Communiqué 2018

Fiscalité agricole : un correctif cantonal bienvenu

Le Grand conseil a confirmé hier en deuxième débat dans le cadre du budget la volonté du Conseil d’Etat de faire usage de la marge de manœuvre que lui laisse le droit fédéral pour abaisser le seuil nécessaire pour qu’un immeuble agricole soit considéré comme une entreprise agricole. Si un immeuble est considéré comme une entreprise agricole, il peut échapper en partie aux conséquences désastreuses de la nouvelle jurisprudence sur la fiscalité agricole. Les Verts saluent cette annonce qui fait suite notamment à l’intense travail parlementaire mené dans le canton de Vaud pour tenter d’atténuer autant que possible ces conséquences.

Le sujet complexe de la fiscalité agricole n’est de loin pas clos. Il est primordial de continuer à prendre des mesures permettant d’éviter que les agriculteurs ne soient pas frappés injustement et durement pas les conséquences fiscales de ce désormais tristement fameux arrêt du Tribunal fédéral de 2011. Pour mémoire, le Tribunal fédéral, dans cet arrêt qui constituait un revirement de jurisprudence, a défini de façon plus restrictives les conditions auxquelles les agriculteurs pouvaient être protégés par la loi fédérale sur le droit foncier rural (LDFR) dans le cadre fiscal. De nombreuses situations où n’était jusqu’alors perçu qu’un impôt sur le gain immobilier (7%) se sont désormais vu appliquer un impôt sur le revenu qui peut, combiné à l’AVS, atteindre près de 50% de charge fiscale. Pour les agriculteurs, qui ont très souvent leur fortune et même leur prévoyance dans leur patrimoine immobilier, cette menace fiscale est parfois tout simplement intenable.

Suite à un intense travail parlementaire au Grand Conseil vaudois, en particulier dans le cadre des discussions portants sur la motion du député vert Raphaël Mahaim (« Motion Raphaël Mahaim et consorts – Fiscalité agricole : il faut se résoudre à réviser la loi vaudoise »), le Grand conseil a rendu possible l’octroi d’une remise d’impôt exceptionnelle aux agriculteurs qui sont frappés durement par cette jurisprudence inattendue.

La loi fédérale sur le droit foncier rural pose comme principe qu’une entreprise agricole doit au minimum contenir une unité de main d’œuvre standard (UMOS), cette dernière étant calculée sur la base de critères complexes qui reflètent la taille de l’entreprise agricole. Le droit fédéral autorise toutefois les cantons à abaisser ce seuil à 0.6 UMOS. C’est cette possibilité qui pourra désormais être utilisée dans le canton de Vaud, de façon temporaire, pour permettre à davantage d’entreprises agricoles de petite taille d’échapper au nouveau régime fiscal.

Le vote intervenu hier dans le cadre budgétaire vient compléter la directive concernant l’octroi de remises. Dans le canton de Vaud, le seuil traditionnel de 1 UMOS (unité de main d’oeuvre standard) nécessaire à être qualifié d’entreprise agricole passera à 0.6 UMOS. Il sera donc désormais possible de définir plus largement la notion d’entreprise agricole et d’ainsi permettre à davantage d’exploitations agricoles d’échapper au nouveau régime fiscal à l’avenir.

Les Verts saluent cette avancée, bien que la mesure demeure toutefois insuffisante. Les Verts continueront donc à porter une attention toute particulière à la mise en œuvre ainsi qu’à la pratique de l’administration cantonale quant à l’évaluation des immeubles. De même, de nombreuses zones d’ombre demeurent quant à l’application de la jurisprudence du Tribunal fédéral et les Verts continueront à suivre attentivement les premières décisions de taxation pour s’assurer que le Conseil d’Etat ne lui confère pas plus de portée que ce qui est strictement nécessaire au plan juridique.

Communiqué 2018

Toute extraction d’hydrocarbures désormais interdite dans notre canton : un succès historique pour les Verts !

Les Verts vaudois se réjouissent de l’acceptation, aujourd’hui au Parlement vaudois, en 3ème débat, de l’introduction du texte de leur initiative « Pour un canton de Vaud sans extraction d’hydrocarbures » à l’article 4 de la nouvelle Loi sur les ressources naturelles su sous-sol (LRNSS). Quel chemin parcouru pour y arriver mais les efforts faits par les Verts depuis 2011 déjà pour protéger notre canton du danger représenté par la recherche et l’extraction d’hydrocarbures sont aujourd’hui couronnés de succès. Et la victoire est totale puisque non seulement les gaz non-conventionnels seront désormais interdits (tels que le gaz de schiste, les gaz serrés, etc.), mais toute forme d’hydrocarbure, même conventionnel, également.

Le travail parlementaire des Verts depuis 2011, qui avait abouti au moratoire sur la recherche et l’exploitation de gaz de schiste que connaît notre canton, ainsi que l’engagement récent de centaines de militant-e-s qui ont pu rallier près de 15’000 citoyen-ne-s vaudois-es à cette cause, paie enfin ! Le texte de l’initiative « Pour un canton de Vaud sans extraction d’hydrocarbures » dont ils sont à l’origine figure désormais à l’article 4 de la nouvelle Loi sur les ressources du sous-sol vaudois (LRNSS), adoptée aujourd’hui en plénum en 3ème débat par le Parlement vaudois.

Désormais, non seulement l’interdiction de la fracturation hydraulique ou de toute autre méthode de stimulation visant à fracturer la roche pour la recherche et l’exploitation des hydrocarbures est acquise, mais aucune recherche ou extraction de gaz même conventionnel, ne sera possible non plus à l’avenir. L’intérêt général aura fini par primer sur quelques intérêts très particuliers et le canton de Vaud fait désormais figure de pionnier au plan suisse.

Les Verts se réjouissent de ce changement historique obtenu et sont également satisfaits d’avoir pu par ailleurs ancrer, dans cette loi, des bases légales solides pour la géothermie, dont les Verts demandaient le développement depuis 2013 déjà.

Alors que la diminution des émissions de gaz à effet de serre est aujourd’hui une priorité mondiale, et que le Conseil d’Etat s’est enorgueilli dans son programme de législature de la mise en œuvre prochaine d’un « plan climat », la nouvelle loi adoptée aujourd’hui est enfin en phase avec la réalité et permet aux Vaudoises et aux Vaudois d’avancer dans la bonne direction. Un jour à marquer d’une pierre blanche (pour ne pas dire verte !) !

Communiqué 2018

Des Assises de la mort pour venir à bout du tabou

La députée des Verts, Léonore Porchet, développera demain un postulat où elle demande au Conseil d’Etat d’évaluer la possibilité d’organiser des Assises de la mort dans notre canton. Ce serait une première, rendue nécessaire par le décalage existant, de nos jours, entre les souhaits des Vaudoises et des Vaudois et ce qui advient concrètement le moment venu. Il est donc important de lancer un dialogue qui permette d’améliorer de manière ouverte, progressiste et concertée la prise en charge de la fin de vie pour chacun-e d’entre nous.

Bien qu’elle fasse partie de la vie, et soit d’ailleurs la seule certitude de son cours, la mort reste aujourd’hui encore bien souvent taboue. Au-delà des convictions, croyances et espérances personnelles, la fin de vie a des conséquences importantes sur la santé publique, notre système sanitaire et les finances publiques. Malheureusement, le tabou qui entoure la mort empêche encore aujourd’hui d’aborder frontalement et efficacement des problèmes publics véritablement existentiels.

Ainsi, si deux Vaudois-es sur trois ont déjà réfléchi aux conditions de leur fin de vie, seuls 16% ont rédigé des directives anticipées (25% pour les 55 ans et plus) pour les exprimer clairement, avec pour conséquence que la responsabilité de ces décisions cruciales revient de fait en réalité aux soignants et aux proches le moment venu. Plus préoccupant encore, dans 1 cas sur 4, les décisions applicables à la fin de vie d’une personne capable de discernement n’ont jamais été discutées avec elle. Le risque est alors grand d’ignorer la volonté de la personne en fin de vie ou de l’exposer à des souffrances inutiles ou même à un acharnement thérapeutique. En outre, si 72% des Vaudois-es souhaitent mourir à la maison, ils ne sont qu’une minorité à le faire concrètement. La majorité d ‘entre nous mourra à l’hôpital ou en EMS, bien souvent seul-e-s.

Il est donc toujours nécessaire de sensibiliser la population à ses moyens d’action et d’anticipation dans ce domaine crucial, et de lancer une vaste réflexion quant aux thèmes connexes liés, tels que le vieillissement de la population, le maintien à domicile, le placements à des fins d’assistance, les soins palliatifs, le suicide, les directives anticipées, le droit de représentation des proches, l’accompagnement des personnes en deuil, les lieux et objets d’ensevelissement, les proches-aidants, l’acharnement thérapeutique, la surmédicalisation des personnes âgées, le soutien du personnel soignant face au décès de patients, la facilitation du décès à la maison, la capacité de discernement et la volonté du patient.

Pour ce faire, les Verts proposent l’organisation d’Assises consacrées à la mort, ou tout autre événement offrant les mêmes conditions de rencontre, d’échange et de co-construction de solutions permettant d’améliorer la prise en charge de la fin de vie dans le Canton.

Communiqué 2018

OFROU: Arrêtons d’ouvrir les vannes automobiles

Les Verts vaudois déposeront lundi leur opposition aux projets d’augmentation de capacité autoroutière démesurés de l’OFROU dans la région Lausanne-Morges. Le canton de Vaud mérite mieux comme politique de la mobilité. A l’heure d’une crise climatique de plus en plus sévère et pressante, la solution ne peut être de construire davantage de voies, de sorties et de contournements. Pour un canton qui ait de l’avenir, il est temps d’investir dans le transfert modal et la mobilité douce : pour notre santé et notre planète.

Les Verts vaudois déposeront lundi prochain, date d’expiration du délai d’opposition, leur opposition aux projets routiers démesurés lancés par l’OFROU qui ne feront qu’entraîner un appel d’air sur les autoroutes et les routes de l’agglomération Lausanne-Morges et, loin de résoudre les problèmes de circulation connus actuellement, provoqueront toujours plus d’engorgement. Et qui dit engorgement dit bouchons et donc davantage de bruit et de pollution pour les habitantes et les habitants des villes et villages traversés.

Il est incompréhensible, à l’époque où vous vivons, d’encore ainsi envisager d’investir des milliards dans un développement gigantiste de la capacité autoroutière alors même que la crise climatique nous impose de revoir nos émissions de CO2 à la baisse et que l’accord de Paris, signé par la Suisse, édicte même un objectif zéro émission d’ici 2050. D’autant plus que le trafic motorisé représente aujourd’hui en Suisse plus de 30% des gaz à effet de serre et de la consommation énergétique. Les Verts ne pourront jamais suivre un tel non-sens. Il faut, plus que jamais, penser a mobilité de manière globale et déterminée, et, d’une part, utiliser les leviers mis à disposition par l’aménagement du territoire pour mieux penser les zones de travail d’habitat et de loisirs et ainsi réduire les besoins en déplacement. D’autre part, si des moyens doivent être investis, c’est pour encourager, dans les villes et les agglomérations fortement saturées, le passage à des modes de transport plus écologique, tels que le vélo (d’ailleurs largement soutenu par la population lors d’un vote récent) et les transports publics. Et, pour les lieux où l’usage de la voiture reste dans l’immédiat encore difficilement contournable, des solutions devraient être trouvées et encouragées pour tirer profit de la numérisation de la mobilité (autopartage, par ex.), en veillant à la mettre au service de l’individu et de l’environnement.

Notre canton mérite mieux que plus de suie, de gaz carbonique et de klaxons.

Communiqué 2018

Votation du 10.02.19: Préserver notre patrimoine foncier et notre paysage

Les Verts vaudois, réunis ce soir en comité élargi, ont plébiscité l’initiative contre le mitage des Jeunes Vert-e-s suisses. Le texte s’avère réellement nécessaire alors que nous perdons, dans notre pays, encore presqu’un mètre carré de zone verte par seconde et que les problèmes du mitage, de l’étalement urbain et du recul de la biodiversité ne cessent de s’aggraver.  Le cadre légal actuel est insuffisant.

Les Verts vaudois, réunis en comité élargi, recommandent aux Vaudoises et aux Vaudois d’accepter, le 10 février prochain, l’initiative des Jeunes Vert-e-s suisses « Stopper le mitage – pour un développement durable du milieu bâti (initiative contre le mitage) ». En effet, le cadre légal actuel ne suffit plus à endiguer les problèmes de mitage du territoire, d’étalement urbain bâti galopant et des pertes de biodiversité corrélatives étant donné la disparition toujours croissante de terres cultivables et d’espaces verts en général. La deuxième révision de la Loi sur l’aménagement du territoire (LAT) actuellement proposée par le Conseil fédéral fait d’ailleurs craindre une aggravation encore de la situation puisqu’il prévoit de nouvelles mesures pour la construction en dehors des zones à bâtir qui favoriseraient encore plus la progression du bâti aux dépens des espaces verts.

Dans ce contexte, le texte d’initiative contre le mitage doit être soutenu car :

-il permettra de stopper efficacement le mitage du territoire en introduisant une compensation des nouvelles zones à bâtir délimitées, préservant ainsi de nouvelles zones agricoles et assurant un développement de constructions de qualité et durables. Il est important que les besoins en logement soient satisfaits sans pour autant nuire à nos réserves naturelles. Les écoquartiers seront, en particulier, encouragés, ce qui est particulièrement important pour notre canton de Vaud où de nombreux projets sont actuellement en cours (tel que le projet des Plaines-du-Loup à Lausanne ou la revalorisation de la friche de Malley).

-il préservera nos paysages, et donc notre qualité de vie. Les terres cultivables doivent être protégées et des espaces verts non-jardinés préservés et davantage développés (en particulier les hauts marais et les prairies sèches, particulièrement menacés) pour encourager un regain de biodiversité alors même que plus d’un tiers des plantes, animaux et champignons suisses sont actuellement en voie de disparition.

-enfin, il ne bloquera en aucune manière la politique du logement de notre Canton mais orientera simplement son développement vers l’intérieur. Les réserves dans les zones habitées existantes ainsi que dans les zones à bâtir non construites sont bien assez grandes pour répondre aux besoin actuels et futurs sans qu’il ne soit nécessaire de goudronner encore davantage nos champs.

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LRNSS: Vers une interdiction historique de toute extraction d’hydrocarbures dans notre canton

Les Verts vaudois se réjouissent de l’acceptation, aujourd’hui au Parlement vaudois, en deuxième débat, de l’introduction du texte de leur initiative « Pour un canton de Vaud sans extraction d’hydrocarbures » dans l’article 4 de la nouvelle Loi sur les ressources naturelles du sous-sol (LRNSS). Ils espèrent que le troisième débat, qui devrait avoir lieu la semaine prochaine, viendra confirmer ce pas historique qui permettrait de protéger notre canton du risque de l’extraction d’hydrocarbures, constituerait un pas vers la réduction des émissions de gaz à effet de serre et couronnerait les efforts des Verts depuis 2011.

Le travail parlementaire des Verts depuis 2011, qui avait abouti au moratoire sur la recherche et l’exploitation de gaz de schiste que connaît notre canton, ainsi que l’engagement récent de centaines de militant-e-s qui ont pu rallier près de 15’000 citoyen-ne-s vaudois-es à cette cause, pourrait enfin payer ! Le texte de l’initiative « Pour un canton de Vaud sans extraction d’hydrocarbures », dont ils sont à l’origine, a été accepté en deuxième débat aujourd’hui par le Parlement vaudois pour figurer à l’article 4 de la nouvelle Loi sur les ressources du sous-sol vaudois (LRNSS). Reste à suivre le troisième débat la semaine prochaine pour confirmer cette avancée historique.

Il serait en effet historique d’inscrire non seulement l’interdiction de la fracturation hydraulique ou de toute autre méthode de stimulation visant à fracturer la roche pour la recherche et l’exploitation des hydrocarbures dans une loi, mais aussi toute recherche ou extraction de gaz même conventionnel. L’intérêt général doit primer sur quelques intérêts très particuliers dans le canton de Vaud et être confirmé la semaine prochaine.

Alors que la diminution des émissions de gaz à effet de serre est aujourd’hui une priorité mondiale, et que le Conseil d’Etat s’est enorgueilli dans son programme de législature de la mise en œuvre prochaine d’un « plan climat », la nouvelle loi, si elle est adoptée dans sa version avalisée aujourd’hui, serait enfin en phase avec la réalité et permet aux Vaudoises et aux Vaudois d’avancer dans la bonne direction.

Communiqué 2018

Un travail plutôt que l’aide d’urgence pour les requérant-e-s

Aujourd’hui en plénum, Rebecca Joly, députée des Verts, a développé son postulat, fruit d’une démarche concertée avec les Jeunes Vert-e-s suisses et qui sera déposée par des Verts dans de nombreux parlements romands et suisse-allemands pour permettre de prolonger l’autorisation de travailler des requérant-e-s débouté-e-s non-renvoyables dans l’immédiat. Cela permettrait de leur éviter de tomber à l’aide d’urgence du jour au lendemain alors même qu’ils et elles ont un travail ou une formation en cours. Notre canton doit agir !

Aujourd’hui, lorsqu’un-e requérant-e d’asile lance une procédure en Suisse, il/elle obtient un permis N (requérant-e d’asile) qui lui permet de se former ou d’exercer une activité lucrative selon les conditions d’engagement des autorités cantonales compétentes. En cas de rejet de sa demande, et lorsque la décision devient exécutoire, l’autorisation d’exercer cette activité s’éteint à l’expiration du délai fixé au/à la requérant-e pour quitter le pays (délai de départ).

Cependant, le délai peut être long entre le moment du délai de départ et le départ effectif, surtout s’il n’y a pas d’accord de réadmission avec le pays d’origine. Dans ce dernier cas, le renvoi forcé est même carrément impossible. Or, certaines personnes concernées ont un travail ou un apprentissage et sont intégrées dans le tissu économique. Elles se retrouvent alors à l’aide d’urgence et dépendent de la collectivité. Cela constitue aussi une perte pour l’employeur qui, du jour au lendemain, perd son apprenti-e ou son employé-e qu’il a pourtant formé-e et qui crée un vide dans son entreprise.

Or, la loi fédérale sur l’asile (LAsi)prévoit, à l’art. 43 al. 3, que « le DFJP peut, en accord avec le Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche, habiliter les cantons à prolonger, au-delà du délai de départ, les autorisations d’exercer une activité lucrative de certaines catégories de personnes si des circonstances particulières le justifient. Cette règle s’applique par analogie à la procédure d’asile au sens de l’art. 111c ». Ainsi, les cantons auraient la possibilité de prolonger les autorisations de travail lorsque les personnes concernées, tant le/la requérant-e que l’employeur en font la demande, et notamment lorsqu’un renvoi forcé est impossible.

Cette possibilité n’est pourtant pas utilisée. Les Verts et les Jeunes Vert-e-s invitent donc le Conseil d’Etat à saisir le DJFP et le DEFR en vertu de l’article 43 alinéa 3 de la LAsi afin que cela soit désormais possible.

Ce même texte sera déposé dans de nombreux autres cantons romands et suisse-allemands dès cette semaine.

Communiqué 2018, Votation

Une regrettable brèche ouverte dans la protection de la sphère privée

Votation fédérale du 25 novembre 2018

Les Verts vaudois prennent acte de l’acceptation, par les Vaudoises et les Vaudois, de la nouvelle base légale pour la surveillance des assurés et du rejet de l’initiative« vaches à cornes ». Ils saluent, par contre, le rejet de l’énième provocation de l’UDC.

NON à l’initiative de l’UDC

Les Verts vaudois saluent le vote de la population vaudoise, et suisse, face à cette énième provocation de l’UDC. Elles ne se sont pas laissé tromper par le titre mensonger et les arguments fallacieux et ont fait confiance à notre système actuel, meilleur garant de nos droits et de nos libertés les plus fondamentales. Notre pays est déjà maître de sa destinée et l’a clairement réaffirmé en ce dimanche.

OUI à la surveillance des assurés

Les Verts vaudois regrettent la brèche ouverte ce jour vers une intrusion toujours croissante dans l’intimité et la vie privée des citoyennes et citoyens de notre pays. La latitude d’interprétation laissée dans la formulation de cette nouvelle basel égale fait craindre la multiplication des accusations infondées, qui engendreront de longs combats pour les personnes mises en cause injustement et ne disposant pas de moyens équivalents pour se défendre. Il faudra suivre cela de près et réfléchir à des appuis possibles pour garantir un traitement et une défense équitables aux personnes injustement soupçonnées.  Il est regrettable que les plus démunis soient ainsi encore plus stigmatisés alors que les exilés fiscaux continuent, eux, à bénéficier d’une quasi-impunité. Le curseur est de toute évidence déréglé et les Verts espèrent que les prochaines élections fédérales d’octobre 2019 permettront de rééquilibrer la composition du Parlement et, ainsi, de réorganiser les priorités en matière de poursuites et de récupération des fonds qui devraient revenir aux contribuables.

NON aux vaches à cornes

Les Verts regrettent le refus par les Vaudoises et les Vaudois de l’initiative « vaches à cornes » qui, sans contraindre toutes les éleveuses et tous les éleveurs à la même pratique, aurait toutefois permis à celles et ceux qui conservent un cheptel de chèvres et vaches à cornes de bénéficier d’aides ciblées supplémentaires pour couvrir les frais plus importants liés à cette pratique.En effet, dans ce cas une stabulation libre des bêtes et une attention supplémentaire accordée à leurs déplacements s’avèrent nécessaires. Les Verts aurait souhaité qu’un signal soit donné ce dimanche en faveur de modes d’élevage pratiqués dans le respect des animaux.

Communiqué 2018

Comptoir suisse : une tradition à réinventer

Les Verts vaudois et lausannois prennent acte, non sans regret, de la décision prise par le groupe MCH de ne pas reconduire le Comptoir Suisse, véritable tradition vivante qui allait souffler ses 100 bougies en 2019. Ils appellent les pouvoirs publics à agir avec détermination pour permettre au Comptoir de se réinventer et de sortir de l’image désuète du « grand fourre-tout » pour mettre davantage en avant les produits de notre terroir, une agriculture responsable et respectueuse de l’environnement et la culture de notre canton. Le Comptoir doit pouvoir continuer à faire le lien entre villes et campagnes.

Morceau de patrimoine vaudois et véritable institution, jadis attendue avec impatience par des dizaines de milliers de vaudoises et de vaudois aux portes de l’automne, le Comptoir Suisse n’est plus.

L’annonce faite par le groupe bâlois MCH de ne pas organiser une édition 2019 du Comptoir attriste les Verts vaudois, pour qui cette manifestation était un trait d’union bienvenu entre ville et campagne, un grand rendez-vous populaire dans lequel se mélangeaient jusqu’à il y a peu Vaudois-es et Romand-e-s de tous âges et milieux. Le Comptoir offrait, en outre, une vitrine au canton dans toute la Suisse, à l’image de l’OLMA de St-Gall.

Les Verts vaudois et lausannois restent convaincus qu’il reste une place pour ce type de grands événements populaires dans la capitale vaudoise, à l’heure ou la mondialisation et le commerce en ligne changent nos habitudes et modes de vie.

Ils appellent donc les pouvoirs publics cantonaux et communaux à se saisir avec détermination de ce dossier, et à œuvrer afin qu’une grande manifestation populaire puisse toujours avoir lieu au Palais de Beaulieu.

Celle-ci doit pouvoir se réinventer, et sortir de l’image désuète du « grand fourre-tout » pour mettre davantage en avant les produits de notre terroir, une agriculture responsable et respectueuse de l’environnement, la sociabilité ou les très nombreuses associations et groupes culturels qui animent notre canton. Nul doute qu’une telle manifestation saurait séduire la population vaudoise indépendamment de son âge, de son milieu social ou de son origine.

Communiqué 2018

Il est plus que jamais temps de libérer notre canton de la menace des hydrocarbures

La Commission de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’énergie du Conseil des Etats (CEATE-E) vient de communiquer son avis sur l’initiative cantonale genevoise demandant un moratoire sur l’importation, l’exploration et l’exploitation de gaz de schiste. Elle refuse tout moratoire. Rien à attendre du plan fédéral donc sur la question. Aux cantons d’aller de l’avant !

La Commission de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’énergie du Conseil des Etats (CEATE-E) vient de communiquer son rejet de tout moratoire sur l’importation, l’exploration et l’exploitation de gaz de schiste, que demandait le Canton de Genève. Par huit voix contre 3 et 1 abstention, et bien qu’avançant pourtant que le gaz de schiste ne trouvera jamais de terrain propice en Suisse, notamment pour des raisons économiques, la commission se refuse à légiférer. Le Conseil des Etats actuel étant connu pour être plus progressiste que le National, il ne semble donc rien y avoir à espérer du plan fédéral, dans la composition actuelle du Parlement, pour avancer sur la protection du climat et le refus des énergies fossiles. C’est donc bien aux cantons de se montrer responsables et de protéger leurs populations désormais.

La communication fédérale d’aujourd’hui trouve justement un écho particulier dans notre canton alors que les débats ont justement lieu en ce moment au Parlement vaudois sur la nouvelle Loi sur les ressources naturelles du sous-sol vaudois (LRNSS), présentée comme contre-projet à l’initiative « Pour un canton de Vaud sans extraction d’hydrocarbures ». Pour rappel, si le texte comporte certes des améliorations par rapport à la situation actuelle, comme l’interdiction d’extraction des hydrocarbures non-conventionnels et un renforcement de la géothermie, le texte proposé par le DTE laisse encore la porte ouverte à l’extraction d’hydrocarbures par d’autres méthodes, dites conventionnelles, ce qui est regrettable. Alors que la diminution des émissions de gaz à effet de serre est une priorité mondiale, et que le Conseil d’Etat s’est enorgueilli dans son programme de législature de la mise en œuvre prochaine d’un « plan climat », une telle porte laissée ouverte semble anachronique. 

Les Verts vaudois continueront donc à s’engager, via leurs député-e-s et au sein du comité d’initiative, pour obtenir l’interdiction pure et simple de toute recherche et extraction de toute forme d’hydrocarbures quelle qu’elle soit. Pour un canton de Vaud à la hauteur du défi climatique actuel.