Communiqué 2020

Protection du climat : les Vert.e.s s’engagent pour promouvoir les alternatives au ciment

Alors qu’un rapport de l’OFEV montrait encore, lundi, combien notre pays est affecté par le réchauffement climatique, il est urgent de réduire notre dépendance au ciment, matériau dont la production génère d’importantes émissions de gaz à effet de serre. Les alternatives existent et les autorités, tant cantonales que communales, doivent faire preuve d’exemplarité en la matière. Les Vert∙e∙s vaudois∙es interviennent donc au Parlement vaudois et dans les conseils communaux pour accélérer cette transition.

La nécessité d’agir pour lutter contre la crise climatique et limiter le réchauffement climatique, comme la Suisse s’y est d’ailleurs engagée notamment en ratifiant l’Accord de Paris, est toujours plus pressante. Un rapport de l’Office fédéral de l’Environnement (OFEV) montrait encore lundi combien la Suisse pâtit, plus que d’autres, de ce réchauffement puisque l’augmentation des températures moyennes a été, dans notre pays, deux fois plus élevée que la moyenne mondiale. Or il se trouve que le ciment est un matériau extrêmement polluant et émetteur de Co₂, pourtant utilisé à tort et à travers alors que des alternatives existent.

La sauvegarde du Mormont – site d’intérêt naturel,  paysager et archéologique majeur, exploité depuis près de 70 ans par le cimentier Holcim – a récemment été remise en lumière par l’occupation du site de la Birette par la première « ZAD » suisse.  Les Vert∙e∙s vaudois∙es s’engagent depuis toujours pour protéger ce site, et sont intervenu-e-s à plusieurs reprises au Grand conseil à ce sujet, réussissant même finalement à faire protéger durablement son sommet dans le Plan Directeur des Carrières (PDCar). Mais notre paysage ne pourra être durablement protégé que si nous nous défaisons collectivement de notre dépendance au ciment qui en est extrait. Il ne ferait, en outre, aucun sens de lutter ici pour ensuite importer de l’autre bout du monde ce même matériau.

C’est pourquoi les Vert∙e∙s vaudois∙es interviennent au Grand conseil ainsi que dans les conseils communaux de notre canton pour promouvoir et recourir davantage aux alternatives existantes en matière de construction : qu’il s’agisse du bois, de la paille, du chanvre ou de la terre crue.

Les communes ont en effet un rôle crucial à jouer dans cette transition, tant comme maîtres d’ouvrage qu’en tant que responsables de la police des constructions. Il n’y a d’ailleurs pas de meilleur moment pour agir alors que de très nombreuses communes sont justement en train de revoir leurs PGA/RPGA.

Quant au Canton, il est lui aussi maître d’ouvrage et ne promeut pourtant pas assez les matériaux alternatifs au ciment. Le postulat déposé vise donc à y remédier en modifiant l’article 90 de la Loi vaudoise sur l’aménagement du territoire (LATC).

Communiqué 2019

Biodiversité : il y a urgence à agir

Les Verts vaudois, réunis ce soir en assemblée générale extraordinaire, ont adopté un papier de position sur l’urgence d’agir en faveur de la biodiversité. Ce texte rappelle les valeurs vertes en la matière mais précise surtout les objectifs et les actions qu’il s’agit désormais urgemment de mettre en œuvre pour tenter d’enrayer les pertes en biodiversité croissantes. Ce document servira désormais de base aux futures actions entreprises, par les Verts, dans les conseils communaux, au Grand conseil et au Parlement fédéral.

Lorsqu’il est question de protéger la planète, c’est avant tout notre existence-même qu’il s’agit de sauvegarder. Les êtres humains dépendent en effet de la nature, et des espèces qui y vivent, pour leur survie. Pourtant, nous leur portons rarement l’attention qu’elles méritent. Ainsi, aujourd’hui, la moitié des habitats et un tiers des espèces sont menacés. Les populations animales et végétales indigènes ont drastiquement chuté en 20 ans à peine. Les insectes, et avec eux les oiseaux, disparaissent. Si la biodiversité est le fruit d’une évolution de millions d’années et constitue le patrimoine naturel dont nous sommes responsables sur un plan éthique et moral, sa dégradation s’est accélérée au cours des dernières années. Et le dérèglement climatique augmente encore la pression sur les populations déjà fragilisées.

Il y a donc urgence à agir pour empêcher un effondrement des écosystèmes, et de notre société qui en dépend. Pourtant, la conservation de la biodiversité ne représente encore aucune priorité dans les agendas politiques. Les bases légales existent, mais rien ne se fait. En témoigne l’initiative « Sauvez la Venoge ! » qui, bien qu’acceptée par le peuple en 1990, commence à peine à être mise en œuvre.

Il faut que cela change ! Si la préservation de la biodiversité a toujours été importante pour les Verts, elle constitue aujourd’hui une priorité absolue. Nous ne pouvons plus vivre aux dépens de la nature, mais devons passer à des politiques actives en sa faveur. Ainsi, les Verts demandent que chaque programme, plan ou projet à tous les niveaux et dans tous les secteurs comprenne désormais une évaluation de son impact sur la biodiversité et lui consacre un certain pourcentage du budget et de l’espace, en vue de la renforcer.

Dans le papier de position adopté ce soir en assemblée générale, les Verts vaudois définissent six axes d’action (Plan d’action biodiversité cantonal ; aménagement du territoire ; agriculture, viticulture et sylviculture ; lutte contre le réchauffement climatique ; loisirs et tourisme, formation) qui leur serviront, désormais, à orienter leur politique et de passer à des actions concrètes à tous les niveaux, pour empêcher l’effondrement de la biodiversité et ainsi conserver une nature diversifiée et généreuse pour nos enfants. Une des priorités sera d’obtenir dans cette législature encore un plan d’action biodiversité vaudois ambitieux et efficient, pour protéger, revitaliser et connecter les milieux naturels du canton. Nous demandons aussi de rendre fonctionnels les corridors écologiques d’ici 5 ans, de revitaliser au moins 5 km linéaires de cours d’eau par année et de doubler la surface des aires protégées dans le canton. D’autres actions fortes concerneront la nature dans les espaces bâtis et leur adaptation aux changements climatiques, notamment par la plantation d’arbres et le dé-bétonnage.

Le temps n’est plus aux belles paroles, il s’agit de passer à l’action !