Communiqué 2020

PADE: Pour une promotion économique plus durable

La présentation hier de la nouvelle politique d’appui au développement économique du canton (PADE) marque un premier pas dans la bonne direction pour les Vert∙e∙s vaudois∙es. Ils seront particulièrement attentifs aux critères prévus pour l’attribution des soutiens financiers dans le cadre des fonds créés. La responsabilité environnementale des entreprises devrait y avoir une place prépondérante. Et s’appliquer aux 3 domaines d’action et non seulement à l’économie durable. Les Vert∙e∙s interviendront en outre au Grand Conseil pour demander des critères clairs en matière de promotion économique exogène. Pour que l’appui au développement économique soit vraiment au service du développement durable.

Les Vert∙e∙s accueillent positivement la présentation de nouvelle politique d’appui au développement économique du canton (PADE). C’est un premier pas dans la bonne direction pour tirer enseignement des erreurs du passé et aller vers plus de durabilité. Ils nourrissent, en particulier, de grandes attentes à l’égard des critères annoncés pour l’attribution des aides mais regrettent que ces aides ne soient passées au crible de l’Unité du Développement Durable (UDD) que pour l’un des trois volets, à savoir l’économie durable. Le filtre de la durabilité devrait être appliqué à toutes les politiques économiques et à toutes les aides accordées. Il s’agira aussi de préciser les critères envisagés, et surtout d’en prévoir pour la promotion économique exogène qui est là où le bât blesse le plus clairement.

Dans ce sens, les Vert∙e∙s interviendront par voie de motion au Grand Conseil pour que des critères clairs soient fixés en matière de promotion économique exogène.  Le débat actuel sur l’initiative sur des multinationales responsables révèle l’importance de s’assurer que les entreprises suisses ou étrangères qui bénéficient de soutiens directs ou indirects de l’Etat soient irréprochables, tant dans leurs activités suisses que leurs activités à l’étranger.

Les Vert∙e∙s souhaiteraient également que le Grand conseil puisse bénéficier d’un monitoring des projets en étant régulièrement informé des projets identifiés, des aides attribuées et du suivi de ceux-ci, dans un souci de transparence.

Les Vert∙e∙s regrettent, en outre, que le Conseiller d’Etat Leuba n’ait pas saisi l’occasion de la rédaction de cette PADE pour répondre à la motion « Opération Vivaldi » déposée par leur président de groupe, Vassilis Venizelos, et adoptée par une large majorité du parlement il y a plusieurs mois sur la promotion et le développement du tourisme 4 saisons, les mesures prévues restant timides.

Enfin, plus fondamentalement, il est clair pour les Vert∙e∙s que la stratégie de promotion économique du Canton ne pourra pas, à terme, faire l’économie d’une réelle réflexion quant aux limites d’un modèle construit sur de seules exigences de croissance quantitative.

Interventions communales

Réduire les émissions de CO2 de la Tour-de-Peilz

Intervention de Christian Anglada au conseil communal de la Tour-de-Peilz

 

Il y quelques séances de conseil de cela, notre collègue Frédéric Glauser vous a invité à découvrir le film Demain. Lors de la séance précédente, notre collègue Christine Haussherr s’en est inspirée dans un postulat.

Ce film, après avoir rappelé l’urgence des crises environnementales, ne s’éternise pas sur ces constats bien connus. Il fait par contre un état des lieux des actions possibles, en encourageant chacun et chacune à faire sa part, en fonction d’où il est. A notre niveau, c’est sur le plan communal qu’il importe de nous mobiliser  articulant toutes les forces possibles maintenant, pour que demain nous ayons encore une planète sur laquelle nous et nos enfants puissions vivre.

On a fêté cette année les 5 ans de Fukushima et les 30 ans de Tchernobil : ce sont deux catastrophes dont le danger est invisible et inodore, comme la teneur de CO2 dans l’atmosphère. Et pourtant ces pollutions sont létales, comme le dérèglement climatique.

Il y a urgence : par rapport à l’accord de Paris lors de la COP21, il reste 5 ans maximum de consommation de CO2 au rythme actuel pour arriver à respecter l’objectif de rester en dessous de 1,5°C. Et la réduction des émission doit être massive, à savoir au moins d’un facteur 4.

Le rythme de la Municipalité – et encore ce soir d’une partie du Conseil communal –  pour prendre en considération cet enjeu  n’a jusqu’à aujourd’hui pas pris du tout la vitesse nécessaire.

Je fais notamment référence à l’absence de réponses concrètes et sérieuses à la motion sur le renforcement de la durabilité. Il ne s’agit pas de traiter cette motion comme n’importe quelle autre, vu l’urgence vitale dont elle relève. J’espère que la prochaine Municipalité traitera enfin cet objet avec le sérieux et la célérité qu’il exige.

Mes questions sont donc les suivantes :
=> quelles actions concrètes en 2016 vers la réduction par 4 de nos émissions de CO2 à la Tour d’ici la fin de cette législature en 2020?
=> quelles sont les alternatives plus ambitieuses, que le label Cité de l’énergie, proposées par la Municipalité, vu qu’elle a écarté cet objectif dans son catalogue des mesures?

Christian Anglada, le 22 juin 2016