Communiqué 2018

Cultiver en ville pour produire et manger local

Le souci, au sein de notre population, de manger toujours plus d’aliments de proximité va grandissant, de même que la volonté de resserrer les liens entre ville et campagne. Mais les surfaces agricoles à la campagne ne sont pas illimitées. La récente modification de l’article 104 de la Constitution fédérale relative à l’agriculture permet désormais de valoriser l’agriculture indigène et ses produits par un renforcement des liens ville-campagne. L’agriculture peut ainsi partir à la conquête des villes. Séverine Evéquoz, députée verte, demande donc au Conseil d’Etat de fixer le cadre nécessaire au développement de politiques agricoles urbaines et péri-urbaines dans notre canton.

Alors que la population demande de plus en plus à pouvoir s’alimenter localement, privilégie les circuits courts, et que les urbains cherchent à se rapprocher des campagnes, de nombres projets d’agriculture urbaine et péri-urbaine ont commencé à être lancés. Situés à l’orée des agglomérations et parfois des villages, ces projets riches et variés incluent des productions maraîchères, des activités pédagogiques, des rencontres conviviales, l’éducation des plus jeunes. Au-delà de l’approvisionnement alimentaire, les activités proposées participent ainsi à resserrer les liens entre la ville et la campagne, et entre les producteurs et les consommateurs.

Si la récente modification de l’article 104 de la Constitution suisse relatif à l’agriculture va dans le sens de ces initiatives et les promeut, il manque encore toutefois le cadre nécessaire permettant le développement de projets pérennes. Nombre d’acteurs ne sont tout simplement pas informés des possibilités qui s’offrent à eux.

Pourtant des outils de politique agricole existent, permettant de soutenir des initiatives collectives de projet (tels que les Projets de Développement Régionaux, les Plans de Développement de l’Espace Rural ; les projets menés dans le cadre de l’Ordonnance sur la promotion de la qualité et de la durabilité dans le secteur agroalimentaire ; les projets soutenus par le Programme Ressources (art.77a et 77b LAgr) ou encore les Contributions à la qualité du paysage via les PER).

La députée verte Séverine Evéquoz demande donc au Conseil d’Etat, avec des députés de tous bords politiques, de dresser un rapport sur l’opportunité d’introduire, dans notre canton, les mesures suivantes pour soutenir les efforts naissants en matière d’agriculture urbaine et, surtout, les pérenniser :

-impulser le développement de politiques agricoles urbaines et péri-urbaines, notamment en travaillant avec les agglomérations et les communes, les associations agricoles et organes de vulgarisation et les particuliers à l’échelle des régions.

-développer un guichet cantonal permettant de conseiller et guider les porteurs de projets dans le but d’encourager activement la mise sur pied de projets innovants et projets passerelles entre ville et campagne. Il s’agit concrètement d’encourager concrètement le montage de dossiers, d’accompagner leur développement et aider, dans la mesure du possible, leur mise en œuvre. Il s’agirait aussi de garantir une cohérence des dossiers, afin de permettre leur dépôt auprès des instances fédérales.

-renforcer le secteur primaire en lien avec l’évolution de l’économie et de ses nouvelles opportunités numériques (économie de partage et collaborative)

Communiqué 2018

GCVD : Hôpital Riviera-Chablais et transports publics « sous perfusion » : les députés Verts interrogent le Gouvernement vaudois

A 15 mois seulement de l’ouverture du nouvel hôpital inter-cantonal Riviera-Chablais (HRC) de Rennaz et 2 semaines après la votation populaire qui a vu le refus du passage des trolleybus VMCV à travers Villeneuve en direction de l’hôpital de 240 lits, cinq député-e-s Verts, dont les « régionaux » de l’étape, poseront demain mardi 5 questions orales sur ce sujet au gouvernement.

Il y a bien urgence, à leurs yeux, que le Conseil d’Etat apporte des garanties quant à la recherche de nouvelles solutions pour des transports publics efficaces et efficients à destination de l’Hôpital de Rennaz et cela dès sa mise en service prévue le 1er juillet 2019.

Les questions portent sur :

–             le réaménagement à prévoir de la place de la Gare de Villeneuve et de ses alentours, en coordination avec la commune ;

–             l’adaptation de la Gare CFF à la Loi sur les personnes en situation de handicap avec la création d’une rampe au lieu d’un escalier de 30 marches ;

–             le plan « B » du Conseil d’Etat après le refus des Villeneuvois-es de laisser passer le trolleybus sans fil à la rue des Remparts, ainsi que l’organisation du transfert modal à la Gare de Villeneuve ;

–             une meilleure coordination à prévoir entre les compagnies de transports publics de la Riviera (VMCV) et du Chablais (TPC) avec la recherche de synergies au niveau des horaires, notamment ;

–             l’intégration des besoins des habitantes et habitants et usagères et usagers des villages et des villes de la plaine du Rhône vaudoise et valaisanne dans la planification des transports publics à destination de l’hôpital HRC.

Le groupe des Verts du Grand Conseil restera extrêmement attentif au respect des engagements pris par le Gouvernement vaudois de tout mettre en œuvre pour sortir l’hôpital HRC de son isolement géographique en matière de transports publics et de mobilité douce et cela dès le premier jour de son ouverture.

Communiqué 2018

Sion 2026 : une participation vaudoise toujours aussi opaque

Le Conseil d’Etat répond aujourd’hui à l’interpellation déposée par le chef du groupe des Verts au Grand Conseil, Vassilis Venizelos, en novembre dernier tentant d’y voir plus clair dans les implications démocratiques et financières de la participation vaudoise au projet de jeux olympiques à Sion en 2026. Les Verts sont déçus de la réponse reçue qui ne fait qu’entretenir le flou autour des véritables coûts engagés et confirme la volonté du Conseil d’Etat de soustraire tout vote à la population vaudoise alors même qu’elle financera par ses impôts le soutien à ces jeux.

Les Verts continuent à regarder avec scepticisme et inquiétude le soutien apporté par le Conseil d’État vaudois au projet de Jeux Olympiques d’hiver 2026 en Suisse Occidentale. En novembre dernier, leur chef de groupe au Grand Conseil, Vassilis Venizelos, avait déposé une interpellation intitulée « De l’argent et des Jeux » afin de tenter d’y voir plus clair sur les implications, démocratiques et financières, d’un tel soutien. Si le Conseil d’Etat lui répond aujourd’hui, il fait totalement abstraction de toute réponse quant aux coûts à attendre en termes de sécurité pour la participation à un tel événement. Il botte en effet en touche en disant que cette question serait actuellement en cours de discussion au sein de la CCDJP et de la CdC, sans donner plus d’informations. Par ailleurs, le Conseil d’Etat ne donne aucune indication sur les coûts de sécurité qui seront à la charge des communes vaudoises, ni même si ces dernières ont été consultées à cet effet.

En outre, les Verts continuent de s’étonner du fait que le Conseil d’Etat entende susciter un engouement populaire autour du projet alors même qu’il confirme son refus clair et net de soumettre la participation vaudoise au vote, alors que cela aurait pu lui donner une crédibilité démocratique forte.

Les Verts continuent donc de penser que le million promis serait bien mieux investi dans une réelle reconversion de notre tourisme de montagne vers plus de durabilité.

Communiqué 2018

Comptes 2017 : l’avenir s’annonce serein

Après la présentation, ce matin, des comptes 2017 du canton de Vaud, les Verts se félicitent de l’état de la situation financière cantonale qui affiche une stabilité remarquable, témoin de la bonne gestion financière du gouvernement à majorité rose-verte. Si l’urgence climatique n’est toujours pas à l’ordre du jour des priorités, le gouvernement répond aux besoins sociaux avérés et accorde une aide, comme le demandaient les Verts, aux communes pour faire face à l’introduction précoce dans notre canton de la RIE III.

Les Verts se réjouissent que le canton bénéficie toujours d’une excellente santé financière, avec un confortable bénéfice annoncé qui lui permet de tenir ses promesses et d’investir dans l’avenir tout en répondant aux besoins actuels. Les Verts saluent ainsi, d’une part, les investissements réalisés dans la diversification du tissu économique vaudois avec un renforcement des programmes liés aux biotechs et aux cleantechs. D’autre part, l’aide accordée aux communes pour faire face à l’introduction précoce de la RIE III cantonale, soutien demandé par voie de postulat par les Verts au Grand conseil en 2014 déjà, est également réjouissant. Les Verts sont également satisfaits de l’aide apportée aux communes devant faire face aux importants frais incombant lors de la survenue de fouilles sur le territoire communal.

L’excellente maîtrise de la dette, des charges, des coûts et du budget par la majorité rose-verte, ainsi que les confortables rentrées fiscales, permettent donc au canton de continuer à investir et à aller de l’avant, tout en faisant face aux dépenses immédiates nécessaires à la solidarité en lien avec la démographie et les besoins cantonaux. En effet, les besoins sociaux et en matière de santé sont avérés, ce d’autant plus que l’augmentation récemment annoncée des primes d’assurance maladies fera peser sur le canton un poids plus lourd à l’avenir, qui est ainsi anticipé.

Seul bémol au tableau, le bénéfice de cette année ne sert ni à la protection de la nature ni à répondre à l’urgence climatique. Des efforts minimaux sont investis dans la stratégie énergétique pour coller aux évolutions fédérales mais le climat et l’environnement ne semblent définitivement pas être des priorités. Les Verts auraient espéré que, grâce aux bénéfices réalisés cette année, un petit coup de pouce, par des préfinancements ou des amortissements non-planifiés, aient aussi pu être apportés dans des programmes favorisant la biodiversité, luttant contre les dérèglements climatiques, etc., mais il n’en est rien.

Communiqué 2018

Indépendance des médias: La presse toujours plus menacée de devenir outil de propagande

Nous apprenons aujourd’hui la reprise, par le groupe de médias de Christoph Blocher, du journal gratuit « Lausanne Cités » (ainsi que de son pendant genevois « GHI »). Cette nouvelle inquiète les Verts car les journaux gratuits sont, pour une partie de la population, la seule source d’information papier dont elle bénéficie. Ces journaux ne devraient donc en aucun cas devenir des outils de propagande. Il est grand temps que le monde politique empoigne la question brûlante de l’indépendance des médias afin de trouver des solutions pour garantir, comme dans le domaine audio- et télévisuel, indépendance, objectivité et représentativité face à la main mise toujours croissante des intérêts privés et économiques sur la presse écrite.

La démocratie directe a besoin de citoyennes et citoyens informés. Une information objective et étayée est fondamentale dans notre système politique afin que nous puissions, chacune et chacun, prendre nos décisions en conscience et voter en connaissance de cause. C’est pourquoi les Verts tiennent à des médias divers de qualité. Si beaucoup s’informent par la télévision ou la radio, nombre de nos concitoyennes et concitoyens recourent à la presse écrite et, parmi ceux-ci, un grand nombre se fie aux journaux gratuits. Il est donc inconcevable, comme nous l’apprenons aujourd’hui, que le « Lausanne Cités » court le risque, ayant été racheté par le groupe de médias aux mains de Christoph Blocher, de devenir un instrument de propagande aux dépens de l’information locale objective et étayée qu’il contenait jusque-là.

Cet épisode n’est qu’une étape de plus franchie dans la course à la captation des médias par des intérêts privés. L’information, soumise à un impératif de rentabilité à tous prix et aux vues particulières de ses propriétaires, est de plus en plus mise sous pression et il devient de plus en plus difficile, en laissant libre cours à la sacro-sainte loi du marché, de garantir l’exercice libre et informé de la démocratie pourtant vitale à la Suisse.

Les Verts en appellent donc à revoir urgemment les règles du jeu médiatique en Suisse et dans notre canton et à envisager, comme pour les médias télévisuels et audiovisuels, un subventionnement, public ou parapublic, pour garantir qu’un minimum d’information locale indépendante puisse subsister face aux pressions toujours croissantes qui pèsent sur ce domaine. Il n’est pas possible de regarder ainsi sans rien faire davantage de titres chers aux Vaudoises et aux Vaudois disparaître ou passer en mains privées intéressées.

Les Verts témoignent, en outre, de leur soutien aux journalistes du « Lausanne Cités » et espèrent vivement que ce rachat n’engendrera pas de restructurations et de suppressions de postes et qu’ils pourront continuer à faire leur travail dans les meilleures conditions possibles pour l’activité journalistique.

Communiqué 2018

Ni poubelle ni javel pour les aliments invendus

Alors que le gaspillage alimentaire atteint des sommets, en particulier en Suisse, une pratique ayant cours dans notre canton choque : il s’agit de rendre impropre à la consommation les invendus de grandes surfaces, notamment en déversant de l’eau de javel dans les conteneurs qui les collectent. Socialement et écologiquement, une telle mesure est inadmissible. C’est pourquoi la députée verte Nathalie Jaccard intervient aujourd’hui au Grand conseil.

Chaque année en Suisse, près de 94 kg de nourriture par habitant sont jetés et détruits, malgré les efforts déployés pour lutter contre le gaspillage alimentaire à toutes les échelles.  Mais le plus inadmissible est de rendre volontairement impropre à la consommation les invendus des grandes surfaces, notamment en déversant sur eux de la javel. Cette pratique, empêchant que ces restes puissent être récupérés et consommés, touche directement notre canton. Les invendus représentant non moins de 10% de la nourriture jetée annuellement. Cette pratique devrait être désormais proscrite tant elle heurte la sensibilité sociale et écologique.

Plusieurs états voisins, tels la France ou la Belgique, ont d’ailleurs rendu cette manière de faire illégale et obligent à redistribuer ou recycler les aliments invendus. Il est en effet tout à fait possible de stocker les denrées alimentaires concernées dans de parfaites conditions d’hygiène afin de les mettre à disposition des organisations caritatives, ou alors de recycler les aliments qui ne peuvent plus être consommés par les humains pour en faire bénéficier les animaux, une fois reconditionnés pour eux, ou encore, au pire, de les composter, voire de les méthaniser.

Face à l’ampleur du problème, les nombreuses solutions alternatives existantes, et surtout l’importance des besoins patents dans notre canton dont témoignent des organismes venant en aide aux personnes défavorisées tels que Mère Sofia, il est urgent d’agir ! La députée verte Nathalie Jaccard demande donc au Conseil d’Etat d’étudier l’opportunité et les possibilités de faire interdire, dans notre canton, toute pratique visant à rendre impropre à la consommation et au compostage les invendus des grandes surfaces et de mettre en place des mesures concrètes afin de permettre de faciliter la redistribution et le recyclage des invendus.

Communiqué 2018

Biodiversité : Le printemps sera-t-il silencieux ?

 

De récentes études montrent qu’un tiers de oiseaux ont disparu de nos contrées au cours des 15 dernières années. Loin d’être anecdotiques, ces disparitions mettent en exergue une catastrophe écologique prochaine si rien ne change dans l’utilisation des pesticides apparemment responsable de ces décès en masse. Il est plus urgent que jamais de revoir le modèle d’agriculture intensive encore trop pratiqué dans nos régions. Les Verts interpellent donc aujourd’hui le Conseil d’Etat pour savoir comment il entend relever le défi de la préservation de la biodiversité et du changement de pratiques agricoles.

Deux récentes études menées en France par le CNRS et le Muséum national d’histoire naturelle démontrent qu’un tiers des populations d’oiseaux ont disparu des régions agricoles ces quinze dernières années. Les scientifiques ont alerté cette semaine le monde politique en parlant d’une situation « proche de la catastrophe écologique ». Ce phénomène ne s’observe pas avec la même intensité dans les autres milieux, ce qui a amené les chercheurs à faire le lien entre ce déclin et l’utilisation de certains pesticides dans l’agriculture intensive. L’usage de certains engrais a des effets sur les plantes et les insectes et l’abandon de certaines pratiques a semble-t-il réduit l’habitat des oiseaux (haies, bosquets, …). L’étalement de l’urbanisation aggrave aussi la situation.

Ces observations ont encore plus récemment été confirmées au niveau suisse par la voix du porte-parole de la Station ornithologique suisse. Le nombre d’alouettes des champs a par exemple diminué chez nous de moitié en vingt-cinq ans. Il est donc légitime de se poser la question de ces disparitions pour le canton de Vaud, où l’agriculture conventionnelle est encore largement majoritaire.

Les Verts interpellent donc aujourd’hui le Conseil d’Etat par la voix de leur chef de groupe, Vassilis Venizelos, pour savoir si des études ont également été menées dans le canton de Vaud et s’il est donc possible de confirmer les disparitions massives observées en France et ailleurs en Suisse. Ils souhaiteraient également que le Conseil d’Etat renforce sa politique de promotion de pratiques agricoles compatibles avec le maintien de la biodiversité et que le service compétent en matière d’agriculture dans le canton participe activement à l’élaboration du plan cantonal de la biodiversité annoncé dans le programme de législature du Conseil d’Etat.

56 ans plus tard, le printemps est-il toujours silencieux ?

Communiqué 2018

Politique énergétique cantonale : il faut aller de l’avant

Les Verts vaudois, par la voix de 6 de leurs député-e-s, déposent aujourd’hui au Grand conseil vaudois toute une série d’interventions parlementaires pour secouer la politique énergétique cantonale et l’adapter suite aux dernières évolutions fédérales en la matière. Il y a en effet encore fort à faire pour aller vers une politique énergétique cantonale ambitieuse.

Les Verts ont toujours eu à cœur de mettre en avant, pour leur canton, une politique énergétique ambitieuse. C’est d’ailleurs aussi la volonté du Conseil d’Etat vaudois qui y a consacré plusieurs actions dans son récent programme de législature. Il s’agit donc maintenant de proposer des pistes concrètes de réalisation ! En outre, la politique énergétique cantonale a été indirectement affectée récemment par des modifications légales intervenues (ou annoncées) au plan fédéral, ainsi que des changements de pratique, par exemple au sein de la Romande Energie. C’est la raison pour laquelle les Verts vaudois, par la voix de 6 de leurs député-e-s, déposent aujourd’hui au Grand conseil plusieurs interventions sur le sujet.

Christian van Singer a ainsi déposé deux interventions : la première, un postulat, est intitulé « A défaut d’un pont cantonal au moins un canot de sauvetage … » et aborde le cas des personnes, le plus souvent des agriculteurs, ayant réalisé des installations photovoltaïques et maintenant pénalisées par les nouvelles dispositions prises par la Romande Energie. La seconde, une motion intitulée « Utiliser au mieux dès 2020 le levier fiscal pour encourager la rénovation énergétique des bâtiments » pour que les propriétaires privés puissent avoir une vision globale et cohérente de la rénovation énergétique de leur bâtiment, et que soit supprimé le frein fiscal actuel les décourageant. Il leur serait ainsi possible d’étaler sur 3 ans la déductibilité fiscale des travaux effectués et Vaud serait ainsi prêt pour 2020, date d’entrée en vigueur de nouvelles dispositions fédérale en la matière.

Anne Baehler Bech a déposé une motion visant à créer un Centre de compétence de la consommation énergétique vaudoise des bâtiments et des ménages. Ce Centre de compétence serait un outil précieux et utile pour tous (collectivités publiques, propriétaires, locataires) pour d’une part regrouper toutes les données existantes sur cette problématique, recenser les mesures d’aide et d’encouragement et d’autre part pour informer sur l’état actuel du parc de bâtiments et de son suivi.

Maurice Mischler a déposé une interpellation intitulée « Quelle énergie pour la digitalisation du canton de Vaud ? » afin que soient pris en compte les défis énergétiques posés par la numérisation toujours croissance de notre société et que des solutions de réduction de leur gourmandise énergétique soient trouvées. Cet enjeu devient crucial alors que le coût de fonctionnement énergétique d’Internet représente environ 2% de la consommation globale d’électricité, et que chaque transaction en bitcoin (qui semble à la mode) consomme 215 KWh (soit autant qu’un ménage américain en une semaine) et qu’on dénombre non moins de 300’000 opérations par jour !

Anne-Laure Botteron a quant à elle déposé un postulat pour rendre publique et favoriser les aides communales encourageant l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables.

Didier Lohri a déposé un postulat intitulé « installations solaires et élimination des batteries d’accumulation » demandant au Conseil d’Etat d’étudier les possibilités de consolider les démarches administratives pour obtenir une autorisation d’installer des panneaux solaires.

Andreas Wüthrich a, enfin, déposé une motion afin de créer les bases légales nécessaires pour que l’approvisionnement en bois, généralement transformé en plaquettes forestières, reste local, par exemple en envisageant une prise en compte maximale des critères écologiques et sociaux dans l’attribution des marchés publics ou en subordonnant l’obtention de subventions au choix préférentiel de bois suisse.

Communiqué 2018

Pour que la volonté des Vaudoises et des Vaudois soit entendue en matière de sortie du nucléaire

Les Verts vaudois demandent que le Canton et les communes prennent position dans le cadre de la consultation fédérale récemment lancée sur les centrales nucléaires et dénoncent les dangers qu’entraîneraient les modifications proposées. En effet, tant la volonté populaire que notre Constitution vont dans le sens d’une sortie du nucléaire et les Verts souhaitent que la claire volonté vaudoise de sortir au plus vite du nucléaire se fasse entendre à Berne.

Les Verts vaudois lancent cette semaine et la suivante des actions concertées sur le plan cantonal (mardi prochain au Parlement) et dans les conseils communaux de nombreuses communes vaudoises (comme, par exemple, Bière, Blonay, Ecublens, La Tour-de-Peilz, Morges, Nyon, Ollon ou encore Yverdon-les-Bains) pour que la voix des Vaudoises et des Vaudois qui se sont prononcés à près de 74% en faveur de la stratégie énergétique 2050 le 21 mai dernier, et à plus de 54% en faveur de l’initiative  “Pour une sortie planifiée du nucléaire” en novembre 2016, soit relayée et respectée.

Or aujourd’hui les autorités fédérales semblent faire fi de cette volonté claire de la population (exprimée à hauteur de 58% à l’échelle du pays), et ont mis en consultation un projet de révision partielle de plusieurs ordonnances en lien avec l’énergie nucléaire et les risques qui lui sont liés. Cette révision prévoit notamment une baisse des exigences sécuritaires pour les centrales, entraînant une prolongation de leur durée d’exploitation, ainsi qu’une augmentation d’un facteur 100 de la dose de radiations admissible pour les accidents fréquents et rares, exposant la population à des risques radiologiques insensés.

Cette révision intervient, par ailleurs, au moment-même où le réacteur I de la centrale de Beznau, la plus vieille du monde encore en activité, vient d’être remis en route après 3 ans d’arrêt. Il s’agit là encore d’une décision irresponsable faisant courir un danger inutile à l’environnement et à la population de notre pays.

La consultation portant sur ces modifications d’ordonnances étant ouverte jusqu’au 17 avril prochain, les Verts vaudois demandent au Conseil d’Etat (par voie d’interpellation) et aux communes (par voie d’interpellation et de résolution) d’y répondre et de se positionner de manière critique face aux dangers qui nous guettent si ces modifications devaient aboutir.

Communiqué 2018

Les réfugiés mineurs non-accompagnés méritent une stratégie cantonale claire

Les Verts vaudois, par la voix de leur députée Séverine Evéquoz, ont aujourd’hui déposé au Parlement vaudois une interpellation pour que le canton définisse enfin une stratégie claire de prise en charge des réfugiés mineurs non-accompagnés (RMNA) alors que la fermeture annoncée du centre d’accueil du Chasseron posent des questions sur leur encadrement.

La baisse du nombre de l’accueil de RMNA dans le canton de Vaud explique, sans doute, l’annonce communiquée de la fermeture prochaine du Chasseron à Lausanne mais cette fermeture pose de nombreuses questions allant bien au-delà des seuls dispositifs d’accueil concrets. La fermeture d’un centre pose en effet également la question du suivi scolaire et social des enfants provoquant un changement d’établissement scolaire, un éloignement des familles de parrainage qui ont finalement pour effet de casser les liens sociaux et de confiance que ces enfants ont potentiellement réussi à reconstruire. Leur formation et leurs possibilités de reconstruction sont ainsi mises en danger.

Il n’y a pas si longtemps, en 2016, suite à une vague de huit tentatives de suicides parmi les RMNA, le Grand Conseil avait alors réaffirmé le droit inaliénable de tous les enfants à bénéficier d’une protection et d’une attention particulière en raison de leur vulnérabilité, tels que la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) le prévoit. Les députés saluaient par voie de résolution largement soutenue les efforts alors consentis par le Conseil d’Etat pour soutenir financièrement l’EVAM dans sa tâche en la matière.

Deux ans plus tard, les défis demeurent, notamment mis en évidence par le large taux de remplacement au sein de la profession parmi les éducatrices et éducateurs qui peinent à accomplir leur travail avec les moyens qui leur sont donnés. Il est donc plus que jamais nécessaire de redéfinir la prise en charge de ces RMNA et de délimiter comment l’organiser et avec quels objectifs. Il sera alors possible d’investir forces et moyens au bon endroit pour sauvegarder la santé des éducatrices et éducateurs actifs auprès d’eux et assurer la meilleure prise en charge possible de ces enfants en situation particulièrement délicate.