Communiqué 2018, Votation

Les milieux culturels, artistiques, sportifs, musicaux et économiques et les partis contre l’initiative « No Billag »

Communiqué de presse
Conférence de presse du Comité vaudois « NON à No Billag »

Représentants vaudois des radios et télévisions, des personnes âgées, des milieux artistiques, culturels, sportifs, économiques, politiques : ils étaient nombreux à expliquer ce matin face aux médias les conséquences négatives que l’initiative « No Billag » aurait sur les milieux qu’ils représentent. Tous refusent de perdre la qualité et la quantité des médias locaux. Ceux-ci participent à la transmission d’une information suisse, cantonale et locale de grande valeur. Le 4 mars 2018, ils recommandent de rejeter l’initiative qui vise la suppression des redevances radio et télévision « No Billag ».

Le Comité vaudois « NON à No Billag », entré en campagne en novembre dernier, tenait sa première conférence de presse ce matin. C’est sur le plateau de La Télé que les intervenants étaient réunis. Formant un large panel, allant des radios et télévisions à l’AVIVO, en passant par les milieux artistiques, culturels, sportifs, économiques et politiques, les intervenants ont chacun expliqué les conséquences négatives qu’une adoption de l’initiative aurait pour leur milieu respectif.

« L’auditeur-téléspectateur suisse de ces 60 chaînes serait obligé de compenser en s’abonnant à des chaînes privées, dont le montant pour un minimum de programme s’élèverait au moins à CHF 1’000.- par année, soit environ trois fois plus que la redevance actuelle de CHF 365.- par année dès le 1er janvier 2019. »
Marc Oran, Président de la Société de radio et télévision vaudoise (SRT Vaud)

« Dans la culture, nous avons besoin de médias de service public, pour que l’on parle de nous. Nous avons besoin d’exister dans l’inconscient collectif. Nous avons besoin que la Suisse romande sache ce que l’on fait. Pour cela, on ne va pas compter sur TF1 ou NRJ. Ce que nous faisons n’est pas toujours désirable, lucratif ou addictif, mais il est néanmoins indispensable. »
Jean-Yves Cavin, Directeur artistique du Cully Jazz festival

« La suppression de la redevance provoque la destruction de quasi toute la production cinématographique suisse. Les apports cantonaux, fédéraux, ou le crowdfunding ne permettent pas de maintenir un volume de production signifiant. Ce sont des milliers de techniciens, prestataires, créateurs qui se retrouvent sans emploi. C’est notre voix qui s’éteint dans le concert du monde. »
Stéphane Goël, Réalisateur, membre de la Société suisse des auteurs

« L’initiative repose sur le bluff : bluff en termes de diversité et vis-à-vis des entreprises. Les petites structures dont le chiffre d’affaires est inférieur à 500’000 francs, soit 75% des entreprises suisses, ne payeront aucune redevance ; seuls 9% des entreprises bénéficieront d’un tarif plus avantageux qu’aujourd’hui. Pour les autres, il s’agira d’une goutte d’eau, versée pour le bien de notre pays. »
Gilles Meystre, Président de Gastro Vaud

« Les salles de concert et les festivals disent « NON » à « No Billag » parce que nous refusons de perdre nos principaux relais et partenaires. L’initiative vise à supprimer d’importantes plateformes de visibilité et de promotion de nos événements ainsi que des musiciennes et des musiciens suisses. Qui diffusera encore les artistes qui se produisent sur nos scènes si ce n’est les médias du service public, via leurs antennes régionales et les médias locaux?»
Albane Schlechten, Coordinatrice romande de Petzi

« Pour nombre de retraités, la radio et la télévision sont des compagnies quotidiennes incontournables. C’est une ouverture sur l’actualité, l’information, le sport, la culture, le divertissement. Certains apprécient tout particulièrement le service du langage des signes ou l’audio description, que seul un média qui n’est pas soumis à la tutelle de groupes financiers et de publicitaires est prêt à offrir. »
Christiane Jaquet-Berger, Présidente de l’AVIVO Suisse

« Lorsqu’elles retransmettent des manifestations sportives, qu’il s’agisse d’événements nationaux ou internationaux, la SSR et les chaînes régionales mettent l’accent sur les athlètes suisses. Un élément non-négligeable, car nos «héroïnes et héros du sport » sont les modèles de la génération suivante. Sans oublier que les grands événements sportifs suscitent l’émotion, forgent l’identité et unissent la population au-delà des régions. »
Adamo Vionnet, Directeur technique à Athletissima

Marc Oran, Président de la Société de radio et de télévision vaudoise (SRT VD)
Jean-Yves Cavin, Directeur artistique du Cully Jazz festival
Stéphane Goël, Réalisateur, membre de la Société suisse des auteurs (SSA)
Gilles Meystre, Président de Gastro Vaud
Christiane Jaquet-Berger, Présidente de l’AVIVO
Albane Schlechten, Coordinatrice à PETZI (section romande)
Adamo Vionnet, Directeur technique à Athletissima
Kurt Eicher, Directeur général de La Télé Vaud-Fribourg
Adèle Thorens, Conseillère nationale (Verts vaudois)
Géraldine Savary, Conseillère aux États (PS Vaud)
Isabelle Moret, Conseillère nationale (PLR Vaud)
François Pointet, Député et président (vert’libéraux vaudois)
Claude Béglé, Conseiller national (PDC Vaud)