Interventions parlementaires

S’il y avait un lien entre biodiversité et épidémie ?

Interpellation

Le 21 avril dernier, le professeur Calandra, chef du service des maladies infectieuses au CHUV, a fait une présentation à propos du COVID-19, au Bureau élargi de notre Grand Conseil . À la diapositive n° 6, il est présenté un graphique illustrant un lien entre réchauffement climatique, baisse de la biodiversité et augmentation des maladies infectieuses.

Le lien entre le réchauffement climatique et la baisse de la biodiversité est évident, bien connu et peu surprenant. En effet, la biodiversité marine dépend de l’acidification des océans, qui est liée à la concentration de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. La biodiversité terrestre, elle, dépend de la variabilité du climat, par exemple de phénomènes climatiques extrêmes (sécheresses ou inondations), qui influe directement sur les écosystèmes. Le phénomène est d’ailleurs tellement massif que l’on parle d’effondrement de la biodiversité.

En revanche, le lien entre la baisse de la biodiversité et l’augmentation des maladies infectieuses est moins intuitif et plus étonnant.

Dans de nombreuses publications scientifiques, mais également selon l’OMS et d’autres instances internationales, cette corrélation est expliquée par le fait que plus la biodiversité est forte, plus il y a de microbes circulant à faible bruit, c’est-à-dire que ces derniers se transmettent mal. Mais lorsque la biodiversité chute, souvent à cause de la réduction de l’habitat sauvage, nous favorisons les contacts et la transmission. Des dizaines d’exemples (Ebola, SRAS, Peste noire, maladie de Lyme, la grippe porcine, etc…) semblent avoir pour cause une perturbation de l’équilibre de la biodiversité et d’une diminution ou d’une modification de l’aire d’habitats de certains animaux sauvages, souvent à la suite d’interventions humaines.

L’élevage intensif est un facteur aggravant : la proximité entre animaux sauvages et d’élevage favorise  la transmission de pathogènes d’origine animale aux humains. De plus, l’élevage industriel est – directement ou indirectement (production de soja pour le fourrage) une cause majeure de la destruction des forêts tropicales ainsi que des milieux naturels chez nous (notamment à travers les émissions azotées et d’ammoniac ainsi que de méthane). 

Bien sûr, dans un futur très immédiat, la priorité absolue est de venir rapidement en aide aux personnes les plus défavorisés. Mais cela ne devrait pas empêcher de se poser des questions sur le mode de vie que nous souhaitons à l’avenir. Durant cette période de semi confinement, nous avons, je l’espère, réfléchi à notre futur. De nombreuses lettres de lecteurs et d’autres actions citoyennes témoignent du fait que les gens y ont effectivement réfléchi et ne souhaitent pas continuer comme avant. Il faut donc donner suite à ces souhaits tant de fois exprimés et les traduire en actions au niveau politique.

Rappelons de plus, que 60% des animaux sauvages ont disparu ces 40 dernières années. Vous conviendrez que ces chiffres incitent à l’action et qu’il serait certainement moins cher ni compliqué de prévenir que de guérir.

Nous avons donc l’honneur de déposer une interpellation invitant le Conseil d’État à répondre aux questions suivantes :

  1. Ce lien entre biodiversité et propagation des maladies infectieuses est-il connu et identifié par le Conseil d’Etat ?
  2. Si oui, quelles sont les mesures environnementales que le canton de Vaud doit prendre pour prévenir de nouvelles épidémies (sur son territoire, ou dans le cadre de collaborations internationales, par exemple pour l’aide au développement) ?
  3. Dans quelles proportions les budgets dédiés au plan et à l’application du plan d’action biodiversité doivent-ils être augmentés pour lutter contre ce problème ?
  4. L’office fédéral de l’environnement estime que : « Les coûts résultant du déclin de la biodiversité et des services écosystémiques de par le monde sont estimés à des milliards de francs par an. Dans l’Union européenne, les coûts annuels de l’inaction sont estimés à environ 7% du produit intérieur brut (L. Braat et P. ten Brink, the cost of Policy Inaction). Pour la Suisse également, le coût de l’inaction se révèle plus important que celui de la protection efficace de la biodiversité aujourd’hui. ». Est-ce que ces coûts incluaient des épisodes d’épidémie comme nous le vivons actuellement ?
  5. Dans quelle mesure les secteurs en lien direct avec la biodiversité (tels que l’agriculture, la gestion des forêts et des biotopes, etc.) doivent être repensés et soutenus afin d’inverser la tendance ?

Maurice Mischler

Communiqué 2020

Coronavirus et climat

Nous vivons des jours décisifs. Face au Covid-19, dévastateur, et à ses conséquences dramatiques, saurons-nous prendre les bonnes options, solidaires et durables ?

A la crise sanitaire, fraternellement affrontée par toutes et tous mais qui menace la terre entière et surtout ses habitants les plus démunis, s’ajouteront l’effondrement économique et de graves tensions sociales. La détresse de certaines catégories de la population et les inégalités croissantes nourriront le découragement, le désespoir et la violence. Comment y ferons-nous face collectivement ?

Une chose est sûre : l’humanité forme un tout, interdépendant. Nous serons sauvés ensemble ou nous ne le serons pas ! Mais arriverons-nous à rester solidaires en toutes circonstances ? N’oublions pas les conséquences désastreuses des politiques protectionnistes et nationalistes mises en place dans la suite de la crise des années 30 ! Et les décisions autoritaires et liberticides justifiées par les motifs sanitaires n’ouvriront-elles pas la porte à la tentation de régimes forts ?

L’heure est à l’urgence, et même au marathon, comme le dit le conseiller fédéral Alain Berset. Mais nous préparons-nous à modifier notre manière de vivre ensemble et à inventer des solutions qui tiennent compte du long terme ?

Il y a heureusement, dans tout ce bouleversement, une bonne nouvelle : les mesures que nous devrons prendre pour le bien de la planète (climat, biodiversité) seront moins dramatiques que celles d’aujourd’hui, et les efforts qui nous seront demandés moins grands que ceux que nous consentons actuellement !

Et une autre : on le voit, les régimes démocratiques peuvent agir de manière très résolue lorsqu’un état d’urgence est reconnu en tant que tel. Des choses qui semblaient impensables il y a peu de temps sont désormais possibles. Il faudra qu’il en aille de même vis-à-vis du climat.

Et une troisième : en cas de crise majeure, de magnifiques solidarités (y compris financières) se mettent en place, à tous les niveaux (individus, réseaux, collectivités, pays). Rapidement. L’urgence climatique en exigera également.

Enfin une quatrième : après la pression mise ces dernières années pour réduire les coûts et le rôle de l’Etat, tout le monde redécouvre les vertus de l’action publique et collective.

Une crise ne prend pas de pause lorsqu’en survient une autre. Dans nos réponses aux effets du coronavirus, nous devons garder en ligne de mire le réchauffement climatique et la perte de la biodiversité (aussi invisibles et inimaginables aux yeux de beaucoup que le Covid-19 l’était il y a encore quelques jours !). Car si nous les négligeons, les conséquences en seront encore bien pire (si cela peut s’imaginer !) que celles de la pandémie. Sans réduction drastique des émissions de CO2, on le sait, une partie importante de l’humanité pourrait être purement et simplement décimée d’ici la fin de ce siècle ! Rien à voir avec les dizaines de milliers de morts – et je ne minimise pas les drames actuels – dus au coronavirus … . A 2°C ou 3°C de réchauffement climatique, nous aurons à faire face à des problèmes encore 10, 100 ou 1000 fois plus graves !

Certains croient pouvoir se réjouir que le Covid-19 contribue à la diminution de la pollution. C’est peut-être vrai dans l’immédiat, mais en l’absence de décisions structurelles et de réorientation de nos sociétés, cela risque fort de n’être que temporaire. C’est pourquoi les décisions prises ces jours seront d’une importance cruciale du point de vue de la transition vers une société et une économie respectueuses du climat et de la biodiversité.

Comme la lutte contre la pandémie, la protection de notre environnement nécessite des investissements énormes et un changement fort des modèles économiques. La durabilité doit figurer au coeur de toutes les politiques. Or le risque est grand que les collectivités financent les mesures de relance sans tenir compte des objectifs climatiques et environnementaux. Il importe que le soutien apporté aux entreprises du pays par les collectivités publiques soit conditionnée à l’émergence d’une économie bas carbone, plus robuste face aux crises à venir.

Ainsi par exemple, les compagnies aériennes, sévèrement affectées par la pandémie, réclament l’aide des pouvoirs publics. C’est l’occasion pour l’Etat d’imposer des contre-parties, de soumettre son soutien à des conditions drastiques, qui dissuadent efficacement notre frénésie d’hypermobilité aérienne et réduisent les considérables émissions de CO2 que cela provoque. D’ailleurs, le télétravail qui se répand aujourd’hui à grande échelle (non sans pollution) nous montrera peut-être qu’on n’a pas toujours besoin de prendre l’avion … .

Cette pandémie doit nous pousser à changer de modèle, à repartir sur des bases différentes, plus solidaires, plus décentralisées, avec le respect de la planète en ligne de mire plutôt que la recherche du profit à n’importe quel prix.

Ainsi peut-être l’avenir se révélera-t-il plein d’espoir. Peut-être ne prendrons-nous plus l’avion à la première occasion (diminuant par là aussi bien la pollution atmosphérique que les risques de propagation mondiale des virus), préférerons-nous les produits locaux et les circuits courts (plus sûrs, surtout pour les biens alimentaires) et diminuerons-nous notre consommation effrénée … .

La crise, aussi dure soit-elle, peut aussi être une chance. Le renouveau de Pâques ?

Philippe Biéler

Ancien conseiller d’Etat (Vaud), Maracon

Communiqué 2020

Comptes 2019 : A situation exceptionnelle, réponse exceptionnelle – mais pas au détriment du climat

Après la présentation des comptes 2019 du canton de Vaud, les Vert∙e∙s se félicitent de la très bonne santé financière du canton. Les charges sont maîtrisées ce qui témoigne de la bonne gestion financière du gouvernement à majorité rose-verte. Étant donné la situation de crise sanitaire que nous vivons et ses conséquences économiques et sociales,  les Vert.e.s soutiennent l’attribution des excédents budgétaires à la lutte contre les effets du Covid-19. C’est en effet l’heure de la solidarité avec toutes celles et tous ceux qui sont les plus touché-e-s par les conséquences de cette crise. Il s’agira, en revanche, pour les Vert.e.s de veiller à ce que ces moyens financiers permettent de poser les bases d’une économie plus durable et résiliente. Car cette urgence ne doit pas éclipser celle climatique qui demande, elle aussi, des moyens financiers considérables, et dont les effets seront bien plus nocifs si rien n’est fait pour l’éviter. Les Vert.e.s veilleront aussi à ce que l’indispensable solidarité Canton-communes également mise de côté puisse se matérialiser le plus rapidement possible.     

Les Vert∙e∙s se réjouissent que le canton bénéficie toujours d’une très bonne santé financière, permettant notamment d’employer les écritures de bouclement pour soutenir entreprises et indépendant-e-s souffrant particulièrement de la crise liée au Covid-19. L’heure est désormais à la solidarité et il est indispensable que le Canton assure ce soutien. Les Vert.e.s demandent cependant que ce soutien ne prétérite pas plus encore notre capacité à répondre à l’urgence climatique, mais contribue à un nécessaire basculement de notre économie vers plus de durabilité et une sortie des énergies fossiles. La relance ne doit pas nous projeter droit dans le mur. Ce n’est qu’en privilégiant les circuits courts, les productions et les modes de vie moins polluants, ainsi qu’en préservant la nature et la biodiversité, que nous pourrons préparer notre économie et notre société aux menaces qui planent sur elles à plus long terme.

Les Vert∙e∙s sont également satisfait-e-s de constater qu’un financement pour le Plan climat (initialement annoncé pour avril puis reporté à l’été en raison de la crise) reste assuré. Ils regrettent cependant qu’une partie des excédents des comptes 2020 ne soit pas déjà employée à la lutte contre le réchauffement climatique. L’urgence est bien réelle, et le temps pour agir compté. Il s’agira de s’en rappeler lors du bouclement des comptes 2020, car si la crise actuellement provoquée par le Covid-19 est exceptionnelle, l’ampleur de la catastrophe pourrait encore être démultipliée si rien n’est fait rapidement et de manière volontariste pour enrayer le déclin croissant de la biodiversité et les effets toujours plus impactants du réchauffement climatique.

Les Vert∙e∙s appellent aussi à une résolution rapide des négociations Canton-communes afin que ces dernières puissent continuer à assurer leur rôle de proximité essentielle avec les habitant-e-s du canton et s’engager également en faveur de la transition écologique.

Communiqué 2020

Deux OUI pour le respect des droits fondamentaux et une élection qui consacre le climat

Les Vert∙e∙s vaudois∙es saluent l’acceptation ce dimanche par les Vaudois-es de l’initiative  « Pour des logements abordables » et même le plébiscite de la modification du code pénal visant à étendre la norme antiraciste à l’orientation sexuelle. Ils saluent aussi l’excellent score réalisé par Juliette Vernier à l’élection complémentaire au Conseil d’Etat vaudois, signe que la préoccupation climatique reste largement prévalente au sein de la population, qui attend des réponses. Encore un signal positif en vue des prochaines élections communales.

OUI à  «Davantage de logements abordables »

Les Vert∙e∙s vaudois∙es saluent le OUI vaudois qui témoigne du souci des citoyen-ne-s de disposer d’une offre de logements plus appropriée à la demande existante. Cette acceptation n’est pas vraiment une surprise dans la mesure où les Vaudoises et les Vaudois avaient déjà soutenu, il y a 3 ans, la « Loi sur la promotion et la préservation du parc locatif » de leur ministre verte Béatrice Métraux pour également accroître la part de logements à loyers abordables dans notre canton. Les Vert∙e∙s regrettent que le reste de la Suisse ne se soit pas montré aussi attaché au respect du droit de chacune et de chacun à se loger, le texte de l’ASLOCA ayant malheureusement été refusé au plan national.

OUI à la modification du code pénal et du code pénal militaire (Discrimination et incitation à la haine en raison de l’orientation sexuelle)

Les Vert∙e∙s vaudois∙es se réjouissent également de l’inscription, cette fois soutenue au plan national également, de l’interdiction de toute discrimination et incitation à la haine en raison de l’orientation sexuelle dans le code pénal et le code pénal militaire. Les violences (verbales et discriminations) subies par les personnes homosexuelles sont en effet quotidiennes et il était urgent d’agir. Désormais, si la communauté homosexuelle subit une atteinte à l’honneur, cette dernière sera poursuivie d’office. Les Vaudoises et les Vaudois sont même celles et ceux qui ont affirmé le plus clairement du pays (à plus de 80%) que l’homophobie ne relève pas de la liberté d’expression, mais qu’elle est intolérable et doit être punie.

Election complémentaire au Conseil d’Etat

Les Vert∙e∙s vaudois∙es saluent l’excellent score réalisé par la candidate de la Grève du climat, Juliette Vernier. Avec très peu de moyens, ce presqu’un quart des voix exprimées consacre l’importance de la problématique du climat dans l’esprit de la population vaudoise et est de bon augure en vue des prochaines élections Communales qui auront lieu dans 1 an, tant la volonté semble forte d’empoigner la crise et d’y apporter des solutions démocratiques, pragmatiques et efficaces pour que nos jeunes aient un futur vivable.

Communiqué 2020, Votation

Des positionnements clairs en faveur de l’environnement

L’assemblée générale des Vert∙e∙s vaudois∙es réunie ce soir a validé un papier de position sur la gratuité des transports en commun. La gratuité totale partout et pout toutes et tous est une fausse bonne idée tant elle engendre plus d’inconvénients qu’elle ne règle de problèmes. C’est par d’autres mesures et politiques publiques que l’on construit une mobilité respectueuse de l’environnement et des personnes.

La manière dont nous nous déplaçons est depuis toujours au cœur de la réflexion et de l’engagement des Vert∙e∙s. Qualité de l’air, émissions de CO₂ ou encore aménagement du territoire et urbanisme, les secteurs et domaines impactés par les transports et la mobilité sont nombreux et directement liés à notre qualité de vie. Il s’agit également d’un secteur clé de la lutte contre la crise climatique. Cette crise étant de plus en plus marquée, il devenait urgent pour les Vert∙e∙s de se positionner sur un thème de plus en plus à la mode alors que la mobilité automobile ne cesse de s’accroître : la gratuité des transports publics.

Si une action résolue pour réduire l’impact des transports en particuliers individuels, sur l’environnement et l’utilisation du sol est impérative, la gratuité totale pour toutes et tous et partout des transports en commun s’avère une fausse bonne idée pour les Vert∙e∙s.

En effet,
– les transports ont un coût. Celui des transports en commun est en Suisse de 13 milliards de francs par année (assumée à 40% par les usagères et usagers). Il faudrait donc dégager plusieurs milliards supplémentaires par année en introduisant la gratuité totale.
– Le coût n’est que l’une des variables de choix du moyen de transport. La rapidité, le confort et la fréquence de desserte priment lors de ce choix. La gratuité totale ne garantit donc pas un report modal important vers ce mode de déplacement.
– Enfin, la gratuité totale peut donner l’illusion d’une mobilité illimitée et élude les nombreux problèmes liés à nos déplacements (pollution, aménagement du territoire). Une vraie politique verte vise à réduire les besoins en transports, et non à inciter aux déplacements.

Plutôt qu’une gratuité générale et totale, les Vert∙e∙s s’engagent plutôt pour :
– Une réduction des coûts des transports en commun, via par exemple le développement de billets « dégriffés », un moratoire sur les augmentations de tarifs ou encore des tarifs avantageux et incitatifs (voir gratuits) pour certaines catégories de la population (personnes âgées, jeunes etc.)
– Une politique fiscale qui ne pénalise pas celles et ceux qui décident de se passer de leur voiture pour les trajets pendulaires, avec un plafonnement des sommes déductibles fiscalement pour les trajets à hauteur du prix d’un abonnement général CFF.
– Un développement ambitieux des transports en commun via des investissements dans le réseau et une augmentation de l’offre dans les régions urbaines comme dans celles plus périphériques.
–  Une bonne connectivité entre les modes de mobilité douce (pistes cyclables, supports vélos, trottoirs et passages), le car sharing et les transports publics.
–  Un développement des aménagements et des services pour les personnes à mobilité réduite (bancs aux arrêts, limitation des seuils, cours spécifiques, espaces réservés).
– Un aménagement du territoire et un urbanisme qui réduisent la place dévolue aux TIMS, par exemple en supprimant progressivement les places de parc au profit d’espaces verts et d’aménagements profitant à l’ensemble de la population.
– Des mesures visant à réduire les besoins accrus en mobilité, par exemple en favorisant, sous certaines conditions, le télétravail et via un aménagement du territoire qui rapproche les individus de leurs lieux de travail, d’achats ou de loisirs, ou également par la prise en compte réfléchie des avantages pouvant découler d’une tarification intelligente de la mobilité en faveur des transports publics. »

Election complémentaire au Conseil d’Etat vaudois

En outre, après auditions de Toto Morand, Jean-Marc Vandel du Parti Pirate et une représentante de la grève du climat, l’assemblée a décidé de soutenir la candidature à l’élection complémentaire au Conseil d’Etat vaudois de la Grève du climat, représentée par Juliette Vernier.

Ce soutien idéel repose sur ce que cette candidature défend une société plus respectueuse de l’environnement et de l’humain et qu’elle participe à mettre sur le devant de la scène politique la question climatique. Tant que le mouvement de la grève du climat restera non-violent et qu’il continuera à se mobiliser pacifiquement pour faire entendre la voix de ces milliers de jeunes hommes et femmes qui veulent vivre dans une Planète à l’environnement préservé, il pourra compter sur le soutien des Vert·e·s !

Communiqué 2019

Le peuple se prononcera sur l’inscription de la protection du climat dans la Constitution vaudoise

Après le succès rencontré lors de la récolte de signatures, les Vert∙e∙s et les Jeunes Vert-e-s vaudois-es déposaient ce matin leur initiative cantonale pour la protection du climat. Un immense accomplissement à plusieurs égard puisqu’elle est portée par les Vert-e-s et les Jeunes Vert-e-s qui déposent pour la première fois une initiative cantonale seul-e-s et qu’elle comporte des signatures de pratiquement toutes les communes du canton. Le peuple se prononcera donc sur l’inscription de la protection du climat dans la constitution cantonale ainsi que sur les nécessaires politiques de désinvestissement des énergies fossiles à mener dans les communes et au plan cantonal.

C’est avec plus de 14’000 signatures validées que les Vert∙e∙s et les Jeunes Vert-e-s vaudois-es ont déposé ce matin leur texte d’initiative demandant l’inscription dans la Constitution de la protection climatique ainsi que le désinvestissement des énergies fossiles aux plan communal et cantonal. En effet, Canton et communes disposent, en la matière, d’un levier puissant et il s’agirait donc pour les collectivités publiques de veiller à ce que tous fonds, participations et crédits relevant de leurs responsabilités ou activités soient mis en conformité avec les objectifs de réduction d’émissions de CO₂ imposés par l’Accord de Paris.

Ce grand nombre de signatures a, en outre, été récolté en un temps record. Il est rare de lancer une initiative cantonale dans le creux de l’été. C’est pourtant le défi qu’ont su relever Vert∙e∙s et Jeunes Vert-e-s en faisant aboutir leur initiative. A noter, en outre, que des signatures ont été récoltées dans la quasi-totalité du canton puisque seules 8 communes sur les plus de 300 n’en ont pas renvoyées. Un large plébiscite donc manifestant une préoccupation partagée des habitant-e-s des villes, bourgs et villages de toutes tailles et de toutes localisations de notre vaste Canton pour la protection du climat.

Un tel engouement n’est d’ailleurs pas étonnant. Actuellement, en Suisse, le secteur financier est responsable d’émissions massives de CO₂ via ses investissements dans les énergies fossiles. L’Alliance climat les évalue à près de 20 fois la totalité des émissions directes de notre pays, liées par exemple à notre mobilité, à notre chauffage ou à notre alimentation. Il est en outre particulièrement injuste de faire peser tout le poids de la transition écologique sur les particuliers et les entreprises (principalement des PME en Suisse), alors que l’on continue à laisser faire les acteurs financiers, dont les émissions de CO₂ sont considérables en comparaison. Après avoir depuis longtemps oeuvré, dans le canton comme au plan fédéral, pour que des mesures soient prises afin que les investissements s’alignent sur les objectifs de l’Accord de Paris sans succès, la voie d’initiative s’imposait alors et le peuple pourra désormais changer ce que la majorité de Droite n’a eu jusqu’ici de cesse de bloquer.

Communiqué 2019

Ne soyons pas frileux face au réchauffement climatique!

Budget 2020 de l’Etat de Vaud

Une nouvelle fois, les Verts saluent la présentation d’un budget équilibré pour le canton. La troisième réforme de la fiscalité des entreprises (RIE III) et son aspect social sont désormais pleinement intégrés. Concernant la politique climatique, les Verts saluent les efforts consentis et l’augmentation de 3.8% par rapport à 2019, bien que ceux-ci demeurent bien trop modestes.

Les Verts saluent, à nouveau cette année, la maîtrise du Conseil d’Etat à majorité rose-verte dans le savant équilibre charges-recettes qui permet au Canton de répondre aux défis qu’il rencontre tout en continuant à rester dans les chiffres noirs.

Les Verts saluent les efforts enfin consentis pour l’environnement en général. Cela fait en effet des années qu’ils réclament inlassablement que des moyens supplémentaires soient alloués pour la protection de l’environnement et de la biodiversité, ainsi que pour la lutte contre le réchauffement climatique et ses effets.

Ainsi, pour mettre en place la politique cantonale Agenda 2030 et le plan climat, ainsi que déployer le plan biodiversité, la dotation en ETP supplémentaires est bienvenue. Les fonds pour le climat, l’énergie et le programme bâtiments sont heureusement augmentés, bien que  les montants alloués soient clairement insuffisants pour atteindre les objectifs fixés par le programme de législature. 

C’est donc un premier pas dans la bonne direction et les Verts continueront à se battre sans relâche pour que des moyens supplémentaires soient investis en priorité pour ces enjeux environnementaux. Ils se réservent la possibilité de demander notamment que le préfinancement prévu pour 2020, en cas de refus de la RFFA, soit réaffecté tout ou partie à des mesures concrètes pour lutter contre le réchauffement climatique.

Pour celles et ceux qui marchent pour le climat, pour les générations futures, il est temps de montrer encore plus de courage.

Interventions parlementaires

Quels moyens pour le plan climat cantonal ?

Question orale

Plusieurs villes suisses, et la capitale vaudoise en particulier, énoncent leurs mesures en faveur de la neutralité carbone – à réaliser d’ici 2030 ou dans les meilleurs délais. Le gouvernement semble peiner en revanche à élaborer le plan d’action climat, dont la publication a été souvent reportée. A cette fin, il peut réaffecter des fonds provisionnés devenus sans objet.

En raison du caractère transversal du plan cantonal et de l’urgence climatique prononcée par le Grand Conseil, la présidence du Conseil d’Etat peut-elle répondre à la question suivante :

Quelles ressources extraordinaires sont-elles dégagées en 2020 et les années suivantes, pour mettre en œuvre le plan climat, attendu depuis deux ans ?

Pierre Zwahlen

Communiqué 2019

Vert∙e∙s et Jeunes Vert-e-s vaudois veulent ancrer la protection du climat dans la Constitution

Afin d’agir concrètement pour protéger notre environnement et d’enrayer les dégradations engendrées par les émissions de CO₂ dans l’atmosphère, les Vert∙e∙s et les Jeunes Vert-e-s vaudois-es lancent aujourd’hui officiellement la récolte de signatures pour leur initiative populaire cantonale. Cette initiative demandera, d’une part, d’ancrer la protection du climat dans la Constitution vaudoise et, d’autre part, comme moyen d’action concret pour y arriver, que communes et Canton mènent une politique de désinvestissement des énergies fossiles. Vert∙e∙s et Jeunes Vert-e-s ont jusqu’au 19 novembre pour faire aboutir la récolte.

L’urgence climatique ne fait plus de doute, elle fait sortir des milliers de jeunes dans la rue, a été proclamée par le Parlement vaudois et des actions ont, de même, été entreprises par les Vert∙e∙s dans de nombreuses communes dans ce sens. Pourtant des mesures concrètes pour l’enrayer peinent encore à apparaître. En outre, toute loi quelle qu’elle soit reste à la merci d’un changement de majorité politique. La seule manière de prendre réellement au sérieux la menace climatique et de garantir que des mesures soient prises sur le long terme est donc d’ancrer la protection climatique noir sur blanc dans la Constitution. C’est pourquoi Vert∙e∙s et Jeunes Vert-e-s vaudois-es ont décidé de lancer conjointement une initiative populaire pour ce faire.

L’initiative cantonale pour la protection du climat demande aux communes et au canton d’appliquer au minimum les objectifs des accords de Paris signés par la Suisse et 193 autres pays. Elle formalise le devoir de l’Etat et des communes, en tant qu’actionnaires, d’investir l’argent public dans des entreprises qui contribuent à apporter des solutions à la transition écologique et cherchent à réduire leur empreinte carbone. Le secteur financier est en effet actuellement responsable d’émissions massives de CO₂ via ses investissements dans les énergies fossiles ; il est urgent de changer cela !

L’initiative vise en outre à faire de la protection du climat et de la biodiversité une priorité de l’Etat, pour que l’écologie ne soit plus reléguée au second plan mais guide toutes les politiques gouvernementales. Les deux sujets sont intimement liés car il ne sert à rien d’enrayer le réchauffement climatique si on laisse en parallèle la biosphère s’effondrer.

Les Vert∙e∙s et les Jeunes Vert-e-s ont jusqu’au 19 novembre pour récolter les 12’000 paraphes nécessaires à l’aboutissement de leur initiative commune. Ils organiseront de nombreuses actions pendant l’été et à la rentrée (profitant notamment de la mobilisation de leurs sections sur les marchés et dans la rue pour les élections fédérales), à commencer par un stand au Paléo Festival dès demain.