Interventions parlementaires

Des arbres pour le climat !

Postulat

Au moins 20% de surface en plus pour les arbres dans les villes et villages du canton d’ici à 2030 !

Les arbres produisent de l’oxygène et captent le CO2. Et ils rendent de nombreux autres services. Parmi les récentes études : L’étude « Nos arbres » publiée par le groupement d’experts GE-21 abouti à la conclusion qu’il faudrait augmenter le pourcentage de sol ombragé, grâce aux arbres, pour s’adapter aux impacts du réchauffement climatique. Dans un récent article de la Tribune de Genève, les auteurs de l’étude indiquaient que la surface dédiée aux arbres devrait augmenter de 20% d’ici à 2050 dans le périmètre étudié à savoir l’ensemble du canton de Genève. Le pourcentage du sol ombragé par les arbres passerait ainsi de 21 % à 25%.

En plus de l’ombrage bénéfique, l’étude identifie les contributions suivantes : leurs contributions à la détente et la récréation, leur diversité biologique et capacité d’accueil d’autres espèces (par exemple, l’intérêt des vieux arbres pour l’habitat des oiseaux et les chauve-souris) leur capacité à atténuer les pics de chaleurs estivales et l’épuration des micropolluants.

Cette étude s’est donné pour objectif de cartographier les indicateurs décrits ci-dessus, ce qui a permis d’identifier les zones déficitaires en arbres pour chacun de ses services. La littérature indique que typiquement, un arbre génère un surplus net de services 10-20 ans après sa plantation. Les grands arbres (>20m de hauteur) contribuent donc très fortement aux services écosystémiques.

Les arbres sont potentiellement vulnérables aux nouvelles maladies, à un changement du climat et une accentuation de l’effet îlot de chaleur urbaine.

Les pistes évoquées dans cette étude pour se prémunir partiellement contre la perte dramatique desservies écosystémiques sont d’améliorer les conditions de plantation et de choisir des espèces et variétés méridionales capables de survivre dans un climat plus chaud et sec.

Bien géré, le patrimoine arboré peut contribuer à une bonne qualité de vie. II mérite par conséquent de faire partie de l’aménagement du territoire. L’étude suggère qu’un plan de gestion soit établi, de manière participative et mis à jour régulièrement.

Pour aboutir à ces résultats, l’étude a posé les questions suivantes :

  • Existe-il trop, ou trop peu d’arbres sur le périmètre étudié ?
  • Ou faudrait-il planter des arbres en priorité ?
  • Faudrait-il privilégier de nombreux petits ou quelques grands arbres?
  • Comment améliorer la manière de planter les arbres ?
  • Quelles espèces et essences faudrait-il privilégier pour les futures plantations ?

Tant de questions pertinentes et de résultats intéressants proposés par cette étude. Quant est-il dans les zones bâties des villes et villages vaudois ? Au moment de définir une politique climatique et un plan d’action biodiversité, le présent postulat demande au Conseil d’Etat d’étudier l’opportunité de mener une étude similaire et de définir des objectifs et les mesures y relatives – respectant le principe de subsidiarité et les compétences des communes – afin que les surfaces dédiées aux arbres dans les villes et les villages du canton soient augmentées d’au moins 20% d’ici à 2030.

Séverine Evéquoz

Interventions parlementaires

Lutte contre les néophytes envahissantes : Agir à la source !

Le communiqué de presse du 3 septembre 2018 du Conseil d’Etat au sujet de la lutte contre les plantes envahissantes est réjouissant. Sont notamment annoncés : une stratégie cantonale de lutte contre les 45 espèces présentes sur territoire vaudois, un groupe de travail dans la région du Haut-Lac et 200’000.- pour agir de façon ciblée.

A ce jour les plantes néophytes invasives présentes en Suisse sont listées dans la Liste noire établie par la Commission pour la protection des plantes sauvages (Infoflora) sous mandat de l’OFEV. Parmi les bases fédérales contraignantes en matière d’utilisation de néophytes, on trouve l’Ordonnance fédérale sur la dissémination des organismes dans l’environnement (ODE) et son annexe 2, qui règle leur vente et leur utilisation dans l’environnement. Cette ordonnance interdit la vente et l’utilisation de seulement 15 espèces considérées par Infoflora comme problématiques. Les autres néophytes envahissantes, parmi lesquelles figurent le buddleia de David, le laurier-cerise et le robinier faux acacia, peuvent être vendues, semées, plantées, cultivées librement en Suisse.

Il y a un véritable non-sens d’investir chaque année des moyens lourds en argent (130’000’000 F pour l’ensemble de la Suisse), en temps et main d’œuvre pour gérer les néophytes envahissantes, alors qu’une grande partie de ces espèces est encore en vente et peut être utilisée librement en Suisse. Il y a lieu de penser que les dommages que ces espèces sont susceptibles de provoquer sont encore beaucoup plus coûteux. Dans le cadre de l’analyse nationale des dangers, par exemple, on a estimé l’ampleur des dommages encourus dans un scénario (fictif) de propagation massive d’une espèce exotique envahissante. Le montant global des dommages causés par ce type de sinistre a été chiffré à 1 milliard de francs au total.

Par conséquent, interdire leur vente et leur utilisation non-contrôlée constituerait une mesure logique pour éviter leur dissémination. D’autant plus, lorsque l’on sait que plus on intervient tôt dans le processus de dissémination de l’organisme, plus la lutte sera efficace et donc les coûts moindres.

La Stratégie de la Suisse relative aux espèces exotiques envahissantes définit les compétences des acteurs concernés par la problématique. La Confédération est responsable de l’élaboration et de l’adaptation des bases légales et les cantons se chargent d’appliquer les mesures et de les contrôler. A ce titre, les cantons, via leur vision de la problématique sur le terrain, paraissent les mieux placés pour faire évoluer de manière concrète la stratégie, notamment en ce qui concerne l’adaptation des bases légales. Enfin, la Stratégie insiste sur l’importance d’une coordination entre cantons et Confédération, permettant de faire évoluer la Stratégie dans le meilleur sens.

Les député-e-s soussigné-e-s demandent au canton de Vaud d’exercer son droit d’initiative cantonale auprès de l’Assemblée fédérale, en application de l’article 109 al 2 de la Constitution vaudoise. L’initiative cantonale a la teneur suivante : “Le Conseil fédéral est chargé de modifier l’ordonnance sur l’utilisation d’organismes dans l’environnement (ODE; RS 814.911) de telle sorte que les plantes se trouvant sur la liste noire des néophytes envahissantes en Suisse soient intégrées dans son annexe 2 chiffre 1.”

Séverine Evéquoz

Communiqué 2018

Stop au glyphosate!

Les Verts vaudois regrettent l’immobilisme du Conseil fédéral sur le dossier du glyphosate. Soucieux de protéger les terres, les ressources hydriques et plus généralement la santé de la population, ils continueront à s’engager au niveau local pour interdire ce véritable poison.

La communication du Conseil fédéral, qui a annoncé aujourd’hui ne voir aucune raison d’interdire le glyphosate, déçoit fortement les Verts vaudois.

À l’heure ou l’on parle de baisse massive de la biodiversité dans nos campagnes, et où la population est toujours plus attentive au contenu de son assiette, poursuivre dans l’utilisation d’un produit pourtant classé “cancérigène probable” par l’OMS est un non sens.

Les Verts vaudois s’engagent depuis des années pour l’interdiction du glyphosate, que ce soit au Grand Conseil, avec la motion déposée en 2015 par le député Yves Ferrari, demandant au Conseil d’Etat de prendre toutes les mesures utiles pour interdire l’utilisation de ce pesticide, ou au niveau communal via des motions et postulats demandant l’arrêt de l’utilisation de ce poison dans l’entretien des parcs et domaines.

Vu que les autorités fédérales ne semblent pas vouloir agir, les Verts vaudois continueront leur action au niveau local afin de réduire au possible l’utilisation du glyphosate dans le canton, dans l’intérêt de l’environnement et de la santé des Vaudoises et des Vaudois

 

Interventions parlementaires

L’agriculture urbaine, une passerelle entre la ville et la campagne

Postulat

L’agriculture urbaine, une passerelle entre la ville et la campagne, une passerelle avec le futur !

Suite à la récente acceptation de modification de l’article constitutionnel 104 relatif à l’agriculture suisse, en votation populaire, le climat semble propice à valoriser l’agriculture indigène et ses produits par un renforcement des liens ville-campagne.

De nombreux projets d’agriculture urbaine ou péri-urbaine existent aujourd’hui en Suisse et dans notre canton. C’est une thématique pour laquelle de plus en plus de villes sont sensibles et développent des projets concrets. Situés à l’orée des agglomérations et parfois des villages, ces projets intègrent des productions maraîchères, des activités pédagogiques, des rencontres conviviales, l’éducation des plus jeunes. Quoique ces projets n’aient pas comme but principal l’approvisionnement alimentaire, leurs activités participent à renforcer les liens ville-campagne, producteurs-consommateurs, ils sont des passerelles.

A l’intersection de deux phénomènes convergents, s’observe un mouvement lent mais régulier au sein de la population visant à rétablir la confiance au sujet de la qualité des denrées alimentaires qui leur sont proposées (éthique, transport longue distance et environnement). Notre agriculture est confrontée au tourisme d’achat, sur lequel elle n’a aucune prise. Les conditions de base suisses, telles que prix du foncier, main d’œuvre, intrants, bases légales, règlements et normes en vigueur, exigences écologiques (PER) sont sans commune mesure avec le contexte international. Il nous semble que la pérennisation de ce mouvement passe par la sensibilisation de la population et l’éducation des plus jeunes, mais également par la diversification des pratiques agricoles tout en favorisant les circuits courts.

Un certain nombre d’initiatives de part et d’autre du canton ont ceci de commun entre-elles qu’il leur manque le cadrage initial permettant un développement de projet pérenne. Nombre d’acteurs ne sont simplement pas informés des possibilités qui s’offrent à eux.

Pourtant des outils de politique agricole existent, permettant de soutenir des initiatives collectives de projet. Parmi eux les PDR – Projets de Développement Régionaux, les PDER – Plans de Développement de l’Espace Rural ; les projets OQuaDu – Ordonnance sur la promotion de la qualité et de la durabilité dans le secteur agroalimentaire ; les projets soutenus par le Programme Ressources (art.77a et 77b LAgr) ; enfin les CQP – Contributions à la qualité du paysage via les PER. Grâce à ces incitations, des projets collectifs ont déjà vu le jour ou sont en cours de développement.

Les soussignés demandent au Conseil d’Etat d’étudier l’opportunité de prendre les mesures suivantes et de dresser un rapport à ce sujet

  • impulser le développement de politiques agricoles urbaines et péri-urbaines, notamment en travaillant avec les agglomérations et les communes, les associations agricoles et organes de vulgarisation et les particuliers à l’échelle des régions.
  • développer un guichet cantonal permettant de conseiller et guider les porteurs de projets dans le but d’encourager activement la mise sur pied de projets innovants et projets passerelles entre ville et campagne. Il s’agit concrètement d’encourager concrètement le montage de dossiers, d’accompagner leur développement et aider, dans la mesure du possible, leur mise en œuvre. Il s’agirait aussi de garantir une cohérence des dossiers, afin de permettre leur dépôt auprès des instances fédérales.
  • renforcer le secteur primaire en lien avec l’évolution de l’économie et de ses nouvelles opportunités numériques (économie de partage et collaborative)

Les soussignés remercient d’avance le Conseil d’Etat pour la suite qu’il donnera à ce postulat.

Séverine Evéquoz

Interventions communales

Nyon : Les forêts, havre pour la biodiversité et exemple de gestion durable

Postulat « Les forêts nyonnaises : un havre pour la biodiversité et un exemple de gestion durable »

La forêt joue plusieurs rôles écologiques fondamentaux qu’il convient impérativement de préserver. D’une part, la forêt est un formidable vivier pour la biodiversité. En effet, selon l’Office fédéral de l’environnement, près de deux tiers des espèces vivants en Suisse (env. 32’000) résident dans nos bois. D’autre part, la forêt assure des fonctions cruciales que ce soit pour la régénération et la stabilisation des sols, le cycle et la purification de l’eau, le climat ou encore le paysage.

La commune de Nyon avec ses quelque 580 hectares de forêt est un propriétaire forestier conséquent à l’échelle du canton. La Confédération et le Canton encouragent, notamment à l’aide de subventions, des initiatives qui visent à sanctuariser certains périmètres forestiers afin de favoriser ces fonctions écologiques propres au milieu forestier. La Confédération s’est d’ailleurs à ce titre fixée comme objectif de voir 10 % de la surface forestière du pays géré sous la forme de réserves forestières à l’horizon 2030.

Au-delà de sa fonction écologique, le bois issu de nos forêts offre une ressource locale, renouvelable et durable suivant la sylviculture pratiquée qu’il conviendrait de valoriser au mieux tant comme matériau pour la construction pour nos édifices nyonnais que comme combustible. Alors que le Plan de Gestion¹ de la forêt de la ville doit être prochainement revu, ce postulat vise à encourager la Municipalité à :
a) convertir une partie substantielle de sa surface forestière en réserve forestière complétée par un réseau d’îlots de sénescence² et d’arbres-habitat³;
b) anticiper les évolutions climatiques en prévoyant une sylviculture adaptée aux changements annoncés de température et de régimes hydriques4 ;
c) favoriser des techniques de débardage qui n’endommagent peu ou pas les sols forestiers (petites machines, chevaux, etc.) ;
d) encourager le recours au bois local pour les projets de construction, notamment par la commune, ainsi que comme combustible. A ce titre, des initiatives mettant en valeur les labels obtenus ( FSC, Q+ bois et PEFC ) pourraient être mises en place.

Nous proposons que ce postulat soit renvoyé directement à la Municipalité pour étude et rapport.

Yvan Rytz

¹ La loi forestière du 8 mai 2012 (LVLFO ; RSV 921.01) prévoit à son art. 48 une révision d’un plan de gestion tous les 10 à 20 ans.
² L’îlot de sénescence est une surface de forêt, peuplement ou parcelle forestière laissée en libre évolution caractérisée par une absence stricte de
toute intervention (coupe, dévitalisation, plantation, mouvement de terrain, arrachage…) pour une durée illimitée. Les arbres sont laissés jusqu’à leur
décomposition complète en vue de favoriser la conservation des espèces dépendantes des vieux arbres et du bois mort.
³ Il s’agit d’un arbre vivant, sénescent ou mort, de grande taille, présentant des microhabitats (branches mortes, cavités, écorce décollée, etc.) et qui ne sera pas exploité et donc se décomposera entièrement.
4 Au vu des modifications climatiques attendues, cela pourrait induire pour la végétation un «décalage» de quelque 600 mètres altitude.

Interventions communales

Renens – Quand les ruches et les élèves ne font plus qu’un

Postulat

Quand les ruches et les élèves ne font plus qu’un.

Abeilles et nature en ville font bon ménage. Lausanne en fait l’expérience depuis de nombreuses années et avec l’aide de l’association d’apiculture de Lausanne, la ville a aujourd’hui 12 ruches qui permettent de produire près de 400 kg de miel par an. Une étude mandatée par la ville de Lausanne a démontré récemment que le milieu urbain est particulièrement favorable pour les abeilles domestiques et sauvages qui contribuent à la biodiversité et au retour de la nature en ville.

En 2012, la ville de Renens s’était également dotée de deux ruches. Ces ruches ont connu des aléas. De plus, nous constatons que certaines personnes les voient encore comme une menace.

C’est pourquoi, par soucis de les voir dépérir je demande à la municipalité d’étudier l’opportunité de pouvoir élargir le cercle des personnes concernées. La proposition est de mettre en place un programme pédagogique autour de ces ruches avec les élèves de Renens. Par exemple, en invitant les écoles à créer une association à but non lucratif composée d’un comité regroupant des élèves, des professeurs et des professionnels. L’association peut mettre en place des partenariats avec des fondations et/ou la société romande d’apiculture et ensemble élaborer un programme ayant comme valeurs :

S’occuper des ruches

Expliquer et démontrer aux différents acteurs de l’Ecole, à leur famille ainsi qu’aux personnes du voisinage l’importance des abeilles sur notre environnement.

Développer la collaboration entre les différents acteurs de l’Ecole, leur famille et les personnes dans le but de promouvoir une activité commerciale prenant en compte les objectifs du développement durable.

Sensibiliser l’existence aux dangers et aux conséquences de l’utilisation abusive de substances chimiques sur notre environnement

Amener chacun à se questionner sur ses valeurs face à l’environnement.

L’idée derrière ce programme est de permettre aux jeunes, avec l’aide de professionnels, de produire leur propre miel et par exemple de le vendre pour financer une partie d’un voyage d’étude, une sortie de classe ou d’autres projets. Les élèves pourront ainsi voir et participer à toutes les étapes que demande la mise en place et l’entretien de ruches.

Ce programme permettra de sensibiliser les gens à l’importance des abeilles et d’encourager les jeunes ainsi que leur entourage face à l’environnement. Mais il y a aussi un aspect pédagogique et éducatif civique, cet enseignement permettra également de montrer aux jeunes comment se forme une association (statut ; AG etc.), de les initier encore plus à des sujets tels que la comptabilité, le droit ou un suivi de dossier.

Ce genre de programme a déjà été mis en place dans des écoles sur le canton de Genève. Sur l’impulsion des élèves et professeurs, cet enseignement pédagogique fonctionne depuis 4 ans sans aucune plainte et incident et renouvelle chaque année un nouveau comité, constitué de nouveaux élèves. J’ai pu avoir un retour de l’un des premiers membres du comité, il en garde de très bons souvenirs, il a appris énormément et est reconnaissant de toutes les expériences parallèles que cette association lui a enseignées, comme par exemple, avoir pu participer et gagner le concours de la fondation éthique et valeur. Ayant fait toute ma scolarité obligatoire à Renens, j’aurais été ravis en tant qu’élève de pouvoir participer à un tel projet. Il est donc tout à fait possible et je pense qu’il serait très intéressant de le faire à Renens et à moindre coûts étant donné que nous possédons déjà les ruches.

Il pourrait être envisageable de voir plus large que juste les écoles.

Jonas Kocher
Les Verts

Interventions communales

Corsier : les noyers du carrefour de La Chaux et de Moille-Saulaz

Question concernant les noyers du carrefour de La Chaux et de Moille-Saulaz.

Mesdames, Messieurs les conseillers, Mesdames, Messieurs les municipaux, Monsieur le Syndic.

Nous avons appris que quatre noyers ont été affichés au pilier public. Ils sont situés au carrefour de La Chaux et devront être abattus.

Comme il n’y avait pas d’information sur leur remplacement, j’ai pris contact avec le bureau technique qui m a dit que cinq arbres d’essence locale allaient être replantés.

Si nous nous réjouissons de cette intention, nous restons perplexes quant à la formule, « essence locale ».

En effet comme les noyers ont subi une raréfaction durant de nombreuses années, ils sont depuis 2008 l’objet d’une lutte pour conserver voire réintroduire les sortes adaptées à nos régions et qui font partie de notre patrimoine culturel depuis l’époque romaine.

Nous souhaiterions donc que le choix se porte sur cette espèce-là et non sur une espèce commune qu’on trouve partout dans nos forêts.

De plus, les noyers se prêtent particulièrement bien à être plantés dans des endroits dégagés comme La Chaux.

M. Sigg à l’arboretum d’Aubonne, par exemple, peut donner toutes informations utiles dans ce domaine.

Nous signalons encore que le noyer situé au milieu du champ en contrebas de Moille-Saulaz a séché.

Aussi ma question est : quelles sont les intentions de la municipalité concernant le remplacement de ces noyers ?

 

Jocelyne Henry Baudois

Interventions communales

La Tour-de-Peilz : Développer des jardins partagés

Postulat

Par le présent postulat je sollicite la Municipalité de La Tour-de-Peilz pour qu’elle établisse un inventaire des friches et espaces communaux sur lesquels il serait possible de créer des jardins urbains partagés.

Depuis de nombreuses années différents acteurs privés et publics ont développés ce type de projets écologiques communautaires dans l’objectif de valoriser et d’entretenir des terrains urbains se situant à maximum 5 à 10 min à pieds des lieux de vie de leurs jardiniers et exploités selon les principes de culture biologique.

  • Les considérations suivantes importent dans ce type de vision de jardinage partagé
  • Le terrain doit être exploité en commun par un groupe de citoyen-ne-s habitants dans un périmètre de 5 minutes de déplacement à pieds du dit jardin.
  • L’entretien de ce terrain doit être entrepris dans le respect des cycles de la nature et sans utilisation de pesticides ou d’autre produits toxiques.
  • La dimension pédagogique est prépondérante, avec le soutien de volontaires qui encadrent les jardiniers pour leur apprendre à cultiver ces terres de manière durable et dans le respect des écosystèmes et des ressources (matériaux et énergies).
  • Les parcelles sont petites, de l’ordre de multiples de 6m 2 jusqu’à environ 30m 2 ; elles sont individuelles, mais ouvertes les unes sur les autres. Aucune construction n’y est autorisée (ex. cabane, barrière, etc).
  • Un espace commun – type placette ombragée aménageable ponctuellement – permet aux participant-e-s et au voisinage de se retrouver et d’échanger. Cela renforce la mixité et la cohésion sociale au sein du quartier.
  • En dehors d’aménagements communs pour le rangement des outils, il n’y a pas d’installation de mobilier fixe, afin d’éviter les nuisances envers le voisinage (pas de barbecue, de table de pic-nique, d’éclairage nocturne).

Bénéfice pour la commune et ses citoyen-ne-s :

  • Ce type de projet est peu coûteux et facile à mettre en place
  • Embellissement de l’environnement de notre paysage urbain
  • Moyen de sensibilisation à la biodiversité et d’apprentissage du jardinage écologique en ville pour les écoliers et écolières de la commune
  • Entretien économe de terrains paysagers, car les participant-e-s y travaillent à titre gracieux, les parcelles peuvent être facturées aux jardiniers pour des montants symboliques (ex. 3-10.-/m2/an) pour payer les charges (eau, gestion administrative des locations)
  • Amélioration de la cohésion et de la sécurité du quartier, par des liens personnels et fréquents entre voisin-e-s de différents âges, milieux sociaux, dans un objectif commun et récréatif
  • Les citoyen-ne-s y entretiennent leur santé, car actifs en plein air à travers une activité physique simple à la portée de tous
  • L’attrait de la commune est renforcé aux yeux des jeunes familles urbaines qui veulent profiter d’un milieu centré mais dans un environnement vert
  • Ces jardins offrent la possibilité pour les participant-e-s de cultiver des fruits et des légumes qui sont des produits frais, sains et un approvisionnement bon marché
  • Cette démarche contribue à la résilence de la commune par l’apprentissage des pratiques modernes et durables du jardinage.

Je souhaite que la municipalité étudie les points suivants :

  • Quels sont les terrains qui peuvent être utilisés à court, moyen et long terme ? (1 an, 2-5 ans, 5 à 10 ans ou plus).
  • Quels sont les moyens auxiliaires que la Municipalité est prête à mettre à la disposition de ces projets. (ex. : personnnel de voirie, terre, compost,  plantons, prêts d’outils pour la mise en place des jardins, encadrement lors de la réalisation des jardins).
  • Le cas échéant, quels sont les parties prenantes que la Municipalité est prête à accepter pour la mise en œuvre de ces projets (Equiterre, EPER – Projet « Nouveaux jardins », ProSpecieRara, etc. ).
  • Les établissements scolaires seraient-ils intéressés, par l’intermédiaire de certain-e-s enseignant-e-s, à participer à de tels jardins.
  • Combien y a-t-il de demande de jardins en attente de la part des citoyen-ne-s et dans quels quartiers de la commune ?

Exemples concrets de jardins communautaires :

Dans certaines communes suisses ces types de projet ont déjà vu le jour (Lausanne, Vevey, Morges, etc.)

Par exemple des parcelles en attente d’un PPA, donc disponibles, sont mises à disposition de la population intéressée pour une durée limitée dans le temps.

  • Un contrat avec cahier des charges précis est établi entre les parties et permet de libérer les terrains concernés en temps et en heure.
  • Cela peut permettre la création de potagers afin de valoriser des parcelles, situées dans une zone urbaine dense.
  • Un jardinage biologique y est pratiqué, aucun produit de synthèse n’y est utilisé, des parcelles ouvertes les unes sur les autres (pas de barrières, de constructions individuelles) sont mises en place. Les outils de jardinage sont mis en commun dans des coffres (cadenas à code) et un compost commun est créé. Un espace commun est prévu avec table pour échanger et socialiser.
  • Ce type de projet permet un grande mixité de participants, autant au niveau des âges, du sexe et de l’origine. Ses expériences sont extrêmement positives, et permettent parfois la création d’une association pour permettre aux jardins d’être autogérés.

Je souhaite que ce postulat soit renvoyé à une commission.

Christian Anglada

Interventions communales

Développer des jardins partagés

Postulat

Par le présent postulat je sollicite la Municipalité de La Tour-de-Peilz pour qu’elle établisse un inventaire des friches et espaces communaux sur lesquels il serait possible de créer des jardins urbains partagés.

Depuis de nombreuses années différents acteurs privés et publics ont développés ce type de projets écologiques communautaires dans l’objectif de valoriser et d’entretenir des terrains urbains se situant à maximum 5 à 10 min à pieds des lieux de vie de leurs jardiniers et exploités  selon les principes de culture biologique.

Les considérations suivantes importent dans ce type de vision de jardinage partagé :

–          Le terrain doit être exploité en commun par un groupe de citoyen-ne-s habitants dans un périmètre de 5 minutes de déplacement à pieds du dit jardin.

–          L’entretien de ce terrain doit être entrepris dans le respect des cycles de la nature et sans utilisation de pesticides ou d’autre produits toxiques.

–          La dimension pédagogique est prépondérante, avec le soutien de volontaires qui encadrent les jardiniers pour leur apprendre à cultiver ces terres de manière durable et dans le respect des écosystèmes et des ressources (matériaux et énergies).

–          Les parcelles sont petites, de l’ordre de multiples de 6m2 jusqu’à environ 30m2 ; elles sont individuelles, mais ouvertes les unes sur les autres. Aucune construction n’y est autorisée (ex. cabane, barrière, etc).

–          Un espace commun – type placette ombragée aménageable ponctuellement – permet aux participant-e-s et au voisinage de se retrouver et d’échanger. Cela renforce la mixité et la cohésion sociale au sein du quartier.

–          En dehors d’aménagements communs pour le rangement des outils, il n’y a pas d’installation de mobilier fixe, afin d’éviter les nuisances envers le voisinage (pas de barbecue, de table de pic-nique, d’éclairage nocture).

Bénéfice pour la commune et ses citoyen-ne-s :

–          Ce type de projet est peu coûteux et facile à mettre en place

–          Embellissement de l’environnement de notre paysage urbain

–          Moyen de sensibilisation à la biodiversité et d’apprentissage du jardinage écologique en ville pour les écoliers et écolières de la commune

–          Entretien économe de terrains paysagers, car les participant-e-s y travaillent à titre gracieux, les parcelles peuvent être facturées aux jardiniers pour des montants symboliques (ex. 3-10.-/m2/an) pour payer les charges (eau, gestion administrative des locations)

–          Amélioration de la cohésion et de la sécurité du quartier, par des liens personnels et fréquents entre voisin-e-s de différents âges, milieux sociaux, dans un objectif commun et récréatif

–          Les citoyen-ne-s y entretiennent leur santé, car actifs en plein air à travers une activité physique simple à la portée de tous

–          L’attrait de la commune est renforcé aux yeux des jeunes familles urbaines qui veulent profiter d’un milieu centré mais dans un environnement vert

–          Ces jardins offrent la possibilité pour les participant-e-s de cultiver des fruits et des légumes qui sont des produits frais, sains et un approvisionnement bon marché

–          Cette démarche contribue à la résilence de la commune par l’apprentissage des pratiques modernes et durables du jardinage

 

Je souhaite que la municipalité étudie les points suivants :

–          Quels sont les terrains qui peuvent être utilisés à court, moyen et long terme ? (1 an, 2-5 ans, 5 à 10 ans ou plus).

–          Quels sont les moyens auxiliaires que la Municipalité est prête à mettre à la disposition de  ces projets. (ex. :  personnnel de voirie, terre, compost, plantons, prêts d’outils pour la mise en place des jardins, encadrement lors de la réalisation des jardins).

–          Le cas échéant, quels sont les parties prenantes que la Municipalité est prête à accepter pour la mise en œuvre de ces projets (Equiterre, EPER – Projet « Nouveaux jardins », ProSpecieRara, etc. ).

–          Les établissements scolaires seraient-ils intéressés, par l’intermédiaires de certain-e-s enseignant-e-s, à participer à de tels jardins.

–          Combien y a-t-il de demande de jardins en attente de la part des citoyen-ne-s et dans quels quartiers de la commune ?

Exemples concrets de jardins communautaires :

Dans certaines communes suisses ces types de projet ont déjà vu le jour (Lausanne, Vevey, Morges, etc.) :

  • Par exemple des parcelles en attente d’un PPA, donc disponibles, sont mises à disposition de la population intéressée pour une durée limitée dans le temps.
  • Un contrat avec cahier des charges précis est établi entre les parties et permet de libérer les terrains concernés en temps et en heure.
  • Cela peut permettre la création de potagers afin de valoriser des parcelles, situées dans une zone urbaine dense.
  • Un jardinage biologique y est pratiqué, aucun produit de synthèse n’y est utilisé, des parcelles ouvertes les unes sur les autres (pas de barrières, de constructions individuelles) sont mises en place. Les outils de jardinage sont mis en commun dans des coffres (cadenas à code) et un compost commun est créé. Un espace commun est prévu avec table pour échanger et socialiser.
  • Ce type de projet permet un grande mixité de participants, autant au niveau des âges, du sexe et de l’origine. Ses expériences sont extrêment positives, et permettent parfois la création d’une association pour permettre aux jardins d’être autogérés.

Je souhaite que ce postulat soit renvoyé à une commission.

Christian Anglada  – Les Verts

La Tour-de-Peilz, le 3 août 2016

 

Interventions communales

Plan de quartier Malley-gare

Les Verts apportent leur soutien à ce plan de quartier. La réaffectation d’une friche en pleine ville au profit de logements et d’activité permet de préserver des terres agricoles en bordure de nos agglomérations et permet de limiter une trop importante circulation pendulaire. La construction en hauteur permettra d’économiser des surfaces au sol qui pourront être affectées à l’aménagement d’espaces publics variés.  Les projets de toitures végétalisées, d’autonomie énergétique des bâtiments, la récupération des eaux pluviales ainsi que l’encouragement à la mobilité douce favorisée par des aménagements pour des vélos sont autant d’éléments qui parlent en faveur de la qualité du projet.

Ceci dit, les Verts sont conscients que la friche de Malley a été pendant des années un réservoir de biodiversité magnifique pour la flore et la petite faune. Cet espace est obligatoirement mis à mal par les chantiers. Il est particulièrement important que le maximum d’éléments favorisant la biodiversité soient préservés ou installés lors des chantiers.

Nous invitons la Municipalité et les propriétaires à être particulièrement attentifs au suivi du projet afin de soutenir au maximum l’inscription de cette qualité dans toutes les phases de sa réalisation, tant pour le bien-être des futurs habitants que pour une préservation de la flore et de la petite faune, gage de biodiversité et de qualité de vie en ville.

A ce sujet, nous souhaitons déposer un vœu concernant les tours qui vont structurer le paysage de demain de ce quartier. Les bâtiments élevés remplacent pour une certaine avifaune les falaises anciennement disponibles pour nicher ou les fissures des anciennes maisons qui disparaissent. Dans certains cantons suisses-alémaniques, les architectes insèrent couramment des briques de nidification pour les martinets et nous aimerions que cela puisse se faire lors de ces futures constructions, selon le programme de conservation des oiseaux en Suisse.

C’est une démarche en faveur du développement de la nature en ville., thème  cher à tout un chacun et extrêmement important pour les générations futures.

Irène Frei, le 23 juin 2016