Communiqué 2020

Aimer les transports publics pour ménager le climat

Saint-Valentrain

Demain, c’est le 14 février. Les Vert∙e∙s revisitent la Saint-Valentin pour remercier les utilisatrices et utilisateurs des transports publics et avancer les mesures d’amélioration qu’ils proposent dans ce domaine. Des cartes et des chocolats seront distribués partout dans le canton à proximité des gares, arrêts de bus, métro, etc., pour remercier les Vaudoises et Vaudois de privilégier les transports en commun et d’ainsi ménager le climat.

Comme c’est maintenant devenu une tradition lorsqu’approche le 14 février, les Vert∙e∙s revisiteront la fête des amoureux pour en faire une « Saint-ValenTRAIN » qu’ils souhaiteront à toutes les usagères et tous les usagers des transports publics du canton.

Les Vert∙e∙s vaudois∙es en profiteront ainsi, d’une part, pour remercier les Vaudoises et les Vaudois d’emprunter les transports publics, pour se rendre à leur travail, sur leur lieu de formation, au marché, etc., en leur offrant un chocolat et une carte amusante. Ce sera, en outre, l’occasion de rappeler un condensé des mesures qu’ils proposent pour renforcer et encore améliorer ces transports publics.

La question des transports figure, en effet, en bonne place dans le programme des Vert∙e∙s vaudois∙es puisque l’un des objectifs vise à offrir des moyens de transport fluides et efficaces. Aux heures de pointe, l’expansion du trafic individuel motorisé atteint, de fait, ses limites sur la plupart des routes vaudoises mais l’offre et les capacités restent insuffisantes sur la plupart des lignes de transports publics. Pourtant, le transfert modal est de plus en plus urgent si nous voulons arriver à limiter le réchauffement planétaire aux 1,5% prônés par le GIEC et réduire nos émissions de CO₂ dévastatrices.

C’est pourquoi les Vert∙e∙s vaudois∙es proposent notamment :

d’accélérer le développement du réseau de transports publics, et que tous les habitants des agglomérations puissent se rendre à leur travail sans voiture.

-de maintenir l’ensemble des lignes ferroviaires régionales et stimuler leur modernisation.

Des distributions de cartes et chocolats auront notamment lieu (matin et/ou soir) à Aigle, Bussigny, Corbeyrier, Lausanne, Moudon, Pully, Renens, Vevey, Villeneuve.

Château Saint-Maire ©Lukas Keller/flick.com
Communiqué 2020

Conseil d’Etat : L’environnement entre de bonnes mains

Les Vert·e·s vaudois·es saluent l’attribution de la Direction de l’environnement à leur ministre Béatrice Métraux. Donner la direction des politiques environnementales et climatiques à une élue Verte est un signal fort, qui permettra de voir les intérêts du climat et de la biodiversité mieux défendus dans le canton. Pour mener des politiques ambitieuses en la matière il s’agira cependant d’y mettre les moyens également au niveau financier. 

L’annonce du nouveau découpage des Départements faite aujourd’hui par le Conseil d’Etat réjouit les Vert·e·s, qui sont heureux de voir leur Ministre Béatrice Métraux prendre la charge des politiques environnementales et climatiques.

Les enjeux environnementaux sont énormes dans le canton, que ce soit en matière de protection de la biodiversité, de développement des énergies renouvelables ou encore de réduction des émissions de gaz à effet de serre, avec notamment l’indispensable « plan climat ».

Une main verte sur ces dossiers est la meilleure garantie pour des politiques ambitieuses et cohérentes, en phase avec les attentes exprimées par une part croissante des citoyennes et citoyens vaudois.

Même avec les meilleures idées et toute la volonté du monde des politiques publiques ne peuvent être menées qu’avec des moyens financiers adéquats. C’est pourquoi les Vert·e·s espèrent que ce changement dans les Départements se traduira également par des moyens supplémentaires alloués aux politiques environnementales. 

Communiqué 2020

Deux OUI pour le respect des droits fondamentaux et une élection qui consacre le climat

Les Vert∙e∙s vaudois∙es saluent l’acceptation ce dimanche par les Vaudois-es de l’initiative  « Pour des logements abordables » et même le plébiscite de la modification du code pénal visant à étendre la norme antiraciste à l’orientation sexuelle. Ils saluent aussi l’excellent score réalisé par Juliette Vernier à l’élection complémentaire au Conseil d’Etat vaudois, signe que la préoccupation climatique reste largement prévalente au sein de la population, qui attend des réponses. Encore un signal positif en vue des prochaines élections communales.

OUI à  «Davantage de logements abordables »

Les Vert∙e∙s vaudois∙es saluent le OUI vaudois qui témoigne du souci des citoyen-ne-s de disposer d’une offre de logements plus appropriée à la demande existante. Cette acceptation n’est pas vraiment une surprise dans la mesure où les Vaudoises et les Vaudois avaient déjà soutenu, il y a 3 ans, la « Loi sur la promotion et la préservation du parc locatif » de leur ministre verte Béatrice Métraux pour également accroître la part de logements à loyers abordables dans notre canton. Les Vert∙e∙s regrettent que le reste de la Suisse ne se soit pas montré aussi attaché au respect du droit de chacune et de chacun à se loger, le texte de l’ASLOCA ayant malheureusement été refusé au plan national.

OUI à la modification du code pénal et du code pénal militaire (Discrimination et incitation à la haine en raison de l’orientation sexuelle)

Les Vert∙e∙s vaudois∙es se réjouissent également de l’inscription, cette fois soutenue au plan national également, de l’interdiction de toute discrimination et incitation à la haine en raison de l’orientation sexuelle dans le code pénal et le code pénal militaire. Les violences (verbales et discriminations) subies par les personnes homosexuelles sont en effet quotidiennes et il était urgent d’agir. Désormais, si la communauté homosexuelle subit une atteinte à l’honneur, cette dernière sera poursuivie d’office. Les Vaudoises et les Vaudois sont même celles et ceux qui ont affirmé le plus clairement du pays (à plus de 80%) que l’homophobie ne relève pas de la liberté d’expression, mais qu’elle est intolérable et doit être punie.

Election complémentaire au Conseil d’Etat

Les Vert∙e∙s vaudois∙es saluent l’excellent score réalisé par la candidate de la Grève du climat, Juliette Vernier. Avec très peu de moyens, ce presqu’un quart des voix exprimées consacre l’importance de la problématique du climat dans l’esprit de la population vaudoise et est de bon augure en vue des prochaines élections Communales qui auront lieu dans 1 an, tant la volonté semble forte d’empoigner la crise et d’y apporter des solutions démocratiques, pragmatiques et efficaces pour que nos jeunes aient un futur vivable.

Communiqué 2020

Du colza suisse plutôt que de l’huile de palme indonésienne

La direction des Vert∙e∙s vaudois∙es, réunie ce midi, soutient la récolte de signature du comité citoyen qui a récemment lancé le référendum contre l’accord de libre-échange conclu par la Suisse avec l’Indonésie en décembre dernier. Après l’opposition du groupe des Vert∙e∙s au Parlement fédéral lors du débat sur cet objet, les Vert∙e∙s vaudois∙es estiment que la préservation des forêts primaires, déjà largement menacées, doit primer sur de potentiels bénéfices économiques espérés. L’huile de palme est un fléau, pour la nature et la santé, et concurrence déloyalement nos producteurs locaux de colza. Son importation doit donc être combattue plutôt qu’encouragée.

La direction des Vert∙e∙s vaudois∙es soutient le référendum lancé le lundi 27 janvier par une alliance de citoyen-nes-s et le syndicat agricole Uniterre contre l’accord de libre-échange conclu par la Suisse avec l’Indonésie en décembre dernier.

En effet, bien que cet accord apporte un faible mieux par rapport à celui conclu précédemment avec le MERCOSUR en termes de durabilité, les critères de durabilité prévus restent non-contraignants ce qui ne garantit en aucun cas leur respect dans les faits.

Surtout, l’un des risques majeurs de cet accord reste un accroissement massif de l’importation d’huile de palme en provenance d’Indonésie, qui ne peut en aucun cas être cautionné tant ses méfaits sur l’environnement et la santé humaine sont connus et doivent plutôt être enrayés. En outre, elle entre en concurrence déloyale avec nos agriculteurs locaux qui produisent du colza, culture qu’il convient d’encourager.

Communiqué 2020

Halte aux récoltes de signatures payées. La démocratie ne s’achète pas.

Les Vert∙e∙s vaudois∙es dénoncent les récoltes de signatures rémunérées qui défraient actuellement la chronique. Lors de leurs propres initiatives cantonales, ils n’y ont jamais eu recours. L’exercice des droits politiques ne peut être monnayé et doit être exercé avec conviction et engagement. La députée Rébecca Joly interviendra donc demain au Parlement vaudois par voie de motion pour interdire, comme c’est déjà le cas dans le canton de Genève, toute récolte de signature rémunérée.

Alors que l’association Incop défraie la chronique suite à ses récoltes de signatures menées de manière mensongère contre le congé paternité par de parfaits étrangers à la cause défendue, la pratique de la récolte de signature rémunérée est mise en lumière. Au-delà de la manière peu éthique dont elle a été, en l’occurrence, menée, le fait même de rémunérer la récolte de signatures, pour une initiative ou un référendum, devrait, selon les Vert∙e∙s vaudois∙es, être proscrite. C’est d’ailleurs déjà le cas dans le canton de Genève.

L’exercice des droits politique doit en effet se dérouler en toute liberté, indépendance, avec conviction et engagement. Les personnes chargées de récolter les paraphes doivent pouvoir expliquer, avec justesse et précision, l’objet pour lequel elles battent le pavé et le nombre total de signatures récoltées au final doit refléter l’intérêt, par la population, manifeste pour le sujet en question. Il n’est, en outre, pas normal que de plus gros moyens financiers puisse, à lui seul, influer, sur l’issue d’une récolte.

Ainsi, dans le but de faire interdire toute récolte rémunérée dans notre canton, quelle qu’elle soit, la députée Rebecca Joly déposera, demain matin, au Grand conseil vaudois une motion. Les Vert∙e∙s vaudois∙es espèrent ainsi ouvrir le débat sur ces pratiques et revenir à des règles plus transparentes, éthiques et équitables dans l’exercice des droits politiques.

Communiqué 2020, Votation

Des positionnements clairs en faveur de l’environnement

L’assemblée générale des Vert∙e∙s vaudois∙es réunie ce soir a validé un papier de position sur la gratuité des transports en commun. La gratuité totale partout et pout toutes et tous est une fausse bonne idée tant elle engendre plus d’inconvénients qu’elle ne règle de problèmes. C’est par d’autres mesures et politiques publiques que l’on construit une mobilité respectueuse de l’environnement et des personnes.

La manière dont nous nous déplaçons est depuis toujours au cœur de la réflexion et de l’engagement des Vert∙e∙s. Qualité de l’air, émissions de CO₂ ou encore aménagement du territoire et urbanisme, les secteurs et domaines impactés par les transports et la mobilité sont nombreux et directement liés à notre qualité de vie. Il s’agit également d’un secteur clé de la lutte contre la crise climatique. Cette crise étant de plus en plus marquée, il devenait urgent pour les Vert∙e∙s de se positionner sur un thème de plus en plus à la mode alors que la mobilité automobile ne cesse de s’accroître : la gratuité des transports publics.

Si une action résolue pour réduire l’impact des transports en particuliers individuels, sur l’environnement et l’utilisation du sol est impérative, la gratuité totale pour toutes et tous et partout des transports en commun s’avère une fausse bonne idée pour les Vert∙e∙s.

En effet,
– les transports ont un coût. Celui des transports en commun est en Suisse de 13 milliards de francs par année (assumée à 40% par les usagères et usagers). Il faudrait donc dégager plusieurs milliards supplémentaires par année en introduisant la gratuité totale.
– Le coût n’est que l’une des variables de choix du moyen de transport. La rapidité, le confort et la fréquence de desserte priment lors de ce choix. La gratuité totale ne garantit donc pas un report modal important vers ce mode de déplacement.
– Enfin, la gratuité totale peut donner l’illusion d’une mobilité illimitée et élude les nombreux problèmes liés à nos déplacements (pollution, aménagement du territoire). Une vraie politique verte vise à réduire les besoins en transports, et non à inciter aux déplacements.

Plutôt qu’une gratuité générale et totale, les Vert∙e∙s s’engagent plutôt pour :
– Une réduction des coûts des transports en commun, via par exemple le développement de billets « dégriffés », un moratoire sur les augmentations de tarifs ou encore des tarifs avantageux et incitatifs (voir gratuits) pour certaines catégories de la population (personnes âgées, jeunes etc.)
– Une politique fiscale qui ne pénalise pas celles et ceux qui décident de se passer de leur voiture pour les trajets pendulaires, avec un plafonnement des sommes déductibles fiscalement pour les trajets à hauteur du prix d’un abonnement général CFF.
– Un développement ambitieux des transports en commun via des investissements dans le réseau et une augmentation de l’offre dans les régions urbaines comme dans celles plus périphériques.
–  Une bonne connectivité entre les modes de mobilité douce (pistes cyclables, supports vélos, trottoirs et passages), le car sharing et les transports publics.
–  Un développement des aménagements et des services pour les personnes à mobilité réduite (bancs aux arrêts, limitation des seuils, cours spécifiques, espaces réservés).
– Un aménagement du territoire et un urbanisme qui réduisent la place dévolue aux TIMS, par exemple en supprimant progressivement les places de parc au profit d’espaces verts et d’aménagements profitant à l’ensemble de la population.
– Des mesures visant à réduire les besoins accrus en mobilité, par exemple en favorisant, sous certaines conditions, le télétravail et via un aménagement du territoire qui rapproche les individus de leurs lieux de travail, d’achats ou de loisirs, ou également par la prise en compte réfléchie des avantages pouvant découler d’une tarification intelligente de la mobilité en faveur des transports publics. »

Election complémentaire au Conseil d’Etat vaudois

En outre, après auditions de Toto Morand, Jean-Marc Vandel du Parti Pirate et une représentante de la grève du climat, l’assemblée a décidé de soutenir la candidature à l’élection complémentaire au Conseil d’Etat vaudois de la Grève du climat, représentée par Juliette Vernier.

Ce soutien idéel repose sur ce que cette candidature défend une société plus respectueuse de l’environnement et de l’humain et qu’elle participe à mettre sur le devant de la scène politique la question climatique. Tant que le mouvement de la grève du climat restera non-violent et qu’il continuera à se mobiliser pacifiquement pour faire entendre la voix de ces milliers de jeunes hommes et femmes qui veulent vivre dans une Planète à l’environnement préservé, il pourra compter sur le soutien des Vert·e·s !

Communiqué 2020

La violence domestique restera toujours intolérable

Le groupe des Vert∙e∙s est choqué d’apprendre la condamnation du Président du Grand conseil pour des faits de violence conjugale. Au-delà du fait que le premier citoyen du canton se doit d’être irréprochable et exemplaire, les faits condamnés ne peuvent être minimisés, quel qu’en soit l’auteur. Après avoir lutté avec force dans le cadre des débats sur la nouvelle loi contre la violence conjugale dans les débats parlementaires, les Vert∙e∙s appellent aujourd’hui Yves Ravenel à tirer les conclusions qui s’imposent quant à son poste et à faire preuve de responsabilité, le Parlement vaudois ne connaissant aucune procédure de destitution pour un tel poste.

Alors que la nouvelle est maintenant publique de la condamnation de l’actuel président du Grand conseil Yves Ravenel, les Vert∙e∙s la regrettent, ce d’autant plus au vu des motifs de la condamnation. En effet, quelle que soit la personne concernée, tout fait de violence domestique est choquant et répréhensible, ce d’autant plus lorsqu’il a justement fait l’objet d’une condamnation pénale. La violence faite aux femmes, comme à tout autre membre de notre société de fait, est intolérable et représente un fléau. Aucune situation ne peut justifier d’y recourir.

Néanmoins, le Grand conseil vaudois ne connaissant pas de procédure de destitution, il revient à la personne elle-même de tirer les conclusions qui s’imposent suite à ses actes. Être premier citoyen du canton impose un devoir d’exemplarité particulier et l’affaire actuelle jette, en outre, un discrédit sur toute la fonction et ne fait qu’ajouter de l’eau au moulin du dégât d’image qui affecte de nos jours les politicien-ne-s.

Le groupe des Vert∙e∙s appelle donc le président du Grand conseil vaudois à prendre ses responsabilités face à l’institution qu’il représente.