Communiqué 2019

Pour un Conseil des Etats plus féminin, écologiste et progressiste

L’assemblée générale des Vert∙e∙s vaudois∙es réunie ce soir a confirmé son soutien au duo Adèle Thorens Goumaz, arrivée en tête du 1er tour, et sa colistière socialiste Ada Marra pour le second tour du 10 novembre. Une chance unique de répondre aux attentes de la population pour une égalité enfin réelle et vécue et plus de protection du climat et de la biodiversité, tant qu’il est encore temps. Les Vert∙e∙s restent donc entièrement mobilisé-e-s pour faire passer ces deux candidates de talent qui permettront enfin d’avoir un Conseil des Etats qui ressemble un peu plus à notre canton et à ses aspirations.

Les Vert∙e∙s vaudois∙es se réjouissent vivement du résultat sorti des urnes hier soir, dimanche 20 octobre, à l’issue du premier tour du Conseil des Etats. Leur candidate, la conseillère nationale Adèle Thorens Goumaz, et sa colistière socialiste, Ada Marra, finissent en tête de classement. Les chances sont donc bonnes de retrouver deux sièges vert-rose aux Etats. Les aspirations de la population se sont clairement exprimées : plus de femmes, une égalité réelle visiblement représentée au Palais, et davantage de protection du climat et de la biodiversité avec des mesures fortes et urgentes.

Ce sont ces aspirations qui sont au cœur du programme des deux candidates.

Les sections des Vert∙e∙s restent donc mobilisées pour que soit enfin relevé le défi écologique de notre siècle et que, grâce à deux voix compétentes et constructives, des solutions fortes soient trouvées, et que l’immobilisme de droite vécu au cours des quatre dernières années appartienne enfin au passé.

Communiqué 2019

Ne soyons pas frileux face au réchauffement climatique!

Budget 2020 de l’Etat de Vaud

Une nouvelle fois, les Verts saluent la présentation d’un budget équilibré pour le canton. La troisième réforme de la fiscalité des entreprises (RIE III) et son aspect social sont désormais pleinement intégrés. Concernant la politique climatique, les Verts saluent les efforts consentis et l’augmentation de 3.8% par rapport à 2019, bien que ceux-ci demeurent bien trop modestes.

Les Verts saluent, à nouveau cette année, la maîtrise du Conseil d’Etat à majorité rose-verte dans le savant équilibre charges-recettes qui permet au Canton de répondre aux défis qu’il rencontre tout en continuant à rester dans les chiffres noirs.

Les Verts saluent les efforts enfin consentis pour l’environnement en général. Cela fait en effet des années qu’ils réclament inlassablement que des moyens supplémentaires soient alloués pour la protection de l’environnement et de la biodiversité, ainsi que pour la lutte contre le réchauffement climatique et ses effets.

Ainsi, pour mettre en place la politique cantonale Agenda 2030 et le plan climat, ainsi que déployer le plan biodiversité, la dotation en ETP supplémentaires est bienvenue. Les fonds pour le climat, l’énergie et le programme bâtiments sont heureusement augmentés, bien que  les montants alloués soient clairement insuffisants pour atteindre les objectifs fixés par le programme de législature. 

C’est donc un premier pas dans la bonne direction et les Verts continueront à se battre sans relâche pour que des moyens supplémentaires soient investis en priorité pour ces enjeux environnementaux. Ils se réservent la possibilité de demander notamment que le préfinancement prévu pour 2020, en cas de refus de la RFFA, soit réaffecté tout ou partie à des mesures concrètes pour lutter contre le réchauffement climatique.

Pour celles et ceux qui marchent pour le climat, pour les générations futures, il est temps de montrer encore plus de courage.

Communiqué 2019

Biodiversité : Un plan d’action cantonal positif qu’il faudra financer

Les Vert∙e∙s vaudois∙es saluent le Plan d’action vaudois pour promouvoir la biodiversité présenté ce matin par le Conseil d’Etat. Une action urgente est en effet nécessaire pour préserver ce qui peut encore l’être. L’ambition manifestée par ce plan est donc bienvenue, mais des moyens financiers importants seront nécessaires pour la traduire en actes. Les Vert∙e∙s vaudois∙es suivront donc de près la mise en œuvre des mesures prévues pour s’assurer de leur réalisation effective, le plus rapidement possible.

Les Vert∙e∙s se réjouissent que le Canton reconnaisse la gravité de la situation et l’urgence d’agir en matière de biodiversité. La Suisse a pris un grand retard en la matière[1]. C’est malheureusement aussi le cas du Canton de Vaud qui, 10 à 20 ans après l’échéance des délais fixés dans les ordonnances fédérales, n’a toujours pas affecté nombre de biotopes d’importance nationale en zone protégée. Ils saluent donc les mesures et projets pilotes annoncés, notamment le but d’affecter 17% du territoire en zone protégée par des mesures contraignantes d’ici 2025-2030.

Toutefois, le plan d’action s’adresse en premier lieu aux services de l’administration cantonale. Comme le reconnaît lui-même le Conseil d’Etat, l’action du Canton ne suffit pas pour arrêter l’effondrement de la biodiversité. Or, le plan ne contient pratiquement aucune mesure contraignante à l’égard des communes et des privés. Le Plan directeur cantonal contient pourtant des objectifs intéressants en matière de biodiversité (liaisons biologiques; territoires d’intérêt biologique prépondérant. Ceux-ci mériteraient d’être relayés dans la législation cantonale

.

Les Vert∙e∙s demandent donc que la révision annoncée de la LPNMS remédie à ces carences et prévoie une protection efficace des biotopes (d’importance nationale, régionale et communale). L’aménagement du territoire doit aussi être mis au service de la biodiversité, notamment pour assurer une vraie politique de compensation écologique. Il appartient au Canton de veiller à la mise en œuvre des objectifs de biodiversité du PDCn ainsi que de la législation fédérale (LPN, LEaux, LAT) lors de la révision des PGA des communes en cours , en déclassant les territoires nécessaire pour la réalisation de l’infrastructure écologique et en renforçant la biodiversité, notamment dans les espaces bâtis. Il s’agit également d’adapter les règlements communaux afin d’impliquer les propriétaires privés, habitants et locataires dans la promotion de la biodiversité.

Il est en outre nécessaire de systématiquement prendre en compte la biodiversité dans toutes les politiques et actions, dans tous les secteurs et à chaque niveau, comme le demandent d’ailleurs les Vert∙e∙s dans leur papier de position[2].

Les Vert∙e∙s saluent, en outre, l’effort annoncé pour la réalisation de l’infrastructure écologique, y compris la revitalisation des cours d’eau. Il faudra toutefois accélérer la cadence, car la biodiversité s’effondre et le temps presse. Ils demandent donc :

•    de rendre entièrement fonctionnel tout le réseau écologique cantonal d’ici 5 ans ;
•    d’améliorer rapidement le réseau cantonal des cours d’eau et des lacs, avec au moins 5 km linéaires de revitalisations chaque année ;
•    de doubler la surface des aires protégées dans le canton.

En moyenne 2 km de cours d’eau sont renaturés chaque année; ceci est absolument insuffisant au vue de la situation catastrophique des milieux d’eau douce et humide. Étant donné l’urgence, il ne suffit plus de miser sur l’incitation et des projets pilotes, mais, au besoin, le Canton doit pouvoir se substituer aux communes qui n’agiraient pas.

En outre, les plus belles idées doivent être financées et les Vert∙e∙s intervenaient encore tout récemment par la voix de Séverine Evéquoz et d’Olivier Epars pour demander davantage de moyens financiers pour réaliser effectivement les mesures nécessaires à la préservation de l’environnement et à l’enraiement de la perte en biodiversité.

Finalement, il est également nécessaire de renforcer les ressources humaines des services spécialisés, notamment la DGE Biodiv, financièrement et en ETP, pour pouvoir remplir efficacement toutes les tâches que le plan d’action lui attribue. Les moyens prévus en page 49 semblent très insuffisants.


[1] La Convention mondiale sur la biodiversité de Nagoya définit 20 objectifs de biodiversité qui auraient déjà dus être atteints en 2020

[2] http://www.verts-vd.ch/wp-content/uploads/2019/01/Papier_position_biodiversite_190119_DEF_AG.pdf

Communiqué 2019

Les Vert∙e∙s saluent le projet pilote de justice restaurative annoncé par le Conseil d’Etat

Les Vert∙e∙s vaudois se réjouissent de l’annonce, ce jour, par la Conseillère d’Etat en charge des institutions et de la sécurité, du lancement d’un projet pilote en matière de justice restaurative. Notre canton continue à faire œuvre de pionnier, cette fois dans le domaine pénitentiaire. Les Vert∙e∙s sont d’autant plus satisfait-e-s qu’ils et elles ont toujours soutenu et appelé de leurs vœux davantage de projets restauratifs pour dépasser la seule sanction et éviter au maximum ensuite le risque de récidive.

Les Vert∙e∙s saluent l’annonce faite ce jour du lancement, dès octobre prochain, d’un projet pilote de justice restaurative dans notre canton. Ce projet est d’autant plus réjouissant qu’il cible spécifiquement les jeunes détenus, de 18 à 22 ans, et a pour but de maximiser leurs chances de réinsertion dans la société une fois leur peine accomplie en amenant à une profonde réflexion sur les actes commis et leur portée globale.

Les Vert∙e∙s vaudois∙es ont toujours défendu et appelé de leurs vœux un recours plus fréquent à la justice restaurative. Elle est d’ailleurs inscrite dans leur programme de législature 2017-2022, car ils et elles sont convaincu-e-s qu’elle permet d’une part de redonner une voix et une place plus importante aux victimes dans le système pénal et, d’autre part, de dépasser la seule charge pénale des actes commis en poussant les auteur-e-s à prendre conscience de leur impact social. Les auteur-e-s peuvent ainsi prendre conscience de la portée de leurs actes et de leur impact sur les victimes, ainsi que sur la société au sens large, avancer et se reconstruire. Ce faisant, la justice restaurative permet de ne pas seulement sanctionner et punir mais engage un processus plus vaste et profond qui assure, ensuite, de meilleures chances de réinsertion et une diminution de la récidive.

Les Vert∙e∙s sont satisfait-e-s de cette direction prise par le Département des institutions et de la sécurité et suivront avec intérêt l’avancée du projet.

Communiqué 2019

DANGER : TRANSPORT DE CHLORE ! LES VERT∙E∙S EXIGENT UNE PRODUCTION SUR SITE

Dans plusieurs gares dans les cantons de Genève, Valais et Vaud, les Vert∙e∙s ont mené une action coordonnée pour sensibiliser la population et alerter les autorités quant aux risques liés au transport de chlore. Elles et ils se sont pris en photo avec un panneau indiquant le nombre de vies menacées autour de ces gares par le passage de convois de chlore.

Chaque semaine, de nuit, un train spécial en provenance de France traverse la métropole lémanique pour acheminer du chlore en Valais, pour servir les besoins de l’industrie. En 2018, c’est ainsi environ 20’000 tonnes de chlore qui ont transité par la Suisse romande. Or, il s’agit d’une substance extrêmement dangereuse. Si un wagon libérait accidentellement son contenu, jusqu’à 30% des personnes à l’air libre décèderaient dans un rayon de 2,5 km, sans compter les dégâts inestimables sur l’environnement. On estime que plus de 800’000 personnes sont menacées par le transport de chlore dans les seuls cantons vaudois et genevois.

Depuis 2015 et la mobilisation importante, principalement des Vert∙e∙s, pour dénoncer cette prise de risque insensée, trop peu a été fait. La Confédération semble résignée à ne plus exiger la production du chlore sur place, pourtant la solution la plus adéquate. Pire : le gouvernement a renoncé en juin à la suppression systématique des 432 obstacles identifiés sur le réseau ferroviaire pouvant endommager le réservoir d’un wagon-citerne en cas de déraillement et provoquer une fuite !

Scandalisé∙e∙s par le laxisme dont font preuve les autorités, les Vert∙e∙s remontent au front. Outre les actions dans les gares, elles et ils ont déposé des interventions parlementaires dans les cantons et au Conseil national. Dans le canton de Genève, la députée Verte Isabelle Pasquier a déposé une motion pour que le Conseil d’Etat procède à une évaluation chiffrée des coûts humains et financiers en cas d’accident. Ces données aideront les autorités cantonales à mieux défendre l’intérêt pour la société et l’économie à produire le chlore localement. Dans le canton de Vaud, la députée Verte Léonore Porchet a déposé une interpellation pour connaître la position actuelle du Conseil d’Etat vaudois dans ce dossier. Comment compte-t-il s’engager pour atteindre une réduction des risques à la source et une nette diminution des quantités de chlore transportées ? Est-il prêt à s’engager activement pour favoriser une production de chlore proche des usines ? Enfin, la Conseillère nationale Lisa Mazzone questionne le Conseil fédéral, par voie d’interpellation, sur sa décision de renoncer à la suppression des 432 obstacles ferroviaires, sur les délais en vue d’utiliser des wagons mieux sécurisés et sur le refus de produire le chlore sur place.

N’attendons pas qu’un accident ait lieu pour prendre les mesures qui s’imposent. L’accident majeur survenu à Daillens en 2015, provoquant une forte pollution, aurait dû largement suffire. Il faut que le chlore soit directement produit sur place, quoiqu’en dise l’industrie chimique concernée. Il faut par ailleurs réduire sa consommation, considérant que le chlore est notamment utilisé dans des produits phytosanitaires dont certains sont interdits d’utilisation en Suisse. La protection de la population et de l’environnement prime sur les intérêts de l’industrie. Le principe de précaution doit être appliqué !

Communiqué 2019

Traité avec le Mercosur: les cantons romands doivent s’engager pour un référendum fédéral

Communiqué des Verts romands

Alors que l’Amazonie, poumon d’oxygène et de biodiversité de notre planète, est en flamme, le Conseil fédéral présente un accord pour encourager les importations de viande et de soja qui détruisent la forêt. Les Verts interviennent dans plusieurs parlements romands en demandant que leurs cantons respectifs s’engagent auprès des autorités fédérales pour que le traité de libre-échange avec le Mercosur soit soumis à un référendum facultatif. Le processus de ratification par les Chambres fédérales de ce traité doit débuter au début de l’année prochaine et il n’est toujours pas acquis à ce jour que le référendum facultatif sera ouvert. Vu les enjeux cruciaux autour de ce traité (lutte contre la déforestation, protection de la paysannerie, respect des normes sociales et environnementales dans les pays du Mercosur, etc.), un vote de la population suisse est indispensable.

En date du 24 août 2019, la Confédération a annoncé que les États de l’AELE et ceux du Mercosur ont conclu en substance les négociations d’un accord de libre-échange à Buenos Aires. Cet accord prévoit la suppression de barrières douanières dans toute une série de domaines, à commencer par le secteur agricole : avec cet accord, la Suisse garantirait aux pays du Mercosur des contingents agricoles d’exportation supplémentaires par rapport aux engagements suisses dans le cadre de l’OMC. Ces contingents portent par exemple sur 3’000 tonnes de viande de boeuf, 1’000 tonnes de viande de poulet, les céréales fourragères, certains fruits et légumes, des huiles (soja et arachide), etc.

Ce projet de traité de libre-échange avec le Mercosur contient vraisemblablement de très faibles mécanismes de contrôle et de sanctions en cas de violations des engagements pris par ces Etats en matière sociale et environnementale. Il serait pourtant crucial de faire en sorte que les garanties minimales de protection de l’agriculture locale et de lutte contre la déforestation, notamment, soient assurées. Les organisations paysannes et environnementales s’inquiètent des conséquences très graves que pourrait avoir la mise en oeuvre de cet accord sur le respect de ces garanties minimales. Ces inquiétudes entrent en résonance avec les incendies ravageurs qui frappent actuellement l’Amazonie, conséquences entre autres de l’intense déforestation soutenue par l’actuel gouvernement brésilien. La Président français a tout récemment fait volte-face et annoncé que la France ne pourrait pas signer le traité négocié en l’état, en dénonçant l’inaction de son homologue brésilien Jair Bolsonaro en matière de climat et de biodiversité.

Pour un accord d’une telle importance, il est fondamental que la population suisse ait la possibilité de s’exprimer dans les urnes. Or, il n’est pas encore acquis que la ratification par l’Assemblée fédérale de cet accord ouvre la voie du référendum facultatif, le Conseil fédéral ayant été très discret à ce sujet pour l’heure.

C’est en dernier ressort l’Assemblée fédérale qui décidera ou non de soumettre le traité avec le Mercosur au référendum facultatif. Les Verts déposent dans plusieurs parlements cantonaux des objets parlementaires ayant pour but que leurs cantons respectifs interviennent auprès des autorités fédérales pour que la ratification du traité avec le Mercosur soit soumise à référendum.

Dépôt de Raphaël Mahaim de ce jour

Communiqué 2019

Les Vert∙e∙s interviennent pour que notre eau du robinet ne distribue plus de pesticides

Alors que les pesticides infiltrent de plus en plus les eaux souterraines, c’est notre eau potable qui est maintenant menacée.  Plusieurs herbicides et fongicides dépassent nettement les normes et c’est toute la question du système d’encadrement, de mesures et de prévention qui se pose. Un plan d’action pour éviter ces pollutions est urgemment nécessaire, ainsi que des mesures efficaces pour s’assurer de sa mise en œuvre. Les Vert∙e∙s vaudois∙es déposent donc aujourd’hui au Parlement vaudois sous la plume de Léonore Porchet et de Felix Stürner deux interventions allant dans ce sens.

Les pesticides de synthèse ne sont pas biodégradables. Une fois dans la nature, ils sont toxiques et se caractérisent également par leur persistance dans l’environnement, ce qui les rend d’autant plus dangereux. Alors que de plus en plus d’études montrent leurs risques pour la santé humaine (notamment cancérigènes), l’épandage chaque année d’avril à fin août de dizaines de ces substances sur nos cultures est de moins en moins anodin.

Si le glyphosate sera désormais heureusement interdit sur toutes les surfaces entretenues par le Canton de Vaud, cela ne concerne qu’une infime part de l’ensemble des terres agricoles et il n’en va pas de même des innombrables autres substances dangereuses qui continuent à être utilisées dans l’agriculture. 300 pesticides de synthèse sont en effet toujours autorisés en Suisse. Les résultats du dernier rapport de l’OFEV[1] portant sur une quarantaine de ces substances révèlent une pollution préoccupante pour notre santé dans 80% de notre eau potable provenant des eaux souterraines où finissent ces substances et leurs produits de dégradation (métabolites). En outre, entre 2007 et 2016, plus de 50% des stations de mesures ont relevé la présence de plusieurs d’entre elles. Enfin, 20% des stations présentent des taux de métabolites supérieurs aux limites fixées. Dans les régions soumises à une activité agricole intensive, ce taux grimpe à 65%.

La parution de ce rapport a été relayée par la presse le 15 août dernier, réalimentant les inquiétudes au sujet de l’exposition aux résidus de substances toxiques que sont les pesticides de synthèse et des risques réels encourus par la population. En particulier l’herbicide Chloridazone (interdit en Europe depuis 2018) et le fongicide Chlorothalonil étaient pointés du doigt. La valeur maximale acceptable a notamment été largement dépassée pour ce dernier lors de mesures récentes à Moudon.

Mais au-delà des valeurs limites dépassées pour certaines de ces substances se pose la question des normes en vigueurs qui ne prennent en considération ni l’effet cocktail, ni l’exposition chronique, ni l’impact spécifique des perturbateurs endocriniens sur la population et la biodiversité. Ces concepts étant bien connus des scientifiques depuis deux décennies, l’adage            « c’est la dose qui fait le poison » est obsolète. C’est pourtant bien sur celui-ci que se base toujours et encore ce système, dès lors lui aussi obsolète.

Si depuis cet été le Conseil d’Etat dispose d’un plan d’action visant à réduire l’utilisation du glyphosate, il apparaît dès lors clairement qu’il ne s’agit là que de la pointe de l’Iceberg. Dans le contexte du prochain scrutin des deux initiatives  « Eau propre » et « Une Suisse sans pesticides de synthèse », les Vert∙e∙s demandent aujourd’hui au Conseil d’État d’établir un rapport établissant son plan d’action pour répondre aux risques importants pour la santé humaine, animale et pour l’environnement que représentent ces différents produits toxiques.

Ce rapport devra notamment clarifier les responsabilités, préciser le type d’analyse que le Canton peut effectuer et il devra surtout présenter les mesures prévues par le Conseil d’État pour endiguer cette pollution qui menace les êtres humains et leur environnement. Les priorités d’actions qui pourraient être mises en œuvre devront y être spécifiées.


[1] État et évolution des eaux souterraines en Suisse (OFEV, 2019)

Communiqué 2019

Plus de Vert∙e∙s à Berne pour relever les défis du siècle

Les Vert∙e∙s vaudois∙es ont lancé ce matin à Lausanne leur campagne pour les élections fédérales. Fort∙e∙s d’une liste paritaire de 19 candidat∙e∙s issu∙e∙s de toutes les régions du canton, ils souhaitent renforcer leur présence au Parlement fédéral avec au minimum 1 siège supplémentaire au Conseil national et l’élection d’Adèle Thorens Goumaz au Conseil des Etats. Parmi les thèmes qu’ils souhaitent mettre particulièrement en avant durant cette campagne électorale : la protection du climat et l’égalité entre hommes et femmes.

Les Vert∙e∙s vaudois∙es ont lancé ce matin à la Bossette à Lausanne leur campagne pour les élections Fédérales de cet automne. Alors que la préoccupation climatique prend toujours plus d’ampleur au sein de la population et dans la rue, voter Vert∙e∙s le 20 octobre, c’est s’assurer que cette préoccupation et les revendications qui l’accompagnent soient enfin relayées à Berne et puissent enfin se traduire en solutions soutenues par une majorité pour être mises en œuvre et ainsi passer de la parole aux actes et véritablement relever le défi de notre siècle. Il n’y a plus de temps à perdre ! C’est donc avec une liste jeune, paritaire et forte, ancrée aussi bien dans les villes que dans les campagnes, qu’ils et elles se lancent.

Les quatre dernières années au Parlement n’ont apporté que peu d’avancées en matière climatique et environnementale à cause des blocages systématiques de la majorité actuelle de droite. Pourtant, le temps presse et des changements doivent être opérés rapidement si nous voulons pouvoir encore transmettre une planète vivable à nos enfants et petits-enfants.

C’est donc avec une encore plus grande et ferme conviction que les 19 candidat∙e∙s Vert∙e∙s défendront des solutions concrètes aux besoins pressants actuels, guidé∙e∙s par le seul intérêt des Vaudoises et des Vaudois et de notre planète. A l’image du canton de Vaud, ils et elles sont ouvert∙e∙s sur le monde, progressistes, confiant∙e∙s, soucieuses et soucieux d’intégrer chacun∙e et de se montrer socialement et écologiquement responsables. Ils auront aussi à cœur de faire écho, à Berne, aux voix des dizaines de milliers de femmes récemment descendues dans la rue pour demander des droits enfin vraiment égaux, pour elles et la communauté LGBTIQ*, ainsi que l’égalité salariale réalisée. Car l’autre défi de notre siècle est en effet de finalement donner aux femmes la place qu’elles méritent, et pas simplement en mots et belles paroles.

Les Vert∙e∙s sont le parti de la qualité de vie ; ils et elles sauront porter cet élan et, s’ils et elles sont renforcé∙e∙s le 20 octobre prochain, la population jeune et tournée vers l’avenir de notre canton sera enfin mieux représentée sous la coupole que ce ne fût le cas au cours de ces derniers quatre ans. Il est plus que temps !

Plus que jamais, c’est notre avenir à toutes et tous qui se joue dans 3 mois et les Vert∙e∙s sont à l’image de la société vaudoise : progressistes et pionniers. Ils et elles souhaitent renforcer cette tendance à Berne le 20 octobre, pour un pays à la hauteur des défis de notre siècle.

Communiqué 2019

Travaux au secrétariat

Le secrétariat des Vert·e·s vaudois·es est fermé pour des travaux de peinture

du 5 au 11 août 2019.

Nous ne répondons pas au téléphone mais vous pouvez nous atteindre par courrier électronique : verts(at)verts-vd.ch

Communiqué 2019

Vert∙e∙s et Jeunes Vert-e-s vaudois veulent ancrer la protection du climat dans la Constitution

Afin d’agir concrètement pour protéger notre environnement et d’enrayer les dégradations engendrées par les émissions de CO₂ dans l’atmosphère, les Vert∙e∙s et les Jeunes Vert-e-s vaudois-es lancent aujourd’hui officiellement la récolte de signatures pour leur initiative populaire cantonale. Cette initiative demandera, d’une part, d’ancrer la protection du climat dans la Constitution vaudoise et, d’autre part, comme moyen d’action concret pour y arriver, que communes et Canton mènent une politique de désinvestissement des énergies fossiles. Vert∙e∙s et Jeunes Vert-e-s ont jusqu’au 19 novembre pour faire aboutir la récolte.

L’urgence climatique ne fait plus de doute, elle fait sortir des milliers de jeunes dans la rue, a été proclamée par le Parlement vaudois et des actions ont, de même, été entreprises par les Vert∙e∙s dans de nombreuses communes dans ce sens. Pourtant des mesures concrètes pour l’enrayer peinent encore à apparaître. En outre, toute loi quelle qu’elle soit reste à la merci d’un changement de majorité politique. La seule manière de prendre réellement au sérieux la menace climatique et de garantir que des mesures soient prises sur le long terme est donc d’ancrer la protection climatique noir sur blanc dans la Constitution. C’est pourquoi Vert∙e∙s et Jeunes Vert-e-s vaudois-es ont décidé de lancer conjointement une initiative populaire pour ce faire.

L’initiative cantonale pour la protection du climat demande aux communes et au canton d’appliquer au minimum les objectifs des accords de Paris signés par la Suisse et 193 autres pays. Elle formalise le devoir de l’Etat et des communes, en tant qu’actionnaires, d’investir l’argent public dans des entreprises qui contribuent à apporter des solutions à la transition écologique et cherchent à réduire leur empreinte carbone. Le secteur financier est en effet actuellement responsable d’émissions massives de CO₂ via ses investissements dans les énergies fossiles ; il est urgent de changer cela !

L’initiative vise en outre à faire de la protection du climat et de la biodiversité une priorité de l’Etat, pour que l’écologie ne soit plus reléguée au second plan mais guide toutes les politiques gouvernementales. Les deux sujets sont intimement liés car il ne sert à rien d’enrayer le réchauffement climatique si on laisse en parallèle la biosphère s’effondrer.

Les Vert∙e∙s et les Jeunes Vert-e-s ont jusqu’au 19 novembre pour récolter les 12’000 paraphes nécessaires à l’aboutissement de leur initiative commune. Ils organiseront de nombreuses actions pendant l’été et à la rentrée (profitant notamment de la mobilisation de leurs sections sur les marchés et dans la rue pour les élections fédérales), à commencer par un stand au Paléo Festival dès demain.