Non classé

Santé et climat : il est crucial d’agir

Changements climatiques, aliments ultra-transformés, nécessité accrue de prévention en matière de santé infantile, les évolutions sociales et climatiques que nous vivons actuellement impactent gravement notre santé et notre bien-être. Si beaucoup est déjà fait dans le canton de Vaud, les conséquences des dérèglements climatiques mériteraient d’être mieux prises en compte dans la politique sanitaire. Pour tenter répondre aux défis sanitaires du 21ème siècle en agissant de manière préventive, les Verts déposeront demain au Parlement vaudois 5 interventions, ainsi qu’un texte dans de nombreux conseils communaux du canton.

Les dérèglements climatiques et les facteurs de risque dans l’environnement impactent de plus en plus la santé humaine. Pourtant, cette thématique n’a pas été traitée lors des Assises sur le climat organisées par le canton fin 2018. Les Verts demandent donc au gouvernement de faire de la santé un objectif prioritaire de politiques multisectorielles, et demandent un rapport exposant les objectifs climatiques spécifiques en matière de santé.

Autre axe d’action central pour le climat et la santé publique : la lutte contre les aliments ultra-transformés (AUT). En plus d’être remplis d’additifs, ces AUT sont issus de processus industriels sophistiqués provoquant davantage d’émissions de gaz à effets de serre et augmentent les emballages non recyclables. Au plan sanitaire, l’hyper-industrialisation de notre alimentation provoque le développement de « maladies chroniques d’industrialisation » qui coûtent à notre système de santé. Pour la santé et le climat, il faut revenir à la promotion d’une alimentation peu dénaturée et locale !

En outre, améliorer la santé des Vaudoises et des Vaudois et atténuer les changements climatiques passe indispensablement par des mesures volontaires en termes de mobilité (grosse émettrice de gaz à effet de serre) et d’aménagement du territoire (constructions atténuant les ilots de chaleur en ville, végétalisation accrue, etc.). Il se trouve que de telles mesures sont également un pilier de la prévention des maladies non transmissibles, dont la part représente 80% des coûts directs de santé. Une réflexion et une coordination multisectorielles et interservices devraient, dans ce sens, être mises sur pied entre les départements concernés pour plus d’efficacité.

L’alimentation saine et locale, une mobilité active et non polluante, les connaissances sur notre écosystème et la santé doivent s’acquérir et se mettre en pratique dès le plus jeune âge. Là aussi, les Verts estiment que l’Etat n’en fait pas assez. Alors même que la recherche sur la prévention et la promotion de la santé chez les jeunes a permis d’identifier des modes d’intervention utiles incluant l’école, les parents, la communauté et les autorités locales, rien n’est encore mis en pratique dans notre canton. Il est dès lors nécessaire d’accélérer les démarches, tout en clarifiant les compétences cantonales et communales, pour davantage d’efficacité et d’avancées concrètes.

Par ces dépôts cantonaux et communaux, les Verts souhaitent apporter une pierre à l’édifice d’un système de santé qui met la prévention sur le devant de la scène.