Communiqué 2017

JO 2026: Et maintenant, le vote populaire ?

Les Verts vaudois prennent acte de la décision d’aujourd’hui du Conseil fédéral de soutenir, timidement, le projet de Jeux Olympiques d’hiver à Sion en 2026. Ils saluent, par contre, la volonté du Conseil fédéral de permettre aux populations des cantons concernés de se prononcer, ce que les Verts demandent depuis le début. Le volet sécuritaire reste néanmoins le gros point d’interrogation du projet et les Verts interviendront donc au Grand conseil mardi prochain pour obtenir des éclaircissements.

Les Verts vaudois prennent acte du soutien communiqué par le Conseil fédéral aujourd’hui au projet de Jeux Olympiques d’hiver 2026 en Suisse Occidentale. Le soutien est cependant timide et laisse encore de nombreuses questions en suspens, parmi lesquelles la facture sécuritaire. Etant donné que le Conseil fédéral a annoncé que la Confédération ne couvrirait que 20% de ces frais, on peut se demander comment seront financés les 80% restants, et à dans quelles proportions le canton de Vaud devra participer ?

Les Verts saluent, par contre, la volonté du Conseil fédéral de permettre aux populations des cantons concernés par le projet de se prononcer. Les Verts ont toujours défendu l’organisation d’un scrutin populaire qui permette de mesurer le degré de soutien à un tel projet. Ils étaient ainsi intervenus en mai 2016 déjà (Interpellation Venizelos), puis en novembre 2016, au Grand Conseil, sans que cela n’ait pourtant empêché jusque-là le ministre de l’économie et des sports d’engager le Canton dans cette candidature sans le moindre débat populaire. Un tel projet doit pourtant être longuement débattu, tant ses impacts territoriaux, environnementaux et financiers sont lourds. Reste donc maintenant à savoir si le Canton de Vaud entendra le souhait fédéral et prendra enfin les mesures nécessaires à l’expression de la volonté populaire dans notre canton.

Les Verts interviendront donc lors de la rentrée parlementaire, mardi prochain, au Grand conseil, par la voix de leur chef de groupe Vassilis Venizelos, pour demander au Conseil d’Etat des précisions quant à l’aspect sécuritaire du projet de JO (à combien il en estime les coûts et qui en assumera le financement ?), ainsi que ce qu’il compte faire du souhait émis par le Conseil fédéral d’organiser un vote populaire dans le canton.

Communiqué 2017

Budget 2018 de l’Etat de Vaud : De nombreux défis en perspective

Les Verts saluent la présentation, cette année encore, d’un budget équilibré pour le canton. Ils regrettent cependant le manque d’ambition en termes de protection du climat. La Stratégie énergétique 2050 et l’Accord de Paris en appelleraient pourtant à davantage en la matière. Au risque de ne plus pouvoir rattraper le retard pris.

Les Verts vaudois saluent la présentation, une fois encore, d’un budget équilibré pour l’horizon 2018. Le plus gros effort consenti touche aux domaines de la santé et du social. Si cet effort peut en grande partie s’expliquer par l’évolution démographique de la population et le vieillissement des Vaudoises et des Vaudois, il révèle aussi, en creux, l’appauvrissement d’une partie des travailleuses et travailleurs qui, malgré le fait qu’ils aient un travail, peinent à finir leurs fins de mois et nécessitent davantage d’aide de la part du canton. Les milieux patronaux se défaussant toujours plus de leurs responsabilités en matière salariale, et l’inégalité en la matière entre hommes et femmes n’étant toujours pas réalisée, c’est au Canton de compenser. La situation n’est cependant pas durable et il serait souhaitable que les milieux patronaux acceptent enfin de mieux répartir les richesses pour éviter l’éclatement de l’élastique social de plus en plus tendu entre riches et pauvres. De même pour le système de santé, pris en tenailles entre grandes entreprises pharma et caisses maladies qui ne font qu’augmenter les charges à la facture du Canton, dont la réforme, par exemple par l’introduction d’une caisse maladie cantonale, s’avère chaque année plus nécessaire afin de sortir de la spirale du renchérissement des coûts.

En outre, alors que la Stratégie énergétique 2050 a été acceptée par le peuple, et l’Accord de Paris signé par la Suisse, les Verts regrettent le manque d’ambition cantonale en matière de mesures environnementales et de régulation du climat. Si les enjeux climatiques prépondérants actuels ne sont pas sérieusement pris en compte dès maintenant, il sera difficile, plus tard, de compenser les effets de cette bombe à retardement. L’augmentation du budget consacrés à la biodiversité de 2 millions, ainsi que le million affecté à d’autres projets environnementaux, sont certes à saluer, mais ces investissements restent largement insuffisants pour répondre à l’urgence posée.

A noter, enfin, qu’il s’agit là d’un budget de transition, le programme de législature du Conseil d’Etat n’étant pas encore sous toit, ce qui explique sans douter la continuité avec le précédent budget.

Communiqué 2017

Poutres, paille et gesticulations

Les Verts vaudois ont pris acte avec étonnement et consternation de la demande de commission d’enquête parlementaire formulée par des députés UDC et PLR, preuve supplémentaire d’une volonté de la droite vaudoise de faire de l’agitation politique coûte que coûte, plutôt que de travailler dans l’intérêt des Vaudoises et des Vaudois. Les Verts appellent de leurs vœux au retour à un climat politique plus serein et constructif.

La commission d’enquête parlementaire est un outil lourd, onéreux et chronophage, qui n’a été employé qu’à deux reprises ces 20 dernières années dans le canton (une fois en 2001 suites aux scandales sur la gestion des EMS et une fois en 2004 suite à la débâcle de la BCV).  Proposer d’instaurer une telle commission pour traiter de la gestion des établissements de la plaine de l’Orbe (EPO) est, pour les Verts vaudois, une mesure clairement disproportionnée au vu du caractère de la problématique. Cela d’autant plus que le Département en charge du dossier travaille déjà à la résolution des problèmes posés, tout comme les commissions des visiteurs de prisons et de gestion qui se sont saisies de l’affaire.

S’il fallait instaurer une commission d’enquête parlementaire à chaque fois qu’un problème semble être rencontré dans un service ou département, le Parlement vaudois n’aurait plus d’autre tâche que celle de diligenter des enquêtes et de traiter des rapports de ces dernières. Utiliser cet outil à tort et à travers risque d’en affaiblir la portée et le sens, et de le transformer en un épouvantail politique fort peu efficace.

Demander l’instauration d’une telle commission sans même attendre le résultat du travail des commissions de surveillance revient par ailleurs à montrer bien peu de respect pour le travail des institutions politiques vaudoises.

Les Verts regrettent cette proposition d’une partie de la droite vaudoise, énième tentative de jeter de l’huile sur le feu des institutions politiques de notre canton, et d’attaquer aveuglément et avec une agressivité peu commune dans notre système démocratique, celles et ceux qui ne sont pas de leur bord.

La législature vient de commencer, mais si le climat d’agressivité et de lutte partisane stérile que s’emploient à instaurer d’aucuns venait à perdurer, le fonctionnement de l’Etat pourrait s’en trouver affecté, au détriment de l’ensemble de la population vaudoise.

Les Verts appellent donc à un retour à une appréciation plus mesurée de la situation et à un respect du travail parlementaire.

Communiqué 2017

Fiscalité agricole : enfin une éclaircie à l’horizon

Le Conseil d’Etat communique ce jour sa “solution vaudoise” dans le dossier de la fiscalité agricole, moins d’une semaine avant que la commission du Grand Conseil chargée de traiter la motion du député des Verts Raphaël Mahaim ne tienne séance. Cette motion demande au Conseil d’Etat d’utiliser toute sa marge de manœuvre pour réviser la loi cantonale afin d’alléger la facture fiscale frappant les agriculteurs lors de transferts immobiliers. Le projet de directive fiscale du Conseil d’Etat représente, pour les Verts vaudois, une éclaircie bienvenue dans un ciel jusqu’alors bien sombre.

Pour mémoire, la fiscalité agricole a subi un bouleversement majeur lorsque le Tribunal fédéral a rendu un arrêt en décembre 2011 modifiant les règles de calcul de la plus-value lors d’aliénations d’immeubles agricoles. En conséquence, les plus-values réalisées sont considérées comme du revenu imposable : les agriculteurs, qui se voyaient auparavant taxer à hauteur de quelque 7% environ sur la plus-value, devraient dorénavant s’acquitter d’une charge fiscale de près de 50%, si l’on tient compte de l’AVS. Les conséquences pour la transmission de certains domaines familiaux ou lors d’une cessation d’activités (retraite sans repreneur) sont tout simplement catastrophiques, les agriculteurs concernés n’ayant souvent tout simplement pas les liquidités pour faire face à la dette fiscale.

L’ancien Conseiller aux Etats des Vert vaudois, Luc Recordon, a été l’un des premiers à s’engager au niveau fédéral pour que la loi fédérale soit corrigée dans un sens moins inique. Depuis son départ du Conseil des Etats, le dossier n’a fait que s’enliser, pour connaître récemment un épilogue malheureux : les deux Chambres ont été sourdes aux revendications des cantons agricoles, dont en particulier le canton de Vaud. Il faut dire que plusieurs cantons alémaniques connaissent un système différent de taxation, dit moniste, qui n’a pas été affecté par la jurisprudence du Tribunal fédéral.

Les espoirs de modifier la loi fédérale ayant été définitivement enterrés en ce début d’année 2017, le député des Verts au Grand Conseil vaudois Raphaël Mahaim était intervenu par une motion, largement soutenue par tous les partis au Parlement, demandant au Conseil d’Etat d’utiliser la marge de manœuvre laissée par le droit fédéral pour proposer un changement de loi cantonale. Cette intervention parlementaire était le seul texte en suspens contraignant le Conseil d’Etat à agir par la voie législative.

Ce jour, moins d’une semaine avant la séance de commission parlementaire consacrée à la motion Mahaim, le Conseil d’Etat communique sa “solution vaudoise” dans une conférence de presse tenue par le Conseiller d’Etat Pascal Broulis. Le Conseil d’Etat privilégie la publication d’une directive fiscale pour atténuer la rigueur du nouveau régime fiscal découlant de l’arrêt du Tribunal fédéral. En substance, le Conseil d’Etat entend accorder des remises d’impôt (partielles) pour les cas de rigueur et édicte un barème à cet égard : plus la plus-value est faible, plus la remise d’impôt sera proportionnellement élevée. La solution cantonale ne peut logiquement porter que sur l’impôt cantonal (et communal, en espérant que les communes vaudoises s’engagent donc aussi) ; l’impôt fédéral direct et l’AVS resteront perçus conformément à la législation fédérale. Les remises d’impôt seront proposées pour une période transitoire qui devrait durer jusqu’à la fin 2019, afin d’inciter les agriculteurs à adopter d’autres structures juridiques (sociétés commerciales) d’ici à cette date. En outre, le Conseil d’Etat clarifie le cadre légal pour les situations de cessation d’activité ou de transmission à ses descendants : dans de tels cas, un report d’imposition sera prévu (impôt différé).

Pour les Verts vaudois, actifs sur ce dossier depuis plusieurs années, cette directive représente une éclaircie bienvenue dans un ciel bien sombre. Ils examineront plus en détail la solution du Conseil d’Etat ces prochains jours pour voir si elle est entièrement conforme à leurs attentes. 

Communiqué 2017

Conditions de détention dans les porcheries : agir également au niveau fédéral !

Après avoir agi au niveau cantonal pour dénoncer les cas de maltraitance dans certaines porcheries vaudoises et demandé davantage de contrôles afin d’éviter de telles dérives, les Verts vaudois amènent cette problématique au niveau fédéral, et interpellent le Conseil fédéral par la voix de leur conseillère nationale Adèle Thorens.

Suite à plusieurs cas avérés de maltraitances dans certaines porcheries vaudoises, les Verts vaudois ont interpellé à plusieurs reprises le Conseil d’État, demandant à ce que davantage de contrôles soient effectués afin de garantir le respect des normes légales de détention.

Grâce notamment à la pression politique exercée par les Verts, le Conseil d’État a présenté fin août une série de mesures ambitieuses pour renforcer les contrôles et inciter les éleveurs à adopter des méthodes plus respectueuses du bien-être des animaux.

C’est cependant au niveau fédéral que se situe le nœud du problème, car les règles en matière de détention d’animaux d’élevage sont fixées par une ordonnance fédérale.

Les Verts vaudois ont donc décidé d’amener leurs revendications également sur la scène fédérale et ont déposé, par la voix de leur Conseillère nationale Adèle Thorens, une interpellation demandant au Conseil Fédéral de se positionner sur plusieurs points. Adèle Thorens y demande ainsi notamment si les contrôles effectués dans les porcheries de tout le pays sont jugés suffisants, si les règles en matière de détention de cochons sont jugées acceptables et conformes à la loi sur la protection des animaux, et si le Conseil fédéral pourrait envisager d’améliorer ces dispositions afin de garantir le bien-être des animaux d’élevage. La question de la formation des éleveurs ainsi que celle des sanctions en cas de non-respect des règles sont également abordées.

Les Verts vaudois espèrent ainsi franchir un pas supplémentaire en direction d’un élevage véritablement respectueux des animaux.

Communiqué 2017

Les Verts veulent réduire les risques d’escalade de la violence domestique

Les Verts ont tenté, lors du premier débat sur l’exposé des motifs et projets de lois sur l’organisation de la lutte contre la violence domestique, d’ancrer dans la législation le retrait de toute arme du domicile de l’auteur de violences domestiques ainsi que la transmission automatique de ses coordonnées aux organismes chargés de l’accompagner. Ces deux mesures permettraient d’éviter une escalade de la violence dans des contextes restant dangereux pour les victimes et de garantir une protection accrue de ces dernières. La Droite a fait échouer ces deux tentatives mais les Verts reviendront à la charge au second débat.

En matière de violences domestiques, lorsque la Police doit se rendre au domicile de l’auteur des violences pour lui notifier une mesure d’éloignement, il s’agit-là de protéger la victime de ces violences. Toutefois, les armes qui pourraient alors se trouver au domicile et qui y resteraient pourraient représenter une menace persistante pour la victime concernée. Si la législation fédérale autorise la Police à se saisir, dans ces conditions, des armes en question, et qu’il semble que la Gendarmerie vaudoise ait pour pratique de procéder à leur séquestration provisoire, les polices municipales ne semblent pas la pratiquer systématiquement.  Il serait pourtant nécessaire de retirer toute arme du domicile d’une personne ayant fait preuve de violence et pouvant ainsi conserver un moyen de nuisance grave. Ce d’autant plus que près d’un meurtre sur deux dans le contexte familial est le fait d’une arme à feu. A noter que les forces de l’ordre sont elles aussi menacées dans de tels cas puisque le dernier épisode grave en date en la matière, survenu en septembre 2016 sur la riviera vaudoise, a touché une agente de police municipale alors blessée lors d’une intervention à domicile. L’inscription de cette disposition comme nouvel alinéa 4bis à l’article 48 de la loi, proposée par Christian van Singer, permettrait ainsi de garantir encore davantage la sécurité des victimes des violences domestiques, ainsi que des forces de police appelées à intervenir dans ces cas. Cela serait un signal fort eu égard à la cohérence de la loi débattue par les député-e-s pour protéger au mieux les victimes.

Les Verts reviendront également, par la voix de Léonore Porchet, avec leur proposition de transmettre automatiquement les données des auteurs de violences aux organismes chargés de leur proposer un entretien socio-éducatif, et cela même lorsqu’il n’y a pas eu expulsion du domicile. En effet, cet entretien est actuellement proposé à l’auteur, qui devrait ensuite prendre contact de lui-même, alors que le risque de violence continue à planer sur le ménage. Les Verts ne veulent pas de cette barrière supplémentaire dans la prise en charge des auteurs, qui compte sur le bon vouloir de personnes violentes qui ne sont parfois même pas conscientes de leur comportement problématique. Alors que notre canton voit un taux très élevé de récidive (20%), une telle proposition permettrait de briser le cycle de la violence et d’éviter qu’elle ne persiste.

Communiqué 2017

Pour que l’Etat ait cure de notre patrimoine

Les Verts vaudois interpelleront mardi, par la voix de leur député et chef de groupe Vassilis Venizelos, le Conseil d’Etat au sujet du sort réservé aux cures dont la vente avait été annoncée en juillet 2015. Soucieux de la préservation d’un patrimoine inestimable ainsi que des opportunités que certains de ces bâtiments représentent pour les communes et pour d’autres acteurs, les Verts vaudois s’étonnent du silence du gouvernement, et demandent des comptes.

En juillet 2015, le Conseil d’Etat annonçait sa volonté de vendre une vingtaine de cures, dont certaines figurent parmi les plus belles et emblématiques de notre patrimoine. Un calendrier plutôt précis avait été également présenté pour les différentes démarches à venir, prévoyant notamment un décret soumis au Grand Conseil courant 2016 pour les ventes dont le montant dépasserait 1 million de francs.

Quelques bons mois après le passage en 2017, rien n’a cependant encore été présenté au Grand Conseil, et les Verts vaudois s’interrogent aujourd’hui sur la gestion de ce dossier et les suites qui lui ont été données.

Les cures vaudoises sont pour la plupart des bâtiments à la valeur historique et patrimoniale inestimable, qui méritent d’être protégées comme il se doit. Leur affectation future doit de ce fait être réfléchie de manière à conserver au mieux leurs caractéristiques architecturales et culturelles et les solutions de vente présentant le plus d’avantages en ce sens méritent d’être privilégiées.

Pour rompre le mutisme du Conseil d’Etat sur ce dossier et savoir quelles options ont été choisies par le gouvernement quant à la vente de ces bâtiments historiques, les Verts vaudois déposeront mardi au Grand Conseil une interpellation par la voix de leur chef de groupe Vassilis Venizelos. Ils interrogeront notamment le gouvernement sur les avancées de ce dossier et tiennent à savoir si les nombreuses recommandations fournies par Patrimoine Suisse et d’autres acteurs ont été prises en compte, ou le seront à l’avenir si d’autres pans du patrimoine vaudois venaient à être mis en vente.

Si pour Henri IV Paris valait bien une messe, pour les Verts vaudois, le sort des cures vaudoises vaut bien quelques explications.

Communiqué 2017

Porcheries vaudoises – Des mesures, enfin!

 

Dénonciations des infractions, soutien financier aux éleveurs et aux contrôles vétérinaires, formation : après tant d’interventions et de scandales, les Verts saluent les mesures enfin décrétées par le DEIS.

Les Verts sont très satisfaits des mesures annoncées par le Département de l’économie, de l’industrie et des sports (DEIS) ce matin, à savoir l’amélioration des conditions de vie des animaux, l’augmentation des subventions des porcheries « paille et soleil », ainsi qu’un budget doublé alloué aux contrôles vétérinaires. Des mesures qu’ils réclamaient depuis longtemps pour mettre fin à la situation catastrophique dans certaines porcheries du canton et garantir le bien-être des animaux.

Les Verts s’étonnent toutefois qu’il ait fallu, en l’espace d’une année, deux dénonciations largement médiatisées pour que cette situation soit prise en compte et que des mesures concrètes soient mises en place.

Les mesures présentées interviendront aussi bien au niveau du cas particulier de cette dizaine de porcheries qu’au niveau structurel des contrôles vétérinaires et de la formation des éleveurs. Les Verts sont satisfaits que l’organisation de l’élevage porcin soit envisagée dans son ensemble et sur le long terme.

Comme le Conseil d’Etat, les Verts souhaitent que le travail de qualité des agriculteurs soit valorisé et que la confiance des consommatrices et consommateurs dans leur production soit rétablie. Notre qualité de vie dépend également de celle de nos animaux et de notre environnement.

Communiqué 2017

Des mesures qui sentent la naphtaline

Les Verts réagissent avec inquiétude aux mesures pour « soutenir la croissance économique » présentées par les principales organisations économiques vaudoises. Les propositions formulées en vrac font la part belle à un modèle de « croissance à n’importe quel prix » nuisible pour l’environnement et la cohésion sociale. Les Verts souhaitent au contraire voir le modèle économique actuel s’orienter vers plus de durabilité, avec la qualité de vie comme étalon de mesure.

Le catalogue de mesures présenté par les principales organisations économiques vaudoises pour « maintenir l’essor réjouissant de l’économie vaudoise » inquiète les Verts vaudois.

Si certaines mesures préconisées, comme l’adaptation de l’école vaudoise aux défis de l’informatique ou le soutien à l’agriculture, coulent de bon sens et sont d’ailleurs déjà mises en œuvre par le Conseil d’Etat, d’autres laissent pantois.

Autoriser et développer l’extraction d’hydrocarbures, développer les infrastructures routières et les parkings, renoncer à toute forme de fiscalité écologique ou encore s’attaquer au système d’aides sociales, voilà autant de mesures qui semblent tout droit sorties des années 1980 et qui n’ont plus lieu d’être au XXIème siècle.

Les Verts s’opposent fortement à cette volonté de croissance à n’importe quel prix et souhaitent au contraire voir le modèle économique actuel évoluer vers davantage de durabilité, avec une réduction des transports de marchandises par la route, une politique de l’aménagement du territoire protégeant les terres agricoles et les paysages, des mesures de fiscalité écologique ambitieuses et une politique sociale garantissant à toutes et tous une place dans notre société.

Ils veilleront donc à ce que la politique économique cantonale ne prenne pas le chemin d’un retour en arrière désastreux, mais amorce au contraire le virage de la durabilité et d’un respect accru de l’humain et de l’environnement.

Les Verts souhaitent par ailleurs rappeler aux milieux économiques auteurs de ces propositions que certains des principaux atouts de notre canton sont sa qualité de vie, la beauté de ses paysages et la cohésion sociale qui y règne. Des atouts qui doivent être renforcés plutôt que combattus.

En poursuivant le bétonnage des terres agricoles, en augmentant le trafic routier et en brisant un modèle d’aide sociale basé sur la solidarité et la réinsertion des personnes fragilisées, on risque au final d’obtenir un effet contraire à celui escompté, avec en prime une baisse drastique de notre bien le plus précieux : notre qualité de vie.

Communiqué 2017

Une rentrée sous le signe de l’écologie

Les Verts vaudois ont exposé aujourd’hui lors d’une conférence de presse les grands principes de leurs principales lignes d’action politiques pour les prochains mois. Que ce soit en matière d’aménagement du territoire, de conditions de détention des animaux dans les élevages vaudois, de promotion économique ou encore de candidature aux Jeux Olympiques d’hiver 2026, c’est la durabilité que les Verts veulent voir être mise sur le devant de la scène.

Alberto Mocchi, Président des Verts vaudois, a pour commencer insisté sur la volonté des Verts de voir davantage appliqués les principes du développement durable dans la politique vaudoise. « Il est temps de mettre l’écologie au centre de l’agenda politique » a-t-il souligné.

Cette volonté se traduit notamment dans l’aménagement du territoire. Vassilis Venizelos, chef du groupe des Verts au Grand Conseil, a indiqué que le parti serait particulièrement attentif à la LATC, loi d’application cantonale de la loi fédérale sur ce sujet. Il a notamment affirmé que « La volonté populaire de mieux protéger les terres agricoles et les paysages doit être respectée ». Plus généralement, les Verts souhaitent voir une politique du territoire plus axée sur l’intérêt général que sur la défense de quelques intérêts particuliers, avec un engagement fort du canton pour accompagner les communes dans la mise en oeuvre de la loi fédérale.

Autre sujet important pour le parti, celui de la bientraitance animale. « Les règles en matière de détention d’animaux existent, elles doivent être respectées » a clamé Vassilis Venizelos. Les récents évènements jettent l’opprobre sur l’immense majorité des agriculteurs vaudois qui respectent les règles et qui n’ont rien à se reprocher. Les Verts interviendront au Grand Conseil pour que les contrôles soient renforcés dans les élevages porcins et pour que des sanctions soient mises en oeuvre dans les cas les plus graves. À plus long terme, il faudra se pencher également sur les normes en matière de détention, afin d’examiner de quelles manières celles-ci peuvent être améliorées dans le canton, dans l’intérêt des animaux comme des consommateurs et des éleveurs.

Les Verts souhaitent également que la question de la candidature aux Jeux Olympiques d’hiver 2026 soit amplement débattue dans l’espace public et que ce soit au final le peuple qui puisse trancher, à l’image de ce qui s’est fait dans les Grisons. « Une organisation d’une telle ampleur ne saurait être décidée sans un soutien populaire clair » a souligné Gaëlle Lapique, membre du Bureau des Verts vaudois. C’est tout le modèle de développement des Alpes vaudoises, trop basé sur le tourisme hivernal, que les Verts souhaitent voir évoluer. Il s’agit d’aller vers un tourisme plus doux, respectueux de l’environnement et axé sur l’ensemble de l’année.

La politique de promotion économique cantonale méritera également l’attention des Verts vaudois, qui souhaitent que celle-ci se dirige vers plus de durabilité .Pour Alberto Mocchi, « Il est temps d’en finir avec cette politique de la croissance à n’importe quel prix ! ». Les Verts souhaitent que l’on établisse des critères plus stricts en matière de promotion économique et qu’un calcul des coûts et bénéfices en termes d’emploi, d’environnement, d’occupation du sol, de trafic, de rentrées fiscales, notamment, soit effectué pour chaque nouveau projet économique d’envergure, afin de déterminer quels en seraient les avantages et les inconvénients.

D’autres sujets, comme les suites données à l’initiative populaire cantonale « Pour un canton de Vaud sans extraction d’hydrocarbures » ou encore l’initiative sur les soins dentaires et le contre-projet du Conseil d’Etat occuperont une rentrée dans laquelle l’écologie politique jouera les premiers rôles.