Communiqué

Votation 12.02: Victoire pour davantage de logements abordables

Les Verts vaudois saluent l’acceptation de la nouvelle loi pour des logements abordables et se réjouissent de l’adoption de la naturalisation facilitée pour la 3ème génération. Ils prennent acte de l’acceptation de FORTA et de l’adoption de justesse de la RIE III (cette dernière néanmoins refusée au plan national).

OUI à la LPPPL

Les Verts vaudois se réjouissent de l’acceptation nette par les Vaudoises et les Vaudois de la nouvelle loi sur la promotion et la préservation du parc locatif vaudois (LPPPL). Cette nouvelle loi permettra enfin de remédier à la situation de pénurie persistante que connaissent, dans le canton, la presque totalité des districts. Les communes auront désormais des outils concrets pour promouvoir les logements à loyers abordables (LLA) et rénover tout en maintenant des loyers accessibles. Cette loi permettra de répondre à la demande telle qu’elle existe plutôt que de continuer à faire le jeu des promoteurs immobiliers à la recherche de gains maximaux aux dépens des jeunes, des familles et de la classe moyenne qui peinent toujours plus à se loger. Ces outils permettront aussi davantage aux jeunes et aux jeunes familles sur le point de s’agrandir de rester dans leurs villages et d’y trouver un toit et respectera strictement les lois du marché en ne soustrayant à la vente aucun objet immobilier. Au contraire, en choisissant d’intégrer des LLA à leurs constructions, les promoteurs seront récompensés. Ils seront encouragés à construire certes plus mais surtout mieux, pour que chaque Vaudoise et chaque Vaudois puisse enfin trouver un toit qui lui convienne. Un beau succès pour Béatrice Métraux qui a porté le projet, su entendre les préoccupations des divers milieux concernés et trouver des compromis pour aboutir à cette loi.

OUI à la naturalisation facilitée des étrangers de 3ème génération

Les Verts saluent également l’acceptation de cette initiative qui ne fera que faciliter l’accès à la nationalité à des personnes qui font, de fait, déjà partie de notre pays puisqu’elles y sont nées et y ont fait leurs classes. Tous les jeunes seront désormais traités de manière égale dans les différents cantons et leur intégration identiquement reconnue.

OUI à la RIE III fédérale

Les Verts vaudois regrettent l’acceptation, toutefois de justesse, de la RIE III fédérale par les Vaudoises et les Vaudois ce dimanche. Cette acceptation de peu montre néanmoins que, contrairement aux 86% en faveur de la version cantonale de la réforme, les votants n’ont pas été largement convaincus par cette version fédérale qui ne fait que créer de nouvelles possibilités d’exemption pour les multinationales en faisant porter le poids de ces déductions sur la Confédération, les cantons et les communes. A noter qu’un refus se profile au plan national.

OUI à FORTA

Les Verts prennent acte de l’acceptation de FORTA. Les 26% vaudois dépassent le socle électoral des Verts, seuls opposants au fonds, ce qui est à noter. Cette acceptation ne devra pas être un chèque en blanc aux milieux routiers pour ouvrir les vannes d’un développement routier débridé. Il faudra d’ailleurs désormais veiller à compenser les impacts négatifs sur la qualité de vie (nuisances sonores, sur la qualité de l’air, pour la santé) des habitantes et habitants des villes et villages dans lesquels ce trafic reflue.

Communiqué, Votation

Les Vaudois signent la fin de la crise du logement

La population vaudoise s’exprimait aujourd’hui sur le référendum visant la Loi sur la préservation et la promotion du parc locatif (LPPPL). Les 55,5 % de votes en faveur de la loi sont un signal fort pour une politique du logement ambitieuse, à même de venir à bout d’une crise du logement qui n’a que trop duré.

La population vaudoise s’exprimait en ce dimanche 12 février sur le destin de la LPPPL, une loi qui protège les locataires et offre des outils pour encourager la construction de logements à loyer abordable. Le résultat est très net (55,5 % de OUI), et les Vaudois-es ont plébiscité le projet du Conseil d’Etat et du Grand Conseil, défendu par une large coalition de partis et d’associations.

Après plusieurs mois d’une campagne intense malgré la présence de sujets de votation fédéraux bien médiatisés, le comité « pour des logements abordables » – composé de partis de gauche et du centre, de l’ASLOCA et de coopératives, de la FAE et de syndicats – se félicite de ce résultat qui exprime une volonté nette de la population vaudoise qui souhaite mettre fin à la crise du logement qui touche le canton depuis plus de 20 ans.

Les communes disposeront désormais d’outils efficaces pour promouvoir la construction de logements à loyers abordables, et les locataires se verront mieux protégés contre les hausses de loyer abusives.

C’est donc une victoire pour l’ensemble de la population du canton, la crise du logement en touchant toutes les couches.

Le comité vaudois « Pour des logements abordables »

Communiqué

Une Constitution sans gaz de schiste !

L’assemblée générale des Verts vaudois a décidé ce soir  de lancer une initiative visant à inscrire dans la Constitution l’interdiction de toute extraction d’hydrocarbures dans le canton (gaz, pétrole, huile minérale). Les Verts entendent ainsi s’assurer que ces hydrocarbures, de même que leurs méthodes d’extraction extrêmement dangereuses et polluantes, n’aient jamais leur place en terres vaudoises, malgré les velléités de certains spéculateurs et la passivité du DTE.

L’extraction de gaz de schiste est soumise dans le canton de Vaud à un moratoire instauré par le Conseil d’État en 2011 suite à une interpellation du député Verts Vassilis Venizelos. Mais il s’agit-là d’un simple acte administratif, pouvant être levé à tout instant. C’est insuffisant pour les Verts vaudois qui souhaitent que l’extraction de gaz de schiste et de tout autre hydrocarbure soit définitivement interdite sur le territoire cantonal. Réunis en Assemblée générale ce soir à Lausanne, ils ont décidé de lancer une initiative cantonale pour le garantir.

Il est crucial qu’aucun hydrocarbure ne puisse être extrait dans notre canton.

Or le projet de Loi sur les ressources naturelles du sous-sol (LRNSS) mis en consultation par le Département cantonal du territoire et de l’environnement (DTE) n’interdit non seulement pas l’extraction d’hydrocarbures mais pourrait même au contraire, à terme, permettre à plusieurs projets d’extractions pendants dans différentes régions du canton (Gros-de-Vaud, Broye-Vully, Chablais) de voir le jour.

Les Verts sont donc déterminés à ancrer cette interdiction dans la Constitution, car :

-L’extraction d’hydrocarbures est polluante et dangereuse. Les méthodes employées menacent de polluer les nappes phréatiques, de créer des boues toxiques et de défigurer les paysages.

– Ces ressources sont inutiles. L’avenir est aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique. Admettre que l’on puisse un jour, peut-être, avoir besoin d’extraire du gaz qui se trouve sous nos pieds, c’est de facto renoncer à se passer d’énergie fossile. Sans compter le coût financier important de cette extraction, qui serait mieux investi dans les énergies renouvelables.

– Partout dans le monde, en Suisse y compris, on légifère pour interdire ces pratiques dangereuses : la France a ainsi interdit en 2011 le fracking, le canton de Berne (suite à une initiative des Verts) a interdit l’extraction via des méthodes non conventionnelles, et le canton de Genève étudie actuellement une loi qui interdirait l’extraction d’hydrocarbures sur son sol. Vaud ne saurait rester à la traîne !

Ainsi, afin de lever définitivement les menaces qui pèsent sur les nappes phréatiques et les paysages vaudois, les Verts vaudois récolteront les 12’000 signatures nécessaires à l’aboutissement de leur initiative. Ils devraient, en outre, pouvoir compter sur le soutien d’associations et de partis convaincus par l’importance de cette interdiction. La récolte pourra concrètement débuter dès que le texte de l’initiative aura été validé par les services cantonaux compétents et le Conseil d’État, soit en principe avant la mi-mars.

Communiqué

Laver sa terre sale en famille : mais que se passe-t-il à Bioley-Orjulaz ?

Inquiets des conséquences du véritable feuilleton se déroulant actuellement à Bioley-Orjulaz autour de la demande d’installation d’un dispositif de lavage de terres polluées par la société Orllati, les Verts ont déposé aujourd’hui au Grand Conseil une interpellation pour faire la lumière sur cette affaire. Le traitement des terres polluées et la protection des eaux sont trop importants pour rester ainsi dans le flou. 8 questions sont donc posées au gouvernement.

C’est un véritable feuilleton qui est en train de se jouer dans le Gros-de-Vaud autour du lavage de terres polluées. Il met en scène les différentes sociétés actives dans la production et le traitement de déchets spéciaux pollués, certaines communes de la région, l’Etat, ainsi qu’un lanceur d’alerte ayant contacté les Verts, parmi d’autres. Au vu des enjeux majeurs relatifs au traitement des terres polluées et de la protection des eaux, Vassilis Venizelos, chef de groupe des députés Verts, a déposé aujourd’hui une interpellation visant à éclaircir les faits et à veiller à ce que tout soit bel et bien mis en œuvre pour que le cadre légal strict en la matière, tant fédéral que cantonal, soit respecté.

Il s’agit notamment de comprendre :

– le calendrier des procédures d’autorisation et du traitement des possibles oppositions déposées par la commune de Bioley-Orjulaz ainsi que par les services du Canton.

– comment un radier en béton a pu être construit pour y déposer la machine de lavage avant même que le Canton n’ait pu donner son feu vert aux opérations.

-comment le site en question a-t-il pu être retenu alors qu’il s’agit du site d’une ancienne décharge de produits toxiques, dépolluée à grands frais entre 2003 et 2008 ?

-quels sont les risques d’infiltration et de pollution de la nappe phréatique d’importance située à proximité et qui alimente quelque 15’000 personnes en eau potable (cette même nappe phréatique qui avait justifié l’assainissement du site au début des années 2000).

-quel suivi le Conseil d’Etat va assurer sur ce dossier pour garantir le respect des dispositions cantonales et fédérales ?

Communiqué, Elections cantonales 2017

Elections cantonales du 30 avril 2017 : liste des Verts de l’ouest

Suite à leur assemblée générale extraordinaire, les Verts de l’ouest sont fiers de présenter en vue des élections cantonale d’avril prochain une liste forte, variée et paritaire de 14 candidats et candidates. Ces 7 femmes et 7 hommes sont déterminés à s’engager pour : un avenir durable, une société solidaire, une économie forte et équitable. Des transports publics performants, le renforcement de la biodiversité, la lutte contre le gaspillage et le développement d’une politique culturelle forte regroupant l’ensemble des acteurs régionaux sont aussi au cœur de leurs préoccupations.

Derrière la députée sortante, Nathalie Jaccard, qui occupe actuellement le seul siège Verts du district, ces 14 personnes représentent largement la diversité du district et ont des profils professionnels divers. Elles sont majoritairement engagées dans des législatifs communaux, où certain-e-s ont des responsabilités dans diverses commissions : des finances, de gestion, de naturalisation, etc., sont président-e-s de section, sont d’ancien-ne-s président-e-s de conseils communaux ou encore sont chef-fe-s de groupe. Ce sont donc des hommes et des femmes d’expérience qui se présentent pour défendre des axes forts pour le développement durable de la région.

La liste se présente de la manière suivante :

  • Nathalie Jaccard, Renens
  • Charles Koller, Ecublens
  • Rebecca Joly, Prilly
  • David Boulaz, Prilly
  • Nadège Tissot, Bussigny
  • Jonas Kocher, Renens
  • Catherine Calantzis Robert, Bussigny
  • Blaise Drayer, Prilly
  • France Manghardt, Prilly
  • Jean-François Staub, Prilly
  • Nathalie Bielser, Bussigny
  • Eric Delessert, Chavannes
  • Anne Cherbuin, Renens
  • Charles-Henri Hayoz, Ecublens

Avec cette équipe forte et unie, Les Verts affichent clairement leur volonté de gagner un deuxième siège dans le district, afin, qu’à travers les valeurs et les thèmes verts, la population de l’ouest lausannois ainsi que les générations futures puissent bénéficier d’un environnement sain, protégé et d’une société solidaire et équitable.

Communiqué, Votation

La LPPPL, une loi en faveur des coopératives d’habitation

La Loi sur la préservation et la promotion du parc locatif (LPPPL), qui passera en votation le 12 février prochain, peut compter sur le soutien de coopératives. Celles-ci, en promouvant un mode d’habitat différent de celui défendu par les milieux immobiliers traditionnels, sont aux premières loges pour observer les effets de la pénurie de logements abordables que subit le canton de Vaud. Pour se développer, elles espèrent bien pouvoir bénéficier des outils proposés aux communes par la LPPPL afin d’offrir davantage de logements adaptés aux besoins de la population.

Des coopératives de différentes tailles et modes de fonctionnement soutiennent la Loi vaudoise sur la préservation et la promotion du parc locatif (LPPPL), objet cantonal de votation du 12 février prochain. Ce texte crée une nouvelle catégorie de logements d’utilité publique (LUP) : le logement à loyer abordable (LAA). Celui-ci n’est pas subventionné mais bien à prix coûtant. En cela, il correspond à ce que les coopératives cherchent à offrir à la population.

La LPPPL introduit également un nouveau droit en faveur des communes : celui de fixer des quotas de LUP dans leur planification territoriale. Une telle mesure aura pour effet de faire baisser le coût des terrains, donnant ainsi une meilleure chance aux coopératives d’acquérir des parcelles afin d’y développer de nouveaux projets.

Enfin, si une commune exerce le droit de préemption offert par la LPPPL – droit qui ne peut être exercé qu’en vue de construire des LUP – elle pourra décider d’attribuer un droit de superficie à une coopérative. Ce système, en diminuant les besoins financiers de départ, bénéficie tout particulièrement aux jeunes coopératives.

Mues par la volonté d’envisager l’habitat d’une manière différente des milieux immobiliers traditionnels – plus humaine et centrée sur un intérêt général – les coopératives soutiennent la LPPPL, une loi qui les aidera à réaliser leurs projets futurs.

 

Coopérative Cité Derrière, Philippe Diesbach, président
Coopérative Le Bled, Laurent Guidetti, directeur ad interim
Coopérative du Cercle ouvrier lausannois, Philippe Mivelaz, président

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Communiqué

Une Constitution sans gaz de schiste ?

Le Bureau des Verts vaudois a décidé lors de sa séance du mardi 24 janvier 2017 de convoquer une assemblée générale extraordinaire du parti afin de soumettre à ses membres le projet de lancement d’une initiative populaire cantonale. Celle-ci viserait à inscrire dans la Constitution vaudoise l’interdiction de l’extraction de gaz de schiste sur le territoire cantonal. Le Bureau des Verts vaudois entend ainsi s’assurer que ces hydrocarbures, de même que leurs méthodes d’extraction extrêmement dangereuses et polluantes, n’aient jamais leur place en terres vaudoises, malgré les velléités de certains spéculateurs et la passivité du DTE.

L’extraction de gaz de schiste est soumise dans le canton de Vaud à un moratoire instauré par le Conseil d’État en 2011 suite à une interpellation du député Verts Vassilis Venizelos. Il s’agit d’un simple acte administratif, pouvant être levé à tout instant. Cela n’est pas suffisant pour les Verts vaudois, qui souhaitent que l’extraction de gaz de schiste, extrêmement dangereuse et polluante, soit définitivement interdite sur le territoire cantonal.

Cela aurait pu être inscrit clairement dans le projet de Loi sur les ressources naturelles du sous-sol (LRNSS) présenté par le DTE au mois de juin 2016. Or il n’en est rien, et le texte mis en consultation pourrait au contraire, à terme, permettre à plusieurs projets d’extractions pendants dans différentes régions du canton (Gros-de-Vaud, Broye-Vully, Chablais) de voir le jour.

Afin de lever cette menace qui pèse sur les nappes phréatiques et les paysages vaudois, le Bureau des Verts vaudois a décidé de convoquer une assemblée générale extraordinaire le mercredi 8 février prochain[1], afin de proposer aux membres de lancer une initiative populaire cantonale inscrivant dans la Constitution vaudoise l’interdiction d’extraction de gaz de schiste.

En cas d’acceptation du principe par l’AG, la récolte de signatures pourra débuter dès que le texte de l’initiative aura été validé par les services cantonaux compétents et le Conseil d’État, soit en principe au mois de mars.

[1] A 19h30 à l’Espace Dickens à Lausanne

Communiqué

NON à un fonds qui promeut le bétonnage et l’augmentation du trafic

Une large alliance vaudoise appelle la population à rejeter le Fonds pour les routes nationales et le trafic d’agglomération (FORTA), pour une mobilité du futur plus respectueuse de l’homme et de l’environnement.

Le canton de Vaud, à l’image d’autres régions de Suisse, a vécu ces dernières années une explosion du trafic sur ses routes et autoroutes, avec des embouteillages importants aux environs des agglomérations aux heures de pointe. Les partisans du FORTA estiment que ce fonds permettra d’améliorer la situation, en agrandissant le réseau autoroutier et en augmentant sa capacité. Pour nous, signataires de ce communiqué, cela va au contraire aggraver à terme le problème, faisant augmenter encore le trafic dans les villes et les villages. De nombreux exemples, en Suisse comme à l’étranger, ont en effet montré qu’en augmentant la capacité d’une route, on génère plus de trafic, et on se retrouve après quelques années avec des problèmes encore pires, tout en ayant dépensé des milliards.

Les autorités cantonales vaudoise et genevoise soutiennent ce fonds au nom du financement de leurs projets (M3 vaudois et trams genevois). Or seuls 390 millions sur les 4,6 milliards promis à la route sont prévus pour la mobilité dans les villes. La couleuvre est grosse à avaler au nom de la pérennité de la politique des agglomérations, là où vivent 84% de la population suisse.

Nous soutenons donc bien entendu le financement des projets dans les agglomérations, mais cela ne doit pas justifier que l’on accroisse de manière démesurée le réseau autoroutier et que l’on dépense autant d’argent public au détriment d’investissements dans la santé ou l’éducation. En effet, Contrairement au projet FAIF (Financement et aménagement de l’infrastructure ferroviaire), FORTA puise massivement dans les caisses fédérales. Plutôt que d’appliquer la règle désuète de « plus routes pour plus de voitures » et qui engendre son lot de pollution atmosphérique et acoustique, il est préférable de poursuivre et renforcer la politique de transfert modal qui figure parmi les objectifs du canton de Vaud. Pour réduire le trafic motorisé, réduisons le nombre de voitures, en offrant à qui doit se déplacer, des alternatives efficaces et économiques à la route.

Pour un canton de Vaud tourné résolument vers une mobilité respectueuse de l’homme et de l’environnement et pour un développement intelligent du territoire, nous appelons la population vaudoise à dire NON au FORTA le 12 février prochain !

Signataires : ATE Vaud, Pro Natura Vaud, WWF Vaud, Les Verts vaudois, Jeunesse socialiste vaudoise, Jeunes Vert-e-s vaudois-es

Communiqué

Disparition annoncée de l’Hebdo. Agir pour une presse romande variée et vivante !

Les Verts vaudois ont appris l’annonce de l’arrêt de la publication du magazine l’Hebdo, qui vient s’ajouter à une longue liste de tristes annonces pour la presse romande. Ils souhaitent voir les pouvoirs publics agir afin de maintenir dans notre région et notre canton une presse variée et vivante, instrument indispensable pour le débat démocratique.

L’annonce faite ce jour par Ringier de l’arrêt de la publication du magazine L’Hebdo dès le 2 février attriste les Verts vaudois. De par ses enquêtes fouillées et ses prises de positions parfois tranchées, l’Hebdo est un acteur important de la scène médiatique romande, qui a participé ces 30 dernières années au façonnement du discours politique dans notre région et notre canton. A l’heure où la vérification par les faits (fact-checking) est plus importante que jamais, exercice indispensable pratiqué et relayé par les médias, c’est donc le débat démocratique qui se retrouve aujourd’hui appauvri.

Cette annonce est la dernière d’une longue suite de mauvaises nouvelles pour la presse romande, qui voit depuis des années des titres et des emplois disparaître, victime d’une volonté de profit sans cesse croissante de la part de grands groupes éditoriaux qui jouissent désormais d’une situation de quasi duopole.

Une presse variée et vivante, suscitant le débat d’idées et se faisant le vecteur de positions différenciées et contradictoires, est un outil indispensable à tout système démocratique, construit sur la confrontation pacifique d’idées différentes.

On ne peut donc pas laisser l’avenir de la presse romande se voir régi par les seules lois du marché et les logiques économiques de deux grands éditeurs. Les Verts vaudois espèrent donc que le Conseil d’Etat fera tout son possible pour préserver, dans notre canton, une presse locale et régionale de qualité, se faisant écho du large spectre d’opinions et d’idées que l’on retrouve dans notre société.

Les Verts témoignent finalement toute leur sympathie et leur soutien aux 37 collaborateurs touchés par cette suppression et espèrent vivement que des solutions seront trouvées à l’interne du groupe Ringier pour éviter tout licenciement.

Communiqué

Quatorze syndics s’engagent pour davantage de logements à loyers abordables

En vue des votations du 12 février prochain, nous soussignés – toutes et tous syndiques et syndics de villes et communes vaudoises – lançons un appel à soutenir la Loi sur la préservation et la promotion du parc locatif (LPPPL). En prise tous les jours avec les difficultés de nos concitoyennes et concitoyens face à la pénurie de logements, nous sommes aux premières loges pour attester de la nécessité de la LPPPL. Elle donnera enfin à toutes les Communes, indépendamment de leur taille, des outils permettant de développer des logements à loyers abordables, protégés de la spéculation immobilière.  

Syndics de 14 villes et communes vaudoises, nous soutenons la Loi sur la préservation et la promotion du parc locatif (LPPPL), objet de votation du 12 février prochain. Nous comptons sur les outils offerts par cette nouvelle loi pour pouvoir mener une politique communale du logement proactive, afin de répondre aux besoins de la population.

La possibilité de fixer des quotas de logements d’utilité publique dans les plans de quartier, d’accorder des bonus de droit à bâtir ou encore de bénéficier d’un droit de préemption sont des outils à la fois raisonnables et efficaces pour promouvoir la construction de logements à loyers abordables et modérer le prix des terrains des collectivités publiques. La nouvelle loi maintient également l’essentiel des dispositions existantes permettant de préserver le parc locatif et de contrôler le montant des travaux et la hauteur des loyers lors de rénovations ou démolitions /reconstructions, autant d’acquis précieux pour les locataires de ce canton.

Soucieux d’œuvrer pour le bien commun, nous tenons également à dénoncer les propos fallacieux tenus par les milieux immobiliers qui défendent avant tout leurs intérêts privés dans cette campagne. L’explosion du niveau des loyers depuis plus de dix ans, alors que l’inflation et les taux d’intérêt sont au plus bas, attestent au contraire de la nécessité pour les Communes de disposer d’outils leur permettant d’agir pour construire des logements accessibles à toute la population y compris dans toutes les zones périurbaines de notre canton.  Pour ce faire, un oui à la LPPPL s’impose le 12 février prochain.

Jean-François Clément, Syndic de Renens
Gérald Cretegny, Syndic de Gland
Fabrice De Icco, Syndic de Romainmôtier-Envy
Piéric Freiburghaus, Syndic de Penthalaz
Henri Germond, Syndic d’Orbe
Vincent Jaques, Syndic de Morges
Valérie Jeanrenaud, Syndique de Burtigny
Grégoire Junod, Syndic de Lausanne
Elina Leimgruber, Syndique de Vevey
Didier Lohri, Syndic de Bassins
Serge Melly, Syndic de Crassier
Maurice Mischler, Syndic d’Epalinges
Jean-Pierre Rochat, Syndic de Chavannes
Daniel Rossellat, Syndic de Nyon

Communiqué du Comité pour des logements abordables dont font partie les Verts