Communiqué 2018

Politique énergétique cantonale : il faut aller de l’avant

Les Verts vaudois, par la voix de 6 de leurs député-e-s, déposent aujourd’hui au Grand conseil vaudois toute une série d’interventions parlementaires pour secouer la politique énergétique cantonale et l’adapter suite aux dernières évolutions fédérales en la matière. Il y a en effet encore fort à faire pour aller vers une politique énergétique cantonale ambitieuse.

Les Verts ont toujours eu à cœur de mettre en avant, pour leur canton, une politique énergétique ambitieuse. C’est d’ailleurs aussi la volonté du Conseil d’Etat vaudois qui y a consacré plusieurs actions dans son récent programme de législature. Il s’agit donc maintenant de proposer des pistes concrètes de réalisation ! En outre, la politique énergétique cantonale a été indirectement affectée récemment par des modifications légales intervenues (ou annoncées) au plan fédéral, ainsi que des changements de pratique, par exemple au sein de la Romande Energie. C’est la raison pour laquelle les Verts vaudois, par la voix de 6 de leurs député-e-s, déposent aujourd’hui au Grand conseil plusieurs interventions sur le sujet.

Christian van Singer a ainsi déposé deux interventions : la première, un postulat, est intitulé « A défaut d’un pont cantonal au moins un canot de sauvetage … » et aborde le cas des personnes, le plus souvent des agriculteurs, ayant réalisé des installations photovoltaïques et maintenant pénalisées par les nouvelles dispositions prises par la Romande Energie. La seconde, une motion intitulée « Utiliser au mieux dès 2020 le levier fiscal pour encourager la rénovation énergétique des bâtiments » pour que les propriétaires privés puissent avoir une vision globale et cohérente de la rénovation énergétique de leur bâtiment, et que soit supprimé le frein fiscal actuel les décourageant. Il leur serait ainsi possible d’étaler sur 3 ans la déductibilité fiscale des travaux effectués et Vaud serait ainsi prêt pour 2020, date d’entrée en vigueur de nouvelles dispositions fédérale en la matière.

Anne Baehler Bech a déposé une motion visant à créer un Centre de compétence de la consommation énergétique vaudoise des bâtiments et des ménages. Ce Centre de compétence serait un outil précieux et utile pour tous (collectivités publiques, propriétaires, locataires) pour d’une part regrouper toutes les données existantes sur cette problématique, recenser les mesures d’aide et d’encouragement et d’autre part pour informer sur l’état actuel du parc de bâtiments et de son suivi.

Maurice Mischler a déposé une interpellation intitulée « Quelle énergie pour la digitalisation du canton de Vaud ? » afin que soient pris en compte les défis énergétiques posés par la numérisation toujours croissance de notre société et que des solutions de réduction de leur gourmandise énergétique soient trouvées. Cet enjeu devient crucial alors que le coût de fonctionnement énergétique d’Internet représente environ 2% de la consommation globale d’électricité, et que chaque transaction en bitcoin (qui semble à la mode) consomme 215 KWh (soit autant qu’un ménage américain en une semaine) et qu’on dénombre non moins de 300’000 opérations par jour !

Anne-Laure Botteron a quant à elle déposé un postulat pour rendre publique et favoriser les aides communales encourageant l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables.

Didier Lohri a déposé un postulat intitulé « installations solaires et élimination des batteries d’accumulation » demandant au Conseil d’Etat d’étudier les possibilités de consolider les démarches administratives pour obtenir une autorisation d’installer des panneaux solaires.

Andreas Wüthrich a, enfin, déposé une motion afin de créer les bases légales nécessaires pour que l’approvisionnement en bois, généralement transformé en plaquettes forestières, reste local, par exemple en envisageant une prise en compte maximale des critères écologiques et sociaux dans l’attribution des marchés publics ou en subordonnant l’obtention de subventions au choix préférentiel de bois suisse.