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EF2019: Une liste jeune, féminine et variée pour défendre le climat

Le groupe stratégique des Verts vaudois[1] annonce aujourd’hui les candidatures qu’il soumettra à l’Assemblée générale des Verts le 28 mars prochain. Il propose de lancer Adèle Thorens Goumaz au Conseil des Etats et 19 candidat-e-s au Conseil national, parmi lesquels les sortant-e-s Adèle Thorens Goumaz et Daniel Brélaz, ainsi que les têtes de liste Alberto Mocchi, Léonore Porchet, Raphaël Mahaim et Sophie Michaud Gigon. Une liste jeune et féminine qui témoigne de la relève verte pour défendre le climat.

Le groupe stratégique constitué pour préparer les candidatures aux prochaines élections fédérales du 20 octobre 2019 communique aujourd’hui les candidatures retenues pour être soumises à l’assemblée générale extraordinaire des Verts vaudois qui aura lieu le 28 mars prochain à Lausanne. Le mandat reçu de la part du comité élargi des Verts vaudois était clair. Il consistait à proposer à l’AG 19 candidatures fortes, réparties en trois groupes : les sortant-e-s et les têtes de liste (pour lesquelles le groupe devait sélectionner des noms et proposer un classement) ainsi que les réseautrices et réseauteurs (pour lesquel-le-s il devait proposer des noms, à classer au vote par l’AG le 28 mars). S’y ajoutaient l’identification d’une ou deux candidatures pour le Conseil des Etats. Tout ceci dans l’objectif de gagner un 3ème siège au Conseil national et de retrouver le siège perdu aux Etats.

Le groupe rend aujourd’hui sa copie et se félicite de la qualité de la relève verte dont témoigne la liste proposée : jamais les Verts n’ont présenté de liste aussi jeune (44 ans de moyenne d’âge globale, 35 seulement pour les têtes de liste). Elle est aussi féminine (10 candidatures sur 19 sont des femmes pour le Conseil national et la course aux Etats est représentée par une candidate) et reflète l’ancrage des Verts vaudois au sein des régions du canton de Vaud (toutes y sont représentées). C’est enfin aussi une liste forte et compétente avec, notamment, la présence de 5 Municipaux (dont 1 syndic), 8 député-e-s et 7 conseillères et conseillers communaux.

Conseil des Etats

Pour le Conseil des Etats, c’est donc la candidature d’Adèle Thorens Goumaz qui sera présentée le 28 mars. Afin de regagner la majorité perdue en 2015, et de renforcer la présence des femmes au sein de la Chambre haute, les Verts vaudois lancent leur conseillère nationale qui a fait ses preuves et bénéficie d’un remarquable bilan. Cette candidature est destinée à figurer sur un ticket commun avec le candidat ou la candidate encore à désigner par le Parti socialiste vaudois.

Conseil national

Sortant-e-s

Les Verts ayant pour habitude de réserver la première place de leur liste à leur candidat-e au Conseil des Etats c’est tout naturellement Adèle Thorens Goumaz qui sera proposée à cette place, suivie de son collègue également sortant Daniel Brélaz, qui se soumettra pour la dernière fois cette année au suffrage de l’AG des Verts pour conclure son action au plan national.

 Têtes de liste

Les candidatures suivantes témoignent de la relève verte particulièrement jeune mais déjà hautement compétente, engagée et profilée. Seront ainsi proposées à l’AG les candidatures d’Alberto Mocchi, secrétaire général de l’Association suisse des infirmiers Vaud, président des Verts vaudois et municipal à Daillens, de Léonore Porchet, députée lausannoise et cheffe de projet en communication, de Raphaël Mahaim, député de Pampigny et avocat spécialiste du droit de l’environnement, et de Sophie Michaud Gigon, conseillère communale à Lausanne et secrétaire générale de la FRC.

Réseautrices et réseauteurs

Enfin, le groupe soumettra à l’AG encore 13 noms pour la troisième partie de la liste, dont l’AG décidera du classement par votes à bulletins secrets le 28 mars au soir, soit, par ordre alphabétique : Xavier Company (Lausanne, conseiller communal, coprésident de section et avocat), Pascal Gemperli (Morges, conseiller communal, secrétaire général de l’UVAM et médiateur), Sabine Glauser Krug (Jura Nord vaudois, députée et naturopathe), Nathalie Jaccard (Ouest lausannois, députée et spécialiste de la sécurité), Valérie Mausner Leger (La Côte, conseillère communale et consultante en durabilité et enseignante HES),  Maurice Mischler (sous-arrondissement de Romanel, syndic d’Epalinges, député et prof de maths), Sylvie Podio (Morges, municipale et députée), Valentine Python (Riviera, conseillère communale à la Tour-de-Peilz et climatologue), Léa Romanens (Jura Nord vaudois, conseillère communal à Yverdon et secrétaire générale de l’Association Fri-Son), Léonard Studer (Chablais, conseiller communal Villeneuve, coprésident de section et conseiller en organisation), Felix Stürner (Broye, député, municipal  à Moudon, président de section et prof d’histoire et de philo au GYB), Carmen Tanner (Jura Nord vaudois, municipale à Yverdon) et Andreas Wüthrich (Lavaux, député et agriculteur biodynamique).


[1] Composé des vice-président-e-s des Verts vaudois Anne Baehler et David Raedler, des membres du Bureau Gaëlle Lapique et Maxime Mellina, de la secrétaire générale des Verts vaudois France Manghardt, du coprésident des Jeunes Vert-e-s Vaudois-es Oleg Gafner, du chef de groupe des député-e-s Vassilis Venizelos et de la conseillère d’Etat Béatrice Métraux.

Interventions parlementaires

Financement de la politique : pour en finir avec l’obscurantisme vaudois

Motion

Les cantons de Fribourg et de Schwyz ont accepté le 4 mars dernier des modifications constitutionnelles introduisant des règles en matière de financement du monde politique. Ce sont désormais cinq cantons qui connaissent des dispositions de ce type.

Au niveau fédéral, une initiative populaire devrait être soumise au peuple ces prochains mois (initiative «pour plus de transparence dans le financement de la vie politique»). Malgré l’opposition du Conseil fédéral, on peut espérer que la population mette fin à cette exception helvétique. La Suisse est en effet le seul pays d’Europe à n’avoir aucune réglementation en matière de transparence pour le financement des partis politiques.

Cela étant, les dispositions soumises au vote par le biais de l’initiative en question ne concerneront que les financements des partis à l’échelon fédéral.

Au niveau du canton de Vaud, notre parlement a refusé en 2012 d’entrer en matière sur un contre-projet du Conseil d’Etat qui répondait à une motion du groupe socialiste (Motion Montangero visant à modifier la loi sur l’exercice des droits politiques en introduisant les notions de transparence des coûts et de plafonnement des dépenses électorales pour les campagnes politiques”07 MOT 006).  Les votes positifs de ce week-end rappellent pourtant l’importance que la population porte à cette question. La population veut savoir qui finance les activités des formations politiques.

Alors que la confiance envers le monde politique s’effrite, les résultats fribourgeois et schwytzois doivent nous inciter à nous engager sur une voie similaire. Nous ne devons pas rater l’occasion qui nous est faite de faïre preuve de transparence sur la provenance et le volume des montants qui alimentent nos campagnes politiques, que ce soit pour les élections ou les votations. De telles mesures seraient aussi l’occasion de marquer notre indépendance vis-à-vis de certains groupes d’intérêts et d’affirmer que nos institutions veulent travailler en toute transparence vis-à-vis de la population.

Par voie de motion, nous demandons au Conseil d’Etat de porter dans la loi sur l’exercice des droits politiques (LEDP) les dispositions plébiscitées par le peuple fribourgeois le 4 mars dernier’.

Pour le groupe des Verts
Vassilis Venizelos

Pour le groupe socialiste
Stéphane Montangero

Interventions parlementaires

Elections à la proportionnelle dans les communes vaudoises

Elections à la proportionnelle dans les communes vaudoise : quelles conséquences pour le fonctionnement des législatifs communaux ?

Interpellation

La population vaudoise a accepté, par scrutin du 4 septembre 2011, d’introduire l’élection à la proportionnelle pour tous les législatifs communaux du canton. Seules les communes de moins de 3000 habitants peuvent prévoir, dans leur règlement communal, le scrutin majoritaire.

C’est à l’occasion des élections communales de 2016, lors du renouvellement intégral des autorités, que certaines communes ont pour la première fois élu leurs législatifs à la proportionnelle.

Ces législatifs sont dorénavant entrés en fonction depuis plus d’une année. Or, il s’avère que le fonctionnement de ces législatifs soulève quelques questions, en partie non résolues dans certaines communes, que je me permets de soumettre au Conseil d’Etat :

  • L’élection à la proportionnelle d’un législatif communal a-t-elle nécessairement pour corollaire la constitution de groupes au sein du législatif ? Le cas échéant, les groupes doivent-ils correspondre aux listes électorales ?
  • La représentation au sein des commissions du législatif communal doit-elle être strictement proportionnelle aux différents groupes constitués au sein du législatif ? Dans le cas où il n’existe pas de groupes à proprement parler, doit-il y avoir une représentation proportionnelle, au sein des commissions, entre les élus des différentes listes électorales ? Comme cette représentation doit-elle être calculée ?
  • Avec ou sans groupes politiques, est-il juste de dire que l’accès aux commissions du législatif communal doit en tous les cas être garanti aux élus de toutes les listes électorales ?

Raphaël Mahaim

Interventions parlementaires

Tous les citoyens communaux doivent pouvoir participer

En raison de la nouvelle interprétation du droit vaudois faite par le Chancellerie fédérale en 2013, ne peuvent en théorie aujourd’hui participer au dépouillement des élections fédérales – et ne peuvent donc être membres du bureau électoral – que les personnes ayant le droit de vote au niveau suisse. Or la nouvelle situation légale ne correspond pas à la pratique établie en terre vaudoise.

Lire l’initiative de Raphaël Mahaim (3 novembre 2015)