Communiqué 2018, Votation

Une regrettable brèche ouverte dans la protection de la sphère privée

Votation fédérale du 25 novembre 2018

Les Verts vaudois prennent acte de l’acceptation, par les Vaudoises et les Vaudois, de la nouvelle base légale pour la surveillance des assurés et du rejet de l’initiative« vaches à cornes ». Ils saluent, par contre, le rejet de l’énième provocation de l’UDC.

NON à l’initiative de l’UDC

Les Verts vaudois saluent le vote de la population vaudoise, et suisse, face à cette énième provocation de l’UDC. Elles ne se sont pas laissé tromper par le titre mensonger et les arguments fallacieux et ont fait confiance à notre système actuel, meilleur garant de nos droits et de nos libertés les plus fondamentales. Notre pays est déjà maître de sa destinée et l’a clairement réaffirmé en ce dimanche.

OUI à la surveillance des assurés

Les Verts vaudois regrettent la brèche ouverte ce jour vers une intrusion toujours croissante dans l’intimité et la vie privée des citoyennes et citoyens de notre pays. La latitude d’interprétation laissée dans la formulation de cette nouvelle basel égale fait craindre la multiplication des accusations infondées, qui engendreront de longs combats pour les personnes mises en cause injustement et ne disposant pas de moyens équivalents pour se défendre. Il faudra suivre cela de près et réfléchir à des appuis possibles pour garantir un traitement et une défense équitables aux personnes injustement soupçonnées.  Il est regrettable que les plus démunis soient ainsi encore plus stigmatisés alors que les exilés fiscaux continuent, eux, à bénéficier d’une quasi-impunité. Le curseur est de toute évidence déréglé et les Verts espèrent que les prochaines élections fédérales d’octobre 2019 permettront de rééquilibrer la composition du Parlement et, ainsi, de réorganiser les priorités en matière de poursuites et de récupération des fonds qui devraient revenir aux contribuables.

NON aux vaches à cornes

Les Verts regrettent le refus par les Vaudoises et les Vaudois de l’initiative « vaches à cornes » qui, sans contraindre toutes les éleveuses et tous les éleveurs à la même pratique, aurait toutefois permis à celles et ceux qui conservent un cheptel de chèvres et vaches à cornes de bénéficier d’aides ciblées supplémentaires pour couvrir les frais plus importants liés à cette pratique.En effet, dans ce cas une stabulation libre des bêtes et une attention supplémentaire accordée à leurs déplacements s’avèrent nécessaires. Les Verts aurait souhaité qu’un signal soit donné ce dimanche en faveur de modes d’élevage pratiqués dans le respect des animaux.

Interventions parlementaires

Droit de vote à 16 ans : feu vert pour les jeunes !

Motion

Beaucoup de jeunes entrent dans la vie active à 16 ans. À cet âge, ils peuvent déjà choisir leur confession, consommer certains alcools, avoir des relations sexuelles et prendre des décisions lourdes de conséquences comme le choix de leur profession.

À 16 ans, les jeunes sont donc déjà confrontés à la vie d’adulte. Et de nombreuses études le prouvent : ils ont les capacités intellectuelles de faire face à des responsabilités importantes. Le vote pourrait être l’une d’entre elles. C’est une marque de confiance envers les jeunes vaudois et vaudoises.

Il n’y a rien à perdre et tout à gagner d’augmenter la démocratie de notre canton ! En effet, les études montrent que si l’envie de participer au processus de vote se fait ressentir tôt, les chances que les jeunes prennent part à la vie civique et politique durant la suite de leur vie augmentent. Ainsi, à Glaris et en Autriche, où le droit de vote est acquis dès 16 ans, un taux de participation plus élevé dans le catégorie des 23-25 ans a été enregistré aux élections de 2010.

Cela devrait être d’autant plus vrai si le droit de vote fait suite directement aux cours d’éducation civique, donnée durant la dernière année de scolarité, plutôt que de laisser mourir l’intérêt suscité par ces cours comme c’est le cas actuellement. Le droit de vote pour les jeunes dès 16 ans favorise donc la participation démocratique et permet une meilleure intégration des jeunes dans la société et les incite à prendre leurs responsabilités.

Un tel abaissement de l’âge du droit de vote permettrait également de contrebalancer les effets du vieillissement de la population : selon certaines études, dans 20 ans, la moitié de la population suisse en droit de voter sera âgée de 60 ans et plus. Il s’agit de rétablir l’équilibre de la balance des âges et de signer un nouveau contrat intergénérationnel.

Notre Canton prendrait un train déjà en marche : Glaris a abaissé le droit de vote à 16 ans en 2008 déjà (il y a 10 ans), alors qu’une initiative cantonale est en cours à Neuchâtel pour le droit de vote à 16 ans sur demande. Le Conseil 
d’Etat recommande la validation en 2017 et on constate un véritable engouement de la part des jeunes, notamment chez les gymnasiens qui se mettent à récolter des signatures, et un large front de partis en soutien. Ailleurs, l’Argentine, l’Ecosse ou encore l’Autriche ont fait confiance à leurs jeunes pour renforcer leur démocratie.

Pour toutes ces raisons, nous avons l’honneur de demander au Conseil d’Etat de proposer une modification législative pour abaisser le droit de vote (et non d’éligibilité) à 16 ans dans le Canton de Vaud, au niveau communal comme cantonal.

Léonore Porchet

Interventions parlementaires

Que compte faire le Conseil d’Etat pour réduire les risques liés au vote électronique?

Question orale

Le Conseil d’Etat a fait savoir par son communiqué de presse du 28 septembre 2018 que le Conseil fédéral avait approuvé la demande du Canton de Vaud visant à procéder à des essais de vote électronique. Que ceux-ci seront proposés à ses quelque 19’000 électrices et électeurs suisses de l’étranger lors des votations fédérales qui se tiendront jusqu’à fin 2019.

Que pour réaliser ces essais, il a été choisi de collaborer avec l’Etat de Genève.

Et que dès fin octobre 2018, les premiers électeurs vaudois, suisses de l’étranger, recevront le matériel civique leur permettant de voter via la Plateforme CHVote.

Or les medias ont mis en évidence ces derniers jours la facilité avec laquelle le système genevois peut être piraté et la volonté de l’électeur-trice modifiée.

Je pose donc au Conseil d’Etat la question suivante :

Que compte faire le Conseil d’Etat pour que ces risques liés au vote électronique soient réduits au maximum ?

Christian Van Singer

Communiqué 2018

Votation du 25.11.18: S’opposer à un affaiblissement accru de nos droits

Les Verts vaudois, réunis hier soir en comité élargi, recommandent aux Vaudoises et aux Vaudois de rejeter, le dimanche 25 novembre prochain, l’initiative contre les droits humains de l’UDC ainsi que la nouvelle base légale de surveillance des assurés, et d’accepter l’initiative « Vaches à cornes ».

NON à l’initiative de l’UDC

Encore une fois, l’UDC joue avec les mots pour dépeindre une réalité bien éloignée de ce qu’elle est véritablement. En faisant apparaître le terme de « juges étrangers » dans l’intitulé de son initiative, ce parti donne l’impression que la Suisse serait soumise à des dictats extérieurs, en oubliant de préciser que les juges en question, siégeant au sein de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH), sont nommés par et pour tous les pays et que la Suisse dispose donc bel et bien d’un juge suisse (2 même en l’occurrence actuellement), compétent pour tous les cas touchant à notre pays. En outre, il est naïf de penser que nos tribunaux puissent être infaillibles et omniscients par le simple fait d’être suisses, et la CEDH assure une voie de recours possible, renforçant ainsi le respect des droits et libertés individuels, en Suisse également. Enfin, la souveraineté nationale et les droits populaires sont bel et bien d’ores et déjà garantis (contrairement à ce que le terme « autodétermination » choisi par l’UDC tente de suggérer) puisque toute adhésion à une organisation internationale, ou qui entraîne une unification multilatérale du droit, ou toute adhésion à des communautés supranationales ou à des organisations de sécurité collective sont soumises au référendum, facultatif ou obligatoire. Nos droits sont donc, dans le système actuel, préservés, c’est pourquoi les Verts vaudois recommandent le rejet de ce texte qui, lui, les affaiblirait en cas d’acceptation.

NON à la base légale pour la surveillance des assurés

Les Verts vaudois recommandent au peuple de refuser la nouvelle base légale permettant la surveillance des assurés. En effet, cette modification représente une atteinte à la sphère privée individuelle et, étant donné la latitude d’interprétation laissée dans sa formulation, ouvre grand la porte aux accusations infondées, engendrant de longs combats pour les personnes mises en cause injustement et ne disposant pas de moyens équivalents pour se défendre. Il est en outre piquant de noter que, peu avant le vote sur cette modification de loi, une autre modification avait été envisagée à l’égard des fraudeurs fiscaux et que cette modification a été abandonnée. Si l’enjeu était donc véritablement de récupérer l’argent des contribuables, une telle modification aurait dû largement passer la rampe, recelant des montants bien plus conséquents. A noter enfin que ce changement donnerait aux assurances sociales des prérogatives supérieures à celles dont jouit la police et les autorités judiciaires, obligées d’obtenir une autorisation du Ministère public pour toute surveillance dans des lieux publics, voire ensuite du Tribunal des mesures de contrainte pour la pousser plus en avant, alors qu’ici aucune autorisation ne serait nécessaire à moins de recourir à un GPS.

OUI à l’initiative « vaches à cornes »

Il faut rappeler que l’initiative demande, non l’interdiction de l’écornage pour celles et ceux qui la pratiquent, mais simplement la prise en compte, par des aides ciblées supplémentaires, des frais plus importants liés à la conservation d’un cheptel de vaches à cornes. En effet, dans ce cas une stabulation libre des bêtes et une attention supplémentaire accordée à leurs déplacements s’avèrent nécessaires. Il s’agit donc également de valoriser un mode d’élevage pratiqué dans le respect des animaux.

Communiqué 2018

4 interventions parlementaires pour que la volonté des Vaudoises et des Vaudois ne reste pas lettre morte

Suite à la large acceptation par les Vaudoises et les Vaudois, hier, en votation, de l’arrêté fédéral sur le vélo et des deux initiatives agricoles, les Verts déposeront demain au Parlement plusieurs interventions pour concrétiser la volonté exprimée dans notre canton.  Concernant le vélo, ils demanderont l’affectation des 2.1 millions rétrocédés par la Poste à l’aménagement de pistes cyclables. Et côté alimentaire, ils déposeront trois textes pour un plan d’action contre le gaspillage alimentaire, des mesures cantonales de soutien aux petites exploitations agricoles, et pour renforcer les aides en matière d’agroécologie.

Suite à la volonté clairement exprimée hier des Vaudoises et des Vaudois quant à la promotion du vélo et au renforcement de ses infrastructures, ainsi qu’au soutien d’une agriculture locale, durable et de qualité, les Verts déposeront demain 4 interventions parlementaires pour la concrétiser.

Tout d’abord, concernant le vélo, un communiqué officiel du 21 septembre nous apprenait que l’Office fédéral des transports (OFT), la Conférence des directeurs cantonaux des transports publics (CTP) et La Poste avaient signé un accord pour le remboursement des subventions indûment perçues (cf. « affaire Carpostal »). La part revenant au canton de Vaud s’élève à 2.1 millions. Les Verts proposent donc que cette manne inattendue contribue, comme initialement prévu, à favoriser une mobilité qui ménage le climat et que cet argent soit donc entièrement affecté à l’aménagement de pistes cyclables.

Concernant une agriculture et une alimentation durables ensuite, les Verts déposeront demain 3 interventions :
-la première demandant que des mesures cantonales soient prises en faveur des petites exploitations agricoles, intégrant notamment des mesures pour soutenir les jeunes entrepreneurs agricoles dans leur accès au foncier (prêts sans intérêt, exonération fiscale, etc., à l’instar de ce qui est fait pour les start up, ainsi que la création d’une plateforme d’information/registre sur les terrains disponibles à la reprise).

-la deuxième demandant l’établissement d’un bilan des mesures prises, et encore à prendre, en matière d’agroécologie.
-la troisième pour établir un plan d’action contre le gaspillage alimentaire exploitant les marges de manœuvre cantonales, instaurant un devoir d’exemplarité dans les cantines publiques et parapubliques et proposant de renforcer le soutien accordé aux associations actives dans la récupération des invendus.

Les Verts espèrent ainsi que le fort signal transmis hier par nos concitoyennes et nos concitoyens dans deux domaines importants pour la qualité de vie dans notre canton sera ainsi suivi d’effets.

Communiqué 2018

3 fois OUI le 23 septembre prochain pour plus de durabilité au quotidien

Les Verts vaudois, réunis ce soir en comité élargi, recommandent aux Vaudoises et aux Vaudois de glisser trois OUI dans l’urne le 23 septembre prochain à l’occasion de la votation fédérale qui aura lieu ce jour-là. Leur initiative fédérale « Pour des aliments équitables », ainsi que l’initiative « Pour la souveraineté alimentaire » permettront de mieux répondre aux souhaits de proximité, de traçabilité, de transparence et de qualité des consommatrices et consommateurs. Le contre-projet à l’initiative de ProVélo, quant à lui, favorisera la mobilité douce en ancrant les aménagements cyclistes dans la Constitution.

OUI à l’initiative « Pour des aliments équitables »

Sans surprise, les Verts recommandent le OUI à leur initiative fédérale car il est grand temps de favoriser les denrées produites localement, variant au gré des saisons, par rapport à celles de l’agro-industrie mondialisée qui endommage l’environnement, péjore le climat et réduit la biodiversité en imperméabilisant nos sols, polluant nos eaux et intoxiquant humains et animaux. En outre, si les critères de protection des animaux sont en Suisse parmi les plus élevés du monde, de la viande et des œufs étrangers produits dans des conditions non-respectueuses des animaux continuent à arriver dans nos assiettes, sans mention claire de leurs conditions de production. Cela doit cesser. Les consommatrices et consommateurs doivent pouvoir choisir, en toute connaissance de cause, les aliments qu’ils achètent. Trop de denrées alimentaires importées bon marché sont produites dans des conditions de travail scandaleuses, même en Europe, avec pour corollaire des conditions inhumaines pour celles et ceux qui les produisent, récoltent, et conditionnent. Enfin, l’initiative propose des mesures pour lutter contre le gaspillage alimentaire, de plus en plus préoccupant tant il pèse sur l’environnement, augmente le prix des denrées et est inacceptable dans un monde où tous ne mangent pas à leur faim.

OUI à la souveraineté alimentaire

Les Verts recommandent également le OUI à l’initiative « Pour la souveraineté alimentaire » qui vient compléter leur texte en souhaitant renforcer une agriculture paysanne qui permette à toute personne qui y travaille de gagner décemment sa vie, offre un avenir aux générations futures en garantissant des prix rémunérateurs et des revenus équitables aux agricultrices et aux agriculteurs, comme à leurs employé-e-s agricoles, et qui assure aux jeunes un accès à la terre. Elle entend, en outre, protéger les semences face aux entreprises semencières et agrochimiques et interdit toute utilisation d’OGM.

OUI à l’arrêté fédéral « vélo »

Les Verts vaudois soutiennent également l’arrêté fédéral qui vise à inscrire dans la Constitution les réseaux de voies cyclables, au même titre que les chemins et sentiers pédestres. Alors que le trafic est la source la plus importante d’émissions CO2, si nuisibles au climat, le vélo peut fortement contribuer à atteindre nos objectifs climatiques car aucun moyen de transports n’utilise moins de ressources naturelles. Egalement bon pour la santé, le vélo doit être favorisé, en densifiant le réseau de voies cyclables directes, en assurant la sécurité et en prévoyant suffisamment de places de stationnement, pratiques et protégées. Cette inscription s’accompagne également d’une meilleure coordination de la politique cyclable au niveau suisse, offrant un fort potentiel d’économie.

Communiqué 2018

Une victoire et des combats qui continuent

Les Verts prennent acte du refus par la population vaudoise de l’initiative « Monnaie pleine » qu’ils soutenaient. Ils sont, en revanche, satisfaits de l’acceptation de la révision de loi sur les jeux d’argent qui, bien que peu enthousiasmante, permettra d’éviter que les accros au jeu ne soient livrés en pâture aux site de jeu en ligne étrangers s’enrichissant à leurs dépens. Les Verts saluent en outre le refus, par le peuple valaisan, du projet de jeux olympiques à Sion 2026 qui devrait sonner le glas du projet : environnement et finances nécessaires au développement du canton ne seront pas sacrifiées.

NON à l’initiative Monnaie pleine

Les Verts regrettent le faible score réalisé par l’initiative « Monnaie pleine ». Néanmoins, l0initiative aura eu le mérite de mettre au centre du débat le fonctionnement des banques et de la création d’argent, sujet jusque-là absolument hermétique et mystérieux pour la plupart des citoyennes et citoyens vaudois. Les Verts continueront à s’engager à tous niveaux contre la tendance toujours croissante de l’économie actuelle à se déconnecter de la réalité et à s’engager dans un engrenage effréné de spéculation. Le fonctionnement actuel des banques, et de l’économie plus largement, qui dépend largement du crédit et engendre l’obligation d’une course à la croissance perpétuelle pour pouvoir subsister ne saurait en outre continuer ainsi encore longtemps. Les Verts continueront à tenter de mettre un terme à cette économie casino, et à cette recherche du toujours plus, pour revenir à plus de réalité.

OUI à la loi fédérale sur les jeux d’argent

Les Verts vaudois saluent l’acceptation de la modification de loi fédérale sur les jeux d’argent. Toutefois, bien que la réforme protège désormais les joueurs face au risque de s’endetter et d’engraisser des casinos en ligne étrangers motivés par le seul profit à leurs dépens, il reste beaucoup à faire pour renforcer, dans notre pays, les mesures de protection des joueurs. Les Verts vaudois ne cesseront pas, par conséquent, de s’engager à tous les niveaux pour améliorer la prévention et l’accompagnement de l’addiction au jeu tant le chemin à faire est encore long.

NON au projet de jeux olympiques à Sion en 2026

Les Verts se réjouissent particulièrement du refus, par les Valaisannes et les Valaisans, du crédit soumis à votation en faveur du projet de jeux olympiques à Sion en 2026. Les Verts n’ont eu de cesse de montrer combien cette entreprise se serait avérée coûteuse, dangereuse pour l’environnement et nuisible à la nécessaire reconversion du tourisme alpin vers d’autres activités que les seuls sports d’hiver. En outre, au vu des importants impacts que ce projet aurait eu sur le canton de Vaud, notamment en termes financiers avec des coûts sécuritaires de plusieurs dizaines de millions, les Verts vaudois avaient demandé un vote dans notre canton, sans succès. Le vote valaisan de ce dimanche devrait clore le débat. Les Verts voient, en outre, dans ce vote le signe encourageant de la volonté des Suisses, qui ont refusé tout projet de jeux olympique depuis plus de 20 ans et Lausanne 1994, de favoriser un développement raisonné et durable, à l’opposé de deux semaines de jeux laissant derrières elles un saccage environnemental et financier.

Communiqué 2018

Deux fois OUI dans les urnes le 10 juin prochain

Réunis en Comité élargi, les Verts vaudois ont arrêté leurs recommandations de vote en vue de la votation fédérale du 10 juin prochain. Ils recommandent un double oui dans les urnes en soutenant à la fois la loi fédérale sur les jeux d’argent et l’initiative « Monnaie pleine ».

OUI à l’initiative Monnaie pleine

Le débat autour de l’initiative « Monnaie pleine » est complexe. Le constat que posent les Verts sur le monde économique actuel est que l’économie a tendance à toujours plus se déconnecter de la réalité et à s’engager dans un engrenage effréné de spéculation. En outre, le fonctionnement actuel des banques, et de l’économie plus largement, dépend grandement du crédit et engendre l’obligation d’une course à la croissance perpétuelle pour pouvoir subsister. Il serait souhaitable de mettre un terme à cette économie casino, et à cette recherche du toujours plus, pour revenir à plus de réalité et éviter, également, de nouvelles bulles et de nouveaux sauvetages comme nous en avons connu avec la crise boursière de 2008. En ce sens, si l’initiative « Monnaie pleine » ne répond pas à toutes ces questions, elle fait néanmoins un pas dans la bonne direction et a le mérite de lancer un pavé dans la marre et d’amorcer une réflexion alternative sur l’économie, le système bancaire et les réformes qui s’avèrent de plus en plus urgemment nécessaires.

OUI à la loi fédérale sur les jeux d’argent

Les Verts vaudois soulignent que la réforme de la loi fédérale sur les jeux d’argent reste largement insatisfaisante. Nos élu-e-s à Berne se sont battu-e-s pour renforcer les mesures de protection des joueurs, avec trop peu de succès obtenus malheureusement. L’addiction au jeu devrait être prise plus au sérieux par nos autorités et de meilleures réponses adoptées que ne le propose cette loi. Toutefois, entre la peste et le choléra, mieux vaut rester dans le cadre des loteries suisses qui est cadré, contrôlé et dont une part des gains est réinvestie dans la culture et le social que de livrer les accros en pâture aux sites de jeu étrangers, dérégulés et hors de tout contrôle, livrant leur argent aux mafias et autres groupes d’intérêts purement privés. Si les Verts vaudois soutiendront donc les maigres avancées que comporte cette modification de loi, ils ne cesseront en revanche pas de s’engager à tous les niveaux pour améliorer la prévention et l’accompagnement de l’addiction au jeu tant le chemin à faire est encore long.

Interventions parlementaires

Financement de la politique : pour en finir avec l’obscurantisme vaudois

Motion

Les cantons de Fribourg et de Schwyz ont accepté le 4 mars dernier des modifications constitutionnelles introduisant des règles en matière de financement du monde politique. Ce sont désormais cinq cantons qui connaissent des dispositions de ce type.

Au niveau fédéral, une initiative populaire devrait être soumise au peuple ces prochains mois (initiative «pour plus de transparence dans le financement de la vie politique»). Malgré l’opposition du Conseil fédéral, on peut espérer que la population mette fin à cette exception helvétique. La Suisse est en effet le seul pays d’Europe à n’avoir aucune réglementation en matière de transparence pour le financement des partis politiques.

Cela étant, les dispositions soumises au vote par le biais de l’initiative en question ne concerneront que les financements des partis à l’échelon fédéral.

Au niveau du canton de Vaud, notre parlement a refusé en 2012 d’entrer en matière sur un contre-projet du Conseil d’Etat qui répondait à une motion du groupe socialiste (Motion Montangero visant à modifier la loi sur l’exercice des droits politiques en introduisant les notions de transparence des coûts et de plafonnement des dépenses électorales pour les campagnes politiques”07 MOT 006).  Les votes positifs de ce week-end rappellent pourtant l’importance que la population porte à cette question. La population veut savoir qui finance les activités des formations politiques.

Alors que la confiance envers le monde politique s’effrite, les résultats fribourgeois et schwytzois doivent nous inciter à nous engager sur une voie similaire. Nous ne devons pas rater l’occasion qui nous est faite de faïre preuve de transparence sur la provenance et le volume des montants qui alimentent nos campagnes politiques, que ce soit pour les élections ou les votations. De telles mesures seraient aussi l’occasion de marquer notre indépendance vis-à-vis de certains groupes d’intérêts et d’affirmer que nos institutions veulent travailler en toute transparence vis-à-vis de la population.

Par voie de motion, nous demandons au Conseil d’Etat de porter dans la loi sur l’exercice des droits politiques (LEDP) les dispositions plébiscitées par le peuple fribourgeois le 4 mars dernier’.

Pour le groupe des Verts
Vassilis Venizelos

Pour le groupe socialiste
Stéphane Montangero

Actes Verts

Actes Verts n° 47 – Actualité nationale et internationale

Le 24 septembre, le nouvel article constitutionnel sur la sécurité alimentaire, qui reprenait de manière non contraignante une partie de notre initiative fédérale dite fairfood, a été accepté à 78% par le peuple et tous les cantons avec un record national de 92% dans le canton de Vaud. Son influence réelle ces prochaines années n’est pas encore connue.

Le même jour la votation sur Prévoyance 2020 et son financement, largement soutenue par les Verts suisses mais qui a divisé les Verts vaudois, était refusée à une faible majorité. Presque tout le monde admet l’urgence du problème, mais chacun y va de sa solution personnelle. Il est vraisemblable, mais pas certain, que le prochain projet d’ici 3 à 4 ans au minimum, sera scindé en propositions non liées, ne traitant pas pour l’instant le deuxième pilier. L’une concernera la TVA, à titre définitif ou pour une vingtaine d’années, une autre la retraite des femmes à 65 ans avec ou sans proposition d’accompagnement social ou salarial, mais sans proposition aussi généreuse que les 70 francs. L’ampleur des propositions de détail proposées est encore inconnue et notre position ne pourra être déterminée qu’en connaissance de cause.

Le 24 septembre était aussi journée d’élections fédérales en Allemagne. Malgré des instituts de sondage qui les donnaient en perte de vitesse, les Verts allemands ont progressé de 8.4 à 8.9%.

La décision des sociaux-démocrates, probablement irréversible, de sortir du gouvernement pour entrer dans l’opposition, suite à une perte d’environ 5%, ouvre la voie à diverse possibilités. Soit on procède à de nouvelles élections et on assiste à une poussée probablement encore plus grande de l’extrême droite (12.7%) dénonçant l’incurie des autres partis et proposant du populisme anti-européen et anti-islam, soit à une coalition minoritaire très fragile, soit à ce qu’on appelle la coalition jamaïque (allusion au drapeau de cette île contenant du noir pour la CDU, du jaune pour les libéraux et du vert pour les Verts). Une telle coalition existe depuis deux mois dans le land de Schleswig-Holstein et le Baden-Wurttemberg (10 millions d’habitants), à la frontière suisse, est gouverné depuis 18 mois par une coalition Verts-CDU avec un ministre président vert (30% pour les Verts et 27% pour la CDU aux élections de mars 2016). Néanmoins les négociations s’annoncent difficiles en raison de différences fondamentales entre les libéraux et les Verts et, dans une mesure moins importante, entre les Verts et la CDU. Pour aboutir des concessions devront être faites de part et d’autre. Si cela se fait, il faut espérer que les Verts priorisent la transition écologique et le climat dans leurs revendications, un duo franco-allemand avec Nicolas Hulot pouvant offrir de grands espoirs à l’Union européenne et, par ricochet, à la Suisse.

Lors de la session qui vient de se terminer, le Conseil national a traité notre initiative alimentaire, largement refusée avec toutefois soixante élus votant pour ou s’abstenant. Principaux reproches : tout ce qui était utile dans cette initiative a été repris dans le projet accepté par le peuple le 24 septembre et le reste n’est que mine à soucis internationale vu nos revendications sur la qualité des produits importés. A prendre note pour les futurs débats.

Daniel Brélaz, conseiller national