Communiqué 2020

Plan climat vaudois : des objectifs nécessaires et ambitieux qu’il faudra financer

Les Vert∙e∙s vaudois∙es saluent le « Plan climat » présenté aujourd’hui par le Conseil d’Etat. Ils soutiennent ses objectifs ambitieux et la volonté d’agir pour réduire nos émissions de CO₂ tout comme pour adapter notre société aux inévitables changements qu’engendrera le réchauffement climatique. Notre canton dispose désormais d’une stratégie claire, que les Vert∙e∙s appelaient de leurs vœux depuis de nombreuses années pour prendre l’indispensable tournant écologique. Les mesures détaillées dans le plan, bénéfiques pour le climat, la biodiversité mais aussi pour l’économie vaudoise, auront toutefois un coût, et les Vert∙e∙s veilleront à ce que l’on passe au plus vite de la parole aux actes en débloquant les moyens financiers pérennes nécessaires.

Les Vert∙e∙s ont pris connaissance avec grande satisfaction du « Plan climat vaudois » présenté ce jour par le Conseil d’Etat. Ce Plan trace les grandes lignes de la stratégie du gouvernement cantonal pour réduire les émissions de CO₂ et nous préparer aux risques que le réchauffement climatique nous fait et fera courir.

Ce document, que les Vert∙e∙s demandaient depuis de nombreuses années, est à la hauteur des défis à venir. Il propose en effet des mesures claires et ambitieuses de réduction des émissions de CO₂, notamment dans les domaines de la mobilité, de l’énergie ou encore de l’agriculture, afin d’atteindre l’objectif que notre pays s’est fixé en signant l’Accord de Paris sur le climat : la neutralité carbone en 2050. Pour les Vert∙e∙s, cet objectif doit être un minimum, et tous les efforts doivent être entrepris pour y arriver le plus rapidement possible. Les Vert∙e∙s souhaitent de plus que les émissions de CO2 produites à l’étranger par les modes de consommation et de production de notre canton soient également prises en compte dans les objectifs de réduction.

Les Vert∙e∙s saluent, en outre, l’intégration dans ce Plan climat des questions liées à la biodiversité, tout aussi importantes que celles climatiques et intimement liées, ainsi que la mise en exergue des avantages pour notre économie d’une politique climatique ambitieuse. Protéger le climat n’est pas une corvée, mais bien une source de nombreux bénéfices, que cela soit en termes d’emplois, de diversification du tissu économique, de santé publique, de préservation du patrimoine naturel ou de qualité de vie. Envisager les choses de cette manière, en termes d’opportunités plutôt que d’obstacles, est un changement de paradigme important.

Le Plan climat du Conseil d’Etat s’articule en parfaite complémentarité avec l’initiative cantonale « Pour la protection du climat » que les Vert∙e∙s ont déposée en décembre 2019, et qui entend graver dans notre Constitution cantonale la lutte contre le réchauffement climatique de la part des communes et du Canton, ainsi que le désinvestissement des énergies fossiles de la part des sociétés détenues entièrement ou partiellement par ces institutions. Ces exigences n’étant pas formellement posées dans le Plan climat, l’initiative des Vert∙e∙s en est le complément parfait !

Si les Vert∙e∙s saluent cette « boussole climatique » dont dispose désormais le Conseil d’Etat, ils et elles sont toutefois conscient∙e∙s que la route est encore longue, et que le passage de la parole aux actes ne se fera pas tout seul. Ce Plan climat ne doit pas être une énième stratégie, mais un catalyseur de l’action gouvernementale. Pour les Vert∙e∙s, il est ainsi fondamental que les mesures prévues soient financées sur le long terme, au-delà de la fin de cette législature. Il en va de notre avenir et de celui des générations futures.

Les Vert∙e∙s seront ainsi particulièrement attentives et attentifs à ce que l’ensemble des mesures proposées soient mises en place rapidement et enjoindront notamment le Grand Conseil à ne pas détricoter la cohérence globale et indispensable de l’action en faveur du climat.

Interventions parlementaires

S’il y avait un lien entre biodiversité et épidémie ?

Interpellation

Le 21 avril dernier, le professeur Calandra, chef du service des maladies infectieuses au CHUV, a fait une présentation à propos du COVID-19, au Bureau élargi de notre Grand Conseil . À la diapositive n° 6, il est présenté un graphique illustrant un lien entre réchauffement climatique, baisse de la biodiversité et augmentation des maladies infectieuses.

Le lien entre le réchauffement climatique et la baisse de la biodiversité est évident, bien connu et peu surprenant. En effet, la biodiversité marine dépend de l’acidification des océans, qui est liée à la concentration de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. La biodiversité terrestre, elle, dépend de la variabilité du climat, par exemple de phénomènes climatiques extrêmes (sécheresses ou inondations), qui influe directement sur les écosystèmes. Le phénomène est d’ailleurs tellement massif que l’on parle d’effondrement de la biodiversité.

En revanche, le lien entre la baisse de la biodiversité et l’augmentation des maladies infectieuses est moins intuitif et plus étonnant.

Dans de nombreuses publications scientifiques, mais également selon l’OMS et d’autres instances internationales, cette corrélation est expliquée par le fait que plus la biodiversité est forte, plus il y a de microbes circulant à faible bruit, c’est-à-dire que ces derniers se transmettent mal. Mais lorsque la biodiversité chute, souvent à cause de la réduction de l’habitat sauvage, nous favorisons les contacts et la transmission. Des dizaines d’exemples (Ebola, SRAS, Peste noire, maladie de Lyme, la grippe porcine, etc…) semblent avoir pour cause une perturbation de l’équilibre de la biodiversité et d’une diminution ou d’une modification de l’aire d’habitats de certains animaux sauvages, souvent à la suite d’interventions humaines.

L’élevage intensif est un facteur aggravant : la proximité entre animaux sauvages et d’élevage favorise  la transmission de pathogènes d’origine animale aux humains. De plus, l’élevage industriel est – directement ou indirectement (production de soja pour le fourrage) une cause majeure de la destruction des forêts tropicales ainsi que des milieux naturels chez nous (notamment à travers les émissions azotées et d’ammoniac ainsi que de méthane). 

Bien sûr, dans un futur très immédiat, la priorité absolue est de venir rapidement en aide aux personnes les plus défavorisés. Mais cela ne devrait pas empêcher de se poser des questions sur le mode de vie que nous souhaitons à l’avenir. Durant cette période de semi confinement, nous avons, je l’espère, réfléchi à notre futur. De nombreuses lettres de lecteurs et d’autres actions citoyennes témoignent du fait que les gens y ont effectivement réfléchi et ne souhaitent pas continuer comme avant. Il faut donc donner suite à ces souhaits tant de fois exprimés et les traduire en actions au niveau politique.

Rappelons de plus, que 60% des animaux sauvages ont disparu ces 40 dernières années. Vous conviendrez que ces chiffres incitent à l’action et qu’il serait certainement moins cher ni compliqué de prévenir que de guérir.

Nous avons donc l’honneur de déposer une interpellation invitant le Conseil d’État à répondre aux questions suivantes :

  1. Ce lien entre biodiversité et propagation des maladies infectieuses est-il connu et identifié par le Conseil d’Etat ?
  2. Si oui, quelles sont les mesures environnementales que le canton de Vaud doit prendre pour prévenir de nouvelles épidémies (sur son territoire, ou dans le cadre de collaborations internationales, par exemple pour l’aide au développement) ?
  3. Dans quelles proportions les budgets dédiés au plan et à l’application du plan d’action biodiversité doivent-ils être augmentés pour lutter contre ce problème ?
  4. L’office fédéral de l’environnement estime que : « Les coûts résultant du déclin de la biodiversité et des services écosystémiques de par le monde sont estimés à des milliards de francs par an. Dans l’Union européenne, les coûts annuels de l’inaction sont estimés à environ 7% du produit intérieur brut (L. Braat et P. ten Brink, the cost of Policy Inaction). Pour la Suisse également, le coût de l’inaction se révèle plus important que celui de la protection efficace de la biodiversité aujourd’hui. ». Est-ce que ces coûts incluaient des épisodes d’épidémie comme nous le vivons actuellement ?
  5. Dans quelle mesure les secteurs en lien direct avec la biodiversité (tels que l’agriculture, la gestion des forêts et des biotopes, etc.) doivent être repensés et soutenus afin d’inverser la tendance ?

Maurice Mischler

Communiqué 2020

Trois NON pour protéger la biodiversité et la cohésion sociale

Les Vert∙e∙s vaudois∙es réuni-e-s ce soir en comité élargi à Lausanne ont arrêté leurs recommandations de vote en vue de la votation fédérale du 17 mai prochain. C’est trois fois NON à la révision de loi sur la chasse, à l’initiative UDC contre la libre-circulation et aux allègements fiscaux pour familles aisées. Les Vert∙e∙s s’engageront particulièrement fortement dans le canton contre la révision de loi sur la chasse en pilotant le comité vaudois contre cet objet qui mettrait en danger les espèces devant être pourtant protégées, a fortiori à l’heure d’une si forte chute de la biodiversité des espèces.

NON à la Modification de la loi fédérale sur la chasse

A l’origine conjointe du référendum lancé au plan national, les Vert∙e∙s refusent la modification de loi sur la chasse soumis au peuple en mai prochain. Il est insensé d’ainsi démanteler la protection des espèces en permettant aux cantons d’autoriser le tir de certaines espèces menacées ou protégées. D’autant que les espèces protégées peuvent d’ores et déjà être régulées, mais en respectant les cautèles légales nécessaires. Les Vert∙e∙s refusent, en outre, les « tirs préventifs » qui autoriseraient à tuer des animaux protégés lorsqu’il n’existe qu’une probabilité qu’ils puissent causer des dommages, sans en avoir encore causé aucun. Afin de régler les conflits avec les grands prédateurs, de vraies mesures préventives sont plutôt nécessaires pour permettre une meilleure cohabitation entre animaux sauvages et de rente, en soutenant, par exemple, la protection des troupeaux. Les tirs préventifs ne résolvent rien. Cette modification de loi est d’autant plus inacceptable en cette époque de chute drastique de la biodiversité où de plus en plus d’espèces disparaissent, en Suisse et dans le monde.

NON à l’initiative populaire « Pour une immigration modérée (initiative de résiliation) »

Les Vert∙e∙s vaudois∙es recommandent, en outre, de refuser l’initiative de résiliation de l’UDC dont le but n’est pas vraiment de limiter l’immigration mais bien de supprimer les mesures d’accompagnement, et donc d’attiser la sous-enchère salariale, alors que les Vert∙e∙s défendent des salaires équitables et des conditions de travail dignes pour toutes et tous. Par ailleurs, les Vert∙e∙s s’engagent pour une politique migratoire constructive et équitable qui protège les personnes, rejette l’isolationnisme et refuse le dénigrement. L’initiative priverait de leurs droits les migrant-e-s établi-e-s en Suisse puisque libre circulation des personnes a permis aux citoyen-ne-s européen-ne-s qui vivent ici de ne pas être discriminé-e-s- par rapport aux Suisses.

NON à la modification de la loi fédérale sur l’impôt direct (LIFD)

Enfin, les Vert∙e∙s refusent les cadeaux faits aux familles les plus riches en modifiant la LIFD. En effet, de par la forte progressivité de l’IFD, cette mesure profitera majoritairement aux familles dont le salaire imposable annuel dépasse les 150’000 francs. Cette mesure ne viendra donc pas en aide aux jeunes familles, ni aux familles les plus modestes. Les Vert∙e∙s s’engagent, eux, pour une politique familiale durable et sociale : ces 370 millions de francs devraient plutôt être investis dans les allocations familiales, des subventions aux crèches ou encore dans un congé parental. Et ainsi vraiment bénéficier à toutes et tous.

Communiqué 2019

Biodiversité : Un plan d’action cantonal positif qu’il faudra financer

Les Vert∙e∙s vaudois∙es saluent le Plan d’action vaudois pour promouvoir la biodiversité présenté ce matin par le Conseil d’Etat. Une action urgente est en effet nécessaire pour préserver ce qui peut encore l’être. L’ambition manifestée par ce plan est donc bienvenue, mais des moyens financiers importants seront nécessaires pour la traduire en actes. Les Vert∙e∙s vaudois∙es suivront donc de près la mise en œuvre des mesures prévues pour s’assurer de leur réalisation effective, le plus rapidement possible.

Les Vert∙e∙s se réjouissent que le Canton reconnaisse la gravité de la situation et l’urgence d’agir en matière de biodiversité. La Suisse a pris un grand retard en la matière[1]. C’est malheureusement aussi le cas du Canton de Vaud qui, 10 à 20 ans après l’échéance des délais fixés dans les ordonnances fédérales, n’a toujours pas affecté nombre de biotopes d’importance nationale en zone protégée. Ils saluent donc les mesures et projets pilotes annoncés, notamment le but d’affecter 17% du territoire en zone protégée par des mesures contraignantes d’ici 2025-2030.

Toutefois, le plan d’action s’adresse en premier lieu aux services de l’administration cantonale. Comme le reconnaît lui-même le Conseil d’Etat, l’action du Canton ne suffit pas pour arrêter l’effondrement de la biodiversité. Or, le plan ne contient pratiquement aucune mesure contraignante à l’égard des communes et des privés. Le Plan directeur cantonal contient pourtant des objectifs intéressants en matière de biodiversité (liaisons biologiques; territoires d’intérêt biologique prépondérant. Ceux-ci mériteraient d’être relayés dans la législation cantonale

.

Les Vert∙e∙s demandent donc que la révision annoncée de la LPNMS remédie à ces carences et prévoie une protection efficace des biotopes (d’importance nationale, régionale et communale). L’aménagement du territoire doit aussi être mis au service de la biodiversité, notamment pour assurer une vraie politique de compensation écologique. Il appartient au Canton de veiller à la mise en œuvre des objectifs de biodiversité du PDCn ainsi que de la législation fédérale (LPN, LEaux, LAT) lors de la révision des PGA des communes en cours , en déclassant les territoires nécessaire pour la réalisation de l’infrastructure écologique et en renforçant la biodiversité, notamment dans les espaces bâtis. Il s’agit également d’adapter les règlements communaux afin d’impliquer les propriétaires privés, habitants et locataires dans la promotion de la biodiversité.

Il est en outre nécessaire de systématiquement prendre en compte la biodiversité dans toutes les politiques et actions, dans tous les secteurs et à chaque niveau, comme le demandent d’ailleurs les Vert∙e∙s dans leur papier de position[2].

Les Vert∙e∙s saluent, en outre, l’effort annoncé pour la réalisation de l’infrastructure écologique, y compris la revitalisation des cours d’eau. Il faudra toutefois accélérer la cadence, car la biodiversité s’effondre et le temps presse. Ils demandent donc :

•    de rendre entièrement fonctionnel tout le réseau écologique cantonal d’ici 5 ans ;
•    d’améliorer rapidement le réseau cantonal des cours d’eau et des lacs, avec au moins 5 km linéaires de revitalisations chaque année ;
•    de doubler la surface des aires protégées dans le canton.

En moyenne 2 km de cours d’eau sont renaturés chaque année; ceci est absolument insuffisant au vue de la situation catastrophique des milieux d’eau douce et humide. Étant donné l’urgence, il ne suffit plus de miser sur l’incitation et des projets pilotes, mais, au besoin, le Canton doit pouvoir se substituer aux communes qui n’agiraient pas.

En outre, les plus belles idées doivent être financées et les Vert∙e∙s intervenaient encore tout récemment par la voix de Séverine Evéquoz et d’Olivier Epars pour demander davantage de moyens financiers pour réaliser effectivement les mesures nécessaires à la préservation de l’environnement et à l’enraiement de la perte en biodiversité.

Finalement, il est également nécessaire de renforcer les ressources humaines des services spécialisés, notamment la DGE Biodiv, financièrement et en ETP, pour pouvoir remplir efficacement toutes les tâches que le plan d’action lui attribue. Les moyens prévus en page 49 semblent très insuffisants.


[1] La Convention mondiale sur la biodiversité de Nagoya définit 20 objectifs de biodiversité qui auraient déjà dus être atteints en 2020

[2] http://www.verts-vd.ch/wp-content/uploads/2019/01/Papier_position_biodiversite_190119_DEF_AG.pdf

Interventions parlementaires

Valoriser le fonds cantonal pour la protection de la nature

Motion

En avril 2019, un organisme intergouvernemental indépendant comprenant plus de 130 Etats-membres (IPBES), a publié un rapport qui dresse un bilan alarmiste sur l’état de la biodiversité dans le monde. Les 355 experts qui ont contribué à la rédaction du rapport indiquent que « la nature décline globalement à un rythme sans précédent dans l’histoire humaine – et le taux d’extinction des espèces s’accélère, provoquant dès à présent des effets graves sur les populations humaines du monde entier.

A travers son programme de législature, le Conseil d’Etat s’est déjà engagé à « Établir et mettre en œuvre un plan d’action en faveur de la biodiversité avec le soutien de la Confédération )). Pour mettre en oeuvre les actions prévues par le plan d’action du canton, des moyens financiers supplémentaires devront être dégagés. Le canton dispose d’un fonds pour la protection de la nature (article 37 LPMNS). Or, celui-ci est actuellement insuffisamment doté pour soutenir une politique en faveur de la biodiversité qui soit à la hauteur des défis auxquels nous sommes confrontés.

La Confédération prévoit des financements pour la mise en œuvre des conventions-programmes conclues avec les cantons. Celles-ci permettent notamment de protéger et de gérer des objets de biotopes contenus dans les divers inventaires fédéraux. Pour un franc investi par le canton, la Confédération en injecte deux. Pourtant, le manque de moyens financiers cantonaux empêche aujourd’hui le canton de toucher l’entier de la manne financière de la Confédération. En effet, comme le rappelle le Conseil d’Etat dans sa réponse à l’interpellation Evequoz (17.INT.46), en 2018, le canton n’a pas pu «obtenir l’ensemble des subventions fédérales disponibles faute de ressources cantonales suffisantes».

Au niveau des valeurs naturelles régionales, peu de moyens ont été déployés pour soutenir les démarches locales, or les enjeux en matière de biodiversité sont centraux à cette échelle. Ces biotopes qui structurent le tissu territorial, permettent de connecter les biotopes d’intérêt national.
Des actions fortes doivent donc être envisagées pour préserver ce patrimoine naturel, sans quoi de nombreuses espèces disparaîtront. Les communes ont donc aussi besoin des ressources du canton pour faciliter la mise en oeuvre des mesures en faveur de la nature, du paysage et de L’infrastructure écologique (REC). On pense notamment aux inventaires d’arbres monumentaux, du patrimoine naturel, à la lutte contre les plantes envahissantes, aux mesures de promotion de la nature, ou à celles qui accompagnent le changement climatique (points d’eau, nouvelles plantations, toitures végétalisées). Ce soutien ne peut pas toujours être assuré, faute de moyens tant humains que financiers suffisants.

Faute de moyens financiers suffisants, le canton doit en outre renoncer à soutenir certaines actions menées par les communes, les associations ou les privés en faveur de la biodiversité. II conviendrait ainsi d’envisager un système de financement analogue à celui de la Confédération, qui permettrait de faire percoler les moyens financiers du Canton à travers les communes aux citoyens, pour soutenir des actions privées en faveur de la biodiversité par exemple en milieu bâti.

Ce fonds doit donc être doté de moyens supplémentaires pour pouvoir mettre en oeuvre une politique de protection de la biodiversité ambitieuse.

Ainsi, les motionnaires demandent au Conseil d’Etat de présenter au Grand Conseil un décret visant à doter l’actuel Fonds cantonal pour la protection de la nature de moyens supplémentaires pour permettre au canton :

  • de remplir ses obligations fédérales et régionales ;
  • de mettre en oeuvre le plan d’action cantonal en faveur de la biodiversité ;
  • de soutenir les actions communales et privées visant à protéger, valoriser et développer leur patrimoine naturel ;
  • de prévoir des ressources humaines supplémentaires pour accompagner la mise en oeuvre de ces nouvelles mesures.

Le décret proposera en outre un règlement d’utilisation du fonds adapté aux nouveaux objectifs fixés.

Séverine Evéquoz et Olivier Epars

Actes Verts

Actes Verts n°54 – Un Fonds cantonal sur la protection de la nature adapté aux nouveaux objectifs

Mais à quoi pourrait bien servir le Fonds cantonal sur la protection de la nature ?

Certes, le Conseil d’Etat s’est déjà engagé, dans son programme de législature, à « Établir et mettre en œuvre un plan d’action en faveur de la biodiversité avec le soutien de la Confédération », encore faut-il qu’il s’en donne les moyens. Car si le canton dispose d’un Fonds pour la protection de la nature (article 37 LPMNS), ce dernier est actuellement insuffisamment doté pour soutenir une politique en faveur de la biodiversité qui soit à la hauteur des défis auxquels nous sommes aujourd’hui confronté·e·s.

La Confédération prévoit des financements pour la mise en œuvre des conventions-programmes conclues avec les cantons. Pour 1CHF investi par le canton, la Confédération en injecte 2. Pourtant, là aussi, le manque de moyens financiers cantonaux empêche aujourd’hui le canton de toucher l’entier de la manne financière de la Confédération. Le Conseil d’Etat l’avouait lui-même dans sa réponse à l’interpellation Evequoz (17_INT_46), en 2018, écrivant n’avoir pas pu « obtenir l’ensemble des subventions fédérales disponibles faute de ressources cantonales suffisantes ».

Au niveau local, trèspeu de moyens ont été affectés pour soutenir les démarches entreprises, or les enjeux en matière de biodiversité sont centraux à cette échelle car les biotopes qui structurent le tissu territorial permettent de connecter les biotopes d’intérêt national. Des actions fortes doivent donc être envisagées pour préserver ce patrimoine naturel, sans quoi de nombreuses espèces disparaîtront.

Enfin, faute de moyens financiers suffisants, le Canton doit aussi renoncer à soutenir certaines actions menées par les communes, les associations ou les privés en faveur de la biodiversité. Il conviendrait ainsi d’envisager un système de financement analogue à celui de la Confédération, qui permettrait de faire percoler les moyens financiers du Canton à travers les communes aux citoyens, pour soutenir des actions privées en faveur de la biodiversité par exemple en milieu bâti.

L’enjeu est de taille pour les villes et les communes. Leur territoire est en mutation et l’ensemble des acteurs doit pouvoir agir pour la biodiversité dans ce cadre. Les toitures végétalisées, espaces verts de qualité, potagers urbains, alignements d’arbres, sont aussi des composantes de l’infrastructure écologique. Leur mise en œuvre dépend le plus souvent du bon vouloir des maîtres d’ouvrages, notamment lorsqu’il n’y a pas de contraintes légales pour l’exiger. Aussi, des incitations financières permettraient de faire le déclic, en particulier dans les secteurs de la construction, de l’immobilier, de l’aménagement d’espaces publics et dans le domaine des actions citoyennes.

L’exemple du canton de Genève est intéressant. Il s’est doté en 2012 d’une loi sur la biodiversité incitative (LBIO M 5 15) afin d’encourager la concrétisation de projets sur base d’incitations financières. Il est désormais de plus en plus courant d’attribuer un financement lors de la construction d’une nouvelle toiture végétalisée ou d’un potager urbain, pour autant que ceux-ci répondent aux enjeux de la biodiversité, améliorent le cadre de vie et intègrent la participation citoyenne. Petit à petit l’infrastructure écologique se concrétise avec la coopération d’acteurs diversifiés, dont les communes sont la pierre angulaire.

Si le Fonds cantonal pour la protection de la nature doit être doté de façon bien plus conséquente, son règlement doit, quant à lui, être revisité pour aller dans le sens des besoins et enjeux mentionnés. La motion demande que le décret qui sera émis par le Conseil d’Etat propose un règlement d’utilisation du fonds adapté aux nouveaux objectifs fixés.

Séverine Evéquoz et Olivier Epars, députés au Grand Conseil

Communiqué 2019

Des fonds pour passer des intentions aux actes en faveur de la biodiversité

Les études se suivent et se ressemblent, avec toujours le même constat alarmant :  la moitié des habitats et un tiers des espèces sont menacés ; les populations animales et végétales indigènes ont drastiquement chuté en 20 ans à peine ; et les insectes, et avec eux les oiseaux, disparaissent. Il est donc plus que temps d’agir pour préserver ce qui peut encore l’être de biodiversité. C’est pourquoi les Vert∙e∙s demandent aujourd’hui au Conseil d’Etat davantage de moyens pour le Fonds cantonal pour la protection de la nature et d’édicter un règlement d’utilisation du fonds adapté aux nouveaux objectifs fixés. Car les plus belles intentions ont besoin de moyens pour pouvoir être réalisées.

En avril 2019, un organisme intergouvernemental indépendant comprenant plus de 130 Etats (IPBES) a publié un rapport qui dresse un bilan alarmiste sur l’état de la biodiversité dans le monde. Les 355 experts ayant contribué à la rédaction dudit rapport indiquent que « la nature décline globalement à un rythme sans précédent dans l’histoire humaine – et le taux d’extinction des espèces s’accélère, provoquant dès à présent des effets graves sur les populations humaines du monde entier ».

Si le Conseil d’Etat s’est déjà engagé, dans son programme de législature, à « Établir et mettre en œuvre un plan d’action en faveur de la biodiversité avec le soutien de la Confédération », encore faut-il qu’il s’en donne les moyens. Car si le canton dispose d’un Fonds pour la protection de la nature (article 37 LPMNS), ce dernier est actuellement insuffisamment doté pour soutenir une politique en faveur de la biodiversité qui soit à la hauteur des défis auxquels nous sommes aujourd’hui confronté∙e∙s.

En outre, la Confédération prévoit des financements pour la mise en œuvre des conventions-programmes conclues avec les cantons. Pour 1CHF investi par le canton, la Confédération en injecte 2. Pourtant, là aussi, le manque de moyens financiers cantonaux empêche aujourd’hui le canton de toucher l’entier de la manne financière de la Confédération. Le Conseil d’Etat l’avouait lui-même dans sa réponse à l’interpellation Evequoz (17_INT_46), en 2018, écrivant n’avoir pas pu « obtenir l’ensemble des subventions fédérales disponibles faute de ressources cantonales suffisantes ». 

Au niveau local troisièmement, peu de moyens ont été affectés pour soutenir les démarches entreprises, or les enjeux en matière de biodiversité sont centraux à cette échelle car les biotopes qui structurent le tissu territorial permettent de connecter les biotopes d’intérêt national. Des actions fortes doivent donc être envisagées pour préserver ce patrimoine naturel, sans quoi de nombreuses espèces disparaîtront. 

Enfin, faute de moyens financiers suffisants, le Canton doit aussi renoncer à soutenir certaines actions menées par les communes, les associations ou les privés en faveur de la biodiversité. Il conviendrait ainsi d’envisager un système de financement analogue à celui de la Confédération, qui permettrait de faire percoler les moyens financiers du Canton à travers les communes aux citoyens, pour soutenir des actions privées en faveur de la biodiversité par exemple en milieu bâti.

Les député∙e∙s Vert∙e∙s Séverine Evéquoz et Olivier Epars demandent donc que le Fonds soit urgemment doté de moyens supplémentaires pour pouvoir mettre en œuvre une politique de protection de la biodiversité ambitieuse, plus que jamais nécessaire.

Communiqué 2019

Climat : un engagement local pour pallier l’immobilisme global

Le climat se dérègle toujours plus ; les évènements météorologiques extrêmes sont de plus en plus fréquents et intenses ; les canicules et les sécheresses se généralisent tout comme les épisodes pluvieux et neigeux hors norme. Même les orages deviennent de plus en plus menaçants. Les activités humaines sont à l’origine de ce dérèglement, en augmentant sans cesse les quantités de gaz à effet de serre, en particulier de CO₂, dans l’atmosphère et de fait la température globale. Alors que les divers pays du monde peinent à se coordonner pour une action efficace, et que la majorité bourgeoise au Parlement fédéral empêche toute avancée en la matière, les Verts agissent au niveau communal pour enfin obtenir des avancées concrètes. Ils déposeront dans près d’une vingtaine de conseils communaux des interventions pour limiter nos émissions de CO₂ et soutenir les Vaudoises et les Vaudois dans leurs efforts d’action écologique.

Alors que le climat se dérègle toujours plus sous le poids des activités humaines, et qu’une prise de conscience sans précédent a lieu auprès de la jeune génération qui devra vivre avec les conséquences de nos actes et de nos décisions présentes, des progrès et des actions concrètes peinent à se réaliser. Que ce soit sur le plan global, l’Accord de Paris n’est toujours pas respecté plus de 3 ans après sa signature, ou au plan national, avec un Parlement à majorité de Droite qui rechigne à réguler la moindre émission de CO₂, les décision prises ne sont pas à la hauteur de l’enjeu. Et pourtant, le temps presse !

Alors que le canton de Vaud a lancé l’élaboration d’un « Plan climat », les Verts souhaitent accélérer les choses en passant par les communes, également partie prenante dans la lutte contre le réchauffement climatique et la nécessaire transition vers une société « zéro carbone ». En effet, tant la Constitution vaudoise que la Loi vaudoise sur l’énergie, à son article 10 alinéa 2, nous rappelle que Canton et communes doivent «  (…) mett(re) en œuvre des démarches adéquates pour contribuer à la diminution des émissions de CO2 et autres émissions nocives. »

C’est pourquoi les conseillères er conseillers communaux Verts interviendront ces prochains mois dans les communes afin de proposer divers axes d’action concrets pour réduire ces émissions néfastes. Parmi les solutions proposées :

-la perception, par la commune, d’une taxe sur l’électricité (indemnité de 0,7 cts par kilowattheure (kWh)) distribuée sur le territoire communal et/ou d’une taxe communale affectée aux énergies renouvelables, à l’éclairage public, à l’efficacité énergétique et/ou au développement durable. La réaffectation du produit de cette/ces taxe(s) permettrait ensuite de subventionner des actions écologiques entreprises par la population (tel l’achat d’électroménagers de classes énergétiques A+++, le remplacement de chauffages à mazout par des pompes à chaleur, l’installation de panneaux solaires) ou par l’administration communale (isolation de bâtiments, installation de panneaux solaires) ;

-la mise en place d’un « plan climat communal » fixant une stratégie d’action et des objectifs chiffrés en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre sur le territoire des communes, ainsi que les moyens pour y parvenir (avec des objectifs internes à l’administration communale, ou l’établissement de mesures incitatives pour la population et les entreprises).

En outre, même en limitant le réchauffement à 1.5°C, les effets du réchauffement étant d’ores et déjà inévitables, les principaux risques pour la population et pour la biodiversité à l’échelle de la commune doivent être identifiés en tenant compte de ses caractéristiques géographiques, et les mesures adéquates pour en minimiser l’effet immédiatement adoptées.

Les Verts espèrent ainsi que, par le niveau local, des changements concrets soient désormais implémentés, inspirant le niveau national à enfin appliquer de manière ambitieuse les engagements pris par la Confédération via la signature de l’Accord de Paris.

Interventions parlementaires

Des arbres pour le climat !

Postulat

Au moins 20% de surface en plus pour les arbres dans les villes et villages du canton d’ici à 2030 !

Les arbres produisent de l’oxygène et captent le CO2. Et ils rendent de nombreux autres services. Parmi les récentes études : L’étude « Nos arbres » publiée par le groupement d’experts GE-21 abouti à la conclusion qu’il faudrait augmenter le pourcentage de sol ombragé, grâce aux arbres, pour s’adapter aux impacts du réchauffement climatique. Dans un récent article de la Tribune de Genève, les auteurs de l’étude indiquaient que la surface dédiée aux arbres devrait augmenter de 20% d’ici à 2050 dans le périmètre étudié à savoir l’ensemble du canton de Genève. Le pourcentage du sol ombragé par les arbres passerait ainsi de 21 % à 25%.

En plus de l’ombrage bénéfique, l’étude identifie les contributions suivantes : leurs contributions à la détente et la récréation, leur diversité biologique et capacité d’accueil d’autres espèces (par exemple, l’intérêt des vieux arbres pour l’habitat des oiseaux et les chauve-souris) leur capacité à atténuer les pics de chaleurs estivales et l’épuration des micropolluants.

Cette étude s’est donné pour objectif de cartographier les indicateurs décrits ci-dessus, ce qui a permis d’identifier les zones déficitaires en arbres pour chacun de ses services. La littérature indique que typiquement, un arbre génère un surplus net de services 10-20 ans après sa plantation. Les grands arbres (>20m de hauteur) contribuent donc très fortement aux services écosystémiques.

Les arbres sont potentiellement vulnérables aux nouvelles maladies, à un changement du climat et une accentuation de l’effet îlot de chaleur urbaine.

Les pistes évoquées dans cette étude pour se prémunir partiellement contre la perte dramatique desservies écosystémiques sont d’améliorer les conditions de plantation et de choisir des espèces et variétés méridionales capables de survivre dans un climat plus chaud et sec.

Bien géré, le patrimoine arboré peut contribuer à une bonne qualité de vie. II mérite par conséquent de faire partie de l’aménagement du territoire. L’étude suggère qu’un plan de gestion soit établi, de manière participative et mis à jour régulièrement.

Pour aboutir à ces résultats, l’étude a posé les questions suivantes :

  • Existe-il trop, ou trop peu d’arbres sur le périmètre étudié ?
  • Ou faudrait-il planter des arbres en priorité ?
  • Faudrait-il privilégier de nombreux petits ou quelques grands arbres?
  • Comment améliorer la manière de planter les arbres ?
  • Quelles espèces et essences faudrait-il privilégier pour les futures plantations ?

Tant de questions pertinentes et de résultats intéressants proposés par cette étude. Quant est-il dans les zones bâties des villes et villages vaudois ? Au moment de définir une politique climatique et un plan d’action biodiversité, le présent postulat demande au Conseil d’Etat d’étudier l’opportunité de mener une étude similaire et de définir des objectifs et les mesures y relatives – respectant le principe de subsidiarité et les compétences des communes – afin que les surfaces dédiées aux arbres dans les villes et les villages du canton soient augmentées d’au moins 20% d’ici à 2030.

Séverine Evéquoz

Communiqué 2018

Il est temps de s’occuper dare-dare de nos abeilles !

Le 20 mai est désormais la « Journée mondiale de l’abeille » sur décision de l’Organisation des Nations Unies (ONU).  L’occasion de rappeler que près d’un tiers de la production de nourriture à l’échelle mondiale dépend directement de l’activité des pollinisateurs tels que l’abeille. Pourtant les abeilles ont de plus en plus tendance à disparaître, fragilisées avant tout par l’agriculture intensive et son cortège de traitements chimiques. Le député des Verts Jean-Marc Nicolet déposera mardi au Grand conseil un postulat pour soutenir et renforcer l’apiculture dans le canton de Vaud.

Le rôle des abeilles dans notre survie alimentaire est crucial. A travers la pollinisation des plantes, elles favorisent en effet la production agricole, assurant ainsi la sécurité alimentaire. Sans oublier la haute valeur nutritive des produits apicoles que sont le miel, la gelée royale ou encore le pollen.

En 2010 déjà, la députée des Verts Claudine Dind déposait une interpellation intitulée « Quelle stratégie pour tenter d’enrayer la disparition des abeilles dans notre canton ? ».

Le Conseil d’Etat se montrait alors fataliste et résigné, arguant que notre canton ne disposait ni des ressources matérielles, ni des compétences scientifiques nécessaires à la réalisation d’investigations sérieuses sur les causes de l’« effondrement » des colonies d’abeilles sur son territoire.

Depuis, en 2014, le Grand conseil a adopté la Loi d’application de l’ordonnance fédérale sur l’aide au Service sanitaire apicole (SSA) suisse. Une loi qui pérennise une subvention cantonale au SSA de CHF 30’000 par année en vue de promouvoir la santé des abeilles via la formation, la prévention et les traitements.

Mais aujourd’hui, qu’en est-il de la volonté politique enfin affichée en 2014 de se donner quelques moyens de porter secours au rucher vaudois et à nos apicultrices et apiculteurs ? Un des problèmes récurrents semble être la non-obligation, pour les apicultrices et les apiculteurs, d’adhérer à une société apicole et de participer à des activités de formation et d’information, ce qui paraît pourtant primordial à l’heure où la pratique de l’apiculture évolue et change d’année en année, au gré des résultats des recherches et des avancées scientifiques. Une meilleure information permettrait aux apicultrices et aux apiculteurs de se mettre à la page et de participer activement à la lutte contre les problèmes épidémiologiques des ruchers. Ne serait-ce que parce que les listes de produits recommandés sont régulièrement mises à jour et exigent ainsi un suivi informatif.

En outre, s’il disposait de davantage de moyens, le Service de la consommation et des affaires vétérinaires (SCAV), pourrait exiger davantage d’analyses et de contrôles et assurer une meilleure formation / information / vulgarisation de terrain via la Fédération Vaudoise des Sociétés d’Apiculture (FVA) et ses organes.

Il apparaît, en effet, que le vétérinaire cantonal du SCAV ne dispose que de peu de moyens humains et financiers pour répondre à l’ensemble des problèmes qui touchent de front le rucher vaudois depuis une dizaine d’années et pour remplir son énorme et urgente mission dans le domaine du contrôle et de la coordination.

C’est dans ce sens que le député des Verts Jean-Marc Nicolet déposera son postulat mardi au Grand Conseil. Si l’ONU a reconnu l’importance de la problématique en instaurant une « Journée mondiale de l’abeille » demain dimanche, il est également temps que le canton s’engage concrètement pour la préservation de ces gardiennes du temple alimentaire.