Interventions parlementaires

Quels moyens pour le plan climat cantonal ?

Question orale

Plusieurs villes suisses, et la capitale vaudoise en particulier, énoncent leurs mesures en faveur de la neutralité carbone – à réaliser d’ici 2030 ou dans les meilleurs délais. Le gouvernement semble peiner en revanche à élaborer le plan d’action climat, dont la publication a été souvent reportée. A cette fin, il peut réaffecter des fonds provisionnés devenus sans objet.

En raison du caractère transversal du plan cantonal et de l’urgence climatique prononcée par le Grand Conseil, la présidence du Conseil d’Etat peut-elle répondre à la question suivante :

Quelles ressources extraordinaires sont-elles dégagées en 2020 et les années suivantes, pour mettre en œuvre le plan climat, attendu depuis deux ans ?

Pierre Zwahlen

Communiqué 2019

Vert∙e∙s et Jeunes Vert-e-s vaudois veulent ancrer la protection du climat dans la Constitution

Afin d’agir concrètement pour protéger notre environnement et d’enrayer les dégradations engendrées par les émissions de CO₂ dans l’atmosphère, les Vert∙e∙s et les Jeunes Vert-e-s vaudois-es lancent aujourd’hui officiellement la récolte de signatures pour leur initiative populaire cantonale. Cette initiative demandera, d’une part, d’ancrer la protection du climat dans la Constitution vaudoise et, d’autre part, comme moyen d’action concret pour y arriver, que communes et Canton mènent une politique de désinvestissement des énergies fossiles. Vert∙e∙s et Jeunes Vert-e-s ont jusqu’au 19 novembre pour faire aboutir la récolte.

L’urgence climatique ne fait plus de doute, elle fait sortir des milliers de jeunes dans la rue, a été proclamée par le Parlement vaudois et des actions ont, de même, été entreprises par les Vert∙e∙s dans de nombreuses communes dans ce sens. Pourtant des mesures concrètes pour l’enrayer peinent encore à apparaître. En outre, toute loi quelle qu’elle soit reste à la merci d’un changement de majorité politique. La seule manière de prendre réellement au sérieux la menace climatique et de garantir que des mesures soient prises sur le long terme est donc d’ancrer la protection climatique noir sur blanc dans la Constitution. C’est pourquoi Vert∙e∙s et Jeunes Vert-e-s vaudois-es ont décidé de lancer conjointement une initiative populaire pour ce faire.

L’initiative cantonale pour la protection du climat demande aux communes et au canton d’appliquer au minimum les objectifs des accords de Paris signés par la Suisse et 193 autres pays. Elle formalise le devoir de l’Etat et des communes, en tant qu’actionnaires, d’investir l’argent public dans des entreprises qui contribuent à apporter des solutions à la transition écologique et cherchent à réduire leur empreinte carbone. Le secteur financier est en effet actuellement responsable d’émissions massives de CO₂ via ses investissements dans les énergies fossiles ; il est urgent de changer cela !

L’initiative vise en outre à faire de la protection du climat et de la biodiversité une priorité de l’Etat, pour que l’écologie ne soit plus reléguée au second plan mais guide toutes les politiques gouvernementales. Les deux sujets sont intimement liés car il ne sert à rien d’enrayer le réchauffement climatique si on laisse en parallèle la biosphère s’effondrer.

Les Vert∙e∙s et les Jeunes Vert-e-s ont jusqu’au 19 novembre pour récolter les 12’000 paraphes nécessaires à l’aboutissement de leur initiative commune. Ils organiseront de nombreuses actions pendant l’été et à la rentrée (profitant notamment de la mobilisation de leurs sections sur les marchés et dans la rue pour les élections fédérales), à commencer par un stand au Paléo Festival dès demain.

Communiqué 2019

Verts et Jeunes Vert-e-s vaudois veulent ancrer la protection du climat dans la Constitution

Afin d’agir concrètement pour protéger notre environnement et d’enrayer les dégradations engendrées par les émissions de CO₂ dans l’atmosphère, les Verts et les Jeunes Vert-e-s vaudois-es ont décidé de lancer une initiative populaire cantonale. Cette initiative demandera, d’une part, d’ancrer la protection du climat dans la Constitution vaudoise et, d’autre part, comme moyen d’action concret pour y arriver, que communes et Canton mènent une politique de désinvestissement des énergies fossiles. Le texte, en cours de finalisation, devrait être officiellement lancé cet été.

L’urgence climatique ne fait plus de doute, elle fait sortir des milliers de jeunes dans la rue, a été proclamée par le Parlement vaudois et des actions ont, de même, été entreprises par les Verts dans de nombreuses communes dans ce sens. Pourtant des mesures concrètes pour l’enrayer peinent encore à apparaître. D’ailleurs, si un « plan climat » a certes été annoncé au plan cantonal, il se fait toujours attendre et pourrait manquer d’ambition. Enfin, toute loi quelle qu’elle soit reste à la merci d’un changement de majorité politique. La seule manière de prendre réellement au sérieux la menace climatique et de garantir que des mesures soient prises sur le long terme est donc d’ancrer la protection climatique noir sur blanc dans la Constitution. C’est pourquoi Verts et Jeunes Vert-e-s vaudois-es ont décidé de lancer conjointement une initiative populaire pour ce faire.

Canton et communes disposent d’une marge de manœuvre importante pour lutter contre les émissions de CO₂. S’appuyant donc sur cette latitude d’action, Verts et Jeunes Vert-e-s prévoient également d’inscrire dans la Constitution que, dans leur action pour préserver le climat, Canton et communes prennent en compte cet objectif dans toutes leurs politiques publiques et mènent une politique de désinvestissement des énergies fossiles. Il s’agira ainsi pour les collectivités publiques de veiller à ce que tous fonds, participations et crédits relevant de leurs responsabilités ou activités soient mis en conformité avec les objectifs de réduction d’émissions de CO₂ imposés par l’Accord de Paris.

Actuellement, en Suisse, le secteur financier est responsable d’émissions massives de CO₂ via ses investissements dans les énergies fossiles. L’Alliance climat les évalue à près de 20 fois la totalité des émissions directes de notre pays, liées par exemple à notre mobilité, à notre chauffage ou à notre alimentation. Il est en outre particulièrement injuste de faire peser tout le poids de la transition écologique sur les particuliers et les entreprises (principalement des PME en Suisse), alors que l’on continue à laisser faire les acteurs financiers, dont les émissions de CO₂ sont considérables en comparaison. Les Verts se sont depuis longtemps engagés, dans le canton comme au plan fédéral, pour que des mesures soient prises afin que les investissements s’alignent sur les objectifs de l’Accord de Paris. Jusqu’ici sans succès. C’est pourquoi ce point est au centre du texte de l’initiative, dernier recours pour obtenir des avancées.

Un projet de texte de l’initiative sera soumis à l’Assemblée générale des Verts vaudois du 23 mai prochain, qui décidera du lancement de ce texte. Les Jeunes Vert-e-s ont, quant à elles et eux, déjà adopté le lancement de principe.

Interventions parlementaires

Nucléaire, CO2 et investissements étrangers de Romande Energie

Question orale

Il n’y a pas un jour sans que la presse martèle la problématique du CO2. Elle a omis de faire les gros titres, en février 19, du résumé de la statistique fédérale de production d’énergie nucléaire. Le communicateur officiel swissnuclear cite partiellement :

Production d’électricité nucléaire 2018 : Les 5 centrales nucléaires suisses ont fourni une nouvelle fois près de 40% de la production d’électricité indigène et sont restées un pilier de l’approvisionnement électrique suisse – sûr et respectueux du climat –, notamment en hiver.

Quid des déchets radioactifs ? Nous sommes aveuglés par le CO2 et de toutes les inepties entendues, lues, çà et là par des journaleux de réseaux sociaux gourmands en énergie électrique.

Le Canton de Vaud et les Communes vaudoises sont actionnaires majoritaires de Romande Energie Holding SA.

Est-ce que le Conseil d’Etat a pris conscience des enjeux financiers et environnementaux de HREN et peut intervenir lors de la prochaine assemblée générale de la société Romande Energie Holding SA le 28 mai 2019, afin que cette dernière transmette une analyse complète des effets de la politique des investissements dans la production et l’acquisition de centrales en France de type éolienne, hydraulique, solaire, dans un pays producteur numéro 1 d’énergie nucléaire au monde et dont l’industrie nucléaire exporte des microcentrales nucléaires dans les pays émergents ?

Ne désirant pas revivre une affaire similaire à celle de Car Postal France et le nirvana des retombées financières projetées, permettez-moi de remercier le Conseil d’Etat de son écoute.

Didier Lohri

Interventions parlementaires

Nucléaire et actions concrètes proposées à Romande Energie SA

Question orale

Selon la statistique fédérale de production d’énergie nucléaire, le communicateur swissnuclear cite partiellement : Production d’électricité nucléaire 2018 : Les centrales nucléaires suisses enregistrent une forte hausse de leur production d’électricité.En 2018, …la production nucléaire a ainsi augmenté d’un quart par rapport à l’année précédente.
L’augmentation du nombre de véhicules électriques, des équipements de réseaux de téléphonie 5G vont augmenter le besoin énergétique électrique. Les puissances en jeu ne pourront pas être couvertes par les seules énergies solaires. Que faire ? Augmenter les importations d’énergie à base de nucléaire, de charbon en adéquation à notre politique de gestion des déchets nucléaires du tout chez les autres, rien chez nous !
Le Canton de Vaud et les Communes vaudoises sont actionnaires majoritaires de Romande Energie Holding SA. Est-ce que le Conseil d’Etat a défini une politique de désengagement de tout actionnariat de la société Romande Energie SA HREN envers les propriétaires des centrales nucléaires suisses et étrangères en compensant ce retrait volontaire par la création de réseaux de chauffage à distance et de cogénération à bois issu des forêts cantonales et communales ?
Ne désirant pas attendre 2050 pour trouver une solution aux déchets nucléaires en mal de stockage, permettez-moi de remercier le Conseil d’Etat de son écoute.

Didier Lohri

Interventions communales

Nyon – Durabilité et finances publiques : un devoir d’exemplarité

Postulat

Il est parfois dit que nous votons avec notre portemonnaie, à entendre que nous sommes consomm’acteurs et que nos choix et décisions individuels peuvent peser dans la grande économie de ce monde. Si cela peut être vrai à l’échelle d’une personne, cela l’est d’autant plus à l’échelle collective.

En effet, et pour exemple, au niveau national, d’après les Artisans de la transition qui ont publié un rapport l’été passé, les quelque 61,5 milliards de francs que la Banque nationale suisse (BNS) a placés aux Etats-Unis contribuent à produire autant de CO 2 que la Suisse toute entière. Cela alors que ces mêmes placements ne sont pas forcément rentables puisqu’ils auraient fait perdre près de 4 milliards de francs en 3 ans à la BNS.

Au niveau international, une large campagne pour le désinvestissement fossile et de réinvestissement durable aurait déjà permis de sortir entre 3 et 5 billions (milles milliards) de dollars de l’économie carbonée vers l’économie verte. Ce sont des milliers d’institutions, des entreprises, de fondations, de villes, de caisses de pensions et fonds souverains, d’individus, qui ensembles participent à la transition écologique. La ville de Nyon, gérant de l’argent public, se doit de rejoindre ces efforts visant à protéger la planète, les biens communs et la population.

Par ce postulat, nous demandons à la Municipalité de bien vouloir étudier la possibilité de rendre les finances nyonnaises exemplaires en matière de durabilité, notamment en envisageant les pistes suivantes :
1. De placer sa trésorerie en priorité dans des institutions financières ne contribuant pas à l’économie carbonée (p.ex. la Banque Alternative Suisse).
2. De contracter des emprunts en priorité (à des conditions financières similaires) auprès d’institutions écologiquement et socialement responsables.
3. De renoncer à toutes actions ou participations financières dans des institutions ou multinationales non responsables (actions Novartis ou Syngenta…).
4. D’utiliser les leviers à disposition pour demander à la Caisse Intercommunale de Pension de ne plus du tout investir dans l’économie carbonée.

Nous proposons de renvoyer ce postulat directement à la Municipalité pour étude et rapport.

Nyon, le 20 août 2017
Yvan Rytz