Communiqué 2020

Plus d’éthique pour les multinationales, mais pas pour la place financière suisse

Les Vert∙e∙s vaudois∙es saluent l’acceptation, par les Vaudoises et les Vaudois, de l’initiative « Pour des multinationales responsables ». Ils regrettent, par contre, le refus, bien que d’un cheveu seulement, de la seconde initiative soumise au vote aujourd’hui,  «Pour une interdiction du financement des producteurs de matériel de guerre ». L’éthique ne doit pourtant pas se limiter aux multinationales et notre place financière doit urgemment être régulée, notamment au vu de l’impact de ses investissements dans les énergies fossiles qui péjorent l’état de notre planète. Les Vert∙e∙s continueront de s’engager pour la réorientation nécessaires des investissements financiers.

Les Vert∙e∙s vaudois∙es saluent le OUI glissé ce dimanche dans l’urne par leurs concitoyen-ne-s à l’initiative  « Pour des multinationales responsables ». Que les multinationales qui ont leur siège en Suisse ne puissent plus violer les droits humains ou détruire l’environnement en toute impunité tombait sous le sens. Les Vaudoises et les Vaudois n’acceptent pas que les comportements irresponsables soient aujourd’hui récompensés et représentent un avantage concurrentiel pour les multinationales sans scrupules face aux entreprises qui font de leur côté des affaires en respectant les droits humains et l’environnement. L’heure est venue d’une consommation plus responsable et il ne peut plus y avoir de double-standards qui protègent les Suissesses et les Suisses de certains produits toxiques ou pratiques inhumaines alors qu’elles seraient, en même temps, largement déversés et appliqués à l’étranger en toute impunité. Les Vert∙e∙s vaudois∙es regrettent par contre que cette initiative échoue finalement devant la majorité des cantons au plan fédéral.

Les Vert∙e∙s regrettent, par contre, le refus de l’initiative «Pour une interdiction du financement des producteurs de matériel de guerre », lancée par les Jeunes Vert-e-s et le GSsA. Refus d’un cheveu toutefois ! Pour un pays prônant la paix comme la Suisse, et agissant comme acteur de premier plan dans le domaine de la médiation et de la résolution des conflits, il semble schizophrénique de continuer à ainsi laisser, en même temps, la Banque nationale et les fondations et institutions de la prévoyance publique et professionnelle financer les producteurs de matériel de guerre. La crise du coronavirus aura sans doute attisé les craintes de pertes d’emploi en cas d’acceptation, alors même que les études se multiplient pour démontrer la plus-value toujours croissante apportée par les investissements durables et responsables. Les Vert∙e∙s continueront donc à s’engager, à tous les niveaux, pour davantage de transparence de la part de la place financière et, surtout, pour une réorientation urgente  et massive des investissements vers des placements plus propres qui sont non seulement bénéfique pour l’état du monde et de la planète, mais aussi pour l’emploi et la sécurisation de nos rentes. L’initiative sur le climat qu’il ont déposée en décembre 2019, et qui demande un désinvestissement des énergies fossiles des entreprises et caisses de pension détenues par les collectivités publiques, est plus que jamais nécessaire, et les Vert∙e∙s espèrent que le peuple pourra se prononcer au plus vite à ce sujet.

Communiqué 2020

De quelle couleur est le portefeuille financier de la BCV et de la CPEV ?

Alors que les résultats du test de compatibilité climatique publiés récemment par l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) montraient que 80% des instituts financiers suisses rataient encore leur cible en matière d’investissements durables en investissant encore dans le pétrole et le charbon, qu’en est-il, dans notre canton, de la BCV et de la CPEV ? Ont-elles participé à ce test et quelle est la couleur de leur portefeuille financier ? Ce sont les questions que pose aujourd’hui pour les Vert∙e∙s vaudois∙es le député Vassilis Venizelos par voie d’interpellation.

La crise climatique représente un risque financier largement reconnu par les milieux scientifiques et au sein du secteur financier lui-même. Les investissements dans une économie à faible impact carbone sont en outre de plus en plus considérés comme une opportunité. Pourtant, la place financière suisse continue d’investir massivement dans la poursuite de l’expansion de la production pétrolière et de l’extraction du charbon. Ce qu’a récemment démontré, chiffres à l’appuis, le test de comptabilité climatique mené par l’OFEV, en collaboration avec le Secrétariat d’État aux questions financières internationales (SFI).

Suite à ce test, chaque institution participante a reçu un rapport individuel présentant les résultats par classe d’actifs et par secteurs ainsi que les comparaisons avec des pairs, des portefeuilles de marché et avec les principaux indices. Ce rapport individuel propose également les résultats de l’analyse d’un « stress-test » pour les actions et les obligations d’entreprise si les instituts financiers concernés le demandent.

Étant donné que l’action du secteur financier représente un levier important pour atteindre les objectifs climatiques, et que les portefeuilles financiers « carbonés » exposent potentiellement leurs institutions financières à des risques importants, le député des Vert∙e∙s Vassilis Venizelos demande au Conseil d’Etat si la BCV et la CPEV ont participé aux tests menés par l’OFEV et le SIF en 2017 et en 2020 et, si oui, qu’elles fassent preuve de transparence et publient les résultats des analyses reçus. De même pour le « stress-test » proposé, si elles l’ont effectué.

A noter que la même demande de transparence émane actuellement également d’élu-e-s fédéraux de tous bords politiques qui ont publié, en écho, à ce sujet, une lettre ouverte.

Communiqué 2020

Soutenir les betteravières et betteraviers pour se passer de pesticides

En raison de leur impact manifeste grave sur la biodiversité, la nature et la santé, les néonicotinoïdes sont interdits depuis le 1er janvier en Suisse. Parmi ceux-ci, le Gaucho, un pesticide largement utilisé jusque-là dans la culture de la betterave. Après le refus, justifié, de sa ré-homologation, les Vert∙e∙s vaudois∙es interviennent au Parlement vaudois pour demander un soutien financier temporaire aux productrices et producteurs de betteraves du canton afin de les accompagner dans cette transition vers les solutions alternatives existantes.

Les effets négatifs des néonicotinoïdes (dont les imidacloprides utilisés pour le pesticide «Gaucho») sur la biodiversité et la nature en général sont connus et reconnus depuis plusieurs années. Ils attaquent le système nerveux central, les désorientant et perturbant leur processus reproductif. Mais ils ont surtout un effet néfaste plus global sur l’environnement étant donné que les 90% répandus ne pénètrent pas les plants, contaminant ainsi les sols à long terme et allant jusqu’à mettre en danger notre santé par leur écoulement dans les nappes phréatiques .

C’est en raison de cet impact très grave que les néonicotinoïdes ont été interdits dès le 1er janvier 2019, en Suisse et dans l’UE, suite à des études détaillées menées dans le contexte d’un moratoire partiel durant 8 ans qui a permis d’en documenter les effets.

Cette interdiction a notamment eu un impact conséquent sur la récolte de betteraves effectuée l’an dernier, plus particulièrement sur le plateau romand, en raison des attaques d’un puceron causant des pertes financières aux agriculteurs et agricultrices. Des alternatives existent pourtant, et elles sont même développées notamment dans notre propre canton, à Changins. Il faut toutefois y sensibiliser et y former les agricultrices et les agriculteurs et, pendant la période de transition vers ce changement de pratiques, assurer le soutien financier nécessaire pour garantir la nécessaire poursuite de la production indigène. Et éviter un recours trop important aux insecticides.

Il en va donc de la responsabilité des élu-e-s politiques d’investir dans cette solution orientée vers le long terme pour pallier les tentatives de retours à court-terme à d’autres pesticides, non moins dangereux, pour tenter de maintenir le même niveau de rendement que les années précédentes. C’est pourquoi les Vert∙e∙s vaudois∙es interviendront mardi au Parlement vaudois par la plume de David Raedler pour demander au Conseil d’Etat de prévoir une aide d’urgence temporaire pour les agriculteurs betteraviers et agricultrices betteravières touché-es par une perte d’exploitation, destinée à les soutenir dans la transition vers des solutions alternatives à l’utilisation de néonicotinoïdes et de pesticides.

Communiqué 2020

Protection du climat : les Vert.e.s s’engagent pour promouvoir les alternatives au ciment

Alors qu’un rapport de l’OFEV montrait encore, lundi, combien notre pays est affecté par le réchauffement climatique, il est urgent de réduire notre dépendance au ciment, matériau dont la production génère d’importantes émissions de gaz à effet de serre. Les alternatives existent et les autorités, tant cantonales que communales, doivent faire preuve d’exemplarité en la matière. Les Vert∙e∙s vaudois∙es interviennent donc au Parlement vaudois et dans les conseils communaux pour accélérer cette transition.

La nécessité d’agir pour lutter contre la crise climatique et limiter le réchauffement climatique, comme la Suisse s’y est d’ailleurs engagée notamment en ratifiant l’Accord de Paris, est toujours plus pressante. Un rapport de l’Office fédéral de l’Environnement (OFEV) montrait encore lundi combien la Suisse pâtit, plus que d’autres, de ce réchauffement puisque l’augmentation des températures moyennes a été, dans notre pays, deux fois plus élevée que la moyenne mondiale. Or il se trouve que le ciment est un matériau extrêmement polluant et émetteur de Co₂, pourtant utilisé à tort et à travers alors que des alternatives existent.

La sauvegarde du Mormont – site d’intérêt naturel,  paysager et archéologique majeur, exploité depuis près de 70 ans par le cimentier Holcim – a récemment été remise en lumière par l’occupation du site de la Birette par la première « ZAD » suisse.  Les Vert∙e∙s vaudois∙es s’engagent depuis toujours pour protéger ce site, et sont intervenu-e-s à plusieurs reprises au Grand conseil à ce sujet, réussissant même finalement à faire protéger durablement son sommet dans le Plan Directeur des Carrières (PDCar). Mais notre paysage ne pourra être durablement protégé que si nous nous défaisons collectivement de notre dépendance au ciment qui en est extrait. Il ne ferait, en outre, aucun sens de lutter ici pour ensuite importer de l’autre bout du monde ce même matériau.

C’est pourquoi les Vert∙e∙s vaudois∙es interviennent au Grand conseil ainsi que dans les conseils communaux de notre canton pour promouvoir et recourir davantage aux alternatives existantes en matière de construction : qu’il s’agisse du bois, de la paille, du chanvre ou de la terre crue.

Les communes ont en effet un rôle crucial à jouer dans cette transition, tant comme maîtres d’ouvrage qu’en tant que responsables de la police des constructions. Il n’y a d’ailleurs pas de meilleur moment pour agir alors que de très nombreuses communes sont justement en train de revoir leurs PGA/RPGA.

Quant au Canton, il est lui aussi maître d’ouvrage et ne promeut pourtant pas assez les matériaux alternatifs au ciment. Le postulat déposé vise donc à y remédier en modifiant l’article 90 de la Loi vaudoise sur l’aménagement du territoire (LATC).

Communiqué 2020

Le désinvestissement : plus nécessaire que jamais

Les résultats du test de compatibilité climatique publié aujourd’hui par l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) ont de quoi inquiéter : 80% des instituts financiers de notre pays ratent encore leur cible en matière d’investissements durables. Le secteur financier suisse représente donc un levier central dans la lutte contre la crise climatique et l’initiative cantonale déposée l’an dernier par les Vert∙e∙s vaudois∙es et les Jeunes Vert-e-s vaudois-es n’a jamais été plus nécessaire ! Ce d’autant plus qu’investir dans la durabilité n’a jamais été aussi rentable !

L’an dernier, c’est avec plus de 14’000 signatures validées que les Vert∙e∙s et les Jeunes Vert-e-s vaudois-es déposaient un texte demandant, notamment, le désinvestissement des énergies fossiles aux plan communal et cantonal. En effet, Canton et communes disposent, en la matière, d’un levier puissant et il s’agirait donc pour les collectivités publiques de veiller à ce que tous fonds, participations et crédits relevant de leurs responsabilités ou activités soient mis en conformité avec les objectifs de réduction d’émissions de CO₂ imposés par l’Accord de Paris.

L’adoption de leur texte semble désormais plus urgent que jamais alors même que l’OFEV publie aujourd’hui les résultats du test de compatibilité climatique qui montre que 80% des 179 instituts financiers ayant participé à l’étude échouent en investissant encore beaucoup trop dans la production de pétrole et même de charbon, sans doute l’énergie la plus polluante qui soit. Le secteur financier n’est donc toujours pas en ligne avec les objectifs de l’Accord de Paris, ratifiés par la Suisse.

C’est d’autant plus incompréhensible que les chiffres montrent que si les caisses de pension, par exemple, avaient investi dans des fonds durables et éthiques en 2019, elles auraient accumulé un bénéfice de 9 milliards de francs supplémentaires pour les rentes des citoyennes et des citoyens suisses. Les investissements durables sont donc une évidence, tant du point de vue de la protection de la planète, du respect des engagements internationaux pris par la Suisse et du bénéficie financier à attendre, notamment pour nos retraites.

L’initiative des Vert∙e∙s vaudois∙es et des Jeunes Vert-e-s vaudois-es est donc plus cruciale et urgente que jamais !

Communiqué 2020

Un soutien financier nécessaire pour avancer vers la transformation de notre économie

Les Vert∙e∙s vaudois∙es saluent l’annonce, ce matin, du Conseil d’Etat d’injecter une centaine de millions de francs pour soutenir les secteurs les plus impactés par la crise sanitaire actuelle. Ils et elles se réjouissent tout particulièrement de l’aide destinée aux milieux culturels, qui ont été fortement fragilisés ces derniers mois. Cela ne doit toutefois pas être le dernier pas financier consenti, et tous les efforts nécessaires devront être entrepris pour le sauvetage des entreprises et des emplois. Car la crise du coronavirus a aussi violemment mis en lumière les limites de notre système économique et social. Il s’agit donc également de tirer dès maintenant les leçons de cette crise sanitaire pour anticiper la prochaine, celle climatique qui est d’ores et déjà en marche , et d’investir sur la durée dans une économie plus résiliente et respectueuse de l’environnement. Dans ce sens, l’initiative populaire cantonale « de renouveau » sur laquelle planchent les Vert∙e∙s reste cruciale.

Les Vert∙e∙s vaudois∙es saluent les soutiens financiers annoncés ce matin par le Conseil d’Etat vaudois pour venir en aide aux secteurs économiques tels que les cafés-restaurants, PME, les cas de rigueur et le milieu culturel, particulièrement impactés par les décisions sanitaires prises pour tenter de stopper la propagation du coronavirus. Les milieux culturels, particulièrement soumis même en temps normal au risque de précarité et aux aléas du mécénat et de l’engagement bénévole, avaient vraiment besoin d’un soutien pour limiter la catastrophe.

Il ne s’agit-là, d’ailleurs, pour les Vert∙e∙s, sans doute pas de la dernière offensive financière nécessaire de la part du Canton. Car il faut dès maintenant tirer les premières leçons de cette crise et répondre à la déstabilisation de notre modèle économique actuel par un renouvellement de ce dernier. Il faut ainsi non seulement investir pour aider les secteurs porteurs d’avenir et créateurs d’emploi, mais également offrir à toutes les personnes touchées par des pertes salariales ou le chômage de nouvelles perspectives en réorientant progressivement notre économie et en investissant dans l’évitement de la prochaine crise, d’ores et déjà engagée, climatique cette fois. La mise en place, comme le propose le postulat déposé au Grand Conseil ce printemps par  la députée verte Rebecca Joly, d’un « revenu de transition écologique » visant à aider cette transition et garantir des revenus dignes à toutes et tous mérite particulièrement d’être étudiée et développée.

Les Vert∙e∙s avaient salué la politique anticyclique amorcée par le budget 2021 de l’Etat de Vaud ; il s’agira de la poursuivre encore plusieurs années pour investir massivement dans la transition énergétique et la lutte contre le réchauffement climatique. Comme le demande, par exemple, l’initiative parlementaire Vassilis Venizelos demandant l’injection de 300 millions de francs dans le Fonds sur l’énergie. Il est donc nécessaire de dès maintenant voir plus loin que l’urgence et d’orienter les aides financières selon des critères désormais détachés de  la production, de la consommation ou du PIB et orientés vers des valeurs sociales et environnementales.

Dans ce sens, l’initiative populaire cantonale sur laquelle planchent les Vert∙e∙s est plus cruciale que jamais. Notre modèle économique et certaines de nos habitudes de vie doivent être urgemment revisités, dans l’intérêt de notre qualité de vie et pour préserver celle des générations futures.

Communiqué 2020

Personnel de la santé : Passer des applaudissements à une revalorisation

Alors que la deuxième vague de la COVID-19 fait sentir ses effets dans toute l’Europe, et que le personnel de la santé est à nouveau au front pour garantir la sécurité et le bien-être de la population,  une semaine de mobilisation est organisée dans toute la Suisse par ce personnel, afin de réclamer de meilleures conditions de travail. Les Vert∙e∙s vaudois∙es et le Parti Socialiste vaudois (PSV) soutiennent ce mouvement et souhaitent voir ces professions reconnues à leur juste valeur. Leurs élu-e-s se sont déjà, à ce titre, mobilisé-e-s à Berne pour défendre l’initiative « Pour des soins infirmiers forts » et un contre-projet ambitieux à ce texte. Au niveau cantonal, les deux formations politiques demandent aux employeurs du parapublic de prendre leurs responsabilités, et de procéder aux indispensables augmentations salariales.

Le personnel de la santé a fourni des efforts impressionnants ces derniers mois pour faire face à la pandémie qui a touché nos sociétés. Aujourd’hui, alors que ce personnel fatigué se prépare à affronter une nouvelle vague de COVID-19, il est plus que jamais essentiel d’entendre ses revendications légitimes, et de revaloriser ces professions, en améliorant notamment les conditions de travail dans les soins.

Le PSV et les Vert∙e∙s vaudois∙es s’engagent depuis toujours en ce sens, et leurs élu-e-s aux Chambres fédérales ont œuvré pour un contre-projet ambitieux à l’initiative « Pour des soins infirmiers forts » qui demande, notamment, de meilleures conditions salariales et de travail dans les soins. La majorité bourgeoise semblant malheureusement vouloir garder un statuquo nuisible pour tout le monde, ces deux formations politiques défendront avec conviction l’initiative dans les urnes le jour où elle sera soumise au vote populaire.

Les Vert∙e∙s vaudois∙es et le PSV souhaitent, par ailleurs, voir les négociations salariales actuellement en cours dans le domaine de la santé parapublique aboutir rapidement, et demandent aux employeurs de ce secteur de prendre leurs responsabilités.

Enfin, alors que le nombre d’hospitalisations liées aux cas de COVID-19 ne cesse d’augmenter, tout doit être entrepris pour que les professionnel-le-s de la santé puissent travailler dans des conditions garantissant leur sécurité et dans le respect des règles fixées par le droit et les conventions collectives.

Il est grand temps de montrer au personnel de la santé qu’au-delà des applaudissements, la population et la classe politique vaudoise sont conscientes de leurs efforts et du besoin d’une revalorisation de leurs professions !

Ce communiqué est envoyé de manière conjointe par Les Vert.e.s vaudois.es et le Parti socialiste vaudois

Communiqué 2020

Pour des toilettes non-genrées dans les établissements vaudois

Engagé-e-s depuis toujours en faveur de l’égalité au sens large, les Vert∙e∙s vaudois∙es, par la voix de leur chef de groupe Vassilis Venizelos, déposent aujourd’hui une motion au Parlement vaudois pour des toilettes non-genrées. Libérant les restaurateurs et restauratrices de l’obligation qui leur est actuellement faite de prévoir au minimum des toilettes pour femmes et des toilettes pour  hommes distinctes, cette motion entend leur offrir davantage de marge de manœuvre et, en même temps, promouvoir davantage d’inclusivité et abolir certains stéréotypes de genre encore trop largement ancrés.

Le plus souvent, les établissements publics proposent des toilettes pour femmes et des toilettes pour hommes, ce que leur imposent les dispositions réglementaires vaudoises actuelles. Il existe pourtant une autre option et les toilettes unisexes sont déjà une réalité vécue dans plusieurs lieux connus, comme les trains, les avions ou les établissements publics de certains cantons (comme à Lucerne). Afin que le canton de Vaud leur emboîte le pas, le président de groupe des Vert∙e∙s dépose, cet après-midi, au Parlement vaudois une motion pour offrir la possibilité aux restaurateurs et restauratrices de prévoir des toilettes non-genrées.

Ces toilettes ont beaucoup d’avantages :
-elles réduisent les files d’attente interminables devant les toilettes pour femmes en augmentant les possibilités de se soulager pour les personnes qui ne peuvent pas le faire debout.

-elles sont plus inclusives et facilitent la vie des personnes intersexes et transgenres en leur évitant des situations gênantes ou dangereuses. Les toilettes genrées peuvent en effet être le théâtre de violences verbales ou physiques transphobes, renvoyant les personnes trans à leur sexe assigné à leur naissance.

-elles facilitent la vie des parents qui accompagnent un-e enfant du sexe opposé.

-elles permettent de mettre fin à certains stéréotypes de genre. Par exemple, les tables à langer se trouvent généralement dans les toilettes pour femmes. Les établissements qui le souhaitent pourraient ainsi proposer indistinctement préservatifs (généralement fournis dans les toilettes pour hommes) et produits menstruels à disposition de toutes et tous.

-elles offrent une marge de manœuvre aux responsables d’établissement en termes d’occupation de l’espace. On pourrait imaginer que la seule contrainte soit de mettre à disposition des sanitaires aménagés de façon à garantir le respect de la sphère privée. Un tel assouplissement de la réglementation en vigueur serait sans doute un geste bienvenu pour les cafetiers restaurateurs et cafetières restauratrices en cette période plus difficile.

Communiqué 2020

Aide aux médias: il devient urgent de voter la motion verte pour un soutien d’urgence à la presse locale

Les médias sont l’un des secteurs les plus durement touchés par la crise du COVID-19. Ils sont pourtant un élément crucial du bon fonctionnement de notre démocratie. Après le dépôt de bilan du Régional et de Micro, c’est au tour du journal La Côte d’être menacé. Dans ces conditions, les Vert∙e∙s demandent le traitement le plus rapide possible au Grand conseil vaudois de la motion Mahaim en faveur d’une aide urgente à la presse calibrée sur les besoins spécifiques de ce secteur. Les Vert∙e∙s exhortent, en outre, les éditeurs et groupes de presse à cesser tout licenciement et à se renseigner sur les mesures de soutien d’urgence (bientôt) disponibles.

Les mauvaises nouvelles se suivent et se ressemblent. Après Le Régional et Micro qui ont dû cesser leurs activités ce printemps, c’est maintenant au tour du Journal La Côte d’être sous la menace de licenciements. Le groupe ESHmédias a en effet annoncé vouloir procéder à des restructurations et des licenciements sont imminents. Dans le cadre des discussions avec la direction du groupe, les journalistes de La Côte ont proposé de renoncer à leur treizième salaire par solidarité, ce qui aurait permis d’obtenir les économies escomptées.

Par le député Raphaël Mahaim, le groupe des Vert∙e∙s au Grand Conseil vaudois était intervenu au printemps 2020 par une motion demandant des mécanismes d’aide d’urgence à la presse, en complément aux aides fédérales, dans la situation particulière de la pandémie de covid-19. La survie du tissu médiatique local est en jeu.

La commission parlementaire en charge de l’aide aux médias (paquet cantonal d’aides aux médias présenté avant l’apparition du covid-19) a tout récemment terminé ses travaux. Elle soutient majoritairement le paquet d’aides. Elle a en outre concrétisé la motion verte Mahaim et consorts sous la forme d’une base légale (disposition transitoire) permettant au Conseil d’Etat de prendre des mesures urgentes de soutien à la presse locale, à l’image de ce que le Conseil d’Etat fait avec les annonces publicitaires. Cet ajout dans le projet a fait l’objet d’un vote serré en commission. Le rapport de commission est désormais disponible en ligne : https://www.vd.ch/fileadmin/user_upload/organisation/gc/fichiers_pdf/2017-2022/190_RC.pdf

Les Vert∙e∙s appellent donc de leurs vœux l’accélération du débat parlementaire sur le paquet d’aide aux médias et la motion Mahaim. Le vote doit avoir lieu le plus rapidement possible. En outre, ils exhortent les éditeurs et groupes de presse à renoncer aux mesures de licenciement prévues et à s’enquérir des mesures de soutien d’urgence disponibles ou en passe de l’être.

Communiqué 2020

Protection du Mormont : il est urgent de promouvoir les alternatives au ciment

Les Vert∙e∙s vaudois∙es sont depuis longtemps engagé-e-s pour la protection du Mormont. En 2015 déjà, le Grand conseil acceptait un vœu demandant de protéger le sommet du Mormont de toute extension de la carrière exploitée par le cimentier Holcim. Aujourd’hui pourtant, le sujet refait l’actualité alors que le recours déposé par les associations de protection de la nature et de l’environnement est toujours pendant. Il devient de plus en plus urgent de favoriser les alternatives au ciment et de réduire notre dépendance à ce matériau grand émetteur de CO₂. Les Vert∙e∙s vaudois∙es interviendront ainsi dès la rentrée au Parlement vaudois et dans les conseils communaux pour accélérer cette transition.

Le Mormont, dont le sommet est classé à l’Inventaire Fédéral des Paysages (IFP), fait partie du patrimoine vaudois par son importance géologique, naturelle mais aussi historique et paysagère. Utilisé depuis les années 1950 comme carrière par le cimentier Holcim, le Mormont est affecté par les extensions successives de cette exploitation, qui vont jusqu’à menacer son sommet. Les Vert∙e∙s vaudois∙es s’engagent depuis toujours pour protéger ce site d’importance paysagère et naturelle indéniable et sont intervenu-e-s à plusieurs reprises au Grand conseil à ce sujet, réunissant même finalement à faire protéger durablement son sommet dans le Plan Directeur des Carrières (PDCar).

Aujourd’hui, alors que l’exploitation du site se poursuit, la première ZAD suisse récemment installée permet de remettre sous le feu des projecteurs la question du Mormont et de sa protection.

La question qui se pose est plus généralement celle de la dépendance de notre société au ciment, matériau dont la production est extrêmement polluante et émettrice de CO₂.

Ainsi, les Vert∙e∙s interviendront dès la rentrée des vacances d’automne au plan cantonal (au Grand conseil) et local (dans les conseils communaux) par voie de postulat pour réfléchir à des solutions permettant de réduire cette dépendance en recourant, par exemple, là où c’est possible, à des alternatives moins polluantes, telles que le bois.

Les pouvoirs publics ont un rôle à jouer, tant de par leur devoir d’exemplarité que par leur pouvoir en matière de règlementation des constructions, et il est grand temps qu’ils pèsent de tout leur poids dans cette problématique.