Communiqué 2020

De quelle couleur est le portefeuille financier de la BCV et de la CPEV ?

Alors que les résultats du test de compatibilité climatique publiés récemment par l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) montraient que 80% des instituts financiers suisses rataient encore leur cible en matière d’investissements durables en investissant encore dans le pétrole et le charbon, qu’en est-il, dans notre canton, de la BCV et de la CPEV ? Ont-elles participé à ce test et quelle est la couleur de leur portefeuille financier ? Ce sont les questions que pose aujourd’hui pour les Vert∙e∙s vaudois∙es le député Vassilis Venizelos par voie d’interpellation.

La crise climatique représente un risque financier largement reconnu par les milieux scientifiques et au sein du secteur financier lui-même. Les investissements dans une économie à faible impact carbone sont en outre de plus en plus considérés comme une opportunité. Pourtant, la place financière suisse continue d’investir massivement dans la poursuite de l’expansion de la production pétrolière et de l’extraction du charbon. Ce qu’a récemment démontré, chiffres à l’appuis, le test de comptabilité climatique mené par l’OFEV, en collaboration avec le Secrétariat d’État aux questions financières internationales (SFI).

Suite à ce test, chaque institution participante a reçu un rapport individuel présentant les résultats par classe d’actifs et par secteurs ainsi que les comparaisons avec des pairs, des portefeuilles de marché et avec les principaux indices. Ce rapport individuel propose également les résultats de l’analyse d’un « stress-test » pour les actions et les obligations d’entreprise si les instituts financiers concernés le demandent.

Étant donné que l’action du secteur financier représente un levier important pour atteindre les objectifs climatiques, et que les portefeuilles financiers « carbonés » exposent potentiellement leurs institutions financières à des risques importants, le député des Vert∙e∙s Vassilis Venizelos demande au Conseil d’Etat si la BCV et la CPEV ont participé aux tests menés par l’OFEV et le SIF en 2017 et en 2020 et, si oui, qu’elles fassent preuve de transparence et publient les résultats des analyses reçus. De même pour le « stress-test » proposé, si elles l’ont effectué.

A noter que la même demande de transparence émane actuellement également d’élu-e-s fédéraux de tous bords politiques qui ont publié, en écho, à ce sujet, une lettre ouverte.

Communiqué 2020

Protection du climat : les Vert.e.s s’engagent pour promouvoir les alternatives au ciment

Alors qu’un rapport de l’OFEV montrait encore, lundi, combien notre pays est affecté par le réchauffement climatique, il est urgent de réduire notre dépendance au ciment, matériau dont la production génère d’importantes émissions de gaz à effet de serre. Les alternatives existent et les autorités, tant cantonales que communales, doivent faire preuve d’exemplarité en la matière. Les Vert∙e∙s vaudois∙es interviennent donc au Parlement vaudois et dans les conseils communaux pour accélérer cette transition.

La nécessité d’agir pour lutter contre la crise climatique et limiter le réchauffement climatique, comme la Suisse s’y est d’ailleurs engagée notamment en ratifiant l’Accord de Paris, est toujours plus pressante. Un rapport de l’Office fédéral de l’Environnement (OFEV) montrait encore lundi combien la Suisse pâtit, plus que d’autres, de ce réchauffement puisque l’augmentation des températures moyennes a été, dans notre pays, deux fois plus élevée que la moyenne mondiale. Or il se trouve que le ciment est un matériau extrêmement polluant et émetteur de Co₂, pourtant utilisé à tort et à travers alors que des alternatives existent.

La sauvegarde du Mormont – site d’intérêt naturel,  paysager et archéologique majeur, exploité depuis près de 70 ans par le cimentier Holcim – a récemment été remise en lumière par l’occupation du site de la Birette par la première « ZAD » suisse.  Les Vert∙e∙s vaudois∙es s’engagent depuis toujours pour protéger ce site, et sont intervenu-e-s à plusieurs reprises au Grand conseil à ce sujet, réussissant même finalement à faire protéger durablement son sommet dans le Plan Directeur des Carrières (PDCar). Mais notre paysage ne pourra être durablement protégé que si nous nous défaisons collectivement de notre dépendance au ciment qui en est extrait. Il ne ferait, en outre, aucun sens de lutter ici pour ensuite importer de l’autre bout du monde ce même matériau.

C’est pourquoi les Vert∙e∙s vaudois∙es interviennent au Grand conseil ainsi que dans les conseils communaux de notre canton pour promouvoir et recourir davantage aux alternatives existantes en matière de construction : qu’il s’agisse du bois, de la paille, du chanvre ou de la terre crue.

Les communes ont en effet un rôle crucial à jouer dans cette transition, tant comme maîtres d’ouvrage qu’en tant que responsables de la police des constructions. Il n’y a d’ailleurs pas de meilleur moment pour agir alors que de très nombreuses communes sont justement en train de revoir leurs PGA/RPGA.

Quant au Canton, il est lui aussi maître d’ouvrage et ne promeut pourtant pas assez les matériaux alternatifs au ciment. Le postulat déposé vise donc à y remédier en modifiant l’article 90 de la Loi vaudoise sur l’aménagement du territoire (LATC).

Communiqué 2020

Un soutien financier nécessaire pour avancer vers la transformation de notre économie

Les Vert∙e∙s vaudois∙es saluent l’annonce, ce matin, du Conseil d’Etat d’injecter une centaine de millions de francs pour soutenir les secteurs les plus impactés par la crise sanitaire actuelle. Ils et elles se réjouissent tout particulièrement de l’aide destinée aux milieux culturels, qui ont été fortement fragilisés ces derniers mois. Cela ne doit toutefois pas être le dernier pas financier consenti, et tous les efforts nécessaires devront être entrepris pour le sauvetage des entreprises et des emplois. Car la crise du coronavirus a aussi violemment mis en lumière les limites de notre système économique et social. Il s’agit donc également de tirer dès maintenant les leçons de cette crise sanitaire pour anticiper la prochaine, celle climatique qui est d’ores et déjà en marche , et d’investir sur la durée dans une économie plus résiliente et respectueuse de l’environnement. Dans ce sens, l’initiative populaire cantonale « de renouveau » sur laquelle planchent les Vert∙e∙s reste cruciale.

Les Vert∙e∙s vaudois∙es saluent les soutiens financiers annoncés ce matin par le Conseil d’Etat vaudois pour venir en aide aux secteurs économiques tels que les cafés-restaurants, PME, les cas de rigueur et le milieu culturel, particulièrement impactés par les décisions sanitaires prises pour tenter de stopper la propagation du coronavirus. Les milieux culturels, particulièrement soumis même en temps normal au risque de précarité et aux aléas du mécénat et de l’engagement bénévole, avaient vraiment besoin d’un soutien pour limiter la catastrophe.

Il ne s’agit-là, d’ailleurs, pour les Vert∙e∙s, sans doute pas de la dernière offensive financière nécessaire de la part du Canton. Car il faut dès maintenant tirer les premières leçons de cette crise et répondre à la déstabilisation de notre modèle économique actuel par un renouvellement de ce dernier. Il faut ainsi non seulement investir pour aider les secteurs porteurs d’avenir et créateurs d’emploi, mais également offrir à toutes les personnes touchées par des pertes salariales ou le chômage de nouvelles perspectives en réorientant progressivement notre économie et en investissant dans l’évitement de la prochaine crise, d’ores et déjà engagée, climatique cette fois. La mise en place, comme le propose le postulat déposé au Grand Conseil ce printemps par  la députée verte Rebecca Joly, d’un « revenu de transition écologique » visant à aider cette transition et garantir des revenus dignes à toutes et tous mérite particulièrement d’être étudiée et développée.

Les Vert∙e∙s avaient salué la politique anticyclique amorcée par le budget 2021 de l’Etat de Vaud ; il s’agira de la poursuivre encore plusieurs années pour investir massivement dans la transition énergétique et la lutte contre le réchauffement climatique. Comme le demande, par exemple, l’initiative parlementaire Vassilis Venizelos demandant l’injection de 300 millions de francs dans le Fonds sur l’énergie. Il est donc nécessaire de dès maintenant voir plus loin que l’urgence et d’orienter les aides financières selon des critères désormais détachés de  la production, de la consommation ou du PIB et orientés vers des valeurs sociales et environnementales.

Dans ce sens, l’initiative populaire cantonale sur laquelle planchent les Vert∙e∙s est plus cruciale que jamais. Notre modèle économique et certaines de nos habitudes de vie doivent être urgemment revisités, dans l’intérêt de notre qualité de vie et pour préserver celle des générations futures.

Communiqué 2020

Pour des toilettes non-genrées dans les établissements vaudois

Engagé-e-s depuis toujours en faveur de l’égalité au sens large, les Vert∙e∙s vaudois∙es, par la voix de leur chef de groupe Vassilis Venizelos, déposent aujourd’hui une motion au Parlement vaudois pour des toilettes non-genrées. Libérant les restaurateurs et restauratrices de l’obligation qui leur est actuellement faite de prévoir au minimum des toilettes pour femmes et des toilettes pour  hommes distinctes, cette motion entend leur offrir davantage de marge de manœuvre et, en même temps, promouvoir davantage d’inclusivité et abolir certains stéréotypes de genre encore trop largement ancrés.

Le plus souvent, les établissements publics proposent des toilettes pour femmes et des toilettes pour hommes, ce que leur imposent les dispositions réglementaires vaudoises actuelles. Il existe pourtant une autre option et les toilettes unisexes sont déjà une réalité vécue dans plusieurs lieux connus, comme les trains, les avions ou les établissements publics de certains cantons (comme à Lucerne). Afin que le canton de Vaud leur emboîte le pas, le président de groupe des Vert∙e∙s dépose, cet après-midi, au Parlement vaudois une motion pour offrir la possibilité aux restaurateurs et restauratrices de prévoir des toilettes non-genrées.

Ces toilettes ont beaucoup d’avantages :
-elles réduisent les files d’attente interminables devant les toilettes pour femmes en augmentant les possibilités de se soulager pour les personnes qui ne peuvent pas le faire debout.

-elles sont plus inclusives et facilitent la vie des personnes intersexes et transgenres en leur évitant des situations gênantes ou dangereuses. Les toilettes genrées peuvent en effet être le théâtre de violences verbales ou physiques transphobes, renvoyant les personnes trans à leur sexe assigné à leur naissance.

-elles facilitent la vie des parents qui accompagnent un-e enfant du sexe opposé.

-elles permettent de mettre fin à certains stéréotypes de genre. Par exemple, les tables à langer se trouvent généralement dans les toilettes pour femmes. Les établissements qui le souhaitent pourraient ainsi proposer indistinctement préservatifs (généralement fournis dans les toilettes pour hommes) et produits menstruels à disposition de toutes et tous.

-elles offrent une marge de manœuvre aux responsables d’établissement en termes d’occupation de l’espace. On pourrait imaginer que la seule contrainte soit de mettre à disposition des sanitaires aménagés de façon à garantir le respect de la sphère privée. Un tel assouplissement de la réglementation en vigueur serait sans doute un geste bienvenu pour les cafetiers restaurateurs et cafetières restauratrices en cette période plus difficile.

Communiqué 2020

Protection du Mormont : il est urgent de promouvoir les alternatives au ciment

Les Vert∙e∙s vaudois∙es sont depuis longtemps engagé-e-s pour la protection du Mormont. En 2015 déjà, le Grand conseil acceptait un vœu demandant de protéger le sommet du Mormont de toute extension de la carrière exploitée par le cimentier Holcim. Aujourd’hui pourtant, le sujet refait l’actualité alors que le recours déposé par les associations de protection de la nature et de l’environnement est toujours pendant. Il devient de plus en plus urgent de favoriser les alternatives au ciment et de réduire notre dépendance à ce matériau grand émetteur de CO₂. Les Vert∙e∙s vaudois∙es interviendront ainsi dès la rentrée au Parlement vaudois et dans les conseils communaux pour accélérer cette transition.

Le Mormont, dont le sommet est classé à l’Inventaire Fédéral des Paysages (IFP), fait partie du patrimoine vaudois par son importance géologique, naturelle mais aussi historique et paysagère. Utilisé depuis les années 1950 comme carrière par le cimentier Holcim, le Mormont est affecté par les extensions successives de cette exploitation, qui vont jusqu’à menacer son sommet. Les Vert∙e∙s vaudois∙es s’engagent depuis toujours pour protéger ce site d’importance paysagère et naturelle indéniable et sont intervenu-e-s à plusieurs reprises au Grand conseil à ce sujet, réunissant même finalement à faire protéger durablement son sommet dans le Plan Directeur des Carrières (PDCar).

Aujourd’hui, alors que l’exploitation du site se poursuit, la première ZAD suisse récemment installée permet de remettre sous le feu des projecteurs la question du Mormont et de sa protection.

La question qui se pose est plus généralement celle de la dépendance de notre société au ciment, matériau dont la production est extrêmement polluante et émettrice de CO₂.

Ainsi, les Vert∙e∙s interviendront dès la rentrée des vacances d’automne au plan cantonal (au Grand conseil) et local (dans les conseils communaux) par voie de postulat pour réfléchir à des solutions permettant de réduire cette dépendance en recourant, par exemple, là où c’est possible, à des alternatives moins polluantes, telles que le bois.

Les pouvoirs publics ont un rôle à jouer, tant de par leur devoir d’exemplarité que par leur pouvoir en matière de règlementation des constructions, et il est grand temps qu’ils pèsent de tout leur poids dans cette problématique.

Communiqué 2020

300 millions pour une relance en faveur de la transition énergétique

Pour ne pas opposer mesures de relance post-COVID 19 et l’indispensable transition écologique, et plus particulièrement son volet énergétique, les Vert.e.s proposent de procéder à une alimentation extraordinaire du fonds vaudois sur l’énergie d’un montant de 300 millions de francs afin de participer aux efforts de soutien à l’économie locale en la rendant plus résiliente, plus innovante et résolument tournée vers l’avenir. L’initiative parlementaire est également soutenue par les groupes vert ’libéraux, PS, de l’Alliance du centre, d’Ensemble à Gauche et du POP.

La crise sanitaire et ses conséquences sociales et économiques ont nécessité des soutiens financiers d’urgence de la part de la Confédération et du canton afin d’éviter la suppression trop importante d’emplois et des faillites. Si ces dispositifs se sont avérés indispensables et qu’il faudra continuer à soutenir les entreprises, les raisons individuelles ainsi que les milieux culturels, sportifs et associatifs, il faut également s’assurer que la reprise de l’activité économique ne se fasse pas sur le dos du climat. Un climat et un environnement dégradé auront notamment pour conséquences de nouvelles crises sanitaires, par l’augmentation des pandémies et des zoonoses. Ainsi, la relance doit être saisie comme une occasion unique d’infléchir notre dépendance aux énergies fossiles en soutenant l’économie locale et en l’orientant vers plus de durabilité et de résilience. Création d’emplois et relance économique doivent rimer avec transition écologique et énergétique.

Les investissements publics dans l’énergie renouvelable ont un impact très positif sur l’économie locale. Dans le cadre des débats sur la CoCEn, il avait en effet été démontré qu’avec les montants engagés par le Canton et avec l’apport de la Confédération dans la rénovation énergétique de bâtiments, « pour 1 franc engagé par le canton, ce sont 4 francs qui sont distribués sous forme de subventions et 18 francs en moyenne qui sont injectés dans l’économie sous forme de travaux et de fournitures, soit un effet de levier de x18 » (EMPL 151, p.8).

Une alimentation massive du fonds pour l’énergie, permettrait d’accélérer la rénovation des bâtiments (notamment communaux) ou de soutenir le développement du solaire, de la géothermie ou de la biomasse. Ce soutien est d’autant plus important et urgent que les besoins sont avérés et les projets existent mais ils manquent souvent cruellement de soutiens financiers. De même, en soutenant de la recherche appliquée et le développement de projets innovants, le canton de Vaud pourrait se profiler à la pointe en Suisse sur la transition énergétique.

Les Vert.e.s ont donc déposé hier, par la plume de leur chef de groupe Vassilis Venizelos, une initiative parlementaire, largement soutenue par plusieurs groupes politiques, demandant l’élaboration d’un décret visant à verser un montant exceptionnel de CHF 300’000’000.- au fonds sur l’énergie. Au sens de l’article 132, alinéa 1, de la loi sur le Grand Conseil (LGC), un délai est fixé au Conseil d’Etat à fin avril 2021 pour qu’il rende son préavis et soumette au Grand Conseil le projet de décret demandé. Le financement de ces 300 millions pourrait soit passer par l’emprunt, soit, par exemple, par l’allocation des dividendes de la Banque National Suisse de CHF 249,3 millions sur l’année 2020 ou le solde de la réserve des préfinancements pour la réforme RIE III (CHF 206 millions au bilan de l’Etat au 31.12.2019).