Elections fédérales 2019

Ambitions nationales pour les Verts de la Côte

Les Verts vaudois, réunis en assemblée générale ce jeudi 28 mars 2019, ont désigné leurs candidats pour les élections fédérales. Quatre candidats de la Côte figureront sur la liste des candidats des Verts vaudois au Conseil national. Le député du district de Morges Raphaël Mahaim a été désigné parmi les têtes de liste par l’assemblée générale, sur proposition du groupe stratégique interne aux Verts. Seront également candidats sur la liste la Municipale et députée de Morges Sylvie Podio, la Conseillère communale de Nyon Valérie Mausner Léger et le président du Conseil communal de Morges Pascal Gemperli. Les Verts ambitionnent d’obtenir un siège supplémentaire au Conseil national et feront campagne dans la région en faveur de mesures concrètes pour protéger le climat (mobilité, énergie, aménagement du territoire, etc.). Il s’agit réellement de l’enjeu du siècle.

Le groupe stratégique chargé par les Verts vaudois d’élaborer la stratégie pour les élections fédérales a proposé de retenir la candidature du député du district de Morges (Pampigny) Raphaël Mahaim parmi les têtes de liste pour porter les couleurs vertes à Berne et tenter de décrocher un siège supplémentaire au Conseil national. Réunis hier soir en assemblée générale, les Verts vaudois ont confirmé ce choix. Ont également été désignés parmi les candidats Sylvie Podio (Morges), Valérie Mausner Léger (Nyon) et Pascal Gemperli (Morges).

Raphaël Mahaim est député au Grand Conseil depuis 12 ans. Plus jeune député de La Côte lors de son élection en 2007 (22 ans), Raphaël Mahaim est régulièrement cité parmi les députés qui comptent au Grand Conseil vaudois. Il a été désigné parmi les 100 personnalités qui font la Suisse romande en 2011. Avocat de profession, il est au bénéfice d’une double formation en droit et en sciences de l’environnement, achevée par un doctorat en droit de l’environnement, et s’engage au Grand Conseil sur divers sujets allant de la protection du climat à l’aménagement du territoire, en passant par les écoles de musique et les questions institutionnelles.

Sylvie Podio est Municipale à Morges depuis 11 ans en charge de la cohésion sociale et du logement. Depuis 2012, elle est aussi députée et a présidé le Grand Conseil de 2017 à 2018. Dans le cadre de ses diverses fonctions elle s’est engagée pour le développement de l’accueil de jour des enfants, l’intégration des personnes en situation de handicap et/ou de vulnérabilité et contribué à une augmentation du nombre de logements abordables sur sa commune. Au bénéfice d’un bachelor en travail social, elle suit actuellement un master en travail social.

Valérie Mausner Léger est Conseillère communale à Nyon depuis 2015. Elle est membre de la Commission de Gestion dont elle a assuré la Présidence en 2016 et 2017. Diplômée d’une HEC, et au bénéfice d’un Master en nouvelles technologies, elle conseille les communes romandes pour leur politique déchets et enseigne l’économie politique à la HEG à Genève. Elle a précédemment occupé des fonctions d’encadrement dans des entreprises privées internationales.

Passionnée par les modèles de transition écologique et économique, elle est co-fondatrice de l’association Demain la Côte qui promeut l’agriculture urbaine, les énergies renouvelables et la consommation sobre dans nos deux districts. Elle est mariée et mère de trois jeunes adultes.

Pascal Gemperli est président du conseil communal à Morges où il siège depuis 2009. Il y intervient sur les questions de gouvernance régionale et pour la transformation écologique des entreprises. Il était membre du Conseil intercommunal de la PRM, de la Commission de Recours en Matière d’Impôts ainsi que de la Commission consultatif Suisse-Etrangers. Pascal gère sa propre Sàrl, il est médiateur civil pour les Tribunaux, conduit des projets de coopération pour une ONG membre de la FEDEVACO et il gère le secrétariat général de l’UVAM après en avoir assuré la présidence pendant six ans. Pascal est marié et père de quatre filles.

Les défis à relever pour l’avenir de la planète sont considérables. Durant leur campagne, Les Verts de La Côte proposeront des actions concrètes dans les domaines de la mobilité, de l’énergie, et de l’aménagement du territoire, qui influencent le climat. Le climat est l’enjeu du siècle : les Verts s’engagent à tous les niveaux pour que notre pays soit à la hauteur.

Xavier Durussel, président des Verts du district de Morges

Pierre Wahlen, président des Verts de La Côte

District de Nyon

Nyon – Mettre la 5G avant la santé ? Le principe de précaution face aux enjeux commerciaux

Ces dernières semaines, de nombreux acteurs de la santé ont fait part de leur inquiétude face au déploiement jugé comme précipité de la technologie 5G sur le territoire helvétique. Dans le journal Le Temps du 27 mars 2019, le vice-président de la Fédération des médecins suisses (FMH), Michel Matter, indiquait que « Pour nous, ce qui importe est le principe de précaution, qui seul permet de minimiser les risques liés à la nouvelle technologie. Des groupes d’experts doivent rendre leurs différents rapports ces prochains mois. Il nous est donc évident que ce n’est qu’ensuite que la décision doit être prise, en pleine connaissance de ces avis. […] le principe de précaution nous paraît incontournable malgré la pression colossale de l’industrie devant un tel marché. »

Les médecins pour l’environnement, eux aussi, tirent la sonnette d’alarme depuis plusieurs mois sur ce déploiement massif, car bien qu’il existe déjà quelque 18’500 antennes en Suisse, la 5G nécessiterait l’installation de près de 15’000 antennes supplémentaires.

Alors que l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) a mandaté un groupe de travail d’étudier les conséquences de cette technologie, l’Office fédéral des télécommunications (OFCOM) s’est précipité pour vendre les licences en la matière aux trois plus grands opérateurs de téléphonie mobile pour 380 millions de francs suisses.

Le 26 mars dernier, des députés de tous bords ont déposé une résolution qui demande au Conseil d’Etat vaudois de bien vouloir prononcer un moratoire sur le déploiement de la 5G dans le canton en attendant le résultat de l’étude de l’OFEV.

Dès lors, les soussigné.s ont l’honneur d’interpeller la Municipalité avec les questions suivantes :

  1. Est-ce que la Municipalité a d’ores et déjà été saisie de demandes d’opérateurs de téléphonie pour installer des émetteurs pour la 5G ?
  2. Le cas échéant, a-t-elle déjà octroyé de telles autorisations ? Si oui combien et où ?
  3. Comment la Municipalité s’y prend-elle pour éviter à l’avenir un développement anarchique, et non coordonné entre les différents opérateurs, des éventuelles futures antennes? La commune ne pense-t-elle pas qu’une planification spécifique permettant d’éviter un tel développement serait utile et décréter ainsi une sorte de moratoire ?
  4. La Municipalité va-t-elle par ailleurs prévoir d’éventuelles « zones blanches » sur son territoire ?

Yvan Rytz