Communiqué 2016

Votation du 12.02.2017: Les Verts défendent la construction de logements abordables

Réunis hier soir en Comité élargi, les Verts vaudois ont arrêté leurs recommandations de vote en vue des votations cantonale et fédérale du 12 février prochain. Au plan cantonal, ils défendront la nouvelle loi pour des logements abordables. Au plan fédéral, ils soutiennent la naturalisation facilitée pour la 3ème génération et refusent par contre la RIE III et FORTA.

OUI à la LPPPL

Les Verts vaudois soutiennent la nouvelle loi sur la promotion et la préservation du parc locatif vaudois (LPPL) qui permettra, enfin, de remédier à la situation de pénurie persistante que connaissent, dans le canton, la presque totalité des districts. En proposant aux communes des outils concrets pour promouvoir les logements à loyers abordables (LLA) et rénover tout en maintenant des loyers accessibles, cette loi permettra de répondre à la demande telle qu’elle existe plutôt que de continuer à faire le jeu des promoteurs immobiliers à la recherche de gains maximaux aux dépens des jeunes, des familles et de la classe moyenne qui peinent toujours plus à se loger. Ces outils permettront aussi davantage aux jeunes et aux jeunes familles sur le point de s’agrandir de rester dans leurs villages et d’y trouver un toit et respectera strictement les lois du marché en ne soustrayant à la vente aucun objet immobilier. Au contraire, en choisissant d’intégrer des LLA à leurs constructions, les promoteurs seront récompensés. Ils seront encouragés à construire certes plus mais surtout mieux, pour que chaque Vaudoise et chaque Vaudois puisse enfin trouver un toit qui lui convienne.

OUI à la naturalisation facilitée des étrangers de 3ème génération

Les Verts recommandent d’accepter cette initiative, qui a la forme d’une loi promulgable et qui est donc immédiatement applicable. Elle ne fera que faciliter l’accès à la nationalité à des personnes qui font, de fait, déjà partie de notre pays puisqu’elles y sont nées et y ont fait leurs classes. Une acceptation permettra également d’unifier la pratique entre les cantons et de reconnaître partout égalitairement l’intégration de ces jeunes.

NON à la RIE III fédérale

Les Verts vaudois recommandent au peuple de refuser la réforme fédérale de l’imposition des entreprises (RIE III fédérale). Celle-ci a en effet perdu les quelques avantages que contenait encore son application cantonale. Si les Verts ont toujours souhaité la suppression des statuts spéciaux privilégiant de manière éhontée les multinationales, ils ne sont pas convaincus par la solution proposée par le projet fédéral qui ne fera que remplacer ces statuts par d’autres pratiques tout aussi questionnables. Les pertes engendrées pour les collectivités publiques, les cantons et les communes, poussent les Verts à recommander le rejet de cette réforme. Il faut remettre l’ouvrage sur le métier pour trouver une manière de supprimer ces statuts en trouvant une solution qui n’encourage pas une concurrence fiscale malsaine au sein du pays et qui ne conduise pas à une situation pire qu’aujourd’hui.

NON à FORTA

Les Verts regrettent vivement que le paquet soumis au vote populaire ait été ficelé de telle manière que les projets d’agglomération soient désormais rendus totalement dépendants d’un coup d’accélérateur supplémentaire donné au tout-à-la-voiture et au bétonnage autoroutier du pays. Ces projets d’agglomération tiennent à cœur de la grande majorité des villes et de la population : ils doivent trouver un financement. Par contre, il n’est pas envisageable pour les Verts de défendre un projet qui promeut ainsi le développement débridé du bitume, sans même en faire porter le coût sur les automobilistes. Cela alors même que, d’un autre côté, le coût des transports publics est toujours plus assumé par celles et ceux qui les utilisent. Un tel développement n’est pas soutenable à long terme puisqu’il ne ferait qu’aggraver l’explosion du trafic que nous connaissons déjà, sans se préoccuper de son impact négatif sur la qualité de vie (nuisances sonores, sur la qualité de l’air, pour la santé) des habitantes et habitants des villes et villages dans lesquels ce trafic reflue.