Communiqué 2018

Une victoire et des combats qui continuent

Les Verts prennent acte du refus par la population vaudoise de l’initiative « Monnaie pleine » qu’ils soutenaient. Ils sont, en revanche, satisfaits de l’acceptation de la révision de loi sur les jeux d’argent qui, bien que peu enthousiasmante, permettra d’éviter que les accros au jeu ne soient livrés en pâture aux site de jeu en ligne étrangers s’enrichissant à leurs dépens. Les Verts saluent en outre le refus, par le peuple valaisan, du projet de jeux olympiques à Sion 2026 qui devrait sonner le glas du projet : environnement et finances nécessaires au développement du canton ne seront pas sacrifiées.

NON à l’initiative Monnaie pleine

Les Verts regrettent le faible score réalisé par l’initiative « Monnaie pleine ». Néanmoins, l0initiative aura eu le mérite de mettre au centre du débat le fonctionnement des banques et de la création d’argent, sujet jusque-là absolument hermétique et mystérieux pour la plupart des citoyennes et citoyens vaudois. Les Verts continueront à s’engager à tous niveaux contre la tendance toujours croissante de l’économie actuelle à se déconnecter de la réalité et à s’engager dans un engrenage effréné de spéculation. Le fonctionnement actuel des banques, et de l’économie plus largement, qui dépend largement du crédit et engendre l’obligation d’une course à la croissance perpétuelle pour pouvoir subsister ne saurait en outre continuer ainsi encore longtemps. Les Verts continueront à tenter de mettre un terme à cette économie casino, et à cette recherche du toujours plus, pour revenir à plus de réalité.

OUI à la loi fédérale sur les jeux d’argent

Les Verts vaudois saluent l’acceptation de la modification de loi fédérale sur les jeux d’argent. Toutefois, bien que la réforme protège désormais les joueurs face au risque de s’endetter et d’engraisser des casinos en ligne étrangers motivés par le seul profit à leurs dépens, il reste beaucoup à faire pour renforcer, dans notre pays, les mesures de protection des joueurs. Les Verts vaudois ne cesseront pas, par conséquent, de s’engager à tous les niveaux pour améliorer la prévention et l’accompagnement de l’addiction au jeu tant le chemin à faire est encore long.

NON au projet de jeux olympiques à Sion en 2026

Les Verts se réjouissent particulièrement du refus, par les Valaisannes et les Valaisans, du crédit soumis à votation en faveur du projet de jeux olympiques à Sion en 2026. Les Verts n’ont eu de cesse de montrer combien cette entreprise se serait avérée coûteuse, dangereuse pour l’environnement et nuisible à la nécessaire reconversion du tourisme alpin vers d’autres activités que les seuls sports d’hiver. En outre, au vu des importants impacts que ce projet aurait eu sur le canton de Vaud, notamment en termes financiers avec des coûts sécuritaires de plusieurs dizaines de millions, les Verts vaudois avaient demandé un vote dans notre canton, sans succès. Le vote valaisan de ce dimanche devrait clore le débat. Les Verts voient, en outre, dans ce vote le signe encourageant de la volonté des Suisses, qui ont refusé tout projet de jeux olympique depuis plus de 20 ans et Lausanne 1994, de favoriser un développement raisonné et durable, à l’opposé de deux semaines de jeux laissant derrières elles un saccage environnemental et financier.

Communiqué 2018

Sion 2026 : une participation vaudoise toujours aussi opaque

Le Conseil d’Etat répond aujourd’hui à l’interpellation déposée par le chef du groupe des Verts au Grand Conseil, Vassilis Venizelos, en novembre dernier tentant d’y voir plus clair dans les implications démocratiques et financières de la participation vaudoise au projet de jeux olympiques à Sion en 2026. Les Verts sont déçus de la réponse reçue qui ne fait qu’entretenir le flou autour des véritables coûts engagés et confirme la volonté du Conseil d’Etat de soustraire tout vote à la population vaudoise alors même qu’elle financera par ses impôts le soutien à ces jeux.

Les Verts continuent à regarder avec scepticisme et inquiétude le soutien apporté par le Conseil d’État vaudois au projet de Jeux Olympiques d’hiver 2026 en Suisse Occidentale. En novembre dernier, leur chef de groupe au Grand Conseil, Vassilis Venizelos, avait déposé une interpellation intitulée « De l’argent et des Jeux » afin de tenter d’y voir plus clair sur les implications, démocratiques et financières, d’un tel soutien. Si le Conseil d’Etat lui répond aujourd’hui, il fait totalement abstraction de toute réponse quant aux coûts à attendre en termes de sécurité pour la participation à un tel événement. Il botte en effet en touche en disant que cette question serait actuellement en cours de discussion au sein de la CCDJP et de la CdC, sans donner plus d’informations. Par ailleurs, le Conseil d’Etat ne donne aucune indication sur les coûts de sécurité qui seront à la charge des communes vaudoises, ni même si ces dernières ont été consultées à cet effet.

En outre, les Verts continuent de s’étonner du fait que le Conseil d’Etat entende susciter un engouement populaire autour du projet alors même qu’il confirme son refus clair et net de soumettre la participation vaudoise au vote, alors que cela aurait pu lui donner une crédibilité démocratique forte.

Les Verts continuent donc de penser que le million promis serait bien mieux investi dans une réelle reconversion de notre tourisme de montagne vers plus de durabilité.

Actes Verts

Actes verts n° 49 : Forcing pour une (dé)route olympique

Le 10 juin prochain, sauf jet de l’éponge dans les concertations de crise existant entre la Confédération et les cantons consistant par exemple à remettre la candidature à 2030, le peuple valaisan devra se prononcer sur la candidature de Sion et du Valais pour les J.O. d’hiver 2026. Quelques rappels :

Episode 1

Profitant de la candidature de Lausanne pour les Jeux Olympiques d’hiver de la Jeunesse (2020), des milieux proches de la Chambre Vaudoise du Commerce et de l’Industrie (CVCI) lancent l’idée de profiter de la dynamique pour propulser une candidature de Lausanne pour les jeux d’hiver 2026. A la même époque, Christian Constantin lance le projet de Jeux Olympiques en Valais en 2026.

Episode 2

La Municipalité de Lausanne déclare vouloir se concentrer sur la réussite des Jeux de la Jeunesse (2020). Elle considère également que le temps nécessaire à l’élaboration d’un dossier sérieux pour 2026 (dépôt début 2019) n’est plus suffisant,

Episode 3

Suite à diverses péripéties, les initiateurs vaudois (CVCI) et valaisans (Constantin) disparaissent du projet. Leur bricolage ainsi que les risques financiers sont repris par le gouvernement valaisan, la ville de Sion et une majorité du Grand Conseil de ce canton, instances absentes du dossier au moment de son lancement.

Episode 4

Une faible majorité du Conseil national, 92 contre 87 et 7 abstentions, demande un vote populaire de toute la Suisse sur ce projet. Même s’il est peu probable que le Conseil des Etats suive, il faut rappeler que le principe du frein aux dépenses nécessite 101 voix pour l’adoption du projet au National. Cela implique que les partisans gagnent 14 voix pour que le milliard fédéral passe, sinon tout tombe, même si les Valaisans devaient voter oui.

Une sortie possible, pour rallier une majorité, consiste à couper 100 ou 200 millions dans l’aide fédérale en affirmant que les organisateurs peuvent faire des économies, trouver des sponsors ou mieux négocier les droits TV avec le C.I.O..

Analyse

Ce que le gouvernement valaisan ne sait pas, c’est que l’essentiel des contraintes techniques sont imposées par les fédérations sportives et non par le C.I.O.. De petites améliorations en petites améliorations, la dérive financière se chiffre par plusieurs dizaines de millions. Ce scénario est d’autant plus plausible que le projet est bricolé et de nombreux sites encore incertains.

Comme de nombreuses dépenses ont déjà été consenties, il devient pire d’arrêter que de continuer. Pour limiter les dégâts, les autorités continueront et convaincront leur Grand Conseil pour la rallonge.

Et si en 2025 une recrudescence du terrorisme se développe au niveau international, Il sera trop tard pour arrêter et les dépenses de sécurité, déjà sous-estimées au départ, devront être augmentées de plusieurs centaines de millions.

Il ne faut pas oublier qu’à l’origine le projet est au moins à moitié vaudois et que certaines installations de notre canton seront utilisées.

La prise de position du Conseil d’Etat sur le milliard fédéral devrait à elle seule dissuader les valaisans de voter oui malgré la mobilisation des clans historiques du canton.

Le gouvernement vaudois affirme deux choses.

Le Gouvernement s’inquiète que la Confédération ne veuille pas aller au-delà des 215 millions prévus. La Confédération doit s’engager pour la prise en charge de la totalité du déficit le cas échéant, les contributions des cantons et des communes doivent se rapporter aux seules dépenses d’investissement à l’exclusion des dépenses de fonctionnement.

Ce scénario de politique fiction, compte tenu des rapports de force au Conseil national, montre bien la confiance du Conseil d’Etat en la sécurité financière du projet.

Le Gouvernement précise qu’il ne peut s’engager qu’à hauteur d’un million (compétence du Conseil d’Etat sans aller au Grand Conseil et ouvrir la voie au référendum). Poliment dit, cela signifie qu’il y aurait référendum et qu’il est à peu près certain que le peuple vaudois dirait non.

Il faut espérer que nos voisins mettront fin au bricolage olympique le 10 juin, bricolage dans lequel certains Vaudois ont hélas des responsabilités historiques.

Daniel Brélaz, conseiller national

Interventions parlementaires

Voyage olympique sur les Monts Taebaek

Question orale

On a pu lire, entendre et voir que tant les Conseillers d’Etat M. Broulis, M. Leuba (à deux reprises), que le Chef de Service du SIPal M. Pont, se sont rendus aux Jeux Olympiques d’hiver en Corée du Sud. Ces multiples déplacements incitent à poser la question suivante : Quelles étaient les raisons “métiers” de ces déplacements et quels en ont été les coûts pour les contribuables vaudois ?

Etienne Räss

Interventions parlementaires

De l’argent et des Jeux !

Interpellation

Le Conseil fédéral a annoncé son soutien au projet de Jeux Olympiques d’hiver à Sion en 2026. Ce soutien est accompagné de nombreuses réserves, et laisse encore plusieurs questions en suspens, parmi lesquelles la facture sécuritaire.

Le Conseil fédéral évaluerait les frais sécuritaires à près de 300 millions de francs. Après déduction de la subvention fédérale, il devrait donc rester environ 180 millions à charge des cantons. Si l’on en croit la clé de répartition habituelle pour ce genre d’opérations, ce serait plus de 20 millions pour le seul canton de Vaud.

Cette somme à charge du canton est très importante. A titre de comparaison, les coûts sécuritaires nets (y.c. les indemnisations aux commerçants) liés au sommet du G8 en 2003 auront coûté au final 134’775.- Les JO pèseraient donc près de 150 fois plus sur les finances du canton que le sommet du G8.

Au-delà de l’épineuse question du financement de la sécurité, il y aura certainement de nombreux frais qui viendront s’ajouter en sus, qu’il s’agisse par exemple de mobilité, d’infrastructures notamment pour les épreuves sur sol vaudois, etc.

La fièvre des JO est loin d’être présente et c’est plutôt un accueil très réservé que l’on peut ressentir en ce moment que ce soit du côté de la Berne fédérale ou de la population. Les seuls qui se réjouissent vraiment, ce sont les promoteurs du projet qui ont un intérêt matériel direct à sa concrétisation.

Le groupe des Verts a l’honneur d’interroger le Conseil d’Etat de la manière suivante :

  1. Quels sont les coûts en matière sécuritaire, d’infrastructure, de mobilité et autres qui seront à la charge du canton de Vaud pour l’organisation à la fois des JOaet des Jeux paralympiques ?
  2. Pour chacun de ces types de coûts, quels seront les mécanismes utilisés pour légaliser les dépenses prévues ? (recours au budget ordinaire, crédits supplémentaires, lois ad-5oc existantes (LFacManif, LEPS, …), décrets spécifiques, droit spécial) ?
  3. À la vue des différents mécanismes possibles en la matière, le Conseil d’Etat va-t-il faire acte de transparence sur les coûts probables et communiquer de manière claire toutes les dépenses en lien avec la tenue des JO et des jeux paralympiques ?
  4. Le Conseil d’Etat va-t-il faire acte de démocratie et soumettre le principe même de la tenue des JO sur son territoire avec les coûts afférents (par le biais d’un décret) ? Si non,pourquoi ?
  5. Quels seront les éventuels coûts supportés par les communes? Ont-elles déjà été consultées à ce propos ?
  6. Quel sera l’impact de la tenue simultanée du WEF, des JO et des jeux paralympiques sur la capacité des forces de police vaudoise à assurer la sécurité publique sur l’ensemble du territoire cantonal ?

Vassilis Venizelos