Communiqué 2018

Votation du 25.11.18: S’opposer à un affaiblissement accru de nos droits

Les Verts vaudois, réunis hier soir en comité élargi, recommandent aux Vaudoises et aux Vaudois de rejeter, le dimanche 25 novembre prochain, l’initiative contre les droits humains de l’UDC ainsi que la nouvelle base légale de surveillance des assurés, et d’accepter l’initiative « Vaches à cornes ».

NON à l’initiative de l’UDC

Encore une fois, l’UDC joue avec les mots pour dépeindre une réalité bien éloignée de ce qu’elle est véritablement. En faisant apparaître le terme de « juges étrangers » dans l’intitulé de son initiative, ce parti donne l’impression que la Suisse serait soumise à des dictats extérieurs, en oubliant de préciser que les juges en question, siégeant au sein de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH), sont nommés par et pour tous les pays et que la Suisse dispose donc bel et bien d’un juge suisse (2 même en l’occurrence actuellement), compétent pour tous les cas touchant à notre pays. En outre, il est naïf de penser que nos tribunaux puissent être infaillibles et omniscients par le simple fait d’être suisses, et la CEDH assure une voie de recours possible, renforçant ainsi le respect des droits et libertés individuels, en Suisse également. Enfin, la souveraineté nationale et les droits populaires sont bel et bien d’ores et déjà garantis (contrairement à ce que le terme « autodétermination » choisi par l’UDC tente de suggérer) puisque toute adhésion à une organisation internationale, ou qui entraîne une unification multilatérale du droit, ou toute adhésion à des communautés supranationales ou à des organisations de sécurité collective sont soumises au référendum, facultatif ou obligatoire. Nos droits sont donc, dans le système actuel, préservés, c’est pourquoi les Verts vaudois recommandent le rejet de ce texte qui, lui, les affaiblirait en cas d’acceptation.

NON à la base légale pour la surveillance des assurés

Les Verts vaudois recommandent au peuple de refuser la nouvelle base légale permettant la surveillance des assurés. En effet, cette modification représente une atteinte à la sphère privée individuelle et, étant donné la latitude d’interprétation laissée dans sa formulation, ouvre grand la porte aux accusations infondées, engendrant de longs combats pour les personnes mises en cause injustement et ne disposant pas de moyens équivalents pour se défendre. Il est en outre piquant de noter que, peu avant le vote sur cette modification de loi, une autre modification avait été envisagée à l’égard des fraudeurs fiscaux et que cette modification a été abandonnée. Si l’enjeu était donc véritablement de récupérer l’argent des contribuables, une telle modification aurait dû largement passer la rampe, recelant des montants bien plus conséquents. A noter enfin que ce changement donnerait aux assurances sociales des prérogatives supérieures à celles dont jouit la police et les autorités judiciaires, obligées d’obtenir une autorisation du Ministère public pour toute surveillance dans des lieux publics, voire ensuite du Tribunal des mesures de contrainte pour la pousser plus en avant, alors qu’ici aucune autorisation ne serait nécessaire à moins de recourir à un GPS.

OUI à l’initiative « vaches à cornes »

Il faut rappeler que l’initiative demande, non l’interdiction de l’écornage pour celles et ceux qui la pratiquent, mais simplement la prise en compte, par des aides ciblées supplémentaires, des frais plus importants liés à la conservation d’un cheptel de vaches à cornes. En effet, dans ce cas une stabulation libre des bêtes et une attention supplémentaire accordée à leurs déplacements s’avèrent nécessaires. Il s’agit donc également de valoriser un mode d’élevage pratiqué dans le respect des animaux.

Communiqué 2018

4 interventions parlementaires pour que la volonté des Vaudoises et des Vaudois ne reste pas lettre morte

Suite à la large acceptation par les Vaudoises et les Vaudois, hier, en votation, de l’arrêté fédéral sur le vélo et des deux initiatives agricoles, les Verts déposeront demain au Parlement plusieurs interventions pour concrétiser la volonté exprimée dans notre canton.  Concernant le vélo, ils demanderont l’affectation des 2.1 millions rétrocédés par la Poste à l’aménagement de pistes cyclables. Et côté alimentaire, ils déposeront trois textes pour un plan d’action contre le gaspillage alimentaire, des mesures cantonales de soutien aux petites exploitations agricoles, et pour renforcer les aides en matière d’agroécologie.

Suite à la volonté clairement exprimée hier des Vaudoises et des Vaudois quant à la promotion du vélo et au renforcement de ses infrastructures, ainsi qu’au soutien d’une agriculture locale, durable et de qualité, les Verts déposeront demain 4 interventions parlementaires pour la concrétiser.

Tout d’abord, concernant le vélo, un communiqué officiel du 21 septembre nous apprenait que l’Office fédéral des transports (OFT), la Conférence des directeurs cantonaux des transports publics (CTP) et La Poste avaient signé un accord pour le remboursement des subventions indûment perçues (cf. « affaire Carpostal »). La part revenant au canton de Vaud s’élève à 2.1 millions. Les Verts proposent donc que cette manne inattendue contribue, comme initialement prévu, à favoriser une mobilité qui ménage le climat et que cet argent soit donc entièrement affecté à l’aménagement de pistes cyclables.

Concernant une agriculture et une alimentation durables ensuite, les Verts déposeront demain 3 interventions :
-la première demandant que des mesures cantonales soient prises en faveur des petites exploitations agricoles, intégrant notamment des mesures pour soutenir les jeunes entrepreneurs agricoles dans leur accès au foncier (prêts sans intérêt, exonération fiscale, etc., à l’instar de ce qui est fait pour les start up, ainsi que la création d’une plateforme d’information/registre sur les terrains disponibles à la reprise).

-la deuxième demandant l’établissement d’un bilan des mesures prises, et encore à prendre, en matière d’agroécologie.
-la troisième pour établir un plan d’action contre le gaspillage alimentaire exploitant les marges de manœuvre cantonales, instaurant un devoir d’exemplarité dans les cantines publiques et parapubliques et proposant de renforcer le soutien accordé aux associations actives dans la récupération des invendus.

Les Verts espèrent ainsi que le fort signal transmis hier par nos concitoyennes et nos concitoyens dans deux domaines importants pour la qualité de vie dans notre canton sera ainsi suivi d’effets.

Communiqué 2018

3 fois OUI le 23 septembre prochain pour plus de durabilité au quotidien

Les Verts vaudois, réunis ce soir en comité élargi, recommandent aux Vaudoises et aux Vaudois de glisser trois OUI dans l’urne le 23 septembre prochain à l’occasion de la votation fédérale qui aura lieu ce jour-là. Leur initiative fédérale « Pour des aliments équitables », ainsi que l’initiative « Pour la souveraineté alimentaire » permettront de mieux répondre aux souhaits de proximité, de traçabilité, de transparence et de qualité des consommatrices et consommateurs. Le contre-projet à l’initiative de ProVélo, quant à lui, favorisera la mobilité douce en ancrant les aménagements cyclistes dans la Constitution.

OUI à l’initiative « Pour des aliments équitables »

Sans surprise, les Verts recommandent le OUI à leur initiative fédérale car il est grand temps de favoriser les denrées produites localement, variant au gré des saisons, par rapport à celles de l’agro-industrie mondialisée qui endommage l’environnement, péjore le climat et réduit la biodiversité en imperméabilisant nos sols, polluant nos eaux et intoxiquant humains et animaux. En outre, si les critères de protection des animaux sont en Suisse parmi les plus élevés du monde, de la viande et des œufs étrangers produits dans des conditions non-respectueuses des animaux continuent à arriver dans nos assiettes, sans mention claire de leurs conditions de production. Cela doit cesser. Les consommatrices et consommateurs doivent pouvoir choisir, en toute connaissance de cause, les aliments qu’ils achètent. Trop de denrées alimentaires importées bon marché sont produites dans des conditions de travail scandaleuses, même en Europe, avec pour corollaire des conditions inhumaines pour celles et ceux qui les produisent, récoltent, et conditionnent. Enfin, l’initiative propose des mesures pour lutter contre le gaspillage alimentaire, de plus en plus préoccupant tant il pèse sur l’environnement, augmente le prix des denrées et est inacceptable dans un monde où tous ne mangent pas à leur faim.

OUI à la souveraineté alimentaire

Les Verts recommandent également le OUI à l’initiative « Pour la souveraineté alimentaire » qui vient compléter leur texte en souhaitant renforcer une agriculture paysanne qui permette à toute personne qui y travaille de gagner décemment sa vie, offre un avenir aux générations futures en garantissant des prix rémunérateurs et des revenus équitables aux agricultrices et aux agriculteurs, comme à leurs employé-e-s agricoles, et qui assure aux jeunes un accès à la terre. Elle entend, en outre, protéger les semences face aux entreprises semencières et agrochimiques et interdit toute utilisation d’OGM.

OUI à l’arrêté fédéral « vélo »

Les Verts vaudois soutiennent également l’arrêté fédéral qui vise à inscrire dans la Constitution les réseaux de voies cyclables, au même titre que les chemins et sentiers pédestres. Alors que le trafic est la source la plus importante d’émissions CO2, si nuisibles au climat, le vélo peut fortement contribuer à atteindre nos objectifs climatiques car aucun moyen de transports n’utilise moins de ressources naturelles. Egalement bon pour la santé, le vélo doit être favorisé, en densifiant le réseau de voies cyclables directes, en assurant la sécurité et en prévoyant suffisamment de places de stationnement, pratiques et protégées. Cette inscription s’accompagne également d’une meilleure coordination de la politique cyclable au niveau suisse, offrant un fort potentiel d’économie.

Communiqué 2018

Une victoire et des combats qui continuent

Les Verts prennent acte du refus par la population vaudoise de l’initiative « Monnaie pleine » qu’ils soutenaient. Ils sont, en revanche, satisfaits de l’acceptation de la révision de loi sur les jeux d’argent qui, bien que peu enthousiasmante, permettra d’éviter que les accros au jeu ne soient livrés en pâture aux site de jeu en ligne étrangers s’enrichissant à leurs dépens. Les Verts saluent en outre le refus, par le peuple valaisan, du projet de jeux olympiques à Sion 2026 qui devrait sonner le glas du projet : environnement et finances nécessaires au développement du canton ne seront pas sacrifiées.

NON à l’initiative Monnaie pleine

Les Verts regrettent le faible score réalisé par l’initiative « Monnaie pleine ». Néanmoins, l0initiative aura eu le mérite de mettre au centre du débat le fonctionnement des banques et de la création d’argent, sujet jusque-là absolument hermétique et mystérieux pour la plupart des citoyennes et citoyens vaudois. Les Verts continueront à s’engager à tous niveaux contre la tendance toujours croissante de l’économie actuelle à se déconnecter de la réalité et à s’engager dans un engrenage effréné de spéculation. Le fonctionnement actuel des banques, et de l’économie plus largement, qui dépend largement du crédit et engendre l’obligation d’une course à la croissance perpétuelle pour pouvoir subsister ne saurait en outre continuer ainsi encore longtemps. Les Verts continueront à tenter de mettre un terme à cette économie casino, et à cette recherche du toujours plus, pour revenir à plus de réalité.

OUI à la loi fédérale sur les jeux d’argent

Les Verts vaudois saluent l’acceptation de la modification de loi fédérale sur les jeux d’argent. Toutefois, bien que la réforme protège désormais les joueurs face au risque de s’endetter et d’engraisser des casinos en ligne étrangers motivés par le seul profit à leurs dépens, il reste beaucoup à faire pour renforcer, dans notre pays, les mesures de protection des joueurs. Les Verts vaudois ne cesseront pas, par conséquent, de s’engager à tous les niveaux pour améliorer la prévention et l’accompagnement de l’addiction au jeu tant le chemin à faire est encore long.

NON au projet de jeux olympiques à Sion en 2026

Les Verts se réjouissent particulièrement du refus, par les Valaisannes et les Valaisans, du crédit soumis à votation en faveur du projet de jeux olympiques à Sion en 2026. Les Verts n’ont eu de cesse de montrer combien cette entreprise se serait avérée coûteuse, dangereuse pour l’environnement et nuisible à la nécessaire reconversion du tourisme alpin vers d’autres activités que les seuls sports d’hiver. En outre, au vu des importants impacts que ce projet aurait eu sur le canton de Vaud, notamment en termes financiers avec des coûts sécuritaires de plusieurs dizaines de millions, les Verts vaudois avaient demandé un vote dans notre canton, sans succès. Le vote valaisan de ce dimanche devrait clore le débat. Les Verts voient, en outre, dans ce vote le signe encourageant de la volonté des Suisses, qui ont refusé tout projet de jeux olympique depuis plus de 20 ans et Lausanne 1994, de favoriser un développement raisonné et durable, à l’opposé de deux semaines de jeux laissant derrières elles un saccage environnemental et financier.

Communiqué 2018

Deux fois OUI dans les urnes le 10 juin prochain

Réunis en Comité élargi, les Verts vaudois ont arrêté leurs recommandations de vote en vue de la votation fédérale du 10 juin prochain. Ils recommandent un double oui dans les urnes en soutenant à la fois la loi fédérale sur les jeux d’argent et l’initiative « Monnaie pleine ».

OUI à l’initiative Monnaie pleine

Le débat autour de l’initiative « Monnaie pleine » est complexe. Le constat que posent les Verts sur le monde économique actuel est que l’économie a tendance à toujours plus se déconnecter de la réalité et à s’engager dans un engrenage effréné de spéculation. En outre, le fonctionnement actuel des banques, et de l’économie plus largement, dépend grandement du crédit et engendre l’obligation d’une course à la croissance perpétuelle pour pouvoir subsister. Il serait souhaitable de mettre un terme à cette économie casino, et à cette recherche du toujours plus, pour revenir à plus de réalité et éviter, également, de nouvelles bulles et de nouveaux sauvetages comme nous en avons connu avec la crise boursière de 2008. En ce sens, si l’initiative « Monnaie pleine » ne répond pas à toutes ces questions, elle fait néanmoins un pas dans la bonne direction et a le mérite de lancer un pavé dans la marre et d’amorcer une réflexion alternative sur l’économie, le système bancaire et les réformes qui s’avèrent de plus en plus urgemment nécessaires.

OUI à la loi fédérale sur les jeux d’argent

Les Verts vaudois soulignent que la réforme de la loi fédérale sur les jeux d’argent reste largement insatisfaisante. Nos élu-e-s à Berne se sont battu-e-s pour renforcer les mesures de protection des joueurs, avec trop peu de succès obtenus malheureusement. L’addiction au jeu devrait être prise plus au sérieux par nos autorités et de meilleures réponses adoptées que ne le propose cette loi. Toutefois, entre la peste et le choléra, mieux vaut rester dans le cadre des loteries suisses qui est cadré, contrôlé et dont une part des gains est réinvestie dans la culture et le social que de livrer les accros en pâture aux sites de jeu étrangers, dérégulés et hors de tout contrôle, livrant leur argent aux mafias et autres groupes d’intérêts purement privés. Si les Verts vaudois soutiendront donc les maigres avancées que comporte cette modification de loi, ils ne cesseront en revanche pas de s’engager à tous les niveaux pour améliorer la prévention et l’accompagnement de l’addiction au jeu tant le chemin à faire est encore long.

Interventions parlementaires

Financement de la politique : pour en finir avec l’obscurantisme vaudois

Motion

Les cantons de Fribourg et de Schwyz ont accepté le 4 mars dernier des modifications constitutionnelles introduisant des règles en matière de financement du monde politique. Ce sont désormais cinq cantons qui connaissent des dispositions de ce type.

Au niveau fédéral, une initiative populaire devrait être soumise au peuple ces prochains mois (initiative «pour plus de transparence dans le financement de la vie politique»). Malgré l’opposition du Conseil fédéral, on peut espérer que la population mette fin à cette exception helvétique. La Suisse est en effet le seul pays d’Europe à n’avoir aucune réglementation en matière de transparence pour le financement des partis politiques.

Cela étant, les dispositions soumises au vote par le biais de l’initiative en question ne concerneront que les financements des partis à l’échelon fédéral.

Au niveau du canton de Vaud, notre parlement a refusé en 2012 d’entrer en matière sur un contre-projet du Conseil d’Etat qui répondait à une motion du groupe socialiste (Motion Montangero visant à modifier la loi sur l’exercice des droits politiques en introduisant les notions de transparence des coûts et de plafonnement des dépenses électorales pour les campagnes politiques”07 MOT 006).  Les votes positifs de ce week-end rappellent pourtant l’importance que la population porte à cette question. La population veut savoir qui finance les activités des formations politiques.

Alors que la confiance envers le monde politique s’effrite, les résultats fribourgeois et schwytzois doivent nous inciter à nous engager sur une voie similaire. Nous ne devons pas rater l’occasion qui nous est faite de faïre preuve de transparence sur la provenance et le volume des montants qui alimentent nos campagnes politiques, que ce soit pour les élections ou les votations. De telles mesures seraient aussi l’occasion de marquer notre indépendance vis-à-vis de certains groupes d’intérêts et d’affirmer que nos institutions veulent travailler en toute transparence vis-à-vis de la population.

Par voie de motion, nous demandons au Conseil d’Etat de porter dans la loi sur l’exercice des droits politiques (LEDP) les dispositions plébiscitées par le peuple fribourgeois le 4 mars dernier’.

Pour le groupe des Verts
Vassilis Venizelos

Pour le groupe socialiste
Stéphane Montangero

Actes Verts

Actes Verts n° 47 – Actualité nationale et internationale

Le 24 septembre, le nouvel article constitutionnel sur la sécurité alimentaire, qui reprenait de manière non contraignante une partie de notre initiative fédérale dite fairfood, a été accepté à 78% par le peuple et tous les cantons avec un record national de 92% dans le canton de Vaud. Son influence réelle ces prochaines années n’est pas encore connue.

Le même jour la votation sur Prévoyance 2020 et son financement, largement soutenue par les Verts suisses mais qui a divisé les Verts vaudois, était refusée à une faible majorité. Presque tout le monde admet l’urgence du problème, mais chacun y va de sa solution personnelle. Il est vraisemblable, mais pas certain, que le prochain projet d’ici 3 à 4 ans au minimum, sera scindé en propositions non liées, ne traitant pas pour l’instant le deuxième pilier. L’une concernera la TVA, à titre définitif ou pour une vingtaine d’années, une autre la retraite des femmes à 65 ans avec ou sans proposition d’accompagnement social ou salarial, mais sans proposition aussi généreuse que les 70 francs. L’ampleur des propositions de détail proposées est encore inconnue et notre position ne pourra être déterminée qu’en connaissance de cause.

Le 24 septembre était aussi journée d’élections fédérales en Allemagne. Malgré des instituts de sondage qui les donnaient en perte de vitesse, les Verts allemands ont progressé de 8.4 à 8.9%.

La décision des sociaux-démocrates, probablement irréversible, de sortir du gouvernement pour entrer dans l’opposition, suite à une perte d’environ 5%, ouvre la voie à diverse possibilités. Soit on procède à de nouvelles élections et on assiste à une poussée probablement encore plus grande de l’extrême droite (12.7%) dénonçant l’incurie des autres partis et proposant du populisme anti-européen et anti-islam, soit à une coalition minoritaire très fragile, soit à ce qu’on appelle la coalition jamaïque (allusion au drapeau de cette île contenant du noir pour la CDU, du jaune pour les libéraux et du vert pour les Verts). Une telle coalition existe depuis deux mois dans le land de Schleswig-Holstein et le Baden-Wurttemberg (10 millions d’habitants), à la frontière suisse, est gouverné depuis 18 mois par une coalition Verts-CDU avec un ministre président vert (30% pour les Verts et 27% pour la CDU aux élections de mars 2016). Néanmoins les négociations s’annoncent difficiles en raison de différences fondamentales entre les libéraux et les Verts et, dans une mesure moins importante, entre les Verts et la CDU. Pour aboutir des concessions devront être faites de part et d’autre. Si cela se fait, il faut espérer que les Verts priorisent la transition écologique et le climat dans leurs revendications, un duo franco-allemand avec Nicolas Hulot pouvant offrir de grands espoirs à l’Union européenne et, par ricochet, à la Suisse.

Lors de la session qui vient de se terminer, le Conseil national a traité notre initiative alimentaire, largement refusée avec toutefois soixante élus votant pour ou s’abstenant. Principaux reproches : tout ce qui était utile dans cette initiative a été repris dans le projet accepté par le peuple le 24 septembre et le reste n’est que mine à soucis internationale vu nos revendications sur la qualité des produits importés. A prendre note pour les futurs débats.

Daniel Brélaz, conseiller national

Communiqué 2017, Votation

La LPPPL, une loi en faveur des coopératives d’habitation

La Loi sur la préservation et la promotion du parc locatif (LPPPL), qui passera en votation le 12 février prochain, peut compter sur le soutien de coopératives. Celles-ci, en promouvant un mode d’habitat différent de celui défendu par les milieux immobiliers traditionnels, sont aux premières loges pour observer les effets de la pénurie de logements abordables que subit le canton de Vaud. Pour se développer, elles espèrent bien pouvoir bénéficier des outils proposés aux communes par la LPPPL afin d’offrir davantage de logements adaptés aux besoins de la population.

Des coopératives de différentes tailles et modes de fonctionnement soutiennent la Loi vaudoise sur la préservation et la promotion du parc locatif (LPPPL), objet cantonal de votation du 12 février prochain. Ce texte crée une nouvelle catégorie de logements d’utilité publique (LUP) : le logement à loyer abordable (LAA). Celui-ci n’est pas subventionné mais bien à prix coûtant. En cela, il correspond à ce que les coopératives cherchent à offrir à la population.

La LPPPL introduit également un nouveau droit en faveur des communes : celui de fixer des quotas de LUP dans leur planification territoriale. Une telle mesure aura pour effet de faire baisser le coût des terrains, donnant ainsi une meilleure chance aux coopératives d’acquérir des parcelles afin d’y développer de nouveaux projets.

Enfin, si une commune exerce le droit de préemption offert par la LPPPL – droit qui ne peut être exercé qu’en vue de construire des LUP – elle pourra décider d’attribuer un droit de superficie à une coopérative. Ce système, en diminuant les besoins financiers de départ, bénéficie tout particulièrement aux jeunes coopératives.

Mues par la volonté d’envisager l’habitat d’une manière différente des milieux immobiliers traditionnels – plus humaine et centrée sur un intérêt général – les coopératives soutiennent la LPPPL, une loi qui les aidera à réaliser leurs projets futurs.

 

Coopérative Cité Derrière, Philippe Diesbach, président
Coopérative Le Bled, Laurent Guidetti, directeur ad interim
Coopérative du Cercle ouvrier lausannois, Philippe Mivelaz, président

Plus d’informations

Communiqué 2017, Votation

La campagne pour plus de logements à loyers abordables est lancée

Le comité vaudois « pour des logements abordables » a lancé ce matin sa campagne en faveur de la Loi sur la préservation et la promotion du parc locatif (LPPPL), objet de votation du 12 février prochain. Des personnalités politiques de la gauche et du centre ainsi que des représentants de l’ASLOCA et de la FAE ont exposé les raisons pour lesquelles cette nouvelle loi est primordiale afin de sortir de la crise du logement qui touche le canton de Vaud depuis 20 ans.

C’est dans la salle communautaire du « projet Sirius » – développé par la coopérative Cité Derrière et offrant des logements subventionnés, protégés, de la PPE à prix coûtant et des appartements en location à prix coûtant – que le comité vaudois « pour des logements abordables » a lancé sa campagne en faveur de la Loi sur la préservation et la promotion du parc locatif (LPPPL). Parmi les personnalités présentes figuraient des représentants de l’ASLOCA et de la Fédération des Associations d’Etudiants de l’Université de Lausanne (FAE), ainsi que du Parti socialiste vaudois, des Verts vaudois, du Parti Démocrate Chrétien, de Vaud Libre et de solidaritéS.

Ils ont évoqué la pénurie qui frappe notre canton depuis près de 20 ans, et les nombreux outils que la LPPPL propose aux communes et aux investisseurs pour y mettre fin, en construisant plus mais surtout mieux, dans l’intérêt de l’ensemble de la population vaudoise. Quotas de logements d’utilité publique, bonus de surface à bâtir pour qui en construit ou encore droit de préemption cadré : tels sont les instruments qui permettront de faire sortir de terre davantage de logements à loyers abordables, ceux qui font aujourd’hui cruellement défaut sur le marché.

La protection des locataires a également été abordée puisque la LPPPL, tout en incitant les rénovations énergétiques, prévoit des garde-fous pour empêcher que des travaux ne soient entrepris dans le seul but d’augmenter le loyer des logements concernés. Grâce à la LPPPL, les locataires bénéficieront du droit d’être informés et consultés lorsque des rénovations sont envisagées.

La diversité des soutiens à la LPPPL parle d’elle-même : il s’agit d’une loi pragmatique et efficace, issue d’un large consensus au Grand Conseil entre la gauche, le centre et une partie de la droite.

Si la campagne a déjà commencé sur les réseaux sociaux, le comité en faveur de la LPPPL et les organisations qui en sont membres profiteront des prochaines semaines pour exposer leurs arguments à la population vaudoise tant par une présence dans les gares et sur les marchés, que lors de séances d’informations.

 

Anne Baehler Bech, secrétaire générale de l’ASLOCA Vaud

Alberto Mocchi, président des Verts vaudois

Jessica Jaccoud, vice-présidente du PS vaudois

Axel Marion, co-président du PDC Vaud

Jérôme Christen, député Vaud libre

Hadrien Buclin, conseiller communal solidaritéS à Lausanne

Joachim Léger, co-président de la FAE

 

 

Communiqué 2016, Votation

Un comité pour le OUI à des logements à loyers abordables

Un comité réunissant associations de défense des locataires, partis politiques de gauche et du centre ainsi que syndicats s’est constitué en vue du vote du 12 février prochain sur la Loi sur la préservation et promotion du parc locatif (LPPPL). Il mettra aujourd’hui en ligne son site internet ainsi qu’une page facebook et un compte twitter. Son but : promouvoir la LPPPL : une loi qui permettra d’augmenter fortement le nombre de logements à loyers abordables sur le marché, mettant ainsi fin à plus de 20 ans de pénurie, créée et entretenue par les milieux immobiliers. Il veillera également à répondre aux contre-­‐vérités énoncées à grands coups d’annonces publicitaires par les opposants.

Depuis plusieurs semaines, un comité unitaire réunissant l’ASLOCA, les Verts, le Parti socialiste vaudois, le Parti Démocratie Chrétien , solidaritéS, Vaud Libre, l’Union syndicale vaudoise ainsi que le Syndicat des services publics, et des personnalités politiques issues de la gauche et du centre s’active pour préparer la campagne pour le OUI à la fin de la crise du logement dans le canton de Vaud.

Dans le courant de la journée, ce comité mettra en ligne le site internet de sa campagne : www.pour-­des-­logements-­abordables.ch, sur lequel il sera possible de trouver les soutiens à la campagne, les arguments en faveur de la LPPPL mais aussi des réponses aux contre-­vérités énoncées sans gêne par les milieux immobiliers qui s’opposent à la nouvelle loi. Ce site est accompagné d’une page facebook ­‐ www.facebook.com/lppploui -­ et d’un compte twitter -­www.twitter.com/lpppl_oui .

Le comité se réjouit par ailleurs des soutiens toujours plus nombreux à la LPPPL : la Fédération des Associations d’Etudiants de l’UNIL (FAE), l’AVIVO, la Fondation Solidarité Logements Etudiants (FSLE), mais aussi une association de propriétaire comme Habitat Durable, ainsi que plusieurs coopératives d’habitations et d’habitants ont rejoint cette campagne centrale pour les Vaudoises et les Vaudois. Ces soutiens de milieux très divers démontrent que la loi jouit d’une forte crédibilité, et qu’elle répond aux aspirations de celles et ceux qui veulent sortir de 20 ans de crise du logement.

Une conférence de presse sera organisée dans la première quinzaine de janvier afin de présenter en détail les arguments pour le OUI à la LPPPL ainsi que les divers soutiens et éléments de la campagne.

Anne Baelher Bech, secrétaire générale de l’ASLOCA Vaud
Alberto Mocchi, président des Verts vaudois
Jessica Jaccoud, vice-­présidente du PS vaudois
Christophe Barbezat, secrétaire général adjoint du PDC Vaud
Jean-­‐Michel Dolivo, député solidaritésS
Jérôme Christen, député Vaud libre
Julien Eggenberger, président du SSP Vaud