Communiqué 2018

Comptoir suisse : une tradition à réinventer

Les Verts vaudois et lausannois prennent acte, non sans regret, de la décision prise par le groupe MCH de ne pas reconduire le Comptoir Suisse, véritable tradition vivante qui allait souffler ses 100 bougies en 2019. Ils appellent les pouvoirs publics à agir avec détermination pour permettre au Comptoir de se réinventer et de sortir de l’image désuète du « grand fourre-tout » pour mettre davantage en avant les produits de notre terroir, une agriculture responsable et respectueuse de l’environnement et la culture de notre canton. Le Comptoir doit pouvoir continuer à faire le lien entre villes et campagnes.

Morceau de patrimoine vaudois et véritable institution, jadis attendue avec impatience par des dizaines de milliers de vaudoises et de vaudois aux portes de l’automne, le Comptoir Suisse n’est plus.

L’annonce faite par le groupe bâlois MCH de ne pas organiser une édition 2019 du Comptoir attriste les Verts vaudois, pour qui cette manifestation était un trait d’union bienvenu entre ville et campagne, un grand rendez-vous populaire dans lequel se mélangeaient jusqu’à il y a peu Vaudois-es et Romand-e-s de tous âges et milieux. Le Comptoir offrait, en outre, une vitrine au canton dans toute la Suisse, à l’image de l’OLMA de St-Gall.

Les Verts vaudois et lausannois restent convaincus qu’il reste une place pour ce type de grands événements populaires dans la capitale vaudoise, à l’heure ou la mondialisation et le commerce en ligne changent nos habitudes et modes de vie.

Ils appellent donc les pouvoirs publics cantonaux et communaux à se saisir avec détermination de ce dossier, et à œuvrer afin qu’une grande manifestation populaire puisse toujours avoir lieu au Palais de Beaulieu.

Celle-ci doit pouvoir se réinventer, et sortir de l’image désuète du « grand fourre-tout » pour mettre davantage en avant les produits de notre terroir, une agriculture responsable et respectueuse de l’environnement, la sociabilité ou les très nombreuses associations et groupes culturels qui animent notre canton. Nul doute qu’une telle manifestation saurait séduire la population vaudoise indépendamment de son âge, de son milieu social ou de son origine.

Communiqué 2018

Il est plus que jamais temps de libérer notre canton de la menace des hydrocarbures

La Commission de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’énergie du Conseil des Etats (CEATE-E) vient de communiquer son avis sur l’initiative cantonale genevoise demandant un moratoire sur l’importation, l’exploration et l’exploitation de gaz de schiste. Elle refuse tout moratoire. Rien à attendre du plan fédéral donc sur la question. Aux cantons d’aller de l’avant !

La Commission de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’énergie du Conseil des Etats (CEATE-E) vient de communiquer son rejet de tout moratoire sur l’importation, l’exploration et l’exploitation de gaz de schiste, que demandait le Canton de Genève. Par huit voix contre 3 et 1 abstention, et bien qu’avançant pourtant que le gaz de schiste ne trouvera jamais de terrain propice en Suisse, notamment pour des raisons économiques, la commission se refuse à légiférer. Le Conseil des Etats actuel étant connu pour être plus progressiste que le National, il ne semble donc rien y avoir à espérer du plan fédéral, dans la composition actuelle du Parlement, pour avancer sur la protection du climat et le refus des énergies fossiles. C’est donc bien aux cantons de se montrer responsables et de protéger leurs populations désormais.

La communication fédérale d’aujourd’hui trouve justement un écho particulier dans notre canton alors que les débats ont justement lieu en ce moment au Parlement vaudois sur la nouvelle Loi sur les ressources naturelles du sous-sol vaudois (LRNSS), présentée comme contre-projet à l’initiative « Pour un canton de Vaud sans extraction d’hydrocarbures ». Pour rappel, si le texte comporte certes des améliorations par rapport à la situation actuelle, comme l’interdiction d’extraction des hydrocarbures non-conventionnels et un renforcement de la géothermie, le texte proposé par le DTE laisse encore la porte ouverte à l’extraction d’hydrocarbures par d’autres méthodes, dites conventionnelles, ce qui est regrettable. Alors que la diminution des émissions de gaz à effet de serre est une priorité mondiale, et que le Conseil d’Etat s’est enorgueilli dans son programme de législature de la mise en œuvre prochaine d’un « plan climat », une telle porte laissée ouverte semble anachronique. 

Les Verts vaudois continueront donc à s’engager, via leurs député-e-s et au sein du comité d’initiative, pour obtenir l’interdiction pure et simple de toute recherche et extraction de toute forme d’hydrocarbures quelle qu’elle soit. Pour un canton de Vaud à la hauteur du défi climatique actuel.

Communiqué 2018

L’accueil parascolaire doit être défendu

Les Verts et le Parti socialiste ont soutenu la pétition « Pour un accueil sûr et de qualité pour nos enfants » lancée par les professionnel-le-s de l’accueil parascolaire du canton. Ils soutiennent maintenant la grève annoncée mardi prochain. Ils étaient aussi intervenus au Parlement tant les résultats de la consultation menée par l’Etablissement Intercommunal pour l’Accueil Parascolaire (EIAP) s’opposent à l’esprit et à la lettre de la Loi sur l’accueil de jour des enfants (LAJE). Les professionnel-le-s concernés se mobilisent dans la rue en dernier recours, pour que la qualité de l’encadrement de nos enfants reste la plus élevée possible.

Les Verts et le Parti socialiste ont soutenu de longue date une politique d’accueil de jour ambitieuse, à la fois au plan de la mise à disposition de places suffisantes que du point de vue de la qualité de la prestation offerte.

Les récentes modifications du cadre de références annoncées par l’Etablissement Intercommunal pour l’Accueil Parascolaire (EIAP) péjorent nettement la qualité de l’encadrement, et donc la sécurité et le bien-être de nos enfants. Il s’agit, entre autres, de la baisse du taux d’encadrement et du recours moins systématique du personnel formé.

C’est pourquoi le Parti socialiste vaudois et les Verts vaudois soutiennent la grève et la manifestation annoncées par les professionnel-le-s du parascolaire le mardi 13 novembre prochain. Ils dénoncent vigoureusement les pressions subies par ces mêmes professionnel-le-s dont c’est le droit le plus strict que de protester et de faire entendre leurs griefs.

Nous demandons que l’EIAP entende enfin les critiques émises et se mette à la table de négociation. La qualité de l’accueil parascolaire dans le canton de Vaud en dépend !

Communiqué 2018

Droit de vote à 16 ans : feu vert pour les jeunes !

Les Jeunes Vert-e-s défendent puis longtemps le droit de vote à 16 ans. L’objectif fait également partie du programme de législature des Verts vaudois pour 2017-2022. Beaucoup de jeunes entrent dans la vie active à 16 ans. La démocratie gagnerait donc à être étendue à ces nouvelles votantes et nouveaux votants, qui pourront ainsi influer sur les décisions qui conditionneront ensuite leur futur. Cela permettrait aussi d’accroître la participation civique des jeunes et de contrebalancer les effets du vieillissement de la population. Un postulat sera donc déposé dans ce sens aujourd’hui au Parlement vaudois.

A 16 ans, les jeunes peuvent déjà choisir leur confession, consommer certains alcools, avoir des relations sexuelles et prendre des décisions lourdes de conséquences pour leur avenir, comme de choisir leur profession. Il est donc temps de leur manifester de la confiance et de leur permettre de prendre part aux décisions qui affecteront, ensuite, leur futur.

La démocratie de notre canton aurait tout à y gagner : les études montrent en effet que lorsque l’envie de participer au processus de vote émerge tôt, les chances que les jeunes prennent part à la vie civique et politique durant la suite de leur vie augmentent. Ainsi, à Glaris et en Autriche, où le droit de vote est acquis dès 16 ans, un taux de participation plus élevé dans le catégorie des 23-25 ans a été enregistré aux élections de 2010. Cela devrait être d’autant plus vrai si le droit de vote suivait directement les cours d’éducation civique donnés durant la dernière année de leur scolarité, en en offrant une application concrète immédiate, plutôt que de laisser mourir l’intérêt suscité par ces cours, comme c’est malheureusement le cas actuellement dans notre canton. Le droit de vote pour les jeunes dès 16 ans favorise donc la participation démocratique et permet une meilleure intégration des jeunes dans la société, en les incitant à y prendre leurs responsabilités.

Un tel abaissement de l’âge du droit de vote permettrait également de contrebalancer les effets du vieillissement de la population. En effet, selon certaines études, dans 20 ans, la moitié des votantes et des votants suisses sera âgée de 60 ans et plus. Il s’agit donc de rétablir l’équilibre de la balance des âges et de signer un nouveau contrat intergénérationnel.

Enfin, le canton de Vaud ne serait pas pionnier en la matière puisque Glaris a déjà introduit le droit de vote à 16 ans il y a maintenant 10 ans. Une initiative cantonale est, en outre, en cours à Neuchâtel pour un droit de vote à 16 ans sur demande.

Un postulat sera donc déposé aujourd’hui au Parlement vaudois par la députée Les Verts Léonore Porchet.

Communiqué 2018

L’Aquarius doit pouvoir naviguer !

Sur proposition des Verts, une résolution sera discutée demain au Grand conseil vaudois pour que le Canton de Vaud soutienne les efforts faits, au plan fédéral, pour que l’Aquarius puisse battre pavillon suisse et ainsi continuer à naviguer et remplir sa mission humanitaire en Méditerranée.

Depuis sa mise en service en février 2016, l’Aquarius, bateau de sauvetage en mer des ONG SOS Méditerranée et Médecins sans frontières, aurait porté secours à quelque 30’000 migrants en près de 230 opérations de sauvetage. Malheureusement, en raison de différentes manœuvres politiques, les Etats de Gibraltar et du Panama ont successivement donné puis retiré leur pavillon laissant aujourd’hui l’Aquarius à quai au port de Marseille.

Comme la loi fédérale du 23 septembre 1953 sur la navigation maritime sous pavillon suisse permettrait au Conseil fédéral de conférer pavillon suisse à l’Aquarius lui permettant ainsi de reprendre la mer afin d’assurer sa mission humanitaire de première importance, une résolution sera discutée demain au Parlement vaudois, sur proposition des Verts, afin de soutenir tous les efforts faits pour aller dans ce sens.

Il est en effet inacceptable que des milliers de vie se noient ainsi dans les eaux internationales aux portes de l’Europe. Offrir le pavillon suisse permettrait à l’embarcation de naviguer, sans pour autant donner à ses passagers le moindre droit à un traitement de faveur particulier en matière du droit d’asile dans notre pays, ce qui devrait rassurer les derniers sceptiques tout à droite de l’hémicycle.

Cette initiative vaudoise vient, notamment, en appui aux interpellations urgentes déposées fin septembre par des Conseillers nationaux de tous partis (PLR, PDC, SOC et Verts) pour demander urgemment au Conseil Fédéral d’offrir pavillon à l’Aquarius en vertu de l’art. 35 LNM. Une pétition munie de plus de 25’000 signatures en 10 jours a en outre été également remise le 9 octobre dernier par un citoyen vaudois aux autorités fédérales.

En cas de vote positif, les Verts invitent le Conseil d’Etat à relayer sans tarder le contenu de cette prise de position au Conseil fédéral afin de faire avancer les choses, l’urgence étant pressante.

Communiqué 2018

Vaud – Arabie Saoudite : une promotion économique à n’importe quel prix ?

Il y a un peu plus d’un an, les Verts vaudois dénonçaient, par voie de communiqué[1], la présence du ministre Philippe Leuba aux côtés du conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann lors de son voyage en Arabie Saoudite. S’ils dénonçaient alors le signe ainsi donné de la poursuite d’une politique de promotion économique faisant fi de toute éthique, ce voyage prend aujourd’hui une dimension de gravité supplémentaire à l’heure de l’affaire Khashoggi. Le député des Verts Raphael Mahaim intervient donc aujourd’hui au Parlement vaudois pour connaître les relations exactes entretenues entre le canton de Vaud et l’Arabie Saoudite, et si les démarches de promotion économique engagées sont vouées à continuer dans ces conditions.

En été 2017, soit il y a un peu plus d’un an, le Conseiller d’Etat en charge de l’économie, Philippe Leuba, s’était rendu en Arabie Saoudite, en compagnie du Conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann, pour un voyage de représentation dans le cadre de la promotion économique vaudoise. Les Verts vaudois avaient alors déjà critiqué ce voyage qui n’était à leur sens ni nécessaire ni souhaitable compte tenu des graves violations des droits fondamentaux perpétrés par cet Etat à l’égard des minorités, des femmes, etc. Le principal concerné avait alors, dans la presse, défendu « un voyage à vocation économique et une politique de dialogue » avec cet Etat.

Alors que l’affaire Khashoggi (du nom de ce journaliste saoudien dissident assassiné de façon barbare dans le consulat saoudien à Istanbul) agite désormais le monde, de nombreux Etats ont déjà annoncé vouloir revoir, désormais, leurs relations économiques et diplomatiques avec l’Arabie Saoudite. C’est pourquoi le député des Verts Raphael Mahaim interpelle aujourd’hui le Conseil d’Etat pour connaître sa position sur la question et connaître les relations exactes actuellement entretenues par le Canton avec ce pays. Les Verts aimeraient ainsi connaître les suites, s’il y en a eu, du voyage de Philippe Leuba en Arabie en 2017 ; savoir si ce pays est toujours la cible d’actions de promotion économique soutenues par l’Etat de Vaud ; si le Conseil d’Etat entend poursuivre, dans les conditions actuelles,  d’éventuelles démarches de promotion économique avec cet Etat ; et enfin, s’il devait y avoir à l’avenir encore des contacts avec des représentants de cet Etat, si le Conseil d’Etat fera alors entendre sa réprobation face aux violations des droits fondamentaux perpétrées par cet Etat et en particulier sur l’assassinat de M. Khashoggi ?

[1] http://www.verts-vd.ch/blog/2017/07/voyage-initiatique-pour-un-ministre-vaudois/

Communiqué 2018

LRNSS : L’initiative « Pour un canton de Vaud sans extraction d’hydrocarbures » toujours aussi nécessaire

Alors que la commission compétente du Grand Conseil vaudois a terminé ses travaux début septembre, et que les débats sur la Loi sur les ressources naturelles du sous-sol (LRNSS), contre-projet à son initiative, débuteront bientôt, le comité d’initiative entend maintenir son texte. En effet, si la proposition de loi a certes été améliorée, prévoyant désormais une interdiction d’extraction des hydrocarbures non conventionnels (gaz de schiste, « tight gaz » et gaz de couches), cela reste insuffisant. Le comité d’initiative reste donc résolu à maintenir son texte afin que l’extraction d’hydrocarbures sous toutes ses formes soit bel et bien définitivement interdite dans notre canton.

Réunis en séance extraordinaire, le comité d’initiative « Pour un canton de Vaud sans extraction d’hydrocarbures » a discuté des récents développements en lien avec le dépôt de son texte en juillet de l’an dernier. Après la communication par la commission ad hoc du Grand conseil début septembre de la fin de ses travaux, et la publication toute récente des rapports de commission, le comité a souhaité faire un point sur la situation et arrêter sa position avant le début des débats en plénum au Parlement vaudois.

Si la majorité de droite semble avoir fait un premier pas en direction de l’initiative en proposant l’interdiction de la recherche et de l’extraction des hydrocarbures non conventionnels, laissant toutefois une porte ouverte pour d’éventuelles « découvertes fortuites », les hydrocarbures conventionnels pourraient cependant encore être librement extraits, avec un système de compensation des émissions de CO2 qui s’apparente fort à une usine à gaz. Le comité d’initiative voit dans la porte ouverte laissée à l’extraction d’hydrocarbures conventionnels, et dans la tentative d’encadrer les potentielles « découvertes fortuites », un danger à prendre sérieusement en considération, et ne souhaite ainsi pas ouvrir la boîte de pandore. Le plus sûr pour les Vaudoises, les Vaudois, leur qualité de vie et l’environnement, reste d’interdire purement et simplement la prospection et l’extraction de toute formes d’hydrocarbures quelles qu’elles soient. Le dernier rapport du GIEC paru récemment disait d’ailleurs explicitement que la lutte contre le réchauffement climatique impose de laisser les hydrocarbures dans le sol pour éviter de franchir le seuil des 1,5 degré de réchauffement.

En cela, la proposition de la minorité de la commission d’inscrire clairement ladite interdiction dans la loi pourrait constituer une condition minimale pour envisager un éventuel retrait du texte, quand bien même la voie constitutionnelle reste bien plus sûre et solide que la simple inscription dans une loi, aisément modifiable au gré des majorité parlementaires.

La voie de la votation populaire reste donc, à ce stade, la plus pertinente pour protéger au mieux et le plus durablement possible la population et l’environnement vaudois. Le comité d’initiative se réunira cependant une dernière fois une fois les travaux parlementaires terminés, afin de prendre une décision définitive quant au maintien ou au retrait du texte.

 

Communiqué du Comité d’initiative “Pour un canton de Vaud sans extraction d’hydrocarbures”

Communiqué 2018

Opération Vivaldi : en avant la musique pour le tourisme 4 saisons !

Grâce à une motion des Verts vaudois, l’opération Vivaldi sera lancée demain au Parlement vaudois, destinée à réorienter le tourisme actuellement pratiqué dans les stations de montagne et moyenne montagne. La motion propose d’étendre la démarche « Alpes 2020 » au Jura vaudois et propose, notamment, d’affecter l’argent initialement prévu par le Canton pour les JO2026 à cette réorientation.

Comme annoncé lors de leur conférence de presse de rentrée le jeudi 23 août dernier, les Verts vaudois enclencheront demain, par voie de motion, l’opération Vivaldi visant à réorienter le tourisme alpin actuel vers un tourisme 4 saisons dans les stations vaudoises.

En effet, en 20 ans, un territoire grand comme la surface du canton du Valais a perdu pratiquement tout enneigement ! Ce recul ne touche pas seulement les zones d’enneigement légendairement faibles mais aussi celles jusque-là considérées comme « éternelles ». Dans notre canton, entre 1995 et 2017, le massif du Jura a perdu 24 % de sa couverture neigeuse.

Il devient urgent de tenir compte de ce changement de paradigme qui va rapidement impacter le dynamisme de certaines communes de montagne, que ce soit dans les Alpes ou dans le Jura. Si pour plusieurs stations vaudoises, participant à la vision « Alpes vaudoises 2020 » notamment, une adaptation de l’offre touristique est déjà en cours, il serait nécessaire d’élargir cet effort, spécialement au Jura, particulièrement affecté par les changements climatiques.

C’est pourquoi les Verts demandent aujourd’hui une mise à jour la Stratégie élaborée en 2013 pour les Alpes, pour élargir la démarche à l’ensemble du Canton, et notamment inclure les stations du Jura vaudois. L’objectif prioritaire devrait, en outre, et pour tenir compte des dérèglements climatiques allant en s’aggravant, viser à favoriser la transition vers un tourisme moins dépendant de la neige (tourisme « 4-saisons »).

Enfin, puisque le Conseil d’Etat était prêt à soutenir l’organisation des Jeux Olympiques d’hiver 2026 en engageant plusieurs millions pour des infrastructures et pour garantir la sécurité durant les évènements, et que ces jeux ont été abandonnés, les montants en question devraient désormais être affectés à cette reconversion vers un tourisme moins dépendant de la neige.

Les Verts demandent donc concrètement au Conseil d’État :
–    un programme spécifique et complémentaire aux soutiens inscrits dans la LADE en faveur des régions de montagne du canton visant à favoriser la transition vers un tourisme moins dépendant de la neige (tourisme « 4-saisons ») ;
–    la création d’un fonds spécifique permettant de soutenir des démarches locales pour développer le tourisme « 4-saisons » ;
–    le conditionnement de ce financement à l’établissement d’un projet territorial porté par les partenaires locaux concernés ;
–    un règlement indiquant les conditions et modalités d’octroi de ces soutiens.

Communiqué 2018

Votation du 25.11.18: S’opposer à un affaiblissement accru de nos droits

Les Verts vaudois, réunis hier soir en comité élargi, recommandent aux Vaudoises et aux Vaudois de rejeter, le dimanche 25 novembre prochain, l’initiative contre les droits humains de l’UDC ainsi que la nouvelle base légale de surveillance des assurés, et d’accepter l’initiative « Vaches à cornes ».

NON à l’initiative de l’UDC

Encore une fois, l’UDC joue avec les mots pour dépeindre une réalité bien éloignée de ce qu’elle est véritablement. En faisant apparaître le terme de « juges étrangers » dans l’intitulé de son initiative, ce parti donne l’impression que la Suisse serait soumise à des dictats extérieurs, en oubliant de préciser que les juges en question, siégeant au sein de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH), sont nommés par et pour tous les pays et que la Suisse dispose donc bel et bien d’un juge suisse (2 même en l’occurrence actuellement), compétent pour tous les cas touchant à notre pays. En outre, il est naïf de penser que nos tribunaux puissent être infaillibles et omniscients par le simple fait d’être suisses, et la CEDH assure une voie de recours possible, renforçant ainsi le respect des droits et libertés individuels, en Suisse également. Enfin, la souveraineté nationale et les droits populaires sont bel et bien d’ores et déjà garantis (contrairement à ce que le terme « autodétermination » choisi par l’UDC tente de suggérer) puisque toute adhésion à une organisation internationale, ou qui entraîne une unification multilatérale du droit, ou toute adhésion à des communautés supranationales ou à des organisations de sécurité collective sont soumises au référendum, facultatif ou obligatoire. Nos droits sont donc, dans le système actuel, préservés, c’est pourquoi les Verts vaudois recommandent le rejet de ce texte qui, lui, les affaiblirait en cas d’acceptation.

NON à la base légale pour la surveillance des assurés

Les Verts vaudois recommandent au peuple de refuser la nouvelle base légale permettant la surveillance des assurés. En effet, cette modification représente une atteinte à la sphère privée individuelle et, étant donné la latitude d’interprétation laissée dans sa formulation, ouvre grand la porte aux accusations infondées, engendrant de longs combats pour les personnes mises en cause injustement et ne disposant pas de moyens équivalents pour se défendre. Il est en outre piquant de noter que, peu avant le vote sur cette modification de loi, une autre modification avait été envisagée à l’égard des fraudeurs fiscaux et que cette modification a été abandonnée. Si l’enjeu était donc véritablement de récupérer l’argent des contribuables, une telle modification aurait dû largement passer la rampe, recelant des montants bien plus conséquents. A noter enfin que ce changement donnerait aux assurances sociales des prérogatives supérieures à celles dont jouit la police et les autorités judiciaires, obligées d’obtenir une autorisation du Ministère public pour toute surveillance dans des lieux publics, voire ensuite du Tribunal des mesures de contrainte pour la pousser plus en avant, alors qu’ici aucune autorisation ne serait nécessaire à moins de recourir à un GPS.

OUI à l’initiative « vaches à cornes »

Il faut rappeler que l’initiative demande, non l’interdiction de l’écornage pour celles et ceux qui la pratiquent, mais simplement la prise en compte, par des aides ciblées supplémentaires, des frais plus importants liés à la conservation d’un cheptel de vaches à cornes. En effet, dans ce cas une stabulation libre des bêtes et une attention supplémentaire accordée à leurs déplacements s’avèrent nécessaires. Il s’agit donc également de valoriser un mode d’élevage pratiqué dans le respect des animaux.

Communiqué 2018

Un 2ème pas important vers l’abandon du glyphosate

Après le rapport du Conseil d’Etat vaudois, en juillet dernier, suite à la motion du député des Verts Yves Ferrari, demandant que soient prises toutes les mesures possibles pour stopper la vente et l’utilisation de produits à base de glyphosate, le Conseil national accepte aujourd’hui le postulat d’Adèle Thorens Goumaz pour étudier l’opportunité et les modalités d’une sortie progressive du glyphosate. Une tendance qui va dans la bonne direction pour sortir définitivement de ce pesticide dangereux !

Alors que le 20 mars 2015, l’OMS, par le biais du Centre international de recherche sur le cancer, reconnaissait le caractère de « cancérogène probable pour l’Homme » de cette substance, le Conseil national reconnait aujourd’hui, lui aussi, l’importance de chercher des alternatives à ce dangereux pesticide, dont une étude américaine vient en outre de montrer l’impact négatif sur la santé des abeilles.

Les Verts saluent l’acceptation en session du postulat d’Adèle Thorens Goumaz demandant au Conseil fédéral d’étudier l’opportunité et les modalités d’un plan de sortie progressif du glyphosate, en dialogue avec les milieux concernés, en particulier les milieux agricoles.

Il s’agit là d’une décision importante étant donné qu’il est reconnu que cet herbicide peut affecter toutes les cellules vivantes, y compris humaines, et que des résidus ont d’ailleurs été trouvés dans les urines de 37,5% des Suisse récemment par l’émission ABE de la RTS. L’Office fédéral de la sécurité alimentaire (OSAV) en a d’ailleurs également trouvé des traces dans à peu près toutes les catégories de denrées alimentaires testées, dont du miel ou des vins suisses. Cela montre que si l’utilisation du glyphosate est certes mieux cadrée par la politique agricole de notre pays qu’à l’étranger, elle n’empêche pas les problèmes posés par ce produit (à l’embouchure du Boiron le taux de glyphosate était 60 fois supérieur à la norme en 2016). Il devrait donc être remplacé, à chaque fois que c’est possible et, à terme, complètement, par des alternatives plus respectueuses de l’homme et de la nature. La France a annoncé qu’elle comptait s’émanciper du glyphosate dans les années qui viennent. En Suisse, plusieurs cantons et de nombreuses communes sont sur la même voie.

Après cette victoire d’étape, fruit du travail remarquable de leur conseillère nationale, les Verts vaudois vont continuer à s’engager pour une sortie définitive du glyphosate de notre agriculture et de nos assiette.