Interventions parlementaires

Réveillons et… recyclons la Belle au bois dormant!

Postulat

Dans notre quotidien, les termes de « transition numérique », « digitalisation » ou autre « numérisation » occupent une place prépondérante, voire omniprésente. Le programme de législature 2017-22 du Conseil d’Etat ne fait pas exception à la règle, lui qui consacre, dès son introduction, une place prépondérante à la « transition numérique »¹ qu’elle concerne la compétitivité économique, la formation, l’innovation, l’agriculture, la culture ou encore l’administration. Que cet état de faits soit, en soi, à déplorer ou à saluer n’est pas le sujet du présent postulat.

En effet, le propos est ici plutôt de prendre acte de cette tendance apparemment inéluctable des sociétés contemporaines à transférer de plus en plus d’informations vers des supports « immatériels » pour se préoccuper justement des résidus très matériels de ces transferts, en d’autres termes du recyclage et de la revalorisation du matériel informatique une fois qu’il a passé à l’état d’obsolescence.

A ce titre, il est révélateur par exemple que dans le Plan directeur cantonal des systèmes d’information 2013-18² les termes de « recyclage » ou de « revalorisation » du matériel informatique n’apparaissent pas une seule fois. Il n’en va de même dans les Orientations stratégiques du CE en matière de SI³ et de ses cinq axes principaux dont aucun ne fait mention de la problématique concernant les appareils arrivés en fin de vie. Dans la documentation plus récente, il est bien question de « sécurité » ou de « protection »4, mais encore une fois aucune mention de recyclage ou de revalorisation des déchets résultant de l’usage accru de matériel informatique. Quant aux services de l’Etat chargés de veiller à la durabilité de sa politique, comme l’Unité de développement durable (UDD), ils n’intègrent visiblement pas non plus des éléments spécifiques liés au recyclage5.

Or, en dépit de toute la virtualité attribuée et réelle des outils informatiques, force est de constater que leur matérialité demeure et qu’elle ne disparaît pas par la seule volonté des acteurs au service de l’Etat (voir images). Selon nos chiffres, l’administration cantonale vaudoise (ACV) dispose actuellement d’un peu plus de 13’000 postes de travail informatiques. A ce premier chiffre s’ajoute plus de 16’000 postes à usage pédagogique de la DGEO, dans les différentes écoles du canton, auxquels viennent se joindre les appareils de l’enseignement post-obligatoire, des Hautes écoles spécialisées et de l’université. Ce nombre de plus de 30’000 machines donne une bonne mesure de l’ampleur des dimensions dans lesquelles s’inscrit la responsabilité environnementale du canton en matière de recyclage ou de revalorisation.

De surcroît, à l’heure où la rentrée politique et scolaire ont, à différents titres, été placées sous le signe de la « transition numérique » que par conséquent les outils informatiques ne cesseront de gagner en importance dans l’ensemble de l’ACV et du cursus de formations des jeunes et moins jeunes Vaudois-es, le problème lié au recyclage du matériel informatique va prendre au cours des années à venir de plus en plus d’importance.

En effet, le renforcement de l’utilisation d’outils informatiques va immanquablement entraîner un accroissement du parc des machines susceptibles de finir leur cycle de fonctionnement. Qu’adviendra-t-il des appareils en bout de course ? Seront-ils simplement stockés dans les différents abris de PC non-prévus à cet effet ? Finiront-ils dans les déchetteries communales non équipées ? S’en débarrassera-t-on en les fourguant à quelque ONG en contact avec des pays dits en « voie de développement » ? Etc. Toutes ces questions et les réponses qui leur seront données nécessitent une attention particulière si l’informatisation de la société vaudoise doit non seulement être abordée en amont du processus de la digitalisation, mais également en aval au moment où les supports très matériels de tant d’immatérialité arrivent en bout de course.

Au vu de ce qui précède, le postulat souhaite voir le Conseil d’Etat entrer en matière sur les points suivants :

– établir un bilan des mesures de recyclage/revalorisation entreprises jusqu’à aujourd’hui dans l’ACV, en général, les écoles, en particulier,

– tirer les conclusions utiles au sujet des réussites et/ou des échecs de ces mesures et envisager des adaptations desdites mesures,

– sensibiliser les employé-e-s de l’ACV, les enseignant-e-s et les élèves aux problèmes du recyclage des outils informatiques en prenant, par exemple, soin de démonter les anciennes machines pour y récupérer des composantes réutilisables,

– valoriser les composantes de ce matériel en vue de réduire des approvisionnements qui posent souvent des problèmes éthiques et sociaux,

– prévoir au sein des différents services de l’ACV et des écoles, des activités sur le modèle des « Ateliers » de l’Unité de réhabilitation du CHUV6,

– définir le suivi des filières de recyclage, afin d’éviter le simple débarras de matériel dont certaines composantes peuvent entraîner des risques, notamment pour la santé ou l’environnement,

– s’adjoindre les compétences d’organisations ou de sociétés (associations à but non-lucratif, ONG, UNIL, EPFL, HEIG-VD, etc.) à même de pouvoir garantir un recyclage respectant les normes sociales et environnementales.

Par avance, nous remercions le Conseil d’Etat des réponses qu’il donnera aux différents points mis en avant par le présent postulat.

Felix Stürner

1 Conseil d’Etat vaudois, Programme de législature du Conseil d’Etat 2017-2022, Lausanne, BIC, 2017. Introduction, p. 9, puis chapitres 1.2, p. 13, 1.3, p. 17, 2.3, p. 29, 2.7, p. 32, 2.9, p. 34 et 3.4, p. 40.
2 DIRH, Plan directeur cantonal des systèmes d’information 2013-2018, DSI, Renens, 2013.
3 https://www.vd.ch/autorites/departements/dirh/systemes-dinformation/orientations-strategiques-du-ce-en-matiere-de-si/, dernière consultation le 12.11.17.
4 Conseil d’Etat, op. cit., chapitre 3.4, p. 40.
5 https://www.vd.ch/themes/environnement/developpement-durable/prestations-de-ludd-en-direction-des-services-de-lacv/, dernière consultation le 12.11.17.
6 http://ateliers-rehab.ch/ateliers/atelier-maintenance-informatique/, dernière consultation le 12.11.17.

Interventions communales

Le 1er août : une belle fête populaire et moins polluante?

Interpellation

Madame et Messieurs les Municipaux,

Le soir du 31 juillet de chaque année, la Commune organise une fête populaire à l’occasion de la fête nationale. Cette fête est très appréciée de la population, qui vient en nombre profiter du magnifique feu d’artifice et d’un moment de convivialité. À cette occasion, l’Union des Sociétés locales vend, depuis plusieurs années, des boissons et de la nourriture dès le début de la soirée, au plus grand plaisir de toutes et tous.

Cette année, plusieurs d’entre nous ont participé à cette fête, et nous avons constaté que les gobelets utilisés lors de cette manifestation étaient tous en plastiques jetables, de même que le reste de la vaisselle. Or, les pouvoirs publics tentent, depuis plusieurs années, de réduire la quantité de déchets que nous produisons par le biais de diverses incitations aux citoyens et citoyennes.

Il nous semble que la Commune devrait dans ce cas montrer l’exemple, en évitant notamment de produire des déchets là où cela n’est pas nécessaire. Le développement, depuis plusieurs années, d’entreprises fabricant gobelets et vaisselles en plastique lavables et réutilisables a entraîné une facilitation de leur accès. Aujourd’hui les citoyens et citoyennes sont habitués à les voir un peu partout dans les festivals, grands ou moins grands, et à payer cas échant une consigne d’un ou deux francs.

Il nous semble que la Commune devrait dans ce cas montrer l’exemple, en évitant notamment de produire des déchets là où cela n’est pas nécessaire. Nous nous étonnons qu’elle n’ait pas encouragé l’Union des sociétés locales à utiliser de tels verres réutilisables ou ne leur en ait pas mis à disposition. D’autant plus que, lors de la manifestation Fêtons Prilly en juin, on trouvait de tels gobelets consignés aux bars. Dès lors, nous posons à la Municipalité les questions suivantes:

– La commune dispose-t-elle de verres en plastiques réutilisables et autres ?

– La Commune utilise-t-elle cette vaisselle réutilisable pour les événements où elle offre elle-même des boissons ?

– Pourquoi, lors de manifestations publiques, la Commune ne propose-t-elle pas, voire n’impose-t-elle pas l’utilisation de gobelets et vaisselles réutilisables ?

– Est-ce que la situation va changer à court terme?

– Existe-il, au niveau de la commune, une directive concernant la gestion des déchets lors des manifestations ou de manière plus générale, un guide pour des manifestations plus « durables »?

Nous remercions d’avance la Municipalité pour sa réponse à cette interpellation.

Rebecca Joly et Johanna Monney

Interventions communales

Nyon – Ordures ménagères : une économie conséquente à réaliser

Postulat

Dans son rapport sur les comptes 2016, la COFIN s’est inquiétée de ce que la taxe au sac peine à couvrir le 40% des coûts de la gestion des déchets urbains ainsi que l’exige la loi vaudoise sur la gestion des déchets. Prenant acte des efforts de TEM pour maîtriser les charges, la COFIN s’est posé la question de la pertinence de cette règle de proportionnalité (40% par la taxe au sac – 60% par la taxe de base). En clair, comme le prix des sacs ne peut être augmenté par la Municipalité de sa propre initiative, ne faudrait-il pas que la loi soit modifiée pour qu’elle puisse augmenter la taxe de base pour obtenir un financement au-delà du 60% si la taxe au sac ne parvient pas à couvrir le 40% ? Or c’est une autre question qu’il faudrait se poser : n’est-ce pas surtout à cause du coût du double système de levée des ordures ménagères (OM) pratiqué dans notre ville que la taxe au sac ne suffit pas à assurer ce 40% ?

La question de ce double système et de son coût a déjà été soulevée lors des discussions sur le concept de gestion des déchets adopté en 2012. Le constat avait alors été unanimement admis qu’une levée des OM porte à porte 2 fois par semaine par un camion et 3 hommes ne pouvait qu’être nettement plus onéreuse qu’une levée une fois par semaine, voire toutes les deux semaines, par un camion et un homme vidant des conteneurs enterrés. Tant le préavis sur le concept que le rapport de la commission préconisaient donc que le système à développer était celui des conteneurs enterrés privés installés sur le domaine privé ou par manque de place sur le domaine public. Malheureusement, aucune échéance n’a alors été fixée pour la mise en place de ce système exclusivement.

5 ans plus tard, on peut constater que l’équipement en conteneurs enterrés s’est poursuivi (ou presque) s’agissant de nouvelles constructions d’immeubles, par contre l’équipement systématique du reste de la ville pour parvenir à un seul système de levée des OM est aujourd’hui au point mort quant à la mise en œuvre. Pour se rendre compte de la différence de coûts entre les 2 systèmes, il est intéressant de se pencher sur l’exemple de la ville de Neuchâtel (34’000 habitants) qui achève cette année son réseau d’environ 450 conteneurs enterrés pour les OM et va donc supprimer totalement la levée porte à porte. L’installation de ce réseau où chaque habitant peut trouver un conteneur à 150 mètres maximum a certes pris 10 ans, mais on peut imaginer les difficultés d’implantation vu l’importance de la ville historique et le relief tourmenté du territoire communal (des éléments qu’on retrouve dans la situation nyonnaise, qui n’ont pourtant pas empêché Neuchâtel de trouver des solutions).

L’économie sur la logistique a été présentée ainsi en 2006 par l’exécutif communal (cette présentation est toujours visible sur le site de la ville) :

Rationnaliser le ramassage des déchets ménagers

Aujourd’hui 4 camions avec un équipage de 3 hommes chacun roulent 5 jours par semaine. Cela représente 75’400 kilomètres par an pour un coût CHF 602’000.00auxquels il faut rajouter CHF 1’340’000.000 de charges de personnel, donc, le coût global de la logistique s’élève à CHF 1’942’000.00. Avec le nouveau système proposé, plus que 3 camions avec chacun un chauffeur rouleront aussi 5 jours par semaine, cela représentera 57’500 Kilomètres par an pour un coût de CHF 286’000.00 auxquels il faudra rajouter CHF 903’000.00 de charges de personnel. A terme, une fois que toute la Ville sera équipée de points de collecte enterrés, l’économie sur la logistique sera de CHF 750’000.00.

Un coût de la logistique diminué de 38% avec l’unique système de levée par conteneurs enterrés, un trafic de camions fortement réduit, plus de sacs ou de conteneurs traditionnels qui gâchent l’esthétisme et péjorent la propreté urbaine (ils sont souvent dans la rue la veille du ramassage, ce qui n’est pas à l’avantage d’une ville qui se veut touristique) et en fin de compte la vie facilitée pour les habitants qui peuvent se débarrasser de leurs OM quand ça les arrange. Ces arguments qui ont convaincu le législatif neuchâtelois d’aller de l’avant, devraient également nous convaincre que l’équipement systématique de notre ville en conteneurs enterrés ne doit plus attendre. Et alors, on ne se posera plus la question de la couverture à 40% par la taxe au sac…

Il y a une certaine urgence à ce qu’on ne tergiverse plus sur ce problème du double système de levée des OM. En effet, dans un avenir pas très lointain (5 ans ? 8 ans ?), les deux camions affectés à la levée porte à porte, achetés il y a 10 ans pour CHF 751’000.- (préavis No 21/janvier 2007) seront en fin de course. Leur amortissement se terminant cette année, le coût du ramassage des OM en sera certes allégé ces prochaines années, mais ensuite… Serons-nous mis devant l’obligation d’acheter 2 nouveaux camions de même type, faute d’avoir décidé à temps de passer à l’unique système des conteneurs enterrés ?

Conclusion
Il n’est pas étonnant que la taxe au sac parvienne à peine à financer le 40% de la gestion des déchets urbains. Une raison importante de ce financement problématique découle de ce que notre ville entretient un double système de ramassage des ordures ménagères. Mettre fin à cette pratique va permettre de réaliser une économie conséquente sur le coût de la gestion des déchets. Il faut s’atteler à cette tâche sans plus tarder, car l’échéance n’est pas loin qui contraindra à renouveler les camions traditionnels et à continuer d’affecter du personnel à une tâche qui pourrait être évitée. Comme une part importante de notre ville est déjà équipée en conteneurs enterrés, on peut raisonnablement attendre que l’équipement du reste de la ville ne s’étale pas au-delà de cette échéance.

Ce postulat demande donc à la Municipalité de présenter à notre Conseil un rapport lui indiquant comment elle entend parvenir à équiper la ville en conteneurs enterrés dans un délai évitant de devoir acheter de nouveaux camions traditionnels et de maintenir un double système de levée des ordures ménagères inutilement coûteux.

Je demande le renvoi de ce postulat directement à la Municipalité.

Nyon, le 21 août 2017

Raymond Carrard

Interventions communales

Politique des déchets à Montreux: vers une taxe supplémentaire de 80 francs ?

Intervention lors de la discussion préalable au préavis

Les Verts sont préoccupés par les intentions à peine voilées de la Municipalité de Montreux. En effet, le préavis fixant le taux d’imposition pour les deux prochaines années laisse entendre qu’en vue de pourvoir aux investissements colossaux projetés, une augmentation des ressources serait nécessaire. Plutôt qu’une hausse d’impôt, on apprend à mots couverts qu’une taxe forfaitaire annuelle de 80.- par habitant et par personne pourrait être mise en place : il s’agirait de percevoir une taxe déchet forfaitaire.
Notre collègue Olivier Blanc a ainsi rappelé en plénum que lors de la mise en place de la taxe déchet en 2013, il avait été décidé de ne pas encaisser cette taxe forfaitaire en plus de la taxe au sac. Nombre d’entre nous estimions en effet qu’une taxe forfaitaire n’avait guère d’effet incitatif et qu’elle présentait un caractère clairement antisocial.
La Municipalité s’apprêterait donc à remettre en question la décision du Conseil communal, prise alors à l’unanimité moins six avis contraires. Les Verts sont choqués par ces velléités et s’engageront pour que cette mesure reste à l’état d’hypothèse.

Communiqué 2016

Une taxe au sac à géométrie variable

Les Verts vaudois s’inquiètent de la manière dont le Département du territoire et de l’environnement (DTE) gère l’application de la taxe au sac par les communes vaudoises. Suite à « l’affaire Mauborget », ils interpellent le Conseil d’État et préparent une série d’interventions plus générales sur la manière dont la taxe au sac est appliquée dans le canton de manière générale et plus particulièrement dans les communes récalcitrantes. D’autres objets parlementaires seront déposés pour faire un bilan après trois ans d’application de la loi sur la gestion des déchets (LGD).

Suite à la révélation par le quotidien 24heures du non-respect de la législation en vigueur sur la taxe dans la commune de Mauborget, et les déclarations contradictoires du DTE sur la manière dont cette affaire était traitée au sein de l’administration, les Verts vaudois ont décidé de poser un certain nombre de questions au Conseil d’État.

Par le biais de deux interpellations, déposées par les députées Anne Décosterd et Josée Martin, ils demandent au Conseil d’État quelles démarches ont été entreprises vis-à-vis de la commune de Mauborget, quelles autres vont être prises à l’avenir pour s’assurer du respect de la loi dans l’ensemble du territoire vaudois, et comment s’exerce la surveillance cantonale auprès des communes en matière de gestion des déchets.

Plus généralement, les Verts vaudois souhaitent s’intéresser à la manière dont la taxe au sac est appliquée dans le canton et le rôle du DTE dans l’harmonisation nécessaire au niveau cantonal.

Si cette taxe est un outil important pour réduire la production de déchets et inciter au recyclage, elle doit être accompagnée de mesures efficaces visant par exemple à protéger les plus faibles revenus ou à faciliter le tri des déchets recyclables.

Les Verts vaudois déposeront donc prochainement une série d’objets parlementaires visant à faire des propositions concrètes en la matière.

Alberto Mocchi, Président des Verts vaudois
Anne Décosterd, députée
Josée Martin, députée

Interventions parlementaires

Une taxe à géométrie variable ?

La taxe au sac est appliquée avec succès par la très grande majorité des communes vaudoises depuis 2013, conformément à la loi cantonale sur la gestion des déchets (LGD). Cette dernière stipule que les communes adoptent un règlement sur la gestion des déchets (art. 11) et qu’elles financent les coûts d’élimination des déchets urbains par le biais de taxes (art.30a). Le Conseil d’État est par ailleurs chargé de s’assurer la mise en conformité des règlements communaux avec la loi (art.39a).

Dans son édition de mardi 16 août le quotidien 24Heures traitait du non-respect de la législation cantonale sur la taxe au sac par la commune de Mauborget. L’article faisait état d’une volonté de la Cheffe du Département du territoire et de l’environnement (DTE) de ne pas utiliser la contrainte pour mettre fin à cette situation.

Le 18 août on apprenait dans le même quotidien que la Cheffe du DTE n’était pas au courant de la situation à Mauborget, et qu’elle souhaitait finalement contraindre cette commune à respecter la loi.

Cela nous amène à poser les questions suivantes au Conseil d’État :

  • Depuis combien de temps le Département du territoire et de l’environnement est-il au courant du non-respect de la loi par la commune de Mauborget ?
  • Par quel biais la cheffe du Département a-t-elle été informée de cette situation ?
  • Quelles ont été les démarches du Département pour faire appliquer la loi ?
  • Le Conseil d’Etat ne voit-il pas dans les déclarations du Département matière à développer l’inégalité de traitement entre communes ?
  • Le Conseil d’État estime-t-il qu’il est raisonnable de « ne pas être enclins à utiliser la contrainte » dans des cas tels que celui relaté ?
  • Qu’entend faire le Conseil d’État pour mettre fin à cette situation ?

Josée Martin

Le 23 août 2016

Interventions parlementaires

Que fait le canton et notamment la DGE pour harmoniser la récolte de déchets?

La taxe au sac est appliquée avec succès par la très grande majorité des communes vaudoises depuis 2013, conformément à la loi cantonale sur la gestion des déchets (LGD). Cette dernière stipule que les communes adoptent un règlement sur la gestion des déchets (art. 11) et qu’elles financent les coûts d’élimination des déchets urbains par le biais de taxes (art.30a). Le Conseil d’État est par ailleurs chargé d’assurer la mise en conformité des règlements communaux avec la loi (art.39a).

Indépendamment du cas particulier du non-respect de la législation cantonale sur la taxe au sac par la commune de Mauborget, il y a lieu de s’interroger sur le rôle du DTE dans les différents organes de récolte des déchets selon la LGD.

Cela nous amène à poser les questions suivantes au Conseil d’État :

  • Combien de temps en moyenne a-t-il fallu à la DGE pour valider les réglements communaux ?
  • Combien de réglements communaux ont été refusés ? et pour quelles raisons ?
  • Y a-t-il une volonté de la part de la DGE de contraindre les communes qui font de la résistance à la LGD ? et pour quelles raisons ?
  • Quel suivi est fait par la DGE / DTE dans la mise en application de la LGD ?
  • Quelles sont les propositions que le DTE a apporté pour tenter d’harmoniser la récolte des déchets sur l’ensemble du territoire vaudois ? avec quels succès ou échecs et pour quelles raisons ?
  • Plus globalement la DGE/DTE estime-t-elle que son action, dans la mise en œuvre de la LGD, est-elle un succès absolu ? et pour quelles raisons ?

 

Anne Décosterd

Lausanne, le 23 août 2016

Interventions communales

Déchets à roulettes

Postulat au Conseil communal de Vevey

Nous constatons que la proposition des Verts de mettre en place une commission des déchets porte aujourd’hui ces fruits, puisque l’ouverture de la déchetterie qui en découle rencontre un franc succès.

Malgré tout, pour qu’une déchetterie soit utilisée de manière optimale, elle doit être accessible à toutes et à tous. Or une partie de la population veveysane ne possède pas de véhicules, n’a pas de permis de conduire ou n’a pas les moyens de louer un véhicule. A partir d’un certain volume ou/et de poids, l’acheminement des déchets s’avère vite compliqué sans moyen de transport adapté. Alors comment fournir un droit d’accès sans discrimination ?

Nous proposons que la population ait la possibilité d’acheminer ou de faire acheminer des objets ou/et divers déchets au moyen de vélos cargo.

Qu’est-ce qu’un vélo cargo ? C’est un cycle à deux ou trois roues avec une grande caisse à l’avant ou à l’arrière qui permet de transporter des charges lourdes (300kg et plus). Après la création des premiers modèles en 1880 pour le transport de personnes âgées puis de marchandises, le vélo cargo était tombé dans l’oubli avec l’avènement de l’automobile. Aujourd’hui, il fait son retour dans les grands centres urbains européens car il apparaît comme un moyen de transport adapté pour diminuer les problèmes de circulation routière, les nuisances sonores et la pollution atmosphérique. Rien qu’à Copenhague, on en compterait plus de 60’000 en circulation.

Mettre à disposition des vélos cargos pour le transport des déchets est un service qui offre plusieurs avantages :
1. il est non polluant
2. il permet de diminuer les déplacements en voiture à la déchetterie. Nous avons déjà pu constater des files de voitures devant la déchetterie les samedis matins (moteurs tournants).
3. il s’inscrit dans les objectifs de l’agenda 21 que notre ville s’est fixés.
4. il est bon pour la santé car il affute les mollets de la personne qui pédale.

Nous demandons que la Municipalité étudie plusieurs possibilités pour mettre en place un tel service. Par exemple :

1. Acquérir un ou plusieurs vélos cargo électriques que les habitant(e)s pourraient emprunter sur présentation de leur carte de déchetterie et carte d’identité. Cet achat pourrait être financé par le fond communal pour l’énergie et le développement durable par exemple.
2. Développer un service en collaboration avec des entreprises privées existantes comme TriMalin, Dring Dring ou services de coursiers, etc…
3. Une combinaison ou/et complémentarité des deux systèmes cités ci-dessus.

Nous demandons également que la Municipalité étudie diverses variantes afin d’optimiser la rentabilité de ce service, par exemple:

1. Par la mise à disposition des vélos cargo aux différents services de la ville pour transporter du matériel.
2. La mise en place d’un service conjoint avec d’autres communes environnantes pour créer des synergies et des économies.
3. par l’achat groupé d’une « flotte » de vélos cargo avec les communes voisines, afin de bénéficier d’une économie d’échelle.

Les variantes ci-dessus seront analysées selon plusieurs critères : économiques, écologiques et pratiques afin de proposer un projet cohérent, efficace et supportable en termes de coûts effectifs et de coûts d’entretien.

Est-ce qu’en 2016, 136 ans après l’apparition des premiers vélos cargo, la ville de Vevey mettra sur pédale le premier service de « déchets à roulettes » de la Riviera ?

Pour les Verts de Vevey
Antoine Dormond, le 10 mars 2016

 

Communiqué 2015, Elections fédérales 2015

Les Verts se mobilisent pour lutter contre les déchets sauvages

Du 11 au 12 septembre prochains, c’est le “Clean-up Day”, soit une journée pour se mobiliser contre les déchets sauvages dans les villes mais aussi sur nos plages, dans nos parcs et autres espaces en commun. Les Verts se mobilisent et organisent des opérations de ramassage en trois lieux du canton : à Lausanne, Yvonand et à l’embouchure de la Venoge.

Le littering est un réel problème en Suisse, patrie du propre en ordre. Pas seulement parce que les déchets jonchant le sol créent un sentiment d’insécurité et détériorent la qualité de vie, mais aussi et surtout car ils polluent certains écosystèmes, ont des conséquences graves pour les bovins qui les ingèrent, et reflètent une augmentation croissante de la production de déchets dans les phases d’usinage et de commercialisation de nombre de produits et aliments, à laquelle il est nécessaire de remédier. C’est pourquoi les Verts s’engagent, notamment :
– en soutenant l’introduction de sanctions pécuniaires à l’encontre de celles et ceux qui jettent leurs déchets n’importe où
-en soutenant l’introduction de mesures à la source, notamment auprès des commerçants et lieux de distributions d’aliments à l’emporter, en les associant aux missions de nettoyage, voire en instaurant une consigne sur les emballages jetables dont les recettes seraient affectées aux travaux de ramassage des déchets, en espérant qu’elle encourage une réduction des emballages ou l’usage de matériaux consignés
– en soutenant, dans le cadre du contre-projet à notre initiative pour une économie verte, la possibilité pour le Conseil fédéral de prendre des mesures pour réduire et mieux revaloriser les emballages.

En attendant, pour les déchets qui jonchent déjà nos rues, parcs et cours d’eau, les Verts se mobilisent et se joignent au “Clean-up Day” en organisant deux événements le 11 septembre et en participant à celui organisé à Yvonand le 12 septembre. Vous pourrez ainsi retrouver les Verts vaudois :

Le vendredi 11 septembre

Lieu : Embouchure de la Venoge à Préverenges (rdv devant l’île aux oiseaux)
Heure : dès 18h00 (suivi d’un apéritif convivial)
Organisatrices :  sections des Verts de Morges et de l’Ouest lausannois (en présence, notamment, de Tinetta Maystre et Thi Ngoc Tu Wüst, candidates au Conseil national pour les Verts et de Rebecca Joly et Pierre-Alain Jaquet, candidat-e-s Jeunes Vert-e-s au National).

Lieu : Parc du Bourget à Lausanne
Heure : de 18h-19h30 (suivi d’un barbecue)
Organisatrice : section des Verts lausannois (en présence, notamment, de Léonore Porchet et Séverine Evéquoz, candidates au Conseil national et Natacha Litzistorf, candidate à la Municipalité de Lausanne)

Le samedi 12 septembre

Lieu : Yvonand – Camping de la Menthue (chemin de la Plage)
Heure : de 8h30-12h30
Section participante : Verts du Jura – Nord vaudois (en présence notamment d’Adèle Thorens Goumaz, conseillère nationale et de Céline Ehrwein Nihan, candidate au Conseil national).