Communiqué 2019

Pour une interdiction du plastique à usage unique dans le canton

La production de plastique mondiale a atteint presque 400 millions de tonnes,  dont les déchets finissent en grande partie dans les océans. Mais aussi dans le Léman. Cela met en danger non seulement les écosystèmes aquatiques, mais aussi la santé humaine puisque ces déchets se décomposent en infimes particules de micro plastiques qui finissent par se retrouver dans la chaîne alimentaire.  Alors que de nombreux pays ont interdit, ces dernières années, le plastique à usage unique, et que la vielle de Genève a fait il y a deux mois, il est temps que notre canton le fasse également. C’est pourquoi la députée verte Nathalie Jaccard interviendra demain au Grand conseil.

Le recours au plastique s’est développé de manière démesurée. A tel point que des millions de tonnes de déchets plastiques sont annuellement déversées dans les océans, ce qui met non seulement en péril la faune et la flore marines, mais porte également une atteinte indirecte à notre santé. En effet, ces déchets se décomposent en infimes particules de micro plastiques qui se retrouvent au final dans la chaîne alimentaire. Des scientifiques ont trouvé des fibres de plastique, des fragments et des microbilles dans les poissons de mer et d’eau douce, capturés dans la nature et dans les élevages. Plus d’une centaine d’espèces de poissons ont été retrouvés avec du plastique dans leur estomac, dont la moitié que nous consommons. Ces microplastiques se transforment en nano plastiques qui pénètrent les tissus et organes humains.

Le Parlement européen a récemment largement voté l’interdiction d’une dizaine de produits représentant 70% des déchets retrouvés dans les océans et cours d’eau dès le 1er janvier 2021. Sont touchés les bâtonnets de ballons gonflables, bâtonnets de coton-tige, couverts jetables, pailles, touillettes en plastique, etc.

Plus près de nous, l’Association pour la sauvegarde du Léman a récemment révélé qu’environ 50 tonnes de plastiques sont rejetées chaque année dans le lac Léman, ce qui a notamment poussé la ville de Genève a interdire le plastique à usage unique dès 2020. D’autres communes genevoises ont également mis en place des initiatives visant à réduire ou interdire l’utilisation du plastique, voire à abandonner les objets à usage unique.

Il s’agit maintenant pour notre canton d’emboîter le pas de nos voisins en prenant, à son tour, un ensemble de mesures visant à bannir l’usage du plastique à usage unique dans l’administration cantonale, au sein des organismes subventionnés par l’État, ainsi que toutes les manifestations qu’il organise, subventionne ou autorise. Et d’étudier les possibilité de l’interdire, à terme, dans l’ensemble du canton. C’est ce que demandera demain la députée verte Nathalie Jaccard au Conseil d’Etat.