Communiqué 2019

Saint-Valentrain : Aimer les transports publics pour ménager le climat

Demain, c’est le 14 février. Les Verts revisitent la Saint-Valentin pour remercier les utilisatrices et utilisateurs des transports publics et avancer les mesures d’amélioration qu’ils proposent dans ce domaine. Des cartes et des chocolats seront distribués partout dans le canton à proximité des gares, arrêts de bus, métro, etc., pour remercier les Vaudoises et Vaudois de privilégier les transports en commun et d’ainsi ménager le climat.

Comme c’est maintenant devenu une tradition lorsqu’approche le 14 février, les Verts revisiteront la fête des amoureux pour en faire une « Saint-ValenTRAIN » qu’ils souhaiteront à toutes les usagères et à tous les usagers des transports publics du canton.

Les Verts vaudois en profiteront ainsi, d’une part, pour remercier les Vaudoises et les Vaudois d’emprunter les transports publics, pour se rendre à leur travail, sur leur lieu de formation, au marché, etc., en leur offrant un chocolat et une carte amusante. Ce sera, en outre, l’occasion de rappeler un condensé des mesures qu’ils proposent pour renforcer et encore améliorer ces transports publics.

La question des transports figure, en effet, en bonne place dans le programme des Verts vaudois puisque l’un des objectifs y figurant vise à offrir des moyens de transport fluides et efficaces. Aux heures de pointe, l’expansion du trafic individuel motorisé atteint, de fait, ses limites sur la plupart des routes vaudoises mais l’offre et les capacités restent insuffisantes sur la plupart des lignes de transports publics. Pourtant, le transfert modal est de plus en plus urgent si nous voulons arriver à limiter le réchauffement planétaire aux 1,5% prônés par le GIEC et réduire nos émissions de CO₂ dévastatrices.

C’est pourquoi les Verts vaudois proposent notamment :

d’accélérer le développement du réseau de transports publics, et que tous les habitants des agglomérations puissent se rendre à leur travail sans voiture;
-de maintenir l’ensemble des lignes ferroviaires régionales et stimuler leur modernisation.

Des distributions de cartes et chocolats auront notamment lieu à Cossonay-Penthalaz, Lausanne, Leysin, Moudon, Nyon, Vevey, Villeneuve, Yverdon.

Communiqué 2019

1er février 1959-2019: Les Vaudoises étaient pionnières, mais les femmes sont toujours derrière

Demain, en ce vendredi 1er février 2019, nous fêtons les 60 ans du droit de vote des femmes dans le canton de Vaud. Les Vaudoises étaient alors les premières à l’obtenir, de haute lutte. Elles doivent aujourd’hui continuer à se battre pour leurs droits. La grève se prépare ainsi partout en Suisse, pour que la loi sur l’égalité ne reste pas lettre morte. Les Verts vaudois seront présent-e-s demain partout dans le canton pour rappeler l’importance de l’acquis obtenu en 1959 et les combats qu’il reste à mener.

Il y a 60 ans jour pour jour, la Suisse prenait enfin le chemin d’une démocratie complète. Le 1er février 1959, les Vaudoises sont devenues les premières Suissesses à obtenir le droit de vote. Mais si cette avancée fût alors pionnière, aucune réelle percée n’est advenue depuis en faveur des droits des femmes et, si elles ont pu obtenir une Loi sur l’égalité en 1991, cette dernière n’est encore que très peu appliquée. Il faut que cela change ! C’est pourquoi les Verts vaudois seront présent-e-s partout dans le canton pour rappeler aux Vaudoises et aux Vaudois cet important acquis, mais aussi les nombreux combats qu’il reste encore à mener pour que les Vaudoises soient enfin réellement les égales des Vaudois, dans le monde professionnel et privé.

Ainsi, les Verts revendiquent aujourd’hui encore :
– l’égalité salariale enfin concrétisée, avec des sanctions pour les entreprises hors la loi ;
– la fin des violences sexistes, grâce à une éducation et des lois à la hauteur de l’enjeu ;
– des parents à égalité, avec un congé parental et le partage des tâches ménagères ;
– des élues plus nombreuses, pour que tous les partis prennent également leurs responsabilités. En effet, si les Verts appliquent, de fait, depuis leur fondation déjà, le principe de parité et comptent, parmi leurs rangs, le plus fort taux d’élues de toutes les formations politiques, il n’en est de loin pas de même partout, en particulier sur la droite de l’hémicycle où les plus grands progrès restent à faire ;
– le pouvoir partagé, avec des quotas dans les entreprises et le soutien à la formation.

Avec le flyer en annexe, les Verts vaudois communiqueront ces revendications et appellent à la grève des femmes le 14 juin, pour que, 60 ans après, le Canton de Vaud se montrer à nouveau pionnier dans la lutte pour l’égalité.

 

SAVE THE DATE : le 6 mars, une table ronde est organisée à 17h30 à la salle des Vignerons du Buffet de la gare avec des représentantes écologistes, indépendantes et syndicales, pour préparer ensemble cette journée de mobilisation.

Communiqué 2019

Climat : un engagement local pour pallier l’immobilisme global

Le climat se dérègle toujours plus ; les évènements météorologiques extrêmes sont de plus en plus fréquents et intenses ; les canicules et les sécheresses se généralisent tout comme les épisodes pluvieux et neigeux hors norme. Même les orages deviennent de plus en plus menaçants. Les activités humaines sont à l’origine de ce dérèglement, en augmentant sans cesse les quantités de gaz à effet de serre, en particulier de CO₂, dans l’atmosphère et de fait la température globale. Alors que les divers pays du monde peinent à se coordonner pour une action efficace, et que la majorité bourgeoise au Parlement fédéral empêche toute avancée en la matière, les Verts agissent au niveau communal pour enfin obtenir des avancées concrètes. Ils déposeront dans près d’une vingtaine de conseils communaux des interventions pour limiter nos émissions de CO₂ et soutenir les Vaudoises et les Vaudois dans leurs efforts d’action écologique.

Alors que le climat se dérègle toujours plus sous le poids des activités humaines, et qu’une prise de conscience sans précédent a lieu auprès de la jeune génération qui devra vivre avec les conséquences de nos actes et de nos décisions présentes, des progrès et des actions concrètes peinent à se réaliser. Que ce soit sur le plan global, l’Accord de Paris n’est toujours pas respecté plus de 3 ans après sa signature, ou au plan national, avec un Parlement à majorité de Droite qui rechigne à réguler la moindre émission de CO₂, les décision prises ne sont pas à la hauteur de l’enjeu. Et pourtant, le temps presse !

Alors que le canton de Vaud a lancé l’élaboration d’un « Plan climat », les Verts souhaitent accélérer les choses en passant par les communes, également partie prenante dans la lutte contre le réchauffement climatique et la nécessaire transition vers une société « zéro carbone ». En effet, tant la Constitution vaudoise que la Loi vaudoise sur l’énergie, à son article 10 alinéa 2, nous rappelle que Canton et communes doivent «  (…) mett(re) en œuvre des démarches adéquates pour contribuer à la diminution des émissions de CO2 et autres émissions nocives. »

C’est pourquoi les conseillères er conseillers communaux Verts interviendront ces prochains mois dans les communes afin de proposer divers axes d’action concrets pour réduire ces émissions néfastes. Parmi les solutions proposées :

-la perception, par la commune, d’une taxe sur l’électricité (indemnité de 0,7 cts par kilowattheure (kWh)) distribuée sur le territoire communal et/ou d’une taxe communale affectée aux énergies renouvelables, à l’éclairage public, à l’efficacité énergétique et/ou au développement durable. La réaffectation du produit de cette/ces taxe(s) permettrait ensuite de subventionner des actions écologiques entreprises par la population (tel l’achat d’électroménagers de classes énergétiques A+++, le remplacement de chauffages à mazout par des pompes à chaleur, l’installation de panneaux solaires) ou par l’administration communale (isolation de bâtiments, installation de panneaux solaires) ;

-la mise en place d’un « plan climat communal » fixant une stratégie d’action et des objectifs chiffrés en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre sur le territoire des communes, ainsi que les moyens pour y parvenir (avec des objectifs internes à l’administration communale, ou l’établissement de mesures incitatives pour la population et les entreprises).

En outre, même en limitant le réchauffement à 1.5°C, les effets du réchauffement étant d’ores et déjà inévitables, les principaux risques pour la population et pour la biodiversité à l’échelle de la commune doivent être identifiés en tenant compte de ses caractéristiques géographiques, et les mesures adéquates pour en minimiser l’effet immédiatement adoptées.

Les Verts espèrent ainsi que, par le niveau local, des changements concrets soient désormais implémentés, inspirant le niveau national à enfin appliquer de manière ambitieuse les engagements pris par la Confédération via la signature de l’Accord de Paris.

Communiqué 2019

Les Verts célèbrent l’indépendance vaudoise

Le 24 janvier est une date particulière dans le canton de Vaud, puisqu’on y célèbre la déclaration d’indépendance de 1798, qui mit fin à plus de 250 ans d’occupation bernoise. Plusieurs sections locales des Verts vaudois ont établi, depuis des années, la tradition de fêter cet événement avec une tonalité verte propre.

Ainsi, dans plusieurs lieux du canton, les Verts distribueront demain poireaux et pommes de terre afin de marquer cette journée. Cette attention sera accompagnée d’un feuillet expliquant leur action et sa signification.

Ils seront notamment présents à Lausanne, Renens, Vevey et Villeneuve (papet offert samedi  à Epalinges).

En célébrant cette date importante, les Verts veulent rappeler que, pour eux, aimer son pays c’est avant tout s’engager pour son avenir et préserver l’environnement et l’harmonie entre toutes les personnes qui y vivent, loin de tout isolationnisme et xénophobie. Cela veut donc dire faire preuve d’ouverture tout en préservant les paysages et la nature qui constituent le capital à léguer aux générations futures.

Communiqué 2019

50 ans après Lucens, il faut urgemment fermer la vieille casserole de Beznau

Cela fait aujourd’hui 50 ans jour pour jour que les risques nucléaires se faisaient dramatiquement jour dans le canton de Vaud avec l’accident de Lucens. L’occasion de rappeler, aujourd’hui, la nécessité urgente de sortir du nucléaire et d’arrêter sans délai nos plus vieilles centrales, doyennes du monde entier et véritables bombes à retardement aux multiples défaillances avérées, notamment celle de Beznau.

Le 21 janvier 1969, vers la fin de la journée, la Suisse entrait de manière incontrôlée dans la dure réalité des risques nucléaires, avec la fonte du cœur du réacteur expérimental de Lucens. Il y a 50 ans jour pour jour, une des plus graves défaillances nucléaires de l’époque et de l’histoire (de niveau 4 sur 7) se produisait sur notre territoire cantonal, heureusement sans conséquence pour la santé des habitants des alentours, malgré la forte contamination de la caverne creusée dans la molasse qui abritait le réacteur. Cette catastrophe nous rappelle les dangers que les installations nucléaires font courir aux habitants, danger qui s’accroit avec l’ancienneté des installations. La centrale de Beznau est inaugurée quelques mois après l’incident de Lucens, et est toujours en activité, malgré de répétés rapports alarmants sur la vétusté de son réacteur, de son système de refroidissement et sa non-conformité aux normes de sécurité (risques terroristes, sismiques et d’inondation).

Les Verts vaudois rappellent à l’occasion de ce triste jubilé que la sortie du nucléaire doit se faire rapidement, en commençant par la fermeture de Beznau, la plus ancienne centrale nucléaire en activité au monde (triste record). Les retombées d’une catastrophe nucléaire en Suisse seraient impensables en termes humains, environnementaux et économiques. La population vaudoise s’est à de multiples occasions prononcée contre l’usage de l’atome, et pour une sortie rapide de ce type de production électrique. La sécurité d’approvisionnement électrique passe désormais par les énergies renouvelables, de par la multitude des points de production, et non plus dépendant d’immenses centrales de moins en moins fiables. Les investissements publics en faveur des énergies renouvelables classiques (hydraulique, biomasse) ou nouvelles (solaire, éolien, géothermie) doivent désormais se développer massivement, tout comme l’exemplarité énergétique de l’état dans ses bâtiments, son administration et sa gestion. Les privés et l’ensemble de la population vaudoise doivent également bénéficier des informations, soutiens et encouragements à effectuer cette transition, pour le bien de toutes et tous, générations futures comprises !

Les Verts vaudois appellent donc à un renforcement des investissements publics et privés en matière d’énergies renouvelables et d’économies d’énergie, pour reléguer définitivement à l’histoire la parenthèse nucléaire de notre pays.

Communiqué 2019

Biodiversité : il y a urgence à agir

Les Verts vaudois, réunis ce soir en assemblée générale extraordinaire, ont adopté un papier de position sur l’urgence d’agir en faveur de la biodiversité. Ce texte rappelle les valeurs vertes en la matière mais précise surtout les objectifs et les actions qu’il s’agit désormais urgemment de mettre en œuvre pour tenter d’enrayer les pertes en biodiversité croissantes. Ce document servira désormais de base aux futures actions entreprises, par les Verts, dans les conseils communaux, au Grand conseil et au Parlement fédéral.

Lorsqu’il est question de protéger la planète, c’est avant tout notre existence-même qu’il s’agit de sauvegarder. Les êtres humains dépendent en effet de la nature, et des espèces qui y vivent, pour leur survie. Pourtant, nous leur portons rarement l’attention qu’elles méritent. Ainsi, aujourd’hui, la moitié des habitats et un tiers des espèces sont menacés. Les populations animales et végétales indigènes ont drastiquement chuté en 20 ans à peine. Les insectes, et avec eux les oiseaux, disparaissent. Si la biodiversité est le fruit d’une évolution de millions d’années et constitue le patrimoine naturel dont nous sommes responsables sur un plan éthique et moral, sa dégradation s’est accélérée au cours des dernières années. Et le dérèglement climatique augmente encore la pression sur les populations déjà fragilisées.

Il y a donc urgence à agir pour empêcher un effondrement des écosystèmes, et de notre société qui en dépend. Pourtant, la conservation de la biodiversité ne représente encore aucune priorité dans les agendas politiques. Les bases légales existent, mais rien ne se fait. En témoigne l’initiative « Sauvez la Venoge ! » qui, bien qu’acceptée par le peuple en 1990, commence à peine à être mise en œuvre.

Il faut que cela change ! Si la préservation de la biodiversité a toujours été importante pour les Verts, elle constitue aujourd’hui une priorité absolue. Nous ne pouvons plus vivre aux dépens de la nature, mais devons passer à des politiques actives en sa faveur. Ainsi, les Verts demandent que chaque programme, plan ou projet à tous les niveaux et dans tous les secteurs comprenne désormais une évaluation de son impact sur la biodiversité et lui consacre un certain pourcentage du budget et de l’espace, en vue de la renforcer.

Dans le papier de position adopté ce soir en assemblée générale, les Verts vaudois définissent six axes d’action (Plan d’action biodiversité cantonal ; aménagement du territoire ; agriculture, viticulture et sylviculture ; lutte contre le réchauffement climatique ; loisirs et tourisme, formation) qui leur serviront, désormais, à orienter leur politique et de passer à des actions concrètes à tous les niveaux, pour empêcher l’effondrement de la biodiversité et ainsi conserver une nature diversifiée et généreuse pour nos enfants. Une des priorités sera d’obtenir dans cette législature encore un plan d’action biodiversité vaudois ambitieux et efficient, pour protéger, revitaliser et connecter les milieux naturels du canton. Nous demandons aussi de rendre fonctionnels les corridors écologiques d’ici 5 ans, de revitaliser au moins 5 km linéaires de cours d’eau par année et de doubler la surface des aires protégées dans le canton. D’autres actions fortes concerneront la nature dans les espaces bâtis et leur adaptation aux changements climatiques, notamment par la plantation d’arbres et le dé-bétonnage.

Le temps n’est plus aux belles paroles, il s’agit de passer à l’action !

Communiqué 2019

Le climat a besoin d’actes forts

Les Verts déposent aujourd’hui trois textes visant à faire concrètement avancer la politique climatique. Tout d’abord une résolution pour soutenir les étudiant-e-s et les écolières et écoliers qui feront grève ce vendredi pour défendre le climat, et intégrer leurs demandes au plan climat actuellement est en voie d’élaboration. Une initiative parlementaire pour taxer les billets d’avion et ainsi engager le canton de Vaud à faire pression sur l’Assemblée nationale pour qu’elle finisse enfin par adopter des mesures contraignantes en la matière. Et finalement une motion demandant que la BCV renonce aux investissements dans les énergies fossiles et que le Conseil d’Etat précise la mission de la banque dans le domaine de l’investissement responsable. Les Verts espèrent que ces textes obtiendront une majorité parlementaire qui permette enfin de passer de la parole aux actes et d’avancer, concrètement, vers la politique climatique conséquente nécessaire à notre canton et à notre pays.

Alors qu’écolières, écoliers et étudiant-e-s s’apprêtent à faire grève ce vendredi pour défendre une protection digne de ce nom du climat, les Verts soumettent aujourd’hui au Parlement vaudois une résolution pour les soutenir dans leurs efforts. C’est cette nouvelle génération qui devra faire les frais de l’inaction de leurs aîné-e-s, il est donc essentiel de soutenir sa volonté d’action immédiate et conséquente, qui rejoint la volonté et les actions des Verts depuis leur création. La résolution précise que le Grand Conseil vaudois soutient non seulement ces jeunes qui se mobilisent pour le climat et qui réclament un changement profond dans les politiques climatiques, pour l’avenir de notre planète et des générations futures mais qu’il invite également le Conseil d’Etat à auditionner une délégation de ces jeunes à brève échéance pour ensuite prendre en compte leurs revendications dans le plan climat cantonal en cours d’élaboration.

D’autre part, suite à l’échec de justesse au Conseil national, de l’introduction d’une taxe sur les billets d’avion lors des débats sur la nouvelle mouture de loi sur le CO₂, et sachant que, bien que l’avion reste l’un des modes de déplacements les plus polluants mais que le kérosène n’est pourtant pas taxé depuis 1944, les Verts souhaitent que le canton de Vaud demande à l’Assemblée fédérale d’enfin adopter une telle taxe. Une telle taxe est d’autant plus pertinente que, selon un sondage récent, la population suisse la soutient et que le secteur aérien reste, à ce jour, le seul à être exempt de toute mesure climatique. Ne serait-ce que par simple souci de cohérence et d’équité, il s’agit donc d’équilibrer les mesures dans tous les secteurs émettant des gaz à effet de serre en priorisant les plus polluants.

Enfin, les Verts demandent au Conseil d’Etat d’utiliser l’un des principaux leviers à sa disposition pour avancer rapidement et concrètement pour arrêter d’alimenter la filière des émissions polluantes, soit proscrire tout investissement « carbonisé » et réorienter la politique financière vers des investissements durables, ce que le Conseil d’Etat peut faire à travers la BCV. C’est un moyen concret et puissant de favoriser les investissements vers des modes de production plus durables et une façon de mettre en cohérence les flux financiers avec l’objectif de contenir le réchauffement climatique. A noter qu’un avis de droit récent vient appuyer cette idée et contrer les arguments fallacieux des opposants selon lesquels les compétences d’investissement des établissements publics relèveraient des conseils d’administration. Il s’avère que le désinvestissement des énergies fossiles constitue une décision d’ordre éthique et moral et non une simple question technique de placement qui relèverait uniquement des compétences du Conseil d’administration. Des orientations de ce type pourraient, dès lors, parfaitement être définies dans un acte constitutif ou dans la loi.