Interventions parlementaires

Les aménagements de la place de la Gare de Villeneuve

Question orale

Gare de Villeneuve : quid de la coordination avec les aménagements locaux de la Place de la Gare et des alentours ?

Dans 15 mois exactement, l’Hôpital Riviera-Chablais ouvre ses portes, à Rennaz. Qu’en est-il de la coordination indispensable entre la desserte en transports publics du futur HRC et des aménagements locaux du quartier de la Gare ?

Andreas Wüthrich

Interventions parlementaires

Desserte en transports publics de l’Hôpital Riviera-Chablais : urgence il y a !

Question orale

Suite à la décision des citoyennes et citoyens de Villeneuve de ne pas accepter le passage du trolleybus 201 à la rue des Remparts, quel plan « B » le Conseil d’Etat prévoit-il pour une desserte en transports publics de l’Hôpital Riviera-Chablais de Rennaz qui s’ouvrira dans 15 mois ; et subséquemment, comment résoudre l’organisation du transfert modal à la Gare de Villeneuve, en particulier pour les utilisateurs de la Riviera, un bassin de quelque 80’000 habitants ?

Jean-Marc Nicolet

Interventions parlementaires

Une desserte suffisante et acceptable en transport public à l’Hôpital Riviera-Chablais?

Question orale

Les villages et villes de la plaine du Rhône, auront-il une desserte suffisante et acceptable en transport public à l’Hôpital Riviera-Chablais

Suite à la décision des citoyennes et citoyens de Villeneuve de ne pas accepter le passage du trolleybus 201 à la rue des Remparts, le tracé de cette ligne doit être requestionné. Ne serait-il pas l’occasion d’intégrer, de toute urgence, les besoins des habitants des villages et des villes de la plaine du Rhône vaudoise et valaisanne dans les réflexions de planification des transports ?

Séverine Evéquoz

Interventions parlementaires

Pour un meilleur accès à l’hôpital de Rennaz!

Question orale

Synergie entre Transports publics du Chablais (TPC) et Vevey-Montreux-Villeneuve (VMCV) pour un meilleur accès à l’hôpital de Rennaz!

Suite à la décision des citoyennes et citoyens de Villeneuve de ne pas accepter le passage du trolleybus 201 à la rue des Remparts, le tracé de cette ligne doit être requestionné. Ne serait-il pas l’occasion d’encourager une meilleure coopération entre les VMCV et les TPC pour le parcours Aigle-Villeneuve-gare, notamment par des synergies au niveau des horaires et la desserte précise?

Susanne Jungclaus Delarze

Interventions parlementaires

Gare de Villeneuve : accès pour mobilité réduite et douce

Question orale

Gare de Villeneuve : Quid de l’accès pour mobilité réduite et douce à destination ou au retour de l’HRC ?

Dans 15 mois exactement, l’Hôpital Riviera-Chablais ouvrira ses portes à Rennaz. Qu’en est-il des aménagements et adaptations indispensables de la Gare CFF de Villeneuve, et singulièrement de son adaptation à la Loi sur les handicapés, étant donné qu’actuellement pour accéder à la Place de la Gare de Villeneuve et accéder à la future halte du trolleybus 201 il y a un escalier d’une trentaine de marches à franchir ; idem pour le retour ?

Olivier Epars

Interventions parlementaires

Balance ton infirmière cochonne !

Au mois de mars dernier, plusieurs professionnel-le-s de la santé ont été alerté-e-s par un journaliste du Régional à propos d’illustrations pour le moins problématiques dans le Manuel pratique d’anesthésie, ouvrage de référence en anesthésiologie du Dr Eric Albrecht. Cet ouvrage, à disposition à la bibliothèque du CHUV et mis en référence pour de nombreux examens, contient au moins deux illustrations présentant les patientes et les infirmières comme des objets sexuels.

À juste titre, les médecins interrogé-e-s à ce sujet sont affligé-e-s et découragé-e-s. La section vaudoise de l’association suisse des infirmières et infirmiers déplore également ces images et en demandent le retrait, ce que va faire l’auteur.

Néanmoins, le Dr Albrecht ne semble pas avoir pris conscience de la portée sexiste (et pas seulement « pouvant heurter certaines sensibilités ») de ces images, pas plus que des difficultés particulières que rencontrent les femmes dans le milieu médical.

Ainsi, un tel cas démontre le sexisme structurel qui sévit et perdure dans le milieu médical : harcèlement sexuel, blagues et remarques sexistes, violences gynécologiques et obstétricales, plafond de verre, etc. Cet état de fait touche tant les praticiennes que les patientes, une majorité aux expériences de discrimination encore trop peu entendues dans un milieu où s’opposer à la culture sexiste dominante peut coûter une carrière.

J’ai donc l’honneur de poser les questions suivantes au Conseil d’Etat:

  1. Comme le Conseil d’Etat se positionne-t-il face à cet ouvrage et à ses illustrations?
  2. Le Conseil d’Etat a-t-il connaissance d’autres ouvrages contenant ce type de représentations dégradantes pour les femmes ou d’autres minorités? Si oui, que compte faire le Conseil d’Etat?
  3. Ce type d’illustrations créant un climat hostile pour les patientes, les étudiantes et les collaboratrices des hôpitaux, comment le Conseil d’Etat compte les protéger de ces attaques sexistes?
  4. Le Conseil d’Etat peut-il détailler les mesures déjà prises contre ce sexisme structurel ?
  5. Comment le Conseil d’Etat compte-t-il intensifier son action contre les discriminations sexistes existant au sein de la chaîne médicale (dans les hôpitaux publics comme à l’Université) ?

 

Léonore Porchet

Interventions parlementaires

Composter au lieu de javelliser ?

Postulat

Chaque année en Suisse, par habitant, environ 94 kg de nourriture sont jetés et détruits, bien que la lutte contre le gaspillage alimentaire soit une préoccupation à l’échelle nationale. Il faut toutefois déplorer un procédé qui touche également notre canton et qui ne devrait plus être autorisé, qui consiste à rendre impropre à la consommation les invendus des grandes surfaces, ce qui représente près de 10% de la nourriture jetée annuellement. La pratique voit le déversement d’eau de Javel dans les conteneurs, par-dessus les restes alimentaires, de façon à les rendre inutilisables.

Socialement et écologiquement, de telles méthodes sont inadmissibles, en Suisse et dans notre canton.

Plusieurs états voisins ont rendu cette manière de faire illégale et obligent à redistribuer ou recycler les aliments invendus.

Désormais, par exemple, en Belgique, certaines villes ont imposé aux grandes surfaces de ne plus jeter les invendus mais de stocker ces denrées alimentaires dans de parfaites conditions d’hygiène afin de les mettre à disposition des organisations caritatives.

La France a aussi, depuis une année, adopté pareilles mesures et va encore plus loin en recyclant les aliments qui ne peuvent plus être consommés par les humains sous la forme d’un conditionnement en faveur de l’alimentation animale ou du compostage, voire de la méthanisation.

Et chez nous, à quoi en sommes-nous ?

Il y a quelques temps, on pouvait lire dans « 24Heures » que « l’ Etape », à Vevey, et le « Coup de Pouce », à Clarens, qui sont en charge de distribuer des invendus périssables, ont pu recycler en 2016, quelque 75 tonnes de nourriture en faveur des démunis de leur région.

A Lausanne, certains commerces contribuent volontairement à la redistribution de nourriture aux œuvres caritatives. Toutefois, comme le souligne la Fondation Mère Sofia, les besoins sont conséquents dans notre canton et cette action ne suffit pas.

Pour toutes ces raisons, le présent postulat demande au Conseil d’Etat d’étudier l’opportunité et les possibilités de faire interdire, dans notre canton, toutes pratiques visant à rendre impropre à la consommation et au compostage les invendus des grandes surfaces et de mettre en place des mesures concrètes afin de permettre de de faciliter la redistribution et le recyclage des invendus.

Nathalie Jaccard

Interventions parlementaires

Le bois ne doit pas être dévalorisé par des transports exagérés

Motion

Le bois, énergie renouvelable par excellence, ne doit pas être dévalorisé par des transports exagérés

La construction d’importantes installations de chauffages à bois doit être encouragée par le canton selon la loi cantonale sur l’énergie (LVLEne).

Préoccupé que l’approvisionnement en bois, généralement transformé en plaquettes forestières, ne reste pas local, j’ai interrogé le Conseil d’Etat par l’interpellation (15_INT_382) sur ses moyens dont il dispose pour contrôler la construction de ces installations par rapport à la proximité du combustible disponible. La réponse du Conseil d’Etat n’était pas rassurante. Elle exprimait le constat que la loi du marché par le prix du combustible en serait le principal régulateur. Or, dans la situation actuelle et future, les prix de production pour la plupart des marchandises étrangères, y compris le combustible bois, sont largement inférieurs à ceux de notre pays. Ceci concerne aussi les transports. Si on laisse le prix à lui tout seul réguler l’approvisionnement des chaudières, on court un grand risque que le bois soit transporté depuis l’étranger sur de longues distances par camion en consommant d’importantes quantités d’énergies fossiles et causant de nombreux impacts nuisibles à l’environnement. Le plus important fournisseur d’énergie de chauffage renouvelable de notre pays serait ainsi dévalorisé du point de vue écologique.

Ceci m’amène à proposer au Conseil d’Etat de créer les bases légales, aptes à limiter les impacts écologiques pour la transformation en énergie du bois disponible année après année dans les forêts qui nous entourent, que ce soit par la loi ou de la réglementation. Il a également la liberté de choisir le mode le plus efficace pour réguler l’acheminement du combustible bois pour ces grandes chaudières. Il y a des différentes possibilités, comme :

– la prise en compte maximale des critères écologiques et sociaux dans l’attribution des marchés publics

– le choix de bois comportant une faible part d’énergie grise et d’émissions de gaz à effet de serre lors de la production et de l’acheminement

– subordonner l’obtention de subventions à l’engagement de choisir préférentiellement du bois suisse.

Andreas Wüthrich

Interventions parlementaires

Renforcer le levier fiscal dès 2020 pour encourager la rénovation énergétique des bâtiments

Motion

Le levier fiscal est un outil efficace pour encourager la rénovation énergétique des bâtiments.

Il n’encourage toutefois que partiellement les propriétaires privés car les dispositions actuelles permettent de prendre en compte les investissiments pour l’assainissement énergétique du bâtiment seulement pendant l’année fiscale de leur payement.

Les rénovations complètes entraînent souvent des frais importants qui ne peuvent être entièrement pris en compte sur une période fiscale, ce qui dans le meilleur des cas encourage des propriétaires à effectuer uniquement des rénovations partielles, plus intéressantes fiscalement mais moins bonnes au point de vue énergétique, ou à étaler les rénovations sur plusieurs années ce qui n’est pas des plus rationnel, mais souvent les rénovations ne comportent même pas un volet énergétique.

Ce frein n’a pas échappé au législateur fédéral, et la la loi fédérale du 14 décembre 1990 sur l’harmonisation des impôts directs des cantons et des communes (LHID; RS 642.14) a été modifiée de sorte qu’à partir de 2020 les frais de démolition et de construction pour économiser l’énergie seront déductibles au cours des deux périodes fiscales suivantes, lorsqu’ils ne peuvent pas être entièrement pris en considération durant la période fiscale en pendant laquelle les dépenses auront été effectuées. (art 9, al 3 et 3bis).

Je demande donc que le Conseil d’Etat propose les modifications législatives et réglementaires nécessaires pour que, dès 2020, les rénovations énergétiques, réalisées par des contribuables privés vaudois, puissent aussi être prises en compte fiscalement sur 3 années sur le plan cantonal.A cet effet je propose le renvoi de cette motion à une commission du GC.

Christian Van Singer

Interventions parlementaires

Un canot de sauvetage à défaut d’un pont RPC

Postulat

Un canot de sauvetage à défaut d’un pont RPC : Adapter le soutien au photovoltaïque aux nouvelles dispositions fédérales

Suite à l’acceptation par le peuple de la stratégie énergétique 2050, l’ensemble des dispositions concernant l’énergie et l’efficacité énergétique a été revu à Berne. Si l’on peut saluer de nombreuses avancées, force est de constater que la situation est devenue problématique pour de nombreux investisseurs privés, le plus souvent des agriculteurs, qui ont réalisé des installations photovoltaïques entre 2012 et fin 2017 et qui risquent d’être lourdement pénalisés par les dispositions entrées en vigueur début 2018.

Le dispositif prévoyant le Rachat au Prix Coûtant (RPC) du courant photovoltaïque a été remplacé par des contributions uniques pour les installations de puissance inférieure à 100 kW (PRU), avec possibilité d’autoconsommation dans le voisinage.

Mais il n’y a pas partout les possibilités d’autoconsommation autorisées suffisantes pour éviter que de nombreuses personnes qui, en toute bonne foi, ont réalisé de telles installations entre 2012 et fin 2017 subissent de lourdes pertes.

Je demande dès lors au Conseil d’Etat d’étudier et de proposer des mesures pour offrir à ces personnes, qui ont investi dans l’intérêt du tournant énergétique, au moins un « canot de sauvetage » à défaut d’un pont cantonal RPC.

Le Conseil d’Etat pourrait notamment intervenir auprès des entreprises électriques concessionnaires pour qu’elles fassent usage de la possibilité qui leur est légalement offerte de racheter, au moins ces 5 prochaines années, les surplus de courant produits par ces installations à des tarifs majorés, proches de ceux pratiqués jusqu’en 2017 par le RPC cantonal ou encore de compléter le PRU fédéral dans certains cas.

Christian Van Singer