Communiqué 2018

Un 2ème pas important vers l’abandon du glyphosate

Après le rapport du Conseil d’Etat vaudois, en juillet dernier, suite à la motion du député des Verts Yves Ferrari, demandant que soient prises toutes les mesures possibles pour stopper la vente et l’utilisation de produits à base de glyphosate, le Conseil national accepte aujourd’hui le postulat d’Adèle Thorens Goumaz pour étudier l’opportunité et les modalités d’une sortie progressive du glyphosate. Une tendance qui va dans la bonne direction pour sortir définitivement de ce pesticide dangereux !

Alors que le 20 mars 2015, l’OMS, par le biais du Centre international de recherche sur le cancer, reconnaissait le caractère de « cancérogène probable pour l’Homme » de cette substance, le Conseil national reconnait aujourd’hui, lui aussi, l’importance de chercher des alternatives à ce dangereux pesticide, dont une étude américaine vient en outre de montrer l’impact négatif sur la santé des abeilles.

Les Verts saluent l’acceptation en session du postulat d’Adèle Thorens Goumaz demandant au Conseil fédéral d’étudier l’opportunité et les modalités d’un plan de sortie progressif du glyphosate, en dialogue avec les milieux concernés, en particulier les milieux agricoles.

Il s’agit là d’une décision importante étant donné qu’il est reconnu que cet herbicide peut affecter toutes les cellules vivantes, y compris humaines, et que des résidus ont d’ailleurs été trouvés dans les urines de 37,5% des Suisse récemment par l’émission ABE de la RTS. L’Office fédéral de la sécurité alimentaire (OSAV) en a d’ailleurs également trouvé des traces dans à peu près toutes les catégories de denrées alimentaires testées, dont du miel ou des vins suisses. Cela montre que si l’utilisation du glyphosate est certes mieux cadrée par la politique agricole de notre pays qu’à l’étranger, elle n’empêche pas les problèmes posés par ce produit (à l’embouchure du Boiron le taux de glyphosate était 60 fois supérieur à la norme en 2016). Il devrait donc être remplacé, à chaque fois que c’est possible et, à terme, complètement, par des alternatives plus respectueuses de l’homme et de la nature. La France a annoncé qu’elle comptait s’émanciper du glyphosate dans les années qui viennent. En Suisse, plusieurs cantons et de nombreuses communes sont sur la même voie.

Après cette victoire d’étape, fruit du travail remarquable de leur conseillère nationale, les Verts vaudois vont continuer à s’engager pour une sortie définitive du glyphosate de notre agriculture et de nos assiette.