Communiqué 2020

Halte aux récoltes de signatures payées. La démocratie ne s’achète pas.

Les Vert∙e∙s vaudois∙es dénoncent les récoltes de signatures rémunérées qui défraient actuellement la chronique. Lors de leurs propres initiatives cantonales, ils n’y ont jamais eu recours. L’exercice des droits politiques ne peut être monnayé et doit être exercé avec conviction et engagement. La députée Rébecca Joly interviendra donc demain au Parlement vaudois par voie de motion pour interdire, comme c’est déjà le cas dans le canton de Genève, toute récolte de signature rémunérée.

Alors que l’association Incop défraie la chronique suite à ses récoltes de signatures menées de manière mensongère contre le congé paternité par de parfaits étrangers à la cause défendue, la pratique de la récolte de signature rémunérée est mise en lumière. Au-delà de la manière peu éthique dont elle a été, en l’occurrence, menée, le fait même de rémunérer la récolte de signatures, pour une initiative ou un référendum, devrait, selon les Vert∙e∙s vaudois∙es, être proscrite. C’est d’ailleurs déjà le cas dans le canton de Genève.

L’exercice des droits politique doit en effet se dérouler en toute liberté, indépendance, avec conviction et engagement. Les personnes chargées de récolter les paraphes doivent pouvoir expliquer, avec justesse et précision, l’objet pour lequel elles battent le pavé et le nombre total de signatures récoltées au final doit refléter l’intérêt, par la population, manifeste pour le sujet en question. Il n’est, en outre, pas normal que de plus gros moyens financiers puisse, à lui seul, influer, sur l’issue d’une récolte.

Ainsi, dans le but de faire interdire toute récolte rémunérée dans notre canton, quelle qu’elle soit, la députée Rebecca Joly déposera, demain matin, au Grand conseil vaudois une motion. Les Vert∙e∙s vaudois∙es espèrent ainsi ouvrir le débat sur ces pratiques et revenir à des règles plus transparentes, éthiques et équitables dans l’exercice des droits politiques.