Communiqué 2019

Abattage d’arbres majeurs au centre d’Aigle

La municipalité a fait abattre quatre arbres vénérables sans soumettre clairement ses intentions au conseil communal, invoquant la clause d’urgence pour justifier une précipitation qui n’avait aucune raison d’être. Les Vert.e.s du Chablais et d’Aigle,  le PSA, L’Entente Aiglonne, une large majorité de l’UDC et un élu d’AlternativeS se mobilisent.

Alors que partout ailleurs, collectivités ou mouvements citoyens s’interrogent et réagissent aux informations catastrophiques concernant l’effondrement de la biodiversité et les phénomènes météorologiques extrêmes, à Aigle on rase de près… Et c’est sans compter sur le fait que plusieurs projets d’aménagement des parcs de la ville trainent sur les bureaux de la Municipalité depuis 15 ans !

Les basses œuvres de ce lundi 2 décembre concernaient aussi le site des Glariers qui fera l’enjeu d’un référendum spontané en février 2020 : « pour ou contre » la construction d’une salle événementielle à Aigle. On ne sait pas pourquoi les platanes concernés ont été momentanément épargnés. Mais la saga ne s’arrêtera pas car d’autres projets urbanistiques ne doivent pas se réaliser au détriment de la biodiversité dans les années à venir.

Contre le bon sens, on sacrifie des arbres majeurs, nécessaires au micro climat et de grande valeur paysagère. Le développement urbanistique et économique à l’instar des années 1960 se poursuit alors que de plus en plus de monde réclame une réflexion politique systémique et globale pour inclure les enjeux écologiques dans les décisions prises par les autorités. Ça suffit! De tels projets à réaliser ne devraient pas s’exécuter de cette manière.

Gageons que le Chablais, écrin de verdure encore agréable à vivre puisse mener une réflexion sereine et concertée sur le développement de ses localités. Celles-ci subissent aussi des températures résiduelles extrêmes en période estivale. Certes, les épisodes de foehn sont plus nombreux maintenant et une collectivité se doit d’être vigilante aux dangers (y compris écologiques !) en se comportant de façon responsable, soit en ouvrant la discussion avec le conseil communal sur les enjeux d’une telle décision à partir d’une analyse de la situation faite par des spécialistes reconnus et neutres.