Interventions parlementaires

La SUVA pédale-t-elle à contre-courant?

Cette année, nous fêtons le bicentenaire de la naissance de la draisienne, noble ancêtre de nos bicyclettes. Par ailleurs, depuis quelques années, le vélo est inscrit dans les programmes stratégiques du canton dans le développement de la mobilité douce (EMPD 60, adopté le 27 août 2013). Alors que l’utilisation encouragée des deux-roues non-motorisés contribue aussi bien à une mobilité durable, qu’à l’amélioration de la santé publique, la SUVA et certains corps de police diffusent largement une vidéo qui, sous couvert de prévention, ouvre inutilement une nouvelle guerre entre automobilistes et cyclistes. En effet, cette vidéo laisse croire de manière caricaturale que le comportement des cyclistes est la cause de la moitié des accidents graves, voire mortels, les impliquant.
Sans entrer en matière sur l’analyse du contenu de la vidéo elle-même », les soussigné-e-s ont l’honneur de poser les questions suivantes au Conseil d’Etat :
– Dans quelle mesure, le Conseil d’Etat cautionne-t-il une telle représentation financée notamment par les deniers publics ?
– Le gouvernement peut-il nous garantir que la vision très partiate du clip ne traduit pas l’opinion générale des forces de l’ordre vaudoises cantonales et communales ?
– Où en est la stratégie globale du développement de la mobilité douce dans le canton telle que prônée dès 2013 ?
– Où en sont les dépenses du crédit-cadre voté par le Grand conseil en 2013 ?
– Quel bilan le Conseil d’Etat retire-t-il de son plan d’action ? Compte-t-il en informer le parlement ?
– A l’avenir, le Conseil d’Etat pense-t-il poursuivre la stratégie dans le domaine de la mobilité douce, en général, de la promotion du vélo, en particulier ?
Les soussigné-e-s remercient par avance le Conseil d’Etat de ses réponses aux questions susmentionnées dans les-délais usuels.

Felix Stürner

Etienne Raess

Interventions parlementaires

Desserte de l’hôpital Riviera Chablais et prolongement de la ligne VMCV 201

Interpellation

L’hôpital Riviera Chablais ouvrira ses portes au printemps 2019. Ce site hospitalier sera au service des populations de la Riviera et des Chablais valaisan et vaudois.

Construit sur le territoire de la commune de Rennaz, cet hôpital sera accessible par les transports publics. On s’attend à un flux de 150 à 600 personnes par tranche horaire allant à ou revenant de l’hôpital. L’objectif est d’assurer 30% de la desserte par les transports publics.

Après études conduites par la DGMR et en concertation avec les communes concernées, une desserte de l’hôpital par le réaménagement des lignes du bus dans cette région a été choisie.

En particulier, il est prévu le prolongement jusqu’à l’hôpital de la ligne de trolleybus VMCV 201 Vevey-Villeneuve. Ce prolongement implique le réaménagement de l’interface Villeneuve Gare, l’installation de lignes électriques de contact dans la rue des Remparts à Villeneuve, un nouveau pont pour franchir l’Eau Froide à Villeneuve-Noville et divers aménagements routiers le long de la RC780 entre Villeneuve et l’hôpital.

Le 16 février passé, plus de 250 personnes ont assisté à une séance d’information organisée à Villeneuve par la DGMR, les VMCV et la Municipalité de Villeneuve à ce sujet.

Lors de cette séance et ensuite par des courriers de lecteurs dans la presse, plusieurs habitants de la région se sont montrés préoccupés, voire opposés, aux choix faits par les ingénieurs chargés du projet. Notamment, l’installation de lignes électriques aériennes de contact, le type de véhicules utilisés et le choix du parcours sont remis en question.

Le Conseil communal de Villeneuve s’est saisi du problème et a adopté, lors de sa séance du 16 mars, une résolution invitant la Municipalité de Villeneuve à demander aux mandataires d’étudier toute autre alternative technique permettant d’éviter l’installation de lignes aériennes de contact sur le territoire communal. Cette résolution précisait toutefois que la ligne de bus entre Villeneuve et Rennaz devait être opérationnelle au moment de l’ouverture du site hospitalier.

Vu les circonstances, on peut craindre que les remises en question du projet débouchent sur des retards importants pour la mise en œuvre du prolongement de la ligne VMCV 201, ce qui serait préjudiciable à la population de la Riviera qui devra se rendre à l’hôpital.

Au vu de ce qui précède, je me permets de poser les questions suivantes au Conseil d’Etat :

1. Le projet prolongeant la ligne de trolleybus VMCV 201 de Villeneuve à l’hôpital et passant par la rue des Remparts à Villeneuve peut-il encore être significativement modifié dans son tracé ou dans la technologie des bus qui circuleront ?
2. Les nouvelles technologies permettraient une plus grande souplesse dans le tracé, donc une adaptation à l’évolution démographique et urbanistique locale, ont-elles été suffisamment étudiées ?
3. Quel est le plan B en cas de procédures de recours prolongées ?
4. La desserte de l’hôpital Riviera Chablais par des transports publics sera-t-elle assurée dès 2019 à l’ouverture du site ?

Suzanne Jungclaus Delarze

Interventions parlementaires

Truc et trucage, les voitures vaudoises volages?

Interpellation

Depuis « l’affaire Volkswagen » appelée aussi « dieselgate » aux Etats-Unis, rares sont les semaines durant lesquelles de nouvelles révélations au sujet de la fraude de constructeurs automobiles ne font pas la une des médias. Après Fiat-Chrysler, c’était au tour de Renault, puis de PSA (Citroën) et d’autres d’être soupçonnés, voire accusés, de tricher avec les règles permettant de mesurer les émissions d’oxyde d’azote (NO x ) ou encore de dioxyde de carbone (CO 2 ) qui s’avéraient être régulièrement sous-évaluées.

En ne pratiquant pas les tests en grandeur réelle, mais dans des conditions spéciales, les constructeurs sont arrivés à biaiser les résultats grâce à des logiciels placés dans les véhicules. Ces logiciels permettent de fausser les résultats lorsque les tests sont effectués hors des conditions de conduite normale, autrement dit sur des « bancs d’essai » ou en laboratoire en vue de l’homologation (technique dite du « préconditionnement »).

Cette façon de frauder les règles d’émissions de substances nuisibles ne pose pas seulement un problème légal, mais évidemment aussi un problème environnemental et de santé publique. Surtout que le parc suisse de véhicules à moteur ne cesse de croître (plus de 5,9 millions), en général, et que le nombre de voitures à moteur diesel ne cesse d’augmenter, en particulier (Suisse : 39.3% en 2016).

De ce fait, alors que dans sa communication du 17 mars dernier, le BIC annonce les effets en apparence bénéfique des mesures prônant l’utilisation des véhicules peu polluants (moins de 120g de CO 2 ), notamment sous forme de rabais sur la taxe annuelle, il est légitime de se demander dans quelle mesure cette tendance tient compte des émissions effectives des véhicules en circulation dans le canton de Vaud, plus spécifiquement des voitures à moteur diesel.

Au vu de ce qui précède, j’ai l’honneur de poser les questions suivantes au Conseil d’Etat :

  • Comment le canton a-t-il réagi aux possibles trucages des émissions d’oxyde d’azote (NOx) ou encore de dioxyde de carbone (CO2) par les constructeurs automobiles incriminés ou d’autres?
  • De quelle manière le canton s’est-il servi des études de l’International Council on Clean transportation (ICCT) étasunien ou du Joint Research Center (JRC) européen pour revoir ou adapter ses normes?
  • Quelles ont été les mesures concrètes prises par le service des automobiles et de la navigation (SAN) suite aux divers scandales révélés par les médias?
  • Quels moyens de contrôle conséquents et accrus des émissions des différents véhicules, notamment des véhicules à moteur diesel, ont été mis en place depuis septembre 2015?
  • Le SAN s’est-il donné les moyens de contrôler les taux d’émission des véhicules en situation réelle d’utilisation et non seulement sur un « banc d’essai »?
  • Dans le cas des véhicules à moteur diesel, a-t-il pris des mesures relatives aux rabais (75%) sur la taxe annuelle? Compte-t-il le faire en cas de problèmes?

Dans l’optique d’une clarification des différents points énumérés ci-dessus, je remercie par avance le Conseil d’Etat de l’attention qu’il portera à cet objet, ainsi que des suites rapides qu’il lui donnera.

Felix Stürner

Communiqué 2016, Elections communales 2016

Elections communales : les verts morgiens lancent leur campagne

Un bilan solide, un programme clair et réalisable, une majorité de femme candidate au conseil communal, une candidate féminine unique pour la Municipalité et une campagne active, de proximité ainsi que sur les réseaux sociaux.

Actuellement forts de 12 élu-e-s à Morges, les Verts présentent une liste forte de 25 candidat-e-s, soit 6 personnes de plus qu’en 2011. 15 femmes et de 10 hommes la composent. Les candidat-e-s, issu-e-s de tous les quartiers de la ville, présentent une grande diversité d’âges, de professions et d’engagements associatifs. Les Verts veulent renforcer leurs représentations à 15 sièges et maintenir leur siège à la Municipalité avec Sylvie Podio qui brigue un 3ème mandat.

Les Verts veulent une Ville Verte et proposent un programme fondé sur trois axes prioritaires :

  • Une ville agréable basée sur un développement urbain durable, harmonieux et de qualité;
  • Des transports agréables, des transports publics performants, des trajets pédestres et cyclables sécurisés favorisant la fluidité du trafic ;
  • Une ville pour toutes et tous, c’est-à-dire une économie diversifiée, de proximité et de qualité, un renforcement des mesures favorisant la qualité de vie des plus petits aux ainés.Notre objectif : être bien dans notre ville à l’instar des Morgiennes et des Morgiens.

La campagne se déroulera au marché et lors des débats, mais sera ponctuée par des actions originales dans la ville, les quartiers et sur les réseaux sociaux. Les Verts se réjouissent à cette occasion de rencontrer la population morgienne et de partager avec elle ses préoccupations.

 

Pour plus d’informations :

Sylvie Podio, Municipale, 078 797 47 58
Yvan Christinet, Conseiller communal, 078 624 06 07
Claudine Dind, Conseillère communale, 021 802 12 28.