Communiqué 2019

Le peuple se prononcera sur l’inscription de la protection du climat dans la Constitution vaudoise

Après le succès rencontré lors de la récolte de signatures, les Vert∙e∙s et les Jeunes Vert-e-s vaudois-es déposaient ce matin leur initiative cantonale pour la protection du climat. Un immense accomplissement à plusieurs égard puisqu’elle est portée par les Vert-e-s et les Jeunes Vert-e-s qui déposent pour la première fois une initiative cantonale seul-e-s et qu’elle comporte des signatures de pratiquement toutes les communes du canton. Le peuple se prononcera donc sur l’inscription de la protection du climat dans la constitution cantonale ainsi que sur les nécessaires politiques de désinvestissement des énergies fossiles à mener dans les communes et au plan cantonal.

C’est avec plus de 14’000 signatures validées que les Vert∙e∙s et les Jeunes Vert-e-s vaudois-es ont déposé ce matin leur texte d’initiative demandant l’inscription dans la Constitution de la protection climatique ainsi que le désinvestissement des énergies fossiles aux plan communal et cantonal. En effet, Canton et communes disposent, en la matière, d’un levier puissant et il s’agirait donc pour les collectivités publiques de veiller à ce que tous fonds, participations et crédits relevant de leurs responsabilités ou activités soient mis en conformité avec les objectifs de réduction d’émissions de CO₂ imposés par l’Accord de Paris.

Ce grand nombre de signatures a, en outre, été récolté en un temps record. Il est rare de lancer une initiative cantonale dans le creux de l’été. C’est pourtant le défi qu’ont su relever Vert∙e∙s et Jeunes Vert-e-s en faisant aboutir leur initiative. A noter, en outre, que des signatures ont été récoltées dans la quasi-totalité du canton puisque seules 8 communes sur les plus de 300 n’en ont pas renvoyées. Un large plébiscite donc manifestant une préoccupation partagée des habitant-e-s des villes, bourgs et villages de toutes tailles et de toutes localisations de notre vaste Canton pour la protection du climat.

Un tel engouement n’est d’ailleurs pas étonnant. Actuellement, en Suisse, le secteur financier est responsable d’émissions massives de CO₂ via ses investissements dans les énergies fossiles. L’Alliance climat les évalue à près de 20 fois la totalité des émissions directes de notre pays, liées par exemple à notre mobilité, à notre chauffage ou à notre alimentation. Il est en outre particulièrement injuste de faire peser tout le poids de la transition écologique sur les particuliers et les entreprises (principalement des PME en Suisse), alors que l’on continue à laisser faire les acteurs financiers, dont les émissions de CO₂ sont considérables en comparaison. Après avoir depuis longtemps oeuvré, dans le canton comme au plan fédéral, pour que des mesures soient prises afin que les investissements s’alignent sur les objectifs de l’Accord de Paris sans succès, la voie d’initiative s’imposait alors et le peuple pourra désormais changer ce que la majorité de Droite n’a eu jusqu’ici de cesse de bloquer.

Communiqué 2019

Wifi : sensibiliser aux rayonnements non ionisants

Alors que nous vivons de plus en plus dans un monde hyper connecté, de plus en plus de personnes consultent pour des troubles liés aux émissions des antennes provoquant des rayonnements non ionisants. La députée verte Sabine Glauser Krug demande donc que le Conseil d’Etat fasse davantage en termes de prévention et d’information, notamment pour préserver les catégories les plus vulnérables à ces ondes parmi la population, et principalement en ce qui concernant le wifi.

C’est bien connu : mieux vaut prévenir que guérir. Encore faut-il disposer des connaissances et informations suffisantes pour pouvoir adopter les bonnes pratiques et ainsi se prémunir contre tous les types de pollution présents dans notre environnement. A notre époque moderne où fleurissent de plus en plus d’engins électroniques et connectés, la question se pose de l’exposition aux ondes, comme le débat autour des nouvelles antennes 5G l’a récemment mis en exergue.

Certaines technologies, comme le wifi, apparues à une autre époque où il y a avait moins de personnes malade mais aujourd’hui reconnues « électrosensibles », et où le progrès primait parfois sur le nécessaire principe de précaution, ont été déployées à large échelle sans toujours être accompagnées de l’information nécessaire pour que chacune et chacun prenne conscience des possibles effets secondaires engendrés, et de l’effet cumulatif des technologies employées. Si la technologie du wifi, en tant que telle, a permis de nombreuses avancées et nous facile à toutes et tous la vie au quotidien, certaines population sont plus vulnérables à ce type d’onde. Les enfants, par exemple. Il serait donc souhaitable que davantage d’informations soient délivrées afin de pouvoir prévenir les risques pour les personnes les plus sensibles et surtout, sensibiliser la population de manière générale, aux bonnes pratiques lors du recours aux nouvelles technologie afin de limiter l’exposition globale et ainsi prévenir le trop-plein. En ayant toutes les cartes en mains pour décider au cas par cas, il serait, en outre, parfois possible de se passer de cette technologie dans les cas où la fibre ou el câble rempliraient à satisfaction l’emploi visé.

La députée verte Sabine Glauser Krug demande donc au Conseil d’Etat de renforcer les actions d’information et sensibilisation concernant les émissions de rayonnements non ionisants.

Communiqué 2019

Abattage d’arbres majeurs au centre d’Aigle

La municipalité a fait abattre quatre arbres vénérables sans soumettre clairement ses intentions au conseil communal, invoquant la clause d’urgence pour justifier une précipitation qui n’avait aucune raison d’être. Les Vert.e.s du Chablais et d’Aigle,  le PSA, L’Entente Aiglonne, une large majorité de l’UDC et un élu d’AlternativeS se mobilisent.

Alors que partout ailleurs, collectivités ou mouvements citoyens s’interrogent et réagissent aux informations catastrophiques concernant l’effondrement de la biodiversité et les phénomènes météorologiques extrêmes, à Aigle on rase de près… Et c’est sans compter sur le fait que plusieurs projets d’aménagement des parcs de la ville trainent sur les bureaux de la Municipalité depuis 15 ans !

Les basses œuvres de ce lundi 2 décembre concernaient aussi le site des Glariers qui fera l’enjeu d’un référendum spontané en février 2020 : « pour ou contre » la construction d’une salle événementielle à Aigle. On ne sait pas pourquoi les platanes concernés ont été momentanément épargnés. Mais la saga ne s’arrêtera pas car d’autres projets urbanistiques ne doivent pas se réaliser au détriment de la biodiversité dans les années à venir.

Contre le bon sens, on sacrifie des arbres majeurs, nécessaires au micro climat et de grande valeur paysagère. Le développement urbanistique et économique à l’instar des années 1960 se poursuit alors que de plus en plus de monde réclame une réflexion politique systémique et globale pour inclure les enjeux écologiques dans les décisions prises par les autorités. Ça suffit! De tels projets à réaliser ne devraient pas s’exécuter de cette manière.

Gageons que le Chablais, écrin de verdure encore agréable à vivre puisse mener une réflexion sereine et concertée sur le développement de ses localités. Celles-ci subissent aussi des températures résiduelles extrêmes en période estivale. Certes, les épisodes de foehn sont plus nombreux maintenant et une collectivité se doit d’être vigilante aux dangers (y compris écologiques !) en se comportant de façon responsable, soit en ouvrant la discussion avec le conseil communal sur les enjeux d’une telle décision à partir d’une analyse de la situation faite par des spécialistes reconnus et neutres.

Communiqué 2019

Il n’y a pas que le Conseil d’Etat pour défendre l’environnement

Réuni-e-s ce soir en comité élargi, les Vert∙e∙s vaudois∙es ont décidé de ne pas lancer de candidat-e lors de l’élection complémentaire au Conseil d’Etat qui devrait avoir lieu le 9 février prochain. Leurs priorités pour le climat sont notamment désormais de veiller à l’adoption puis à la mise en œuvre de leur initiative cantonale. Les Communales de 2021 sont par ailleurs leur prochain objectif majeur. Ils présenteront des listes dans le plus grand nombre de communes possible pour faire avancer concrètement la protection de l’environnement. Et ils soutiendront une candidature favorable à l’environnement si elle se dessinait dans cette Complémentaire.

Les Vert∙e∙s vaudois∙es, réuni-e-s ce soir, ont pris la décision de ne pas lancer de candidat-e à l’occasion de l’élection complémentaire prévue en début d’année prochaine au Conseil d’Etat vaudois. En effet, la prochaine étape pour progresser concrètement et rapidement pour la protection de l’environnement est de faire aboutir leur initiative cantonale, de la faire accepter par le peuple puis de veiller à sa mise en œuvre.

Leur prochain objectif majeur seront les élections communales de début 2021 où ils tenteront, tout comme il y a 3 ans lorsqu’ils avaient doublé leur représentation dans les conseils communaux, de renforcer encore leur présence en lançant des listes dans le plus grand nombre de communes possible. Il s’agira alors aussi de présenter davantage de candidat-e-s à la Municipalité afin de pouvoir réaliser le tournant énergétique et climatique nécessaire, appelé de leurs vœux par nos concitoyennes et concitoyens. Le travail commence dès aujourd’hui pour cet échelon crucial dans la mise en œuvre de politiques environnementales progressistes et efficaces plébiscitées par les Vaudoises et les Vaudois.

Ils pourraient en outre soutenir une candidature favorable à l’environnement si elle devait se profiler en vue de l’échéance du 9 février.

Communiqué 2019

Les coopératives de logement – une politique innovante et écologique

Aujourd’hui, la Conseillère d’Etat Béatrice Métraux a présenté un dispositif d’aide destiné à soutenir les coopératives de logement dans le canton de Vaud. Promesse de campagne des Vert∙e∙s pour la législature en cours, le paquet présenté aujourd’hui concrétise, une fois encore, les efforts entrepris par le Conseil d’Etat à majorité rose-verte pour mettre en place une véritable politique du logement innovante, sociale et écologique. La même politique qu’Adèle Thorens défendra au Conseil des Etats, avec sa colistière Ada Marra, en cas d’élection.

Après le large « oui » obtenu devant le peuple sur la Loi pour la promotion et la préservation du parc locatif (LPPPL) en 2017 qui visait à mettre en place des outils efficaces pour lutter contre les effets négatifs de la pénurie sur les prix des logements, le dispositif proposé aujourd’hui permettra de soutenir les coopératives de logements, et en particulier les nouvelles coopératives d’habitants. Ces dernières sont de véritables laboratoires pour de nouvelles formes d’habitats collectifs, où la dimension sociale, intergénérationnelle, participative et écologique du logement est au centre de la démarche. Plus qu’un simple lieu de vie, ces structures peuvent avoir un effet dynamisant sur l’ensemble d’un quartier ou d’une commune, en offrant des conditions idéales pour renforcer les liens et la solidarité.

L’aide proposée par le Canton est à ce propos idéale, car elle permet non seulement d’accompagner ces coopératives dans la réalisation de leur projet mais propose également un cautionnement financier pour l’acquisition d’un terrain convoité. En échange, ces coopératives doivent signer une charte qui confirme leur engagement à veiller à la qualité sociale et écologique de ces projets, à obtenir le statut d’intérêt public et à s’engager à réaliser des logements avec des loyers finaux calqués sur ceux des logements à loyers abordables proposés par la LPPPL. Pour obtenir une aide de l’Etat, ces coopératives devront donc proposer des logements financièrement abordables et offrant une véritable plus-value.

Les communes pourront ainsi également, grâce aux outils de planification proposés par la LPPPL, encourager la création de ces coopératives de logement sur leur territoire.

Les Vert∙e∙s affirment depuis longtemps déjà qu’il était possible, et même nécessaire, de concevoir l’habitat et le vivre-ensemble comme des leviers indispensables à une transition écologique et solidaire. Les coopératives que le Conseil d’Etat a choisi de soutenir aujourd’hui représentent résolument une contribution importante dans cette direction.

Communiqué 2019

Pour un Conseil des Etats plus féminin, écologiste et progressiste

L’assemblée générale des Vert∙e∙s vaudois∙es réunie ce soir a confirmé son soutien au duo Adèle Thorens Goumaz, arrivée en tête du 1er tour, et sa colistière socialiste Ada Marra pour le second tour du 10 novembre. Une chance unique de répondre aux attentes de la population pour une égalité enfin réelle et vécue et plus de protection du climat et de la biodiversité, tant qu’il est encore temps. Les Vert∙e∙s restent donc entièrement mobilisé-e-s pour faire passer ces deux candidates de talent qui permettront enfin d’avoir un Conseil des Etats qui ressemble un peu plus à notre canton et à ses aspirations.

Les Vert∙e∙s vaudois∙es se réjouissent vivement du résultat sorti des urnes hier soir, dimanche 20 octobre, à l’issue du premier tour du Conseil des Etats. Leur candidate, la conseillère nationale Adèle Thorens Goumaz, et sa colistière socialiste, Ada Marra, finissent en tête de classement. Les chances sont donc bonnes de retrouver deux sièges vert-rose aux Etats. Les aspirations de la population se sont clairement exprimées : plus de femmes, une égalité réelle visiblement représentée au Palais, et davantage de protection du climat et de la biodiversité avec des mesures fortes et urgentes.

Ce sont ces aspirations qui sont au cœur du programme des deux candidates.

Les sections des Vert∙e∙s restent donc mobilisées pour que soit enfin relevé le défi écologique de notre siècle et que, grâce à deux voix compétentes et constructives, des solutions fortes soient trouvées, et que l’immobilisme de droite vécu au cours des quatre dernières années appartienne enfin au passé.

Communiqué 2019

Ne soyons pas frileux face au réchauffement climatique!

Budget 2020 de l’Etat de Vaud

Une nouvelle fois, les Verts saluent la présentation d’un budget équilibré pour le canton. La troisième réforme de la fiscalité des entreprises (RIE III) et son aspect social sont désormais pleinement intégrés. Concernant la politique climatique, les Verts saluent les efforts consentis et l’augmentation de 3.8% par rapport à 2019, bien que ceux-ci demeurent bien trop modestes.

Les Verts saluent, à nouveau cette année, la maîtrise du Conseil d’Etat à majorité rose-verte dans le savant équilibre charges-recettes qui permet au Canton de répondre aux défis qu’il rencontre tout en continuant à rester dans les chiffres noirs.

Les Verts saluent les efforts enfin consentis pour l’environnement en général. Cela fait en effet des années qu’ils réclament inlassablement que des moyens supplémentaires soient alloués pour la protection de l’environnement et de la biodiversité, ainsi que pour la lutte contre le réchauffement climatique et ses effets.

Ainsi, pour mettre en place la politique cantonale Agenda 2030 et le plan climat, ainsi que déployer le plan biodiversité, la dotation en ETP supplémentaires est bienvenue. Les fonds pour le climat, l’énergie et le programme bâtiments sont heureusement augmentés, bien que  les montants alloués soient clairement insuffisants pour atteindre les objectifs fixés par le programme de législature. 

C’est donc un premier pas dans la bonne direction et les Verts continueront à se battre sans relâche pour que des moyens supplémentaires soient investis en priorité pour ces enjeux environnementaux. Ils se réservent la possibilité de demander notamment que le préfinancement prévu pour 2020, en cas de refus de la RFFA, soit réaffecté tout ou partie à des mesures concrètes pour lutter contre le réchauffement climatique.

Pour celles et ceux qui marchent pour le climat, pour les générations futures, il est temps de montrer encore plus de courage.

Communiqué 2019

Biodiversité : Un plan d’action cantonal positif qu’il faudra financer

Les Vert∙e∙s vaudois∙es saluent le Plan d’action vaudois pour promouvoir la biodiversité présenté ce matin par le Conseil d’Etat. Une action urgente est en effet nécessaire pour préserver ce qui peut encore l’être. L’ambition manifestée par ce plan est donc bienvenue, mais des moyens financiers importants seront nécessaires pour la traduire en actes. Les Vert∙e∙s vaudois∙es suivront donc de près la mise en œuvre des mesures prévues pour s’assurer de leur réalisation effective, le plus rapidement possible.

Les Vert∙e∙s se réjouissent que le Canton reconnaisse la gravité de la situation et l’urgence d’agir en matière de biodiversité. La Suisse a pris un grand retard en la matière[1]. C’est malheureusement aussi le cas du Canton de Vaud qui, 10 à 20 ans après l’échéance des délais fixés dans les ordonnances fédérales, n’a toujours pas affecté nombre de biotopes d’importance nationale en zone protégée. Ils saluent donc les mesures et projets pilotes annoncés, notamment le but d’affecter 17% du territoire en zone protégée par des mesures contraignantes d’ici 2025-2030.

Toutefois, le plan d’action s’adresse en premier lieu aux services de l’administration cantonale. Comme le reconnaît lui-même le Conseil d’Etat, l’action du Canton ne suffit pas pour arrêter l’effondrement de la biodiversité. Or, le plan ne contient pratiquement aucune mesure contraignante à l’égard des communes et des privés. Le Plan directeur cantonal contient pourtant des objectifs intéressants en matière de biodiversité (liaisons biologiques; territoires d’intérêt biologique prépondérant. Ceux-ci mériteraient d’être relayés dans la législation cantonale

.

Les Vert∙e∙s demandent donc que la révision annoncée de la LPNMS remédie à ces carences et prévoie une protection efficace des biotopes (d’importance nationale, régionale et communale). L’aménagement du territoire doit aussi être mis au service de la biodiversité, notamment pour assurer une vraie politique de compensation écologique. Il appartient au Canton de veiller à la mise en œuvre des objectifs de biodiversité du PDCn ainsi que de la législation fédérale (LPN, LEaux, LAT) lors de la révision des PGA des communes en cours , en déclassant les territoires nécessaire pour la réalisation de l’infrastructure écologique et en renforçant la biodiversité, notamment dans les espaces bâtis. Il s’agit également d’adapter les règlements communaux afin d’impliquer les propriétaires privés, habitants et locataires dans la promotion de la biodiversité.

Il est en outre nécessaire de systématiquement prendre en compte la biodiversité dans toutes les politiques et actions, dans tous les secteurs et à chaque niveau, comme le demandent d’ailleurs les Vert∙e∙s dans leur papier de position[2].

Les Vert∙e∙s saluent, en outre, l’effort annoncé pour la réalisation de l’infrastructure écologique, y compris la revitalisation des cours d’eau. Il faudra toutefois accélérer la cadence, car la biodiversité s’effondre et le temps presse. Ils demandent donc :

•    de rendre entièrement fonctionnel tout le réseau écologique cantonal d’ici 5 ans ;
•    d’améliorer rapidement le réseau cantonal des cours d’eau et des lacs, avec au moins 5 km linéaires de revitalisations chaque année ;
•    de doubler la surface des aires protégées dans le canton.

En moyenne 2 km de cours d’eau sont renaturés chaque année; ceci est absolument insuffisant au vue de la situation catastrophique des milieux d’eau douce et humide. Étant donné l’urgence, il ne suffit plus de miser sur l’incitation et des projets pilotes, mais, au besoin, le Canton doit pouvoir se substituer aux communes qui n’agiraient pas.

En outre, les plus belles idées doivent être financées et les Vert∙e∙s intervenaient encore tout récemment par la voix de Séverine Evéquoz et d’Olivier Epars pour demander davantage de moyens financiers pour réaliser effectivement les mesures nécessaires à la préservation de l’environnement et à l’enraiement de la perte en biodiversité.

Finalement, il est également nécessaire de renforcer les ressources humaines des services spécialisés, notamment la DGE Biodiv, financièrement et en ETP, pour pouvoir remplir efficacement toutes les tâches que le plan d’action lui attribue. Les moyens prévus en page 49 semblent très insuffisants.


[1] La Convention mondiale sur la biodiversité de Nagoya définit 20 objectifs de biodiversité qui auraient déjà dus être atteints en 2020

[2] http://www.verts-vd.ch/wp-content/uploads/2019/01/Papier_position_biodiversite_190119_DEF_AG.pdf

Communiqué 2019

Les Vert∙e∙s saluent le projet pilote de justice restaurative annoncé par le Conseil d’Etat

Les Vert∙e∙s vaudois se réjouissent de l’annonce, ce jour, par la Conseillère d’Etat en charge des institutions et de la sécurité, du lancement d’un projet pilote en matière de justice restaurative. Notre canton continue à faire œuvre de pionnier, cette fois dans le domaine pénitentiaire. Les Vert∙e∙s sont d’autant plus satisfait-e-s qu’ils et elles ont toujours soutenu et appelé de leurs vœux davantage de projets restauratifs pour dépasser la seule sanction et éviter au maximum ensuite le risque de récidive.

Les Vert∙e∙s saluent l’annonce faite ce jour du lancement, dès octobre prochain, d’un projet pilote de justice restaurative dans notre canton. Ce projet est d’autant plus réjouissant qu’il cible spécifiquement les jeunes détenus, de 18 à 22 ans, et a pour but de maximiser leurs chances de réinsertion dans la société une fois leur peine accomplie en amenant à une profonde réflexion sur les actes commis et leur portée globale.

Les Vert∙e∙s vaudois∙es ont toujours défendu et appelé de leurs vœux un recours plus fréquent à la justice restaurative. Elle est d’ailleurs inscrite dans leur programme de législature 2017-2022, car ils et elles sont convaincu-e-s qu’elle permet d’une part de redonner une voix et une place plus importante aux victimes dans le système pénal et, d’autre part, de dépasser la seule charge pénale des actes commis en poussant les auteur-e-s à prendre conscience de leur impact social. Les auteur-e-s peuvent ainsi prendre conscience de la portée de leurs actes et de leur impact sur les victimes, ainsi que sur la société au sens large, avancer et se reconstruire. Ce faisant, la justice restaurative permet de ne pas seulement sanctionner et punir mais engage un processus plus vaste et profond qui assure, ensuite, de meilleures chances de réinsertion et une diminution de la récidive.

Les Vert∙e∙s sont satisfait-e-s de cette direction prise par le Département des institutions et de la sécurité et suivront avec intérêt l’avancée du projet.

Communiqué 2019

DANGER : TRANSPORT DE CHLORE ! LES VERT∙E∙S EXIGENT UNE PRODUCTION SUR SITE

Dans plusieurs gares dans les cantons de Genève, Valais et Vaud, les Vert∙e∙s ont mené une action coordonnée pour sensibiliser la population et alerter les autorités quant aux risques liés au transport de chlore. Elles et ils se sont pris en photo avec un panneau indiquant le nombre de vies menacées autour de ces gares par le passage de convois de chlore.

Chaque semaine, de nuit, un train spécial en provenance de France traverse la métropole lémanique pour acheminer du chlore en Valais, pour servir les besoins de l’industrie. En 2018, c’est ainsi environ 20’000 tonnes de chlore qui ont transité par la Suisse romande. Or, il s’agit d’une substance extrêmement dangereuse. Si un wagon libérait accidentellement son contenu, jusqu’à 30% des personnes à l’air libre décèderaient dans un rayon de 2,5 km, sans compter les dégâts inestimables sur l’environnement. On estime que plus de 800’000 personnes sont menacées par le transport de chlore dans les seuls cantons vaudois et genevois.

Depuis 2015 et la mobilisation importante, principalement des Vert∙e∙s, pour dénoncer cette prise de risque insensée, trop peu a été fait. La Confédération semble résignée à ne plus exiger la production du chlore sur place, pourtant la solution la plus adéquate. Pire : le gouvernement a renoncé en juin à la suppression systématique des 432 obstacles identifiés sur le réseau ferroviaire pouvant endommager le réservoir d’un wagon-citerne en cas de déraillement et provoquer une fuite !

Scandalisé∙e∙s par le laxisme dont font preuve les autorités, les Vert∙e∙s remontent au front. Outre les actions dans les gares, elles et ils ont déposé des interventions parlementaires dans les cantons et au Conseil national. Dans le canton de Genève, la députée Verte Isabelle Pasquier a déposé une motion pour que le Conseil d’Etat procède à une évaluation chiffrée des coûts humains et financiers en cas d’accident. Ces données aideront les autorités cantonales à mieux défendre l’intérêt pour la société et l’économie à produire le chlore localement. Dans le canton de Vaud, la députée Verte Léonore Porchet a déposé une interpellation pour connaître la position actuelle du Conseil d’Etat vaudois dans ce dossier. Comment compte-t-il s’engager pour atteindre une réduction des risques à la source et une nette diminution des quantités de chlore transportées ? Est-il prêt à s’engager activement pour favoriser une production de chlore proche des usines ? Enfin, la Conseillère nationale Lisa Mazzone questionne le Conseil fédéral, par voie d’interpellation, sur sa décision de renoncer à la suppression des 432 obstacles ferroviaires, sur les délais en vue d’utiliser des wagons mieux sécurisés et sur le refus de produire le chlore sur place.

N’attendons pas qu’un accident ait lieu pour prendre les mesures qui s’imposent. L’accident majeur survenu à Daillens en 2015, provoquant une forte pollution, aurait dû largement suffire. Il faut que le chlore soit directement produit sur place, quoiqu’en dise l’industrie chimique concernée. Il faut par ailleurs réduire sa consommation, considérant que le chlore est notamment utilisé dans des produits phytosanitaires dont certains sont interdits d’utilisation en Suisse. La protection de la population et de l’environnement prime sur les intérêts de l’industrie. Le principe de précaution doit être appliqué !