Communiqué 2018

Sion 2026 : Une candidature qui peine toujours à convaincre

Les Verts vaudois ont répondu à la consultation lancée par le Département de l’économie, de l’innovation et du sport (DEIS) afin d’établir la réponse vaudoise à la consultation fédérale sur les contributions de la Confédération aux Jeux olympiques et paralympiques d’hiver « Sion 2026 ».  Ils relèvent les nombreux effets d’annonces sans mesures concrètes, et les lacunes en matière environnementale, mais aussi sécuritaire ou financière. Un vote au niveau fédéral devient plus nécessaire que jamais : la population doit avoir le dernier mot sur ce projet mal ficelé.

Le projet mis en consultation par la Confédération, et sur lequel les autorités cantonales devront se prononcer avant le 23 mars prochain, ressemble plus aux yeux des Verts vaudois à un dépliant publicitaire qu’à un document officiel sensé décrire de manière objective un projet, ses forces, ses faiblesses et ses risques et opportunités pour le pays. Il eût été attendu autre chose alors même qu’il s’agit d’un montant de près d’1 milliard de francs sous forme de quatre crédits d’engagement.

Les enjeux environnementaux et en lien avec le développement durable ne sont par exemple traités que de manière superficielle, et avec de nombreux effets d’annonce sans aucune proposition concrète. Cette impression se voit d’ailleurs renforcée par le récent refus de publication de l’étude sur le développement durable du projet commandée, par l’Etat du Valais, à la Fondation pour le développement durable des régions de montagne.

Il en va de même pour les questions sécuritaires ou financières, qui sont traitées avec un optimisme qui ne devrait pas être de mise lorsqu’il s’agit d’argent public, surtout dans un contexte de politique fédérale restrictive et de coupes budgétaires, et ce malgré les excellents résultats financiers de la Confédération.

Au vu des sommes en jeu et des impacts importants sur l’environnement, le tourisme ou encore la qualité de vie dans les régions concernées, les Verts confirment dans cette réponse à consultation leur volonté de s’opposer aux Jeux olympiques à Sion en 2026 décidée en assemblée générale le 29 novembre dernier. Ils souhaitent en outre qu’un scrutin puisse avoir lieu au niveau fédéral, à défaut d’avoir pu mener le débat au niveau cantonal.

Communiqué 2018

Les Verts souhaitent en finir avec le mythe de la croissance infinie

Les Verts vaudois, réunis ce soir en assemblée générale extraordinaire, ont adopté un papier de position critique vis-à-vis du mythe encore persistant de la poursuite d’une croissance économique infinie. Ils souhaitent réorienter les politiques actuelles vers une économie durable et une société marquée par un retour au local, qui consacre les circuits économiques courts et une production répondant à de hauts standards de qualité et d’éthique. Ils vont maintenant traduire les propositions adoptées en actes concrets à tous les niveaux d’action politique.

« Février sans supermarchés », « Zéro déchet », « Ras la fraise » ou encore ateliers de réparation des électroménagers et autres produits électroniques, nos modes de consommation remettent toujours plus en question le dogme de la croissance économique à n’importe quel prix. Pourtant, aucune formation politique n’avait encore réellement pris la mesure de ce changement pour se démarquer de ce paradigme qui conditionne encore nos sociétés et proposer des voies d’action nouvelles. C’est dans cette direction, et pour accompagner la prise de conscience citoyenne qui se fait jour, que les Verts vaudois se sont engagés ce soir, réunis en assemblée générale extraordinaire à Lausanne.

En effet, si la croissance économique qu’ont connue nos sociétés depuis la révolution industrielle a eu des effets positifs sur le niveau de confort de la population et sur la construction de notre Etat social, elle doit être aujourd’hui analysée avec un regard plus critique. La perpétuation de ce mythe mène désormais à une impasse, ne serait-ce que parce qu’une croissance infinie dans un monde aux ressources finies ne peut représenter qu’un non-sens. Alors que la plupart des formations politiques se félicitent aveuglément de ce modèle aux conséquences à terme désastreuses,   les Verts souhaitent amorcer un changement vers une société véritablement durable. Il devient urgent de renouveler nos modèles de travail, de consommation et de production pour diminuer les inégalités sociales et environnementales.

Dans ce sens, les Verts intensifieront aux niveaux communal, cantonal et fédéral leur action pour avancer dans cette direction. Il s’agira par exemple de mettre en place, à l’échelle du canton, des indicateurs complémentaires au Produit Intérieur Brut (comme l’empreinte écologique, de lutter contre la surconsommation et l’obsolescence programmée, ou encore de favoriser une agriculture et une alimentation respectueuses des sols, de l’environnement, des agriculteurs et des consommateurs.

Les Verts souhaitent ainsi voir la société vaudoise envisager son futur en termes de durabilité, d’égalité, de qualité de vie et de préservation de l’environnement plutôt qu’en augmentation de points du PIB. Parce qu’il est possible de vivre mieux qualitativement au lieu de quantitativement.

Communiqué 2018

Un pas encourageant vers un canton de Vaud libéré de la menace de la fracturation hydraulique

Les Verts vaudois sont heureux de constater que la forte pression politique qu’ils ont exercée avec leur initiative pour un canton de Vaud sans extraction d’hydrocarbures porte ses premiers fruits, en poussant le Département du Territoire et de l’Environnement (DTE) à revoir son projet de loi sur les ressources naturelles du sous-sol (LRNSS).  Le chemin reste cependant encore long vers jusqu’à une véritable protection contre les nombreux dangers que nous ferait courir une exploitation des gaz hydrocarbures enfouis dans notre sous-sol vaudois.

Le travail de centaines de militant-e-s et l’engagement de près de 15’000 citoyen-ne-s vaudois-es paie ! L’initiative « Pour un canton de Vaud sans extraction d’hydrocarbures » et son dépôt le 24 juillet dernier semblent en effet avoir poussé le DTE à changer de ligne quant à la législation en la matière.

L’interdiction de la fracturation hydraulique ou de toute autre méthode de stimulation visant à fracturer la roche pour la recherche et l’exploitation des hydrocarbures est un pas dans la bonne direction. Reste à espérer qu’une majorité du Grand Conseil – et tout particulièrement le PLR, l’UDC et les vert’ libéraux, qui avaient appuyé lors de la phase de consultation l’idée d’une exploitation des gaz serrés présents dans notre sous-sol – soutiendra cette interdiction, et par là l’intérêt général plutôt que quelques intérêts très particuliers.

Comme bien souvent, la copie n’est cependant pas aussi convaincante que l’original, et le texte proposé par le DTE laisse la porte ouverte à l’extraction d’hydrocarbures par d’autres méthodes, dites conventionnelles, ce qui est regrettable. Alors que la diminution des émissions de gaz à effet de serre est une priorité mondiale, et que le Conseil d’Etat s’est enorgueilli dans son programme de législature de la mise en œuvre prochaine d’un « plan climat », une telle porte laissée ouverte semble anachronique. 

Les Verts vaudois continueront donc à s’engager pour un canton de Vaud libéré de la menace que fait peser sur lui l’extraction d’hydrocarbures et la consommation de carburants fossiles ainsi prolongée. Il s’agit par contre bien sûr de conserver pleinement les opportunités offertes par la géothermie, pour laquelle les Verts ont d’ailleurs demandé, par la voix de leur député Raphael Mahaim en octobre 2013 déjà, l’élaboration des bases légales nécessaires à son développement.

Communiqué 2018

Il est temps de mettre le tram sur les rails

Après la décision rendue récemment par le Tribunal administratif fédéral (TAF) au sujet du tram devant relier Renens-gare à Lausanne-Flon, les Verts interviennent à tous les niveaux pour demander aux communes concernées et au canton de mettre enfin le projet de tram sur les rails. Le projet ayant été officiellement validé, l’autorisation de construite étant délivrée, les travaux pourraient enfin commencer pour faire de ce lien entre Lausanne et l’Ouest une réalité.

La décision du Tribunal administratif fédéral (TAF) le 8 février dernier est venue confirmer la décision d’approbation des plans (DAP) de l’Office fédéral des transports (OFT) du 7 mars 2016 concernant le tram Renens-Gare – Lausanne-Flon (t1), du bus à haut niveau de service (BHNS) Prélaz-les-Roses – Saint-François et du garage atelier (GAT). Il est donc maintenant plus que temps que la réalisation du tram aille de l’avant dans ses étapes de réalisation. Tant de Lausannoises et de Lausannoises, mais aussi d’habitantes et habitants de l’Ouest tout entier, attendent ce projet de mobilité nouvelle, efficace et ambitieuse depuis maintenant près de 8 ans déjà, se serrant depuis lors dans deux lignes TL bondées (la 7/17 et la 9) que le tram viendra soulager.

Les Verts ont donc décidé d’intervenir de manière coordonnée dans tout l’Ouest lausannois et à Lausanne dès aujourd’hui pour faire enfin avancer ce projet de tram. La députée Rebecca Joly a ainsi déposé cet après-midi une interpellation sur ce sujet au Grand conseil vaudois, signée par la presqu’entièreté des députées et députés de l’Ouest lausannois et nombre de Lausannoises et Lausannois, témoignage fort de l’attente de cette réalisation pour les habitantes et les habitants de ces districts. Une intervention similaire sera en outre également déposée au niveau communal ce soir au conseil communal de Lausanne, ainsi qu’à Prilly et Renens lors de leurs prochains conseils.

Il est maintenant plus que temps d’aller de l’avant. Les Verts y veilleront !

Communiqué 2018

CEP : La fin de la récréation

Les Verts vaudois sont satisfaits du rejet par le Grand Conseil de la requête de commission d’enquête parlementaire (CEP) formulée par le groupe UDC au sujet du Service pénitentiaire (SPEN). L’utilisation d’un tel outil était disproportionnée, voire ridicule, et répondait à une volonté d’agitation politique plutôt qu’à une réelle et constructive volonté de résoudre des problèmes.

Il est maintenant temps pour l’ensemble des groupes politiques de revenir au calme, et de travailler pour la qualité de vie des Vaudoises et des Vaudois plutôt que de s’enfermer dans de stériles guerres de chapelle.

Le vote de ce jour du Grand Conseil, qui rejette nettement l’idée d’une commission d’enquête parlementaire proposée par une UDC en mal de visibilité et d’agitation, est un signal positif quant au sérieux de nos institutions.

Employer un outil lourd, chronophage et onéreux comme une CEP pour traiter de problèmes de gestion que l’on trouve dans n’importe quel service de l’Etat, eut été une aberration et une grave perte de sens pour un instrument qui ne doit être utilisé que lorsque des manquements très importants et systémiques sont avérés. 

Le coup politique de l’UDC n’a pas réussi, malgré tous les efforts consentis par une partie du PLR, et il faut maintenant tourner la page.

Les Vaudoises et les Vaudois attendent mieux de leur Parlement que ces démonstrations de force stériles. Ils attendent qu’il travaille de manière constructive et intelligente en faveur des intérêts du canton et de sa population.

Les Verts vaudois espèrent donc que le climat d’agressivité qui a caractérisé ce début de législature va se lever, et que tous les groupes politiques vont se mettre au travail afin de trouver des solutions constructives et concertées en matière de pénitentiaire comme dans tout autre domaine.

De plus il serait grand temps de voter les investissements nécessaires pour faire face au nouveau droit des sanctions et ainsi créer urgemment davantage de places d’exécution de peine, et finalement investir les fonds maintes fois promis (notamment les 279 millions annoncés en juin dernier par le Conseiller d’Etat Pascal Broulis pour remplacer la prison actuelle du Bois-Mermet par un nouvel établissement de 410 places).

Communiqué 2018, Votation

Les milieux culturels, artistiques, sportifs, musicaux et économiques et les partis contre l’initiative « No Billag »

Communiqué de presse
Conférence de presse du Comité vaudois « NON à No Billag »

Représentants vaudois des radios et télévisions, des personnes âgées, des milieux artistiques, culturels, sportifs, économiques, politiques : ils étaient nombreux à expliquer ce matin face aux médias les conséquences négatives que l’initiative « No Billag » aurait sur les milieux qu’ils représentent. Tous refusent de perdre la qualité et la quantité des médias locaux. Ceux-ci participent à la transmission d’une information suisse, cantonale et locale de grande valeur. Le 4 mars 2018, ils recommandent de rejeter l’initiative qui vise la suppression des redevances radio et télévision « No Billag ».

Le Comité vaudois « NON à No Billag », entré en campagne en novembre dernier, tenait sa première conférence de presse ce matin. C’est sur le plateau de La Télé que les intervenants étaient réunis. Formant un large panel, allant des radios et télévisions à l’AVIVO, en passant par les milieux artistiques, culturels, sportifs, économiques et politiques, les intervenants ont chacun expliqué les conséquences négatives qu’une adoption de l’initiative aurait pour leur milieu respectif.

« L’auditeur-téléspectateur suisse de ces 60 chaînes serait obligé de compenser en s’abonnant à des chaînes privées, dont le montant pour un minimum de programme s’élèverait au moins à CHF 1’000.- par année, soit environ trois fois plus que la redevance actuelle de CHF 365.- par année dès le 1er janvier 2019. »
Marc Oran, Président de la Société de radio et télévision vaudoise (SRT Vaud)

« Dans la culture, nous avons besoin de médias de service public, pour que l’on parle de nous. Nous avons besoin d’exister dans l’inconscient collectif. Nous avons besoin que la Suisse romande sache ce que l’on fait. Pour cela, on ne va pas compter sur TF1 ou NRJ. Ce que nous faisons n’est pas toujours désirable, lucratif ou addictif, mais il est néanmoins indispensable. »
Jean-Yves Cavin, Directeur artistique du Cully Jazz festival

« La suppression de la redevance provoque la destruction de quasi toute la production cinématographique suisse. Les apports cantonaux, fédéraux, ou le crowdfunding ne permettent pas de maintenir un volume de production signifiant. Ce sont des milliers de techniciens, prestataires, créateurs qui se retrouvent sans emploi. C’est notre voix qui s’éteint dans le concert du monde. »
Stéphane Goël, Réalisateur, membre de la Société suisse des auteurs

« L’initiative repose sur le bluff : bluff en termes de diversité et vis-à-vis des entreprises. Les petites structures dont le chiffre d’affaires est inférieur à 500’000 francs, soit 75% des entreprises suisses, ne payeront aucune redevance ; seuls 9% des entreprises bénéficieront d’un tarif plus avantageux qu’aujourd’hui. Pour les autres, il s’agira d’une goutte d’eau, versée pour le bien de notre pays. »
Gilles Meystre, Président de Gastro Vaud

« Les salles de concert et les festivals disent « NON » à « No Billag » parce que nous refusons de perdre nos principaux relais et partenaires. L’initiative vise à supprimer d’importantes plateformes de visibilité et de promotion de nos événements ainsi que des musiciennes et des musiciens suisses. Qui diffusera encore les artistes qui se produisent sur nos scènes si ce n’est les médias du service public, via leurs antennes régionales et les médias locaux?»
Albane Schlechten, Coordinatrice romande de Petzi

« Pour nombre de retraités, la radio et la télévision sont des compagnies quotidiennes incontournables. C’est une ouverture sur l’actualité, l’information, le sport, la culture, le divertissement. Certains apprécient tout particulièrement le service du langage des signes ou l’audio description, que seul un média qui n’est pas soumis à la tutelle de groupes financiers et de publicitaires est prêt à offrir. »
Christiane Jaquet-Berger, Présidente de l’AVIVO Suisse

« Lorsqu’elles retransmettent des manifestations sportives, qu’il s’agisse d’événements nationaux ou internationaux, la SSR et les chaînes régionales mettent l’accent sur les athlètes suisses. Un élément non-négligeable, car nos «héroïnes et héros du sport » sont les modèles de la génération suivante. Sans oublier que les grands événements sportifs suscitent l’émotion, forgent l’identité et unissent la population au-delà des régions. »
Adamo Vionnet, Directeur technique à Athletissima

Marc Oran, Président de la Société de radio et de télévision vaudoise (SRT VD)
Jean-Yves Cavin, Directeur artistique du Cully Jazz festival
Stéphane Goël, Réalisateur, membre de la Société suisse des auteurs (SSA)
Gilles Meystre, Président de Gastro Vaud
Christiane Jaquet-Berger, Présidente de l’AVIVO
Albane Schlechten, Coordinatrice à PETZI (section romande)
Adamo Vionnet, Directeur technique à Athletissima
Kurt Eicher, Directeur général de La Télé Vaud-Fribourg
Adèle Thorens, Conseillère nationale (Verts vaudois)
Géraldine Savary, Conseillère aux États (PS Vaud)
Isabelle Moret, Conseillère nationale (PLR Vaud)
François Pointet, Député et président (vert’libéraux vaudois)
Claude Béglé, Conseiller national (PDC Vaud)

Communiqué 2017

Pour des dents et des médias en bonne santé

Réunis ce soir en Comité élargi, les Verts vaudois ont arrêté leurs recommandations de vote en vue des votations cantonale et fédérale du 4 mars prochain. Au plan cantonal, ils plébiscitent l’initiative pour le remboursement des soins dentaires. Au plan fédéral, ils soutiennent également unanimement le rejet de l’initiative NoBillag et recommandent d’accepter le nouveau régime financier 2021.

OUI au remboursement des soins dentaires

Les Verts vaudois soutiennent l’instauration d’une initiative cantonale remboursant les soins dentaires. A cause des coûts actuels des soins bucco-dentaires, nombre de Vaudoises et de Vaudois ne vont pas chez le dentiste, attendant jusqu’à ce qu’ils n’aient vraiment pas d’autre choix. Les traitements alors nécessaires sont beaucoup plus lourds et coûteux, alors que cela aurait pu être évité. Sans compter que la santé bucco-dentaire n’impacte pas seulement la bouche mais a des conséquences plus larges sur le corps. Elle a notamment un impact sur le risque de développer des maladies cardiovasculaires, de déséquilibrer un diabète, etc. Les personnes âgées et les personnes en situation de handicap sont aussi particulièrement à risque de traitements lourds sous hospitalisation lorsque leurs problèmes de dents n’ont pu être soignés précocement. Ainsi, une assurance permettrait d’aller chez le dentiste quand c’est nécessaire pour ensuite  éviter des complications en termes de médecine générale, et donc au final faire baisser les coûts de la santé. Il est donc important, pour les Verts vaudois, que toutes et tous soient désormais égaux face à la santé bucco-dentaire !

NON à la disparition des radios et TV (initiative NO Billag)

Les Verts vaudois tiennent à une information vaudoise de qualité : sans plus aucune possibilité de subventionnement quelle qu’elle soit (puisque l’initiative interdit non seulement la perception de la redevance actuelle mais tout prélèvement financier étatique quel qu’il soit), les radios et télévisions ne pourront plus assumer leur mission de service public. Le canton de Vaud est un bien trop petit bassin de population pour que ne perdure une information locale de qualité uniquement financée par la publicité ou un-e quelconque mécène désintéressé-e. La cohésion sociale et la diversité des voix locales passeraient à la trappe au profit de contenus racoleurs et largement partiaux. Les Verts vaudois tiennent à l’objectivité de nos médias actuels et veulent éviter de les voir transformés en outils de propagande privée servant des intérêts particuliers.

L’initiative remettrait, en outre, en cause la survie même de notre riche vie artistique, sportive et culturelle locale. Sans retransmission audio-visuelle par exemple, des manifestations appréciées telles que le Tour de Romandie ou Athletissima pourraient disparaître. Sans relai médiatique, les petits clubs sportifs de nos régions seraient mis à mal car sans visibilité pas de sponsors et sans sponsors pas de rentrées financières, aussi maigres soient-elles. Enfin, des Festivals appréciés tels que le Paléo, le Venoge Festival ou encore le Cully Jazz, perdraient des soutiens et des relais importants. Les Verts vaudois tiennent à la variété et au dynamisme de nos sports, arts et divertissements.

OUI au nouveau régime financier 2021

Grâce à l’impôt fédéral direct et à la TVA, la Confédération perçoit plus de 42 milliards de recettes, soit plus de 60% de son budget. Sans eux, l’Etat ne pourrait plus remplir ses tâches. L’arrêté fédéral concernant le nouveau régime financier 2021 reconduit la compétence de la Confédération à prélever impôt fédéral direct et TVA jusqu’en 2035. Il doit donc être soutenu.

Communiqué 2017

Création d’un comité vaudois contre NoBillag : Pour un canton de Vaud avec une culture sportive, artistique et médiatique vivante

Une large plateforme d’associations culturelles, artistiques, politiques vaudoises et romandes se sont réunies pour contrer l’initiative NoBillag soumise au peuple suisse le 4 mars prochain. Attaché à la cohésion nationale, à la préservation d’une information diversifiée de qualité, au relai et au soutien de la richesse de notre vie sportive, culturelle et artistique, ainsi que de l’actualité des PME et touristique, le comité vaudois entre en campagne dès maintenant. Des actions d’information et de mobilisation sont ainsi prévues dès le 21 décembre.

Le comité vaudois créé pour contrer l’Initiative NoBillag part en campagne dès cette semaine ! En effet, les risques et dangers pour la suisse romande, le canton de Vaud, et la cohésion nationale, ne peuvent être minimisés et le comité aura à cœur de faire entendre sa voix auprès des Vaudoises et des Vaudois pour contrer les messages trompeurs diffusés par les partisans.

Il en va du maintien d’une information romande et vaudoise de qualité : sans plus aucune possibilité de subventionnement quelle qu’elle soit (puisque l’initiative n’interdit pas seulement la perception de la redevance actuelle mais tout prélèvement financier, purement et simplement), les radios et télévisions ne pourront plus assumer leur mission de service public. La Romandie, et le canton de Vaud à plus forte raison, sont de trop petits bassins de population pour espérer voir perdurer une information locale de qualité uniquement financée par la publicité, un abonnement ou un financement privé. La cohésion sociale et la diversité des voix locales passeraient à la trappe au profit de contenus essentiellement rentables et probablement partiaux. Le comité vaudois contre NoBillag veut éviter de voir les médias romands mourir ou perdre leur objectivité en n’étant que pour servir des intérêts particuliers.

En outre, c’est la survie même de la vie artistique, sportive et culturelle locale qui serait remise en question. Sans retransmission audio-visuelle par exemple, des manifestations appréciées telles que le Tour de Romandie ou Athletissima pourraient disparaître. Sans relai médiatique, les petits clubs sportifs de nos régions seraient mis à mal car sans visibilité pas de sponsors et sans sponsors pas de rentrées financières, aussi maigres soient-elles. Les Festivals que nous aimons, comme le Paléo, le Venoge Festival, ou encore le Cully Jazz, perdraient des soutiens et des relais importants.

Cela sans parler des milliers d’emplois directement ou indirectement menacés dans notre canton et en Suisse romande par une suppression de la redevance, qui signerait la fin de la RTS, ainsi que des chaînes d’information locales, telles que La Télé ou Radio Chablais par exemple. Sans compter l’impact critique sur les PME et les régions touristiques périphériques de notre canton qui ne pourront plus faire connaître leurs activités à prix abordables.

C’est donc une bonne part de notre quotidien sportif, culturel et médiatique, mais aussi une partie non négligeable de notre économie locale qui seraient soudain appauvris et menacés. Le Canton de Vaud a besoin de ses médias audio et télévisuels ; préservons-les !

De nombreuses actions d’information et de mobilisation seront organisées par le comité unitaire vaudois d’ici au 4 mars 2018. Deux distributions de tracts auront lieu demain matin et soir 21 décembre à 6h45 et 17h30 devant la gare de Lausanne, et un stand unitaire et festif se tiendra au marché de la Palud samedi 23 décembre de 9h à 13h00.

(Communiqué du Comité vaudois contre No Billag relayé ici)

Communiqué 2017

Plan climat cantonal : un dossier majeur pour l’avenir du canton

Les Verts vaudois saluent la volonté du Conseil d’Etat d’aller de l’avant avec l’élaboration d’un « Plan climat » cantonal. Ils espèrent que les mesures envisagées seront ambitieuses, prises en concertation avec les milieux de défense de l’environnement, et qu’elles permettront d’entamer le débat sur le modèle de développement souhaité pour le canton.

La volonté annoncée ce jour par le Conseil d’Etat d’entamer les démarches annoncées dans le programme de législature pour mettre en place un « plan climat » vaudois réjouit les Verts vaudois.

La lutte contre le réchauffement climatique et ses effets doivent être une priorité. Pour les Verts les objectifs fixés doivent être ambitieux. Il faudra mettre à disposition des moyens humains et financiers à la hauteur des enjeux pour arriver rapidement à des résultats concrets.

Les Verts se réjouissent de découvrir la feuille de route annoncée par le Conseil d’Etat, et espèrent que celle-ci fera l’objet d’une large consultation, tenant notamment compte des avis et expertises des associations de protection de l’environnement, depuis toujours en première ligne sur les enjeux climatiques.

Les Verts espèrent enfin que cette démarche fera du canton de Vaud un pionnier et un leader en la matière. La dynamique amorcée par le Conseil d’Etat doit être l’occasion d’entamer une vraie réflexion sur le modèle de développement souhaité pour le canton.

Communiqué 2017

CEP : Le rapport du Conseil d’Etat confirme les gesticulations politiciennes

Les Verts vaudois saluent la présentation ce matin par la Conseillère d’Etat Béatrice Métraux du Rapport du Conseil d’Etat au Grand Conseil concernant l’institution d’une Commission d’enquête parlementaire (CEP) sur la gestion du Service pénitentiaire. Il confirme, par les faits, l’efficacité de la gestion pénitentiaire qui s’adapte au mieux face aux défis posés dans ce domaine, et souligne l’étendue du travail accompli en la matière. La demande d’institution d’une CEP ne relève donc bien que de l’agitation politicienne et les Verts espèrent que la majorité du Grand conseil finira par retrouver la voie du travail constructif plutôt que de s’enfoncer dans le cul de sac de la lutte partisane agressive stérile dans laquelle elle semble s’être engagée depuis le début de cette législature.

Les Verts saluent la présentation, ce matin, par le Conseil d’Etat de son Rapport sur l’institution d’une Commission d’enquête parlementaire sur la gestion du Service pénitentiaire. Comme déjà soulevé lors de la demande de CEP au Grand conseil en septembre dernier, une CEP est un outil lourd, onéreux et chronophage, qui n’a été employé qu’à deux reprises ces 20 dernières années dans le canton.  Proposer d’instaurer une telle commission pour traiter de la gestion du service pénitentiaire reste, pour les Verts vaudois, une mesure clairement disproportionnée. Ce d’autant plus que les événements avancés pour justifier cette CEP ne sortent pas de l’ordinaire pénitentiaire et qu’ils ont été identifiés de manière précoce et en grande partie résolus. Le rapport du Conseil d’Etat confirme clairement cette appréciation de la situation.

Si le domaine carcéral pose, certes, des défis à l’administration pénitentiaire, ces derniers ont été reconnus et empoignés en particulier depuis la législature passée. Ce sont ainsi non moins de 254 places qui ont été créées ou transformées dans le canton pour répondre au problème de la surpopulation carcérale, et l’effectif du service pénitentiaire a été augmenté de 45% pour tenter de combler les retards pris en la matière au cours des années passées. En outre, les diverses modifications de lois, notamment fédérales, et l’impact des concordats inter-cantonaux sur le domaine pénitentiaire ont montré la capacité de l’administration à s’adapter de manière évolutive et constante, bien que certaines adaptations doivent encore montrer leurs effets et ne puissent pas se faire en un jour.

Les Verts regrettent donc la tentative d’une partie de la droite vaudoise de jeter de l’huile sur le feu des institutions politiques de notre canton qui font pourtant leur travail. Plus grave encore peut-être, elle met ainsi en danger le personnel pénitentiaire pour des motivations bassement politiciennes. Les Verts espèrent donc que les auteurs de la demande d’instauration d’une CEP finiront par changer d’attitude, si ce n’est par respect pour les institutions de notre canton, au moins pour préserver le travail de celles et ceux qui sont au front quotidiennement dans les prisons. Ce d’autant plus que plusieurs défis se profilent encore à l’horizon (besoin d’agents de détention supplémentaires pour un accompagnement ciblé, renforcement du travail de resocialisation, mise en place d’initiatives en matière de justice restaurative, lutte contre la récidive, etc.) et bénéficieront d’un climat de travail et de discussion plus serein.