Interventions communales

Renens – Quand les ruches et les élèves ne font plus qu’un

Postulat

Quand les ruches et les élèves ne font plus qu’un.

Abeilles et nature en ville font bon ménage. Lausanne en fait l’expérience depuis de nombreuses années et avec l’aide de l’association d’apiculture de Lausanne, la ville a aujourd’hui 12 ruches qui permettent de produire près de 400 kg de miel par an. Une étude mandatée par la ville de Lausanne a démontré récemment que le milieu urbain est particulièrement favorable pour les abeilles domestiques et sauvages qui contribuent à la biodiversité et au retour de la nature en ville.

En 2012, la ville de Renens s’était également dotée de deux ruches. Ces ruches ont connu des aléas. De plus, nous constatons que certaines personnes les voient encore comme une menace.

C’est pourquoi, par soucis de les voir dépérir je demande à la municipalité d’étudier l’opportunité de pouvoir élargir le cercle des personnes concernées. La proposition est de mettre en place un programme pédagogique autour de ces ruches avec les élèves de Renens. Par exemple, en invitant les écoles à créer une association à but non lucratif composée d’un comité regroupant des élèves, des professeurs et des professionnels. L’association peut mettre en place des partenariats avec des fondations et/ou la société romande d’apiculture et ensemble élaborer un programme ayant comme valeurs :

S’occuper des ruches

Expliquer et démontrer aux différents acteurs de l’Ecole, à leur famille ainsi qu’aux personnes du voisinage l’importance des abeilles sur notre environnement.

Développer la collaboration entre les différents acteurs de l’Ecole, leur famille et les personnes dans le but de promouvoir une activité commerciale prenant en compte les objectifs du développement durable.

Sensibiliser l’existence aux dangers et aux conséquences de l’utilisation abusive de substances chimiques sur notre environnement

Amener chacun à se questionner sur ses valeurs face à l’environnement.

L’idée derrière ce programme est de permettre aux jeunes, avec l’aide de professionnels, de produire leur propre miel et par exemple de le vendre pour financer une partie d’un voyage d’étude, une sortie de classe ou d’autres projets. Les élèves pourront ainsi voir et participer à toutes les étapes que demande la mise en place et l’entretien de ruches.

Ce programme permettra de sensibiliser les gens à l’importance des abeilles et d’encourager les jeunes ainsi que leur entourage face à l’environnement. Mais il y a aussi un aspect pédagogique et éducatif civique, cet enseignement permettra également de montrer aux jeunes comment se forme une association (statut ; AG etc.), de les initier encore plus à des sujets tels que la comptabilité, le droit ou un suivi de dossier.

Ce genre de programme a déjà été mis en place dans des écoles sur le canton de Genève. Sur l’impulsion des élèves et professeurs, cet enseignement pédagogique fonctionne depuis 4 ans sans aucune plainte et incident et renouvelle chaque année un nouveau comité, constitué de nouveaux élèves. J’ai pu avoir un retour de l’un des premiers membres du comité, il en garde de très bons souvenirs, il a appris énormément et est reconnaissant de toutes les expériences parallèles que cette association lui a enseignées, comme par exemple, avoir pu participer et gagner le concours de la fondation éthique et valeur. Ayant fait toute ma scolarité obligatoire à Renens, j’aurais été ravis en tant qu’élève de pouvoir participer à un tel projet. Il est donc tout à fait possible et je pense qu’il serait très intéressant de le faire à Renens et à moindre coûts étant donné que nous possédons déjà les ruches.

Il pourrait être envisageable de voir plus large que juste les écoles.

Jonas Kocher
Les Verts

Actes Verts

Actes Verts n° 47 – Actualité nationale et internationale

Le 24 septembre, le nouvel article constitutionnel sur la sécurité alimentaire, qui reprenait de manière non contraignante une partie de notre initiative fédérale dite fairfood, a été accepté à 78% par le peuple et tous les cantons avec un record national de 92% dans le canton de Vaud. Son influence réelle ces prochaines années n’est pas encore connue.

Le même jour la votation sur Prévoyance 2020 et son financement, largement soutenue par les Verts suisses mais qui a divisé les Verts vaudois, était refusée à une faible majorité. Presque tout le monde admet l’urgence du problème, mais chacun y va de sa solution personnelle. Il est vraisemblable, mais pas certain, que le prochain projet d’ici 3 à 4 ans au minimum, sera scindé en propositions non liées, ne traitant pas pour l’instant le deuxième pilier. L’une concernera la TVA, à titre définitif ou pour une vingtaine d’années, une autre la retraite des femmes à 65 ans avec ou sans proposition d’accompagnement social ou salarial, mais sans proposition aussi généreuse que les 70 francs. L’ampleur des propositions de détail proposées est encore inconnue et notre position ne pourra être déterminée qu’en connaissance de cause.

Le 24 septembre était aussi journée d’élections fédérales en Allemagne. Malgré des instituts de sondage qui les donnaient en perte de vitesse, les Verts allemands ont progressé de 8.4 à 8.9%.

La décision des sociaux-démocrates, probablement irréversible, de sortir du gouvernement pour entrer dans l’opposition, suite à une perte d’environ 5%, ouvre la voie à diverse possibilités. Soit on procède à de nouvelles élections et on assiste à une poussée probablement encore plus grande de l’extrême droite (12.7%) dénonçant l’incurie des autres partis et proposant du populisme anti-européen et anti-islam, soit à une coalition minoritaire très fragile, soit à ce qu’on appelle la coalition jamaïque (allusion au drapeau de cette île contenant du noir pour la CDU, du jaune pour les libéraux et du vert pour les Verts). Une telle coalition existe depuis deux mois dans le land de Schleswig-Holstein et le Baden-Wurttemberg (10 millions d’habitants), à la frontière suisse, est gouverné depuis 18 mois par une coalition Verts-CDU avec un ministre président vert (30% pour les Verts et 27% pour la CDU aux élections de mars 2016). Néanmoins les négociations s’annoncent difficiles en raison de différences fondamentales entre les libéraux et les Verts et, dans une mesure moins importante, entre les Verts et la CDU. Pour aboutir des concessions devront être faites de part et d’autre. Si cela se fait, il faut espérer que les Verts priorisent la transition écologique et le climat dans leurs revendications, un duo franco-allemand avec Nicolas Hulot pouvant offrir de grands espoirs à l’Union européenne et, par ricochet, à la Suisse.

Lors de la session qui vient de se terminer, le Conseil national a traité notre initiative alimentaire, largement refusée avec toutefois soixante élus votant pour ou s’abstenant. Principaux reproches : tout ce qui était utile dans cette initiative a été repris dans le projet accepté par le peuple le 24 septembre et le reste n’est que mine à soucis internationale vu nos revendications sur la qualité des produits importés. A prendre note pour les futurs débats.

Daniel Brélaz, conseiller national

Communiqué 2017

Porcheries vaudoises – Des mesures, enfin!

 

Dénonciations des infractions, soutien financier aux éleveurs et aux contrôles vétérinaires, formation : après tant d’interventions et de scandales, les Verts saluent les mesures enfin décrétées par le DEIS.

Les Verts sont très satisfaits des mesures annoncées par le Département de l’économie, de l’industrie et des sports (DEIS) ce matin, à savoir l’amélioration des conditions de vie des animaux, l’augmentation des subventions des porcheries « paille et soleil », ainsi qu’un budget doublé alloué aux contrôles vétérinaires. Des mesures qu’ils réclamaient depuis longtemps pour mettre fin à la situation catastrophique dans certaines porcheries du canton et garantir le bien-être des animaux.

Les Verts s’étonnent toutefois qu’il ait fallu, en l’espace d’une année, deux dénonciations largement médiatisées pour que cette situation soit prise en compte et que des mesures concrètes soient mises en place.

Les mesures présentées interviendront aussi bien au niveau du cas particulier de cette dizaine de porcheries qu’au niveau structurel des contrôles vétérinaires et de la formation des éleveurs. Les Verts sont satisfaits que l’organisation de l’élevage porcin soit envisagée dans son ensemble et sur le long terme.

Comme le Conseil d’Etat, les Verts souhaitent que le travail de qualité des agriculteurs soit valorisé et que la confiance des consommatrices et consommateurs dans leur production soit rétablie. Notre qualité de vie dépend également de celle de nos animaux et de notre environnement.

Communiqué 2017

Une rentrée sous le signe de l’écologie

Les Verts vaudois ont exposé aujourd’hui lors d’une conférence de presse les grands principes de leurs principales lignes d’action politiques pour les prochains mois. Que ce soit en matière d’aménagement du territoire, de conditions de détention des animaux dans les élevages vaudois, de promotion économique ou encore de candidature aux Jeux Olympiques d’hiver 2026, c’est la durabilité que les Verts veulent voir être mise sur le devant de la scène.

Alberto Mocchi, Président des Verts vaudois, a pour commencer insisté sur la volonté des Verts de voir davantage appliqués les principes du développement durable dans la politique vaudoise. « Il est temps de mettre l’écologie au centre de l’agenda politique » a-t-il souligné.

Cette volonté se traduit notamment dans l’aménagement du territoire. Vassilis Venizelos, chef du groupe des Verts au Grand Conseil, a indiqué que le parti serait particulièrement attentif à la LATC, loi d’application cantonale de la loi fédérale sur ce sujet. Il a notamment affirmé que « La volonté populaire de mieux protéger les terres agricoles et les paysages doit être respectée ». Plus généralement, les Verts souhaitent voir une politique du territoire plus axée sur l’intérêt général que sur la défense de quelques intérêts particuliers, avec un engagement fort du canton pour accompagner les communes dans la mise en oeuvre de la loi fédérale.

Autre sujet important pour le parti, celui de la bientraitance animale. « Les règles en matière de détention d’animaux existent, elles doivent être respectées » a clamé Vassilis Venizelos. Les récents évènements jettent l’opprobre sur l’immense majorité des agriculteurs vaudois qui respectent les règles et qui n’ont rien à se reprocher. Les Verts interviendront au Grand Conseil pour que les contrôles soient renforcés dans les élevages porcins et pour que des sanctions soient mises en oeuvre dans les cas les plus graves. À plus long terme, il faudra se pencher également sur les normes en matière de détention, afin d’examiner de quelles manières celles-ci peuvent être améliorées dans le canton, dans l’intérêt des animaux comme des consommateurs et des éleveurs.

Les Verts souhaitent également que la question de la candidature aux Jeux Olympiques d’hiver 2026 soit amplement débattue dans l’espace public et que ce soit au final le peuple qui puisse trancher, à l’image de ce qui s’est fait dans les Grisons. « Une organisation d’une telle ampleur ne saurait être décidée sans un soutien populaire clair » a souligné Gaëlle Lapique, membre du Bureau des Verts vaudois. C’est tout le modèle de développement des Alpes vaudoises, trop basé sur le tourisme hivernal, que les Verts souhaitent voir évoluer. Il s’agit d’aller vers un tourisme plus doux, respectueux de l’environnement et axé sur l’ensemble de l’année.

La politique de promotion économique cantonale méritera également l’attention des Verts vaudois, qui souhaitent que celle-ci se dirige vers plus de durabilité .Pour Alberto Mocchi, « Il est temps d’en finir avec cette politique de la croissance à n’importe quel prix ! ». Les Verts souhaitent que l’on établisse des critères plus stricts en matière de promotion économique et qu’un calcul des coûts et bénéfices en termes d’emploi, d’environnement, d’occupation du sol, de trafic, de rentrées fiscales, notamment, soit effectué pour chaque nouveau projet économique d’envergure, afin de déterminer quels en seraient les avantages et les inconvénients.

D’autres sujets, comme les suites données à l’initiative populaire cantonale « Pour un canton de Vaud sans extraction d’hydrocarbures » ou encore l’initiative sur les soins dentaires et le contre-projet du Conseil d’Etat occuperont une rentrée dans laquelle l’écologie politique jouera les premiers rôles.

Communiqué 2017

Maltraitance dans certaines porcheries vaudoises

Trop c’est trop !

Près d’une année après les premières interventions parlementaires demandant un renforcement des contrôles dans les porcheries vaudoises, des images choquantes mettent à nouveau en lumière de graves cas de maltraitances animales dans certains élevages. C’est la goutte qui fait déborder le vase pour les Verts vaudois, qui interviendront une fois encore au Grand Conseil pour demander avec fermeté que l’on fasse respecter la loi en matière d’élevage dans le canton.

Après une première publication d’images choc en septembre 2016, suivie d’une deuxième en janvier 2017, de nouvelles images extrêmement choquantes ont été publiées sur les réseaux sociaux par la fondation MART, montrant les conditions abominables dans lesquelles vivent des cochons dans certaines porcheries vaudoises.

Les Verts vaudois avaient interpellé le Conseil d’Etat en septembre 2016, demandant des éclaircissements quant aux pratiques en matière de contrôles des élevages, ainsi que leur renforcement.

Force est de constater qu’une année plus tard, rien ne semble avoir changé, et des pratiques scandaleuses continuent à être pratiquées dans certaines porcheries, provoquant d’atroces souffrances pour les animaux concernés et jetant l’opprobre sur les très nombreux agriculteurs vaudois qui respectent les règles et n’ont rien à se reprocher.

Les Verts monteront donc une fois encore au front et exigeront expressément un renforcement des contrôles dans les porcheries, afin que la loi soit respectée, et que la filière porcine vaudoise ne fasse plus la une des médias pour ces pratiques indignes qui affectent l’ensemble de la branche.

Interventions parlementaires

Fiscalité agricole : il faut se résoudre à réviser la loi vaudoise

Motion

Dans le délicat dossier de la fiscalité agricole, la voie devient de plus en plus étroite au niveau fédéral. Tout récemment, la Commission de l’économie et des redevances (CER) du Conseil National a décidé de recommander au plénum de se rallier à la position du Conseil des Etats et de confirmer le refus d’entrée en matière sur le projet de loi permettant de revenir à l’imposition des immeubles agricoles et sylvicoles pratiquée avant la jurisprudence du TF. On peut craindre que le cadre légal fédéral ne soit pas révisé à brève ou moyenne échéance. Seule demeure la possible atténuation (partielle) des effets de la nouvelle jurisprudence du Tribunal fédéral par voie de circulaire de l’Administration fédérale des contributions (report imposition).

La présente motion, qui s’inscrit dans le prolongement du postulat Cuérel (16-POS-219), vise à inciter le Conseil d’Etat à présenter un projet de révision de la législation cantonale permettant à la fois de régler la situation transitoire (dossiers gelés en attente), au besoin par des remises d’impôts, et de poser un cadre législatif cantonal satisfaisant pour l’avenir. Au stade de l’élaboration du projet de loi, il conviendra d’analyser de façon circonstanciée la marge de manoeuvre du canton, par rapport au cadre légal fédéral, et de procéder à une large consultation de tous les milieux intéressés.

La présente motion est délibérément large et laisse au Conseil d’Etat le choix des moyens dans le cadre de l’exposé des motifs et projet de loi. L’objectif est néanmoins clair: il s’agit de prendre toutes les mesures nécessaires pour atténuer au maximum les effets iniques de la nouvelle fiscalité agricole telle qu’elle résulte de l’arrêt du Tribunal fédéral de 2011.

Raphaël Mahaim

Interventions parlementaires

OGM : pour un nouveau moratoire de 10 ans ou une interdiction

Initiative fédérale

Pour un nouveau moratoire de 10 ans ou une interdiction des organismes génétiquement modifiés en Suisse

Dans son message, le Conseil fédéral semble indéfectiblement pour les organismes génétiquement modifiés (OGM). En effet, s’il veut prolonger le moratoire pour 4 ans, il propose dans le même temps d’introduire la coexistence alors que les OGM sont radicalement refusés par la population suisse (2015 : 66% contre 21% pour). Il semble vouloir imposer la possibilité de cultiver des OGM. En effet lors de sa dernière tentative d’introduire la coexistence dans la loi sur le génie génétique, il présentait également l’ordonnance qui fixait par exemple des distances d’isolation ou des exigences pour la séparation des flux de produits. Avec le projet actuel les parlementaires ne savent pas à quoi ils donneraient leur approbation car rien n’est précisé sur les moyens, les exigences pour éviter la contamination par des OGM. La seule chose qui est clair, c’est que la Confédération accorde les autorisations pour la culture de plantes génétiquement modifiées et peut également les imposer, contre le veto d’un canton.

Pour rappel, la loi sur l’agriculture vaudoise datant de septembre 2010 dit à son article 56 al. 2: Dans les limites de la législation fédérale, les organismes génétiquement modifiés sont exclus de la production des aliments et des végétaux. Notre Grand Conseil avait voté en février 2015 à une presque unanimité (1 non et quelques abstentions) une résolution pour le maintien d’une agriculture suisse sans OGM.

Etant donné que nous arrivons bientôt au terme du deuxième moratoire, le Parlement vaudois exerce par la présente motion, le droit d’initiative cantonale en matière fédérale. Ainsi à la fin du moratoire fin 2017, il demande au Parlement fédéral d’interdire l’utilisation d’organismes génétiquement modifiés dans l’agriculture ou de reconduire le moratoire de 10 ans dans l’agriculture au sens de l’article 197, alinéa 7, de la Constitution fédérale, par voie légale.

Ces dispositions légales doivent prévoir que les plantes, les parties de plantes, les semences à usage agricole, horticole et forestier ainsi que les animaux destinés à la production alimentaire, génétiquement modifiés, ne peuvent être ni introduits en Suisse ni être commercialisés.

Olivier Epars

Interventions communales

Trinquons aux résidus

Vevey

Interpellation

Chaque année, le plan de traitement des vignes est affiché au pilier public de la ville. Le plan de traitement indique le nombre de traitements à effectuer, avec quels produits et à quelles dates. Ce plan interpelle pour plusieurs raisons. La première, c’est le nombre de traitements prévus ; une bonne dizaine au minimum. La deuxième c’est de constater que 13 produits différents sont utilisés. Et la troisième, c’est la toxicité de tous ces produits ! Sur les 13, 7 ont une toxicité avérée sur le milieu aquatique, 6 sont qualifiés de cancérigènes probables, 4 sont toxiques par inhalation et 2 sont susceptibles de nuire à la fertilité ou au fœtus. Un seul de ces produits n’a aucune toxicité connue. Sans compter que dans le plan de traitement, jusqu’à 5 produits sont appliqués en même temps. Et personne ne connaît l’effet cocktail que ces mélanges peuvent provoquer.

Une étude commandée par Greenpeace Suisse et faite par un laboratoire indépendant allemand est sortie la semaine passée. Les résultats de cette étude sont alarmants. On constate à la lecture de ce rapport que tous les vins testés en Suisse et produits en viticulture conventionnelle contiennent des produits phytosanitaires dangereux. Sans compter les produits chimiques trouvés dans les sols, parfois très ancien comme du DDT.

On peut relever le dernier scandale en date, provoqué par le fongicide « Moon Privilege » commercialisé par Bayer et utilisé en viticulture conventionnelle. Ce fongicide a occasionné l’année dernière de graves détériorations dans les vignes. Celles de Vevey ont également été touchées. Les dégâts semblent même se poursuivre cette année malgré un arrêt immédiat de son utilisation. Eh bien santé Messieurs, Dames ! De plus en plus de vigneron(ne)s suisses renoncent aux produits de synthèse, bien conscients qu’ils ont un impact négatif sur leur santé, celle des consommateurs et sur l’environnement. De plus en plus de domaines viticoles décident de passer au bio ou à la biodynamie. 40ha sur la Côte, 15ha en Lavaux et 8ha dans le Chablais sont déjà passés en culture biologique ou biodynamique. La Ville de Lausanne et son domaine de Château Rochefort à Allaman, ainsi que des vigneronnes et vignerons à Cully et Yvorne ont relevé avec succès le défi de la biodynamie, remportant même des prix pour leurs breuvages.

Tous les signaux poussent à un changement profond des pratiques viticoles, si l’on souhaite préserver les terroirs et leur environnement sur le long terme.
Alors qu’en est-il des vignes propriétés de la Ville de Vevey ? Peut-on vraiment trinquer à notre santé et à celle du vigneron(n)e lorsque l’on boit un verre de vin des « Vignes de Vevey » ?

La Ville de Vevey, signataire de l’agenda 21, se doit de montrer l’exemple et serait bien inspirée de prendre le virage d’une viticulture biologique et/ou biodynamique, plus respectueuse de l’environnement.

Nos questions à la municipalité sont donc les suivantes:
1) Quel est l’état du vignoble veveysan suite à l’utilisation du fongicide « Moon Privilege »? Quels ont été les dégâts provoqués et persistent-ils encore aujourd’hui
2) La ville a-t-elle procédé à des analyses de sols et des vins pour vérifier la présence ou l’absence de produits chimiques et phytosanitaires?
3) Si oui, peut-on nous communiquer les résultats de ces analyses?
4) Si non, la municipalité envisage-t-elle de procéder à des analyses, par qui et quand?
5) Est-il envisageable que la commune soutienne une reconversion en culture biologique ou/et biodynamique du vignoble veveysan?

Pour les Verts de Vevey
Antoine Dormond