Communiqué 2020

Deux OUI pour le respect des droits fondamentaux et une élection qui consacre le climat

Les Vert∙e∙s vaudois∙es saluent l’acceptation ce dimanche par les Vaudois-es de l’initiative  « Pour des logements abordables » et même le plébiscite de la modification du code pénal visant à étendre la norme antiraciste à l’orientation sexuelle. Ils saluent aussi l’excellent score réalisé par Juliette Vernier à l’élection complémentaire au Conseil d’Etat vaudois, signe que la préoccupation climatique reste largement prévalente au sein de la population, qui attend des réponses. Encore un signal positif en vue des prochaines élections communales.

OUI à  «Davantage de logements abordables »

Les Vert∙e∙s vaudois∙es saluent le OUI vaudois qui témoigne du souci des citoyen-ne-s de disposer d’une offre de logements plus appropriée à la demande existante. Cette acceptation n’est pas vraiment une surprise dans la mesure où les Vaudoises et les Vaudois avaient déjà soutenu, il y a 3 ans, la « Loi sur la promotion et la préservation du parc locatif » de leur ministre verte Béatrice Métraux pour également accroître la part de logements à loyers abordables dans notre canton. Les Vert∙e∙s regrettent que le reste de la Suisse ne se soit pas montré aussi attaché au respect du droit de chacune et de chacun à se loger, le texte de l’ASLOCA ayant malheureusement été refusé au plan national.

OUI à la modification du code pénal et du code pénal militaire (Discrimination et incitation à la haine en raison de l’orientation sexuelle)

Les Vert∙e∙s vaudois∙es se réjouissent également de l’inscription, cette fois soutenue au plan national également, de l’interdiction de toute discrimination et incitation à la haine en raison de l’orientation sexuelle dans le code pénal et le code pénal militaire. Les violences (verbales et discriminations) subies par les personnes homosexuelles sont en effet quotidiennes et il était urgent d’agir. Désormais, si la communauté homosexuelle subit une atteinte à l’honneur, cette dernière sera poursuivie d’office. Les Vaudoises et les Vaudois sont même celles et ceux qui ont affirmé le plus clairement du pays (à plus de 80%) que l’homophobie ne relève pas de la liberté d’expression, mais qu’elle est intolérable et doit être punie.

Election complémentaire au Conseil d’Etat

Les Vert∙e∙s vaudois∙es saluent l’excellent score réalisé par la candidate de la Grève du climat, Juliette Vernier. Avec très peu de moyens, ce presqu’un quart des voix exprimées consacre l’importance de la problématique du climat dans l’esprit de la population vaudoise et est de bon augure en vue des prochaines élections Communales qui auront lieu dans 1 an, tant la volonté semble forte d’empoigner la crise et d’y apporter des solutions démocratiques, pragmatiques et efficaces pour que nos jeunes aient un futur vivable.

Communiqué 2020, Votation

Des positionnements clairs en faveur de l’environnement

L’assemblée générale des Vert∙e∙s vaudois∙es réunie ce soir a validé un papier de position sur la gratuité des transports en commun. La gratuité totale partout et pout toutes et tous est une fausse bonne idée tant elle engendre plus d’inconvénients qu’elle ne règle de problèmes. C’est par d’autres mesures et politiques publiques que l’on construit une mobilité respectueuse de l’environnement et des personnes.

La manière dont nous nous déplaçons est depuis toujours au cœur de la réflexion et de l’engagement des Vert∙e∙s. Qualité de l’air, émissions de CO₂ ou encore aménagement du territoire et urbanisme, les secteurs et domaines impactés par les transports et la mobilité sont nombreux et directement liés à notre qualité de vie. Il s’agit également d’un secteur clé de la lutte contre la crise climatique. Cette crise étant de plus en plus marquée, il devenait urgent pour les Vert∙e∙s de se positionner sur un thème de plus en plus à la mode alors que la mobilité automobile ne cesse de s’accroître : la gratuité des transports publics.

Si une action résolue pour réduire l’impact des transports en particuliers individuels, sur l’environnement et l’utilisation du sol est impérative, la gratuité totale pour toutes et tous et partout des transports en commun s’avère une fausse bonne idée pour les Vert∙e∙s.

En effet,
– les transports ont un coût. Celui des transports en commun est en Suisse de 13 milliards de francs par année (assumée à 40% par les usagères et usagers). Il faudrait donc dégager plusieurs milliards supplémentaires par année en introduisant la gratuité totale.
– Le coût n’est que l’une des variables de choix du moyen de transport. La rapidité, le confort et la fréquence de desserte priment lors de ce choix. La gratuité totale ne garantit donc pas un report modal important vers ce mode de déplacement.
– Enfin, la gratuité totale peut donner l’illusion d’une mobilité illimitée et élude les nombreux problèmes liés à nos déplacements (pollution, aménagement du territoire). Une vraie politique verte vise à réduire les besoins en transports, et non à inciter aux déplacements.

Plutôt qu’une gratuité générale et totale, les Vert∙e∙s s’engagent plutôt pour :
– Une réduction des coûts des transports en commun, via par exemple le développement de billets « dégriffés », un moratoire sur les augmentations de tarifs ou encore des tarifs avantageux et incitatifs (voir gratuits) pour certaines catégories de la population (personnes âgées, jeunes etc.)
– Une politique fiscale qui ne pénalise pas celles et ceux qui décident de se passer de leur voiture pour les trajets pendulaires, avec un plafonnement des sommes déductibles fiscalement pour les trajets à hauteur du prix d’un abonnement général CFF.
– Un développement ambitieux des transports en commun via des investissements dans le réseau et une augmentation de l’offre dans les régions urbaines comme dans celles plus périphériques.
–  Une bonne connectivité entre les modes de mobilité douce (pistes cyclables, supports vélos, trottoirs et passages), le car sharing et les transports publics.
–  Un développement des aménagements et des services pour les personnes à mobilité réduite (bancs aux arrêts, limitation des seuils, cours spécifiques, espaces réservés).
– Un aménagement du territoire et un urbanisme qui réduisent la place dévolue aux TIMS, par exemple en supprimant progressivement les places de parc au profit d’espaces verts et d’aménagements profitant à l’ensemble de la population.
– Des mesures visant à réduire les besoins accrus en mobilité, par exemple en favorisant, sous certaines conditions, le télétravail et via un aménagement du territoire qui rapproche les individus de leurs lieux de travail, d’achats ou de loisirs, ou également par la prise en compte réfléchie des avantages pouvant découler d’une tarification intelligente de la mobilité en faveur des transports publics. »

Election complémentaire au Conseil d’Etat vaudois

En outre, après auditions de Toto Morand, Jean-Marc Vandel du Parti Pirate et une représentante de la grève du climat, l’assemblée a décidé de soutenir la candidature à l’élection complémentaire au Conseil d’Etat vaudois de la Grève du climat, représentée par Juliette Vernier.

Ce soutien idéel repose sur ce que cette candidature défend une société plus respectueuse de l’environnement et de l’humain et qu’elle participe à mettre sur le devant de la scène politique la question climatique. Tant que le mouvement de la grève du climat restera non-violent et qu’il continuera à se mobiliser pacifiquement pour faire entendre la voix de ces milliers de jeunes hommes et femmes qui veulent vivre dans une Planète à l’environnement préservé, il pourra compter sur le soutien des Vert·e·s !

Communiqué 2019

Le peuple se prononcera sur l’inscription de la protection du climat dans la Constitution vaudoise

Après le succès rencontré lors de la récolte de signatures, les Vert∙e∙s et les Jeunes Vert-e-s vaudois-es déposaient ce matin leur initiative cantonale pour la protection du climat. Un immense accomplissement à plusieurs égard puisqu’elle est portée par les Vert-e-s et les Jeunes Vert-e-s qui déposent pour la première fois une initiative cantonale seul-e-s et qu’elle comporte des signatures de pratiquement toutes les communes du canton. Le peuple se prononcera donc sur l’inscription de la protection du climat dans la constitution cantonale ainsi que sur les nécessaires politiques de désinvestissement des énergies fossiles à mener dans les communes et au plan cantonal.

C’est avec plus de 14’000 signatures validées que les Vert∙e∙s et les Jeunes Vert-e-s vaudois-es ont déposé ce matin leur texte d’initiative demandant l’inscription dans la Constitution de la protection climatique ainsi que le désinvestissement des énergies fossiles aux plan communal et cantonal. En effet, Canton et communes disposent, en la matière, d’un levier puissant et il s’agirait donc pour les collectivités publiques de veiller à ce que tous fonds, participations et crédits relevant de leurs responsabilités ou activités soient mis en conformité avec les objectifs de réduction d’émissions de CO₂ imposés par l’Accord de Paris.

Ce grand nombre de signatures a, en outre, été récolté en un temps record. Il est rare de lancer une initiative cantonale dans le creux de l’été. C’est pourtant le défi qu’ont su relever Vert∙e∙s et Jeunes Vert-e-s en faisant aboutir leur initiative. A noter, en outre, que des signatures ont été récoltées dans la quasi-totalité du canton puisque seules 8 communes sur les plus de 300 n’en ont pas renvoyées. Un large plébiscite donc manifestant une préoccupation partagée des habitant-e-s des villes, bourgs et villages de toutes tailles et de toutes localisations de notre vaste Canton pour la protection du climat.

Un tel engouement n’est d’ailleurs pas étonnant. Actuellement, en Suisse, le secteur financier est responsable d’émissions massives de CO₂ via ses investissements dans les énergies fossiles. L’Alliance climat les évalue à près de 20 fois la totalité des émissions directes de notre pays, liées par exemple à notre mobilité, à notre chauffage ou à notre alimentation. Il est en outre particulièrement injuste de faire peser tout le poids de la transition écologique sur les particuliers et les entreprises (principalement des PME en Suisse), alors que l’on continue à laisser faire les acteurs financiers, dont les émissions de CO₂ sont considérables en comparaison. Après avoir depuis longtemps oeuvré, dans le canton comme au plan fédéral, pour que des mesures soient prises afin que les investissements s’alignent sur les objectifs de l’Accord de Paris sans succès, la voie d’initiative s’imposait alors et le peuple pourra désormais changer ce que la majorité de Droite n’a eu jusqu’ici de cesse de bloquer.

Communiqué 2019

Ne soyons pas frileux face au réchauffement climatique!

Budget 2020 de l’Etat de Vaud

Une nouvelle fois, les Verts saluent la présentation d’un budget équilibré pour le canton. La troisième réforme de la fiscalité des entreprises (RIE III) et son aspect social sont désormais pleinement intégrés. Concernant la politique climatique, les Verts saluent les efforts consentis et l’augmentation de 3.8% par rapport à 2019, bien que ceux-ci demeurent bien trop modestes.

Les Verts saluent, à nouveau cette année, la maîtrise du Conseil d’Etat à majorité rose-verte dans le savant équilibre charges-recettes qui permet au Canton de répondre aux défis qu’il rencontre tout en continuant à rester dans les chiffres noirs.

Les Verts saluent les efforts enfin consentis pour l’environnement en général. Cela fait en effet des années qu’ils réclament inlassablement que des moyens supplémentaires soient alloués pour la protection de l’environnement et de la biodiversité, ainsi que pour la lutte contre le réchauffement climatique et ses effets.

Ainsi, pour mettre en place la politique cantonale Agenda 2030 et le plan climat, ainsi que déployer le plan biodiversité, la dotation en ETP supplémentaires est bienvenue. Les fonds pour le climat, l’énergie et le programme bâtiments sont heureusement augmentés, bien que  les montants alloués soient clairement insuffisants pour atteindre les objectifs fixés par le programme de législature. 

C’est donc un premier pas dans la bonne direction et les Verts continueront à se battre sans relâche pour que des moyens supplémentaires soient investis en priorité pour ces enjeux environnementaux. Ils se réservent la possibilité de demander notamment que le préfinancement prévu pour 2020, en cas de refus de la RFFA, soit réaffecté tout ou partie à des mesures concrètes pour lutter contre le réchauffement climatique.

Pour celles et ceux qui marchent pour le climat, pour les générations futures, il est temps de montrer encore plus de courage.

Interventions parlementaires

Quels moyens pour le plan climat cantonal ?

Question orale

Plusieurs villes suisses, et la capitale vaudoise en particulier, énoncent leurs mesures en faveur de la neutralité carbone – à réaliser d’ici 2030 ou dans les meilleurs délais. Le gouvernement semble peiner en revanche à élaborer le plan d’action climat, dont la publication a été souvent reportée. A cette fin, il peut réaffecter des fonds provisionnés devenus sans objet.

En raison du caractère transversal du plan cantonal et de l’urgence climatique prononcée par le Grand Conseil, la présidence du Conseil d’Etat peut-elle répondre à la question suivante :

Quelles ressources extraordinaires sont-elles dégagées en 2020 et les années suivantes, pour mettre en œuvre le plan climat, attendu depuis deux ans ?

Pierre Zwahlen

Communiqué 2019

Vert∙e∙s et Jeunes Vert-e-s vaudois veulent ancrer la protection du climat dans la Constitution

Afin d’agir concrètement pour protéger notre environnement et d’enrayer les dégradations engendrées par les émissions de CO₂ dans l’atmosphère, les Vert∙e∙s et les Jeunes Vert-e-s vaudois-es lancent aujourd’hui officiellement la récolte de signatures pour leur initiative populaire cantonale. Cette initiative demandera, d’une part, d’ancrer la protection du climat dans la Constitution vaudoise et, d’autre part, comme moyen d’action concret pour y arriver, que communes et Canton mènent une politique de désinvestissement des énergies fossiles. Vert∙e∙s et Jeunes Vert-e-s ont jusqu’au 19 novembre pour faire aboutir la récolte.

L’urgence climatique ne fait plus de doute, elle fait sortir des milliers de jeunes dans la rue, a été proclamée par le Parlement vaudois et des actions ont, de même, été entreprises par les Vert∙e∙s dans de nombreuses communes dans ce sens. Pourtant des mesures concrètes pour l’enrayer peinent encore à apparaître. En outre, toute loi quelle qu’elle soit reste à la merci d’un changement de majorité politique. La seule manière de prendre réellement au sérieux la menace climatique et de garantir que des mesures soient prises sur le long terme est donc d’ancrer la protection climatique noir sur blanc dans la Constitution. C’est pourquoi Vert∙e∙s et Jeunes Vert-e-s vaudois-es ont décidé de lancer conjointement une initiative populaire pour ce faire.

L’initiative cantonale pour la protection du climat demande aux communes et au canton d’appliquer au minimum les objectifs des accords de Paris signés par la Suisse et 193 autres pays. Elle formalise le devoir de l’Etat et des communes, en tant qu’actionnaires, d’investir l’argent public dans des entreprises qui contribuent à apporter des solutions à la transition écologique et cherchent à réduire leur empreinte carbone. Le secteur financier est en effet actuellement responsable d’émissions massives de CO₂ via ses investissements dans les énergies fossiles ; il est urgent de changer cela !

L’initiative vise en outre à faire de la protection du climat et de la biodiversité une priorité de l’Etat, pour que l’écologie ne soit plus reléguée au second plan mais guide toutes les politiques gouvernementales. Les deux sujets sont intimement liés car il ne sert à rien d’enrayer le réchauffement climatique si on laisse en parallèle la biosphère s’effondrer.

Les Vert∙e∙s et les Jeunes Vert-e-s ont jusqu’au 19 novembre pour récolter les 12’000 paraphes nécessaires à l’aboutissement de leur initiative commune. Ils organiseront de nombreuses actions pendant l’été et à la rentrée (profitant notamment de la mobilisation de leurs sections sur les marchés et dans la rue pour les élections fédérales), à commencer par un stand au Paléo Festival dès demain.

Interventions parlementaires

MONSANTO – La manne fiscale inattendue doit donner lieu à des dépenses ciblées d’un montant similaire

Motion

Il semble désormais avéré que Bayer/Monsanto devra rembourser les impôts économisés pendant la période d’exonération fiscale de 10 ans dont elle a bénéficié en terres vaudoises. La clause de claw back (remboursement rétroactif) trouvera application, l’entreprise ayant déménagé moins de 10 ans après la fin de la période d’exonération. Un représentant de l’entreprise a du reste confirmé dans la presse que des discussions étaient en cours avec l’administration cantonale des impôts. Tout indique que les montants en jeu représentent des sommes importantes.

En l’absence de mesures particulières, la manne fiscale inattendue viendra « simplement » améliorer le résultat comptable de l’exercice concerné, soit peut-être 2019, plus vraisemblablement 2020 ou 2021. Vu la dette de l’Etat de Vaud, désormais contenue à un niveau acceptable, et l’ampleur des recettes prévisibles, il paraît judicieux d’engager des dépenses ciblées d’un montant correspondant. Vu les activités de Monsanto, qui a fait l’objet de moult condamnations judiciaires ces derniers temps, les dépenses en question devraient être consacrées à compenser symboliquement les dégâts causés par cette entreprise.

Ainsi, les députés soussignés demandent au Conseil d’Etat de présenter au Grand Conseil, par le biais d’un projet de base légale, d’un projet de décret ou de toute autre voie jugée utile, des dépenses ciblées en faveur de la biodiversité et de la protection du climat, en faveur de l’agriculture de proximité ou encore en faveur de la recherche agronomique consacrée aux alternatives aux pesticides de synthèse. Le Conseil d’Etat est également prié d’examiner les possibilités d’atténuer les conséquences de la nouvelle fiscalité agricole pour les exploitations agricoles du canton.

Raphaël Mahaim

Interventions parlementaires

Le préfinancement existe : quelles ressources pour le climat et le patrimoine naturel ?

Interpellation

En automne 2017 déjà, le Conseil d’Etat a placé la législature sous l’égide du développement durable et des objectifs définis dans l’Agenda 2030. Annoncés dans le programme gouvernemental 2017-2022, les plans d’action pour le climat et pour la biodiversité sont avancés dans leur élaboration. Population, élues et élus ont gagné en conscience des enjeux. Une délégation du gouvernement a reçu par ailleurs de nombreuses propositions concrètes issues de la jeune génération. Il importe désormais d’anticiper les besoins en ressources humaines et financières, pour que le canton puisse s’acquitter dès l’an prochain des tâches, des mesures définies dans ces plans d’action.

En raison de l’incertitude liée à la mise en œuvre d’une nouvelle RIE 3 fédérale, le Conseil d’Etat avait prévu l’an dernier deux préfinancements de 128 millions de francs chacun pour anticiper une éventuelle absence de compensation fédérale pour les années 2019 et 2020. Grâce à l’entrée en vigueur de la réforme fiscale des entreprises et du financement de l’AVS (RFFA) prévue en 2020, le deuxième préfinancement de 128 millions peut désormais être affecté à court terme au développement durable, au rétablissement du patrimoine naturel et à l’urgence climatique, déclarée par le Grand Conseil.

Nous posons dès lors au Conseil d’Etat les questions suivantes :

  1. Quelles ressources humaines et financières doivent-elles être dégagées sans attendre, pour mettre en œuvre les mesures en faveur du climat, du patrimoine naturel et pour l’Agenda 2030 ?
  2. En complément des budgets annuels, le préfinancement de 128 millions de francs ne doit-il pas être affecté pour l’essentiel à ces thématiques, mises en avant dans le programme de législature ?
  3. Le gouvernement entend-il anticiper et libérer les ressources en personnel aussi, afin de prévenir les bouleversements climatiques et de s’adapter à leurs effets sur le territoire du canton ?
  4. Quels moyens supplémentaires, humains en particulier, peuvent-ils être accordés, afin de stopper le recul du patrimoine naturel et de favoriser une diversité retrouvée de la faune comme de la flore ?
  5. Un an après l’instauration du Comité interdépartemental pour le développement durable, n’est-il pas temps de quantifier les besoins financiers et en personnel, pour que les services concernés puissent s’acquitter de leurs responsabilités et atteindre les cibles d’ici 2030?

Nous remercions d’avance le Conseil d’Etat pour ses réponses.

Pierre Zwahlen

Communiqué 2019, Non classé

Les Vert∙e∙s vaudois∙es adaptent leur nom et lancent une initiative cantonale en faveur du climat

Les Vert∙e∙s vaudois∙es, réunis ce soir en Assemblée générale ordinaire au gymnase de Renens, ont adopté le lancement, cet été, d’une initiative cantonale sur le climat. Cette initiative, lancée conjointement avec les Jeunes Vert-e-s, inscrira la protection du climat dans la Constitution vaudoise et demandera le désinvestissement des énergies fossiles et l’atteinte de l’objectif de zéro émission nette carbone au plan cantonal et communal pour 2050. Ils ont également décidé de traduire jusque dans leur identité visuelle l’inclusion des femmes autant que des hommes qu’ils pratiquent déjà dans tous les aspects de la vie du Mouvement. Enfin, Rebecca Joly, députée de l’Ouest lausannois, rejoint la direction des Vert∙e∙s vaudois∙es.

Lancement d’une initiative cantonale en faveur du climat

Les membres réuni∙e∙s ce soir ont adopté le principe du lancement d’une initiative cantonale en faveur du climat cet été. Cette initiative, lancée conjointement avec les Jeunes Vert∙e∙s vaudois∙es, vise à inscrire la protection du climat ainsi que la lutte contre le réchauffement climatique et ses effets dans la Constitution cantonale. Pour ce faire, canton et communes devront réduire significativement les impacts climatiques de leurs activités avec pour objectif la neutralité carbone d’ici 2050 et désinvestir, via leurs participations dans des personnes morales, des énergies fossiles. Le texte, encore à finaliser, devrait être officiellement lancé au mois de juillet.

Changement de nom

En cette année de grève des femmes, il était également grand temps d’adapter le nom des Vert∙e∙s vaudois∙es pour qu’il manifeste, visuellement également, l’attachement et l’importance accordés par le Mouvement à l’encouragement et la mise en valeur des femmes, autant que des hommes, en son sein à tous les niveaux de réflexion et d’action. Sur proposition du groupe égalité et de la section de Lavaux-Oron, les membres des Vert∙es ont donc avalisé, ce soir, ce changement qui sera progressivement mis en œuvre pour être achevé d’ici l’AG de l’an prochain.

Election de la direction du Mouvement

On ne change décidément pas une équipe qui gagne ! Alberto Mocchi, Municipal à Daillens, Anne Baehler, députée de Riex, et David Raedler, conseiller communal lausannois, sont reconduits à la présidence du Mouvement.  Les autres membres sortant∙e∙s réélu∙e∙s du Bureau, Gaëlle Lapique, secrétaire politique des Verts suisses, Maxime Mellina, trésorier des Verts vaudois, et la municipale d’Yverdon Carmen Tanner sont désormais rejoint∙e∙s par Rebecca Joly, députée de Prilly, la sortante Céline Ehrwein ayant souhaité se consacrer désormais davantage à sa vie professionnelle et à sa charge politique locale.

Interventions parlementaires

Une avancée pour la protection du climat

Motion

Le changement climatique est une réalité. Si le problème est global, chacun doit y apporter sa contribution pour y remédier. Pour atteindre, notamment les objectifs climatiques de l’accord de Paris, de nombreux efforts seront nécessaires. Une révision de la loi vaudoise sur l’énergie s’inscrit dans cette lutte contre le réchauffement climatique.

Le chauffage des immeubles d’habitation et autres locaux joue un rôle important dans le réchauffement climatique et dans l’émission de gaz à effet de serre car dans notre canton, les énergies non renouvelables chauffent encore environ deux bâtiments sur trois. Avec les transports, le secteur bâtiment est celui où les économies les plus importantes sont possibles et où les changements sont programmables et réalisables.

Il nous apparaît ainsi que pour protéger le climat et sauvegarder notre environnement, le gaspillage énergétique devrait être dans ce secteur si important proscrit, le recours aux énergies renouvelables la norme et l’utilisation des énergies fossiles pour le chauffage et notre confort prohibée ou à tout le moins très fortement limitée.

Tel n’est pas le cas et il devient urgent que le canton de Vaud se dote rapidement d’une stratégie climatique et énergétique à même de faciliter et d’accélérer cette transition écologique indispensable.

Par le biais de cette motion, nous demandons au Conseil d’Etat de modifier la loi vaudoise sur l’énergie en intégrant notamment les propositions et mesures suivantes :

  • Rendre obligatoire le certificat énergétique d’un bâtiment (CECB) ;
  • Rendre obligatoire la publication de cette étiquette (CECB) et de son affichage sur tout document de vente (plaquette, annonce, etc) et sur le bail à loyer ;
  • Interdire toute installation de chauffage à énergies fossiles dans les nouvelles constructions ;
  • Rendre obligatoire la production d’au moins 50% d’électricité renouvelable sur toute nouvelle construction ;
  • Rendre progressivement obligatoire l’assainissement des bâtiments qui ne correspondent pas aux classes A,B,C,D du certificat énergétique (CECB) d’ici à 2030 ;
  • Rendre progressivement obligatoire d’ici à 2030 le remplacement des chaudières à mazout par des installations à énergie renouvelable ;
  • Pérenniser et optimiser le « programme bâtiments ».

Anne Baehler