Communiqué

Qui finance quelle campagne ?

A quelques jours de la fin des élections cantonales, le Parti socialiste vaudois et les Verts vaudois présentent publiquement ce jour leur budget complet pour cette campagne, ainsi que leurs sources de financement. L’alliance rose-verte aura, au soir du 21 mai, dépensé 115’000 francs. Cette campagne est payée paritairement par les deux partis. Elle est financée uniquement par les cotisations des membres et contributions des élu-e-s des deux partis. Tant les Verts vaudois que le Parti socialiste vaudois refusent les dons d’entreprise. Cet acte de transparence est central dans une campagne politique : elle renforce la démocratie et la confiance des citoyen-ne-s envers le monde politique. En regard des enjeux centraux pour la population, le PSV et les Verts vaudois demandent à l’alliance de droite de faire également très rapidement acte de transparence en publiant son budget complet pour ce second tour, en indiquant la provenance de son financement.

Année après année, la Suisse fait figure de cancre en matière de transparence des financements des partis politiques et des campagnes. A de nombreuses reprises, notre pays a ainsi été épinglé par le Groupe d’Etats contre la corruption (GRECO). Parmi les pays membres du Conseil de l’Europe, la Suisse est le seul pays à ne pas disposer de législation sur la transparence du financement des partis. Dans notre canton, une motion du PS qui avait été transmise au Conseil d’Etat en 2007 a finalement été rejetée par la droite en 2012 qui ne veut de toute évidence pas que les citoyen-ne-s sachent qui finance son activité politique. Pourtant, il serait légitime de savoir qui a, ou non, quel fil à la patte.

Pour remédier à cette situation exceptionnelle, une large coalition, dont font partie le Parti socialiste et les Verts, a lancé une initiative populaire fédérale qui demande que les partis rendent publics leurs financements.

Des paroles, les Verts vaudois et le PSV passent aux actes : durant le 2e tour, l’alliance a pu compter sur un budget de 115’000 francs. Plus de 60% de ce montant sont utilisés pour l’impression et la distribution du tous-ménages, près de 20% pour des annonces presse, 10% pour l’affichage et le reste a financé l’achat de croissants, pommes ou roses.

Cette campagne du 2e tour est payée paritairement par le PSV et les Verts vaudois. Leurs sources de financement sont similaires : ils comptent uniquement sur les cotisations, les dons des membres et les contributions des élu-e-s. Ils refusent tout don d’entreprise.

Les Verts vaudois et le Parti socialiste vaudois invitent les partis de droite à faire le même exercice, à publier leurs dépenses pour ce second tour de campagne et à indiquer la provenance de leur financement. La campagne de l’alliance de droite s’est intensifiée ces derniers jours avec notamment l’envoi d’un courrier adressé des 3 élu-e-s PLR à une partie de la population vaudoise. Celle-ci a le droit de savoir comment a été financée cette campagne et qui a soutenu financièrement cette opération, pour ainsi peut-être mieux comprendre dans le futur telle ou telle action politique qui ne serait in fine qu’un retour d’ascenseur.

Communiqué

L’UDC Vaud, en décalage complet avec la population vaudoise

L’échec cuisant de l’initiative « Contre l’intégrisme religieux » lancée en novembre dernier par l’UDC Vaud est, avec moins de 3000 signatures récoltées, une illustration supplémentaire du décalage grandissant entre ce parti qui glisse vers la droite dure et les Vaudoises et Vaudois. C’est également l’échec d’une certaine manière de faire de la politique, qui vise uniquement à monter en épingle des sujets en attisant la peur et le rejet pour attaquer le bon travail effectué par les ministres en place (en l’occurrence la Conseillère d’Etat verte Béatrice Métraux et le règlement d’application de la loi sur la reconnaissance des communautés religieuses). Un échec qui prend une tonalité d’autant plus particulière à 13 jours du 2e tour de l’élection au Conseil d’Etat.

Alors que l’UDC Vaud reconnaît aujourd’hui, à un jour du délai légal, l’échec cuisant de la récolte de signatures pour son initiative « Contre l’intégrisme religieux », c’est le signe patent que la population vaudoise n’a pas mordu au discours discriminant du parti. Depuis le lancement en novembre dernier, l’UDC Vaud n’a eu de cesse de faire du texte un argument de campagne contre la ministre en charge du dossier, Béatrice Métraux, alors même que le dispositif rigoureux, mais juste, en matière de reconnaissance des communautés religieuses fait du canton de Vaud un pionnier en la matière en Suisse.

Pour rappel, cette reconnaissance est ancrée dans la Constitution vaudoise de 2003 et une première loi d’application avait été initiée par l’UDC Jean-Claude Mermoud en 2007. Il aura fallu attendre 7 années supplémentaires pour que son règlement d’application soit enfin adopté par le Conseil d’Etat en 2014. Ce dispositif favorise la paix confessionnelle et un dialogue continu à même, notamment, de lutter contre les risques de replis communautaristes.

Aujourd’hui, avec à peine un quart des signatures récoltées, la direction de l’UDC Vaud, en lançant cette initiative, a démontré qu’elle n’incarne plus cette ligne agrarienne dont elle se réclame, mais bien la ligne dure de son parti national, en décalage complet avec la population vaudoise qui n’a adhéré ni à la philosophie de rejet et d’opposition des communautés qui sous-tendait le texte, ni à la diabolisation d’une ministre qui a fait un excellent travail.

Nos concitoyennes et concitoyens aspirent à une vie politique efficace et respectueuse. Ils apprécient les compromis intelligemment trouvés par l’équipe gouvernante en place, à mille lieues de la logique d’opposition et de diabolisation systématiques que l’UDC Vaud s’efforce malheureusement d’insuffler dans notre canton.

A noter, pour finir, que si l’UDC Vaud essaie aujourd’hui de se distancier de ce texte et du flop essuyé, en faisant croire que ce texte proviendrait d’un petit groupe citoyen indépendant, il faut toutefois rappeler que c’est à l’unanimité des membres de son congrès que cette initiative avait été lancée et qu’elle est portée par nul autre que son secrétaire général. Cette manœuvre de distanciation désespérée ne témoigne-t-elle pas d’un aveu d’échec, par la direction-même de l’UDC, d’une ligne politique incarnant une droite nationaliste et xénophobe, au grand dam de ses alliés PLR et vert’ libéraux forts mal à l’aise dans ce dossier ?

Communiqué

Une équipe, un bilan, un projet

A moins de 2 semaines du 2e tour des élections cantonales, le Parti socialiste vaudois et les Verts vaudois ont rappelé lors d’une conférence de presse que le ticket rose-vert représentait une équipe, un bilan et un projet, soit l’assurance pour notre canton de continuer sur le chemin de la prospérité créée ces 5 dernières années par la majorité rose et verte. Dans l’optique de poursuivre le développement du Canton dans la lignée de la dernière législature, ils ont présenté certains éléments de la plate-forme commune gouvernementale portée par les candidates Béatrice Métraux et Cesla Amarelle pour le 2e tour du Conseil d’Etat. Pierre-Yves Maillard et Nuria Gorrite ont rappelé que les élections de Mme Métraux et de Mme Amarelle étaient nécessaires pour la réalisation de ces propositions, travaillées en commun depuis de nombreux mois.

Au premier tour des élections cantonales 2017, la population vaudoise a placé les 4 candidat-e-s de l’alliance rose-verte aux 7 premières places. C’est avec confiance et esprit serein que les Verts vaudois et le Parti socialiste vaudois partent dans cette campagne du 2e tour avec le ticket formé par Béatrice Métraux et Cesla Amarelle pour rejoindre Pierre-Yves Maillard et Nuria Gorrite, afin de permettre la réalisation de la plateforme gouvernementale présentée lors du 1er tour.
L’élément central d’une campagne électorale est la défense d’un programme. Les électrices et électeurs n’élisent pas uniquement des personnes, mais choisissent aussi des idées et des propositions, plus généralement, ils choisissent l’équipe qu’ils et elles trouvent idéale pour diriger notre canton. Lors de cette conférence de presse, Béatrice Métraux et Cesla Amarelle ont expliqué les mesures qu’elles souhaitent concrétiser si elles sont élues aux côtés de Pierre-Yves Maillard et de Nuria Gorrite et qui pourraient être menacées par une majorité de droite :
Les Vaudoises et Vaudois ont besoin de voir leur pouvoir d’achat amélioré
L’amélioration du pouvoir d’achat des classes moyennes et modestes est au centre des préoccupations des candidates. Elles souhaitent dès lors suivre au plus près l’application de la RIE 3 vaudoise qui comprend des mesures fortes en termes de pouvoir d’achat. Par exemple, pour un couple avec 2 enfants et 96’000 francs de revenu déterminant par an, les mesures sociales de la RIE 3 amélioreront leurs revenus de 4’800 francs par an !
Grâce à la loi sur le logement (LPPPL), les collectivités publiques ont désormais des outils pour construire des logements à loyer abordable. Les candidates s’emploieront à mettre en oeuvre cette loi dans les plus brefs délais et veilleront à ce que le règlement d’application ne dénature pas la loi plébiscitée par le souverain vaudois.
Les Vaudoises et Vaudois ont besoin d’un cadre de vie attractif
Le canton de Vaud se trouve dans une dynamique démographique exceptionnelle. Les candidates s’engagent pour une croissance soutenue et durable par la poursuite des investissements en matière d’infrastructures, une politique cohérente en matière de transition énergétique, une organisation du territoire respectant l’environnement et le maintien d’un haut niveau de sécurité.
Les Vaudoises et Vaudois ont besoin d’un marché du travail structuré et des emplois pour toutes et tous, notamment les seniors
Les candidates s’engagent pour une intervention forte de l’Etat afin de mieux contrôler le marché du travail et pour donner des chances d’emploi aux seniors et aux jeunes, en leur assurant une formation. Elles proposent notamment la création de place d’emplois subventionnés de 10 à 12 mois pour les chômeuses et chômeurs de plus de 55 ans.
Les Vaudoises et Vaudois ont besoin d’un système de formation accessible et de qualité
Les candidates souhaitent décupler les efforts entrepris par la LEO pour assurer l’égalité des chances pour tous les élèves. Pour cela, il faut renforcer les moyens à disposition de l’école, renforcer la maitrise de classe et nouer un dialogue constant et durable avec les professionnel-le-s. Il convient également d’assurer des liens directs avec les enseignants, par exemple en allant les rencontrer de manière régulière, directement.
Les Vaudoises et Vaudois ont besoin d’une agriculture respectueuse de l’environnement et de celles et ceux qui travaillent la terre
Les candidates défendent la souveraineté alimentaire : une agriculture diversifiée qui tienne compte de nos ressources naturelles notamment du sol, protège nos semences et renonce aux OGM. Les candidates s’engagent également à garantir des revenus équitables aux agriculteurs/trices et à mieux soutenir les exploitations agricoles familiales. Elles s’engagent notamment pour un prix du lait équitable payé aux paysans.
Les conseiller-ère-s d’Etat Pierre-Yves Maillard et Nuria Gorrite ont ensuite rappelé les enjeux du 2e tour.

En premier lieu, Nuria Gorrite a rappelé l’importance de la cohésion du gouvernement cantonal. L’équipe qui porte la majorité doit pouvoir s’appuyer sur une grande confiance, et sur des valeurs communes. La reconduire, c’est préserver cette cohérence politique, qui garantit aussi la crédibilité du Conseil d’Etat face à ses interlocuteurs et rend, seule, possible le dialogue avec un Parlement dont la majorité est différente.
Enfin, Pierre-Yves Maillard a rappelé que, par la présentation de 2 candidat-e-s, la droite souhaite passer d’une minorité à 3-4 à une majorité à 5-2. Cette majorité, c’est celle des années 90, c’est celle des blocages et des crises. C’est celle d’une gestion sans projets, sans investissements, sans soutien aux familles et aux personnes fragiles et avec des services publics qui ne suivent pas la croissance démographique. Cette majorité, la droite peut mathématiquement la gagner. Cela affaiblirait les partisans du compromis et serait un retour en arrière pour l’ensemble des Vaudoises et des Vaudois. Notre canton ne peut pas se le permettre au regard des enjeux immenses qui l’attendent. Il ne s’agit pas de choisir une majorité qui fasse le bonheur des appareils des partis ou de leur candidat respectif, mais bien d’élire une majorité à même de garantir à ce canton les nécessaires compromis, équilibre et dynamisme ! Et c’est ce que proposent les candidatures de Béatrice Métraux et de Cesla Amarelle.

Communiqué

PS et Verts veulent maintenir les savants équilibres politiques qui font la réussite de notre canton

Le Parti socialiste vaudois et les Verts vaudois présentent Béatrice Métraux et Cesla Amarelle pour le second tour du Conseil d’Etat afin de garantir la continuité de l’excellent travail du gouvernement à majorité rose-verte. Le 21 mai prochain, la population vaudoise aura la possibilité d’élire un ticket cohérent, fort d’une alliance forgée depuis plusieurs décennies et avec un programme au service de toutes les Vaudoises et de tous les Vaudois.

« On ne change pas une équipe qui gagne » : les Verts vaudois et le Parti socialiste vaudois ont suivi le dicton populaire en proposant un ticket commun pour le 2e tour des élections au Conseil d’Etat avec les candidatures de Béatrice Métraux et de Cesla Amarelle. Avec leur élection, notre canton poursuivrait sur la voie du fameux « compromis dynamique » qui fait son succès.

Forts d’un résultat historique au premier tour qui a permis pour la première fois de l’histoire du Canton de Vaud de faire élire 2 candidats du ticket rose-vert, Verts et PS placent, comme en 2012, leurs quatre candidat-e-s dans les 7 meilleurs scores. Ils partent dans cette campagne avec confiance et détermination avec, en ligne de mire, la défense de l’intérêt général, la poursuite de l’audacieux équilibre entre dynamisme économique et juste redistribution des richesses et l’écoute des Vaudoises et des Vaudois.

Comme l’ont démontré les résultats du premier tour, l’alliance entre le Parti socialiste vaudois et les Verts vaudois est parfaitement comprise par les citoyen-ne-s qui ont voté en bloc le ticket rose-vert. Cette alliance se fonde sur plusieurs décennies de travail de concert et d’élections communes à tous les niveaux et qui expliquent son succès. Pour ce second tour, cette alliance naturelle mobilisera ses militant-e-s et la population vaudoise pour que Béatrice Métraux et Cesla Amarelle rejoignent Pierre-Yves Maillard et Nuria Gorrite au Conseil d’Etat afin de maintenir les savants équilibres qui font que la réussite de notre canton est jalousée loin à la ronde. Pour que les Vaudoises et les Vaudois puissent continuer à vivre sereinement le présent et à regarder vers l’avenir avec confiance.

Communiqué

Le comité vaudois pour le OUI témoigne du large soutien en faveur de la Stratégie énergétique 2050

Le 25 avril 2017, le comité vaudois pour le OUI à la SE2050 a présenté, dans une ferme aiglonne qui sert d’exemple, ses arguments de campagne plaidant rationnellement pour un OUI à la Stratégie énergétique 2050.

Ce comité a été fondé par des représentants de presque tous les partis vaudois : PLR, PS, PDC, les Verts, les vert’libéraux, PBD, Vaud Libre, POP et même des représentants de l’UDC. Il rassemble des conseillères d’Etats, des conseillers aux Etats, des conseillers nationaux, des députés au Grand conseil, des municipalités ainsi que des élus communaux et des citoyens.

Ils plébiscitent tous la Stratégie énergétique 2050, aux côtés du Conseil fédéral, du Parlement et d’institutions défendant les intérêts de la nature, de l’économie, des paysans et de la société, car ils sont convaincus des perspectives qu’elle offre à notre canton. Tous réfutent en bloc les allégations mensongères et populistes visant à effrayer les citoyens et faire croire à des coûts pharaoniques et à des privations à tout va, alors que le projet soumis au peuple est tout le contraire.

« Je vous invite à voter OUI le 21 mai pour tourner résolument le dos au nucléaire, développer chez nous les énergies renouvelables, investir dans nos infrastructures et créer des emplois en Suisse qui ne pourront pas être délocalisés. » affirme Stéphane Montangero, président du parti socialiste vaudois. La SE2050 est « une étape qui vise à encourager l’innovation pour garantir un vrai tournant énergétique en Suisse qui permettra de renforcer notre autonomie énergétique et de créer de nombreuses opportunités pour les artisans et les entrepreneurs vaudois. » poursuit Frédéric Borloz, président du PLR vaudois et Conseiller national.  En résumé, «continuer comme aujourd’hui en tablant sur le nucléaire et les énergies fossiles est irresponsable. Ce sujet est trop important pour que l’on utilise des chiffres mensongers comme ces 3’200 francs. Accepter le 1er volet de la stratégie énergétique 2050, c’est un premier pas vers un avenir meilleur pour nos enfants et un soutien important pour le monde agricole.» conclut Julien Cuérel, député UDC au Grand conseil et syndic de Baulmes

Jetez un coup d’œil sur:

www.strategie-energetique-oui.ch et www.se2050.ch/fr/, @OUIaLaStrategieEnergetique #ES2050

comité vaudoisOUI à la stratégie énergétique 2050

 

Communiqué relayé du Comité vaudois « Stratégie énergétique OUI »

Communiqué

Les cyclistes méritent mieux qu’une campagne de prévention stigmatisante

Les Verts romands sont scandalisés par la campagne de « prévention » pour les cyclistes lancée par la SUVA. Plutôt que d’attirer l’attention sur les réels problèmes et dangers qu’encourent quotidiennement celles et ceux qui ont décidé d’adopter ce mode de transport écologique, la vidéo de cette campagne aligne les clichés et stigmatise celles et ceux qu’elle prétend sensibiliser. Les Verts veulent une autre politique de prévention, qui protège les cyclistes et favorise le vélo comme moyen de déplacement. Ils interviendront aux niveaux cantonal et communal pour exposer leur vision d’une politique efficace de prévention contre les accidents dans lesquels sont impliqué-e-s des cyclistes.

Un cycliste qui enchaîne les comportements dangereux avec son vélo tout en égrenant d’un ton arrogant des phrases toutes faites, et qui finit par payer de sa vie le fait de « rouler comme un con », comme le dit si joliment une voix off en fin de séquence : voilà à quoi ressemble le spot de « prévention » diffusé par la SUVA, et soutenu par diverses polices cantonales.

Or si les cyclistes peuvent parfois être la cause d’accidents de la route, ils en sont bien plus souvent les victimes. D’ailleurs, si les statistiques énoncées dans la vidéo avancent que les cyclistes seraient fautifs dans 50% des cas, cela veut dire que les véhicules motorisés le sont tout aussi souvent ! Et même de fait bien davantage, car ce que ces chiffres ne précisent pas, c’est qu’il ne s’agit là que des cas graves répertoriés par la Police. Au-delà de ces derniers, les cyclistes sont régulièrement victimes de refus de priorités de la part d’automobilistes, ou autres « incidents mineurs » qui, même s’ils provoquent parfois chutes, bosses et bleus, n’amènent pas à une dénonciation de la part des cyclistes et sont donc ignorés des statistiques. Au-delà des clichés, il est d’ailleurs éclairant de noter que plusieurs études européennes ont montré qu’à partir d’un certain nombre critique de cyclistes les accidents par kilomètre parcouru diminuent. Une étude française a ainsi établi que le doublement de la pratique du vélo n’entraîne qu’une augmentation de 32% d’accidents. Et une étude danoise atteste également que la pratique du vélo pour les déplacements quotidiens entraîne en réalité une réduction du risque de mortalité de 28 %.  La vidéo manque donc clairement sa cible !

Le vélo est un mode de transport écologique, peu encombrant et peu bruyant, qui n’a que des avantages à l’heure où les réseaux routiers sont saturés et que les particules fines polluent l’air que nous respirons. Or les cyclistes sont vulnérables, car moins bien protégés que les voitures ou d’autres usagers de la route. En cas d’accident, ce sont eux qui paient le prix fort.

Il est donc normal d’entreprendre des campagnes de prévention, mais celles-ci doivent avant tout sensibiliser les automobilistes aux dangers qu’ils font courir aux cyclistes et piétons, et non stigmatiser les cyclistes et leurs prétendus comportements dangereux.

Il est, en outre, également nécessaire que les villes et les communes prennent leurs responsabilités et garantissent aux cyclistes une place adaptée sur la chaussée en développant, notamment, des pistes cyclables sécurisées et en adaptant l’aménagement des carrefours, car le manque d’espaces spécifiquement destinés aux cyclistes les expose aussi de manière accrue au danger.

Les Verts ne peuvent donc pas souscrire à cette campagne et interviendront à plusieurs niveaux (dans les communes et les parlements cantonaux) afin d’interroger les autorités compétentes sur le bienfondé de cette dernière, et demander une autre politique de prévention routière, plus bienveillante et respectueuse des piétons et cyclistes.

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Comptes 2016 : une stabilité financière qui augure bien de l’avenir

Après la présentation, ce matin, des comptes 2016 du canton de Vaud, les Verts se félicitent de l’état de la situation financière cantonale qui affiche une stabilité remarquable. Alors que la droite profite de la campagne actuelle pour tenter de faire peur aux Vaudoises et aux Vaudois, force est de constater que la réalité lui donne tort et que le gouvernement à majorité rose-verte œuvre pour le bien du canton ; ses habitantes et habitants peuvent lui renouveler leur confiance.

Les Verts se réjouissent que le canton jouisse toujours d’une excellente santé financière, avec un bénéfice annoncé de 186 millions après amortissements et préfinancement (239,3 millions d’écritures de bouclement). La preuve par les chiffres que les Vaudoises et les Vaudois bénéficient du travail de la majorité actuelle rose-verte qu’ils auront l’occasion de réélire fin avril.

Alors que la droite profite de la campagne électorale actuelle pour peindre le diable sur la muraille en critiquant, notamment, les dépenses toujours plus importantes consacrées à la santé et au social, il ne s’agit-là que d’agitation électorale, le canton étant dans une situation financière saine ce qui permet les dépenses nécessaires à la solidarité en lien avec la démographie et les besoins cantonaux. En effet, la population vaudoise vieillit et les besoins sociaux et en matière de santé sont avérés.

Le gouvernement à majorité rose-verte répond donc aux besoins de la population vaudoise, tout en préservant les finances cantonales, permettant ainsi au canton et à ses habitants de se projeter dans le futur avec confiance.

A noter que les investissements du Canton en 2016 se sont élevés à quelque 640 millions de francs tout en retrouvant un niveau d’endettement similaire à celui de 2012. L’Etat joue donc en outre son rôle de relance de l’économie tout en maîtrisant la croissance des charges de fonctionnement. Il s’agit d’une approche à la fois de rigueur et de responsabilité, mais qui ne cède, avec raison, pas aux sirènes de l’austérité.

Seul bémol au tableau, les projets en lien avec les énergies renouvelables peinent à devenir concrets. 12 millions n’ont, par exemple, pas été utilisés sur le budget 2016. Les Verts regrettent également que, malgré leurs demandes répétées lors de l’adoption des budgets, un financement plus important ne soit toujours pas octroyé à des mesures visant à la préservation de la biodiversité. Ils relèvent enfin que, sur 100 francs dépensés chaque année pour le fonctionnement de l’Etat, seul 0.5 franc est alloué à l’environnement et à l’aménagement du territoire.

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PS et Verts présentent leurs engagements pour continuer à oeuvrer pour le bien du canton

Le Parti socialiste vaudois et les Verts vaudois ont présenté lors d’une conférence de presse commune leur plateforme électorale en présence de leurs quatre candidat-e-s au Conseil d’Etat : Cesla Amarelle, Nuria Gorrite, Pierre-Yves Maillard et Béatrice Métraux. Forte de 42 propositions concrètes, cette plateforme permettra de poursuivre le développement du canton dans la lignée de la dernière législature, pour le bien des Vaudoises et des Vaudois, pour autant que la population vaudoise accorde à nouveau sa confiance à la majorité rose-verte.
Grâce à la relance des investissements et à la concrétisation des projets prévus dans le programme de législature du gouvernement à majorité rose-verte, le canton de Vaud se porte mieux aujourd’hui qu’il y a 5 ans. Afin de poursuivre sur cette voie, le Parti socialiste vaudois et les Verts vaudois ont présenté ce jour leur plateforme gouvernementale 2017-2022. Ce contrat établi avec les Vaudoises et les Vaudois englobe tous les thèmes de notre société afin d’avoir une vision cohérente et des réponses adaptées aux besoins de chacune et de chacun.
Cette plateforme a pour principe central de poursuivre les investissements pour l’avenir. Notre canton vit des transformations importantes avec une croissance démographique constante, ce qui entraine des défis auxquels la plateforme PS-Verts apporte des solutions concrètes. Et ceci dans les domaines les plus importants pour la population : l’emploi, le vivre-ensemble, le logement, la santé, la politique sociale, l’environnement, la sécurité ou encore les transports publics. Sur ce dernier point, notre canton doit poursuivre sur sa lancée pour s’assurer une compétitivité durable. Depuis 5 ans, l’offre en transports publics a augmenté de 30% et, avec le projet PS-Verts présenté ce jour, l’ambition est d’aller encore plus loin pour se hisser au niveau des meilleurs réseaux de transport du pays d’ici 2022.
Les candidat-e-s PS et Verts au gouvernement ont également plaidé pour un développement durable de notre canton par un aménagement du territoire réfléchi et la défense de l’environnement, en particulier de la biodiversité. Ils soutiennent également sans réserve la stratégie énergétique 2050 soumise à référendum le 21 mai prochain. Le soutien à une agriculture respectueuse du sol est également central, avec un souci particulier pour les hommes et les femmes qui le font vivre. Pour favoriser les productions à forte valeur ajoutée, la création d’un label de production vaudoise, recouvrant toutes les filières et toutes les étapes de transformation, est un pas important pour favoriser la consommation locale. Sur ce plan, l’Etat doit par ailleurs poursuivre sa démarche d’exemplarité.
Les candidat-e-s ont également souligné l’importance de la formation, tant il est crucial de donner aux élèves des outils pour se construire. La LEO a modernisé l’école vaudoise en garantissant une chance à tous les élèves. Les ajustements prévus par le Conseil d’Etat ces dernières semaines pour répondre aux difficultés rencontrées vont dans le sens des priorités des candidat-e-s : renforcer la maitrise de classe afin de mieux soutenir les élèves en difficulté. L’objectif final est évidemment que chaque jeune puisse se développer et, par la suite, trouver un emploi, une solution professionnelle. Seule l’école peut permettre d’éviter à des jeunes une exclusion professionnelle et sociale. Et c’est justement l’un des aspects fondamentaux de la politique sociale des candidat-e-s : la réinsertion. Les bilans très positifs de FORJAD et des PC familles démontrent qu’il faut poursuivre des politiques sociales actives et la plateforme poursuit cet objectif, notamment par la proposition d’emplois subventionnés de 10 à 12 mois pour les chômeurs de plus de 55 ans.
Toutes ces politiques doivent se réaliser dans une société sûre. Les candidat-e-s plaident donc également pour une sécurité qui allie prévention et répression, de manière proportionnée et efficace.

Cette plateforme sera le compas du Conseil d’Etat si les Vaudoises et les Vaudois accordent, une nouvelle fois, leur confiance au ticket rose-vert. C’est un engagement fort auprès de la population qui mise sur l’avenir et sur un développement économique, social et durable pour le bien de toutes et tous.

Plateforme 2017-2022

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Votation fédérale du 21.5: OUI à la stratégie énergétique 2050

Réunis ce soir en Comité élargi, les Verts vaudois ont arrêté leur recommandation de vote en vue de la votation fédérale du 21 mai prochain. Ils plébiscitent la stratégie énergétique 2050, seul objet soumis à votation ce jour-là. Elle est en effet cruciale pour réduire notre consommation, augmenter l’efficacité énergétique, développer les énergies renouvelables et enfin sortir du nucléaire. Les Verts souhaitent que le canton de Vaud joue un rôle pionnier en la matière.

En 2011, suite à l’accident de Fukushima, le Conseil fédéral et le Parlement ont pris la décision de principe de sortir de l’énergie nucléaire. C’est alors que le Conseil fédéral a retravaillé les perspectives énergétiques et conçu la Stratégie énergétique 2050 qui a principalement trois objectifs : réduire la consommation, développer les énergies renouvelables et sortir du nucléaire. Ces objectifs sont chers aux Verts vaudois et le tournant énergétique a d’ailleurs toujours fait partie de leurs revendications. Les Verts ont agi dans ce sens au niveau local, dans les communes mais aussi au Grand Conseil, où ils ont largement contribué à la fixation d’objectifs ambitieux dans la loi vaudoise sur l’énergie, révisée fin 2013.

Pour rappel, le premier train de mesures de la Stratégie énergétique 2050 formait en fait le contre-projet indirect à l’initiative fédérale « Pour la sortie du nucléaire » déposée par les Verts. Si nous avions néanmoins maintenu notre initiative, c’était parce que la Stratégie énergétique 2050 ne prévoyait aucune date de fermeture contraignante des centrales. Les Vaudoises et les Vaudois ont d’ailleurs accepté l’initiative des Verts le 27 novembre dernier par 54,37% des voix, sans être malheureusement suivis par la majorité du peuple suisse. Il s’agit maintenant de confirmer, le 21 mai prochain, ce désir de sortir de notre dépendance à l’atome et de nous donner de véritables chances d’opérer le tournant énergétique en favorisant le développement déterminé des énergies propres d’avenir.

Les Verts vaudois recommandent donc l’acceptation de la Stratégie énergétique 2050 pour :

  1. réduire la consommation en économisant de l’énergie et en augmentant l’efficacité. La Stratégie énergétique prévoit plusieurs mesures favorables au climat allant dans ce sens, telle qu’une consolidation du « Programme bâtiments » en y affectant une plus grande part de la taxe CO2 prélevée. Les prescriptions relatives aux émissions de CO2 seront, en outre, renforcées.
  2. donner un nouvel essor aux énergies renouvelables, par exemple en faisant passer le supplément maximal perçu sur le réseau pour encourager les renouvelables de 1,5 centime par kwh à 2,3, ce qui encouragera davantage d’installations via la RPC.
  3. sortir enfin du nucléaire. Il ne sera plus possible de construire la moindre centrale sur le territoire national. Les cartouches de combustible ne pourront, par ailleurs, plus être retraitées. Il manque certes à cette stratégie des durées d’exploitation maximales contraignantes mais il sera toujours possible de combler cette lacune une fois la Stratégie énergétique entrée en vigueur.

Les Verts vaudois souhaitent que le canton de Vaud joue un rôle de pionnier dans cette indispensable transition énergétique.

Le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, ainsi que le passage à une économie et à des transports moins dépendants des énergies fossiles figurent en bonne place dans leur programme pour la législature 2017-2022. Les Verts proposent notamment de soutenir plus fortement les rénovations énergétiques, de simplifier les démarches administratives pour la pose de panneaux solaires ou encore de promouvoir des modes de chauffage moins polluants (bois, pompes à chaleur etc.).

Communiqué

Des voitures (dé)truquées !

Alors que le Canton communique les retombées positives du rabais octroyé sur la taxe annuelle lors de l’achat d’un véhicule peu polluant, le député des Verts Felix Stürner a déposé aujourd’hui, au Grand conseil une interpellation sur les contrôles des émissions des véhicules automobiles en général. En effet, si l’information donnée par le Canton est évidemment réjouissante, elle ne dit rien sur la prise en considération par les services cantonaux concernés des retombées du « dieselgate » sur les pratiques de contrôle des véhicules automobiles en matière d’émissions toxiques.

Depuis septembre 2015, les scandales liés à l’utilisation de logiciels par certains constructeurs automobiles pour fausser les résultats des tests d’émissions de gaz toxiques, principalement de l’oxyde d’azote (NOx) et du dioxyde de carbone (CO2), reviennent régulièrement à la une des médias. En ne pratiquant pas les tests en grandeur réelle, mais dans des conditions spéciales, les constructeurs ont réussi à biaiser les résultats grâce à des logiciels placés dans les véhicules. Ces logiciels permettent de fausser les résultats lorsque les tests sont effectués hors des conditions de conduite normale, autrement dit sur des « bancs d’essai » ou en laboratoire en vue de l’homologation (technique dite du « préconditionnement »).

Cette façon de frauder les règles d’émissions de substances nuisibles ne pose pas seulement un problème légal mais évidemment aussi environnemental et de santé publique. D’autant que le parc suisse de véhicules à moteur ne cesse de croître (plus de 5,9 millions) en général, et que le nombre de voitures à moteur diesel ne cesse en particulier d’augmenter (Suisse : 39.3% en 2016).

Pour ces différentes raisons, Felix Stürner demande au Canton :

          De vérifier que les contrôles effectués par les services compétents soient en mesure de déceler les éventuelles fraudes.

          S’il s’est servi des études de l’International Council on Clean transportation (ICCT) étasunien ou du Joint Research Center (JRC) européen pour revoir ou adapter ses normes ?

          Quels moyens de contrôle conséquents et accrus des émissions des différents véhicules, notamment des véhicules à moteur diesel il a mis en place depuis septembre 2015 ?

          Si un dispositif visant à déceler les fraudes n’a pas encore été mis sur pied, de doter les services compétents des moyens nécessaires à des vérifications efficaces en situation d’utilisation réelle des véhicules de constructeurs susceptibles de vouloir contourner la loi.