Communiqué 2020

Deux OUI pour le respect des droits fondamentaux et une élection qui consacre le climat

Les Vert∙e∙s vaudois∙es saluent l’acceptation ce dimanche par les Vaudois-es de l’initiative  « Pour des logements abordables » et même le plébiscite de la modification du code pénal visant à étendre la norme antiraciste à l’orientation sexuelle. Ils saluent aussi l’excellent score réalisé par Juliette Vernier à l’élection complémentaire au Conseil d’Etat vaudois, signe que la préoccupation climatique reste largement prévalente au sein de la population, qui attend des réponses. Encore un signal positif en vue des prochaines élections communales.

OUI à  «Davantage de logements abordables »

Les Vert∙e∙s vaudois∙es saluent le OUI vaudois qui témoigne du souci des citoyen-ne-s de disposer d’une offre de logements plus appropriée à la demande existante. Cette acceptation n’est pas vraiment une surprise dans la mesure où les Vaudoises et les Vaudois avaient déjà soutenu, il y a 3 ans, la « Loi sur la promotion et la préservation du parc locatif » de leur ministre verte Béatrice Métraux pour également accroître la part de logements à loyers abordables dans notre canton. Les Vert∙e∙s regrettent que le reste de la Suisse ne se soit pas montré aussi attaché au respect du droit de chacune et de chacun à se loger, le texte de l’ASLOCA ayant malheureusement été refusé au plan national.

OUI à la modification du code pénal et du code pénal militaire (Discrimination et incitation à la haine en raison de l’orientation sexuelle)

Les Vert∙e∙s vaudois∙es se réjouissent également de l’inscription, cette fois soutenue au plan national également, de l’interdiction de toute discrimination et incitation à la haine en raison de l’orientation sexuelle dans le code pénal et le code pénal militaire. Les violences (verbales et discriminations) subies par les personnes homosexuelles sont en effet quotidiennes et il était urgent d’agir. Désormais, si la communauté homosexuelle subit une atteinte à l’honneur, cette dernière sera poursuivie d’office. Les Vaudoises et les Vaudois sont même celles et ceux qui ont affirmé le plus clairement du pays (à plus de 80%) que l’homophobie ne relève pas de la liberté d’expression, mais qu’elle est intolérable et doit être punie.

Election complémentaire au Conseil d’Etat

Les Vert∙e∙s vaudois∙es saluent l’excellent score réalisé par la candidate de la Grève du climat, Juliette Vernier. Avec très peu de moyens, ce presqu’un quart des voix exprimées consacre l’importance de la problématique du climat dans l’esprit de la population vaudoise et est de bon augure en vue des prochaines élections Communales qui auront lieu dans 1 an, tant la volonté semble forte d’empoigner la crise et d’y apporter des solutions démocratiques, pragmatiques et efficaces pour que nos jeunes aient un futur vivable.

Actes Verts

Coopératives de logement: un habitat durable pour tout le monde

Alors que la période des Fêtes nous invite à nous rassembler que ce soit avec notre famille, nos proches, nos amies et amis, voire de parfaits inconnus, c’est aussi un rappel à l’importance de la communauté et du lien. Le vivre ensemble, le célébrer ensemble, en présence des uns et des autres, est une denrée rare à l’heure des réseaux sociaux et d’une tendance au repli sur soi.

Or, s’il y a bien une forme de mode de vie qui invite à la coopération avec les autres, ses voisins et voisines, à l’innovation économique, écologique et solidaire, c’est bien les coopératives d’habitants.

Ainsi, avec le Conseil d’Etat, j’ai travaillé à la mise en place d’une politique de soutien aux coopératives de logements. Ce dispositif a été présenté au mois de novembre 2019 et entrera en vigueur en janvier 2020. C’est une des belles réussites du département que je dirige. Elle répond à la fois au programme des Vert·e·s et au programme de législature du Conseil d’Etat.

L’objectif de cette politique publique est de promouvoir l’habitat durable, accessible à toutes et à tous en favorisant la mixité sociale et les liens entre les générations.

Plus particulièrement, il s’agit de donner un coup de pouce aux petites coopératives d’habitation à caractère participatif et innovant, notamment dans les districts en pénurie de logements vacants à prix abordable.

Cette politique s’articule autour de trois axes: l’accès facilité aux terrains, des possibilités de financement élargies, un accompagnement lors du développement des projets.

Lutte contre les effets néfastes de la pénurie

Avant de détailler les mesures décidées, il n’est pas inutile de rappeler quelques éléments historiques.

Depuis 1997, le taux de logements vacants a chuté dans le canton de Vaud. Au tournant du siècle, la pénurie s’y installe.

Pour faire face à cette situation, à partir de 2006, des mesures étatiques ont permis de créer dans le canton plus de 10’000 logements subventionnés (dont 48% par des coopératives d’habitation), près de 1’200 logements protégés et plus de 350 logements pour étudiants (dont 12% par des coopératives).

Malgré ces avancés encourageantes, et même si l’on constate une légère détente ces derniers temps, les familles de la classe moyenne, les jeunes et les personnes âgées ont toujours de la peine à se loger dans des conditions acceptables. C’était d’ailleurs tout le sens de la LPPPL, cette loi adoptée par le peuple vaudois en 2017 permettant de maintenir la substance locative déjà existante sur le marché et de favoriser la création d’une nouvelle catégorie de logements d’utilité publique, les logements à loyer abordables.

Ce plan pour soutenir les coopératives s’inscrit dans la continuité de cette politique cantonale du logement et vient en étendre les possibilités d’action.

Essor des coopératives

Depuis une dizaine d’années, les coopératives d’habitation connaissent un réel engouement. Entre 2005 et 2015, 41 nouvelles coopératives ont vu le jour dans le canton de Vaud, soit une augmentation de 29%.

Toutefois, elles ne détiennent que 4,4% du parc locatif. Pour comparaison, le canton de Zurich se situe à 12,5%, alors que Genève pointe à 1,9%.

Non seulement ces coopératives offrent en général des loyers d’environ 19% inférieurs à la moyenne du marché locatif mais deviennent également le creuset d’innovations et de démarches participatives dans le secteur de l’immobilier. La mixité, la solidarité, l’échange entre habitants, la responsabilité sociale et environnementale, et l’autogestion font de plus en plus souvent partie de leur ADN.

En raison de cette évolution, ce terreau nous a paru fertile. C’est la raison pour laquelle, le Conseil d’Etat a pris le parti de stimuler leur développement.

Des mesures concrètes

La mise en œuvre de la politique de soutien aux coopératives passe par la Société vaudoise pour le logement (SVL). Dans ce contexte, elle peut dès maintenant assumer le rôle de plateforme de soutien et d’appui technique pour les coopératives et procéder à l’acquisition et au portage des terrains intéressants pour de tels développements.

Au niveau du financement, aujourd’hui, l’Etat cautionne uniquement la construction de logements à loyer modéré (LLM) bénéficiant d’une aide à la pierre : art. 13 al. 1 loi sur le logement (LL)

Dès janvier 2020, les coopératives innovantes et participatives, en apportant en fonds propres au minimum 12% du coût de l’opération immobilière, pourront également bénéficier d’un cautionnement de l’Etat pour réaliser des logements à loyer abordable. Par ailleurs, le droit de préemption, que les communes pourront utiliser dès le 1er janvier 2020, s’appliquera aussi pour des coopératives. Ainsi, lorsqu’un terrain est mis à la vente dans un district soumis à pénurie, une commune pourrait acheter ce terrain en priorité puis le mettre en droit de superficie (DDP) auprès d’une coopérative.

Les coopératives qui entendent intégrer ce dispositif sont appelées à respecter quelques conditions et valeurs énumérées dans une nouvelle Charte vaudoise pour la promotion des logements coopératifs.

Elles devront adhérer à des pratiques écologiques, favoriser l’entraide et le soutien intergénérationnel ainsi qu’engager des démarches et des initiatives participatives.

Ces mesures, je l’espère, sauront dynamiser les coopératives dans le canton et contribuer à leur manière à la transition écologique et énergétique que les Vert·e·s réclament avec insistance et raison depuis si longtemps.

Béatrice Métraux

Communiqué 2019

Deux OUI pour le respect des droits fondamentaux

Les Vert∙e∙s vaudois∙es, réuni-e-s ce soir en comité élargi ,ont prononcé leurs recommandations de vote en vue de la votation fédérale du 9 février prochain. Ils recommandent d’accepter les deux objets soumis au vote, soit l’initiative « Pour des logements abordables » de l’ASLOCA et la modification du code pénal visant à étendre la norme antiraciste à l’orientation sexuelle.

OUI à  «Davantage de logements abordables »

Les Vert∙e∙s vaudois∙es soutiennent l’initiative de l’ASLOCA. Disposer d’un toit est en effet un besoin fondamental, tout comme la nourriture, l’eau, les vêtements et l’air pur. Chacun-e doit donc pouvoir avoir accès à un logement convenable, à un prix abordable. La Constitution fédérale le prévoit d’ailleurs déjà, puisqu’elle stipule que toute personne qui cherche à se loger doit pouvoir trouver, pour elle-même et sa famille, un logement approprié à des conditions supportables. L’initiative permettra donc enfin de faire appliquer ce mandat constitutionnel.

Un OUI est également nécessaire car l’appétit des spéculateurs qui visent profits et rendements maximaux entraîne, en général, des loyers bien supérieurs en moyenne à ceux qui prévalent dans les coopératives d’habitation, ou pour les logements gérés par des communes ou des fondations d’utilité publique (deux loyers mensuels d’écart sur 1 an, voire même 3 dans les villes-centres!). En encourageant les loyers modérés, l’initiative permet de soustraire des habitations à la spéculation et au profit.

Enfin, isoler et assainir les bâtiments est crucial pour le climat. Les subventions allouées permettent d’en réduire les coûts. Malheureusement, les propriétaires qui finissent par congédier leurs locataires pour vider leurs bâtiments et les transformer en immeubles de luxe reçoivent aussi ces subventions. Accepter l’initiative permettra de mettre un terme à cette pratique et de favoriser les assainissements sans faire exploser les loyers.

OUI à la modification du code pénal et du code pénal militaire (Discrimination et incitation à la haine en raison de l’orientation sexuelle)

Les Vert∙e∙s vaudois∙es soutiennent également cette modification du code pénal et du code pénal militaire. Les violences (verbales et discriminations) subies par les personnes homosexuelles sont quotidiennes : au-delà des cas les plus graves de violence physique, la violence verbale et le harcèlement engendrent des souffrances et poussent même, trop souvent, les personnes concernées à attenter à leurs jours (en témoigne le taux de suicide inquiétant chez les jeunes homosexuel-le-s). Pourtant, en l’état actuel du droit, si une personne homosexuelle subit une atteinte à l’honneur, elle peut certes porter plainte, avec néanmoins peu de chances de succès, mais lorsque la communauté homosexuelle subit une telle atteinte, aucune disposition pénale ne permet de poursuivre l’auteur-e des insultes. Les associations ne sont ainsi pas habilitées à porter plainte. Pourtant, l’homophobie ne relève pas de la liberté d’expression, elle est intolérable et doit être punie. La modification de loi aurait, en outre, l’énorme avantage que les infractions à la norme pénale antiraciste sont poursuivies d’office.

Cette modification du code pénal est, en outre, demandée depuis longtemps par de nombreux organes internationaux des droits humains ainsi que plusieurs organisations de la société civile suisse. Ce serait aussi une manière de faire remonter la Suisse de sa 27ème place médiocre (sur 49) dans le classement européen du respect des droits des personnes LGBTIQ*.

Communiqué 2019

Les coopératives de logement – une politique innovante et écologique

Aujourd’hui, la Conseillère d’Etat Béatrice Métraux a présenté un dispositif d’aide destiné à soutenir les coopératives de logement dans le canton de Vaud. Promesse de campagne des Vert∙e∙s pour la législature en cours, le paquet présenté aujourd’hui concrétise, une fois encore, les efforts entrepris par le Conseil d’Etat à majorité rose-verte pour mettre en place une véritable politique du logement innovante, sociale et écologique. La même politique qu’Adèle Thorens défendra au Conseil des Etats, avec sa colistière Ada Marra, en cas d’élection.

Après le large « oui » obtenu devant le peuple sur la Loi pour la promotion et la préservation du parc locatif (LPPPL) en 2017 qui visait à mettre en place des outils efficaces pour lutter contre les effets négatifs de la pénurie sur les prix des logements, le dispositif proposé aujourd’hui permettra de soutenir les coopératives de logements, et en particulier les nouvelles coopératives d’habitants. Ces dernières sont de véritables laboratoires pour de nouvelles formes d’habitats collectifs, où la dimension sociale, intergénérationnelle, participative et écologique du logement est au centre de la démarche. Plus qu’un simple lieu de vie, ces structures peuvent avoir un effet dynamisant sur l’ensemble d’un quartier ou d’une commune, en offrant des conditions idéales pour renforcer les liens et la solidarité.

L’aide proposée par le Canton est à ce propos idéale, car elle permet non seulement d’accompagner ces coopératives dans la réalisation de leur projet mais propose également un cautionnement financier pour l’acquisition d’un terrain convoité. En échange, ces coopératives doivent signer une charte qui confirme leur engagement à veiller à la qualité sociale et écologique de ces projets, à obtenir le statut d’intérêt public et à s’engager à réaliser des logements avec des loyers finaux calqués sur ceux des logements à loyers abordables proposés par la LPPPL. Pour obtenir une aide de l’Etat, ces coopératives devront donc proposer des logements financièrement abordables et offrant une véritable plus-value.

Les communes pourront ainsi également, grâce aux outils de planification proposés par la LPPPL, encourager la création de ces coopératives de logement sur leur territoire.

Les Vert∙e∙s affirment depuis longtemps déjà qu’il était possible, et même nécessaire, de concevoir l’habitat et le vivre-ensemble comme des leviers indispensables à une transition écologique et solidaire. Les coopératives que le Conseil d’Etat a choisi de soutenir aujourd’hui représentent résolument une contribution importante dans cette direction.

Interventions parlementaires

Renforcer le levier fiscal dès 2020 pour encourager la rénovation énergétique des bâtiments

Motion

Le levier fiscal est un outil efficace pour encourager la rénovation énergétique des bâtiments.

Il n’encourage toutefois que partiellement les propriétaires privés car les dispositions actuelles permettent de prendre en compte les investissiments pour l’assainissement énergétique du bâtiment seulement pendant l’année fiscale de leur payement.

Les rénovations complètes entraînent souvent des frais importants qui ne peuvent être entièrement pris en compte sur une période fiscale, ce qui dans le meilleur des cas encourage des propriétaires à effectuer uniquement des rénovations partielles, plus intéressantes fiscalement mais moins bonnes au point de vue énergétique, ou à étaler les rénovations sur plusieurs années ce qui n’est pas des plus rationnel, mais souvent les rénovations ne comportent même pas un volet énergétique.

Ce frein n’a pas échappé au législateur fédéral, et la la loi fédérale du 14 décembre 1990 sur l’harmonisation des impôts directs des cantons et des communes (LHID; RS 642.14) a été modifiée de sorte qu’à partir de 2020 les frais de démolition et de construction pour économiser l’énergie seront déductibles au cours des deux périodes fiscales suivantes, lorsqu’ils ne peuvent pas être entièrement pris en considération durant la période fiscale en pendant laquelle les dépenses auront été effectuées. (art 9, al 3 et 3bis).

Je demande donc que le Conseil d’Etat propose les modifications législatives et réglementaires nécessaires pour que, dès 2020, les rénovations énergétiques, réalisées par des contribuables privés vaudois, puissent aussi être prises en compte fiscalement sur 3 années sur le plan cantonal.A cet effet je propose le renvoi de cette motion à une commission du GC.

Christian Van Singer

Interventions parlementaires

Pour un Centre de compétence de la consommation énergétique vaudoise des bâtiments et des ménages

Motion

En vue de la mise en oeuvre de la Stratégie énergétique 2050, un premier paquet de mesures a été adopté qui vise notamment à réduire la consommation d’énergie, à améliorer l’efficacité énergétique et à promouvoir les énergies renouvelables. La nouvelle loi fédérale sur l’énergie est ainsi entrée en vigueur le 1er janvier de cette année et les enjeux sont énormes. En ce qui concerne la consommation d’énergie dans les bâtiments, la Constitution fédérale prévoit que les mesures concernant la consommation d’énergie dans les bâtiments sont principalement du ressort des cantons (article 89,alinéa 4). Il appartient donc aux cantons de prendre des mesures pour atteindre les objectifs fixés et lutter contre le réchauffement climatique.

Ayant participé à un groupe de travail chargé de réfléchir à l’élaboration d’un contre-projet à l’initiative Pidoux sur les chauffages électriques, il ressort des discussions de ce groupe de travail sur la consommation globale et générale d’énergie dans le canton que la politique que le canton entend mener à bien pour réduire la consommation énergétique des bâtiments et favoriser leur assainissement nécessite la création d’un Centre de compétence sur la consommation énergétique des bâtiments et des ménages..

Ce Centre de compétence serait un outil précieux et utile pour tous (collectivités publiques, propriétaires, locataires) pour d’une part regrouper toutes les données existantes sur cette problématique, recenser les mesures d’aide et d’encouragement et d’autre part pour informer sur l’état actuel du parc de bâtiments et de son suivi.

M’appuyant sur les réflexions de ce groupe de travail et par cette motion, je demande au Conseil d’Etat de créer un Centre de compétence de la consommation énergétique des bâtiments et des ménages.

Ce Centre de compétence aurait notamment pour but :

  • de rassembler toutes les statistiques cantonales et fédérales relatives à la consommation énergétique des bâtiments et des ménages;
  • de publier sur l’état énergétique des bâtiments vaudois (certificat énergétique ) et de son évolution
  • de regrouper les bonnes pratiques en matière de consommation individuelle d’énergie
  • de diffuser les études et recherches sur la consommation énergétique des bâtiments et des ménages, en particulier celles effectuées par les hautes écoles ;
  • de recenser les techniques et moyens pour assainir un bâtiment et d’en analyser leur efficience
  • de recenser les mesures d’encouragement à l’assainissement des bâtiments proposées par les pouvoirs publics.

Anne Baehler Bech

Communiqué 2017, Votation

La LPPPL, une loi en faveur des coopératives d’habitation

La Loi sur la préservation et la promotion du parc locatif (LPPPL), qui passera en votation le 12 février prochain, peut compter sur le soutien de coopératives. Celles-ci, en promouvant un mode d’habitat différent de celui défendu par les milieux immobiliers traditionnels, sont aux premières loges pour observer les effets de la pénurie de logements abordables que subit le canton de Vaud. Pour se développer, elles espèrent bien pouvoir bénéficier des outils proposés aux communes par la LPPPL afin d’offrir davantage de logements adaptés aux besoins de la population.

Des coopératives de différentes tailles et modes de fonctionnement soutiennent la Loi vaudoise sur la préservation et la promotion du parc locatif (LPPPL), objet cantonal de votation du 12 février prochain. Ce texte crée une nouvelle catégorie de logements d’utilité publique (LUP) : le logement à loyer abordable (LAA). Celui-ci n’est pas subventionné mais bien à prix coûtant. En cela, il correspond à ce que les coopératives cherchent à offrir à la population.

La LPPPL introduit également un nouveau droit en faveur des communes : celui de fixer des quotas de LUP dans leur planification territoriale. Une telle mesure aura pour effet de faire baisser le coût des terrains, donnant ainsi une meilleure chance aux coopératives d’acquérir des parcelles afin d’y développer de nouveaux projets.

Enfin, si une commune exerce le droit de préemption offert par la LPPPL – droit qui ne peut être exercé qu’en vue de construire des LUP – elle pourra décider d’attribuer un droit de superficie à une coopérative. Ce système, en diminuant les besoins financiers de départ, bénéficie tout particulièrement aux jeunes coopératives.

Mues par la volonté d’envisager l’habitat d’une manière différente des milieux immobiliers traditionnels – plus humaine et centrée sur un intérêt général – les coopératives soutiennent la LPPPL, une loi qui les aidera à réaliser leurs projets futurs.

 

Coopérative Cité Derrière, Philippe Diesbach, président
Coopérative Le Bled, Laurent Guidetti, directeur ad interim
Coopérative du Cercle ouvrier lausannois, Philippe Mivelaz, président

Plus d’informations

Communiqué 2017, Votation

La campagne pour plus de logements à loyers abordables est lancée

Le comité vaudois « pour des logements abordables » a lancé ce matin sa campagne en faveur de la Loi sur la préservation et la promotion du parc locatif (LPPPL), objet de votation du 12 février prochain. Des personnalités politiques de la gauche et du centre ainsi que des représentants de l’ASLOCA et de la FAE ont exposé les raisons pour lesquelles cette nouvelle loi est primordiale afin de sortir de la crise du logement qui touche le canton de Vaud depuis 20 ans.

C’est dans la salle communautaire du « projet Sirius » – développé par la coopérative Cité Derrière et offrant des logements subventionnés, protégés, de la PPE à prix coûtant et des appartements en location à prix coûtant – que le comité vaudois « pour des logements abordables » a lancé sa campagne en faveur de la Loi sur la préservation et la promotion du parc locatif (LPPPL). Parmi les personnalités présentes figuraient des représentants de l’ASLOCA et de la Fédération des Associations d’Etudiants de l’Université de Lausanne (FAE), ainsi que du Parti socialiste vaudois, des Verts vaudois, du Parti Démocrate Chrétien, de Vaud Libre et de solidaritéS.

Ils ont évoqué la pénurie qui frappe notre canton depuis près de 20 ans, et les nombreux outils que la LPPPL propose aux communes et aux investisseurs pour y mettre fin, en construisant plus mais surtout mieux, dans l’intérêt de l’ensemble de la population vaudoise. Quotas de logements d’utilité publique, bonus de surface à bâtir pour qui en construit ou encore droit de préemption cadré : tels sont les instruments qui permettront de faire sortir de terre davantage de logements à loyers abordables, ceux qui font aujourd’hui cruellement défaut sur le marché.

La protection des locataires a également été abordée puisque la LPPPL, tout en incitant les rénovations énergétiques, prévoit des garde-fous pour empêcher que des travaux ne soient entrepris dans le seul but d’augmenter le loyer des logements concernés. Grâce à la LPPPL, les locataires bénéficieront du droit d’être informés et consultés lorsque des rénovations sont envisagées.

La diversité des soutiens à la LPPPL parle d’elle-même : il s’agit d’une loi pragmatique et efficace, issue d’un large consensus au Grand Conseil entre la gauche, le centre et une partie de la droite.

Si la campagne a déjà commencé sur les réseaux sociaux, le comité en faveur de la LPPPL et les organisations qui en sont membres profiteront des prochaines semaines pour exposer leurs arguments à la population vaudoise tant par une présence dans les gares et sur les marchés, que lors de séances d’informations.

 

Anne Baehler Bech, secrétaire générale de l’ASLOCA Vaud

Alberto Mocchi, président des Verts vaudois

Jessica Jaccoud, vice-présidente du PS vaudois

Axel Marion, co-président du PDC Vaud

Jérôme Christen, député Vaud libre

Hadrien Buclin, conseiller communal solidaritéS à Lausanne

Joachim Léger, co-président de la FAE

 

 

Actes Verts

Actes Verts n°45 – Protéger l’avenir

En ces derniers jours de 2016, c’est le moment de faire le bilan non seulement de cette riche année, mais aussi de cette législature.

J’ai en réalité dirigé deux départements depuis 2012. Suite aux assises de la chaîne pénale, c’est à dire de l’ensemble des acteurs de la sécurité, de la police aux prisons, en passant par le système judiciaire, il a été jugé préférable de créer dans le Canton un véritable département de justice et police. Cette réorganisation devait permettre une meilleure collaboration des différents acteurs et ainsi une meilleure efficacité sur l’ensemble de la chaîne. Le Conseil d’Etat a validé cette option en cours de législature et c’est ainsi qu’en 2014 une rocade a été faite : j’ai repris la police cantonale ainsi que le Service de sécurité civile et militaire et ai remis le service du développement territorial à ma collègue Jacqueline De Quattro.

Une chaîne pénale sous un seul toit, une augmentation substantielle des places de détention pour lutter contre la surpopulation carcérale, un renforcement de la police de proximité, une amélioration de la réinsertion à la sortie de prison, cet ensemble de mesures a eu un effet assez spectaculaire : en 3 ans à la tête de ce département, c’est une réduction de la criminalité de plus d’un tiers dans le canton !

Au-delà de la sécurité, j’ai pu initier de nombreuses avancées dans des domaines importants pour la qualité de vie. Je pense en particulier à la politique du logement où nous avons réussi à proposer plusieurs politiques du logement proactives afin de lutter contre la grave pénurie qui sévit dans le canton depuis plus de 15 ans. Une pénurie qui profite avant tout aux promoteurs sans scrupules et qui pèse très lourd dans les ménages de la classe moyenne. Un immobilisme qu’il fallait enfin empoigner, et la L3PL sur laquelle nous voterons le 12 février en est une des plus fortes réalisations. Il faut la faire passer !

A cela s’ajoutent encore quelques autres réalisations en matière de fin de curatelles imposées, de travail avec les communautés religieuses ou du contre-projet « Sauvez Lavaux ».

Ce travail conséquent a été réalisé notamment grâce à la très bonne collaboration avec mes trois collègues du PS. Cette majorité de gauche au Conseil d’Etat a pu démontrer qu’elle savait gouverner pour le bien commun et pour la mise en place de politique plus solidaire et durable, tout en assurant une responsabilité financière.

La présence d’un Vert au Conseil d’Etat est une chance ! Il permet d’insuffler l’écologie politique au cœur du système politique vaudois. Il y a beaucoup à faire, mais notre présence au sein du gouvernement depuis plus de 22 ans a été gagnante.

Le 14 décembre dernier, vous avez renouvelé votre confiance en mon action au Conseil d’Etat. Je vous remercie chaleureusement de ce soutien et suis très motivée pour continuer de porter ce combat avec nos alliés socialistes. Le maintien de notre majorité de gauche au Conseil d’Etat est une nécessité d’autant plus essentielle à la lumière du contexte politique en Europe et Outre-Atlantique, avec un renforcement des droites nationalistes et des réflexes de repli sur soi. Une dynamique que nous connaissons que trop bien également en Suisse. Il nous faut résister et proposer un autre modèle.

Protéger l’avenir, c’est cela l’urgence. Pour les générations futures. Pour une solidarité et une coopération avec l’ensemble du vivant. Protéger l’avenir, c’est ce à quoi je m’engage avec vous toutes et tous.

 Béatrice Métraux, conseillère d’Etat