler dans ce sens et enfin répondre positivement à ma motion d’alors.

Afin que le démarche ne reste pas confinée au Conseil communal et au politique ou à l’associatif, mais que les habitants du quartier s’approprient déjà leur future place, nous avons lancé ce concours de dessin avec l’Espace 44. L’espace 44, c’est la plaque tournante du quartier, c’est tout naturellement que nous avons joint nos forces et que , je l’espère, nous continuerons à collaborer. L’idée du concours m’a tout de suite séduite parce que cela donnait du temps aux habitants de tous les âges et nous permettait d’amorcer une démarche participative informelle. Avant de concrétiser les choses, il faut un moment pour les rêver. C’est ce que nous avons voulu ici.

J’ai été touchée par les résultats, que Carole nous commentera, parce qu’il y avait tellement de belles idées, d’idées vertes, d’idées follettes. J’espère donc aussi que les autorités et les propriétaires se rendront compte de cette richesse et auront envie aussi de réaliser une place de quartier où il fait bon vivre.

Nous avons invité les acteurs du quartier ainsi que la Municipalité pour ce vernissage. M. Junod nous a fait l’amitié de venir nous encourager et c’est avec plaisir que je lui passe la parole.

Merci de votre présence, de votre participation et merci de votre soutien. Vivent les Bergières !

Lausanne

Bien dans ma ville!

Les Verts lausannois ont adopté en assemblée générale leur programme de législature 2016-2021. Au programme : améliorer la qualité de vie des Lausannoises et Lausannois tout en favorisant des modes de vie écologiques et une économie saine.

Les Verts mettent en avant sept thématiques phares, faisant à la fois écho au travail déjà effectué pendant cette dernière législature et aux défis auxquels fait face Lausanne : des espaces publics conviviaux pour toutes et tous ; une mobilité durable et confortable ; une nature en ville riche et diversifiée ; des liens sociaux forts et soutenants ; une énergie propre et performante ; une économie de proximité et enfin une santé préservée et favorisée.

Trois coups de projecteur sur des propositions concrètes

Des places publiques rendues aux Lausannoises et Lausannois

Nombre de places et espaces publics lausannois méritent d’être transformés, reverdis, sécurisés. Nous pensons par exemple à la place Centrale et à la place du Tunnel, à la rue de la Borde et à l’avenue d’Echallens. À cela s’ajoute le bord du lac entre Ouchy et Bellerive, où il s’agit de donner un véritable accès à l’eau.

Les Verts en ont fait un point central de leur politique, car les espaces publics structurent la ville et sont les lieux où se créent le lien social, le bien-être, le sentiment de sécurité et la convivialité.

Des loisirs à portée de bus

Lausanne est entourée de lieux offrant loisirs et délassement, mais il est peu aisé d’y accéder. Nous voulons les rapprocher de la ville, notamment en créant un bus à haut niveau de service (BHNS) au bord du lac et en augmentant la cadence vers Sauvabelin, ainsi que pour les zones foraines.

Les transports publics permettent de voyager en tout confort et dans le respect de notre santé et de notre environnement. Les Verts soutiennent leur développement pout toutes et tous, pour la vie quotidienne et professionnelle, mais aussi les loisirs[1] et le tourisme.

Des points de recyclage à moins de 5 minutes à pied

Le tri des déchets est un reflexe déjà bien ancré, mais il n’est pas toujours facile de le réaliser à Lausanne. Nous souhaitons que le tri ne soit plus un casse-tête, mais que des points de tri de tous les déchets courants soient accessibles rapidement à pied dans toute la ville.

Le programme des Verts met en action les valeurs vertes pour Lausanne, afin que chacune et chacun puisse être bien dans sa ville.

[1] Les loisirs sont le principal motif de déplacement pour la population selon l’OFS.

Intervention communale

Attribution de noms de rue : les femmes sont-elles à côté de la plaque ?

Au cours de ces prochaines années, plusieurs nouveaux quartiers vont sortir de terre : écoquartiers des Plaines-du-Loup, de Malley et des Prés-de-Vidy, quartiers des Fiches, de Cour-Camarès et de Vernand-Camarès, etc. De nouvelles places, rues, ruelles, promenades seront baptisées. Ceci peut sembler être une étape anodine au vu de l’ampleur des travaux, cependant, un nom de rue contribue fortement à l’identité d’un (nouveau) quartier. L’engouement des Lausannois-es lors de la vente de plaques de rue par la Ville en est une bonne illustration. Mais l’attribution de noms est également un geste politique qui marque durablement un lieu et qui rappelle par exemple à la mémoire des habitant-e-s des personnalités, souvent disparues, et leurs valeurs. Dès lors, nous ne pouvons que déplorer l’apparent faible nombre de noms de rue célébrant des personnalités féminines.
Nous posons dès lors les questions suivantes à la Municipalité :
1- Quelle est la procédure en vigueur de la Ville en matière d’attribution de noms de rue (calendrier, services impliqués, participation éventuelle des habitant-e-s) ?
2- Quels sont les critères appliqués à la sélection des personnalités historiques ?
3- Depuis 2011, 11 noms ont été donnés à de nouvelles rues, places. Parmi eux, zéro femme. Sur la totalité des noms de rues lausannoises célébrant une personnalité, combien portent le nom
d’une femme ?
4- La Ville de Lausanne envisage-t-elle d’appliquer une stratégie particulière en vue de l’attribution de noms de rue des nouveaux quartiers susmentionnés, par exemple avec des personnalités féminines ayant marqué Lausanne ?
Nous remercions d’avance la Municipalité pour les réponses qu’elle voudra bien apporter à ces questions.

Lire l’interpellation de Gaëlle Lapique

Lausanne

Cure de jouvence pour la Promenade des bois de Beaulieu et de Jomini

La Ville de Lausanne annonce aujourd’hui une cure de jouvence pour les Promenades du Bois-de-Beaulieu et de Jomini, faisant ainsi suite à une proposition verte.

Déposée pendant les débats sur le projet de la tour Taoua, nous voulions améliorer les espaces publics et naturels entourant le site de Beaulieu, que la tour se construise ou non. Le projet prend une tournure concrète aujourd’hui et nous remercions la Municipale Germond d’avoir fait de notre demande une priorité!

Lire le postulat du 3 mars 2014

 

Lausanne

#AperoVerts : CHANGEMENT DE LIEU

Les candidat-e-s vert-e-s à la municipalité en 2016 vont à la rencontre des Lausannois-es en faisant une tournée de la ville. Les membres des Verts et tous les Lausannois-es sont conviés à rejoindre Jean-Yves Pidoux et Natacha Litzistorf pour l’apéro.
22 octobre, 18h : Café des Boveresses, av. des Boveresses 29
26 novembre, 18h30 : quartier Sous-gare
17 décembre, 18h : quartier de Chailly

Intervention communale

Déchets compostables : sortir du bourbier

Le but de ce postulat est de mettre en place à Lausanne un système de collecte des déchets compostables pratique pour les utilisateurs et permettant une meilleure qualité du compost pour un meilleur bilan écologique global.

Le 6 octobre 2015, le Conseil communal de Lausanne a accepté le postulat de Vincent Rossi. Durant l’année 2015, la Migros et la Ville de Nyon ont adopté les sacs compostables en remplacement des sachets plastiques, respectivement aux caisses des magasins vaudois et au marché de la ville.

Lire le postulat du 2 septembre 2014

Intervention communale

Google va-t-il court-circuiter les Services industriels lausannois?

Question à la Municipalité sur l’intervention de multinationales dans le ménage lausannois

La multinationale Google va proposer aux habitants du monde entier, donc aussi aux Lausannois, de les aider à équiper leurs logements de panneaux solaires. Ce projet est présenté sur l’internet notamment par le site francophone villedurable.org. Il consiste en une application nommée « Sunroof », qui permet de calculer le potentiel photovoltaïque du toit d’une maison grâce à la cartographie aérienne et les statistiques météorologiques. Ainsi, Google va jouer les intermédiaires entre les propriétaires d’immeubles et les vendeurs de panneaux solaires, sans que les autorités locales soient en mesure de vérifier la pertinence ou l’opportunité des marchés qui s’ensuivront.

Ce projet présente une certaine analogie avec l’intervention de la multinationale Uber : elle propose une prestation à première vue séduisante, voire utile, apte à séduire un grand nombre de consommateurs à qui elle ne coûte apparemment rien. Avec les remous et les interrogations que l’on sait.

Il est paradoxal que des services de proximité, dont le but est de mettre en contact des producteurs et des consommateurs locaux, soient fournis par des multinationales qui ignorent tout de la culture, des usages et mêmes des lois des contrées où elles interviennent. Il paraît également étrange que ces multinationales puissent capter dans leur pays d’origine, les Etats-Unis, les bénéfices qu’elles retirent de prestations d’intérêt public qui devraient pouvoir être fournies par les collectivités locales ou par des entreprises privées de la place. On peut enfin s’inquiéter de la dépendance qui s’instaure, dans des secteurs significatifs de la vie sociale et de l’économie locales, à des multinationales sur la marche desquelles les Lausannois n’ont rien à dire, ni même rien à savoir.

Ma question à la Municipalité :

  • Etant admis qu’il est utile aux Lausannois propriétaires d’immeubles de connaître le potentiel de leur immeuble pour la production d’énergie solaire, la Ville de Lausanne serait-elle en mesure d’offrir à ses habitants une prestation comparable?

 

Laurent Rebeaud, conseiller communal

Intervention communale, Lausanne

Insinuations intolérables du PLR envers la CODHA: question orale

Les Verts sont de fervents défenseurs des coopératives d’habitants. Dans ce cadre, ils ont défendu au Conseil communal le projet de la CODHA à Pra Roman (lire l’intervention de Valéry Beaud, coprésident du groupe des Verts au Conseil communal, en faveur du projet). En effet, malgré sa situation en zone foraine, ce projet n’est pas loin d’être exemplaire.

Pourtant, lors de cette séance du Conseil communal, notre collègue Gaudard, conseiller communal PLR, a affirmé que les employés et employées de la coopération de l’habitat associatif CODHA gagnaient des salaires de 130’000 francs par an, suggérant qu’ils s’en mettaient plein les poches au détriment des locataires. La Municipalité n’a alors pas répondu. Quelques jours plus tard, le compte twitter du PLR en a ajouté une couche en laissant entendre que les administrateurs de la CODHA gagnaient plus de 100’000 francs par an.

Les Verts ne veulent pas que ces affirmations tendancieuses soient cautionnées par un silence officiel. Nous sommes convaincus que les coopératives d’habitants, celles où les locataires sont également membres de la coopérative, sont l‘une des meilleures solutions pour obtenir, chez nous comme ailleurs, des logements de qualité, à des prix raisonnables, habités par des gens qui se sentent responsables de leur environnement. Nous sommes également persuadés que la CODHA, qui agit sous la surveillance constante de ses membres, pratique en son sein des salaires corrects et que ses responsables n’en profitent pas pour s’enrichir abusivement.

D’où la question posée au Conseil communal (mardi 6 octobre) par le vert Laurent Rebeaud:

La Municipalité est-elle aujourd’hui en mesure de nous dire ce qu’il en est des salaires pratiqués dans cette coopérative ?