Communiqué 2020

Protection du Mormont : il est urgent de promouvoir les alternatives au ciment

Les Vert∙e∙s vaudois∙es sont depuis longtemps engagé-e-s pour la protection du Mormont. En 2015 déjà, le Grand conseil acceptait un vœu demandant de protéger le sommet du Mormont de toute extension de la carrière exploitée par le cimentier Holcim. Aujourd’hui pourtant, le sujet refait l’actualité alors que le recours déposé par les associations de protection de la nature et de l’environnement est toujours pendant. Il devient de plus en plus urgent de favoriser les alternatives au ciment et de réduire notre dépendance à ce matériau grand émetteur de CO₂. Les Vert∙e∙s vaudois∙es interviendront ainsi dès la rentrée au Parlement vaudois et dans les conseils communaux pour accélérer cette transition.

Le Mormont, dont le sommet est classé à l’Inventaire Fédéral des Paysages (IFP), fait partie du patrimoine vaudois par son importance géologique, naturelle mais aussi historique et paysagère. Utilisé depuis les années 1950 comme carrière par le cimentier Holcim, le Mormont est affecté par les extensions successives de cette exploitation, qui vont jusqu’à menacer son sommet. Les Vert∙e∙s vaudois∙es s’engagent depuis toujours pour protéger ce site d’importance paysagère et naturelle indéniable et sont intervenu-e-s à plusieurs reprises au Grand conseil à ce sujet, réunissant même finalement à faire protéger durablement son sommet dans le Plan Directeur des Carrières (PDCar).

Aujourd’hui, alors que l’exploitation du site se poursuit, la première ZAD suisse récemment installée permet de remettre sous le feu des projecteurs la question du Mormont et de sa protection.

La question qui se pose est plus généralement celle de la dépendance de notre société au ciment, matériau dont la production est extrêmement polluante et émettrice de CO₂.

Ainsi, les Vert∙e∙s interviendront dès la rentrée des vacances d’automne au plan cantonal (au Grand conseil) et local (dans les conseils communaux) par voie de postulat pour réfléchir à des solutions permettant de réduire cette dépendance en recourant, par exemple, là où c’est possible, à des alternatives moins polluantes, telles que le bois.

Les pouvoirs publics ont un rôle à jouer, tant de par leur devoir d’exemplarité que par leur pouvoir en matière de règlementation des constructions, et il est grand temps qu’ils pèsent de tout leur poids dans cette problématique.

Communiqué 2020

L’eau : une ressource à préserver

Les phénomènes météorologiques toujours plus extrêmes que nous vivons, et qui de l’exception semblent devenir la norme, risquent de mettre en péril à moyen ou long terme notre approvisionnement en eau. Or nous continuons à consommer et gaspiller cette ressource comme si elle était inépuisable. Les Vert∙e∙s vaudois∙es interviendront donc au niveau des communes afin de demander que des politiques publiques volontaires soient mises en place afin d’économiser ce bien indispensable à notre vie, pour nous comme pour les générations à venir.

Les sécheresses printanières et les canicules estivales se sont multipliées ces dernières années, donnant lieux à des déficits hydriques qui ont mis à rude épreuve l’agriculture. Si nous sommes encore loin d’une pénurie d’eau, les signaux tendent à montrer qu’avec le réchauffement climatique des phénomènes météorologiques extrêmes qui étaient jadis l’exception pourraient devenir la norme, et nous pourrions être confronté-e-s dans un futur pas si lointain à des déficits d’eau dans certaines communes. 

Il est donc indispensable pour les Vert∙e∙s vaudois∙es d’agir rapidement, et de mettre en place dès aujourd’hui des politiques publiques à même de réduire lorsque cela est possible la consommation d’eau, et de stocker l’eau de pluie.

Les élu-e-s Vert∙e∙s vont ainsi intervenir dans leurs conseils communaux par le biais de postulats afin de demander aux Municipalités d’agir en ce sens. Concrètement, cela peut passer par des mesures incitatives comme des subventions pour l’achat de réservoirs pour les eaux de pluie ou des électroménagers moins gourmands en eau, des campagnes d’information ou encore des prescriptions au niveau des plans généraux d’affectation quant à l’utilisation de l’eau et à son stockage.

Il faut agir aujourd’hui si nous voulons éviter de nous retrouver dans quelques années avec des problèmes en matière d’approvisionnement en eau. 

Économiser l’eau est donc une bonne affaire pour la planète et pour les générations futures à tous les niveaux ; les Vert∙e∙s s’engagent en ce sens.

Communiqué 2020

Lutte contre les îlots de chaleur : Agir pour s’adapter aux changements climatiques dans nos communes

Les effets du réchauffement climatique se font déjà sentir dans nos contrées, et les canicules qui étaient l’exception semblent devenir la norme en période estivale. Les Vert.e.s souhaitent que les communes s’adaptent à ces changements, et mettent en œuvre des politiques publiques ambitieuses pour réduire les impacts de ces fortes chaleurs sur la population. Ils ont ainsi présenté aujourd’hui un “kit” à l’usage des collectivités à cette fin, et vont intervenir prochainement dans plusieurs conseils communaux afin d’inciter les exécutifs à agir.

2015, 2018, 2019, les canicules se sont suivies ces dernières années, à un rythme jusque-là inconnu. Des phénomènes météorologiques qui étaient l’exception semblent en passe de devenir la norme, sous l’effet d’un réchauffement climatique qui est passé du stade de menace à celui de réalité. Les villes sont particulièrement touchées par ce phénomène, et les températures peuvent y prendre l’ascenseur sous l’effet du manque de végétation, de l’omniprésence des surfaces imperméabilisée et des formes urbanistiques et architecturales inappropriées pour faire face à ce phénomène.

Qu’on le veuille ou non, et même avec des efforts conséquents pour réduire nos émissions de CO2, nous allons devoir vivre avec des canicules toujours plus fréquentes et violentes. Il est donc essentiel que des politiques publiques soient mises en place rapidement afin d’en limiter les effets, et garantir une qualité de vie acceptable aux habitant-e-s de nos villes et bourgades y compris au cœur de l’été. Les populations vulnérables dans leur santé, en particulier les personnes âgées, sont les plus menacée par cette augmentation annoncée des températures. Les communes vaudoises doivent également se préparer à faire face à des événements météorologiques extrêmes, comme les orages violents, afin de limiter les dégâts humains et aux infrastructures.

Les Vert·e·s ont donc rédigé un guide à l’usage des collectivités publiques, réunissant les principales actions pouvant être mises en place afin de réduire les impacts de la canicule et réguler autant que faire se peut les températures en milieu bâti. La société entière, mais également la biodiversité profitera largement de cette nouvelle manière de penser l’espace public de nos communes. En première place des mesures figurent l’arborisation des espaces publics ainsi que la réduction des espaces goudronnés. Ce guide sera envoyé à l’ensemble des communes vaudoises, afin qu’elles puissent s’en inspirer et mener les politiques publiques qui s’imposent pour répondre à ce pan de l’urgence climatique.

Les Vert·e·s interviendront également à la rentrée dans de nombreux conseils communaux (tels qu’au Mont-sur-Lausanne, à Yverdon ou encore à Saint-Légier-la-Chiésaz, par exemple) afin de demander aux autorités communales de prendre des mesures visant à lutter contre les effets indésirables des canicules.

La lutte contre le réchauffement climatique passe par une réduction drastique de nos émissions de gaz à effet de serre, mais aussi par une adaptation de nos modes de vie aux inévitables changements qui nous attendent. Rendre nos communes mieux adaptées aux canicules à venir en fait partie, et les Vert·e·s vont s’engager fortement en ce sens ces prochains mois.

Communiqué 2020

Faire de la crise une opportunité de transformation

La crise du coronavirus a violemment mis en lumière les limites de notre système économique et social. Il s’agit désormais d’en tirer les leçons pour anticiper la prochaine crise, d’ores et déjà en marche : celle climatique. Pour transformer ces derniers mois en une opportunité de transformation qualitative et durable de notre société, les Vert.e.s interviendront dès le mois de mai dans les conseils communaux et au Grand conseil pour poser les jalons de ce revirement économique et social nécessaire. Ils annoncent, en outre, le lancement d’une initiative populaire « de renouveau » pour la fin de l’année allant dans le même sens. Au lieu de cimenter les structures actuelles, un nouveau départ est possible.

La crise du COVID-19 de ce printemps a engendré une catastrophe sociale et économique sans précédent qui a mis crûment en lumière certains dysfonctionnements de notre société. Elle a mis nombre de personnes, notamment les indépendant-e-s, dans une situation très délicate. Les Vert.e.s vaudois.es souhaitent que tout soit mis en œuvre pour soutenir celles et ceux qui sont durement frappé-e-s par cette crise, et veilleront à ce que les aides prévues par les pouvoirs publics soient suffisantes et réparties de manière équitable.

Au-delà de l’indispensable réponse à l’urgence, il s’agit pour les Vert.e.s de voir dans cette crise une opportunité à saisir pour remédier à ces dysfonctionnements et construire une société plus durable et résiliente. Notre modèle actuel s’est en effet révélé vulnérable et notre économie, en particulier, est peu résistante aux chocs car construite sur une volonté de profit à court terme plutôt que de qualité de vie à long terme. C’est d’autant plus préoccupant que la prochaine crise qui nous attend (et qui a déjà commencé) liée aux dérèglements climatiques, aura des effets bien plus néfastes et étendus sur le long terme.

Il faut donc apprendre de nos erreurs et profiter de l’arrêt forcé que nous avons vécu pour repartir sur de nouvelles et meilleures bases. Et ce dès maintenant ! Il est donc urgent de changer notre rapport au monde et à l’économie, et de réformer cette dernière pour sortir d’indicateurs tels que la production, la consommation et le PIB, et nous orienter vers des valeurs sociales et environnementales.

Pour ce faire, les Vert.e.s interviendront dès le mois de mai dans les conseils communaux de nombreuses communes ainsi qu’au Parlement cantonal pour réformer notre modèle économique et certaines de nos habitudes de vie, dans l’intérêt de notre qualité de vie et pour préserver de celle des générations futures.

Il s’agira, notamment :

  • de développer et d’ancrer le télétravail dans le monde professionnel. Ayant fait ses preuves pendant la crise, il représente une excellente opportunité de repenser notre rapport à la mobilité, mais aussi à notre travail et plus généralement à notre gestion du temps. Il doit donc être développé, moyennant la mise en place d’un cadre évitant de potentielles dérives.
  • promouvoir les circuits d’approvisionnements courts, mettant en contact directement consommatrices et consommateurs et productrices et producteurs.
  • réorienter la promotion économique vers plus de durabilité, le long terme, qui tienne compte des limites planétaires en termes de ressources.
  • instaurer un revenu de transition écologique.
  • prioriser la transition énergétique et la protection de l’environnement dans la politique d’investissements étatiques.
  • remplacer le PIB par des indicateurs plus qualitatifs pour quantifier le bien-être d’une société.

Pour accompagner cet effort de transformation de notre économie, les Vert.e.s envisagent de lancer en outre une initiative populaire cantonale d’ici la fin de l’année.

Communiqué 2019

Climat : un engagement local pour pallier l’immobilisme global

Le climat se dérègle toujours plus ; les évènements météorologiques extrêmes sont de plus en plus fréquents et intenses ; les canicules et les sécheresses se généralisent tout comme les épisodes pluvieux et neigeux hors norme. Même les orages deviennent de plus en plus menaçants. Les activités humaines sont à l’origine de ce dérèglement, en augmentant sans cesse les quantités de gaz à effet de serre, en particulier de CO₂, dans l’atmosphère et de fait la température globale. Alors que les divers pays du monde peinent à se coordonner pour une action efficace, et que la majorité bourgeoise au Parlement fédéral empêche toute avancée en la matière, les Verts agissent au niveau communal pour enfin obtenir des avancées concrètes. Ils déposeront dans près d’une vingtaine de conseils communaux des interventions pour limiter nos émissions de CO₂ et soutenir les Vaudoises et les Vaudois dans leurs efforts d’action écologique.

Alors que le climat se dérègle toujours plus sous le poids des activités humaines, et qu’une prise de conscience sans précédent a lieu auprès de la jeune génération qui devra vivre avec les conséquences de nos actes et de nos décisions présentes, des progrès et des actions concrètes peinent à se réaliser. Que ce soit sur le plan global, l’Accord de Paris n’est toujours pas respecté plus de 3 ans après sa signature, ou au plan national, avec un Parlement à majorité de Droite qui rechigne à réguler la moindre émission de CO₂, les décision prises ne sont pas à la hauteur de l’enjeu. Et pourtant, le temps presse !

Alors que le canton de Vaud a lancé l’élaboration d’un « Plan climat », les Verts souhaitent accélérer les choses en passant par les communes, également partie prenante dans la lutte contre le réchauffement climatique et la nécessaire transition vers une société « zéro carbone ». En effet, tant la Constitution vaudoise que la Loi vaudoise sur l’énergie, à son article 10 alinéa 2, nous rappelle que Canton et communes doivent «  (…) mett(re) en œuvre des démarches adéquates pour contribuer à la diminution des émissions de CO2 et autres émissions nocives. »

C’est pourquoi les conseillères er conseillers communaux Verts interviendront ces prochains mois dans les communes afin de proposer divers axes d’action concrets pour réduire ces émissions néfastes. Parmi les solutions proposées :

-la perception, par la commune, d’une taxe sur l’électricité (indemnité de 0,7 cts par kilowattheure (kWh)) distribuée sur le territoire communal et/ou d’une taxe communale affectée aux énergies renouvelables, à l’éclairage public, à l’efficacité énergétique et/ou au développement durable. La réaffectation du produit de cette/ces taxe(s) permettrait ensuite de subventionner des actions écologiques entreprises par la population (tel l’achat d’électroménagers de classes énergétiques A+++, le remplacement de chauffages à mazout par des pompes à chaleur, l’installation de panneaux solaires) ou par l’administration communale (isolation de bâtiments, installation de panneaux solaires) ;

-la mise en place d’un « plan climat communal » fixant une stratégie d’action et des objectifs chiffrés en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre sur le territoire des communes, ainsi que les moyens pour y parvenir (avec des objectifs internes à l’administration communale, ou l’établissement de mesures incitatives pour la population et les entreprises).

En outre, même en limitant le réchauffement à 1.5°C, les effets du réchauffement étant d’ores et déjà inévitables, les principaux risques pour la population et pour la biodiversité à l’échelle de la commune doivent être identifiés en tenant compte de ses caractéristiques géographiques, et les mesures adéquates pour en minimiser l’effet immédiatement adoptées.

Les Verts espèrent ainsi que, par le niveau local, des changements concrets soient désormais implémentés, inspirant le niveau national à enfin appliquer de manière ambitieuse les engagements pris par la Confédération via la signature de l’Accord de Paris.

Communiqué 2018

Les Verts luttent contre la pollution lumineuse dans les communes

Alors que ce mardi 5 juin marque la Journée mondiale de l’environnement, les Verts vaudois déposeront, ce même mois, dans un grand nombre de conseils communaux partout dans le canton des interventions pour lutter contre la pollution lumineuse. Les conseillères et conseillers communaux Verts demandent à leurs municipalités d’établir un état des lieux de l’éclairage inutile sur le territoire communal et de proposer des solutions pour y remédier, tels qu’un « plan lumières ».

Si l’éclairage public est le plus souvent gage de sentiment de sécurité pour les habitantes et les habitants d’une commune, et qu’il permet aux usagers de la circulation d’éviter les dangers présentés par l’obscurité, la lumière peut aussi s’avérer gênante et inutile, en particulier quand de l’éclairage artificiel reste en fonction après minuit, sans que son usage soit avéré. On parle alors de pollution lumineuse, avec des conséquences sur la faune, la flore, les écosystèmes ainsi que sur la santé humaine. De nuit, par exemple, les insectes sont attirés par la lumière et perdent leur sens de l’orientation. Les lucioles, quant à elles, ont du mal à trouver leurs partenaires, car la pollution lumineuse rend leur propre lumière difficilement visible. A noter également qu’un halo lumineux se forme dans le ciel, notamment par temps de brouillard, et perturbe les oiseaux migrateurs qui dévient leurs trajectoires.

Les sources de lumière artificielle dans l’environnement viennent en particulier de l’éclairage public (rues, chemins, places, arrêts de transports publics), des installations de sport et de loisirs, des bâtiments (magasins, écoles, bâtiments administratifs, monuments), des panneaux d’affichage (publicités lumineuses, vitrines d’avis officiels, enseignes), ou encore de sites naturels (p. ex. éclairage de parcs ou d’arbres).

En déposant un même texte dans nombre de conseils communaux, adapté à la réalité communale de, par exemple, Blonay, Corsier-sur-Vevey, Echallens, Grandson, Morges, Renens, ou encore St-Légier-La -Chiésaz, les Verts espèrent que leurs autorités respectives feront un état des lieux des sources lumineuses actuellement actives sur leur territoire communal et en évalueront la pertinence et l’état (il suffit parfois de moderniser des installations pour réduire le gaspillage et la pollution engendrée), ceci afin de garantir la sécurité publique tout en minimisant la pollution lumineuse et en favorisant l’efficacité énergétique. Il s’agira également ainsi d’améliorer la coordination entre éclairage public et privé, tout comme l’information à la population.