Communiqué 2018

Budget 2019 de l’Etat de Vaud : A quand un paquet climat ?

Les Verts saluent la présentation, cette année encore, d’un budget équilibré pour le canton. L’introduction anticipée dans le canton de la troisième réforme de la fiscalité des entreprises (RIE III) est maîtrisée et l’aspect social de la réforme pleinement intégré. Après ce paquet RIE III, les Verts en appellent maintenant à la définition d’un plan d’action pour répondre à l’urgence toujours croissante de faire face au défi climatique. Il n’y a plus de temps à perdre !

Les Verts saluent, cette année encore, la maîtrise du Conseil d’Etat à majorité rose-verte dans le savant équilibre charges-investissements qui permet au Canton de répondre aux défis qu’il rencontre tout en continuant à rester dans les chiffres noirs. Ce budget 2019 ne fait pas exception, malgré l’introduction anticipée de la RIE III cantonale. Les Verts sont en particulier satisfaits que l’aspect social de cette réforme soit pleinement intégré au budget. Pour rappel, le taux d’effort de chaque Vaudoise ou Vaudois dans le paiement de sa prime d’assurance maladie est désormais plafonné à 12% depuis ce mois de septembre, pour passer ensuite à 10% en 2019, ce qui soulagera le budget de très nombreux ménages vaudois. Cela ne résout cependant pas le problème d’un système de santé à bout de souffle, victime de décisions absurdes prises par un parlement fédéral gangréné par les lobbies privés et qui ne cesse de prendre des décisions qui pèsent sur les finances du Canton.

Les Verts se plaisent, en outre, à souligner les efforts faits pour renforcer l’intégration de tous au sein de notre société, que ce soit en proposant des mesures pour renforcer l’intégration et l’autonomie des migrants, ou encore en donnant plus de moyens à l’OCTP.

Les Verts saluent, enfin, les efforts consentis pour l’environnement. Mais si 22 millions supplémentaires sont, par exemple, annoncés pour le DTE, 15 millions proviennent, en fait, de la Confédération dans le cadre du programme bâtiment et seuls 7 millions sont investis par le Canton. Il eût été souhaitable que le Canton s’aligne sur l’apport fédéral plutôt que de n’en consentir que moins de la moitié. En outre, si, sur 100 francs dépensés en 2019, 1.20 francs le seront pour l’environnement, auxquels l’on peut ajouter une partie des 3.53 francs consacrés au trafic (si on pense à la lutte contre la pollution, aux investissements dans les transports publics, etc.), le signal est certes encourageant mais reste insuffisant. A l’heure du défi climatique et de ses effets toujours plus présents, les Verts demandent que le Conseil d’Etat envisage désormais rapidement un paquet climat qui, comme dans le cas de la RIE III, viserait à faire converger divers investissements et politiques pour répondre à l’urgence et anticiper, autant qu’il est encore possible de le faire, ses effets. Non prises en compte, les conséquences de cette bombe à retardement seront ensuite difficilement compensables.

Interventions parlementaires

#H2O-Pâturages

Interpellation

Pour donner suite à la mise sur pied du dispositif de livraison d’eau sur les pâturages vaudois du Jura et des Alpes au mois d’août 2018, permettez-moi de m’interroger sur la mesure prise et son impact écologique et économique.
Le communiqué de presse du 15 août 2018, émis par le Conseil d’Etat, fait état de :
Entre le 6 et le 14 août 2018, plus de 120 demandes de soutien ont été traitées par la permanence téléphonique. Quelque 75% des appels à l’aide a été effectué par des exploitants d’alpages situés dans le Jura vaudois et le solde soit 25% dans les Préalpes et Alpes vaudoises.

Si certes c’est une opération réussie, elle laisse perplexe sur la dépense énergétique engagée.
Le réchauffement climatique est une réalité. A-t-on une vision à moyen terme réfléchie, en matière d’approvisionnement en eau des alpages vaudois ?

Nous ne pouvons pas tous les 2 ou 3 ans reconduire ce dispositif qui :
1. Inquiète les citoyens vaudois
2. Engendre des coûts supportés par la collectivité par un gaspillage de carburant
3. Provoque des frais d’entretien des chemins alpestres par des poids lourds inadaptés
4. Crée des surcharges de trafic inutiles depuis le Léman ou le lac de Joux.

Dans un souci d’abandonner le côté éphémère de ces opérations, puis-je demander si le Conseil d’Etat, ses services de l’agriculture et de la Protection Civile ne pourraient pas avoir une action plus respectueuse de l’environnement ?

Le mode d’exploitation des pâturages a changé depuis le siècle passé. Le bétail laitier consomme 3 fois plus d’eau que dans les années 1960 pour des installations n’ayant pas subi de modifications importantes en matière d’approvisionnement. Nous sommes entrés dans une ère de production, comme si le bétail était resté en plaine avec un réseau d’eau performant et sans limite, même en période d’estivage.

Pour illustrer mes propos, j’habite une région qui possède de l’eau en abondance et située à une vingtaine de kilomètres de plusieurs alpages. Il a tout de même fallu transporter de l’eau sur plus de 50 km pour aller la prendre au lac sans vouloir utiliser les réserves d’eau potable de proximité. C’est irrationnel !
A-t-on analysé dans le calme la situation?
Utilisons-nous de manière optimale les ressources hydrauliques existantes du Jura, des Préalpes et des Alpes?
Doit-on modifier le port d’alpage en tenant compte des capacités d’eau à disposition?
Doit-on entrer dans une décroissance de production laitière en alpage au profit de la qualité des produits d’alpage?

Ce constat m’incite, au vu de ce qui précède, d’avoir l’honneur de poser les questions suivantes au Conseil d’Etat et le remercie par avance pour ses réponses :

1. Est-ce qu’il existe un plan directeur de l’irrigation des alpages vaudois?
2. Est-ce qu’il existe un inventaire cantonal des sources d’alpages avec type de captage, la date de la rénovation, le débit maximum au printemps et le débit d’étiage?
3. Est-ce qu’il existe un inventaire cantonal des installations solaires utilisées pour pomper les sources des alpages?
4. Est-ce qu’il existe une carte d’optimisation des transports routiers?

Si à une de ces questions, la réponse est négative,
a. peut-on mandater la PCi pour effectuer dans le cadre de cours de répétition, le travail de recensement des sources alpestres?
b. Peut-on mandater la PCi pour effectuer la réhabilitation des sources abandonnées en proposant des solutions avec énergies renouvelables?
c. Peut-on mandater la PCi pour établir une carte stratégique des points d’eau des réseaux publics à proximité des zones d’alpage?
d. Peut-on demander à la PCi de réaliser une conduite de transport d’eau saisonnière, irriguant plusieurs alpages afin d’éviter la circulation des poids lourds?
e. Peut-on demander à la PCi d’établir une carte de rationalisation et optimisation des transports en cas de nécessité absolue d’approvisionnement d’eau dans les alpages?

Didier Lohri

Communiqué 2018

Rentrée politique et réchauffement climatique

Les Verts vaudois ont présenté aujourd’hui les grands thèmes sur lesquels ils comptent s’engager ces prochains mois, dans le cadre de leur désormais traditionnelle conférence de presse de la rentrée. Un sujet occupera particulièrement les Verts, au vu de l’urgence en la matière: le réchauffement climatique et les démarches à entreprendre pour y répondre et le limiter. Les Verts veilleront à ce que le gouvernement en fasse sa priorité et formuleront des propositions à tous les niveaux pour réduire les émissions de CO2. Cela passera notamment par une action sur la politique énergétique, celle des transports avec un soutien ferme à la mobilité douce et une campagne résolue en faveur de l’initiative «Pour des aliments équitables».

Les Verts vaudois ont fait leur «rentrée» ce jeudi 23 août, à quelques jours de la première séance du Grand Conseil après la pause estivale, et au moment où les conseils communaux de la plupart des villes du canton s’apprêtent également à reprendre leurs travaux.

Pour les Verts, la priorité de ces prochains mois sera très clairement la lutte contre le réchauffement climatique, dont les effets néfastes ont pu se faire sentir durant l’été, prélude à ce qui risque de nous attendre de plus en plus souvent ces prochaines années.

Le chef de groupe des Verts au Grand Conseil, Vassilis Venizelos, a insisté sur la volonté des Verts de voir le gouvernement vaudois appliquer au plus vite et de manière très ambitieuse le «plan climat» annoncé dans le programme de législature, avec des mesures concrètes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et préparer le canton aux défis que commence déjà à lui poser le réchauffement climatique. Les Verts seront particulièrement attentifs aux travaux parlementaires portant sur le projet de loi sur les ressources naturelles du sous-sol (LRNSS). Il est important que ce texte, présenté comme un contre-projet indirect à l’initiative des Verts «Pour un canton de Vaud sans extraction d’hydrocarbures», propose des mesures ambitieuses. Les Verts feront des propositions en matière d’efficacité énergétique, de politique des investissements de la Banque cantonale vaudoise ou encore de reconversion du tourisme alpin en un tourisme quatre saisons.

Carmen Tanner, municipale à Yverdon et membre de la direction des Verts vaudois a rappelé l’importance des mesures à prendre en matière de transports pour réduire les émissions de CO2. Les Verts ont déposé en juin 2018 un postulat au Grand Conseil pour un bilan et une mise à jour de la «stratégie cantonale de promotion du vélo» et ont été, sont et seront actifs dans ce domaine au niveau communal, avec des interventions pour améliorer la sécurité des cyclistes et faciliter la mobilité à vélo. Les Verts s’engageront également fortement dans la campagne pour le contre-projet à l’initiative de Pro Vélo, qui offre un coup de pouce bienvenu pour une mobilité plus durable pour toutes et tous.

Enfin, le président des Verts vaudois Alberto Mocchi a souligné l’importance de l’initiative «Pour des aliments équitables» soumise au vote le 23 septembre prochain en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Cette initiative n’est en effet pas uniquement bénéfique pour notre agriculture, le bien-être animal ou la qualité des aliments. En privilégiant le local aux importations venant de l’autre bout du monde, elle réduit l’impact écologique de ce que nous consommons. Les Verts vaudois vont s’engager très fortement dans cette campagne et peuvent compter sur le soutien des milieux agricoles, de la FRC, de partis politiques de gauche et du centre, ainsi que de la section vaudoise de l’UDC.

Alberto Mocchi, président des Verts vaudois

Carmen Tanner, municipale et membre du bureau des Verts vaudois

Vassilis Venizelos, chef du groupe des Verts au Grand Conseil

Communiqué 2018

Climat : passer de la parole aux actes !

Alors que nous sortons d’une énième période de canicule et que les évènements météorologiques extrêmes se suivent (sècheresse, chutes de neige exceptionnelles, orages d’une rare violence, etc.), les Verts réclament des actions rapides, concrètes et volontaristes pour lutter contre le réchauffement climatique et pour préparer notre canton et nos communes aux dangers qu’il nous fait courir.

Le récent épisode de canicule qu’ont vécu la Suisse et une bonne partie de l’Europe occidentale ces dernières semaines, tout comme les divers autres événements météorologiques inhabituels et d’une rare violence (on peut par exemple penser à l’orage du 11 juin dernier à Lausanne) ont remis les projecteurs sur l’un des principaux dangers qui planent sur nos têtes : le réchauffement climatique et ses effets destructeurs.

Même si on a pu lire dans la presse les propos d’un conseiller national UDC parlant de « changements cycliques » pour ce qui est du réchauffement climatique, tout le monde ou presque s’accorde heureusement aujourd’hui pour dire que les causes de ce réchauffement sont au contraire à chercher dans les activités humaines.

Néanmoins, si pour établir un constat alarmé il y a de plus en plus de monde, lorsqu’il s’agit d’agir pour réduire le réchauffement et nous adapter à ce phénomène désormais inévitable, il y en a soudain bien moins. Or tous les secteurs économiques et toutes les régions du canton souffriront de ces effets, en particulier si aucune action n’est entamée dès à présent.

C’est pourquoi les Verts demandent aujourd’hui aux autorités communales et cantonales de passer de la parole aux actes, et de prendre la mesure de ce risque majeur en faisant de la réduction des émissions de CO2 et de l’adaptation aux événements météorologiques extrêmes des priorités absolues.

Les Verts souhaitent notamment que la mise en place d’un « Plan climat », telle qu’évoquée dans le programme de législature du Conseil d’Etat, soit accélérée et que ce dernier dispose de moyens suffisants pour le déploiement de politiques publiques ambitieuses en la matière.

Les communes ont également une part importante à jouer dans la lutte contre le réchauffement et les politiques publiques susceptibles d’en atténuer les effets, comme par exemple l’augmentation de la végétalisation des toitures, des rues et autres espaces publics. C’est pourquoi les Verts interviendront également au niveau communal pour demander des mesures concrètes et à la hauteur du défi qui nous attend. À Lausanne, ils appellent, par exemple, l’ensemble des forces politiques à faire front commun, notamment en matière d’urbanisme et de transports, afin de réduire les émissions de CO2 et le gaspillage des ressources en ville.

Les Verts espèrent vivement que le canton de Vaud fera office de pionnier en matière de lutte contre le réchauffement climatique, et servira de moteur au niveau national pour une application ambitieuse des engagements pris par la Confédération via la signatures des accords de Paris. Ils feront tout ce qui est en leur pouvoir pour que tel soit le cas. 

Communiqué 2015

Mon argent zéro fossile!

Demandons aux plus grandes institutions financières suisses de désinvestir des énergies fossiles

A Cancun, en 2010, les chefs d’Etat et de gouvernements se sont mis d’accord pour éviter un réchauffement sur Terre de plus de 2°C. Le dernier rapport du Giec indique que pour respecter cet objectif, il faut laisser sous terre les deux tiers des réserves fossiles connues. Or, au lieu de ralentir ses opérations, l’industrie fossile redouble d’efforts pour extraire toujours plus de pétrole, de gaz et de charbon du sous-sol. Voyant l’Arctique fondre, elle s’y précipite pour forer.

Le modèle d’affaires des entreprises fossiles est incompatible avec la stabilité du climat. Dès lors, soit les sociétés laissent cette industrie continuer sur sa lancée et la planète deviendra invivable. Soit, poussées par la contrainte climatique, elles réussissent à réaliser une transition énergétique qui fera chuter la valeur des actifs de l’industrie fossile, créant ainsi une « bulle carbone ».

La place financière suisse, les banques, les assurances et tous les investisseurs publics ont une très lourde responsabilité dans cette affaire. Ils ont le choix entre investir dans la transition énergétique et préserver le capital qu’elles gèrent ou continuer d’aggraver le dérèglement du climat.

Demandez des comptes aux principaux investisseurs suisses ! Envoyez des courriels à la Banque nationale suisse (BNS), à l’AVS, à la Suva, à Publica et à Swiss Re pour savoir s’ils investissent dans l’industrie fossile et/ou leur demander de prendre leurs responsabilités.

Envoyez des courriels