Communiqué 2020

Vaudois-es et Vert∙e∙s à l’unisson ce dimanche pour la biodiversité et la cohésion sociale

Dimanche réjouissant pour les Vert∙e∙s vaudois∙es : les Vaudoises et les Vaudois ont suivi toutes leurs recommandations de vote. Ils ont ainsi montré qu’ils n’acceptaient aucun affaiblissement de la protection des espèces alors que nous vivons une crise climatique et de la biodiversité. Les Vert∙e∙s vaudois∙es  saluent aussi la large acceptation du congé paternité, qui représente un premier petit pas dans la bonne direction, et le rejet très marqué des cadeaux fiscaux ainsi que de l’initiative de résiliation qui aurait isolé la Suisse. Ils sont également particulièrement satisfait-e-s du refus d’achat des avions de combat inutiles ainsi que du rejet de la loi sur la chasse qui montre que les Vaudois-es n’ont pas voulu mettre encore plus en péril notre biodiversité. En espérant que ces deux derniers votes soient encore confirmés sur le plan national  !

Modification de la loi fédérale sur la chasse

A l’origine conjointe du référendum lancé au plan national, les Vert∙e∙s vaudois∙es saluent le rejet, dans notre canton, de la loi d’abattage qu’ils combattaient. Ils espèrent que la population suisse confirmera encore ce vote dont l’issue reste très serrée. C’est un signal clair des Vaudois∙es que les grands prédateurs, tels que le loup, doivent être gérés de manière proportionnée, et que la protection de nombreux autres animaux – victimes collatérales dans cette révision – ne doit pas être affaiblie. Il est même nécessaire de renforcer leur protection, tant notre biodiversité est trop importante pour être mise en péril.

Achat de nouveaux avions de combat

A l’heure de l’urgence climatique, les Vert∙e∙s saluent la décision nette des Vaudoises et des Vaudois de ne pas gaspiller des milliards pour l’achat d’avions de combat qui ne pourront rien pour répondre à la plus grande menace qui plane actuellement sur nous : celle de la crise climatique. Les Vert∙e∙s espèrent que ce gaspillage d’argent programmé sera également rejeté sur le plan national et, si cela ne devait pas être le cas, les Vert∙e∙s resteraient mobilisé-e-s pour que ces dépenses ne prétéritent pas les autres investissements bien plus nécessaires, pour lutter contre la crise climatique et préserver notre biodiversité.

Cadeaux fiscaux aux familles riches

Les Vert∙e∙s saluent également le refus important des cadeaux fiscaux faits aux familles les plus riches. Cette mesure aurait majoritairement profité aux familles dont le salaire imposable annuel dépasse les 150’000 francs alors que ce sont avant tout les jeunes familles et les familles les plus modestes qui ont besoin d’être soutenues. Les Vert∙e∙s continueront à s’engager pour une politique familiale durable et sociale (allocations familiales, subventions aux crèches ou encore congé parental), qui profite à toutes et tous.

Congé paternité

Les Vert∙e∙s saluent enfin le résultat net du vote de ce dimanche. C’est un signal clair donné en faveur d’une politique familiale plus progressiste et la reconnaissance du travail pionnier mené par les Vert∙e∙s depuis toujours pour plus d’égalité et un meilleur équilibre entre vies familiale et professionnelle. Ces deux semaines ne sont toutefois qu’un premier pas ; il s’agit désormais de passer à l’étape suivante et d’aller vers l’introduction d’un congé parental. Le congé parental n’est pas seulement bénéfique aux enfants et à leurs parents, il est également judicieux sur le plan social et économique car il ouvre la voie à une répartition équitable des tâches au sein de la famille et dans la vie professionnelle.

Communiqué 2020

Les Vert∙e∙s vaudois∙es reconduisent leur direction et donnent leurs recommandations de vote pour novembre

Les Vert∙e∙s vaudois∙es, réuni-e-s ce soir en Assemblée générale ordinaire au Château d’Aigle, ont renouvelé leur confiance et leur soutien à leur direction actuelle. Ils et elles ont, en outre, arrêté leurs recommandations de vote en vue de la prochaine votation fédérale, prévue le 27 novembre prochain, et recommandent d’accepter les deux initiatives soumises à scrutin, soit l’initiative «Pour une interdiction du financement des producteurs de matériel de guerre » et l’initiative  « Pour des multinationales responsables ».

En raison de la COVID-19, l’assemblée générale ordinaire des Vert∙e∙s vaudois∙es n’a pas pu se tenir en mai dernier, comme de coutume. Elle a donc eu lieu ce soir, en septembre, au Château d’Aigle, avec toutes les précautions sanitaires nécessaires.

L’assemblée, masquée, a ainsi notamment reconduit sa direction actuelle composée d’Alberto Mocchi, Municipal à Daillens, au poste de Président ; Anne Baehler, députée de Riex, et David Raedler, qui entrera au Grand conseil dans le courant du mois pour Lausanne, aux postes de vice-président-e-s ; Rebecca Joly, députée de Prilly, au poste de trésorière ; et Gaëlle Lapique, future collaboratrice personnelle de la Conseillère d’Etat Béatrice Métraux, Maxime Mellina, doctorant, et la municipale d’Yverdon Carmen Tanner comme membres du Bureau. On ne change pas une équipe qui gagne et qui se réjouit de relever le défi des Communales avec le même panache et les mêmes résultats que pour les dernières Fédérales.

Les membres présent-e-s ont également arrêté les recommandations de vote des Vert∙e∙s vaudois∙es pour la prochaine votation fédérale prévue le 27 novembre prochain, toutes deux prises à l’unanimité !

Ils et elles soutiennent ainsi, d’une part, l’acceptation de l’initiative «Pour une interdiction du financement des producteurs de matériel de guerre » , co-lancée par les Jeunes Vert-e-s et le GSsA et pour laquelle de très nombreuses signatures ont été récoltées dans leur rangs. Ce texte, contre le commerce de guerre, veut en effet empêcher la Banque nationale suisse, ainsi que les fondations et les institutions de la prévoyance publique et professionnelle de financer les producteurs de matériel de guerre. Cela devrait aller de soi, d’autant plus dans un pays promouvant la paix et la médiation comme la Suisse. A l’heure où des fonds sont plus que jamais nécessaires pour des secteurs cruciaux de notre société, il n’est pas question de financer des guerres ou la destruction de l’environnement avec notre argent. Il doit, au contraire, contribuer à des investissements durables. Les Vert∙e∙s s’engagent depuis bien longtemps, à tous les niveaux, pour réorienter  les investissements de nos banques et caisses de pension vers des placements plus responsables. Ce d’autant plus qu’en tant que place financière internationale, la Suisse a un rôle particulier à jouer et que les études se multiplient sur la plus-value toujours croissante apportée par les investissements propres.

Les Vert∙e∙s vaudois∙es recommandent également le OUI à l’initiative  « Pour des multinationales responsables ». Que les multinationales qui ont leur siège en Suisse ne puissent plus violer les droits humains ou détruire l’environnement en toute impunité semble tomber sous le sens. Il n’est pas acceptable que les comportements irresponsables soient aujourd’hui récompensés et représentent un avantage concurrentiel pour les multinationales sans scrupules face aux entreprises qui font de leur côté des affaires en respectant les droits humains et l’environnement. Il est plus que temps de passer à une consommation plus responsable et de soumettre l’ensemble des entreprises aux mêmes règles. Il s’agit aussi urgemment d’abolir les double-standards qui protègent les Suissesses et les Suisses de certains produits toxiques ou pratiques inhumaines qui sont, par contre, largement déversés et appliqués à l’étranger en toute impunité.

Communiqué 2020

NON à une loi d’abattage alors que notre biodiversité devrait être préservée

Ce communiqué est émis par le Comité vaudois contre la révision de loi sur la chasse dont les Vert.e.s font partie

Alors que le peuple suisse devra voter sur le projet de révision de Loi sur la chasse le 27 septembre prochain, le comité vaudois contre cette révision inacceptable a officiellement lancé aujourd’hui la campagne dans le canton de Vaud. Les stands et les distributions en gare ont d’ores et déjà commencé tant il est important qu’un NON sorte des urnes ! Pour la préservation de la biodiversité, déjà fortement mise à mal, et une meilleure convivance humains-animaux, sans péjorer encore davantage la situation de nombreuses espèces menacées.

Le comité vaudois contre la révision de loi sur la chasse a présenté, ce matin à Lausanne, ses arguments et lancé officiellement sa campagne. Composé de nombreux partis, associations et fondations[1], les actions de terrain ont déjà commencé pour sensibiliser les Vaudoises et les Vaudois aux dangers importants représentés par cette révision de loi.

Alberto Mocchi, Président des Vert.e.s vaudois.es a ouvert la conférence de presse en rappelant l’enjeu de la votation : «La révision sur laquelle nous sommes appelés à voter est une attaque frontale contre la biodiversité. Au lieu de mieux protéger les espèces animales en danger, elle facilite leur abattage et fait passer les intérêts particuliers de quelques chasseurs devant l’intérêt général et celui d’une nature déjà mise à rude épreuve».

Claire Richard, Présidente du Parti vert’libéral vaudois a ensuite souligné les dérives amenées par cette loi : « Alors que seule la gestion du loup était prévue au départ par le Conseil fédéral, la révision de la loi revue par les Chambres remet en question la protection, entre autres, du lynx, du cygne tuberculé, du castor ou encore du héron cendré. » Pire encore, « bécasse, lièvre et tétras-lyre pourront toujours être chassés sans protection. La loi ne leur sera d’aucune aide! », s’est alarmé en écho François Turrian, directeur romand de BirdLife Suisse.

La nouvelle loi représente ainsi une détérioration inquiétante de la situation de protection actuelle des espèces, dissimulée derrière de pseudo-améliorations qui n’arrivent pas à cacher son incohérence. C’est ce qu’a dénoncé Serge Fischer, Président de Pro Natura Vaud : « Les partisans du Oui prétendent que la révision de loi protégera de nouvelles espèces et favorisera la sauvegarde des milieux naturels. Or ces prétendus effets positifs sont délibérément biaisés. Ainsi l’introduction d’une protection totale de 12 espèces de canards sur les 15 actuellement chassables n’aura aucun effet concret, car les trois espèces qui pourront continuer à l’être (colvert, morillon et sarcelle d’hiver) forment déjà 98 % des effectifs tirés ! Quant aux habitats, les cantons appliquent depuis longtemps les mesures de protection prévues par la Confédération…qui pourrait par contre désormais paradoxalement y autoriser des tirs de régulation. C’est schizophrène ».

Si cette révision choque donc par la menace accrue qu’elle représente pour les espèces menacées, elle fait d’autant moins sens qu’animaux et êtres humains ont des rôles spécifiques et complémentaires à jouer pour le bien de nos écosystèmes et notre qualité de vie commune. « Les grands prédateurs régulent et soignent la nature. Ils sont donc nos alliés. Ils diminuent typiquement l’impact des sangliers et des chevreuils sur la forêt, ce qui augmente le nombre d’espèces d’arbres et d’arbustes. De la même façon, les cultures sont mieux préservées de la faune sauvage. N’oublions pas que le loup est le seul prédateur naturel du sanglier! La meilleure santé de la grande faune par l’élimination des animaux les plus faibles, voire malades, est aussi une conséquence positive du retour des grands prédateurs dont c’est la tâche depuis toujours» a ainsi rappelé Lorenzo Poglia, chargé d’affaire au WWF Vaud.

Cette révision de loi ne menace, en outre, pas seulement les espèces mais nos droits démocratiques également, tel que le droit de recours des organisations. Anna Zangger, avocate de la Fondation Franz Weber, a ainsi précisé que « tout droit de recours serait abrogé pour les décisions de tirs individuels des espèces chassables. Si un canton décidait, par exemple, d’autoriser le tir de corbeaux freux, le Tribunal ne pourra plus se pencher sur l’autorisation délivrée, comme il le peut aujourd’hui. Aussi bien les organisations que les communes perdraient ainsi tout droit de recours ».


[1] Animae, Birdlife, Fondation Mart, Groupe Loup Suisse, branche vaudoise, Helvetia Nostra et la Fondation Franz Weber, Jeunes vert ’libéraux, Jeunes Vert-e-s vaudois-es, Les Vert∙e∙s vaudois·es, Parti vert ’libéral vaudois, Pro Natura Vaud, PS vaudois, WWF Vaud

Communiqué 2020

Trois NON pour protéger la biodiversité et la cohésion sociale

Les Vert∙e∙s vaudois∙es réuni-e-s ce soir en comité élargi à Lausanne ont arrêté leurs recommandations de vote en vue de la votation fédérale du 17 mai prochain. C’est trois fois NON à la révision de loi sur la chasse, à l’initiative UDC contre la libre-circulation et aux allègements fiscaux pour familles aisées. Les Vert∙e∙s s’engageront particulièrement fortement dans le canton contre la révision de loi sur la chasse en pilotant le comité vaudois contre cet objet qui mettrait en danger les espèces devant être pourtant protégées, a fortiori à l’heure d’une si forte chute de la biodiversité des espèces.

NON à la Modification de la loi fédérale sur la chasse

A l’origine conjointe du référendum lancé au plan national, les Vert∙e∙s refusent la modification de loi sur la chasse soumis au peuple en mai prochain. Il est insensé d’ainsi démanteler la protection des espèces en permettant aux cantons d’autoriser le tir de certaines espèces menacées ou protégées. D’autant que les espèces protégées peuvent d’ores et déjà être régulées, mais en respectant les cautèles légales nécessaires. Les Vert∙e∙s refusent, en outre, les « tirs préventifs » qui autoriseraient à tuer des animaux protégés lorsqu’il n’existe qu’une probabilité qu’ils puissent causer des dommages, sans en avoir encore causé aucun. Afin de régler les conflits avec les grands prédateurs, de vraies mesures préventives sont plutôt nécessaires pour permettre une meilleure cohabitation entre animaux sauvages et de rente, en soutenant, par exemple, la protection des troupeaux. Les tirs préventifs ne résolvent rien. Cette modification de loi est d’autant plus inacceptable en cette époque de chute drastique de la biodiversité où de plus en plus d’espèces disparaissent, en Suisse et dans le monde.

NON à l’initiative populaire « Pour une immigration modérée (initiative de résiliation) »

Les Vert∙e∙s vaudois∙es recommandent, en outre, de refuser l’initiative de résiliation de l’UDC dont le but n’est pas vraiment de limiter l’immigration mais bien de supprimer les mesures d’accompagnement, et donc d’attiser la sous-enchère salariale, alors que les Vert∙e∙s défendent des salaires équitables et des conditions de travail dignes pour toutes et tous. Par ailleurs, les Vert∙e∙s s’engagent pour une politique migratoire constructive et équitable qui protège les personnes, rejette l’isolationnisme et refuse le dénigrement. L’initiative priverait de leurs droits les migrant-e-s établi-e-s en Suisse puisque libre circulation des personnes a permis aux citoyen-ne-s européen-ne-s qui vivent ici de ne pas être discriminé-e-s- par rapport aux Suisses.

NON à la modification de la loi fédérale sur l’impôt direct (LIFD)

Enfin, les Vert∙e∙s refusent les cadeaux faits aux familles les plus riches en modifiant la LIFD. En effet, de par la forte progressivité de l’IFD, cette mesure profitera majoritairement aux familles dont le salaire imposable annuel dépasse les 150’000 francs. Cette mesure ne viendra donc pas en aide aux jeunes familles, ni aux familles les plus modestes. Les Vert∙e∙s s’engagent, eux, pour une politique familiale durable et sociale : ces 370 millions de francs devraient plutôt être investis dans les allocations familiales, des subventions aux crèches ou encore dans un congé parental. Et ainsi vraiment bénéficier à toutes et tous.

Communiqué 2020

Deux OUI pour le respect des droits fondamentaux et une élection qui consacre le climat

Les Vert∙e∙s vaudois∙es saluent l’acceptation ce dimanche par les Vaudois-es de l’initiative  « Pour des logements abordables » et même le plébiscite de la modification du code pénal visant à étendre la norme antiraciste à l’orientation sexuelle. Ils saluent aussi l’excellent score réalisé par Juliette Vernier à l’élection complémentaire au Conseil d’Etat vaudois, signe que la préoccupation climatique reste largement prévalente au sein de la population, qui attend des réponses. Encore un signal positif en vue des prochaines élections communales.

OUI à  «Davantage de logements abordables »

Les Vert∙e∙s vaudois∙es saluent le OUI vaudois qui témoigne du souci des citoyen-ne-s de disposer d’une offre de logements plus appropriée à la demande existante. Cette acceptation n’est pas vraiment une surprise dans la mesure où les Vaudoises et les Vaudois avaient déjà soutenu, il y a 3 ans, la « Loi sur la promotion et la préservation du parc locatif » de leur ministre verte Béatrice Métraux pour également accroître la part de logements à loyers abordables dans notre canton. Les Vert∙e∙s regrettent que le reste de la Suisse ne se soit pas montré aussi attaché au respect du droit de chacune et de chacun à se loger, le texte de l’ASLOCA ayant malheureusement été refusé au plan national.

OUI à la modification du code pénal et du code pénal militaire (Discrimination et incitation à la haine en raison de l’orientation sexuelle)

Les Vert∙e∙s vaudois∙es se réjouissent également de l’inscription, cette fois soutenue au plan national également, de l’interdiction de toute discrimination et incitation à la haine en raison de l’orientation sexuelle dans le code pénal et le code pénal militaire. Les violences (verbales et discriminations) subies par les personnes homosexuelles sont en effet quotidiennes et il était urgent d’agir. Désormais, si la communauté homosexuelle subit une atteinte à l’honneur, cette dernière sera poursuivie d’office. Les Vaudoises et les Vaudois sont même celles et ceux qui ont affirmé le plus clairement du pays (à plus de 80%) que l’homophobie ne relève pas de la liberté d’expression, mais qu’elle est intolérable et doit être punie.

Election complémentaire au Conseil d’Etat

Les Vert∙e∙s vaudois∙es saluent l’excellent score réalisé par la candidate de la Grève du climat, Juliette Vernier. Avec très peu de moyens, ce presqu’un quart des voix exprimées consacre l’importance de la problématique du climat dans l’esprit de la population vaudoise et est de bon augure en vue des prochaines élections Communales qui auront lieu dans 1 an, tant la volonté semble forte d’empoigner la crise et d’y apporter des solutions démocratiques, pragmatiques et efficaces pour que nos jeunes aient un futur vivable.

Communiqué 2019

Deux OUI pour le respect des droits fondamentaux

Les Vert∙e∙s vaudois∙es, réuni-e-s ce soir en comité élargi ,ont prononcé leurs recommandations de vote en vue de la votation fédérale du 9 février prochain. Ils recommandent d’accepter les deux objets soumis au vote, soit l’initiative « Pour des logements abordables » de l’ASLOCA et la modification du code pénal visant à étendre la norme antiraciste à l’orientation sexuelle.

OUI à  «Davantage de logements abordables »

Les Vert∙e∙s vaudois∙es soutiennent l’initiative de l’ASLOCA. Disposer d’un toit est en effet un besoin fondamental, tout comme la nourriture, l’eau, les vêtements et l’air pur. Chacun-e doit donc pouvoir avoir accès à un logement convenable, à un prix abordable. La Constitution fédérale le prévoit d’ailleurs déjà, puisqu’elle stipule que toute personne qui cherche à se loger doit pouvoir trouver, pour elle-même et sa famille, un logement approprié à des conditions supportables. L’initiative permettra donc enfin de faire appliquer ce mandat constitutionnel.

Un OUI est également nécessaire car l’appétit des spéculateurs qui visent profits et rendements maximaux entraîne, en général, des loyers bien supérieurs en moyenne à ceux qui prévalent dans les coopératives d’habitation, ou pour les logements gérés par des communes ou des fondations d’utilité publique (deux loyers mensuels d’écart sur 1 an, voire même 3 dans les villes-centres!). En encourageant les loyers modérés, l’initiative permet de soustraire des habitations à la spéculation et au profit.

Enfin, isoler et assainir les bâtiments est crucial pour le climat. Les subventions allouées permettent d’en réduire les coûts. Malheureusement, les propriétaires qui finissent par congédier leurs locataires pour vider leurs bâtiments et les transformer en immeubles de luxe reçoivent aussi ces subventions. Accepter l’initiative permettra de mettre un terme à cette pratique et de favoriser les assainissements sans faire exploser les loyers.

OUI à la modification du code pénal et du code pénal militaire (Discrimination et incitation à la haine en raison de l’orientation sexuelle)

Les Vert∙e∙s vaudois∙es soutiennent également cette modification du code pénal et du code pénal militaire. Les violences (verbales et discriminations) subies par les personnes homosexuelles sont quotidiennes : au-delà des cas les plus graves de violence physique, la violence verbale et le harcèlement engendrent des souffrances et poussent même, trop souvent, les personnes concernées à attenter à leurs jours (en témoigne le taux de suicide inquiétant chez les jeunes homosexuel-le-s). Pourtant, en l’état actuel du droit, si une personne homosexuelle subit une atteinte à l’honneur, elle peut certes porter plainte, avec néanmoins peu de chances de succès, mais lorsque la communauté homosexuelle subit une telle atteinte, aucune disposition pénale ne permet de poursuivre l’auteur-e des insultes. Les associations ne sont ainsi pas habilitées à porter plainte. Pourtant, l’homophobie ne relève pas de la liberté d’expression, elle est intolérable et doit être punie. La modification de loi aurait, en outre, l’énorme avantage que les infractions à la norme pénale antiraciste sont poursuivies d’office.

Cette modification du code pénal est, en outre, demandée depuis longtemps par de nombreux organes internationaux des droits humains ainsi que plusieurs organisations de la société civile suisse. Ce serait aussi une manière de faire remonter la Suisse de sa 27ème place médiocre (sur 49) dans le classement européen du respect des droits des personnes LGBTIQ*.

Communiqué 2019

Les Verts vaudois saluent la protection renforcée contre la violence des armes à feu

Les Verts vaudois saluent le résultat sorti aujourd’hui des urnes qui valide la reprise de la directive européenne sur les armes et permettra une meilleure traçabilité de ces dernières, et donc une meilleure protection de la population contre la violence des armes. Ils continueront néanmoins à s’engager pour que ce premier pas soit suivi d’autres à l’avenir, notamment pour améliorer la situation des victimes de violences domestiques qui restent particulièrement menacées par la circulation d’armes à feu dans notre pays.

Bien que la modification de loi proposée n’aille pas assez loin, les Verts vaudois saluent le petit pas fait vers une meilleure traçabilité des armes à feu et une lutte plus efficace contre leur utilisation abusive. Ils auraient bien sûr souhaité que la loi aille plus loin et permette notamment de limiter davantage la circulation des armes dans notre pays, notamment pour ce qui touche aux armes d’ordonnance, étant donné que nombre d’études successives ont clairement montré que la détention d’armes à feu à domicile augmente significativement le risque de suicide et (de tentative) d’homicides.

A noter que le problème est particulièrement patent en cas de violences domestiques. Près d’un meurtre sur deux survenant dans le contexte familial est, en effet, le fait d’une arme à feu Les Verts s’étaient d’ailleurs engagés au Grand conseil vaudois il y a deux ans lors du débat sur le projet de loi d’organisation de la lutte contre la violence domestique pour que soit ancré dans la loi le retrait de toute arme du domicile de l’auteur de violences domestiques. Retrait qu’ils avaient obtenu.

Les Verts continueront donc à s’engager à tous les niveaux pour que notre pays quitte le podium international des pays aux taux de suicide par arme à feu les plus élevés. Les citoyennes et les citoyens méritent d’être mieux protégé-e-s.

Non classé

Une occasion manquée de préserver notre patrimoine foncier et notre paysage

Les Jeunes Vert-e-s- et les Verts vaudois regrettent le résultat sorti des urnes ce jour. Alors que nous perdons, dans notre pays, encore presqu’un mètre carré de zone verte par seconde et que les problèmes du mitage, d’étalement urbain et du recul de la biodiversité ne cessent de s’aggraver, rien ne changera dans l’immédiat. Le bon résultat du OUI montre, toutefois, que la population est sensible à la thématique développée et les Jeunes Vert-e-s et les Verts suivront de près la deuxième révision de la LAT.

Les Verts et les Jeunes Vert-e-s vaudois prennent acte du résultat sorti des urnes ce dimanche pour l’initiative des Jeunes Vert-e-s suisses « Stopper le mitage – pour un développement durable du milieu bâti (initiative contre le mitage) ». Contrairement à ce qu’ont clamé les opposants, le cadre légal actuel ne suffit plus à endiguer les problèmes de mitage du territoire, d’étalement urbain bâti galopant et des pertes de biodiversité corrélatives étant donné la disparition toujours croissante de terres cultivables et d’espaces verts en général. La deuxième révision de la Loi sur l’aménagement du territoire (LAT) actuellement proposée par le Conseil fédéral risque d’ailleurs même d’aggraver encore de la situation puisqu’elle prévoit de nouvelles mesures pour la construction en dehors des zones à bâtir qui favoriseraient encore plus la progression du bâti aux dépens des espaces verts.

Dans ce contexte, bien que satisfaits du bon score obtenu par le OUI, les Verts et les jeunes Vert-e-s vaudois regrettent que le texte d’initiative soumis au vote n’ait pas passé la rampe. Sans doute que la menace brandie par les opposants de hausses de loyers, pourtant infondées, aura fait douter plus d’un-e votant-e. Les surfaces encore disponibles restent pourtant suffisamment conséquentes pour que cette menace reste un fantasme. Ce rejet est d’ailleurs particulièrement décevant dans notre canton où nombre de projets d’écoquartiers sont actuellement en cours (tel que le projet des Plaines-du-Loup à Lausanne ou la revalorisation de la friche de Malley).

Les Verts et les Jeunes Vert-e-s continueront néanmoins à s’engager pour un environnement et des paysages préservés et des conditions de vie de qualité. La perte en biodiversité ne peut rester sans réponse et les Verts et les Jeunes Vert-e-s s’attacheront à mettre en œuvre les solutions proposées dans leur papier de position[1] récemment adopté en assemblée générale pour tenter d’inverser la vapeur alors même que plus d’un tiers des plantes, animaux et champignons suisses sont actuellement en voie de disparition.

Enfin, les Verts et les Jeunes Vert-e-s vaudois prendront les opposants aux mots et suivront de près la deuxième révision de la LAT pour s’assurer qu’elle contienne bien le développement du bâti et que la politique du logement s’oriente bien vers l’intérieur.


[1] http://www.verts-vd.ch/wp-content/uploads/2019/01/Papier_position_biodiversite_190119_DEF_AG.pdf n

Communiqué 2018, Votation

Une regrettable brèche ouverte dans la protection de la sphère privée

Votation fédérale du 25 novembre 2018

Les Verts vaudois prennent acte de l’acceptation, par les Vaudoises et les Vaudois, de la nouvelle base légale pour la surveillance des assurés et du rejet de l’initiative« vaches à cornes ». Ils saluent, par contre, le rejet de l’énième provocation de l’UDC.

NON à l’initiative de l’UDC

Les Verts vaudois saluent le vote de la population vaudoise, et suisse, face à cette énième provocation de l’UDC. Elles ne se sont pas laissé tromper par le titre mensonger et les arguments fallacieux et ont fait confiance à notre système actuel, meilleur garant de nos droits et de nos libertés les plus fondamentales. Notre pays est déjà maître de sa destinée et l’a clairement réaffirmé en ce dimanche.

OUI à la surveillance des assurés

Les Verts vaudois regrettent la brèche ouverte ce jour vers une intrusion toujours croissante dans l’intimité et la vie privée des citoyennes et citoyens de notre pays. La latitude d’interprétation laissée dans la formulation de cette nouvelle basel égale fait craindre la multiplication des accusations infondées, qui engendreront de longs combats pour les personnes mises en cause injustement et ne disposant pas de moyens équivalents pour se défendre. Il faudra suivre cela de près et réfléchir à des appuis possibles pour garantir un traitement et une défense équitables aux personnes injustement soupçonnées.  Il est regrettable que les plus démunis soient ainsi encore plus stigmatisés alors que les exilés fiscaux continuent, eux, à bénéficier d’une quasi-impunité. Le curseur est de toute évidence déréglé et les Verts espèrent que les prochaines élections fédérales d’octobre 2019 permettront de rééquilibrer la composition du Parlement et, ainsi, de réorganiser les priorités en matière de poursuites et de récupération des fonds qui devraient revenir aux contribuables.

NON aux vaches à cornes

Les Verts regrettent le refus par les Vaudoises et les Vaudois de l’initiative « vaches à cornes » qui, sans contraindre toutes les éleveuses et tous les éleveurs à la même pratique, aurait toutefois permis à celles et ceux qui conservent un cheptel de chèvres et vaches à cornes de bénéficier d’aides ciblées supplémentaires pour couvrir les frais plus importants liés à cette pratique.En effet, dans ce cas une stabulation libre des bêtes et une attention supplémentaire accordée à leurs déplacements s’avèrent nécessaires. Les Verts aurait souhaité qu’un signal soit donné ce dimanche en faveur de modes d’élevage pratiqués dans le respect des animaux.

Interventions parlementaires

Droit de vote à 16 ans : feu vert pour les jeunes !

Motion

Beaucoup de jeunes entrent dans la vie active à 16 ans. À cet âge, ils peuvent déjà choisir leur confession, consommer certains alcools, avoir des relations sexuelles et prendre des décisions lourdes de conséquences comme le choix de leur profession.

À 16 ans, les jeunes sont donc déjà confrontés à la vie d’adulte. Et de nombreuses études le prouvent : ils ont les capacités intellectuelles de faire face à des responsabilités importantes. Le vote pourrait être l’une d’entre elles. C’est une marque de confiance envers les jeunes vaudois et vaudoises.

Il n’y a rien à perdre et tout à gagner d’augmenter la démocratie de notre canton ! En effet, les études montrent que si l’envie de participer au processus de vote se fait ressentir tôt, les chances que les jeunes prennent part à la vie civique et politique durant la suite de leur vie augmentent. Ainsi, à Glaris et en Autriche, où le droit de vote est acquis dès 16 ans, un taux de participation plus élevé dans le catégorie des 23-25 ans a été enregistré aux élections de 2010.

Cela devrait être d’autant plus vrai si le droit de vote fait suite directement aux cours d’éducation civique, donnée durant la dernière année de scolarité, plutôt que de laisser mourir l’intérêt suscité par ces cours comme c’est le cas actuellement. Le droit de vote pour les jeunes dès 16 ans favorise donc la participation démocratique et permet une meilleure intégration des jeunes dans la société et les incite à prendre leurs responsabilités.

Un tel abaissement de l’âge du droit de vote permettrait également de contrebalancer les effets du vieillissement de la population : selon certaines études, dans 20 ans, la moitié de la population suisse en droit de voter sera âgée de 60 ans et plus. Il s’agit de rétablir l’équilibre de la balance des âges et de signer un nouveau contrat intergénérationnel.

Notre Canton prendrait un train déjà en marche : Glaris a abaissé le droit de vote à 16 ans en 2008 déjà (il y a 10 ans), alors qu’une initiative cantonale est en cours à Neuchâtel pour le droit de vote à 16 ans sur demande. Le Conseil 
d’Etat recommande la validation en 2017 et on constate un véritable engouement de la part des jeunes, notamment chez les gymnasiens qui se mettent à récolter des signatures, et un large front de partis en soutien. Ailleurs, l’Argentine, l’Ecosse ou encore l’Autriche ont fait confiance à leurs jeunes pour renforcer leur démocratie.

Pour toutes ces raisons, nous avons l’honneur de demander au Conseil d’Etat de proposer une modification législative pour abaisser le droit de vote (et non d’éligibilité) à 16 ans dans le Canton de Vaud, au niveau communal comme cantonal.

Léonore Porchet