Communiqué 2020

Une mise en place de stands alimentaires éparses à défaut de marché réduit ?

Lors de sa séance du 9 avril dernier, le Conseil d’Etat a décidé d’interdire la tenue des marchés lausannois dans leur forme « réduite » alors que toutes les mesures avaient été prises par la Commune de Lausanne pour assurer le respect des normes fédérales et exigences de l’OFSP – dont un nombre très réduit de stands et des contrôles renforcés.

Si au niveau fédéral, l’art. 6, al. 2, let. a de l’ordonnance 2 Covid-19 interdit la tenue de marchés jusqu’à nouvel avis, le Rapport explicatif y relatif précise que la tenue de stands de denrées alimentaires est autorisée pour autant qu’ils soient exploités seuls : « Un stand isolé vendant de la nourriture est considéré comme un magasin d’alimentation et peut donc rester ouvert, contrairement aux marchés alimentaires, pour autant qu’il soit possible de respecter les règles en matière de distance. Cependant, un seul stand isolé de nourriture peut être dressé sur une place de marché ou sur une autre place ».

Pourtant, dans sa directive, le Conseil d’Etat va plus loin et exige qu’un seul stand soit monté sans concomitance de lieu, de date et d’horaire avec d’autres stands de denrées alimentaires isolés, au bénéfice d’une même autorisation communale. En ce sens, et conformément au bref avis de droit joint à la présente, l’interprétation du Conseil d’Etat nous paraît trop restrictive.

Cela étant, et dans tous les cas, les Vert·e·s lausannois·es souhaitent que la municipalité étudie la possibilité d’ouvrir des stands de façon suffisamment espacée – cas échéant, et si l’on suit temporairement l’interprétation restrictive du Conseil d’Etat, sous la forme d’un seul stand par quartier et par jour, du lundi au samedi, notamment aux emplacements suivants : Place de la Riponne, Place de la Palud, Saint-Laurent (future Place du 14 juin), rue de l’Ale, Place de la Sallaz, Place Saint-Francois, Rue de Bourg, Place de l’Europe, Place Bel-Air, Place Chauderon, Avenue de France, avenue du Grey, et Grancy, ainsi que dans les quartier hors Centre-Ville, avec un tournus quotidien des maraîchères et maraîchers présent-e-s en fonction de leurs possibilités et volontés d’y participer. Ceci en respectant toutes les règles de distanciation et d’hygiène en vigueur, comme la Confédération l’y autorise et semble également l’envisager le ministre de l’économie Philippe Leuba (24heures – 09.04.2020). L’ouverture ne vise en aucun cas à alléger le confinement, les règles de maintien de la distance de 2 mètres entre les client·e·s doivent être particulièrement respectées et contrôlées.

Outre le fait que cette ouverture très réduite permettrait le respect des exigences fédérales d’isolation des stands, les avantages sont multiples :

Pour les citoyens·nes:

  • Cette mesure permet de diversifier les points de vente et d’éviter ainsi aux citoyens de s’agglutiner dans les rayons des grandes surfaces où les distances sociales sont plus difficiles à respecter qu’en plein air.
  • Cela permet au citoyen·ne de trouver une offre de produits frais et locaux à proximité de chez lui et d’avoir donc moins à se déplacer en ces temps de confinement.

Pour les maraîchers·ères:

En effectuant un tournus des maraîchers·ères du lundi au samedi, une ouverture telle que proposée permettrait aux habitants de les soutenir en les faisant profiter des rentrées financières liées à la vente de leurs produits, tout en étant équitable envers chacun. Cela leur évite également de devoir jeter leurs denrées périssables.

  • En effectuant un tournus des maraîchers·ères du lundi au samedi, une ouverture telle que proposée permettrait aux habitants de les soutenir en les faisant profiter des rentrées financières liées à la vente de leurs produits, tout en étant équitable envers chacun. Cela leur évite également de devoir jeter leurs denrées périssables
  • Enfin, la mesure vise à rectifier une iniquité de traitement vis-à-vis des magasins d’alimentation qui sont quant à eux restés ouverts en permanence.

Fondé-e-s sur ce qui précède, les Vert·e·s lausannois·es posent donc les questions suivantes à la Municipalité:

  1. La Municipalité entend-elle contester l’approche du Conseil d’Etat vaudois s’agissant de l’interdiction de tenir des marchés en leur forme « réduite », notamment au regard du bref avis de droit joint à la présente ?
  2. La Municipalité entend-elle étudier l’opportunité, malgré les limitations imposées au niveau cantonal, d’organiser la tenue de stands alimentaires par des maraîchers·ères de la région en les répartissant de façon isolée, soit un stand par secteur ou quartier, dans toute la ville, quotidiennement ?
  3. Enfin, la Municipalité prévoit-elle des mesures spécifiques, par exemple un soutien financier ou organisationnel, destinées aux productrices et producteurs qui, en temps normal, vendent leurs produits frais et locaux chaque semaine dans les différents marchés de la Ville ?

Pour les Vert·e·s lausannois·e·s:

MAADI Selsa, RAEDLER David, DAKKUS Sima , COMPANY Xavier , BERGUERAND Anne, GNONI Sara


Avis de droit – Marché lausannois

Question écrite à la Municipalité – Les Vert·e·s lausannois


Actes Verts

Actes Verts n°43 – Un guide pour aider les élu-e-s dans les communes

La révolution numérique que nous vivons actuellement influe sur le fonctionnement de notre société, dont les changements se succèdent à une vitesse vertigineuse. Une société qui se modernise, qui se complexifie, ce sont des règlements toujours plus nombreux et un cadre légal de plus en plus précis et contraignant, émanant d’instances cantonales et fédérales, voire supranationales.

Les élus communaux sont bien placés pour connaître cette évolution, eux qui la vivent au quotidien dans l’exercice de leurs fonctions. Il faut aujourd’hui disposer de compétences pointues et spécifiques dans de nombreux domaines et se tenir au fait des changements toujours plus fréquents dans les législations à tous les niveaux. Aménagement du territoire, épuration des eaux, maintien de la sécurité, gestion des infrastructures publiques ou encore administration des forêts communales, chaque domaine d’activité dispose de ses textes définissant juridiquement rôles, compétences et responsabilités. Cette nécessité de maîtrise d’un corpus législatif complexe et sans cesse mouvant pourrait mettre à mal l’engagement des élus communaux, un engagement de milice fait du don de son temps et de son énergie pour la chose publique. Il est donc essentiel que ces élus soient soutenus dans l’exercice de leurs fonctions.

Le Service des Communes et du Logement édite pour ce faire un vade-mecum, qui recense et développe les principaux thèmes occupant le quotidien d’un Conseil, d’une Municipalité ou d’une administration communale et apporte des explications aux nouveaux élus comme aux plus expérimentés.

Le début de la législature 2016-2021 est l’occasion de publier une nouvelle version de cet ouvrage de référence, désormais bien connu des autorités locales vaudoises. Un ouvrage dorénavant disponible uniquement en version informatique (dès juillet 2016), afin d’être plus facilement mis à jour et adapté rapidement et efficacement aux modifications légales.

Un État fort a besoin de communes fortes, pouvant exercer dans les meilleures conditions possibles leur rôle essentiel d’autorités politiques de proximité. C’est dans les communes que les citoyens ont avant tout un contact aussi direct que concret avec l’administration et les politiques publiques. C’est dans les communes que se façonne la qualité de vie des Vaudoises et des Vaudois. Il est donc normal que l’on soutienne et appuie celles et ceux qui s’engagent en leur sein.

Béatrice Métraux, conseillère d’Etat

Communiqué 2016, Elections communales 2016

Elections communales : les verts morgiens lancent leur campagne

Un bilan solide, un programme clair et réalisable, une majorité de femme candidate au conseil communal, une candidate féminine unique pour la Municipalité et une campagne active, de proximité ainsi que sur les réseaux sociaux.

Actuellement forts de 12 élu-e-s à Morges, les Verts présentent une liste forte de 25 candidat-e-s, soit 6 personnes de plus qu’en 2011. 15 femmes et de 10 hommes la composent. Les candidat-e-s, issu-e-s de tous les quartiers de la ville, présentent une grande diversité d’âges, de professions et d’engagements associatifs. Les Verts veulent renforcer leurs représentations à 15 sièges et maintenir leur siège à la Municipalité avec Sylvie Podio qui brigue un 3ème mandat.

Les Verts veulent une Ville Verte et proposent un programme fondé sur trois axes prioritaires :

  • Une ville agréable basée sur un développement urbain durable, harmonieux et de qualité;
  • Des transports agréables, des transports publics performants, des trajets pédestres et cyclables sécurisés favorisant la fluidité du trafic ;
  • Une ville pour toutes et tous, c’est-à-dire une économie diversifiée, de proximité et de qualité, un renforcement des mesures favorisant la qualité de vie des plus petits aux ainés.Notre objectif : être bien dans notre ville à l’instar des Morgiennes et des Morgiens.

La campagne se déroulera au marché et lors des débats, mais sera ponctuée par des actions originales dans la ville, les quartiers et sur les réseaux sociaux. Les Verts se réjouissent à cette occasion de rencontrer la population morgienne et de partager avec elle ses préoccupations.

 

Pour plus d’informations :

Sylvie Podio, Municipale, 078 797 47 58
Yvan Christinet, Conseiller communal, 078 624 06 07
Claudine Dind, Conseillère communale, 021 802 12 28.

Communiqué 2015

Carmen Tanner est candidate à la municipalité d’Yverdon

Les Verts yverdonnois présentent la candidature de Carmen Tanner à la Municipalité de la cité thermale. Membre du Conseil communal depuis 2006, qu’elle a présidé duran tl’année 2014-2015, cette professionnelle de la mobilité durable s’engage notamment  sur les thèmes des quartiers durables et de la mobilité. Privilégiant les échanges, que ce soit en équipe ou en réseau, aimant les défis et de nature audacieuse, Carmen Tanner se sent motivée à donner une nouvelle dimension à son engagement citoyen et à travailler pour et avec la population.
Lors d’une rencontre avec la presse aujourd’hui au Parc du Castrum d’Yverdon-les-Bains, Vassilis Venizelos, membre du comité des Verts yverdonnois, a annoncé la candidature de Carmen Tanner à la Municipalité : « Son engagement dans la vie politique et associative yverdonnoise, ses compétences professionnelles, humaines, ainsi que son excellent bilan de conseillère communale, notamment une présidence du Conseil remarquée, font de Carmen Tanner une excellente candidate à la Municipalité » a expliqué celui-ci. « Ses collègues de parti se réjouissent de la porter jusqu’à la Municipalité ».
Carmen Tanner, 33 ans, sociologue de formation, disposant d’un MAS en urbanisme, est actuellement responsable de projet en mobilité durable dans un bureau privé bernois. Très active dans le milieu associatif, elle oeuvre à l’ATE Vaud et à Pro Velo Yverdon et a fondé le SEL d’Yverdon-les-Bains. « Je me sens extrêmement motivée par cette chance de pouvoir rendre mon engagement citoyen plus fort, et cela dans une perspective de voir Yverdon continuer
toujours plus durable » a témoigné la candidate. Le Parc du Castrum était d’ailleurs le sujet de l’une de ses premières interventions au Conseil communal. Cette satisfaction d’avoir vu naître un parc qui offre de la qualité de vie à Yverdon la motive d’autant plus à donner une nouvelle dimension à son engagement.
Lors de cette annonce, deux personnalités vertes se trouvaient à ses côtés: Tinetta Maystre, vice-syndique de Renens, et Luc Recordon, Conseiller aux Etats vaudois. La candidate verte yverdonnoise s’est dite chanceuse d’avoir auprès d’elle des personnalités et amis qui l’inspirent autant et a souligné l’importance des échanges en politique : « Car la politique, ce n’est pas quelque chose que l’on fait tout seul dans son coin. Cela se construit tout d’abord dans l’échange avec et pour la population, mais également en équipe et avec son réseau extérieur.»