Communiqué 2019

Vert∙e∙s et Jeunes Vert-e-s vaudois veulent ancrer la protection du climat dans la Constitution

Afin d’agir concrètement pour protéger notre environnement et d’enrayer les dégradations engendrées par les émissions de CO₂ dans l’atmosphère, les Vert∙e∙s et les Jeunes Vert-e-s vaudois-es lancent aujourd’hui officiellement la récolte de signatures pour leur initiative populaire cantonale. Cette initiative demandera, d’une part, d’ancrer la protection du climat dans la Constitution vaudoise et, d’autre part, comme moyen d’action concret pour y arriver, que communes et Canton mènent une politique de désinvestissement des énergies fossiles. Vert∙e∙s et Jeunes Vert-e-s ont jusqu’au 19 novembre pour faire aboutir la récolte.

L’urgence climatique ne fait plus de doute, elle fait sortir des milliers de jeunes dans la rue, a été proclamée par le Parlement vaudois et des actions ont, de même, été entreprises par les Vert∙e∙s dans de nombreuses communes dans ce sens. Pourtant des mesures concrètes pour l’enrayer peinent encore à apparaître. En outre, toute loi quelle qu’elle soit reste à la merci d’un changement de majorité politique. La seule manière de prendre réellement au sérieux la menace climatique et de garantir que des mesures soient prises sur le long terme est donc d’ancrer la protection climatique noir sur blanc dans la Constitution. C’est pourquoi Vert∙e∙s et Jeunes Vert-e-s vaudois-es ont décidé de lancer conjointement une initiative populaire pour ce faire.

L’initiative cantonale pour la protection du climat demande aux communes et au canton d’appliquer au minimum les objectifs des accords de Paris signés par la Suisse et 193 autres pays. Elle formalise le devoir de l’Etat et des communes, en tant qu’actionnaires, d’investir l’argent public dans des entreprises qui contribuent à apporter des solutions à la transition écologique et cherchent à réduire leur empreinte carbone. Le secteur financier est en effet actuellement responsable d’émissions massives de CO₂ via ses investissements dans les énergies fossiles ; il est urgent de changer cela !

L’initiative vise en outre à faire de la protection du climat et de la biodiversité une priorité de l’Etat, pour que l’écologie ne soit plus reléguée au second plan mais guide toutes les politiques gouvernementales. Les deux sujets sont intimement liés car il ne sert à rien d’enrayer le réchauffement climatique si on laisse en parallèle la biosphère s’effondrer.

Les Vert∙e∙s et les Jeunes Vert-e-s ont jusqu’au 19 novembre pour récolter les 12’000 paraphes nécessaires à l’aboutissement de leur initiative commune. Ils organiseront de nombreuses actions pendant l’été et à la rentrée (profitant notamment de la mobilisation de leurs sections sur les marchés et dans la rue pour les élections fédérales), à commencer par un stand au Paléo Festival dès demain.

Communiqué 2019, Non classé

Les Vert∙e∙s vaudois∙es adaptent leur nom et lancent une initiative cantonale en faveur du climat

Les Vert∙e∙s vaudois∙es, réunis ce soir en Assemblée générale ordinaire au gymnase de Renens, ont adopté le lancement, cet été, d’une initiative cantonale sur le climat. Cette initiative, lancée conjointement avec les Jeunes Vert-e-s, inscrira la protection du climat dans la Constitution vaudoise et demandera le désinvestissement des énergies fossiles et l’atteinte de l’objectif de zéro émission nette carbone au plan cantonal et communal pour 2050. Ils ont également décidé de traduire jusque dans leur identité visuelle l’inclusion des femmes autant que des hommes qu’ils pratiquent déjà dans tous les aspects de la vie du Mouvement. Enfin, Rebecca Joly, députée de l’Ouest lausannois, rejoint la direction des Vert∙e∙s vaudois∙es.

Lancement d’une initiative cantonale en faveur du climat

Les membres réuni∙e∙s ce soir ont adopté le principe du lancement d’une initiative cantonale en faveur du climat cet été. Cette initiative, lancée conjointement avec les Jeunes Vert∙e∙s vaudois∙es, vise à inscrire la protection du climat ainsi que la lutte contre le réchauffement climatique et ses effets dans la Constitution cantonale. Pour ce faire, canton et communes devront réduire significativement les impacts climatiques de leurs activités avec pour objectif la neutralité carbone d’ici 2050 et désinvestir, via leurs participations dans des personnes morales, des énergies fossiles. Le texte, encore à finaliser, devrait être officiellement lancé au mois de juillet.

Changement de nom

En cette année de grève des femmes, il était également grand temps d’adapter le nom des Vert∙e∙s vaudois∙es pour qu’il manifeste, visuellement également, l’attachement et l’importance accordés par le Mouvement à l’encouragement et la mise en valeur des femmes, autant que des hommes, en son sein à tous les niveaux de réflexion et d’action. Sur proposition du groupe égalité et de la section de Lavaux-Oron, les membres des Vert∙es ont donc avalisé, ce soir, ce changement qui sera progressivement mis en œuvre pour être achevé d’ici l’AG de l’an prochain.

Election de la direction du Mouvement

On ne change décidément pas une équipe qui gagne ! Alberto Mocchi, Municipal à Daillens, Anne Baehler, députée de Riex, et David Raedler, conseiller communal lausannois, sont reconduits à la présidence du Mouvement.  Les autres membres sortant∙e∙s réélu∙e∙s du Bureau, Gaëlle Lapique, secrétaire politique des Verts suisses, Maxime Mellina, trésorier des Verts vaudois, et la municipale d’Yverdon Carmen Tanner sont désormais rejoint∙e∙s par Rebecca Joly, députée de Prilly, la sortante Céline Ehrwein ayant souhaité se consacrer désormais davantage à sa vie professionnelle et à sa charge politique locale.

Communiqué 2019

Verts et Jeunes Vert-e-s vaudois veulent ancrer la protection du climat dans la Constitution

Afin d’agir concrètement pour protéger notre environnement et d’enrayer les dégradations engendrées par les émissions de CO₂ dans l’atmosphère, les Verts et les Jeunes Vert-e-s vaudois-es ont décidé de lancer une initiative populaire cantonale. Cette initiative demandera, d’une part, d’ancrer la protection du climat dans la Constitution vaudoise et, d’autre part, comme moyen d’action concret pour y arriver, que communes et Canton mènent une politique de désinvestissement des énergies fossiles. Le texte, en cours de finalisation, devrait être officiellement lancé cet été.

L’urgence climatique ne fait plus de doute, elle fait sortir des milliers de jeunes dans la rue, a été proclamée par le Parlement vaudois et des actions ont, de même, été entreprises par les Verts dans de nombreuses communes dans ce sens. Pourtant des mesures concrètes pour l’enrayer peinent encore à apparaître. D’ailleurs, si un « plan climat » a certes été annoncé au plan cantonal, il se fait toujours attendre et pourrait manquer d’ambition. Enfin, toute loi quelle qu’elle soit reste à la merci d’un changement de majorité politique. La seule manière de prendre réellement au sérieux la menace climatique et de garantir que des mesures soient prises sur le long terme est donc d’ancrer la protection climatique noir sur blanc dans la Constitution. C’est pourquoi Verts et Jeunes Vert-e-s vaudois-es ont décidé de lancer conjointement une initiative populaire pour ce faire.

Canton et communes disposent d’une marge de manœuvre importante pour lutter contre les émissions de CO₂. S’appuyant donc sur cette latitude d’action, Verts et Jeunes Vert-e-s prévoient également d’inscrire dans la Constitution que, dans leur action pour préserver le climat, Canton et communes prennent en compte cet objectif dans toutes leurs politiques publiques et mènent une politique de désinvestissement des énergies fossiles. Il s’agira ainsi pour les collectivités publiques de veiller à ce que tous fonds, participations et crédits relevant de leurs responsabilités ou activités soient mis en conformité avec les objectifs de réduction d’émissions de CO₂ imposés par l’Accord de Paris.

Actuellement, en Suisse, le secteur financier est responsable d’émissions massives de CO₂ via ses investissements dans les énergies fossiles. L’Alliance climat les évalue à près de 20 fois la totalité des émissions directes de notre pays, liées par exemple à notre mobilité, à notre chauffage ou à notre alimentation. Il est en outre particulièrement injuste de faire peser tout le poids de la transition écologique sur les particuliers et les entreprises (principalement des PME en Suisse), alors que l’on continue à laisser faire les acteurs financiers, dont les émissions de CO₂ sont considérables en comparaison. Les Verts se sont depuis longtemps engagés, dans le canton comme au plan fédéral, pour que des mesures soient prises afin que les investissements s’alignent sur les objectifs de l’Accord de Paris. Jusqu’ici sans succès. C’est pourquoi ce point est au centre du texte de l’initiative, dernier recours pour obtenir des avancées.

Un projet de texte de l’initiative sera soumis à l’Assemblée générale des Verts vaudois du 23 mai prochain, qui décidera du lancement de ce texte. Les Jeunes Vert-e-s ont, quant à elles et eux, déjà adopté le lancement de principe.

Communiqué 2019

L’extraction d’hydrocarbures dans le canton de Vaud, c’est fini !

La loi cantonale sur les ressources naturelles du sous-sol, prévoyant une interdiction de toute extraction d’hydrocarbures sur le territoire cantonal, peut désormais entrer en force. Il n’y a eu ni recours ni référendum à l’encontre de ce texte voté par le Grand Conseil vaudois en fin d’année 2018 en guise de contre-projet à l’initiative populaire “Pour un canton de Vaud sans extraction d’hydrocarbures”. Celle-ci est par conséquent retirée ce jour par un courrier formel du comité d’initiative adressé à l’Etat de Vaud.

Il n’y aura plus d’extraction d’hydrocarbures dans le canton de Vaud ! Cela grâce à la loi sur les ressources naturelles du sous-sol (LRNSS) votée par le Parlement vaudois en fin d’année 2018. Pour mémoire, cette loi répondait à une motion du député vert Raphaël Mahaim visant à favoriser la géothermie et interdire l’extraction de gaz de schistes. Elle était également conçue comme un contre-projet à l’initiative “Pour un canton de Vaud sans extraction d’hydrocarbures” que les Verts vaudois ont fait aboutir, avec divers partenaires.

La LRNSS diverge sur un seul point par rapport à l’initiative : en cas de découverte fortuite d’hydrocarbures lors d’un forage pour la géothermie, l’Etat peut autoriser leur exploitation à certaines conditions et moyennant compensation intégrale des émissions de CO2. Pour le reste, la recherche et l’extraction de tous les hydrocarbures sont totalement interdites sur le territoire cantonal. Les prospections en cours, à l’image du forage de Noville, devront ainsi être abandonnées et démantelées. Les Verts suivront de près l’application de la loi ces prochains temps pour s’assurer que tout sera fait selon la volonté du Grand Conseil.

La LRNSS n’a pas fait l’objet d’un recours ni d’une demande de référendum. Les délais correspondants sont maintenant échus. Conformément aux engagements pris lors des discussions parlementaires, le comité d’initiative peut ainsi retirer son initiative, ce qu’il fait ce jour par un courrier formel adressé à l’Etat de Vaud.

Le retrait de l’initiative constitue l’épilogue d’un long combat politique conduit par les Verts, combat qui a commencé par le moratoire sur l’extraction des gaz des schistes décidé par le Conseil d’Etat suite à une interpellation du député vert Vassilis Venizelos en 2011.

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LRNSS: Vers une interdiction historique de toute extraction d’hydrocarbures dans notre canton

Les Verts vaudois se réjouissent de l’acceptation, aujourd’hui au Parlement vaudois, en deuxième débat, de l’introduction du texte de leur initiative « Pour un canton de Vaud sans extraction d’hydrocarbures » dans l’article 4 de la nouvelle Loi sur les ressources naturelles du sous-sol (LRNSS). Ils espèrent que le troisième débat, qui devrait avoir lieu la semaine prochaine, viendra confirmer ce pas historique qui permettrait de protéger notre canton du risque de l’extraction d’hydrocarbures, constituerait un pas vers la réduction des émissions de gaz à effet de serre et couronnerait les efforts des Verts depuis 2011.

Le travail parlementaire des Verts depuis 2011, qui avait abouti au moratoire sur la recherche et l’exploitation de gaz de schiste que connaît notre canton, ainsi que l’engagement récent de centaines de militant-e-s qui ont pu rallier près de 15’000 citoyen-ne-s vaudois-es à cette cause, pourrait enfin payer ! Le texte de l’initiative « Pour un canton de Vaud sans extraction d’hydrocarbures », dont ils sont à l’origine, a été accepté en deuxième débat aujourd’hui par le Parlement vaudois pour figurer à l’article 4 de la nouvelle Loi sur les ressources du sous-sol vaudois (LRNSS). Reste à suivre le troisième débat la semaine prochaine pour confirmer cette avancée historique.

Il serait en effet historique d’inscrire non seulement l’interdiction de la fracturation hydraulique ou de toute autre méthode de stimulation visant à fracturer la roche pour la recherche et l’exploitation des hydrocarbures dans une loi, mais aussi toute recherche ou extraction de gaz même conventionnel. L’intérêt général doit primer sur quelques intérêts très particuliers dans le canton de Vaud et être confirmé la semaine prochaine.

Alors que la diminution des émissions de gaz à effet de serre est aujourd’hui une priorité mondiale, et que le Conseil d’Etat s’est enorgueilli dans son programme de législature de la mise en œuvre prochaine d’un « plan climat », la nouvelle loi, si elle est adoptée dans sa version avalisée aujourd’hui, serait enfin en phase avec la réalité et permet aux Vaudoises et aux Vaudois d’avancer dans la bonne direction.