Communiqué, Votation

Les Vaudois signent la fin de la crise du logement

La population vaudoise s’exprimait aujourd’hui sur le référendum visant la Loi sur la préservation et la promotion du parc locatif (LPPPL). Les 55,5 % de votes en faveur de la loi sont un signal fort pour une politique du logement ambitieuse, à même de venir à bout d’une crise du logement qui n’a que trop duré.

La population vaudoise s’exprimait en ce dimanche 12 février sur le destin de la LPPPL, une loi qui protège les locataires et offre des outils pour encourager la construction de logements à loyer abordable. Le résultat est très net (55,5 % de OUI), et les Vaudois-es ont plébiscité le projet du Conseil d’Etat et du Grand Conseil, défendu par une large coalition de partis et d’associations.

Après plusieurs mois d’une campagne intense malgré la présence de sujets de votation fédéraux bien médiatisés, le comité « pour des logements abordables » – composé de partis de gauche et du centre, de l’ASLOCA et de coopératives, de la FAE et de syndicats – se félicite de ce résultat qui exprime une volonté nette de la population vaudoise qui souhaite mettre fin à la crise du logement qui touche le canton depuis plus de 20 ans.

Les communes disposeront désormais d’outils efficaces pour promouvoir la construction de logements à loyers abordables, et les locataires se verront mieux protégés contre les hausses de loyer abusives.

C’est donc une victoire pour l’ensemble de la population du canton, la crise du logement en touchant toutes les couches.

Le comité vaudois « Pour des logements abordables »

Communiqué, Votation

La LPPPL, une loi en faveur des coopératives d’habitation

La Loi sur la préservation et la promotion du parc locatif (LPPPL), qui passera en votation le 12 février prochain, peut compter sur le soutien de coopératives. Celles-ci, en promouvant un mode d’habitat différent de celui défendu par les milieux immobiliers traditionnels, sont aux premières loges pour observer les effets de la pénurie de logements abordables que subit le canton de Vaud. Pour se développer, elles espèrent bien pouvoir bénéficier des outils proposés aux communes par la LPPPL afin d’offrir davantage de logements adaptés aux besoins de la population.

Des coopératives de différentes tailles et modes de fonctionnement soutiennent la Loi vaudoise sur la préservation et la promotion du parc locatif (LPPPL), objet cantonal de votation du 12 février prochain. Ce texte crée une nouvelle catégorie de logements d’utilité publique (LUP) : le logement à loyer abordable (LAA). Celui-ci n’est pas subventionné mais bien à prix coûtant. En cela, il correspond à ce que les coopératives cherchent à offrir à la population.

La LPPPL introduit également un nouveau droit en faveur des communes : celui de fixer des quotas de LUP dans leur planification territoriale. Une telle mesure aura pour effet de faire baisser le coût des terrains, donnant ainsi une meilleure chance aux coopératives d’acquérir des parcelles afin d’y développer de nouveaux projets.

Enfin, si une commune exerce le droit de préemption offert par la LPPPL – droit qui ne peut être exercé qu’en vue de construire des LUP – elle pourra décider d’attribuer un droit de superficie à une coopérative. Ce système, en diminuant les besoins financiers de départ, bénéficie tout particulièrement aux jeunes coopératives.

Mues par la volonté d’envisager l’habitat d’une manière différente des milieux immobiliers traditionnels – plus humaine et centrée sur un intérêt général – les coopératives soutiennent la LPPPL, une loi qui les aidera à réaliser leurs projets futurs.

 

Coopérative Cité Derrière, Philippe Diesbach, président
Coopérative Le Bled, Laurent Guidetti, directeur ad interim
Coopérative du Cercle ouvrier lausannois, Philippe Mivelaz, président

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La campagne pour plus de logements à loyers abordables est lancée

Le comité vaudois « pour des logements abordables » a lancé ce matin sa campagne en faveur de la Loi sur la préservation et la promotion du parc locatif (LPPPL), objet de votation du 12 février prochain. Des personnalités politiques de la gauche et du centre ainsi que des représentants de l’ASLOCA et de la FAE ont exposé les raisons pour lesquelles cette nouvelle loi est primordiale afin de sortir de la crise du logement qui touche le canton de Vaud depuis 20 ans.

C’est dans la salle communautaire du « projet Sirius » – développé par la coopérative Cité Derrière et offrant des logements subventionnés, protégés, de la PPE à prix coûtant et des appartements en location à prix coûtant – que le comité vaudois « pour des logements abordables » a lancé sa campagne en faveur de la Loi sur la préservation et la promotion du parc locatif (LPPPL). Parmi les personnalités présentes figuraient des représentants de l’ASLOCA et de la Fédération des Associations d’Etudiants de l’Université de Lausanne (FAE), ainsi que du Parti socialiste vaudois, des Verts vaudois, du Parti Démocrate Chrétien, de Vaud Libre et de solidaritéS.

Ils ont évoqué la pénurie qui frappe notre canton depuis près de 20 ans, et les nombreux outils que la LPPPL propose aux communes et aux investisseurs pour y mettre fin, en construisant plus mais surtout mieux, dans l’intérêt de l’ensemble de la population vaudoise. Quotas de logements d’utilité publique, bonus de surface à bâtir pour qui en construit ou encore droit de préemption cadré : tels sont les instruments qui permettront de faire sortir de terre davantage de logements à loyers abordables, ceux qui font aujourd’hui cruellement défaut sur le marché.

La protection des locataires a également été abordée puisque la LPPPL, tout en incitant les rénovations énergétiques, prévoit des garde-fous pour empêcher que des travaux ne soient entrepris dans le seul but d’augmenter le loyer des logements concernés. Grâce à la LPPPL, les locataires bénéficieront du droit d’être informés et consultés lorsque des rénovations sont envisagées.

La diversité des soutiens à la LPPPL parle d’elle-même : il s’agit d’une loi pragmatique et efficace, issue d’un large consensus au Grand Conseil entre la gauche, le centre et une partie de la droite.

Si la campagne a déjà commencé sur les réseaux sociaux, le comité en faveur de la LPPPL et les organisations qui en sont membres profiteront des prochaines semaines pour exposer leurs arguments à la population vaudoise tant par une présence dans les gares et sur les marchés, que lors de séances d’informations.

 

Anne Baehler Bech, secrétaire générale de l’ASLOCA Vaud

Alberto Mocchi, président des Verts vaudois

Jessica Jaccoud, vice-présidente du PS vaudois

Axel Marion, co-président du PDC Vaud

Jérôme Christen, député Vaud libre

Hadrien Buclin, conseiller communal solidaritéS à Lausanne

Joachim Léger, co-président de la FAE

 

 

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Un comité pour le OUI à des logements à loyers abordables

Un comité réunissant associations de défense des locataires, partis politiques de gauche et du centre ainsi que syndicats s’est constitué en vue du vote du 12 février prochain sur la Loi sur la préservation et promotion du parc locatif (LPPPL). Il mettra aujourd’hui en ligne son site internet ainsi qu’une page facebook et un compte twitter. Son but : promouvoir la LPPPL : une loi qui permettra d’augmenter fortement le nombre de logements à loyers abordables sur le marché, mettant ainsi fin à plus de 20 ans de pénurie, créée et entretenue par les milieux immobiliers. Il veillera également à répondre aux contre-­‐vérités énoncées à grands coups d’annonces publicitaires par les opposants.

Depuis plusieurs semaines, un comité unitaire réunissant l’ASLOCA, les Verts, le Parti socialiste vaudois, le Parti Démocratie Chrétien , solidaritéS, Vaud Libre, l’Union syndicale vaudoise ainsi que le Syndicat des services publics, et des personnalités politiques issues de la gauche et du centre s’active pour préparer la campagne pour le OUI à la fin de la crise du logement dans le canton de Vaud.

Dans le courant de la journée, ce comité mettra en ligne le site internet de sa campagne : www.pour-­des-­logements-­abordables.ch, sur lequel il sera possible de trouver les soutiens à la campagne, les arguments en faveur de la LPPPL mais aussi des réponses aux contre-­vérités énoncées sans gêne par les milieux immobiliers qui s’opposent à la nouvelle loi. Ce site est accompagné d’une page facebook ­‐ www.facebook.com/lppploui -­ et d’un compte twitter -­www.twitter.com/lpppl_oui .

Le comité se réjouit par ailleurs des soutiens toujours plus nombreux à la LPPPL : la Fédération des Associations d’Etudiants de l’UNIL (FAE), l’AVIVO, la Fondation Solidarité Logements Etudiants (FSLE), mais aussi une association de propriétaire comme Habitat Durable, ainsi que plusieurs coopératives d’habitations et d’habitants ont rejoint cette campagne centrale pour les Vaudoises et les Vaudois. Ces soutiens de milieux très divers démontrent que la loi jouit d’une forte crédibilité, et qu’elle répond aux aspirations de celles et ceux qui veulent sortir de 20 ans de crise du logement.

Une conférence de presse sera organisée dans la première quinzaine de janvier afin de présenter en détail les arguments pour le OUI à la LPPPL ainsi que les divers soutiens et éléments de la campagne.

Anne Baelher Bech, secrétaire générale de l’ASLOCA Vaud
Alberto Mocchi, président des Verts vaudois
Jessica Jaccoud, vice-­présidente du PS vaudois
Christophe Barbezat, secrétaire général adjoint du PDC Vaud
Jean-­‐Michel Dolivo, député solidaritésS
Jérôme Christen, député Vaud libre
Julien Eggenberger, président du SSP Vaud

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Cycle atomique : Demi-vie à Fukushima

Cinéma Oblò, 18 novembre, 20h

Inspiré par la votation sur la sortie du nucléaire, Cinéma Oblò présente le film documentaire Demi-vie à Fukushima dans le cadre du Cycle Atomique (Mark Olexa & Francesca Scalisi, 2016)  En présence d’un des deux réalisateurs du film, Mark Olexa.

En 2011, un tsunami dévaste la région de Fukushima et endommage la centrale nucléaire provoquant l’évacuation massive de la population. Mais un homme va rester, malgré les radiations, afin de lutter contre l’industrie nucléaire et reconstruire la terre de ses ancêtres. L’accident de 2011 ne coûte pas seulement des milliards par année, mais il a créé une zone interdite pour des centaines d’années. Cette zone comporte des villes et des habitants qui, cinq ans après, vivent toujours dans des habitations provisoires, comme des réfugiés. Ce film montre un paysage fantomatique, mais celui-ci ne ressemble pas aux films de catastrophes typiques avec leur fumée et cendres. Les rues sont certes désertées et silencieuses, mais elles sont reprises par des plantes qui commencent à tout couvrir. C’est comme si pour la nature il y avait un après-nucléaire; il n’y en a juste pas pour des organismes aussi complexes comme nous les humains. Cela nous rappelle qu’en détruisant la nature, nous nous privons avant tout de notre propre existence.

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Cycle atomique : Into Eternity

Cinema Oblò – 16 novembre – 20h

Inspiré par la votation sur la sortie du nucléaire, Cinéma Oblò présente le film documentaire Into Eternity (Michael Madsen, 2010) dans le cadre du Cycle Atomique. En présence de Matthias Bürcher.

La gestion des déchets nucléaires met l’humanité face à des défis sans précédent: deux générations profitent de l’électricité produite, mais des milliers doivent assurer la sécurité car la radioactivité va être nocive pendant 100’000 ans environ. Ce film finlandais, tourné avant Fukushima, était optimiste quant à l’endroit pour stocker les déchets pour une durée si longue: une cave de 5km de profondeur, comme une immense pyramide inversée. Mais même si on trouve un lieu géologiquement sûr, des questions persistent sur le risque humain: comment faire comprendre aux générations après nous, qui ne parlent plus notre langue, que cette cave est un lieu où ne pas y aller? Ce film qui montre avec des images impressionnantes l’énormité du défi a gagné en 2010 le Grand Prix du Festival Visions du Réel à Nyon.

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« Demain » une économie verte en Suisse

Dans le cadre de la campagne pour l’initiative « Pour une économie verte », les comités romands invitent la population à visionner le film « Demain ». Ces projections seront suivies de discussions sur ce qu’il serait possible de faire, concrètement, dans chaque canton, pour maintenir notre qualité de vie tout en nous assurant que nos enfants et petits enfants pourront, eux aussi, encore en bénéficier. 6 projections auront lieu dans le canton de Vaud.

Suite à la publication d’une étude annonçant la possible disparition d’une partie de l’humanité d’ici 2100, les réalisateurs français Mélanie Laurent et Cyril Dion sont partis enquêter dans dix pays pour comprendre ce qui pourrait provoquer cette catastrophe et, surtout, comment l’éviter. Ils ont ainsi récolté, de par le monde, les exemples de pionniers qui réinventent l’agriculture, l’énergie, l’économie, la démocratie et l’éducation. Toutes ces initiatives positives, qui sont déjà des réalités concrètes qui ont fait leurs preuves, permettent d’esquisser ce que pourrait être le monde de demain.

L’initiative « Pour une économie verte » va dans le même sens : elle tente, par l’objectif qu’elle pose de rendre notre économie durable d’ici à 2050, d’inverser la tendance actuelle à la surconsommation, au gaspillage effréné des ressources, à la pollution croissante pour poser les bases d’une économie plus respectueuse de notre planète, garante de l’avenir et du bien-être des générations futures. Il s’agit là d’appuyer les efforts déjà consentis par les individus en matière de recyclage, de consommation responsable, ou d’économies d’énergie, en inscrivant dans notre Constitution les conditions-cadre nécessaires à un changement durable de pratiques au sein des entreprises et des collectivités publiques.

Pour partager cette vision avec la population, et discuter ensemble des possibilités concrètes d’action, 6 projections seront organisées en terre vaudoise :

-Le 26 août à Lausanne en plein-air au parc de Mon-Repos (au Zinema en cas de mauvais temps)
-Le 31 août à Epalinges au foyer de la salle des spectacles, route de la Croix-Blanche 27
-Le 5 septembre à Penthalaz, au restaurant Maison de Ville, route de la Gare 6
-Le 13 septembre à Morges, au cinéma Odéon (entrée : 10 francs)
-Le 16 septembre à Villars, à la grande salle, route du Village 6
-Le 23 septembre à Ollon, à la grande salle, chemin de la Forge (arrière du restaurant de l’Hôtel de ville)

Chaque soirée sera composée de la projection du film, suivie d’un court débat, puis d’un apéritif offert. L’entrée est libre, sauf à Morges où une entrée de 10 francs est demandée.

 

Alberto Mocchi, coprésident de l’association « Pour un canton de Vaud durable » et président des Verts vaudois
Stéphane Montangero, coprésident de l’association « Pour un canton de Vaud durable » et président du Parti socialiste vaudois
François Pointet, coprésident de l’association « Pour un canton de Vaud durable » et président du Parti vert’libéral vaudois

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NON à l’initiative dite « vache à lait »

L’initiative populaire « Pour un financement équitable des transports » a été déposée de la part des importateurs automobiles et des associations routières. Elle exige que les recettes provenant de l’impôt sur les huiles minérales soient entièrement affectées au trafic routier. Actuellement, la moitié sert à financer des tâches liées à la circulation routière et au trafic aérien, ce qui représente env. 1,5 milliard de francs par année. L’autre moitié va dans la Caisse fédérale.

Aussi bien le Conseil fédéral que le Parlement rejettent cette initiative. Les deux chambres ont également rejeté la possibilité de la lier au projet de Fonds pour les routes nationales et le trafic d’agglomération (FORTA).

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