Interventions communales

Budget 2020

Le budget de fonctionnement pour l’année 2018 prévoit un déficit d’un peu moins de 50 millions de francs. Il n’est jamais réjouissant de faire face à un budget déficitaire, mais les montants projetés ne sont pas dramatiques non plus. Le budget reflète un contexte financier tendu – comme c’est le cas pour l’ensemble des communes vaudoises – tout en permettant aux autorités de mener des politiques ambitieuses qui répondent effectivement aux besoins de la population lausannoise.

Les charges sont maîtrisées. Elles n’augmentent en effet que de façon très modérée, tout comme les effectifs en personnel. Cette augmentation des charges s’explique entre autres par des amortissements importants, mais surtout par un renforcement substantiel des ressources allouées aux mesures prioritaires dans le domaine de la petite enfance et de la sécurité – en somme des politiques publiques discutées et largement validées par le Conseil communal, et auxquelles nous réitérons ici notre soutien très fort.

Au niveau des revenus, le budget prévoit une baisse significative par rapport à 2019. L’imposition sur les personnes physiques est en baisse, en partie à cause du compromis sur la baisse du coefficient communal validé par le Conseil communal. Les revenus des Services industriels continuent de leur côté à baisser, de presque 5 millions par rapport à 2019.

Le groupe des Verts salue la politique des investissements de la Ville de Lausanne, par exemple dans les domaines des infrastructures sportives et scolaires ainsi que des réseaux. Ces investissements reflètent des choix politiques et qui auront un retour sur investissement important ces prochaines années. Cette politique permet de transformer la ville dans un sens plus écologique, plus vivable, plus durable. Elle a des conséquences positives sur les entreprises locales, sur l’emploi et plus largement pour les habitants de cette ville. Elle permet notamment de mener des politiques proactives pour le climat et la biodiversité, dans les domaines de l’habitation, de la mobilité et des transports, de la sécurité, de l’intégration, de nos habitudes de travailler et de consommer, des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, ou encore de l’accueil de la petite enfance, pour ne donner que quelques exemples.

Dans le même temps, nous soulignons la nécessité de maintenir une certaine rigueur dans la maîtrise des charges, notamment en regard des prévisions financières pas forcément réjouissantes. Nous saluons notamment les mesures proposées dans le cadre du deuxième Plan structurel d’amélioration financière (PSAF II), qui permet, pour l’année prochaine, de réduire encore un peu plus le déficit. Ces mesures cumulées s’élèvent à presque 33 millions depuis le début de la législature, ce qui représente un effort tout-à-fait considérable. L’objectif de 35 millions jusqu’à la fin de la législature sera donc très vraisemblablement atteint.

Pour les années à venir, il s’agira d’observer de près les effets de la réforme RFFA, acceptée par la population suisse. Les taux d’emprunt pourraient augmenter à terme, même si pour l’instant le poids de la dette en termes d’intérêts est en baisse, et une détérioration de la conjoncture économique n’est pas à exclure non plus.

De même, les charges de ville-centre restent très élevées. Selon une étude de l`Union des villes suisses, elles s’élèvent à 65 millions – ou près de 500 francs par habitant lausannois – et une répartition des charges plus juste va devoir être négociée avec le canton et les communes de l’agglomération.

En conclusion, le groupe des Verts va soutenir le budget 2020 de la Ville de Lausanne. Elle refusera les amendements proposés par la gauche, qui ne nous semblent pas responsables en l’état actuel des choses. Elle ne soutiendra pas non plus les amendements de la droite de cet hémicycle, qui entraîneraient une baisse inacceptable des prestations de la ville. Ce budget est responsable. Il permet à la ville de mener des politiques proactives, afin de répondre aux attentes et aux besoins de la population, sans pour autant mettre en danger la marge de manœuvre pour les générations futures de répondre à leurs propres besoins.

Daniel Dubas

Interventions communales

Villeneuve : à nouveau un FA-18 au-dessus de nos têtes?

Question orale

L’année passée, un FA-18 de l’aviation militaire suisse a fait un vol de démonstration dans le cadre de la manifestation Acro Show.
Des habitants de notre Bourg nous ont fait part que cette démonstration a été inattendue, impressionnante, excessivement bruyante, carrément effrayante voire traumatisante pour de jeunes enfants ou des réfugiés ayant dû fuir leur pays ravagé par la guerre.
On peut s’interroger sur la pertinence d’une telle démonstration dans le cadre d’une manifestation sportive dédiée aux moyens de voler sans moteur ou encore au vu de notre topographie au pied des montagnes.
On sait aussi que la faune, aux Grangettes ou bien directement sur le territoire communal, n’a pas apprécié – c’est un euphémisme ! la présence de cet énorme oiseau menaçant.
J’en viens à ma question, toute simple : qu’en est-il pour cette année ? un FA-18 est-il à nouveau prévu dans le cadre de Acro Show ?

Léonard Studer

Interventions communales

Vevey : Mais où est passée la fresque ?

Interpellation

Monsieur le président, madame la syndique, messieurs les municipaux, chères et chers collègues,

Depuis quelques mois, des travaux de rénovation de l’immeuble de la rue du conseil n°21 sont en cours. La façade Nord de cet immeuble donnant sur la rue était recouverte en partie par une fresque allongée qui habillait cette façade en attente. (voir photo en bas de page). Quelle que soit la qualité artistique qu’on pouvait lui trouver, elle participait à l’animation visuelle de la rue. Pour une « Ville d’Images » cette fresque était bienvenue, comme
toutes autres démarches artistiques et picturales visant à animer la ville et ses murs.

Le sort de cette fresque est aujourd’hui scellé puisqu’elle a disparu sous une nouvelle couche de peinture. Il serait dommage qu’une si grande surface visible depuis la rue reste sans nouvelles interventions artistiques. Les façades en attente sont d’ailleurs régulièrement utilisées lors du festival images comme support artistique éphémère.

Sur le territoire communal, il existe de nombreuses autres façades dites « en attente ». Le traitement réservé à ces surfaces mériterait une attention particulière. Une mise en valeur de ces façades serait une belle manière de mettre en avant la créativité artistique de la région et le label « Ville d’Images ».

Nos questions à la Municipalité sont les suivantes :
1) Lors de la mise à l’enquête des travaux de l’immeuble de la rue du conseil 21, la municipalité avait-elle les moyens de savoir que cette fresque allait disparaître ?
2) Si oui, comment a-t-elle réagi ?
3) Afin de valoriser artistiquement les façades dites « en attente » est-il envisageable que la municipalité engage des discussions avec les propriétaires de ces surfaces ?
4) Si oui et en accord avec les propriétaires, serait-il envisageable d’organiser des concours ou des démarches citoyennes pour réfléchir à la mise en valeur de ces façades ?

Pour le groupe des Verts
Antoine Dormond

Interventions communales

Vevey : Utilisation de l‘espace public, quelles sont les règles ?

Interpellation

Monsieur le président, Madame la syndique, messieurs les municipaux, chères et chers collègues,

Dans beaucoup de grandes villes européennes, l’espace public à tendance à se privatiser de plus en plus, échappant à tout contrôle et droit de regard des pouvoirs publics. À Vevey ce n’est pas le cas et la possibilité d’utiliser l’espace public est une chance qu’il serait sage de préserver.

Les espaces publics participent activement au dynamisme de la ville, de ses commerces et des diverses activités qui s’y déroulent. Un agencement et une organisation habile de ces espaces sont donc primordiaux pour une bonne cohabitation et un développement harmonieux. Nous observons une grande inventivité et une diversité bienvenue dans ces aménagements : Devanture de magasins, terrasses, objets d’art, bacs à fleurs et plantes, mobilier divers, cabanons et installations diverses sur les quais, mais aussi des évènements ponctuels ou réguliers,… Autant d’éléments et d’activités qui
occupent une partie du domaine public. De manière permanente ou ponctuelle. Certains de ces aménagements sont fixes, d’autres sont mobiles et/ou modulables.

Cette interpellation ne vise ni la restriction de l’utilisation du domaine public ni à restreindre les initiatives visant à l‘occuper. Mais afin de garantir une cohérence, la transparence et l’égalité de traitement à celles et ceux qui souhaitent faire des aménagements sur le domaine public, nous souhaitons poser les questions suivantes à la municipalité:1) Qui peut demander une autorisation pour utiliser un espace sur le domaine public ?
2) Selon quels critères la commune attribue ces autorisations ?
3) Ces autorisations peuvent-elles être renouvelées et si oui, suivant quelle échéance ? et à quelles conditions ?
4) Comment est calculée la surface en [m2] attribuée mise à disposition sur le domaine public ?
5) Existe-t-il une limite minimale et maximal de surface en [m2] pouvant être mise à disposition par autorisation ?
6) La commune facture-t-elle l’utilisation du domaine public ? si oui, comment est calculée cette facturation ?
7) Est-ce que les espaces qui sont attribués sur le domaine public le sont dans le contexte d’une vision globale d’une rue ou d’un quartier ?
8) Selon quels critères la commune autorise que des aménagements soient fixes ou mobiles ?
9) Les accès pour les pompiers et les véhicules d’urgence sont-ils pris en considération lors de demande et ces accès sont-ils garantis ?
10) La commune observe-t-elle des conflits ou/et des problèmes sécuritaires entre les différents usagers du domaine public (voitures, piétons, cycles) qui seraient généré par des aménagements sur le domaine public ? si oui, lesquels ?

Pour les Verts de Vevey
Andreas Foster

Interventions communales

Nyon : Les forêts, havre pour la biodiversité et exemple de gestion durable

Postulat « Les forêts nyonnaises : un havre pour la biodiversité et un exemple de gestion durable »

La forêt joue plusieurs rôles écologiques fondamentaux qu’il convient impérativement de préserver. D’une part, la forêt est un formidable vivier pour la biodiversité. En effet, selon l’Office fédéral de l’environnement, près de deux tiers des espèces vivants en Suisse (env. 32’000) résident dans nos bois. D’autre part, la forêt assure des fonctions cruciales que ce soit pour la régénération et la stabilisation des sols, le cycle et la purification de l’eau, le climat ou encore le paysage.

La commune de Nyon avec ses quelque 580 hectares de forêt est un propriétaire forestier conséquent à l’échelle du canton. La Confédération et le Canton encouragent, notamment à l’aide de subventions, des initiatives qui visent à sanctuariser certains périmètres forestiers afin de favoriser ces fonctions écologiques propres au milieu forestier. La Confédération s’est d’ailleurs à ce titre fixée comme objectif de voir 10 % de la surface forestière du pays géré sous la forme de réserves forestières à l’horizon 2030.

Au-delà de sa fonction écologique, le bois issu de nos forêts offre une ressource locale, renouvelable et durable suivant la sylviculture pratiquée qu’il conviendrait de valoriser au mieux tant comme matériau pour la construction pour nos édifices nyonnais que comme combustible. Alors que le Plan de Gestion¹ de la forêt de la ville doit être prochainement revu, ce postulat vise à encourager la Municipalité à :
a) convertir une partie substantielle de sa surface forestière en réserve forestière complétée par un réseau d’îlots de sénescence² et d’arbres-habitat³;
b) anticiper les évolutions climatiques en prévoyant une sylviculture adaptée aux changements annoncés de température et de régimes hydriques4 ;
c) favoriser des techniques de débardage qui n’endommagent peu ou pas les sols forestiers (petites machines, chevaux, etc.) ;
d) encourager le recours au bois local pour les projets de construction, notamment par la commune, ainsi que comme combustible. A ce titre, des initiatives mettant en valeur les labels obtenus ( FSC, Q+ bois et PEFC ) pourraient être mises en place.

Nous proposons que ce postulat soit renvoyé directement à la Municipalité pour étude et rapport.

Yvan Rytz

¹ La loi forestière du 8 mai 2012 (LVLFO ; RSV 921.01) prévoit à son art. 48 une révision d’un plan de gestion tous les 10 à 20 ans.
² L’îlot de sénescence est une surface de forêt, peuplement ou parcelle forestière laissée en libre évolution caractérisée par une absence stricte de
toute intervention (coupe, dévitalisation, plantation, mouvement de terrain, arrachage…) pour une durée illimitée. Les arbres sont laissés jusqu’à leur
décomposition complète en vue de favoriser la conservation des espèces dépendantes des vieux arbres et du bois mort.
³ Il s’agit d’un arbre vivant, sénescent ou mort, de grande taille, présentant des microhabitats (branches mortes, cavités, écorce décollée, etc.) et qui ne sera pas exploité et donc se décomposera entièrement.
4 Au vu des modifications climatiques attendues, cela pourrait induire pour la végétation un «décalage» de quelque 600 mètres altitude.

Interventions communales

Corsier : Déchèterie et ressourcerie

Commentaires à la réponse de la municipalité

Monsieur le Syndic, Mesdames, Messieurs les municipaux, chers collègues,

Je reviens sur la réponse municipale à mon interpellation concernant la ressourcerie car je m’en étonne.

En effet, je connaissais les réponses aux autres interpellations sur ce sujet, donc mon but n’était pas d’obtenir la répétition des réponses déjà données.

D’autre part les sites comme anibis etc.. , évidemment chacun les connaît et ils n’opèrent pas dans le même esprit et ne vont pas dans le sens de la convivialité attachée à une ressourcerie comme proposée.

Mon interpellation abordait encore d’autres questions auxquelles vous n’avez pas répondu :

  • Je vous ai demandé de faire un essai AVANT la mise en place d’une déchèterie définitive, comme cela s’est fait d’ailleurs à Montreux, or vous renvoyez le projet justement vers une déchèterie définitive régionale qui n’est en fait pas du tout prévue dans un proche avenir.
  • Il existe des vieux conteneurs nommés dernier voyage, qui se vendent pour le prix équivalent à la location annuelle que vous évoquez ou, renseignement pris, la construction d’un petit cabanon reviendrait à environ 10’000 frs.
  • Concernant les coûts d’un nouvel employé, pas de réponse sur la possibilité d’engager un chômeur, donc de faire en même temps un petit geste social.
  • Concernant les embouteillages, pas d’explications quand à la prétendue impossibilité d’agrandir la surface de la déchèterie, alors que le terrain environnant est propriété de la commune et qu’à côté des quelques bennes entreposées, il reste une surface assez importante.
  • Pas de commentaires non plus sur le fait que cette demande émane, comme vous le savez certainement, d’un vœu de nombreux citoyens des 4 communes du cercle. Vous ne prenez pas ces demandes en considération dans votre réponse et de plus vous restez muets sur le fait que la ressourcerie créerait des liens sociaux qu’on ne saurait évaluer en francs !

En conclusion, vous avez bien compris que votre réponse ne me satisfait nullement, vous vous cachez derrière l’argument d’une soi-disant complexité et un coût excessif pour ne PAS mettre à l’ESSAI une ressourcerie digne de ce nom, alors que beaucoup d’autres communes l’ont fait.

Je ne peux que constater que, pour le moment, la politique de la municipalité ne va pas dans les sens de l’évolution positive de ce début du 21ème siècle qui est de lutter contre l’obsolescence, la multiplication des déchets et de favoriser des lieux de rencontres.

Si la Municipalité persiste à ne pas vouloir réviser sa position, je me réserve la possibilité d’intervenir par des moyens plus contraignants…

Jocelyne Henry-Baudois

Interventions communales

Rénovation du château de La Tour-de-Peilz

Rapport sur le préavis municipal No 28/2017

Demande de crédit de Fr. 1’550’000.- pour la rénovation du château de La Tour-de-Peilz

C’est par la nécessité du devoir de mémoire que les musées sont nés. Connaître, respecter et conserver des objets-témoins de la vie de nos ancêtres est le seul moyen pour gérer le présent et surtout pour prendre les décisions qui détermineront la valeur de cette mémoire dans les décennies, voire les siècles à venir.

L’étude de leur viabilité doit donc être étudiée à long terme et non à moyen ou court terme. Si nous voulons restaurer notre musée du jeu, c’est dans l’espoir qu’au fil des décennies les expositions attireront de plus en plus de visiteurs.

Mais n’est-ce pas là une triste illusion ?

Si les petits commerçants sont menacés de disparition par manque de moyens financiers pour tenir tête aux gros concurrents, les petits musées ne peuvent survivre que grâce à des subventionnements publics et privés.

La Tour-de-Peilz est encerclée de mastodontes du tourisme : le Pôle musée en construction à la gare de Lausanne, le noveau musée Chaplin, l’Alimentarium et son noveau Nest, sans parler du château de Chillon tous bien plus attractifs pour les touristes que notre petit bijou. Ces mastodontes, qui disposent d’immenses moyens financiers pour leur publicité, aspirent les visiteurs qui nous échappent lentement. C’est triste mais probablement trop vrai. Lentement, le musée du jeu risque de n’attirer plus que des spécialistes, comme c’est le cas par exemple pour le musée de l’orgue à Roche.

Moi la première, nous voulons tous garder le musée en tant que musée-joyau, symbole de notre identité communale. Mais si nous voulions être prudents, nous devrions d’abord faire des simulations de budget allant du meilleur au pire des cas selon le nombre de visiteurs par année. Et ainsi éviter de nous faire accuser plus tard d’avoir investi à l’aveuglette.

Il faudrait trouver des remède-choc. Par exemple, et cela a déjà été ébauché, de créer un partenariat avec d’autres musées d’un intérêt similaire. Mais tout cela demande l’élaboration d’un budget d’exploitation à long terme et non d’une étude comme celle à l’ordre du jour.

Dans cette optique, je propose que nous décidions aujourd’hui de remettre cette demande au moment où nous connaîtrons les finances réelles de la commune qui est lancée actuellement dans de gros travaux en cours et à venir pour des montants colossaux. Il serait déraisonnable d’engager aujourd’hui 1,55 millions pour une étude qui devrait forcément être suivie d’une réalisation à une bonne dizaine de millions pour justifier cet investissement initial.

Il est cependant évident que ce report du dossier à une date ultérieur ne freinerait en rien les démarches nécessaires pour entreprendre les travaux d’entretien urgents afin de garantir la sécurité du bâtiment et des personnes.

Je vous propose en conclusion de rejeter ce préavis.

Elisabeth Leimgruber

 

Interventions communales

Vevey : Décibels

Postulat

Les nuisances sonores dues au trafic routier touchent près de 30 % de la population. Pour près de deux tiers de ces personnes, les valeurs limites d’exposition au bruit sont atteintes voire dépassées, ce qui engendre des effets néfastes sur la santé. Depuis l’entrée en vigueur de l’Ordonnance sur la protection contre le bruit (OPB) du 1er avril 1987, les propriétaires des routes ont l’obligation légale d’assainir les tronçons routiers causant des nuisances sonores excessives. La législation prévoit également que des cadastres de bruit soient établis par les autorités compétentes. Dans le canton de Vaud, c’est la Direction de l’environnement industriel, urbain et rural (DIREV) qui est chargée de cette tâche. Ce cadastre est consultable sur la plateforme cantonale: www.geo.vd.ch

Sur le territoire veveysan, nous constatons qu’en recoupant ce cadastre et les valeurs limites d’immissions, plusieurs axes routiers dépassent les normes. Notamment à l’avenue Général-Guisan, à l’avenue de la Gare, à la rue du Clos, à la rue des Chenevières, à l’avenue de Gilamont et à la route de Blonay. Les valeurs admissibles dépassent également les normes sur certains tronçons de l’Avenue Nestlé, de la rue d’Italie et de la rue du Simplon. De manière générale, sur les deux grands axes routiers Nord-Sud et Est-Ouest, les valeurs d’alarme semblent même atteintes par endroits.

A noter que le PMU (Plan de mobilité et d’urbanisme intégré) en page 32 rappelle que «  l’enjeu par rapport au bruit est le suivant: «L’enjeu consiste à diminuer la quantité de trafic, à modérer les vitesses, à canaliser et moins disperser le trafic. Il s’agit également de faire attention avec les vitesses qui peuvent être plus élevées la nuit (mises en place de mesures spécifiques la nuit).»

Il est donc indispensable de proposer des solutions pour réduire le bruit. Réduire la vitesse serait une mesure simple et économique à mettre en place. Incidemment, cette mesure contribuerait à diminuer les émissions polluantes et à minimiser les risques d’accident.

Un exemple intéressant et celui mené actuellement à Lausanne à l’avenue de Beaulieu (route cantonale) et à l’avenue Vinet. Un article paru dans la FAO (feuille des avis officiels) du 19 janvier 2018 nous renseigne que pour réduire les nuisances sonores, au moins nocturnes, le canton de Vaud et la ville de Lausanne ont appliqué la limite de 30km/h entre 22h00 et 06h00 sur ces deux grandes artères.

La première phase de test est terminée et les résultats sont très encourageants. Le nombre de décibels a diminué et les habitants ont fait des retours positifs sur cette mesure. (voir copie de l’article de la FAO en annexe).

Tout en gardant comme objectif le respect de l’Ordonnance sur la protection contre le bruit (OPB) du 1er avril 1987,

Nous invitons la Municipalité :

1. A faire une proposition pour mettre en place un plan d’action et des mesures concrètes pour réduire significativement le bruit routier sur le territoire communal et ceci au moins la nuit.

2. A étudier l’opportunité de tester l’application du 30km/h nocturne sur les axes suivants : Nord-Sud (Avenue de Gilamont) et Est-Ouest (Av. Général-Guisan / Avenue de la Gare / Rue du Clos / Rue des Chenevières / Avenue Nestlé / Rue du Simplon et Rue d’Italie).

3. A proposer un échange/dialogue sur la thématique de la protection contre le bruit avec les autres communes du district afin d’élaborer une stratégie de lutte contre le bruit plus large à l’échelle de l’agglomération.

Pour les Verts de Vevey

Antoine Dormond

Interventions communales

Vevey : La Municipalité doit travailler pour les Veveysans

Communiqué de presse

Les Verts de la Riviera et plus particulièrement de Vevey constatent avec satisfaction que la Municipalité de Vevey a pris la mesure des difficultés rencontrées en son sein. En sollicitant une médiation, cette dernière montre sa détermination à trouver une issue à cette situation.

Cette décision montre que la Municipalité a conscience de la nécessité d’un fonctionnement collégial et se donne les moyens d’y parvenir. Une telle démarche ne peut en effet qu’être profitable pour faire avancer les dossiers importants en cours tels que la politique générale de logement, la politique de l’urbanisme et la gestion de son territoire pour n’en citer que deux.

Les Verts de la Riviera regrettent la décision des municipaux de Vevey Libre de ne pas entrer en matière. Ils espèrent que ces derniers adhéreront finalement à la démarche proposée. Repousser une telle opportunité qui permettrait pourtant à chacun d’exprimer son point de vue et de créer des espaces de concertation pour se centrer sur les enjeux de la ville de Vevey.

Concernant la décision municipale de communiquer officiellement sur cette démarche, les Verts de de la Riviera estiment cette décision comme opportune. En effet, cela fait déjà plusieurs semaines que les réseaux sociaux véhiculent des informations plus ou moins éronnées ou orientées sur ces difficultés. En communiquant, la Municipalité clarifie la situation et explicite une position claire.

En fin de compte, on peut se demander à qui, à quoi sert le refus de la médiation. Cela ne peut certainement pas résoudre les difficultés existantes, mais tout au plus à les exacerber.

Les Verts de la Riviera et plus particulièrement de Vevey espèrent qu’un climat plus serein et constructif pourra venir rapidement au sein de la Municipalité de la ville et que les démarches courageuses entreprises par une partie de la Municipalité porteront rapidement leurs fruits.

Geneviève Pasche, présidente des Verts de la Riviera

Antoine Stubi, chef de groupe de Vevey