Communiqué 2017

Une Constitution sans gaz de schiste ?

Le Bureau des Verts vaudois a décidé lors de sa séance du mardi 24 janvier 2017 de convoquer une assemblée générale extraordinaire du parti afin de soumettre à ses membres le projet de lancement d’une initiative populaire cantonale. Celle-ci viserait à inscrire dans la Constitution vaudoise l’interdiction de l’extraction de gaz de schiste sur le territoire cantonal. Le Bureau des Verts vaudois entend ainsi s’assurer que ces hydrocarbures, de même que leurs méthodes d’extraction extrêmement dangereuses et polluantes, n’aient jamais leur place en terres vaudoises, malgré les velléités de certains spéculateurs et la passivité du DTE.

L’extraction de gaz de schiste est soumise dans le canton de Vaud à un moratoire instauré par le Conseil d’État en 2011 suite à une interpellation du député Verts Vassilis Venizelos. Il s’agit d’un simple acte administratif, pouvant être levé à tout instant. Cela n’est pas suffisant pour les Verts vaudois, qui souhaitent que l’extraction de gaz de schiste, extrêmement dangereuse et polluante, soit définitivement interdite sur le territoire cantonal.

Cela aurait pu être inscrit clairement dans le projet de Loi sur les ressources naturelles du sous-sol (LRNSS) présenté par le DTE au mois de juin 2016. Or il n’en est rien, et le texte mis en consultation pourrait au contraire, à terme, permettre à plusieurs projets d’extractions pendants dans différentes régions du canton (Gros-de-Vaud, Broye-Vully, Chablais) de voir le jour.

Afin de lever cette menace qui pèse sur les nappes phréatiques et les paysages vaudois, le Bureau des Verts vaudois a décidé de convoquer une assemblée générale extraordinaire le mercredi 8 février prochain[1], afin de proposer aux membres de lancer une initiative populaire cantonale inscrivant dans la Constitution vaudoise l’interdiction d’extraction de gaz de schiste.

En cas d’acceptation du principe par l’AG, la récolte de signatures pourra débuter dès que le texte de l’initiative aura été validé par les services cantonaux compétents et le Conseil d’État, soit en principe au mois de mars.

[1] A 19h30 à l’Espace Dickens à Lausanne