Communiqué 2019

Le Grand Conseil vaudois accepte de renoncer au glyphosate

Le Grand Conseil a accepté hier soir le décret du Conseil d’Etat répondant à la motion verte Glyphosate, le nom scientifique d’un pesticide cancérogène plus couramment appelé Roundup! déposée en mai 2015. Les Vert∙e∙s se réjouissent de ce vote qui permet de faire un pas en direction d’une meilleure protection de la nature, de la biodiversité et de la santé humaine.

Après la décision du Conseil national de soutenir le postulat des Verts suisses demandant d’étudier l’opportunité et les modalités d’une sortie du glyphosate, et celle du Grand Conseil genevois de soutenir la résolution pour la sortie du glyphosate, le canton de Vaud a voté hier soir le décret permettant de faire un premier pas vers l’interdiction du glyphosate.

Le 20 mars 2015, l’OMS, via le Centre international de recherche sur le cancer, a classé cinq pesticides, dont le glyphosate, « cancérogènes probables pour l’Homme ». Il s’agit de l’échelon le plus élevé avant « cancérogène certain ». Le glyphosate est le principe actif du désherbant le plus répandu dans le monde, le Roundup, de Monsanto racheté par Bayer. Le glyphosate est utilisé dans de nombreux produits dans l’agriculture ainsi que pour certains usages domestiques (désherbage chimique dans les jardins privés). En 2013, 300 tonnes de cette substance ont été vendues en Suisse. Une centaine de produits en contiennent. Cet herbicide peut affecter toutes les cellules vivantes, notamment humaines. Cette décision de l’OMS doit nous amener à reconsidérer l’utilisation sur le marché de ce produit toxique pour les êtres humains et pour les écosystèmes. Une étude menée à l’échelle européenne, en été 2013, a permis de détecter la présence dans l’urine humaine de résidus de glyphosate, dans des proportions variables selon les pays. De plus récentes études indiquent le risque de « toxicité générationnelle ».

Malgré les récents procès ayant plusieurs fois condamné Bayer/Monsanto a indemniser des victimes de son produit phare, les moyens financiers pour continuer à défendre ce produit sont considérables (comme cela avait été le cas pour les cigarettes) et, début mai, la presse indiquait que Bayer, via Monsanto, fichait les personnalités quant à leur position sur le glyphosate.

La possible interdiction du glyphosate par l’Union européenne en 2022 doit conduire l’Etat de Vaud à trouver des solutions moins invasives et plus environnementalement plus propre qui pourront être reprises par les particuliers, les communes et les agricultrices et agriculteurs. En ce sens l’établissement d’un état des lieux de l’utilisation du glyphosate par les services cantonaux, les communes, les entités paraétatiques et les particuliers ; la renonciation de l’utilisation du glyphosate par les services étatiques et paraétatiques pour toute application sortant du cadre agricole ; la mise en œuvre d’un plan de sortie du glyphosate pour les domaines de l’Etat exploités pour l’agriculture, la viticulture et l’arboriculture ; le renforcement du contrôle de l’application des dispositions fédérales ; la campagne d’information auprès des communes, des professionnels, des associations faîtières et de la population ; la sensibilisation des remettants, la surveillance du marché et le soutien à la formation ne sont que des premiers pas permettant à terme de se passer totalement du glyphosate.

Communiqué 2019

Des fonds pour passer des intentions aux actes en faveur de la biodiversité

Les études se suivent et se ressemblent, avec toujours le même constat alarmant :  la moitié des habitats et un tiers des espèces sont menacés ; les populations animales et végétales indigènes ont drastiquement chuté en 20 ans à peine ; et les insectes, et avec eux les oiseaux, disparaissent. Il est donc plus que temps d’agir pour préserver ce qui peut encore l’être de biodiversité. C’est pourquoi les Vert∙e∙s demandent aujourd’hui au Conseil d’Etat davantage de moyens pour le Fonds cantonal pour la protection de la nature et d’édicter un règlement d’utilisation du fonds adapté aux nouveaux objectifs fixés. Car les plus belles intentions ont besoin de moyens pour pouvoir être réalisées.

En avril 2019, un organisme intergouvernemental indépendant comprenant plus de 130 Etats (IPBES) a publié un rapport qui dresse un bilan alarmiste sur l’état de la biodiversité dans le monde. Les 355 experts ayant contribué à la rédaction dudit rapport indiquent que « la nature décline globalement à un rythme sans précédent dans l’histoire humaine – et le taux d’extinction des espèces s’accélère, provoquant dès à présent des effets graves sur les populations humaines du monde entier ».

Si le Conseil d’Etat s’est déjà engagé, dans son programme de législature, à « Établir et mettre en œuvre un plan d’action en faveur de la biodiversité avec le soutien de la Confédération », encore faut-il qu’il s’en donne les moyens. Car si le canton dispose d’un Fonds pour la protection de la nature (article 37 LPMNS), ce dernier est actuellement insuffisamment doté pour soutenir une politique en faveur de la biodiversité qui soit à la hauteur des défis auxquels nous sommes aujourd’hui confronté∙e∙s.

En outre, la Confédération prévoit des financements pour la mise en œuvre des conventions-programmes conclues avec les cantons. Pour 1CHF investi par le canton, la Confédération en injecte 2. Pourtant, là aussi, le manque de moyens financiers cantonaux empêche aujourd’hui le canton de toucher l’entier de la manne financière de la Confédération. Le Conseil d’Etat l’avouait lui-même dans sa réponse à l’interpellation Evequoz (17_INT_46), en 2018, écrivant n’avoir pas pu « obtenir l’ensemble des subventions fédérales disponibles faute de ressources cantonales suffisantes ». 

Au niveau local troisièmement, peu de moyens ont été affectés pour soutenir les démarches entreprises, or les enjeux en matière de biodiversité sont centraux à cette échelle car les biotopes qui structurent le tissu territorial permettent de connecter les biotopes d’intérêt national. Des actions fortes doivent donc être envisagées pour préserver ce patrimoine naturel, sans quoi de nombreuses espèces disparaîtront. 

Enfin, faute de moyens financiers suffisants, le Canton doit aussi renoncer à soutenir certaines actions menées par les communes, les associations ou les privés en faveur de la biodiversité. Il conviendrait ainsi d’envisager un système de financement analogue à celui de la Confédération, qui permettrait de faire percoler les moyens financiers du Canton à travers les communes aux citoyens, pour soutenir des actions privées en faveur de la biodiversité par exemple en milieu bâti.

Les député∙e∙s Vert∙e∙s Séverine Evéquoz et Olivier Epars demandent donc que le Fonds soit urgemment doté de moyens supplémentaires pour pouvoir mettre en œuvre une politique de protection de la biodiversité ambitieuse, plus que jamais nécessaire. Table 3 Accen

Communiqué 2019

Pour que la langue des signes soit officiellement reconnue

Les Vert∙e∙s vaudois∙es déposent aujourd’hui au Parlement vaudois par la plume de Léonore Porchet une initiative parlementaire demandant la reconnaissance officielle de la langue des signes dans la Constitution de notre canton. Ce serait en effet un signe fort pour les sourd∙e∙s vaudois∙es en faveur de leur inclusion et de leur reconnaissance comme citoyennes et citoyens à part entière. Après Genève et Zurich, il est temps pour le Canton de Vaud de faire ce pas lui aussi.

La Langue des Signes Française (LSF) est la langue maternelle des personnes sourdes et malentendantes dans le canton de Vaud et en Suisse romande. Sa pratique et son soutien sont indispensables à l’inclusion professionnelle et sociale des personnes sourdes. Elle devrait ainsi davantage être promue et intégrée, en particulier dans le contexte de la formation scolaire et professionnelle et préscolaire.

Pourtant, le recours à des interprètes de la langue des signes est régulièrement menacé par diverses mesures d’économie, quand il est même proposé car, la plupart du temps, cette langue reste la grande absente de l’offre technique des formations et rencontres officielles. Cela a notamment pour conséquence une sous-représentation des personnes sourdes dans les gymnases et les universités.

Alors que la Confédération a été interpellée en 1994 déjà, le Conseil fédéral précisait que, bien que le droit à la langue des signes soit ancré dans la loi suisse sur l’élimination des inégalités, il revenait aux cantons d’agir en la matière et de décider des modes de promotion de cette langue et culture à part entière. Elle est ainsi officiellement reconnue depuis par le canton de Genève ainsi que celui de Zurich.

Les Vert∙e∙s vaudois∙es demandent donc aujourd’hui par voie d’initiative parlementaire que le canton de Vaud emboîte le pas des cantons reconnaissant déjà officiellement la langue des signes et ajoute un nouvel alinéa 3 à l’actuel article 61 de notre Constitution cantonale (Intégration des personnes handicapées), précisant que :

(1)         La langue des signes française est reconnue.

(2)        Les personnes malentendantes, sourdes ou privées de l’usage de la parole ont le droit de recourir à la langue des signes française dans leurs relations avec les administrations et services relevant de l’Etat.

Cette modification permettra de donner enfin une vraie place à la culture et à la langue des signes et d’offrir désormais une base légale qui permette de mettre en place une politique plus volontariste en faveur de l’inclusion des personnes sourdes.

Communiqué 2019, Non classé

Les Vert∙e∙s vaudois∙es adaptent leur nom et lancent une initiative cantonale en faveur du climat

Les Vert∙e∙s vaudois∙es, réunis ce soir en Assemblée générale ordinaire au gymnase de Renens, ont adopté le lancement, cet été, d’une initiative cantonale sur le climat. Cette initiative, lancée conjointement avec les Jeunes Vert-e-s, inscrira la protection du climat dans la Constitution vaudoise et demandera le désinvestissement des énergies fossiles et l’atteinte de l’objectif de zéro émission nette carbone au plan cantonal et communal pour 2050. Ils ont également décidé de traduire jusque dans leur identité visuelle l’inclusion des femmes autant que des hommes qu’ils pratiquent déjà dans tous les aspects de la vie du Mouvement. Enfin, Rebecca Joly, députée de l’Ouest lausannois, rejoint la direction des Vert∙e∙s vaudois∙es.

Lancement d’une initiative cantonale en faveur du climat

Les membres réuni∙e∙s ce soir ont adopté le principe du lancement d’une initiative cantonale en faveur du climat cet été. Cette initiative, lancée conjointement avec les Jeunes Vert∙e∙s vaudois∙es, vise à inscrire la protection du climat ainsi que la lutte contre le réchauffement climatique et ses effets dans la Constitution cantonale. Pour ce faire, canton et communes devront réduire significativement les impacts climatiques de leurs activités avec pour objectif la neutralité carbone d’ici 2050 et désinvestir, via leurs participations dans des personnes morales, des énergies fossiles. Le texte, encore à finaliser, devrait être officiellement lancé au mois de juillet.

Changement de nom

En cette année de grève des femmes, il était également grand temps d’adapter le nom des Vert∙e∙s vaudois∙es pour qu’il manifeste, visuellement également, l’attachement et l’importance accordés par le Mouvement à l’encouragement et la mise en valeur des femmes, autant que des hommes, en son sein à tous les niveaux de réflexion et d’action. Sur proposition du groupe égalité et de la section de Lavaux-Oron, les membres des Vert∙es ont donc avalisé, ce soir, ce changement qui sera progressivement mis en œuvre pour être achevé d’ici l’AG de l’an prochain.

Election de la direction du Mouvement

On ne change décidément pas une équipe qui gagne ! Alberto Mocchi, Municipal à Daillens, Anne Baehler, députée de Riex, et David Raedler, conseiller communal lausannois, sont reconduits à la présidence du Mouvement.  Les autres membres sortant∙e∙s réélu∙e∙s du Bureau, Gaëlle Lapique, secrétaire politique des Verts suisses, Maxime Mellina, trésorier des Verts vaudois, et la municipale d’Yverdon Carmen Tanner sont désormais rejoint∙e∙s par Rebecca Joly, députée de Prilly, la sortante Céline Ehrwein ayant souhaité se consacrer désormais davantage à sa vie professionnelle et à sa charge politique locale.

Communiqué 2019

Les Verts vaudois saluent la protection renforcée contre la violence des armes à feu

Les Verts vaudois saluent le résultat sorti aujourd’hui des urnes qui valide la reprise de la directive européenne sur les armes et permettra une meilleure traçabilité de ces dernières, et donc une meilleure protection de la population contre la violence des armes. Ils continueront néanmoins à s’engager pour que ce premier pas soit suivi d’autres à l’avenir, notamment pour améliorer la situation des victimes de violences domestiques qui restent particulièrement menacées par la circulation d’armes à feu dans notre pays.

Bien que la modification de loi proposée n’aille pas assez loin, les Verts vaudois saluent le petit pas fait vers une meilleure traçabilité des armes à feu et une lutte plus efficace contre leur utilisation abusive. Ils auraient bien sûr souhaité que la loi aille plus loin et permette notamment de limiter davantage la circulation des armes dans notre pays, notamment pour ce qui touche aux armes d’ordonnance, étant donné que nombre d’études successives ont clairement montré que la détention d’armes à feu à domicile augmente significativement le risque de suicide et (de tentative) d’homicides.

A noter que le problème est particulièrement patent en cas de violences domestiques. Près d’un meurtre sur deux survenant dans le contexte familial est, en effet, le fait d’une arme à feu Les Verts s’étaient d’ailleurs engagés au Grand conseil vaudois il y a deux ans lors du débat sur le projet de loi d’organisation de la lutte contre la violence domestique pour que soit ancré dans la loi le retrait de toute arme du domicile de l’auteur de violences domestiques. Retrait qu’ils avaient obtenu.

Les Verts continueront donc à s’engager à tous les niveaux pour que notre pays quitte le podium international des pays aux taux de suicide par arme à feu les plus élevés. Les citoyennes et les citoyens méritent d’être mieux protégé-e-s.

Communiqué 2019

Verts et Jeunes Vert-e-s vaudois veulent ancrer la protection du climat dans la Constitution

Afin d’agir concrètement pour protéger notre environnement et d’enrayer les dégradations engendrées par les émissions de CO₂ dans l’atmosphère, les Verts et les Jeunes Vert-e-s vaudois-es ont décidé de lancer une initiative populaire cantonale. Cette initiative demandera, d’une part, d’ancrer la protection du climat dans la Constitution vaudoise et, d’autre part, comme moyen d’action concret pour y arriver, que communes et Canton mènent une politique de désinvestissement des énergies fossiles. Le texte, en cours de finalisation, devrait être officiellement lancé cet été.

L’urgence climatique ne fait plus de doute, elle fait sortir des milliers de jeunes dans la rue, a été proclamée par le Parlement vaudois et des actions ont, de même, été entreprises par les Verts dans de nombreuses communes dans ce sens. Pourtant des mesures concrètes pour l’enrayer peinent encore à apparaître. D’ailleurs, si un « plan climat » a certes été annoncé au plan cantonal, il se fait toujours attendre et pourrait manquer d’ambition. Enfin, toute loi quelle qu’elle soit reste à la merci d’un changement de majorité politique. La seule manière de prendre réellement au sérieux la menace climatique et de garantir que des mesures soient prises sur le long terme est donc d’ancrer la protection climatique noir sur blanc dans la Constitution. C’est pourquoi Verts et Jeunes Vert-e-s vaudois-es ont décidé de lancer conjointement une initiative populaire pour ce faire.

Canton et communes disposent d’une marge de manœuvre importante pour lutter contre les émissions de CO₂. S’appuyant donc sur cette latitude d’action, Verts et Jeunes Vert-e-s prévoient également d’inscrire dans la Constitution que, dans leur action pour préserver le climat, Canton et communes prennent en compte cet objectif dans toutes leurs politiques publiques et mènent une politique de désinvestissement des énergies fossiles. Il s’agira ainsi pour les collectivités publiques de veiller à ce que tous fonds, participations et crédits relevant de leurs responsabilités ou activités soient mis en conformité avec les objectifs de réduction d’émissions de CO₂ imposés par l’Accord de Paris.

Actuellement, en Suisse, le secteur financier est responsable d’émissions massives de CO₂ via ses investissements dans les énergies fossiles. L’Alliance climat les évalue à près de 20 fois la totalité des émissions directes de notre pays, liées par exemple à notre mobilité, à notre chauffage ou à notre alimentation. Il est en outre particulièrement injuste de faire peser tout le poids de la transition écologique sur les particuliers et les entreprises (principalement des PME en Suisse), alors que l’on continue à laisser faire les acteurs financiers, dont les émissions de CO₂ sont considérables en comparaison. Les Verts se sont depuis longtemps engagés, dans le canton comme au plan fédéral, pour que des mesures soient prises afin que les investissements s’alignent sur les objectifs de l’Accord de Paris. Jusqu’ici sans succès. C’est pourquoi ce point est au centre du texte de l’initiative, dernier recours pour obtenir des avancées.

Un projet de texte de l’initiative sera soumis à l’Assemblée générale des Verts vaudois du 23 mai prochain, qui décidera du lancement de ce texte. Les Jeunes Vert-e-s ont, quant à elles et eux, déjà adopté le lancement de principe.

Communiqué 2019

Comptes 2018: Quand sera-t-il enfin tenu compte de l’urgence climatique ?

Après la présentation, ce matin, des comptes 2018 du canton de Vaud, les Verts se félicitent de l’état de la situation financière cantonale qui affiche une stabilité remarquable, témoin de la bonne gestion financière du gouvernement à majorité rose-verte. Ils s’étonnent par contre que la prise de conscience actuelle autour du changement climatique ne se reflète toujours pas dans les comptes. Les Verts interviendront donc avec un catalogue de mesures concrètes lors du budget 2020 pour enfin prendre la mesure du problème et y répondre de manière cohérente et suffisamment financée.

Les Verts se réjouissent que le canton bénéficie toujours d’une excellente santé financière, avec un confortable bénéfice qui lui permet de tenir ses promesses et d’investir dans l’avenir tout en répondant aux besoins actuels. Les Verts saluent les 23 millions supplémentaires investis pour soutenir les communes dans le cadre de l’entrée en vigueur de la RIE III cantonale suite à la motion Mischler, ainsi que la mise en œuvre de l’aide pour le plafond des primes à 10%. Les investissements consentis à la santé également (notamment pour le Centre Ludwig pour le cancer à Epalinges).

Les Verts s’étonnent, toutefois, qu’aucun élément dans les écritures de bouclement ne puisse laisser penser que le moindre argent ne soit désormais enfin mis de côté pour pallier les effets du réchauffement climatique et anticiper encore ce qui peut l’être. Alors même que l’urgence climatique a été votée par le Parlement, et que notre jeunesse se mobilise pour faire bouger les choses, aucun effet visible ne ressort pourtant des comptes (rien dans les préfinancements ne témoigne d’une quelconque volonté de se saisir désormais sérieusement de la problématique). Le large bénéfice fait cette année aurait pourtant permis de donner une orientation dans ce sens. Si les Verts saluent, certes, les 51,3 millions investis dans l’assainissement énergétique des bâtiments, cela reste très largement insuffisant pour répondre à la crise climatique que nous vivons. D’ailleurs, la phrase du communiqué de presse de l’Etat disant que le dépassement de charges de l’Etat de 1,3% par rapport au budget s’expliquerait, notamment, par des subventions accrues dans le domaine énergétique, fait sourire et ressemble à un peu de vernis vert posé sur un fond charbonneux. Il n’est plus tenable aujourd’hui de ne pas prendre réellement en compte le réchauffement climatique et ses effets. Il devrait être le premier facteur de risque identifié et comptabilisé dans toute politique publique. Les Verts reviendront donc avec des mesures fortes et concrètes lors du budget 2020 pour enfin inverser la tendance et que la mesure de l’enjeu soit enfin prise, le financement nécessaire prévu et l’action engagée de manière cohérente.

Enfin, bien que les investissements doivent en priorité être réalisés dans notre canton, une autre manière de renforcer la lutte contre le changement climatique serait aussi d’investir enfin davantage dans les pays en développements car, bien qu’il soit extrêmement difficile d’obtenir des chiffres précis en la matière, le Canton pourrait se montrer bien plus ambitieux. Les Verts interviendront également dans ce sens.

Communiqué 2019

5G: Les Verts publient un guide pour aider communes et particuliers à faire opposition aux antennes

Contrairement à ce qu’on entend souvent, les oppositions aux antennes ne sont pas vaines. Pour aider les communes et les particuliers à agir et à s’opposer aux projets actuellement en voie de développement, leur permettre d’identifier leur marge de manœuvre respective et les aider à l’exploiter le plus efficacement possible, les Verts vaudois publient aujourd’hui un petit guide à leur intention.

Alors que les opérateurs téléphoniques annonçaient déjà l’arrivée de la 5G partout dans notre pays, de plus en plus de voix se sont fait entendre pour appeler a davantage de prudence et à une évaluation scientifique et documentée des risques avant toute pose d’antenne. Mais alors que les résultats de l’étude lancée par l’Office fédéral de l’environnement sont attendus pour cet été, les concessionnaires des télécommunications vont déjà de l’avant et pressent les communes d’accepter des antennes sur leur territoire. Les Verts vaudois se sont alors fortement engagés pour permettre aux Vaudoises, aux Vaudois et aux autorités communales de s’opposer à la pose de toute antenne sur le territoire de notre canton. Par la demande d’un moratoire (accepté ce matin au Parlement vaudois), le dépôt de deux interventions au Grand conseil, la mise en ligne d’un projet d’opposition type à disposition de la population, et, aujourd’hui, par la réalisation d’un petit guide pratique pour guider communes et particuliers dans les démarches à entreprendre. Car, oui, communes et particuliers peuvent agir et les oppositions ne sont pas vaines. « Le Petit Guide Vert de l’opposition aux antennes de téléphonie mobile (notamment antennes 5G) » les accompagne donc dans les démarches possibles.

En ce qui concerne les communes :  contrairement à ce que l’on entend parfois, elles disposent d’une certaine marge de manœuvre pour refuser de délivrer un permis pour une antenne de téléphonie mobile. Il leur est donc conseillé d’adopter, dans leurs règlements, des dispositions spécifiques concernant les antennes de téléphonie mobile. De même, les communes peuvent adopter des mesures de planification qui permettent ensuite d’éviter la prolifération anarchique d’antennes sur leur territoire. D’autres motifs peuvent être invoqués pour refuser un permis de construire une antenne, mais il faut présenter alors une argumentation bien étayée (esthétique des bâtiments, protection du patrimoine bâti, rayonnement non-ionisant et principe de précaution, etc.).

En ce qui concerne les particuliers : n’importe qui peut former une opposition à une antenne de téléphonie mobile, par écrit et dans le délai de mise à l’enquête publique. Le courrier d’opposition doit être motivé et adressé à la Municipalité concernée. Pour un éventuel recours, il faut avoir formé opposition dans le délai d’enquête publique, si bien qu’il est conseillé de vérifier que parmi les opposants figure au moins une personne habitant à proximité immédiate du projet litigieux.

Petit guide pour les communes et les particuliers

Communiqué 2019

EF2019 : Une liste jeune, féminine et variée pour défendre le climat

L’assemblée générale des Verts vaudois réunie ce soir a arrêté les candidatures pour les prochaines élections fédérales d’octobre 2019. Adèle Thorens Goumaz est lancée au Conseil des Etats et 19 candidat-e-s ont été choisi-e-s pour le Conseil national, parmi lesquels les sortant-e-s Adèle Thorens Goumaz et Daniel Brélaz, ainsi que les têtes de liste Alberto Mocchi, Léonore Porchet, Raphaël Mahaim et Sophie Michaud Gigon. Une liste jeune et féminine qui témoigne de la relève verte pour défendre le climat.

Les Verts vaudois, réunis ce soir en assemblée générale, a arrêté les 19 candidatures pour le Conseil national, ainsi que sa candidate pour les Etats, en vue des élections fédérales de cet automne. La relève est largement représentée et la liste jeune avec une moyenne d’âge totale de la liste de 45 ans et même de 35 pour les têtes de liste seules. Elle est aussi féminine (10 candidatures sur 19 sont des femmes pour le Conseil national et Adèle Thorens Goumaz portera le vert aux Etats) et reflète l’ancrage des Verts vaudois au sein des régions du canton de Vaud (toutes y sont représentées). C’est enfin aussi une liste forte et compétente avec, notamment, la présence de 5 Municipaux (dont 1 syndic), 8 député-e-s et 7 conseillères et conseillers communaux.

Conseil des Etats

Pour le Conseil des Etats, c’est Adèle Thorens Goumaz qui portera le flambeau des Verts. Après douze ans d’engagement à Berne, Adèle Thorens Goumaz n’a eu de cesse de défendre des thèmes écologistes clés, qui s’avèrent aussi être les défis de notre siècle : transition énergétique, préservation du climat, économie circulaire, protection de la biodiversité. Partisane d’un dialogue ouvert et constructif, l’élaboration de solutions communes et le dépassement des dogmatismes, les Verts lui font confiance pour améliorer la conscience environnementale ainsi que la voix des femmes à la Chambre Haute et participer au renouvèlement nécessaire du Conseil des états pour qu’il soit davantage en phase avec la population : majoritairement féminine et tournée vers l’avenir. Ancienne coprésidente des Verts suisses, membre influente de la commission de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’énergie, elle apportera une réelle plus-value à la « Chambre des sages » à Berne et représentera dignement notre canton.

Conseil national

Les Verts vaudois ont choisi ce soir comme 19 candidat-e-s pour le 20 octobre prochain les personnalités suivantes :

Sortant-e-s

1.Adèle Thorens Goumaz, conseillère nationale
2. Daniel Brélaz, conseiller national

Têtes de liste

3. Alberto Mocchi, secrétaire général de l’Association suisse des infirmiers Vaud, président des Verts vaudois et municipal à Daillens
4. Léonore Porchet, députée lausannoise, coordinatrice du groupe Egalité des Verts vaudois et cheffe de projet en communication
5. Raphaël Mahaim, député de Pampigny et avocat spécialiste du droit de l’environnement
6. Sophie Michaud Gigon, conseillère communale à Lausanne et secrétaire générale de la FRC

Réseauteuses et réseauteurs

7. Carmen Tanner, Jura Nord vaudois, municipale à Yverdon
8. Maurice Mischler, sous-arrondissement Romanel, syndic d’Epalinges, député et prof de maths
9. Sylvie Podio, Morges, municipale et députée
10. Xavier Company, Lausanne, conseiller communal, coprésident de section et avocat
11. Léa Romanens, Jura Nord vaudois, conseillère communal à Yverdon et secrétaire générale de l’Association Fri-Son
12. Felix Stürner, Broye, député, municipal à Moudon, président de section et prof d’histoire et de philo au GYB
13. Valentine Python, Riviera, conseillère communale à la Tour-de-Peilz et climatologue
14. Pascal Gemperli, Morges, conseiller communal, secrétaire général de l’UVAM et médiateur
15. Valérie Mausner, La Côte, conseillère communale et consultante en durabilité et enseignante HES
16. Andreas Wüthrich (Lavaux, député et agriculteur biodynamique
17. Nathalie Jaccard, Ouest lausannois, députée et spécialiste de la sécurité
18. Léonard Studer, Chablais, conseiller communal Villeneuve, coprésident de section et conseiller en organisation
19. Sabine Glauser Krug, Jura Nord vaudois, députée et naturopathe

Communiqué 2019

5G : il est urgent d’attendre et d’informer

Suite au courrier envoyé aux municipalités vaudoises la semaine dernière pour leur demander de s’opposer à toute nouvelle installation d’antenne sur leur territoire, les Verts vaudois interviennent aujourd’hui au Parlement vaudois pour demander un moratoire et pour que le Conseil d’Etat remplisse sa mission d’information en la matière, en vertu du principe de précaution. La demande de moratoire ayant obtenu des signatures de tous les partis représentés au Parlement vaudois, elle a de bonnes chances d’aboutir mardi prochain.

Dans notre pays en particulier, les citoyen-ne-s ont l’habitude de se prononcer en pleine connaissance de cause sur les sujets de société qui provoquent inquiétudes et résistances. C’est en particulier le cas des nouvelles technologies accompagnées d’effets encore méconnus sur la santé et l’environnement. C’est ainsi que la Suisse connaît par exemple un moratoire sur la production d’organismes génétiquement modifiés. La population suisse s’est aussi prononcée au sujet de l’énergie nucléaire à de nombreuses reprises. Dans ce contexte, l’installation sur tout le territoire de la technologie 5G (antennes de téléphonie mobile) ne manque pas de surprendre. Alors que cette technologie fait l’objet d’avertissements de scientifiques de renom et de la Fédération des médecins suisses (FMH), l’installation d’antennes par les concessionnaires de télécommunication n’a fait l’objet d’aucun débat citoyen ni politique. Les concessionnaires se contentent de relever que les normes fédérales sur le rayonnement non-ionisant seraient respectées. Pourtant, l’Office fédéral de l’environnement lui-même a diligenté une étude complète sur le phénomène, étude dont les résultats ne sont pas encore connus. Il n’est par ailleurs pas établi que les normes actuelles soient suffisantes pour appréhender les risques provoqués par cette nouvelle technologie. Cette manière de procéder n’est ni conforme aux traditions suisses ni respectueuse du principe de précaution pourtant ancré dans notre législation fédérale. Les Verts demandent donc aujourd’hui par voie de résolution au Grand conseil vaudois d’instaurer un moratoire sur l’installation d’antennes 5G. Le texte ayant recueilli des signatures de représentant-e-s de tous les partis représentés au Parlement, il a de bonnes chances d’aboutir lors du débat la semaine prochaine.

En outre, si la marge de manœuvre semble majoritairement communale et fédérale sur cette question, le Conseil d’Etat a lui aussi un rôle à jouer pour renseigner les citoyen-ne-s et les communes sur leurs droits, sur cette technologie et les risques potentiels associés et sur les procédures d’autorisation des antennes. En outre, il est pour le moins étonnant, dans un canton qui accorde une grande importance à la coordination, à la pesée des intérêts et à la planification des infrastructures, qu’aucune planification n’ait été effectuée pour l’implantation de ces antennes, ni au plan cantonal ni au plan communal. Le Canton doit ainsi aussi examiner l’opportunité de procéder à une planification du développement des antennes de téléphonie mobile, en coordination avec la Confédération, pour éviter un développement anarchique et une multiplication des sources de rayonnement non-ionisants.