Communiqué 2018

Sion 2026 : Une candidature qui peine toujours à convaincre

Les Verts vaudois ont répondu à la consultation lancée par le Département de l’économie, de l’innovation et du sport (DEIS) afin d’établir la réponse vaudoise à la consultation fédérale sur les contributions de la Confédération aux Jeux olympiques et paralympiques d’hiver « Sion 2026 ».  Ils relèvent les nombreux effets d’annonces sans mesures concrètes, et les lacunes en matière environnementale, mais aussi sécuritaire ou financière. Un vote au niveau fédéral devient plus nécessaire que jamais : la population doit avoir le dernier mot sur ce projet mal ficelé.

Le projet mis en consultation par la Confédération, et sur lequel les autorités cantonales devront se prononcer avant le 23 mars prochain, ressemble plus aux yeux des Verts vaudois à un dépliant publicitaire qu’à un document officiel sensé décrire de manière objective un projet, ses forces, ses faiblesses et ses risques et opportunités pour le pays. Il eût été attendu autre chose alors même qu’il s’agit d’un montant de près d’1 milliard de francs sous forme de quatre crédits d’engagement.

Les enjeux environnementaux et en lien avec le développement durable ne sont par exemple traités que de manière superficielle, et avec de nombreux effets d’annonce sans aucune proposition concrète. Cette impression se voit d’ailleurs renforcée par le récent refus de publication de l’étude sur le développement durable du projet commandée, par l’Etat du Valais, à la Fondation pour le développement durable des régions de montagne.

Il en va de même pour les questions sécuritaires ou financières, qui sont traitées avec un optimisme qui ne devrait pas être de mise lorsqu’il s’agit d’argent public, surtout dans un contexte de politique fédérale restrictive et de coupes budgétaires, et ce malgré les excellents résultats financiers de la Confédération.

Au vu des sommes en jeu et des impacts importants sur l’environnement, le tourisme ou encore la qualité de vie dans les régions concernées, les Verts confirment dans cette réponse à consultation leur volonté de s’opposer aux Jeux olympiques à Sion en 2026 décidée en assemblée générale le 29 novembre dernier. Ils souhaitent en outre qu’un scrutin puisse avoir lieu au niveau fédéral, à défaut d’avoir pu mener le débat au niveau cantonal.

Communiqué 2018

Les Verts souhaitent en finir avec le mythe de la croissance infinie

Les Verts vaudois, réunis ce soir en assemblée générale extraordinaire, ont adopté un papier de position critique vis-à-vis du mythe encore persistant de la poursuite d’une croissance économique infinie. Ils souhaitent réorienter les politiques actuelles vers une économie durable et une société marquée par un retour au local, qui consacre les circuits économiques courts et une production répondant à de hauts standards de qualité et d’éthique. Ils vont maintenant traduire les propositions adoptées en actes concrets à tous les niveaux d’action politique.

« Février sans supermarchés », « Zéro déchet », « Ras la fraise » ou encore ateliers de réparation des électroménagers et autres produits électroniques, nos modes de consommation remettent toujours plus en question le dogme de la croissance économique à n’importe quel prix. Pourtant, aucune formation politique n’avait encore réellement pris la mesure de ce changement pour se démarquer de ce paradigme qui conditionne encore nos sociétés et proposer des voies d’action nouvelles. C’est dans cette direction, et pour accompagner la prise de conscience citoyenne qui se fait jour, que les Verts vaudois se sont engagés ce soir, réunis en assemblée générale extraordinaire à Lausanne.

En effet, si la croissance économique qu’ont connue nos sociétés depuis la révolution industrielle a eu des effets positifs sur le niveau de confort de la population et sur la construction de notre Etat social, elle doit être aujourd’hui analysée avec un regard plus critique. La perpétuation de ce mythe mène désormais à une impasse, ne serait-ce que parce qu’une croissance infinie dans un monde aux ressources finies ne peut représenter qu’un non-sens. Alors que la plupart des formations politiques se félicitent aveuglément de ce modèle aux conséquences à terme désastreuses,   les Verts souhaitent amorcer un changement vers une société véritablement durable. Il devient urgent de renouveler nos modèles de travail, de consommation et de production pour diminuer les inégalités sociales et environnementales.

Dans ce sens, les Verts intensifieront aux niveaux communal, cantonal et fédéral leur action pour avancer dans cette direction. Il s’agira par exemple de mettre en place, à l’échelle du canton, des indicateurs complémentaires au Produit Intérieur Brut (comme l’empreinte écologique, de lutter contre la surconsommation et l’obsolescence programmée, ou encore de favoriser une agriculture et une alimentation respectueuses des sols, de l’environnement, des agriculteurs et des consommateurs.

Les Verts souhaitent ainsi voir la société vaudoise envisager son futur en termes de durabilité, d’égalité, de qualité de vie et de préservation de l’environnement plutôt qu’en augmentation de points du PIB. Parce qu’il est possible de vivre mieux qualitativement au lieu de quantitativement.

Communiqué 2018

Un pas encourageant vers un canton de Vaud libéré de la menace de la fracturation hydraulique

Les Verts vaudois sont heureux de constater que la forte pression politique qu’ils ont exercée avec leur initiative pour un canton de Vaud sans extraction d’hydrocarbures porte ses premiers fruits, en poussant le Département du Territoire et de l’Environnement (DTE) à revoir son projet de loi sur les ressources naturelles du sous-sol (LRNSS).  Le chemin reste cependant encore long vers jusqu’à une véritable protection contre les nombreux dangers que nous ferait courir une exploitation des gaz hydrocarbures enfouis dans notre sous-sol vaudois.

Le travail de centaines de militant-e-s et l’engagement de près de 15’000 citoyen-ne-s vaudois-es paie ! L’initiative « Pour un canton de Vaud sans extraction d’hydrocarbures » et son dépôt le 24 juillet dernier semblent en effet avoir poussé le DTE à changer de ligne quant à la législation en la matière.

L’interdiction de la fracturation hydraulique ou de toute autre méthode de stimulation visant à fracturer la roche pour la recherche et l’exploitation des hydrocarbures est un pas dans la bonne direction. Reste à espérer qu’une majorité du Grand Conseil – et tout particulièrement le PLR, l’UDC et les vert’ libéraux, qui avaient appuyé lors de la phase de consultation l’idée d’une exploitation des gaz serrés présents dans notre sous-sol – soutiendra cette interdiction, et par là l’intérêt général plutôt que quelques intérêts très particuliers.

Comme bien souvent, la copie n’est cependant pas aussi convaincante que l’original, et le texte proposé par le DTE laisse la porte ouverte à l’extraction d’hydrocarbures par d’autres méthodes, dites conventionnelles, ce qui est regrettable. Alors que la diminution des émissions de gaz à effet de serre est une priorité mondiale, et que le Conseil d’Etat s’est enorgueilli dans son programme de législature de la mise en œuvre prochaine d’un « plan climat », une telle porte laissée ouverte semble anachronique. 

Les Verts vaudois continueront donc à s’engager pour un canton de Vaud libéré de la menace que fait peser sur lui l’extraction d’hydrocarbures et la consommation de carburants fossiles ainsi prolongée. Il s’agit par contre bien sûr de conserver pleinement les opportunités offertes par la géothermie, pour laquelle les Verts ont d’ailleurs demandé, par la voix de leur député Raphael Mahaim en octobre 2013 déjà, l’élaboration des bases légales nécessaires à son développement.

Communiqué 2018

Il est temps de mettre le tram sur les rails

Après la décision rendue récemment par le Tribunal administratif fédéral (TAF) au sujet du tram devant relier Renens-gare à Lausanne-Flon, les Verts interviennent à tous les niveaux pour demander aux communes concernées et au canton de mettre enfin le projet de tram sur les rails. Le projet ayant été officiellement validé, l’autorisation de construite étant délivrée, les travaux pourraient enfin commencer pour faire de ce lien entre Lausanne et l’Ouest une réalité.

La décision du Tribunal administratif fédéral (TAF) le 8 février dernier est venue confirmer la décision d’approbation des plans (DAP) de l’Office fédéral des transports (OFT) du 7 mars 2016 concernant le tram Renens-Gare – Lausanne-Flon (t1), du bus à haut niveau de service (BHNS) Prélaz-les-Roses – Saint-François et du garage atelier (GAT). Il est donc maintenant plus que temps que la réalisation du tram aille de l’avant dans ses étapes de réalisation. Tant de Lausannoises et de Lausannoises, mais aussi d’habitantes et habitants de l’Ouest tout entier, attendent ce projet de mobilité nouvelle, efficace et ambitieuse depuis maintenant près de 8 ans déjà, se serrant depuis lors dans deux lignes TL bondées (la 7/17 et la 9) que le tram viendra soulager.

Les Verts ont donc décidé d’intervenir de manière coordonnée dans tout l’Ouest lausannois et à Lausanne dès aujourd’hui pour faire enfin avancer ce projet de tram. La députée Rebecca Joly a ainsi déposé cet après-midi une interpellation sur ce sujet au Grand conseil vaudois, signée par la presqu’entièreté des députées et députés de l’Ouest lausannois et nombre de Lausannoises et Lausannois, témoignage fort de l’attente de cette réalisation pour les habitantes et les habitants de ces districts. Une intervention similaire sera en outre également déposée au niveau communal ce soir au conseil communal de Lausanne, ainsi qu’à Prilly et Renens lors de leurs prochains conseils.

Il est maintenant plus que temps d’aller de l’avant. Les Verts y veilleront !

Communiqué 2018

CEP : La fin de la récréation

Les Verts vaudois sont satisfaits du rejet par le Grand Conseil de la requête de commission d’enquête parlementaire (CEP) formulée par le groupe UDC au sujet du Service pénitentiaire (SPEN). L’utilisation d’un tel outil était disproportionnée, voire ridicule, et répondait à une volonté d’agitation politique plutôt qu’à une réelle et constructive volonté de résoudre des problèmes.

Il est maintenant temps pour l’ensemble des groupes politiques de revenir au calme, et de travailler pour la qualité de vie des Vaudoises et des Vaudois plutôt que de s’enfermer dans de stériles guerres de chapelle.

Le vote de ce jour du Grand Conseil, qui rejette nettement l’idée d’une commission d’enquête parlementaire proposée par une UDC en mal de visibilité et d’agitation, est un signal positif quant au sérieux de nos institutions.

Employer un outil lourd, chronophage et onéreux comme une CEP pour traiter de problèmes de gestion que l’on trouve dans n’importe quel service de l’Etat, eut été une aberration et une grave perte de sens pour un instrument qui ne doit être utilisé que lorsque des manquements très importants et systémiques sont avérés. 

Le coup politique de l’UDC n’a pas réussi, malgré tous les efforts consentis par une partie du PLR, et il faut maintenant tourner la page.

Les Vaudoises et les Vaudois attendent mieux de leur Parlement que ces démonstrations de force stériles. Ils attendent qu’il travaille de manière constructive et intelligente en faveur des intérêts du canton et de sa population.

Les Verts vaudois espèrent donc que le climat d’agressivité qui a caractérisé ce début de législature va se lever, et que tous les groupes politiques vont se mettre au travail afin de trouver des solutions constructives et concertées en matière de pénitentiaire comme dans tout autre domaine.

De plus il serait grand temps de voter les investissements nécessaires pour faire face au nouveau droit des sanctions et ainsi créer urgemment davantage de places d’exécution de peine, et finalement investir les fonds maintes fois promis (notamment les 279 millions annoncés en juin dernier par le Conseiller d’Etat Pascal Broulis pour remplacer la prison actuelle du Bois-Mermet par un nouvel établissement de 410 places).

Communiqué 2018, Votation

Les milieux culturels, artistiques, sportifs, musicaux et économiques et les partis contre l’initiative « No Billag »

Communiqué de presse
Conférence de presse du Comité vaudois « NON à No Billag »

Représentants vaudois des radios et télévisions, des personnes âgées, des milieux artistiques, culturels, sportifs, économiques, politiques : ils étaient nombreux à expliquer ce matin face aux médias les conséquences négatives que l’initiative « No Billag » aurait sur les milieux qu’ils représentent. Tous refusent de perdre la qualité et la quantité des médias locaux. Ceux-ci participent à la transmission d’une information suisse, cantonale et locale de grande valeur. Le 4 mars 2018, ils recommandent de rejeter l’initiative qui vise la suppression des redevances radio et télévision « No Billag ».

Le Comité vaudois « NON à No Billag », entré en campagne en novembre dernier, tenait sa première conférence de presse ce matin. C’est sur le plateau de La Télé que les intervenants étaient réunis. Formant un large panel, allant des radios et télévisions à l’AVIVO, en passant par les milieux artistiques, culturels, sportifs, économiques et politiques, les intervenants ont chacun expliqué les conséquences négatives qu’une adoption de l’initiative aurait pour leur milieu respectif.

« L’auditeur-téléspectateur suisse de ces 60 chaînes serait obligé de compenser en s’abonnant à des chaînes privées, dont le montant pour un minimum de programme s’élèverait au moins à CHF 1’000.- par année, soit environ trois fois plus que la redevance actuelle de CHF 365.- par année dès le 1er janvier 2019. »
Marc Oran, Président de la Société de radio et télévision vaudoise (SRT Vaud)

« Dans la culture, nous avons besoin de médias de service public, pour que l’on parle de nous. Nous avons besoin d’exister dans l’inconscient collectif. Nous avons besoin que la Suisse romande sache ce que l’on fait. Pour cela, on ne va pas compter sur TF1 ou NRJ. Ce que nous faisons n’est pas toujours désirable, lucratif ou addictif, mais il est néanmoins indispensable. »
Jean-Yves Cavin, Directeur artistique du Cully Jazz festival

« La suppression de la redevance provoque la destruction de quasi toute la production cinématographique suisse. Les apports cantonaux, fédéraux, ou le crowdfunding ne permettent pas de maintenir un volume de production signifiant. Ce sont des milliers de techniciens, prestataires, créateurs qui se retrouvent sans emploi. C’est notre voix qui s’éteint dans le concert du monde. »
Stéphane Goël, Réalisateur, membre de la Société suisse des auteurs

« L’initiative repose sur le bluff : bluff en termes de diversité et vis-à-vis des entreprises. Les petites structures dont le chiffre d’affaires est inférieur à 500’000 francs, soit 75% des entreprises suisses, ne payeront aucune redevance ; seuls 9% des entreprises bénéficieront d’un tarif plus avantageux qu’aujourd’hui. Pour les autres, il s’agira d’une goutte d’eau, versée pour le bien de notre pays. »
Gilles Meystre, Président de Gastro Vaud

« Les salles de concert et les festivals disent « NON » à « No Billag » parce que nous refusons de perdre nos principaux relais et partenaires. L’initiative vise à supprimer d’importantes plateformes de visibilité et de promotion de nos événements ainsi que des musiciennes et des musiciens suisses. Qui diffusera encore les artistes qui se produisent sur nos scènes si ce n’est les médias du service public, via leurs antennes régionales et les médias locaux?»
Albane Schlechten, Coordinatrice romande de Petzi

« Pour nombre de retraités, la radio et la télévision sont des compagnies quotidiennes incontournables. C’est une ouverture sur l’actualité, l’information, le sport, la culture, le divertissement. Certains apprécient tout particulièrement le service du langage des signes ou l’audio description, que seul un média qui n’est pas soumis à la tutelle de groupes financiers et de publicitaires est prêt à offrir. »
Christiane Jaquet-Berger, Présidente de l’AVIVO Suisse

« Lorsqu’elles retransmettent des manifestations sportives, qu’il s’agisse d’événements nationaux ou internationaux, la SSR et les chaînes régionales mettent l’accent sur les athlètes suisses. Un élément non-négligeable, car nos «héroïnes et héros du sport » sont les modèles de la génération suivante. Sans oublier que les grands événements sportifs suscitent l’émotion, forgent l’identité et unissent la population au-delà des régions. »
Adamo Vionnet, Directeur technique à Athletissima

Marc Oran, Président de la Société de radio et de télévision vaudoise (SRT VD)
Jean-Yves Cavin, Directeur artistique du Cully Jazz festival
Stéphane Goël, Réalisateur, membre de la Société suisse des auteurs (SSA)
Gilles Meystre, Président de Gastro Vaud
Christiane Jaquet-Berger, Présidente de l’AVIVO
Albane Schlechten, Coordinatrice à PETZI (section romande)
Adamo Vionnet, Directeur technique à Athletissima
Kurt Eicher, Directeur général de La Télé Vaud-Fribourg
Adèle Thorens, Conseillère nationale (Verts vaudois)
Géraldine Savary, Conseillère aux États (PS Vaud)
Isabelle Moret, Conseillère nationale (PLR Vaud)
François Pointet, Député et président (vert’libéraux vaudois)
Claude Béglé, Conseiller national (PDC Vaud)