Communiqué 2020

Budget 2021 de l’Etat de Vaud: Enfin plus de moyens pour le climat

Les Vert∙e∙s saluent la présentation d’un budget ambitieux malgré la crise du COVID qui a frappé notre Canton cette année et continuera probablement à l’impacter encore en 2021. Les Vert∙e∙s se réjouissent, en particulier, de la volonté enfin affichée d’être à la hauteur de l’enjeu climatique et espèrent que les investissements annoncés seront bel et bien concrétisés. L’apaisement scellé avec les communes est en outre actée, ce qui représente un bon signal dans la normalisation des relations Canton-communes.

Les Vert∙e∙s saluent un budget courageux étant donné le contexte de crise sanitaire et ses conséquences sociales et économiques que nous vivons actuellement, et qui se prolongera selon toute vraisemblance encore sur 2021. Malgré cela, de forts investissements sont annoncés à la fois pour préserver la cohésion sociale du canton et enfin répondre au défi environnemental et climatique. La santé financière du Canton est donc préservée tout en assurant l’équilibre social et en répondant à l’urgence climatique. Cette volonté pour la première fois clairement affichée par le gouvernement à majorité rose-verte de mener une politique économique anticyclique est plus que bienvenue.

Les Vert∙e∙s se réjouissent, en particulier, des 14,5 millions de charges de fonctionnement supplémentaires prévus pour « une mise en œuvre de la politique environnementale cohérente », bien que 12 millions de ces moyens supplémentaires concernent l’augmentation de la taxe sur l’électricité à 0,6 cts KWh et les subsides de la Confédération dans le cadre du Programme bâtiments. Les 4 postes supplémentaires accordés à la Direction générale de l’environnement (DGE) sont également une bonne nouvelle. A moyen terme, ils ne suffiront probablement pas et demanderont des engagements complémentaires qu’il s’agira de pérenniser.

Le Plan Climat, quant à lui, bénéficie de 34,6 millions d’investissements prévus en 2021, à savoir les 173 millions annoncés répartis de manière linéaire sur 5 ans. Ces moyens représentent un bon premier pas et demanderont à être complétés pour être à la hauteur de l’ambition affichée par le Conseil d’Etat en matière climatique. A ce titre, les Vert∙e∙s invitent les député-e-s à largement soutenir leur initiative parlementaire pour renforcer le fonds sur l’énergie de 300 millions de francs sans délais. Ils resteront, en outre, très attentifs à la réelle affectation de ces 34,6 premiers millions: il faut, en effet, maintenant que des projets de tous les départements arrivent rapidement sur la table des député-e-s afin de pouvoir être votés et que l’argent prévu soit concrètement investi.  Les Vert∙e∙s attendent donc avec impatience des décrets, en matière d’agriculture et de mobilité, notamment.

Enfin, les Vert∙e∙s voient positivement que l’accord passé avec les communes sur la facture sociale soit désormais acté. Les liens Canton-communes sont ainsi régularisés après plusieurs années de négociations menées jusqu’à ce printemps par la ministre verte, l’apaisement semble une réalité. Il était temps.

Les Vert∙e∙s saluent donc la volonté affichée d’être à la hauteur des enjeux ; ne reste plus qu’à la concrétiser. Ils sont en outre conscient-e-s que l’horizon sera sans doute moins dégagé dès 2022 et qu’il s’agira alors de préserver les acquis sociaux tout en continuant à investir dans l’avenir.

Communiqué 2020

5G: le peuple n’est pas un cobaye, il devrait pouvoir se prononcer

Le Conseil d’Etat a annoncé ce jour lancer des projets-pilote d’installations 5G. Si le fait de vouloir vérifier les ondes émises et l’impact du rayonnement, en particulier sur les lieux plus sensibles tels que les écoles ou les habitations, peut être salué, reste à voir qui procèdera à ces mesures et comment elles seront faites. En outre, le principe de précaution devrait rester prioritaire en la matière et la question devrait être tranchée au plan fédéral, avec possibilité pour le peuple de se prononcer sur cette évolution technologique et sociale cruciale. Les Vert∙e∙s continueront donc à s’engager dans ce sens.

Le Conseil d’État annonce ce matin qu’il a décidé de mener des projets-pilotes sur des installations de téléphonie mobile de dernière génération. Ces essais ont pour but de procéder à des mesures de rayonnement et de les analyser pour vérifier leur respect des valeurs limites fixées dans l’Ordonnance fédérale sur la protection contre le rayonnement non ionisant (ORNI). Si les Vert∙e∙s ne peuvent que saluer la volonté du Conseil d’État de faire ces essais dans un souci de santé et de sécurité de la population vaudoise, reste à savoir comment ils seront concrètement menés. Car s’il est question de collaboration avec les opérateurs téléphoniques, c’est jusqu’ici justement bien le problème rencontré lors des mesures faites en matière de rayonnement. Il est difficile de croire que l’on puisse être juge et partie en la matière et que ces mêmes opérateurs dont les résultats impacteraient directement l’activité puissent procéder à des mesures objectives et indépendantes. Le député Didier Lohri était d’ailleurs intervenu dans ce sens en juin 2019 au Parlement vaudois pour demander de financer un expert externe aux opérateurs pour effectuer les mesures électromagnétiques (normes UIT-T K) des sites retenus pour l’installation d’une antenne 5G puis d’en dresser un inventaire électromagnétique pré et post mise à l’enquête pour enfin apporter un peu de clarté et d’objectivité dans ce débat .

En outre, ces mesures de rayonnement devraient également concerner les antennes existantes et, étant donné le nombre toujours croissant de personnes manifestant des symptôme ne pouvant, à l’heure actuelle, être attribué à rien d’autre que le rayonnement non ionisant, il serait également important de prévoir la création de « zones blanches » dans le canton.

La question doit, en fin de compte, se résoudre au niveau fédéral. Les Vert∙e∙s continueront donc à s’engager pour une solution uniformisée dans tout le pays en la matière et le principe de précaution doit continuer à primer d’ici-là. Ce d’autant plus que d’autres enjeux que l’enjeu sanitaire viennent s’ajouter au débat sur le déploiement de la 5G. Cette nouvelle technologie s’avère en effet très gourmande en énergie (en témoignent les récents articles sur la nécessité en Chine de couper cette technologie de nuit pour limiter la consommation énergétique démultipliée). A l’heure de la transition énergétique et de la prise de conscience toujours accrue de la nécessité d’aller vers une consommation plus économe, il est difficilement envisageable d’investir dans un tel puit sans fond énergétique.

Si les autorités devaient vouloir aller malgré tout de l’avant, la population suisse devrait alors se prononcer sur ce choix de société qui semble aller à contre-courant des manifestations pour le climat et de la vague verte actuelle. Il ne pourra être fait l’économie d’un large débat sur les risques et les opportunités de cette technologie pour la population.

Communiqué 2020

Un samedi pour faire le pas de l’action citoyenne avec les Vert∙e∙s

Ce samedi 5 septembre, les sections régionales des Vert∙e∙s rivaliseront de créativité pour encourager davantage de citoyennes et de citoyens à devenir membres ou sympathisant-e-s des Vert∙e∙s, voire à s’engager pour l’avenir de leur commune en mars prochain à leurs côtés.

Ce n’est pas que les Vert∙e∙s se sentent seul-e-s. Cela fait plusieurs années que le nombre de membres croît – et deux ans qu’il a même explosé dans le contexte d’une mobilisation sans précédent pour le climat, notamment par les manifestations de l’année dernière. Ainsi entre 2018 et 2020, les Vert∙e∙s ont gagné plus de 30% de membres en plus.

A l’orée des élections communales du printemps prochain, et avec l’ambition de créer au moins 10 nouveaux groupes et listes dans les communes où ils et elles ne sont pas encore présent-e-s, les Vert∙e∙s se mobilisent donc aux quatre coins du canton ce samedi pour donner l’opportunité à leurs électrices et électeurs toujours plus nombreux de faire un pas supplémentaire et de s’engager à leurs côtés tout au long de l’année.

L’état actuel de la planète ne met que toujours plus en exergue le besoin de s’engager avec plus de force et de conviction pour que nos enfants puissent encore demain en profiter. Si l’action associative reste essentielle, l’action politique présente l’avantage d’avoir un impact direct sur les conditions-mêmes qui régissent notre vie en commun, et de les modifier. Ainsi, il s’agira samedi sur les stands au marché et lors des actions organisées, de sensibiliser les passant-e-s à la nécessité d’une action politique renforcée et aux possibilités qui s’offrent à elles et eux d’influer sur le quotidien et l’avenir de leur commune, en s’engageant comme membre, voire comme candidat-e à un mandat politique aux côté des Vert∙e∙s.

Vous trouverez notamment des militant-e-s Vert∙e∙s dans ces différents lieux samedi :
A Aigle, à la rue de Bourg et à travers la ville de 9h à 13h
A Bex, en déambulant dans les rues
A Clarens, au Carrefour centre de 13h30 à 16h30
A Epalinges, sur la place de la Croix-Blanche, de 9h à midi
A Lausanne, à la rue Saint-Laurent, de 9h à 13h
A La Tour-de-Peilz, sur la place Anciens-Fossés, de 9h à midi
A Montreux, à la gare de 9h à midi
A Morges, le matin au marché (et le 24 septembre à 18h30 au parc de l’indépendance)
A Moudon, sur la place du Forum, entre 9h et midi
A Nyon, au marché, de 9h à midi
A Prilly, devant la Coop, le matin
A Renens, sur la place du marché, le matin
A Vevey, au Marché de 08h30 à 12h30
À Villeneuve devant la BCV de 9h30 à midi
A Yverdon sur la place du marché, le matin

Ainsi qu’à Orbe et Grandson dans la semaine, à Bourg-en-Lavaux mais le dimanche 13 septembre au marché et à Ollon le 19 novembre.

Communiqué 2020

Les Vert∙e∙s vaudois∙es reconduisent leur direction et donnent leurs recommandations de vote pour novembre

Les Vert∙e∙s vaudois∙es, réuni-e-s ce soir en Assemblée générale ordinaire au Château d’Aigle, ont renouvelé leur confiance et leur soutien à leur direction actuelle. Ils et elles ont, en outre, arrêté leurs recommandations de vote en vue de la prochaine votation fédérale, prévue le 27 novembre prochain, et recommandent d’accepter les deux initiatives soumises à scrutin, soit l’initiative «Pour une interdiction du financement des producteurs de matériel de guerre » et l’initiative  « Pour des multinationales responsables ».

En raison de la COVID-19, l’assemblée générale ordinaire des Vert∙e∙s vaudois∙es n’a pas pu se tenir en mai dernier, comme de coutume. Elle a donc eu lieu ce soir, en septembre, au Château d’Aigle, avec toutes les précautions sanitaires nécessaires.

L’assemblée, masquée, a ainsi notamment reconduit sa direction actuelle composée d’Alberto Mocchi, Municipal à Daillens, au poste de Président ; Anne Baehler, députée de Riex, et David Raedler, qui entrera au Grand conseil dans le courant du mois pour Lausanne, aux postes de vice-président-e-s ; Rebecca Joly, députée de Prilly, au poste de trésorière ; et Gaëlle Lapique, future collaboratrice personnelle de la Conseillère d’Etat Béatrice Métraux, Maxime Mellina, doctorant, et la municipale d’Yverdon Carmen Tanner comme membres du Bureau. On ne change pas une équipe qui gagne et qui se réjouit de relever le défi des Communales avec le même panache et les mêmes résultats que pour les dernières Fédérales.

Les membres présent-e-s ont également arrêté les recommandations de vote des Vert∙e∙s vaudois∙es pour la prochaine votation fédérale prévue le 27 novembre prochain, toutes deux prises à l’unanimité !

Ils et elles soutiennent ainsi, d’une part, l’acceptation de l’initiative «Pour une interdiction du financement des producteurs de matériel de guerre » , co-lancée par les Jeunes Vert-e-s et le GSsA et pour laquelle de très nombreuses signatures ont été récoltées dans leur rangs. Ce texte, contre le commerce de guerre, veut en effet empêcher la Banque nationale suisse, ainsi que les fondations et les institutions de la prévoyance publique et professionnelle de financer les producteurs de matériel de guerre. Cela devrait aller de soi, d’autant plus dans un pays promouvant la paix et la médiation comme la Suisse. A l’heure où des fonds sont plus que jamais nécessaires pour des secteurs cruciaux de notre société, il n’est pas question de financer des guerres ou la destruction de l’environnement avec notre argent. Il doit, au contraire, contribuer à des investissements durables. Les Vert∙e∙s s’engagent depuis bien longtemps, à tous les niveaux, pour réorienter  les investissements de nos banques et caisses de pension vers des placements plus responsables. Ce d’autant plus qu’en tant que place financière internationale, la Suisse a un rôle particulier à jouer et que les études se multiplient sur la plus-value toujours croissante apportée par les investissements propres.

Les Vert∙e∙s vaudois∙es recommandent également le OUI à l’initiative  « Pour des multinationales responsables ». Que les multinationales qui ont leur siège en Suisse ne puissent plus violer les droits humains ou détruire l’environnement en toute impunité semble tomber sous le sens. Il n’est pas acceptable que les comportements irresponsables soient aujourd’hui récompensés et représentent un avantage concurrentiel pour les multinationales sans scrupules face aux entreprises qui font de leur côté des affaires en respectant les droits humains et l’environnement. Il est plus que temps de passer à une consommation plus responsable et de soumettre l’ensemble des entreprises aux mêmes règles. Il s’agit aussi urgemment d’abolir les double-standards qui protègent les Suissesses et les Suisses de certains produits toxiques ou pratiques inhumaines qui sont, par contre, largement déversés et appliqués à l’étranger en toute impunité.

Communiqué 2020

NON à une loi d’abattage alors que notre biodiversité devrait être préservée

Ce communiqué est émis par le Comité vaudois contre la révision de loi sur la chasse dont les Vert.e.s font partie

Alors que le peuple suisse devra voter sur le projet de révision de Loi sur la chasse le 27 septembre prochain, le comité vaudois contre cette révision inacceptable a officiellement lancé aujourd’hui la campagne dans le canton de Vaud. Les stands et les distributions en gare ont d’ores et déjà commencé tant il est important qu’un NON sorte des urnes ! Pour la préservation de la biodiversité, déjà fortement mise à mal, et une meilleure convivance humains-animaux, sans péjorer encore davantage la situation de nombreuses espèces menacées.

Le comité vaudois contre la révision de loi sur la chasse a présenté, ce matin à Lausanne, ses arguments et lancé officiellement sa campagne. Composé de nombreux partis, associations et fondations[1], les actions de terrain ont déjà commencé pour sensibiliser les Vaudoises et les Vaudois aux dangers importants représentés par cette révision de loi.

Alberto Mocchi, Président des Vert.e.s vaudois.es a ouvert la conférence de presse en rappelant l’enjeu de la votation : «La révision sur laquelle nous sommes appelés à voter est une attaque frontale contre la biodiversité. Au lieu de mieux protéger les espèces animales en danger, elle facilite leur abattage et fait passer les intérêts particuliers de quelques chasseurs devant l’intérêt général et celui d’une nature déjà mise à rude épreuve».

Claire Richard, Présidente du Parti vert’libéral vaudois a ensuite souligné les dérives amenées par cette loi : « Alors que seule la gestion du loup était prévue au départ par le Conseil fédéral, la révision de la loi revue par les Chambres remet en question la protection, entre autres, du lynx, du cygne tuberculé, du castor ou encore du héron cendré. » Pire encore, « bécasse, lièvre et tétras-lyre pourront toujours être chassés sans protection. La loi ne leur sera d’aucune aide! », s’est alarmé en écho François Turrian, directeur romand de BirdLife Suisse.

La nouvelle loi représente ainsi une détérioration inquiétante de la situation de protection actuelle des espèces, dissimulée derrière de pseudo-améliorations qui n’arrivent pas à cacher son incohérence. C’est ce qu’a dénoncé Serge Fischer, Président de Pro Natura Vaud : « Les partisans du Oui prétendent que la révision de loi protégera de nouvelles espèces et favorisera la sauvegarde des milieux naturels. Or ces prétendus effets positifs sont délibérément biaisés. Ainsi l’introduction d’une protection totale de 12 espèces de canards sur les 15 actuellement chassables n’aura aucun effet concret, car les trois espèces qui pourront continuer à l’être (colvert, morillon et sarcelle d’hiver) forment déjà 98 % des effectifs tirés ! Quant aux habitats, les cantons appliquent depuis longtemps les mesures de protection prévues par la Confédération…qui pourrait par contre désormais paradoxalement y autoriser des tirs de régulation. C’est schizophrène ».

Si cette révision choque donc par la menace accrue qu’elle représente pour les espèces menacées, elle fait d’autant moins sens qu’animaux et êtres humains ont des rôles spécifiques et complémentaires à jouer pour le bien de nos écosystèmes et notre qualité de vie commune. « Les grands prédateurs régulent et soignent la nature. Ils sont donc nos alliés. Ils diminuent typiquement l’impact des sangliers et des chevreuils sur la forêt, ce qui augmente le nombre d’espèces d’arbres et d’arbustes. De la même façon, les cultures sont mieux préservées de la faune sauvage. N’oublions pas que le loup est le seul prédateur naturel du sanglier! La meilleure santé de la grande faune par l’élimination des animaux les plus faibles, voire malades, est aussi une conséquence positive du retour des grands prédateurs dont c’est la tâche depuis toujours» a ainsi rappelé Lorenzo Poglia, chargé d’affaire au WWF Vaud.

Cette révision de loi ne menace, en outre, pas seulement les espèces mais nos droits démocratiques également, tel que le droit de recours des organisations. Anna Zangger, avocate de la Fondation Franz Weber, a ainsi précisé que « tout droit de recours serait abrogé pour les décisions de tirs individuels des espèces chassables. Si un canton décidait, par exemple, d’autoriser le tir de corbeaux freux, le Tribunal ne pourra plus se pencher sur l’autorisation délivrée, comme il le peut aujourd’hui. Aussi bien les organisations que les communes perdraient ainsi tout droit de recours ».


[1] Animae, Birdlife, Fondation Mart, Groupe Loup Suisse, branche vaudoise, Helvetia Nostra et la Fondation Franz Weber, Jeunes vert ’libéraux, Jeunes Vert-e-s vaudois-es, Les Vert∙e∙s vaudois·es, Parti vert ’libéral vaudois, Pro Natura Vaud, PS vaudois, WWF Vaud

Communiqué 2020

Négociations Canton-communes: Un épilogue bienvenu pour le bien de toutes et tous

Les Vert∙e∙s vaudois∙es saluent l’aboutissement des négociations Canton-communes autour de la facture sociale suite à l’annonce, ce matin, de la conclusion d’un accord entre le Conseil d’Etat vaudois et l’Union des Communes vaudoises. Il s’agit là d’un pas important pour apaiser les relations institutionnelles et garantir le financement d’importantes prestations pour l’ensemble de la population vaudoise. Les Vert∙e∙s restent toutefois sceptiques quant à l’idée d’instaurer un mécanisme de frein à l’endettement communal tant des investissements locaux seront nécessaires pour financer la transition énergétique.

Les Vert∙e∙s saluent l’annonce, ce matin, d’un accord important négocié par le Conseil d’Etat et l’Union des Communes Vaudoises. Il est le fruit de gros efforts investis notamment par leur ministre Béatrice Métraux qui a conduit jusqu’à très récemment le dossier et, entre autre, organisé le Forum sur la péréquation intercommunale en 2018.

Le probable épilogue ainsi apporté à la facture sociale est d’autant plus important qu’il s’agit-là de prestations importantes pour l’ensemble de la population vaudoise (subsides assurances maladies, prestations pour les personnes handicapées, PC famille, bourses d’études, etc.).

Toutefois, cet accord financier ne doit pas éclipser la nécessité de poursuivre les négociations sur la nouvelle péréquation intercommunale vaudoise (NPIV), en particulier pour garantir le maintien, voire le renforcement de la solidarité intercommunale (un postulat de la députée des Vert∙e∙s Rebecca Joly est d’ailleurs pendant sur la question).

Les Vert∙e∙s restent en outre prudent-e-s quant à l’idée de mécanisme de frein à l’endettement retenu dans cet accord, car les communes ont un rôle fondamental à jouer dans la transition écologique et cette dernière va nécessiter de très forts investissements (en matière d’assainissement bâtiments communaux, de gestion des eaux, des forêts, de biodiversité, de mobilité, d’énergies renouvelables, etc.). Le Canton devra, en outre, également continuer à investir massivement dans le Plan Climat, et cet accord ne doit pas prétériter les autres investissements cruciaux du canton, pour répondre à l’urgence climatique en particulier.

Les Vert∙e∙s suivront donc de près ces questions.

Communiqué 2020

Une rentrée politique déterminée face à des crises liées

Les Vert∙e∙s vaudois∙es ont tenu ce lundi 24 août leur désormais traditionnelle conférence de presse de la rentrée. Pour les Vert∙e∙s, notre société doit tirer profit des enseignements de la crise du COVID-19.  Ils et elles s’engageront ainsi particulièrement ces prochaines semaines et mois en faveur d’une politique économique plus respectueuse de l’environnement et des personnes et tenant compte des limites planétaires, et d’une politique des transports à l’échelle communale qui priorise la mobilité douce. Le financement du plan climat cantonal, le lancement d’une initiative populaire cantonale pour une économie durable et les élections communales de mars 2021 sont aussi dans le viseur des Vert∙e∙s.

Carmen Tanner, membre de la direction des Vert∙e∙s et municipale à Yverdon, Vassilis Venizelos, président de groupe des Vert∙e∙s au Grand Conseil et Alberto Mocchi, président des Vert∙e∙s vaudois∙es ont présenté ce matin, à Lausanne, les enjeux identifiés par le parti écologiste pour ces prochains mois, et les moyens à mettre en œuvre pour atteindre ces objectifs.

Les Vert∙e∙s souhaitent que la société vaudoise continue à tirer les enseignements de la crise du COVID-19, et poursuive ses efforts vers une économie et des transports plus respectueux de l’environnement. Plutôt que l’austérité que réclament d’aucun-e-s, les Vert∙e∙s souhaitent des politiques anticycliques fortes, à même de soutenir le tissu économique vaudois tout en œuvrant à la réduction des émissions de CO₂ et en faveur de la biodiversité. Un financement ambitieux du plan climat présenté ce printemps par le Conseil d’Etat est ainsi nécessaire, tout comme une réorientation de la politique de promotion économique du Canton vers davantage de durabilité.

C’est également dans cette optique que les Vert∙e∙s souhaitent lancer, d’ici à la fin de l’année, une initiative populaire cantonale visant à inscrire dans la Constitution vaudoise les principes d’une économie durable et respectueuse de l’humain comme de l’environnement. Cet automne, cela fera près d’une année que leur initiative sur le climat a été déposée. Il est temps de voir avancer ce dossier également, vu qu’il comporte des volets essentiels tant dans la lutte contre le réchauffement climatique qu’au plan des investissements financiers.

L’un des principaux enseignements de la crise du COVID-19 aura été qu’une mobilité différente est possible. Après être intervenu-e-s ces derniers mois déjà sur la question du télétravail, les Vert∙e∙s se saisiront dès la rentrée de la question des aménagements cyclables dans les communes. Toujours plus de personnes souhaitent faire du vélo, il faut donc que les pouvoirs publics leur permettent de le faire dans de bonnes conditions et en sécurité.

Enfin, l’automne sera l’occasion pour les Vert∙e∙s de poursuivre et compléter leur travail d’implantation dans de nombreuses localités en vue des élections communales de mars 2021. L’objectif, pour les écologistes, est de s’implanter dans une dizaine de nouvelles communes fonctionnant avec le système proportionnel, telles que par exemple Chavannes-près-Renens ou Bourg-en-Lavaux, et renforcer leur représentation dans les législatifs et exécutifs des communes où ils sont déjà présent-e-s.

Communiqué 2020

L’eau : une ressource à préserver

Les phénomènes météorologiques toujours plus extrêmes que nous vivons, et qui de l’exception semblent devenir la norme, risquent de mettre en péril à moyen ou long terme notre approvisionnement en eau. Or nous continuons à consommer et gaspiller cette ressource comme si elle était inépuisable. Les Vert∙e∙s vaudois∙es interviendront donc au niveau des communes afin de demander que des politiques publiques volontaires soient mises en place afin d’économiser ce bien indispensable à notre vie, pour nous comme pour les générations à venir.

Les sécheresses printanières et les canicules estivales se sont multipliées ces dernières années, donnant lieux à des déficits hydriques qui ont mis à rude épreuve l’agriculture. Si nous sommes encore loin d’une pénurie d’eau, les signaux tendent à montrer qu’avec le réchauffement climatique des phénomènes météorologiques extrêmes qui étaient jadis l’exception pourraient devenir la norme, et nous pourrions être confronté-e-s dans un futur pas si lointain à des déficits d’eau dans certaines communes. 

Il est donc indispensable pour les Vert∙e∙s vaudois∙es d’agir rapidement, et de mettre en place dès aujourd’hui des politiques publiques à même de réduire lorsque cela est possible la consommation d’eau, et de stocker l’eau de pluie.

Les élu-e-s Vert∙e∙s vont ainsi intervenir dans leurs conseils communaux par le biais de postulats afin de demander aux Municipalités d’agir en ce sens. Concrètement, cela peut passer par des mesures incitatives comme des subventions pour l’achat de réservoirs pour les eaux de pluie ou des électroménagers moins gourmands en eau, des campagnes d’information ou encore des prescriptions au niveau des plans généraux d’affectation quant à l’utilisation de l’eau et à son stockage.

Il faut agir aujourd’hui si nous voulons éviter de nous retrouver dans quelques années avec des problèmes en matière d’approvisionnement en eau. 

Économiser l’eau est donc une bonne affaire pour la planète et pour les générations futures à tous les niveaux ; les Vert∙e∙s s’engagent en ce sens.

Communiqué 2020

Lutte contre les îlots de chaleur : Agir pour s’adapter aux changements climatiques dans nos communes

Les effets du réchauffement climatique se font déjà sentir dans nos contrées, et les canicules qui étaient l’exception semblent devenir la norme en période estivale. Les Vert.e.s souhaitent que les communes s’adaptent à ces changements, et mettent en œuvre des politiques publiques ambitieuses pour réduire les impacts de ces fortes chaleurs sur la population. Ils ont ainsi présenté aujourd’hui un “kit” à l’usage des collectivités à cette fin, et vont intervenir prochainement dans plusieurs conseils communaux afin d’inciter les exécutifs à agir.

2015, 2018, 2019, les canicules se sont suivies ces dernières années, à un rythme jusque-là inconnu. Des phénomènes météorologiques qui étaient l’exception semblent en passe de devenir la norme, sous l’effet d’un réchauffement climatique qui est passé du stade de menace à celui de réalité. Les villes sont particulièrement touchées par ce phénomène, et les températures peuvent y prendre l’ascenseur sous l’effet du manque de végétation, de l’omniprésence des surfaces imperméabilisée et des formes urbanistiques et architecturales inappropriées pour faire face à ce phénomène.

Qu’on le veuille ou non, et même avec des efforts conséquents pour réduire nos émissions de CO2, nous allons devoir vivre avec des canicules toujours plus fréquentes et violentes. Il est donc essentiel que des politiques publiques soient mises en place rapidement afin d’en limiter les effets, et garantir une qualité de vie acceptable aux habitant-e-s de nos villes et bourgades y compris au cœur de l’été. Les populations vulnérables dans leur santé, en particulier les personnes âgées, sont les plus menacée par cette augmentation annoncée des températures. Les communes vaudoises doivent également se préparer à faire face à des événements météorologiques extrêmes, comme les orages violents, afin de limiter les dégâts humains et aux infrastructures.

Les Vert·e·s ont donc rédigé un guide à l’usage des collectivités publiques, réunissant les principales actions pouvant être mises en place afin de réduire les impacts de la canicule et réguler autant que faire se peut les températures en milieu bâti. La société entière, mais également la biodiversité profitera largement de cette nouvelle manière de penser l’espace public de nos communes. En première place des mesures figurent l’arborisation des espaces publics ainsi que la réduction des espaces goudronnés. Ce guide sera envoyé à l’ensemble des communes vaudoises, afin qu’elles puissent s’en inspirer et mener les politiques publiques qui s’imposent pour répondre à ce pan de l’urgence climatique.

Les Vert·e·s interviendront également à la rentrée dans de nombreux conseils communaux (tels qu’au Mont-sur-Lausanne, à Yverdon ou encore à Saint-Légier-la-Chiésaz, par exemple) afin de demander aux autorités communales de prendre des mesures visant à lutter contre les effets indésirables des canicules.

La lutte contre le réchauffement climatique passe par une réduction drastique de nos émissions de gaz à effet de serre, mais aussi par une adaptation de nos modes de vie aux inévitables changements qui nous attendent. Rendre nos communes mieux adaptées aux canicules à venir en fait partie, et les Vert·e·s vont s’engager fortement en ce sens ces prochains mois.

Communiqué 2020

Votation fédérale du 27.9: Protéger le climat, la biodiversité et la cohésion sociale

Les Vert∙e∙s vaudois∙es réuni-e-s ce soir en comité élargi à Lausanne ont arrêté leurs recommandations de vote en vue de la votation fédérale du 27 septembre prochain. C’est quatre fois NON à la révision de loi sur la chasse, à l’achat inutile d’avions de combat à l’initiative UDC contre la libre-circulation et aux allègements fiscaux pour familles aisées. Et une fois OUI à un congé paternité minimal de 2 semaines. Les Vert∙e∙s s’engageront particulièrement fortement dans le canton contre la révision de loi sur la chasse en pilotant le comité vaudois contre cet objet qui mettrait en danger des espèces devant impérativement être protégées, a fortiori à l’heure d’une si forte chute de la biodiversité des espèces.

NON à la Modification de la loi fédérale sur la chasse

A l’origine conjointe du référendum lancé au plan national, les Vert∙e∙s refusent la modification de loi sur la chasse soumise au peuple. Il est insensé d’ainsi démanteler la protection des espèces en permettant aux cantons d’autoriser le tir de certaines espèces menacées ou protégées. D’autant que les espèces protégées peuvent d’ores et déjà être régulées, mais en respectant les cautèles légales nécessaires. Les Vert∙e∙s refusent, en outre, les « tirs préventifs » qui autoriseraient à tuer des animaux protégés lorsqu’il n’existe qu’une possibilité hypothétique qu’ils puissent causer des dommages, sans en avoir encore causé aucun. Afin de régler les conflits avec les grands prédateurs, de vraies mesures préventives sont plutôt nécessaires pour permettre une meilleure cohabitation entre animaux sauvages et de rente, en soutenant, par exemple, la protection des troupeaux. Les tirs préventifs ne résolvent rien. Cette modification de loi est d’autant plus inacceptable en cette époque de chute drastique de la biodiversité où de plus en plus d’espèces disparaissent, en Suisse et dans le monde.

NON à l’achat de nouveaux avions de combat

Alors qu’en 2014, les Vaudois∙es refusaient à près de 62% l’achat des Gripen pour plus de 3 milliards de francs, voici qu’il est maintenant question d’acheter des nouveaux avions de combat pour le double de ce montant. Durant l’ensemble de leur durée de vie, ces avions coûteront même jusqu’à 24 milliards de francs aux contribuables suisses. C’est d’abord un gaspillage d’argent inutile et inacceptable, a fortiori dans les temps difficiles qui s’annoncent tant en cette période de coronavirus que pour les conséquences toujours plus fortes à venir de la crise climatique. Cet argent devrait bien mieux être investi pour garantir des emplois. Également, cet achat reste inutile car prolonger l’engagement des F/A-18 jusqu’en 2035 permettrait tout à fait à la police de l’air de remplir sa mission. La Suisse doit arrêter de dépenser des milliards pour des guerres surannées, se concentrer sur son rôle de médiatrice de paix et prendre conscience des menaces réelles, telles que le réchauffement climatique et les cyber-risques. C’est là qu’il s’agit maintenant d’investir.

NON à l’initiative populaire « Pour une immigration modérée (initiative de résiliation) »

Les Vert∙e∙s vaudois∙es recommandent, en outre, de refuser l’initiative de résiliation de l’UDC dont le but n’est aucunement de limiter l’immigration mais bien de supprimer l’ensemble des accords-bilatéraux avec l’UE. Ceci y compris les mesures d’accompagnement, qui luttent activement contre la sous-enchère salariale. Les Vert∙e∙s défendent des salaires équitables et des conditions de travail dignes pour toutes et tous. Par ailleurs, les Vert∙e∙s s’engagent pour une politique migratoire constructive et équitable qui protège les personnes, rejette l’isolationnisme et refuse le dénigrement. Il est central de protéger toutes les travailleuses et tous les travailleurs. Il est également central que les entreprises suisses puissent engager des employé.e.s qualifié.e.s et motivé.e.s, sans la paperasserie exagérée qui serait induite par la résiliation de la libre-circulation – et qui a déjà en partie fait suite à la précédente initiative de l’UDC sur la limitation de la libre-circulation.

NON à la modification de la loi fédérale sur l’impôt direct (LIFD)

Enfin, les Vert∙e∙s refusent les cadeaux faits aux familles les plus riches en modifiant la LIFD. En effet, de par la forte progressivité de l’IFD, cette mesure profitera majoritairement aux familles dont le salaire imposable annuel dépasse les 150’000 francs. Cette mesure ne viendra donc pas en aide aux jeunes familles, ni aux familles les plus modestes. Les Vert∙e∙s s’engagent, eux, pour une politique familiale durable et sociale : ces 370 millions de francs devraient plutôt être investis dans les allocations familiales, des subventions aux crèches ou encore dans un congé parental. Et ainsi vraiment bénéficier à toutes et tous.

OUI au  contreprojet indirect à l’initiative « Pour un congé de paternité raisonnable »

L’égalité entre hommes et femmes dans le domaine de la famille est inscrite dans la Constitution depuis 1981. Sans toutefois avoir encore été appliquée ! Les Vert∙e∙s sont engagé∙e∙s depuis des dizaines d’années pour un congé paternité et parental qui contribue à une meilleure conciliation entre vie familiale et professionnelle et à un meilleur partage des tâches. Il permet également aux pères de renforcer leur lien avec leur enfant. Ce contreprojet, avec les deux semaines prévues, offre un strict minimum qu’il s’agit de soutenir. Avant de pouvoir enfin l’étendre à un droit bien plus adaptés aux besoins des familles et des individus.