Café-écolo

Café-écolo du 22 février 2012

_cafeecolo22022012La première rencontre a eu lieu le 22 février, à 20h00, à l’Espace socio-culturel « Les Moulins », à Aigle. Elle était consacrée à l’économie verte. La Conseillère nationale verte vaudoise Adèle Thorens a décrit les enjeux de la réforme écologique de notre économie au niveau fédéral en compagnie de Benoît Charrière, de l’entreprise Sofies, qui a présenté la démarche pilote d’écologie industrielle dans la région du Chablais, portée par AigleRégion et le Canton de Vaud.

Aujourd’hui, l’économie suisse fonctionne comme si nous disposions des ressources de trois planètes. Or, nous n’en avons qu’une. L’esprit de l’économie verte est de réduire notre empreinte écologique notamment en transformant notre économie du tout-jetable en une économie circulaire qui revalorise ses émissions et ses déchets et réduit drastiquement le gaspillage.

L’économie du tout jetable ne se soucie guère de l’environnement. Elle est notamment responsable des changements climatiques, principale menace du 21esiècle. Elle génère des montagnes de déchets et empoisonne la biosphère avec des produits chimiques toxiques qui portent atteinte à notre santé. La surexploitation de la planète compromet l’avenir de l’humanité tout entière : les prochaines générations en paieront le prix. Le modèle économique actuel fonctionne selon le principe du self-service : on se sert sans se préoccuper du renouvellement des stocks, alors que la pénurie se fait déjà sentir dans certains secteurs. En conséquence, les prix flambent. Des guerres éclatent pour le contrôle du pétrole et d’autres matières premières précieuses. Dans ces conditions, une répartition équitable des richesses n’est pas possible. Une économie qui dévore les ressources dont elle est dépendante ne peut pas assurer notre bien-être à long terme. Au contraire, elle va rapidement se retourner contre nous et mettre en danger notre survie sur la Terre.

L’économie verte est une économie circulaire. Elle préserve les ressources de la planète grâce à trois principes fondamentaux :

1. Fermer les cycles
La revalorisation des matériaux est au coeur de l’économie circulaire. Plutôt que de les jeter, on les recycle, on les répare ou on les transforme. Les cycles se succèdent sans produire de déchets.

2. Économiser les matières premières
Des procédés particulièrement efficients permettent de réduire drastiquement la quantité de matières premières utilisée. Les objets sont conçus pour durer plus longtemps et peuvent être réparés. Les sous-produits et les déchets sont réutilisés. La chaleur émise par les moteurs industriels est par exemple récupérée pour le chauffage.

3. Utiliser des matériaux renouvelables et biodégradables
Les déchets biodégradables s’intègrent sans dommage aux cycles de la nature. Des matériaux renouvelables et écologiques remplacent les matériaux de synthèse et les produits chimiques polluants. Les substances particulièrement nocives pour l’environnement sont retirées du marché.

L’une des applications pratiques de l’économie verte est l’écologie industrielle. Il s’agit d’une approche novatrice qui cherche à minimiser les pertes de matières dans les processus de consommation et de production. Elle s’inspire de la manière dont la biosphère fonctionne pour essayer de faire évoluer le système industriel afin qu’il devienne viable.
L’objectif de l’écologie industrielle est de favoriser l’émergence de synergies entre les entreprises de sorte qu’elles réutilisent entre elles, ou avec les collectivités, leurs résidus de production (vapeurs, eau, déchets…). Cette approche permet ainsi d’optimiser l’utilisation des matières premières et de l’énergie dans les processus industriels.