Communiqué 2018

Règles en matière d’acceptation de cadeaux par les élus : une modification de la loi cantonale est nécessaire

Une motion sera déposée ce matin au Grand Conseil vaudois au sujet de l’acceptation par les élus de cadeaux et autres avantages dans l’exercice de leur fonction. Cette motion, du député vert Raphaël Mahaim, est soutenue par des représentants de divers partis politiques. Elle vise à clarifier dans la loi à quelles conditions les élus (Conseil d’Etat, Grand Conseil, élus communaux, etc.) peuvent accepter des avantages et cadeaux dans l’exercice de leurs fonctions.

L’actualité soulève des questions légitimes quant au rôle des élus, leurs liens éventuels avec des groupes d’intérêt et les « avantages matériels » dont ils pourraient éventuellement bénéficier dans l’exercice de leurs fonctions. Dans un système politique largement fondé sur le principe de milice et la démocratie de proximité, il importe de faire en sorte que les règles liées à l’acceptation de cadeaux soient établies avec clarté et transparence. Le respect de ces principes est nécessaire afin en particulier d’éviter que la classe politique ne soit soupçonnée de bénéficier de largesses indues.

En la matière, le flou et la confusion semblent alimenter une certaine forme de méfiance à l’égard de la « classe politique », prenant parfois la forme d’un discours caricatural du type       « tous les politiciens sont pourris », qui peut frontalement porter atteinte aux institutions et à la bonne marche de l’Etat. Par ailleurs, il existe un besoin de prévisibilité pour les élus et les membres des autorités eux-mêmes qui doivent pouvoir identifier où se situe la limite entre ce qui est admis et ce qui ne l’est pas.

Si le Conseil d’Etat vaudois dispose actuellement de règles, il ne s’agit apparemment que d’une directive (Directive no 50.02 Prévention et gestion des conflits d’intérêts au sein de l’administration cantonale vaudoise – Règles en matière de cadeaux et d’invitations), laquelle s’applique d’ailleurs à toute l’administration cantonale. Ces règles mériteraient d’être précisées et ancrées au niveau légal, afin d’assurer une transparence complète et d’en asseoir la légitimité démocratique, conformément à l’ordre constitutionnel conférant au Grand Conseil un rôle de haute surveillance sur le Conseil d’Etat. Par ailleurs, il n’est actuellement pas clair si le Grand Conseil est soumis à cette directive et selon quelles modalités. Pour les élus communaux, une seule base légale (article 100a de la loi sur les communes), adoptée suite à l’affaire Doriot, régit la question et il n’est pas certain que cela soit suffisant.

La motion demande donc au Conseil d’Etat de proposer un projet de loi qui pose un cadre clair et transparent quant aux cadeaux et autres avantages qui peuvent être acceptés par les élus dans l’exercice de leurs fonctions. Le périmètre de la loi à adopter devrait porter non seulement sur le Conseil d’Etat mais également sur le Grand Conseil, avec les nécessaires distinctions entre les deux organes étant donné la nature différente des prérogatives exercées. Le périmètre de la réflexion devrait également être étendu aux élus de niveau communal – pour déterminer si la base légale adoptée suite à l’affaire Doriot (article 100a LC) est suffisante – voire aux collaboratrices et collaborateurs de l’administration cantonale, de l’ordre judiciaire, aux préfètes et aux préfets, et aux autres organismes subventionnés.

Communiqué 2018

4 interventions parlementaires pour que la volonté des Vaudoises et des Vaudois ne reste pas lettre morte

Suite à la large acceptation par les Vaudoises et les Vaudois, hier, en votation, de l’arrêté fédéral sur le vélo et des deux initiatives agricoles, les Verts déposeront demain au Parlement plusieurs interventions pour concrétiser la volonté exprimée dans notre canton.  Concernant le vélo, ils demanderont l’affectation des 2.1 millions rétrocédés par la Poste à l’aménagement de pistes cyclables. Et côté alimentaire, ils déposeront trois textes pour un plan d’action contre le gaspillage alimentaire, des mesures cantonales de soutien aux petites exploitations agricoles, et pour renforcer les aides en matière d’agroécologie.

Suite à la volonté clairement exprimée hier des Vaudoises et des Vaudois quant à la promotion du vélo et au renforcement de ses infrastructures, ainsi qu’au soutien d’une agriculture locale, durable et de qualité, les Verts déposeront demain 4 interventions parlementaires pour la concrétiser.

Tout d’abord, concernant le vélo, un communiqué officiel du 21 septembre nous apprenait que l’Office fédéral des transports (OFT), la Conférence des directeurs cantonaux des transports publics (CTP) et La Poste avaient signé un accord pour le remboursement des subventions indûment perçues (cf. « affaire Carpostal »). La part revenant au canton de Vaud s’élève à 2.1 millions. Les Verts proposent donc que cette manne inattendue contribue, comme initialement prévu, à favoriser une mobilité qui ménage le climat et que cet argent soit donc entièrement affecté à l’aménagement de pistes cyclables.

Concernant une agriculture et une alimentation durables ensuite, les Verts déposeront demain 3 interventions :
-la première demandant que des mesures cantonales soient prises en faveur des petites exploitations agricoles, intégrant notamment des mesures pour soutenir les jeunes entrepreneurs agricoles dans leur accès au foncier (prêts sans intérêt, exonération fiscale, etc., à l’instar de ce qui est fait pour les start up, ainsi que la création d’une plateforme d’information/registre sur les terrains disponibles à la reprise).

-la deuxième demandant l’établissement d’un bilan des mesures prises, et encore à prendre, en matière d’agroécologie.
-la troisième pour établir un plan d’action contre le gaspillage alimentaire exploitant les marges de manœuvre cantonales, instaurant un devoir d’exemplarité dans les cantines publiques et parapubliques et proposant de renforcer le soutien accordé aux associations actives dans la récupération des invendus.

Les Verts espèrent ainsi que le fort signal transmis hier par nos concitoyennes et nos concitoyens dans deux domaines importants pour la qualité de vie dans notre canton sera ainsi suivi d’effets.

Communiqué 2018

Votation fédérale: Verts et Vaudois-es à l’unisson

Les Verts vaudois saluent le vote réjouissant des Vaudoises et des Vaudois ce dimanche qui correspond aux recommandations de vote qu’ils avaient prononcées. Si l’inscription des pistes cyclables dans la Constitution a également été confirmée au plan national, les Verts regrettent, toutefois, que les deux initiatives agricoles n’aient pas joui du même soutien en Suisse alémanique qu’en Romandie. Ils interviendront prochainement au Parlement vaudois pour que la volonté des habitantes et habitants des plus de 97% de communes ayant soutenu leur initiative ne reste pas lettre morte.

OUI aux aliments équitables et à la souveraineté alimentaire

Les Verts vaudois se réjouissent du très beau score réalisé par leur initiative, ainsi que celle sur la souveraineté alimentaire, dans notre Canton. Ces deux OUI manifestent la volonté claire des Vaudoises et des Vaudois de conserver une agriculture paysanne durable, respectant les animaux et misant sur davantage de qualité ainsi que sur un commerce équitable profitant à tout le monde. En bref, une volonté de diversité et de transparence accrues pour les consommatrices et consommateurs, et de prix plus équitables pour les familles paysannes.

Nos concitoyennes et concitoyens ne veulent pas d’un élevage industriel, d’importations douteuses et de libre-échange effréné pratiqué sur le dos de la population, des animaux, de l’environnement et du climat. Ce résultat net confirme, s’il en était encore besoin, l’importance accordée par les consommatrices et les consommateurs à la manière de produire ce qu’ils retrouvent dans leurs assiettes et de la valeur de la qualité. Ces deux OUI sont un signal fort pour que les denrées produites de manière durable soient davantage encouragées, qu’elles soient produites en Suisse ou ailleurs.

Malheureusement, la Suisse alémanique coupe net les élans romands. Toutefois, durant la campagne, même les opposants n’ont remis en cause ni les revendications ni les objectifs de l’initiative « Pour des aliments équitables », seule la manière d’y parvenir était controversée. Il faudra donc trouver une nouvelle voie pour y parvenir, tout en regrettant le retard pris alors même que l’urgence climatique se fait toujours plus pressante.

En attendant, et étant donné que plus de 97% des communes vaudoises ont soutenu leur initiative, démontrant clairement combien villes et campagnes reconnaissent, à l’unisson, la pertinences de leurs propositions et souhaitent agir, les Verts interviendront prochainement au Parlement, notamment pour proposer des mesures de lutte contre le gaspillage alimentaire et encourager l’agriculture de proximité.

OUI au contre-projet direct à l’initiative vélo

Les Verts vaudois se réjouissent du résultat clair qui permettra d’améliorer les conditions d’infrastructures pour les cyclistes. Sachant qu’un tiers des déplacements actuellement effectuées en voiture sont inférieurs à 3 km et pourraient être parcourus en vélo si les infrastructures étaient plus sûres et agréables, c’est un signal important donné en faveur de la mobilité douce et du report modal, apport important en faveur du climat.

Communiqué 2018

Budget 2019 de l’Etat de Vaud : A quand un paquet climat ?

Les Verts saluent la présentation, cette année encore, d’un budget équilibré pour le canton. L’introduction anticipée dans le canton de la troisième réforme de la fiscalité des entreprises (RIE III) est maîtrisée et l’aspect social de la réforme pleinement intégré. Après ce paquet RIE III, les Verts en appellent maintenant à la définition d’un plan d’action pour répondre à l’urgence toujours croissante de faire face au défi climatique. Il n’y a plus de temps à perdre !

Les Verts saluent, cette année encore, la maîtrise du Conseil d’Etat à majorité rose-verte dans le savant équilibre charges-investissements qui permet au Canton de répondre aux défis qu’il rencontre tout en continuant à rester dans les chiffres noirs. Ce budget 2019 ne fait pas exception, malgré l’introduction anticipée de la RIE III cantonale. Les Verts sont en particulier satisfaits que l’aspect social de cette réforme soit pleinement intégré au budget. Pour rappel, le taux d’effort de chaque Vaudoise ou Vaudois dans le paiement de sa prime d’assurance maladie est désormais plafonné à 12% depuis ce mois de septembre, pour passer ensuite à 10% en 2019, ce qui soulagera le budget de très nombreux ménages vaudois. Cela ne résout cependant pas le problème d’un système de santé à bout de souffle, victime de décisions absurdes prises par un parlement fédéral gangréné par les lobbies privés et qui ne cesse de prendre des décisions qui pèsent sur les finances du Canton.

Les Verts se plaisent, en outre, à souligner les efforts faits pour renforcer l’intégration de tous au sein de notre société, que ce soit en proposant des mesures pour renforcer l’intégration et l’autonomie des migrants, ou encore en donnant plus de moyens à l’OCTP.

Les Verts saluent, enfin, les efforts consentis pour l’environnement. Mais si 22 millions supplémentaires sont, par exemple, annoncés pour le DTE, 15 millions proviennent, en fait, de la Confédération dans le cadre du programme bâtiment et seuls 7 millions sont investis par le Canton. Il eût été souhaitable que le Canton s’aligne sur l’apport fédéral plutôt que de n’en consentir que moins de la moitié. En outre, si, sur 100 francs dépensés en 2019, 1.20 francs le seront pour l’environnement, auxquels l’on peut ajouter une partie des 3.53 francs consacrés au trafic (si on pense à la lutte contre la pollution, aux investissements dans les transports publics, etc.), le signal est certes encourageant mais reste insuffisant. A l’heure du défi climatique et de ses effets toujours plus présents, les Verts demandent que le Conseil d’Etat envisage désormais rapidement un paquet climat qui, comme dans le cas de la RIE III, viserait à faire converger divers investissements et politiques pour répondre à l’urgence et anticiper, autant qu’il est encore possible de le faire, ses effets. Non prises en compte, les conséquences de cette bombe à retardement seront ensuite difficilement compensables.

Communiqué 2018

LRNSS : Une première victoire d’étape mais un double discours inquiétant !

La commission compétente du Grand Conseil vaudois a annoncé ce jour la fin de ses travaux sur la Loi sur les ressources naturelles du sous-sol (LRNSS). La loi a été présentée comme réponse à la motion du député des Verts Raphaël Mahaim sur la géothermie et comme contre-projet indirect à l’initiative des Verts « Pour un canton de Vaud sans hydrocarbures ». La loi pose un cadre favorable à la géothermie et la majorité bourgeoise de la commission fait un premier pas en direction de l’initiative des Verts en proposant d’ancrer dans la loi l’interdiction d’extraire des hydrocarbures non conventionnels. Ce pas est toutefois encore insuffisant, d’autant que les Verts ont appris que le Département du territoire et de l’environnement (DTE) vient de renouveler le permis de recherche accordé à la société Petrosvibris SA (site de Noville). Ils tenteront de s’y opposer.

La commission ad hoc du Grand Conseil communique ce jour la fin de ses travaux sur la LRNSS. Les Verts accueillent avec enthousiasme les nouvelles mesures concernant la géothermie, qui font suite à la motion de leur député Raphaël Mahaim. L’exploitation de la chaleur en profondeur sera à l’avenir favorisée par un cadre légal plus clair et incitatif ; l’amélioration de la connaissance du sous-sol est également encouragée.

Concernant l’extraction d’hydrocarbures, la majorité bourgeoise de la commission a fait un premier pas en direction de l’initiative des Verts en proposant l’interdiction de la recherche et de l’extraction des hydrocarbures non conventionnels (gaz de schiste, « tight gaz » et gaz de couches); les hydrocarbures conventionnels pourraient cependant encore être librement extraits, moyennant une compensation en équivalent CO2 de l’exploitation et du carburant extrait, sous forme  d’investissements dans les énergies renouvelables et les économies d’énergie dans le canton de Vaud.

Les Verts vaudois notent que la majorité de la commission s’approche enfin de la reconnaissance de l’importance de protéger la population vaudoise et l’environnement en tirant un trait sur les hydrocarbures non conventionnels. La proposition de la majorité de la commission ne constitue toutefois pas encore un progrès suffisant par rapport au statu quo. Il faut rappeler que l’extraction de ces hydrocarbures est déjà interdite aujourd’hui sur la base du moratoire décidé par le Conseil d’Etat il y a quelques années. L’initiative populaire dont ils sont à l’origine demande que soit inscrite dans la Constitution une interdiction d’extraire toutes formes d’hydrocarbures de notre sol.

Les Verts sont d’autant plus inquiets qu’ils ont appris, par une publication toute récente dans la Feuille des avis officiels, que le DTE vient de renouveler le permis de recherche accordé à la société Petrosvibris (site de Noville). Cette décision est en totale contradiction avec l’ambition affichée par la majorité bourgeoise de la commission d’interdire au niveau légal l’extraction des gaz non conventionnels. Il est en effet établi que les hydrocarbures dont l’extraction est prévue à Noville sont non conventionnels.

Dans de telles conditions et malgré le pas franchi en direction d’un ancrage dans la loi de l’interdiction d’extraire les hydrocarbures non conventionnels, les Verts ne voient pas à ce stade de raison qui devrait les inciter à retirer l’initiative. Ils étudieront par ailleurs l’opportunité de former un recours à l’encontre du renouvellement du permis accordé à la société Petrosvibris SA.

Communiqué 2018

Agir à la source pour lutter contre les plantes envahissantes

Suite au communiqué de presse du 3 septembre 2018 du Conseil d’Etat au sujet de la lutte contre les plantes envahissantes, et face à la nécessité d’agir au plan fédéral, la députée des Verts Séverine Evéquoz demande aujourd’hui au Parlement vaudois qu’il exerce son droit d’initiative cantonale auprès de l’Assemblée fédérale pour modifier l’ordonnance sur l’utilisation d’organismes dans l’environnement afin d’y intégrer les plantes sur la liste noire des néophytes envahissantes en Suisse.

La stratégie cantonale de lutte contre les 45 espèces présentes sur territoire vaudois annoncée récemment par le gouvernement vaudois est réjouissante, ainsi que la création d’un groupe de travail dans la région du Haut-Lac et 200’000.- à disposition d’actions ciblées.

Actuellement, les plantes néophytes invasives présentes en Suisse sont listées dans la Liste noire établie par la Commission pour la protection des plantes sauvages (Infoflora) sous mandat de l’OFEV. Parmi les bases fédérales contraignantes en matière d’utilisation de néophytes, on trouve l’Ordonnance fédérale sur la dissémination des organismes dans l’environnement (ODE) et son annexe 2, qui règle leur vente et leur utilisation dans l’environnement. Mais cette ordonnance interdit la vente et l’utilisation de seulement 15 espèces considérées par Infoflora comme problématiques. Les autres néophytes envahissantes peuvent être vendues, semées, plantées, cultivées librement en Suisse.

Il est insensé d’investir chaque année 130’000’000 CHF pour l’ensemble de la Suisse en temps et main d’œuvre pour gérer ces plantes alors qu’une grande partie de ces espèces est encore en vente et peut être utilisée librement en Suisse. D’autant que les dommages que ces espèces sont susceptibles de provoquer sont probablement encore beaucoup plus coûteux. Dans le cadre de l’analyse nationale des dangers, un scénario a, par exemple, évalué des dommages potentiels à 1 milliard de francs au total.

Il semble par conséquent logique d’interdire leur vente et leur utilisation non-contrôlée pour éviter toute dissémination. D’autant plus, lorsque l’on sait que, plus on intervient tôt dans le processus de dissémination de l’organisme, plus la lutte sera efficace et donc les coûts moindres.

La députée verte Séverine Evéquoz demande donc que le canton de Vaud exerce son droit d’initiative cantonale auprès de l’Assemblée fédérale et demande que le Conseil fédéral modifie l’ordonnance sur l’utilisation d’organismes dans l’environnement (ODE; RS 814.911) de telle sorte que les plantes se trouvant sur la liste noire des néophytes envahissantes en Suisse soient intégrées dans son annexe 2 chiffre 1.

A noter qu’une résolution similaire a été coordonnée et déposée en Valais.

Communiqué 2018

Affaire S3 : Tirer les leçons d’une tentative de sauvetage qui a pris l’eau

Suite aux dernières révélations sur l’affaire S3, les Verts vaudois souhaitent que la commission de gestion (COGES) du Grand conseil se saisisse de l’affaire. Ils interviendront parallèlement par voie d’interpellation demain matin au Parlement vaudois pour que le recours au fonds cantonal de lutte contre le chômage soit mieux encadré et contrôlé.

Suite aux récentes révélations concernant l’affaire S3, il apparait que le Conseil d’Etat a décidé de prêter un demi-million de francs à cette société sans avoir eu, pour se décider, accès à l’entier des informations disponibles à ce moment-là. C’est ce qui pousse les Verts à demander que la COGES se saisisse de ce dossier afin d’utiliser tout le pouvoir d’investigation à sa disposition pour en déceler les éventuels manquements et responsabilités. .

Sur le plan des modalités d’utilisation du fonds, une interpellation du PDC avait déjà été déposée l’an dernier à laquelle, le Conseil d’Etat n’a pas apporté de réponses satisfaisantes. Il semble donc nécessaire de revenir aujourd’hui sur la question pour enfin obtenir des éclaircissements déterminants.

Ainsi, le Conseil d’Etat rappelait dans sa réponse à l’interpellation Manuel Donzé d’août 2017 que « le fonds cantonal prévu aux article 18 et 19 de la loi cantonale sur l’emploi (…) est un instrument entre les mains du Gouvernement qui lui permet d’intervenir dans tout projet ou objet lié au marché du travail et notamment de répondre dans l’urgence à des situations critiques (…) ». On comprend certes la nécessité de disposer d’un outil souple permettant d’intervenir rapidement pour tenter de préserver des emplois mais les révélations récentes permettent, néanmoins, de questionner les modalités encadrant l’utilisation de ce fonds. L’absence d’une véritable stratégie d’évaluation des risques surprend grandement, alors que la LADE le prévoit pour d’autres types de prêts à son article 38. Il n’est d’ailleurs pas inutile de rappeler que, dans le cas présent, ainsi que dans un des 3 cas cités (Flexcell), les emplois n’ont finalement pas été sauvés.

Les Verts demandent donc au Conseil d’Etat d’envisager désormais de mettre en place des outils permettant de mieux évaluer les risques lorsque des prêts sont octroyés en vertu des articles 18 et 19 de la loi cantonale sur l’emploi, ainsi que la mise en place de garde-fous supplémentaires pour ce genre de décisions.

Communiqué 2018

Rentrée politique et réchauffement climatique

Les Verts vaudois ont présenté aujourd’hui les grands thèmes sur lesquels ils comptent s’engager ces prochains mois, dans le cadre de leur désormais traditionnelle conférence de presse de la rentrée. Un sujet occupera particulièrement les Verts, au vu de l’urgence en la matière: le réchauffement climatique et les démarches à entreprendre pour y répondre et le limiter. Les Verts veilleront à ce que le gouvernement en fasse sa priorité et formuleront des propositions à tous les niveaux pour réduire les émissions de CO2. Cela passera notamment par une action sur la politique énergétique, celle des transports avec un soutien ferme à la mobilité douce et une campagne résolue en faveur de l’initiative «Pour des aliments équitables».

Les Verts vaudois ont fait leur «rentrée» ce jeudi 23 août, à quelques jours de la première séance du Grand Conseil après la pause estivale, et au moment où les conseils communaux de la plupart des villes du canton s’apprêtent également à reprendre leurs travaux.

Pour les Verts, la priorité de ces prochains mois sera très clairement la lutte contre le réchauffement climatique, dont les effets néfastes ont pu se faire sentir durant l’été, prélude à ce qui risque de nous attendre de plus en plus souvent ces prochaines années.

Le chef de groupe des Verts au Grand Conseil, Vassilis Venizelos, a insisté sur la volonté des Verts de voir le gouvernement vaudois appliquer au plus vite et de manière très ambitieuse le «plan climat» annoncé dans le programme de législature, avec des mesures concrètes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et préparer le canton aux défis que commence déjà à lui poser le réchauffement climatique. Les Verts seront particulièrement attentifs aux travaux parlementaires portant sur le projet de loi sur les ressources naturelles du sous-sol (LRNSS). Il est important que ce texte, présenté comme un contre-projet indirect à l’initiative des Verts «Pour un canton de Vaud sans extraction d’hydrocarbures», propose des mesures ambitieuses. Les Verts feront des propositions en matière d’efficacité énergétique, de politique des investissements de la Banque cantonale vaudoise ou encore de reconversion du tourisme alpin en un tourisme quatre saisons.

Carmen Tanner, municipale à Yverdon et membre de la direction des Verts vaudois a rappelé l’importance des mesures à prendre en matière de transports pour réduire les émissions de CO2. Les Verts ont déposé en juin 2018 un postulat au Grand Conseil pour un bilan et une mise à jour de la «stratégie cantonale de promotion du vélo» et ont été, sont et seront actifs dans ce domaine au niveau communal, avec des interventions pour améliorer la sécurité des cyclistes et faciliter la mobilité à vélo. Les Verts s’engageront également fortement dans la campagne pour le contre-projet à l’initiative de Pro Vélo, qui offre un coup de pouce bienvenu pour une mobilité plus durable pour toutes et tous.

Enfin, le président des Verts vaudois Alberto Mocchi a souligné l’importance de l’initiative «Pour des aliments équitables» soumise au vote le 23 septembre prochain en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Cette initiative n’est en effet pas uniquement bénéfique pour notre agriculture, le bien-être animal ou la qualité des aliments. En privilégiant le local aux importations venant de l’autre bout du monde, elle réduit l’impact écologique de ce que nous consommons. Les Verts vaudois vont s’engager très fortement dans cette campagne et peuvent compter sur le soutien des milieux agricoles, de la FRC, de partis politiques de gauche et du centre, ainsi que de la section vaudoise de l’UDC.

Alberto Mocchi, président des Verts vaudois

Carmen Tanner, municipale et membre du bureau des Verts vaudois

Vassilis Venizelos, chef du groupe des Verts au Grand Conseil

Communiqué 2018

Climat : passer de la parole aux actes !

Alors que nous sortons d’une énième période de canicule et que les évènements météorologiques extrêmes se suivent (sècheresse, chutes de neige exceptionnelles, orages d’une rare violence, etc.), les Verts réclament des actions rapides, concrètes et volontaristes pour lutter contre le réchauffement climatique et pour préparer notre canton et nos communes aux dangers qu’il nous fait courir.

Le récent épisode de canicule qu’ont vécu la Suisse et une bonne partie de l’Europe occidentale ces dernières semaines, tout comme les divers autres événements météorologiques inhabituels et d’une rare violence (on peut par exemple penser à l’orage du 11 juin dernier à Lausanne) ont remis les projecteurs sur l’un des principaux dangers qui planent sur nos têtes : le réchauffement climatique et ses effets destructeurs.

Même si on a pu lire dans la presse les propos d’un conseiller national UDC parlant de « changements cycliques » pour ce qui est du réchauffement climatique, tout le monde ou presque s’accorde heureusement aujourd’hui pour dire que les causes de ce réchauffement sont au contraire à chercher dans les activités humaines.

Néanmoins, si pour établir un constat alarmé il y a de plus en plus de monde, lorsqu’il s’agit d’agir pour réduire le réchauffement et nous adapter à ce phénomène désormais inévitable, il y en a soudain bien moins. Or tous les secteurs économiques et toutes les régions du canton souffriront de ces effets, en particulier si aucune action n’est entamée dès à présent.

C’est pourquoi les Verts demandent aujourd’hui aux autorités communales et cantonales de passer de la parole aux actes, et de prendre la mesure de ce risque majeur en faisant de la réduction des émissions de CO2 et de l’adaptation aux événements météorologiques extrêmes des priorités absolues.

Les Verts souhaitent notamment que la mise en place d’un « Plan climat », telle qu’évoquée dans le programme de législature du Conseil d’Etat, soit accélérée et que ce dernier dispose de moyens suffisants pour le déploiement de politiques publiques ambitieuses en la matière.

Les communes ont également une part importante à jouer dans la lutte contre le réchauffement et les politiques publiques susceptibles d’en atténuer les effets, comme par exemple l’augmentation de la végétalisation des toitures, des rues et autres espaces publics. C’est pourquoi les Verts interviendront également au niveau communal pour demander des mesures concrètes et à la hauteur du défi qui nous attend. À Lausanne, ils appellent, par exemple, l’ensemble des forces politiques à faire front commun, notamment en matière d’urbanisme et de transports, afin de réduire les émissions de CO2 et le gaspillage des ressources en ville.

Les Verts espèrent vivement que le canton de Vaud fera office de pionnier en matière de lutte contre le réchauffement climatique, et servira de moteur au niveau national pour une application ambitieuse des engagements pris par la Confédération via la signatures des accords de Paris. Ils feront tout ce qui est en leur pouvoir pour que tel soit le cas. 

Communiqué 2018

Extraction d’hydrocarbures : il est temps d’agir !

Près d’un an jour pour jour après le dépôt de l’initiative « Pour un canton de Vaud sans extraction d’hydrocarbures », les Verts vaudois souhaitent faire le point sur le traitement de cette initiative et son contre-projet indirect sous forme de Loi sur les ressources naturelles du sous-sol (LRNSS). L’urgence climatique et les dangers sociaux et environnementaux induits par l’extraction d’hydrocarbures nécessitent en effet des réponses rapides et courageuses. Si rien ne bouge, il reviendra au peuple de trancher sur la question.

Le 24 juillet 2017, un comité composé de partis politiques et associations déposait l’initiative populaire cantonale « pour un canton de Vaud sans extraction d’hydrocarbures », munie de près de 15’000 signatures valables.

Une année plus tard, les Verts vaudois s’inquiètent de voir que, pour l’heure, la seule réponse obtenue est celle d’un contre-projet indirect, la LRNSS ne répond pas à la demande formulée clairement par le texte de l’initiative d’interdire sur tout le territoire cantonal toute extraction d’hydrocarbures.

Cela est d’autant plus difficile à comprendre que le Conseil d’État a clairement affiché sa volonté de lutter contre le réchauffement climatique via un « plan climat » et d’autres actions concrètes. Or, la meilleure manière de réduire le réchauffement climatique est de réduire les émissions de CO2 qui émanent de la combustion d’hydrocarbures, ainsi que des autres gaz à effet de serre comme le méthane. Autoriser l’extraction de carburants fossiles, au vu des risques environnementaux et pour la population qu’elle comporte, relève du non-sens, et irait à contrecourant d’une rapide et nécessaire décarbonification de notre économie. Le carbone stocké sous nos pieds sous forme de gaz et d’huiles dans les couches schisteuses et serrées du Plateau Suisse doit donc y rester. L’air, les lacs, rivières et sources et les sols de notre canton, déjà fortement mis sous pression, seront ainsi protégés contre de nouvelles atteintes environnementales.

Les Verts vaudois souhaitent donc réaffirmer aujourd’hui que l’initiative « Pour une canton de Vaud sans hydrocarbures » est plus que jamais nécessaire, et qu’il est pour eux hors de question de retirer ce texte si ses objectifs ne sont pas repris clairement dans la LRNSS.

Ils espèrent également que les travaux parlementaires actuellement en cours pourront se poursuivre et aboutir rapidement. Le vote sur l’initiative initialement prévu pour novembre 2018 risque en effet de n’avoir lieu qu’au printemps ou à l’été 2019.

Quel que soit le calendrier retenu, sans réelle amélioration de la LRNSS, le dernier mot risque fort de revenir à la population vaudoise, qui avait plébiscité le texte d’initiative et qui mérite donc mieux qu’une loi qui ne la protège pas assez contre les dangers de l’extraction d’hydrocarbures.