Communiqué

Laver sa terre sale en famille : mais que se passe-t-il à Bioley-Orjulaz ?

Inquiets des conséquences du véritable feuilleton se déroulant actuellement à Bioley-Orjulaz autour de la demande d’installation d’un dispositif de lavage de terres polluées par la société Orllati, les Verts ont déposé aujourd’hui au Grand Conseil une interpellation pour faire la lumière sur cette affaire. Le traitement des terres polluées et la protection des eaux sont trop importants pour rester ainsi dans le flou. 8 questions sont donc posées au gouvernement.

C’est un véritable feuilleton qui est en train de se jouer dans le Gros-de-Vaud autour du lavage de terres polluées. Il met en scène les différentes sociétés actives dans la production et le traitement de déchets spéciaux pollués, certaines communes de la région, l’Etat, ainsi qu’un lanceur d’alerte ayant contacté les Verts, parmi d’autres. Au vu des enjeux majeurs relatifs au traitement des terres polluées et de la protection des eaux, Vassilis Venizelos, chef de groupe des députés Verts, a déposé aujourd’hui une interpellation visant à éclaircir les faits et à veiller à ce que tout soit bel et bien mis en œuvre pour que le cadre légal strict en la matière, tant fédéral que cantonal, soit respecté.

Il s’agit notamment de comprendre :

– le calendrier des procédures d’autorisation et du traitement des possibles oppositions déposées par la commune de Bioley-Orjulaz ainsi que par les services du Canton.

– comment un radier en béton a pu être construit pour y déposer la machine de lavage avant même que le Canton n’ait pu donner son feu vert aux opérations.

-comment le site en question a-t-il pu être retenu alors qu’il s’agit du site d’une ancienne décharge de produits toxiques, dépolluée à grands frais entre 2003 et 2008 ?

-quels sont les risques d’infiltration et de pollution de la nappe phréatique d’importance située à proximité et qui alimente quelque 15’000 personnes en eau potable (cette même nappe phréatique qui avait justifié l’assainissement du site au début des années 2000).

-quel suivi le Conseil d’Etat va assurer sur ce dossier pour garantir le respect des dispositions cantonales et fédérales ?