Interventions communales

Renens – Quand les ruches et les élèves ne font plus qu’un

Postulat

Quand les ruches et les élèves ne font plus qu’un.

Abeilles et nature en ville font bon ménage. Lausanne en fait l’expérience depuis de nombreuses années et avec l’aide de l’association d’apiculture de Lausanne, la ville a aujourd’hui 12 ruches qui permettent de produire près de 400 kg de miel par an. Une étude mandatée par la ville de Lausanne a démontré récemment que le milieu urbain est particulièrement favorable pour les abeilles domestiques et sauvages qui contribuent à la biodiversité et au retour de la nature en ville.

En 2012, la ville de Renens s’était également dotée de deux ruches. Ces ruches ont connu des aléas. De plus, nous constatons que certaines personnes les voient encore comme une menace.

C’est pourquoi, par soucis de les voir dépérir je demande à la municipalité d’étudier l’opportunité de pouvoir élargir le cercle des personnes concernées. La proposition est de mettre en place un programme pédagogique autour de ces ruches avec les élèves de Renens. Par exemple, en invitant les écoles à créer une association à but non lucratif composée d’un comité regroupant des élèves, des professeurs et des professionnels. L’association peut mettre en place des partenariats avec des fondations et/ou la société romande d’apiculture et ensemble élaborer un programme ayant comme valeurs :

S’occuper des ruches

Expliquer et démontrer aux différents acteurs de l’Ecole, à leur famille ainsi qu’aux personnes du voisinage l’importance des abeilles sur notre environnement.

Développer la collaboration entre les différents acteurs de l’Ecole, leur famille et les personnes dans le but de promouvoir une activité commerciale prenant en compte les objectifs du développement durable.

Sensibiliser l’existence aux dangers et aux conséquences de l’utilisation abusive de substances chimiques sur notre environnement

Amener chacun à se questionner sur ses valeurs face à l’environnement.

L’idée derrière ce programme est de permettre aux jeunes, avec l’aide de professionnels, de produire leur propre miel et par exemple de le vendre pour financer une partie d’un voyage d’étude, une sortie de classe ou d’autres projets. Les élèves pourront ainsi voir et participer à toutes les étapes que demande la mise en place et l’entretien de ruches.

Ce programme permettra de sensibiliser les gens à l’importance des abeilles et d’encourager les jeunes ainsi que leur entourage face à l’environnement. Mais il y a aussi un aspect pédagogique et éducatif civique, cet enseignement permettra également de montrer aux jeunes comment se forme une association (statut ; AG etc.), de les initier encore plus à des sujets tels que la comptabilité, le droit ou un suivi de dossier.

Ce genre de programme a déjà été mis en place dans des écoles sur le canton de Genève. Sur l’impulsion des élèves et professeurs, cet enseignement pédagogique fonctionne depuis 4 ans sans aucune plainte et incident et renouvelle chaque année un nouveau comité, constitué de nouveaux élèves. J’ai pu avoir un retour de l’un des premiers membres du comité, il en garde de très bons souvenirs, il a appris énormément et est reconnaissant de toutes les expériences parallèles que cette association lui a enseignées, comme par exemple, avoir pu participer et gagner le concours de la fondation éthique et valeur. Ayant fait toute ma scolarité obligatoire à Renens, j’aurais été ravis en tant qu’élève de pouvoir participer à un tel projet. Il est donc tout à fait possible et je pense qu’il serait très intéressant de le faire à Renens et à moindre coûts étant donné que nous possédons déjà les ruches.

Il pourrait être envisageable de voir plus large que juste les écoles.

Jonas Kocher
Les Verts

Interventions communales

Le 1er août : une belle fête populaire et moins polluante?

Interpellation

Madame et Messieurs les Municipaux,

Le soir du 31 juillet de chaque année, la Commune organise une fête populaire à l’occasion de la fête nationale. Cette fête est très appréciée de la population, qui vient en nombre profiter du magnifique feu d’artifice et d’un moment de convivialité. À cette occasion, l’Union des Sociétés locales vend, depuis plusieurs années, des boissons et de la nourriture dès le début de la soirée, au plus grand plaisir de toutes et tous.

Cette année, plusieurs d’entre nous ont participé à cette fête, et nous avons constaté que les gobelets utilisés lors de cette manifestation étaient tous en plastiques jetables, de même que le reste de la vaisselle. Or, les pouvoirs publics tentent, depuis plusieurs années, de réduire la quantité de déchets que nous produisons par le biais de diverses incitations aux citoyens et citoyennes.

Il nous semble que la Commune devrait dans ce cas montrer l’exemple, en évitant notamment de produire des déchets là où cela n’est pas nécessaire. Le développement, depuis plusieurs années, d’entreprises fabricant gobelets et vaisselles en plastique lavables et réutilisables a entraîné une facilitation de leur accès. Aujourd’hui les citoyens et citoyennes sont habitués à les voir un peu partout dans les festivals, grands ou moins grands, et à payer cas échant une consigne d’un ou deux francs.

Il nous semble que la Commune devrait dans ce cas montrer l’exemple, en évitant notamment de produire des déchets là où cela n’est pas nécessaire. Nous nous étonnons qu’elle n’ait pas encouragé l’Union des sociétés locales à utiliser de tels verres réutilisables ou ne leur en ait pas mis à disposition. D’autant plus que, lors de la manifestation Fêtons Prilly en juin, on trouvait de tels gobelets consignés aux bars. Dès lors, nous posons à la Municipalité les questions suivantes:

– La commune dispose-t-elle de verres en plastiques réutilisables et autres ?

– La Commune utilise-t-elle cette vaisselle réutilisable pour les événements où elle offre elle-même des boissons ?

– Pourquoi, lors de manifestations publiques, la Commune ne propose-t-elle pas, voire n’impose-t-elle pas l’utilisation de gobelets et vaisselles réutilisables ?

– Est-ce que la situation va changer à court terme?

– Existe-il, au niveau de la commune, une directive concernant la gestion des déchets lors des manifestations ou de manière plus générale, un guide pour des manifestations plus « durables »?

Nous remercions d’avance la Municipalité pour sa réponse à cette interpellation.

Rebecca Joly et Johanna Monney

Interventions communales

Nyon – Ordures ménagères : une économie conséquente à réaliser

Postulat

Dans son rapport sur les comptes 2016, la COFIN s’est inquiétée de ce que la taxe au sac peine à couvrir le 40% des coûts de la gestion des déchets urbains ainsi que l’exige la loi vaudoise sur la gestion des déchets. Prenant acte des efforts de TEM pour maîtriser les charges, la COFIN s’est posé la question de la pertinence de cette règle de proportionnalité (40% par la taxe au sac – 60% par la taxe de base). En clair, comme le prix des sacs ne peut être augmenté par la Municipalité de sa propre initiative, ne faudrait-il pas que la loi soit modifiée pour qu’elle puisse augmenter la taxe de base pour obtenir un financement au-delà du 60% si la taxe au sac ne parvient pas à couvrir le 40% ? Or c’est une autre question qu’il faudrait se poser : n’est-ce pas surtout à cause du coût du double système de levée des ordures ménagères (OM) pratiqué dans notre ville que la taxe au sac ne suffit pas à assurer ce 40% ?

La question de ce double système et de son coût a déjà été soulevée lors des discussions sur le concept de gestion des déchets adopté en 2012. Le constat avait alors été unanimement admis qu’une levée des OM porte à porte 2 fois par semaine par un camion et 3 hommes ne pouvait qu’être nettement plus onéreuse qu’une levée une fois par semaine, voire toutes les deux semaines, par un camion et un homme vidant des conteneurs enterrés. Tant le préavis sur le concept que le rapport de la commission préconisaient donc que le système à développer était celui des conteneurs enterrés privés installés sur le domaine privé ou par manque de place sur le domaine public. Malheureusement, aucune échéance n’a alors été fixée pour la mise en place de ce système exclusivement.

5 ans plus tard, on peut constater que l’équipement en conteneurs enterrés s’est poursuivi (ou presque) s’agissant de nouvelles constructions d’immeubles, par contre l’équipement systématique du reste de la ville pour parvenir à un seul système de levée des OM est aujourd’hui au point mort quant à la mise en œuvre. Pour se rendre compte de la différence de coûts entre les 2 systèmes, il est intéressant de se pencher sur l’exemple de la ville de Neuchâtel (34’000 habitants) qui achève cette année son réseau d’environ 450 conteneurs enterrés pour les OM et va donc supprimer totalement la levée porte à porte. L’installation de ce réseau où chaque habitant peut trouver un conteneur à 150 mètres maximum a certes pris 10 ans, mais on peut imaginer les difficultés d’implantation vu l’importance de la ville historique et le relief tourmenté du territoire communal (des éléments qu’on retrouve dans la situation nyonnaise, qui n’ont pourtant pas empêché Neuchâtel de trouver des solutions).

L’économie sur la logistique a été présentée ainsi en 2006 par l’exécutif communal (cette présentation est toujours visible sur le site de la ville) :

Rationnaliser le ramassage des déchets ménagers

Aujourd’hui 4 camions avec un équipage de 3 hommes chacun roulent 5 jours par semaine. Cela représente 75’400 kilomètres par an pour un coût CHF 602’000.00auxquels il faut rajouter CHF 1’340’000.000 de charges de personnel, donc, le coût global de la logistique s’élève à CHF 1’942’000.00. Avec le nouveau système proposé, plus que 3 camions avec chacun un chauffeur rouleront aussi 5 jours par semaine, cela représentera 57’500 Kilomètres par an pour un coût de CHF 286’000.00 auxquels il faudra rajouter CHF 903’000.00 de charges de personnel. A terme, une fois que toute la Ville sera équipée de points de collecte enterrés, l’économie sur la logistique sera de CHF 750’000.00.

Un coût de la logistique diminué de 38% avec l’unique système de levée par conteneurs enterrés, un trafic de camions fortement réduit, plus de sacs ou de conteneurs traditionnels qui gâchent l’esthétisme et péjorent la propreté urbaine (ils sont souvent dans la rue la veille du ramassage, ce qui n’est pas à l’avantage d’une ville qui se veut touristique) et en fin de compte la vie facilitée pour les habitants qui peuvent se débarrasser de leurs OM quand ça les arrange. Ces arguments qui ont convaincu le législatif neuchâtelois d’aller de l’avant, devraient également nous convaincre que l’équipement systématique de notre ville en conteneurs enterrés ne doit plus attendre. Et alors, on ne se posera plus la question de la couverture à 40% par la taxe au sac…

Il y a une certaine urgence à ce qu’on ne tergiverse plus sur ce problème du double système de levée des OM. En effet, dans un avenir pas très lointain (5 ans ? 8 ans ?), les deux camions affectés à la levée porte à porte, achetés il y a 10 ans pour CHF 751’000.- (préavis No 21/janvier 2007) seront en fin de course. Leur amortissement se terminant cette année, le coût du ramassage des OM en sera certes allégé ces prochaines années, mais ensuite… Serons-nous mis devant l’obligation d’acheter 2 nouveaux camions de même type, faute d’avoir décidé à temps de passer à l’unique système des conteneurs enterrés ?

Conclusion
Il n’est pas étonnant que la taxe au sac parvienne à peine à financer le 40% de la gestion des déchets urbains. Une raison importante de ce financement problématique découle de ce que notre ville entretient un double système de ramassage des ordures ménagères. Mettre fin à cette pratique va permettre de réaliser une économie conséquente sur le coût de la gestion des déchets. Il faut s’atteler à cette tâche sans plus tarder, car l’échéance n’est pas loin qui contraindra à renouveler les camions traditionnels et à continuer d’affecter du personnel à une tâche qui pourrait être évitée. Comme une part importante de notre ville est déjà équipée en conteneurs enterrés, on peut raisonnablement attendre que l’équipement du reste de la ville ne s’étale pas au-delà de cette échéance.

Ce postulat demande donc à la Municipalité de présenter à notre Conseil un rapport lui indiquant comment elle entend parvenir à équiper la ville en conteneurs enterrés dans un délai évitant de devoir acheter de nouveaux camions traditionnels et de maintenir un double système de levée des ordures ménagères inutilement coûteux.

Je demande le renvoi de ce postulat directement à la Municipalité.

Nyon, le 21 août 2017

Raymond Carrard

Interventions communales

Nyon – Durabilité et finances publiques : un devoir d’exemplarité

Postulat

Il est parfois dit que nous votons avec notre portemonnaie, à entendre que nous sommes consomm’acteurs et que nos choix et décisions individuels peuvent peser dans la grande économie de ce monde. Si cela peut être vrai à l’échelle d’une personne, cela l’est d’autant plus à l’échelle collective.

En effet, et pour exemple, au niveau national, d’après les Artisans de la transition qui ont publié un rapport l’été passé, les quelque 61,5 milliards de francs que la Banque nationale suisse (BNS) a placés aux Etats-Unis contribuent à produire autant de CO 2 que la Suisse toute entière. Cela alors que ces mêmes placements ne sont pas forcément rentables puisqu’ils auraient fait perdre près de 4 milliards de francs en 3 ans à la BNS.

Au niveau international, une large campagne pour le désinvestissement fossile et de réinvestissement durable aurait déjà permis de sortir entre 3 et 5 billions (milles milliards) de dollars de l’économie carbonée vers l’économie verte. Ce sont des milliers d’institutions, des entreprises, de fondations, de villes, de caisses de pensions et fonds souverains, d’individus, qui ensembles participent à la transition écologique. La ville de Nyon, gérant de l’argent public, se doit de rejoindre ces efforts visant à protéger la planète, les biens communs et la population.

Par ce postulat, nous demandons à la Municipalité de bien vouloir étudier la possibilité de rendre les finances nyonnaises exemplaires en matière de durabilité, notamment en envisageant les pistes suivantes :
1. De placer sa trésorerie en priorité dans des institutions financières ne contribuant pas à l’économie carbonée (p.ex. la Banque Alternative Suisse).
2. De contracter des emprunts en priorité (à des conditions financières similaires) auprès d’institutions écologiquement et socialement responsables.
3. De renoncer à toutes actions ou participations financières dans des institutions ou multinationales non responsables (actions Novartis ou Syngenta…).
4. D’utiliser les leviers à disposition pour demander à la Caisse Intercommunale de Pension de ne plus du tout investir dans l’économie carbonée.

Nous proposons de renvoyer ce postulat directement à la Municipalité pour étude et rapport.

Nyon, le 20 août 2017
Yvan Rytz

Interventions communales

Nyon – Construire la ville de demain avec la population

Postulat

La Municipalité a présenté il y a quelques semaines son programme de législature. Ce dernier, ambitieux, veut redessiner non seulement le cœur de notre Ville, mais aussi redéfinir ses limites entre lac et Jura.

Ces grands projets ont un double objectif : d’une part circonscrire l’espace bâti avec l’aménagement des rives le long du lac et la réalisation d’une route de contournement et desserte urbaine, d’autre part densifier et requalifier une partie du centre-ville. Ces deux objectifs vont donc modifier et transformer de manière profonde et durable notre environnement bâti et avoir des incidences majeures sur notre cadre de vie.

Les décisions que nous prenons et que nous serons amenés à prendre engagent la collectivité pour plusieurs décennies.

Il paraît important aux soussignés que ces projets soient élaborés en concertation avec la population. Cela permettra en effet de co-construire avec elle et divers groupes d’intérêt une vision partagée des enjeux et des principes qui devraient être mis en œuvre.

Le présent postulat demande donc à la Municipalité de lancer une démarche participative dans le respect des échéances décrites dans le préavis 43 pour chacun de ces projets d’envergure.

En quoi consiste une démarche participative ?

C’est un processus d’échange volontaire : au-delà de l’information, de la sensibilisation et de la consultation, la démarche participative permet de développer des projets en concertation avec la société civile de manière à ce qu’elle participe pleinement aux réflexions qui mènent aux décisions.

La concertation prend la forme de relations bi- ou multilatérales, entre des protagonistes ayant des intérêts ou des points de vue divergents. Il s’agit d’un processus de délibération visant à définir un accord volontaire, et/ou à délimiter, voire réduire, les divergences entre les acteurs en présence.

Les démarches participatives impliquant des organisations publiques, privées et la population, il est indispensable qu’un coordinateur définisse les compétences des différents acteurs et coordonne les interventions. Il est de même indispensable que l’autorité politique fixe clairement la portée des résultats de la participation et les conditions qui permettront de les intégrer en tout ou partie dans le projet qui fait l’objet de la démarche participative.

Une démarche participative, pourquoi ?

Le développement de projets en concertation vise plusieurs objectifs :

  • associer la population dans les processus de développements de la ville en acceptant de recevoir des avis qui pourront influencer les décisions
  • impliquer les habitants pour éviter de potentiels conflits et désaccords en instaurant un vrai dialogue
  • permettre aux citoyens et citoyennes de devenir un des acteurs du développement la ville
  • permettre à la population de s’approprier les projets grâce à leur implication
  • assurer un soutien plus large du public aux projets à venir et ainsi atténuer les risques d’échecs
  • donner une place à l’intelligence collective dans les projets
  • permettre de rapprocher la société civile et leurs Autorités par le dialogue
  • assurer une bonne gouvernance de la ville où sa gestion n’est plus assurée que par une communauté d’experts mais par l’interaction de ces experts avec la société civile

Les projets évoqués précédemment sont aujourd’hui à des stades de développement variable. Il s’agira donc de proposer pour chacun d’eux le mode de participation préconisé et les objectifs de la démarche participative.

Les soussignés pensent en particulier au projet « Cœur de ville » : avec ce gros projet, le centre-ville va subir de profondes mutations qui vont impacter le cadre de vie des Nyonnaises et des Nyonnais. Ce lieu de vie et de mobilité mérite donc que nous acceptions de partager avec eux une part des réflexions préalables qui influencent les décisions.

Nous proposons que ce postulat soit renvoyé directement à la Municipalité pour étude et rapport.

Nyon, le 14 juin 2017

Pierre Wahlen

¹ In « Guide pour les communes vaudoises Participation et logement, construire pour et avec la population » Etat de Vaud, Département des institutions et de la sécurité, 2014, page 17

Interventions communales

St-Légier-La Chiésaz : un Fonds communal pour l’énergie et le développement durable

Motion transformée en postulat

La Commune de St-Légier-La Chiésaz crée un Fonds communal pour l’énergie et le développement durable

Le 19 mai 2009, le canton de Vaud a adopté une loi sur le secteur électrique (RSV 730.111). A son article 20, cette loi autorise les communes « à prélever des taxes spécifiques, transparentes et clairement déterminées permettant de soutenir les énergies renouvelables, l’éclairage public, l’efficacité énergétique et le développement durable ». Cette loi fait suite à un décret de 2005 (734.205), identique quant à cette disposition.

Le but de ce fonds est de financer des projets d’énergie renouvelable et de développement durable sur le territoire de la Commune. Il permet de dynamiser le développement de projets innovants et de soutenir les initiatives personnelles.

Plusieurs communes ont déjà saisi cette opportunité en créant un fonds communal pour l’énergie et le développement durable. Ainsi Montreux en 2007 , Vevey en 2008, La Tour-de-Peilz en 2009, pour ce qui concerne la Riviera. La création de ce fonds nous paraît indispensable pour notre commune, dans le but de répondre aux défis énergétiques et climatiques actuels, en aidant à mettre en place des solutions pour le développement des énergies renouvelables et le développement durable, tout en valorisant l’économie locale.

Pour mettre en œuvre ce fonds, un règlement détermine la procédure, les bénéficiaires, les conditions d’octroi, les mesures soutenues et l’utilisation des ressources dont dispose le fonds. Le canton propose des aides afin de guider les communes dans l’élaboration de ce règlement. Le règlement doit être approuvé par le département cantonal en charge de l’environnement. La gestion du fonds est à la charge des services communaux.

Les bénéficiaires : Les personnes (physiques et morales) dont le projet se situe exclusivement sur le territoire de la commune ou sur des propriétés communales sises à l’intérieur ou à l’extérieur de la commune. Ce fonds s’adresse aux personnes privées, aux entreprises et aux corporations publiques.

Au niveau des mesures, les communes possèdent une certaine liberté. Le règlement d’application, élaboré par la Commune, décrit les mesures soutenues avec un catalogue détaillé. L’énergie (solaire, bois, eau, géothermie, etc.) est concernée en premier lieu, mais également l’assainissement des immeubles, l’efficacité énergétique, la mobilité électrique, la promotion des énergies renouvelables, la gestion efficace de l’énergie et de l’eau, les plans de mobilité d’entreprise. Le règlement peut prévoir qu’une partie seulement des coûts de la mesure sera soutenue par le fonds (comme par exemple la subvention à l’achat d’un vélo à assistance électrique).

Financement : Le fonds est alimenté par une taxe sur la consommation d’électricité, qui n’est pas uniforme ; ainsi Vevey et Montreux l’ont fixée à 0,2 ct/kwh, La Tour-de-Peilz à 0,3 ct/kwh.

Un tel fonds possède de nombreux avantages : tous les projets qui voient le jour sur le territoire communal peuvent être soutenus par le fonds, y compris les réalisations communales (parc solaire sur le collège de Clos-Béguin, promotion de l’eau locale, utilisation du bois et des ressources locales, etc.). La subvention aux vélos à assistance électrique pourrait provenir de ce fonds (au lieu d’émarger au budget communal). Les mesures incitatives et de formation peuvent en outre avoir un effet éducatif et démultiplicateur, pour finalement influer sur la consommation d’énergie. La liberté du choix des mesures a permis à Montreux d’inclure dans son fonds un soutien aux rénovations des toits en tavillons et en bardeaux. Les mesures incitatives en matière de mobilité (par exemple une subvention aux abonnements des transports publics) peuvent également être soutenues par ce fonds. Enfin, les subventions communales sont cumulables avec les subventions cantonales et fédérales.

Au vu des nombreux avantages de ce fonds, le groupe des Verts et Ouverts de Saint-Légier-La Chiésaz demande, avec la présente motion, au Conseil communal et à la Municipalité de St-Légier-La Chiésaz de :

  • créer un fonds communal de soutien à l’énergie et au développement durable.

Pour les Verts et Ouverts de St-Légier-La Chiésaz

Roland Rapin

http://www.vd.ch/fileadmin/user_upload/themes/environnement/developpement_durable/guide_a21_communes/fiches/1_06_e-fonds_communal_energies_renouvelables_efficacite_energetique.pdf
http://www.vd.ch/fileadmin/user_upload/themes/environnement/energie/fichiers_pdf/CECV_Action13.pdf

Interventions communales

Chemin au bord du lac à La Tour-de-Peilz

Première étape de la réalisation du chemin au bord du lac à La Tour-de-Peilz

L’ARL fête une première victoire. Le conseil communal de La Tour-de-Peilz a voté le 22 mars un crédit pour l’étude d’un tracé définitif et d’un devis pour la réalisation du chemin piétonnier. Notre nouveau syndic, Alain Grangier, a tenu sa promesse. Il a fait avancer le dossier. Et le conseil l’a suivi. La droite qui, jusqu’ici, s’était toujours opposée à ce projet, a voté à la grande majorité en faveur de ce crédit. Au niveau cantonal, Mme Di Quattro, conseillère d’Etat PLR, qui avait toujours été sur la réserve avait déclaré, devant le Grand Conseil, que le temps était venu d’agir.

Les partisans du sentier sont heureux de vous annoncer cette avancée et de voir que tous s’accordent pour la plébisciter. Suite au vote du conseil, la Municipalité de La Tour-de-Peilz va pouvoir mandater Sollertia, une entreprise expérimentée qui a déjà implanté un chemin en bordure du lac avec le soutien actif du syndic de l’époque. Ce dernier avait réussi à lever toutes les oppositions des propriétaires riverains et un chemin avait vu le jour. Sollertia, forte de l’expérience de Saint-Prex, saura certainement offrir un appui précieux à notre Municipalité pour aménager un chemin en bordure du lac.

A La Tour-de-Peilz, le premier pas est franchi et l’on s’en réjouit. L’étude du tracé apportera sans doute des solutions pour lever les obstacles. A la fin de cette année, un tracé définitif sera présenté, ce sera alors la 2e étape de ce projet. Il restera encore une 3e et une 4e étapes, le vote du conseil communal sur le crédit de construction et enfin l’exécution du chemin.

Groupe des Verts

Interventions communales

Nyon – Pour un affichage public revu

Postulat

L’évolution démographique et les changements urbanistiques qui l’accompagnent modifient la physionomie de notre ville. L’environnement spatial, qui sert de cadre à la vie des Nyonnais, est en mouvement permanent. Parmi les éléments qui composent ce paysage urbain, il y a les réclames culturelles et commerciales, et plus précisément, les affiches. L’affichage Nyonnais est encadré par un « règlement communal sur les procédés de réclame » qui lui-même se réfère aux « directives pour l’affichage conforme au concept global » ratifiées par notre Conseil en 1997.

Les documents cités ne sont plus représentatifs de la réalité nyonnaise. En effet, l’affichage s’est développé avec les quartiers Nord de la ville (notamment avec la construction de la Petite Prairie) et n’est ainsi plus conforme avec les directives. En outre, la convention avec Clear Channel, le groupe gérant la pose des affiches en ville (hors secteur CFF), arrive à échéance à fin 2018. A eux seuls, ces éléments démontrent l’intérêt qu’aurait notre Conseil à se pencher maintenant sur la question de l’affichage en ville de Nyon.

La Ville a donc l’opportunité de reconsidérer sa politique en matière de réclames. Faut-il, à l’instar de la ville de Grenoble, interdire tout affichage publicitaire sur son territoire ? Ou alors repenser les priorités, les formats et leur nombre ? Quel impact esthétique voulons-nous ? Quelle taille des supports, quels emplacements et combien de panneaux ? Quelle intégration afin d’éviter que l’affichage ne constitue une véritable pollution visuelle capable de défigurer le paysage urbain ?

L’affichage public se décline essentiellement en deux catégories : l’affichage commercial et l’affichage d’intérêt public.

S’agissant de la première, il serait intéressant de se poser la question du type de commerces que la ville souhaiterait favoriser par le biais d’un affichage publicitaire. La révision de la politique d’affichage pourrait-elle être l’opportunité d’apporter un moyen aux commerces locaux de gagner en visibilité ?

La seconde catégorie, l’affichage d’intérêt public, est composée des éléments suivants : affichage politique, affichage de sécurité routière, affichage culturel, affichage libre à l’attention des sociétés locales, piliers public, plans de la ville, etc. Il pourrait être utile de renforcer la présence de ce type d’affichage dans l’espace urbain et de valoriser aussi le rôle pédagogique que certaines œuvres artistiques pourraient proposer aux passants. Ou alors, de mettre à disposition des panneaux pour de l’expression libre (« page blanches ») comme cela fut le cas à Genève au moment du non-renouvellement des panneaux publicitaires avec la société SGA en ce début d’année.

Par le biais de ce postulat, nous souhaitons demander à la Municipalité de bien vouloir étudier les propositions suivantes:
1) De renoncer à tout affichage à caractère commercial sur le domaine public et privé de la ville ;
2) De revoir « les directives pour l’affichage conforme au concept global », et par là-même, également le « règlement sur les procédés en réclame » (en particulier art. 27 à 37), afin de:

a) Mettre à jour les cartes dans les directives, car elles ne correspondent plus au développement urbanistique de la ville ;
b) De renoncer à certains supports, à l’instar de la ville de Prilly, tels que le GF, le R24 ou le R4 en colonne ;
c) De revoir la pertinence de formats tels que “le clou culturel”, les “cityplans” ou les “telecab 200’0” ;
d) De préciser l’utilisation des abribus, voire de proposer de nouveaux supports.

3) De clarifier le rôle de la commission de l’urbanisme dans les décisions relatives à l’esthétisme de certaines réclames sur le domaine privé ou public ;
4) De proposer la gratuité de l’affichage pour les associations des commerçants (SIC-Nyon, Association pour l’Animation du Quartier de Rive de Nyon) afin de favoriser des campagnes appelant à consommer à Nyon ou pour des évènements spécifiques, voire pour les commerces locaux selon des critères à définir ;
5) De proposer des espaces supplémentaires pour le petit affichage et l’affichage libre, voire de proposer également des espaces de création artistique (« page blanche ») ;
6) D’affermer l’affichage sur le domaine public de la Commune en priorité à une entrepriserégionale ou cantonale.

Nous proposons de renvoyer ce postulat en commission pour une prise en considération partielle ou totale des points soulevés ci-dessus.

Nyon, le 21 mars 2017

Yvan Rytz

Interventions communales

Quel projet communal pour favoriser la mobilité douce ?

Saint-Légier

Interpellation

Nous avons pris bonne note du projet municipal visant à faire de la route des Deux-Villages un espace public et à redynamiser le cœur du village. Toutefois, si nous approuvons cette orientation, il s’agit là d’un horizon lointain.

Or, dans le programme électoral de 2016, notre parti des Verts et Ouverts a beaucoup insisté sur la nécessité de mettre sur pied d’égalité les modes de transport en favorisant la création de pistes cyclables et de cheminements piétonniers continus. Notre campagne insistait notamment sur le devoir d’inciter les écoliers et les écolières à venir à pied ou à vélo à l’école. Il est indispensable aujourd’hui qu’un tel programme ne reste pas lettre morte.

Pour que les enfants puissent effectivement se rendre à l’école, à la gare ou aux arrêts de bus à pied ou à vélo, il est indispensable que les difficultés auxquelles sont confrontés les piétons soient prises en compte. En effet, nous constatons que dans certains quartiers, il est très dangereux de choisir la mobilité douce : non-respect de la vitesse dans les zones 30, absence de trottoirs ou de cheminements spéciaux, manque de passages pour piétons, inexistence de pistes cyclables, insuffisance des éclairages publics, déversement de la neige sur certains trottoirs, utilisation des trottoirs comme places de stationnement.

La prévention par la pose d’indicateurs de vitesse a été régulièrement négligée à Saint-Légier ainsi qu’en attestent les rapports annuels de Sécurité Riviera de 2014 et de 2015 ; pour ces deux années, des communes de la Riviera, seule Saint-Légier n’a vu la pose d’aucun indicateur de vitesse. Les actions pro-actives de Sécurité Riviera aux abords des écoles sont 4 fois moins élevées à Saint-Légier qu’à Blonay en 2014 et 2 fois moins élevées en 2015.
Je me permets donc d’interpeller la Municipalité en la priant de bien vouloir répondre aux questions suivantes :

  • Quels moyens la municipalité envisage-t-elle de mettre en œuvre concrètement pour favoriser la mobilité douce dans les divers quartiers du village ?
  • Le nouveau programme de législature de la municipalité tiendra-t-il compte des piétons et des cyclistes?
  • Comment la municipalité entend-elle améliorer la sécurité des piétons sur les itinéraires menant aux écoles en particulier et aux équipements publics en général ainsi qu’aux EMS ?
  • Les zones 30 qui existent aujourd’hui dans la commune ont-elles été homologuées par le canton et si ce n’est pas le cas, le seront-elles en 2017?
  • La sécurité des accès à l’école publique est-elle considérée avec la même attention que celle des accès réalisés pour l’Ecole du Haut-Lac (Chemin de Pangires)?

Marie-France Vouilloz Burnier

Membre des Verts et Ouverts