Interventions parlementaires

Pour que le provisoire ne dure pas

Postulat

Avec la crise du coronavirus, de plus en plus de personnes circulent à vélo et la DGMR l’a bien compris en installant des bandes cyclables provisoires sur une partie du territoire du canton, comme elle l’indique dans un communiqué daté du 2 juin dernier. Nous saluons cette initiative et sommes satisfaits que le Conseil d’Etat accorde de l’importance à cette thématique.

Nous nous réjouissons de l’apparition de ces bandes cyclables et de la rapidité du canton à prendre des mesures face à l’augmentation du nombre de cyclistes. Toutefois, il ne faudrait pas que le provisoire dure trop longtemps car des bandes cyclables ne sont pas aussi sûres que des pistes cyclables. Il est donc judicieux de pérenniser ces infrastructures provisoires par des infrastructures pensées sur le long terme. D’ailleurs, avec l’acceptation en 2018 par le peuple suisse de l’arrêté fédéral concernant les voies cyclables, les cantons auront l’obligation à l’avenir de planifier les voies cyclables et de s’assurer de l’interconnexion et de la sécurité du réseau des voies cyclables.

En Suisse, on estime que 34% des déplacements effectués en voiture n’excèdent pas une distance de trois kilomètres. De plus, au travers du plan directeur cantonal, l’Etat estime que des mesures d’encouragement ciblées permettrait d’accroître la part du trafic cycliste de 50%. Enfin, en 2017, les émissions de CO2 imputables aux transports totalisaient 14,8 millions de tonnes (sans le transport aérien), ce qui correspondait à 39% des émissions de CO21. Le vélo permettrait donc de faire baisser les émissions de CO2, de diminuer la pollution et le nombre de bouchons et d’apporter des bénéfices à la santé des usagères et usagers mais également sur celles des habitantes et des habitants de bords de route.

Nous espérons que ces bandes cyclables provisoires permettront d’augmenter le nombre d’usagères et d’usagers à deux roues et de diminuer le nombre de voitures individuelles et de donner envie de faire du vélo à celles et ceux qui n’ont pas encore la possibilité de le faire. Un réseau cyclable bien pensé et sécurisé est un atout pour notre avenir et notre canton.

C’est pourquoi, ce postulat demande au Conseil d’Etat:

  • De péréniser les infrastructures installées en ce moment par des pistes cyclables et de les mettre en relation avec d’autres bandes ou pistes cyclables (cohérence du réseau).
  • D’étudier la possibilité de modifier la loi sur les subventions afin que toutes les communes puissent bénéficier de subventions pour les aménagements cyclables à l’intérieur des localités (ex. crédit-cadre pour financer des subventions aux communes pour créer des aménagements en faveur des deux-roues) et ainsi d’apporter son soutien aux régions périphérique également hors plan d’agglomération (cohérence du réseau) ou dont le plan est en élaboration.
  • D’étudier la possibilité de modifier la loi sur les routes (LRou) afin que le canton prenne à sa charge l’entretien des voies cyclables cantonales comme il le fait pour les routes cantonales.
  • De prendre en compte les effets sur la mobilité douce et la mobilité des personnes à mobilité réduite dans chaque EMPD et EMPL et de tenir compte de la sécurité des usagères et des usagers ainsi que de leurs besoins (types de vélos, chaises roulantes, etc.).
  • D’engager la création ou le renouvellement d’aménagements cyclables également hors réfection de routes.
  • D’associer systématiquement le représentant du guichet vélo du canton et les associations spécialisées lors de l’élaboration de projets routiers.

Anne-Laure Métraux-Botteron

1 https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/statistiques/mobilite-transports/accidents-impact-environnement/impact-environnement.html

Communiqué 2020

Mobilité cycliste : un premier pas encourageant

Les Vert∙e∙s vaudois∙es ont pris connaissance avec satisfaction du projet cantonal de création de bandes cyclables provisoires sur une partie du réseau routier vaudois, afin d’inciter à l’utilisation quotidienne du vélo. Il s’agit pour les Vert∙e∙s d’un premier pas, qui doit être suivi d’autres, notamment au niveau communal, afin de voir la mobilité douce progresser rapidement dans notre canton. Ils interviendront en ce sens par la voix de leurs élu-e-s dans les conseils communaux.

Le projet présenté ce jour par les autorités cantonales et visant à créer rapidement 100 kilomètres de bandes cyclables afin de renforcer l’attrait de la mobilité douce dans les mouvements pendulaires est salué par les Vert.e.s vaudois.es.

Les Vert∙e∙s s’engagent en effet depuis toujours au niveau cantonal et communal pour promouvoir la mobilité active (ou douce) et les intérêts de celles et ceux qui la pratiquent au quotidien. Ils ont ainsi par exemple déposé en août 2018 par la voix de leurs député-e-s Séverine Evéquoz et Felix Sturner un postulat demandant une mise à jour et un renforcement de la stratégie cantonale pour le vélo.

Cette création de bandes cyclables doit être un premier pas, qui doit être suivi d’autres, afin de relier à terme de manière sûre et efficace les principales localités vaudoises entre elles par un réseau de bandes et pistes cyclables permettant à tou-te-s de se déplacer rapidement et de façon sûre à vélo pour le travail, les achats ou les loisirs. Cela comme le demande d’ailleurs le projet de Loi fédérale sur les voies cyclables, actuellement en phase de consultation.

Les communes ont un rôle important à jouer dans cette politique, et les Vert∙e∙s comptent agir prochainement dans les conseils communaux afin de renforcer et pérenniser les mesures prises à ce niveau dans le cadre de l’après crise du COVID-19. Il est notamment central que les aménagements réalisés soient continus et ne souffrent pas de différences locales du fait d’une absence de coordination.

La mobilité vaudoise doit redonner ces prochaines années la place nécessaire à la mobilité douce et aux transports en commun, dans l’intérêt du climat comme de la santé de la population.

Communiqué 2018

4 interventions parlementaires pour que la volonté des Vaudoises et des Vaudois ne reste pas lettre morte

Suite à la large acceptation par les Vaudoises et les Vaudois, hier, en votation, de l’arrêté fédéral sur le vélo et des deux initiatives agricoles, les Verts déposeront demain au Parlement plusieurs interventions pour concrétiser la volonté exprimée dans notre canton.  Concernant le vélo, ils demanderont l’affectation des 2.1 millions rétrocédés par la Poste à l’aménagement de pistes cyclables. Et côté alimentaire, ils déposeront trois textes pour un plan d’action contre le gaspillage alimentaire, des mesures cantonales de soutien aux petites exploitations agricoles, et pour renforcer les aides en matière d’agroécologie.

Suite à la volonté clairement exprimée hier des Vaudoises et des Vaudois quant à la promotion du vélo et au renforcement de ses infrastructures, ainsi qu’au soutien d’une agriculture locale, durable et de qualité, les Verts déposeront demain 4 interventions parlementaires pour la concrétiser.

Tout d’abord, concernant le vélo, un communiqué officiel du 21 septembre nous apprenait que l’Office fédéral des transports (OFT), la Conférence des directeurs cantonaux des transports publics (CTP) et La Poste avaient signé un accord pour le remboursement des subventions indûment perçues (cf. « affaire Carpostal »). La part revenant au canton de Vaud s’élève à 2.1 millions. Les Verts proposent donc que cette manne inattendue contribue, comme initialement prévu, à favoriser une mobilité qui ménage le climat et que cet argent soit donc entièrement affecté à l’aménagement de pistes cyclables.

Concernant une agriculture et une alimentation durables ensuite, les Verts déposeront demain 3 interventions :
-la première demandant que des mesures cantonales soient prises en faveur des petites exploitations agricoles, intégrant notamment des mesures pour soutenir les jeunes entrepreneurs agricoles dans leur accès au foncier (prêts sans intérêt, exonération fiscale, etc., à l’instar de ce qui est fait pour les start up, ainsi que la création d’une plateforme d’information/registre sur les terrains disponibles à la reprise).

-la deuxième demandant l’établissement d’un bilan des mesures prises, et encore à prendre, en matière d’agroécologie.
-la troisième pour établir un plan d’action contre le gaspillage alimentaire exploitant les marges de manœuvre cantonales, instaurant un devoir d’exemplarité dans les cantines publiques et parapubliques et proposant de renforcer le soutien accordé aux associations actives dans la récupération des invendus.

Les Verts espèrent ainsi que le fort signal transmis hier par nos concitoyennes et nos concitoyens dans deux domaines importants pour la qualité de vie dans notre canton sera ainsi suivi d’effets.

Communiqué 2018

3 fois OUI le 23 septembre prochain pour plus de durabilité au quotidien

Les Verts vaudois, réunis ce soir en comité élargi, recommandent aux Vaudoises et aux Vaudois de glisser trois OUI dans l’urne le 23 septembre prochain à l’occasion de la votation fédérale qui aura lieu ce jour-là. Leur initiative fédérale « Pour des aliments équitables », ainsi que l’initiative « Pour la souveraineté alimentaire » permettront de mieux répondre aux souhaits de proximité, de traçabilité, de transparence et de qualité des consommatrices et consommateurs. Le contre-projet à l’initiative de ProVélo, quant à lui, favorisera la mobilité douce en ancrant les aménagements cyclistes dans la Constitution.

OUI à l’initiative « Pour des aliments équitables »

Sans surprise, les Verts recommandent le OUI à leur initiative fédérale car il est grand temps de favoriser les denrées produites localement, variant au gré des saisons, par rapport à celles de l’agro-industrie mondialisée qui endommage l’environnement, péjore le climat et réduit la biodiversité en imperméabilisant nos sols, polluant nos eaux et intoxiquant humains et animaux. En outre, si les critères de protection des animaux sont en Suisse parmi les plus élevés du monde, de la viande et des œufs étrangers produits dans des conditions non-respectueuses des animaux continuent à arriver dans nos assiettes, sans mention claire de leurs conditions de production. Cela doit cesser. Les consommatrices et consommateurs doivent pouvoir choisir, en toute connaissance de cause, les aliments qu’ils achètent. Trop de denrées alimentaires importées bon marché sont produites dans des conditions de travail scandaleuses, même en Europe, avec pour corollaire des conditions inhumaines pour celles et ceux qui les produisent, récoltent, et conditionnent. Enfin, l’initiative propose des mesures pour lutter contre le gaspillage alimentaire, de plus en plus préoccupant tant il pèse sur l’environnement, augmente le prix des denrées et est inacceptable dans un monde où tous ne mangent pas à leur faim.

OUI à la souveraineté alimentaire

Les Verts recommandent également le OUI à l’initiative « Pour la souveraineté alimentaire » qui vient compléter leur texte en souhaitant renforcer une agriculture paysanne qui permette à toute personne qui y travaille de gagner décemment sa vie, offre un avenir aux générations futures en garantissant des prix rémunérateurs et des revenus équitables aux agricultrices et aux agriculteurs, comme à leurs employé-e-s agricoles, et qui assure aux jeunes un accès à la terre. Elle entend, en outre, protéger les semences face aux entreprises semencières et agrochimiques et interdit toute utilisation d’OGM.

OUI à l’arrêté fédéral « vélo »

Les Verts vaudois soutiennent également l’arrêté fédéral qui vise à inscrire dans la Constitution les réseaux de voies cyclables, au même titre que les chemins et sentiers pédestres. Alors que le trafic est la source la plus importante d’émissions CO2, si nuisibles au climat, le vélo peut fortement contribuer à atteindre nos objectifs climatiques car aucun moyen de transports n’utilise moins de ressources naturelles. Egalement bon pour la santé, le vélo doit être favorisé, en densifiant le réseau de voies cyclables directes, en assurant la sécurité et en prévoyant suffisamment de places de stationnement, pratiques et protégées. Cette inscription s’accompagne également d’une meilleure coordination de la politique cyclable au niveau suisse, offrant un fort potentiel d’économie.