Communiqué 2018

Climat : passer de la parole aux actes !

Alors que nous sortons d’une énième période de canicule et que les évènements météorologiques extrêmes se suivent (sècheresse, chutes de neige exceptionnelles, orages d’une rare violence, etc.), les Verts réclament des actions rapides, concrètes et volontaristes pour lutter contre le réchauffement climatique et pour préparer notre canton et nos communes aux dangers qu’il nous fait courir.

Le récent épisode de canicule qu’ont vécu la Suisse et une bonne partie de l’Europe occidentale ces dernières semaines, tout comme les divers autres événements météorologiques inhabituels et d’une rare violence (on peut par exemple penser à l’orage du 11 juin dernier à Lausanne) ont remis les projecteurs sur l’un des principaux dangers qui planent sur nos têtes : le réchauffement climatique et ses effets destructeurs.

Même si on a pu lire dans la presse les propos d’un conseiller national UDC parlant de « changements cycliques » pour ce qui est du réchauffement climatique, tout le monde ou presque s’accorde heureusement aujourd’hui pour dire que les causes de ce réchauffement sont au contraire à chercher dans les activités humaines.

Néanmoins, si pour établir un constat alarmé il y a de plus en plus de monde, lorsqu’il s’agit d’agir pour réduire le réchauffement et nous adapter à ce phénomène désormais inévitable, il y en a soudain bien moins. Or tous les secteurs économiques et toutes les régions du canton souffriront de ces effets, en particulier si aucune action n’est entamée dès à présent.

C’est pourquoi les Verts demandent aujourd’hui aux autorités communales et cantonales de passer de la parole aux actes, et de prendre la mesure de ce risque majeur en faisant de la réduction des émissions de CO2 et de l’adaptation aux événements météorologiques extrêmes des priorités absolues.

Les Verts souhaitent notamment que la mise en place d’un « Plan climat », telle qu’évoquée dans le programme de législature du Conseil d’Etat, soit accélérée et que ce dernier dispose de moyens suffisants pour le déploiement de politiques publiques ambitieuses en la matière.

Les communes ont également une part importante à jouer dans la lutte contre le réchauffement et les politiques publiques susceptibles d’en atténuer les effets, comme par exemple l’augmentation de la végétalisation des toitures, des rues et autres espaces publics. C’est pourquoi les Verts interviendront également au niveau communal pour demander des mesures concrètes et à la hauteur du défi qui nous attend. À Lausanne, ils appellent, par exemple, l’ensemble des forces politiques à faire front commun, notamment en matière d’urbanisme et de transports, afin de réduire les émissions de CO2 et le gaspillage des ressources en ville.

Les Verts espèrent vivement que le canton de Vaud fera office de pionnier en matière de lutte contre le réchauffement climatique, et servira de moteur au niveau national pour une application ambitieuse des engagements pris par la Confédération via la signatures des accords de Paris. Ils feront tout ce qui est en leur pouvoir pour que tel soit le cas. 

Communiqué 2018

Extraction d’hydrocarbures : il est temps d’agir !

Près d’un an jour pour jour après le dépôt de l’initiative « Pour un canton de Vaud sans extraction d’hydrocarbures », les Verts vaudois souhaitent faire le point sur le traitement de cette initiative et son contre-projet indirect sous forme de Loi sur les ressources naturelles du sous-sol (LRNSS). L’urgence climatique et les dangers sociaux et environnementaux induits par l’extraction d’hydrocarbures nécessitent en effet des réponses rapides et courageuses. Si rien ne bouge, il reviendra au peuple de trancher sur la question.

Le 24 juillet 2017, un comité composé de partis politiques et associations déposait l’initiative populaire cantonale « pour un canton de Vaud sans extraction d’hydrocarbures », munie de près de 15’000 signatures valables.

Une année plus tard, les Verts vaudois s’inquiètent de voir que, pour l’heure, la seule réponse obtenue est celle d’un contre-projet indirect, la LRNSS ne répond pas à la demande formulée clairement par le texte de l’initiative d’interdire sur tout le territoire cantonal toute extraction d’hydrocarbures.

Cela est d’autant plus difficile à comprendre que le Conseil d’État a clairement affiché sa volonté de lutter contre le réchauffement climatique via un « plan climat » et d’autres actions concrètes. Or, la meilleure manière de réduire le réchauffement climatique est de réduire les émissions de CO2 qui émanent de la combustion d’hydrocarbures, ainsi que des autres gaz à effet de serre comme le méthane. Autoriser l’extraction de carburants fossiles, au vu des risques environnementaux et pour la population qu’elle comporte, relève du non-sens, et irait à contrecourant d’une rapide et nécessaire décarbonification de notre économie. Le carbone stocké sous nos pieds sous forme de gaz et d’huiles dans les couches schisteuses et serrées du Plateau Suisse doit donc y rester. L’air, les lacs, rivières et sources et les sols de notre canton, déjà fortement mis sous pression, seront ainsi protégés contre de nouvelles atteintes environnementales.

Les Verts vaudois souhaitent donc réaffirmer aujourd’hui que l’initiative « Pour une canton de Vaud sans hydrocarbures » est plus que jamais nécessaire, et qu’il est pour eux hors de question de retirer ce texte si ses objectifs ne sont pas repris clairement dans la LRNSS.

Ils espèrent également que les travaux parlementaires actuellement en cours pourront se poursuivre et aboutir rapidement. Le vote sur l’initiative initialement prévu pour novembre 2018 risque en effet de n’avoir lieu qu’au printemps ou à l’été 2019.

Quel que soit le calendrier retenu, sans réelle amélioration de la LRNSS, le dernier mot risque fort de revenir à la population vaudoise, qui avait plébiscité le texte d’initiative et qui mérite donc mieux qu’une loi qui ne la protège pas assez contre les dangers de l’extraction d’hydrocarbures.

Communiqué 2018

Un pas important vers l’abandon du glyphosate dans le canton de Vaud

Plus de 3 ans après le dépôt, par le député des Verts Yves Ferrari, d’une motion demandant que le Conseil d’Etat vaudois prenne toutes les mesures possibles pour stopper la vente et l’utilisation de produits à base de glyphosate, le Conseil d’Etat rend son rapport. Il fait un pas bienvenu vers la réduction de l’utilisation de ce pesticide dangereux mais les Verts espèrent cependant que d’autres mesures nécessaires suivront très rapidement.

Alors que le 20 mars 2015, l’OMS, par le biais du Centre international de recherche sur le cancer, reconnaissait le caractère de « cancérogène probable pour l’Homme » de cette substance, le Conseil d’Etat vaudois prend, à son tour, des mesures pour se passer de ce dangereux pesticide.

Les Verts saluent l’engagement pris par le Conseil d’Etat de définir et mettre en œuvre un plan d’action spécifique pour réduire l’utilisation du glyphosate, ainsi que sa volonté d’établir un état des lieux de l’utilisation de ce pesticide par les services cantonaux, les communes, les entités paraétatiques et les particuliers et, surtout, de renoncer à son utilisation par les services étatiques et paraétatiques.

Les Verts sont en particulier satisfaits de l’interdiction annoncée, d’ici 2022, de toute utilisation de glyphosate dans les domaines agricoles, arboricoles et viticoles appartenant au Canton. Il s’agit là d’une décision importante étant donné qu’il est reconnu que cet herbicide peut affecter toutes les cellules vivantes, y compris humaines, et que des résidus ont d’ailleurs été trouvés dans les urines de 37,5% des Suisse récemment par l’émission ABE de la RTS. L’Office fédéral de la sécurité alimentaire (OSAV) en a d’ailleurs également trouvé des traces dans à peu près toutes les catégories de denrées alimentaires testées, dont du miel ou des vins suisses. Cela montre que si l’utilisation du glyphosate est certes mieux cadrée par la politique agricole de notre pays qu’à l’étranger, elle n’empêche pas une surutilisation de ce produit (à l’embouchure du Boiron le taux de glyphosate était 60 fois supérieur à la norme en 2016) et la contamination à l’homme et devrait donc être entièrement remplacée par des alternatives plus respectueuses de l’homme et de la nature. Cela devrait désormais être possible dans le canton de Vaud, en espérant que le monde agricole suivra ensuite en s’inspirant des solutions qui auront été développées/testées par l’Etat sur ses domaines.

Le Conseil d’Etat fait donc aujourd’hui un pas dans la bonne direction, mais les Verts s’assureront d’ailleurs que des moyens suffisants soient alloués au DTE pour assurer la mise en œuvre concrète des engagements pris par écrit aujourd’hui. Il ne s’agira en outre pas de s’arrêter là et les Verts continueront à s’engager pour une interdiction totale du pesticide phare de Monsanto/Bayer.

Communiqué 2018

Le canton de Vaud interdit la publicité sexiste

Suite au dépôt, en 2011, d’une motion par la députée verte d’alors Sandrine Bavaud pour interdire les publicités idéalisant ou dégradant les femmes sur l’espace public, le Conseil d’Etat vaudois rend enfin sa copie. Les Verts la découvrent avec satisfaction. Il sera désormais possible d’interdire la publicité sexiste (en outre clairement définie) et de renforcer le rôle de la commission consultative en la matière. Les Verts resteront néanmoins vigilants pour que les communes, dont c’est la responsabilité sur leur territoire, surveillent bien la mise en application de cette modification de loi.

Depuis 2011, le temps a passé et l’actualité récente des mouvements tels que #balancetonporc ou #MeeToo a montré, plus vivement que jamais, le ras-le-bol croissant face à l’instrumentalisation des femmes et leur représentation bien trop souvent idéalisée, dégradée ou stéréotypée, en particulier dans l’espace public. Le corps des femmes est en effet utilisé pour vendre toutes sortes de produits sans liens aucuns, quand ces dernières ne sont pas tout simplement représentées comme à disposition des hommes, en position de soumission. Lorsqu’ils sont affichés sur les murs de nos villes et de nos campagnes, ces messages publicitaires ont pour effet de figer les femmes dans un rôle arbitraire, en tant qu’objet, leur niant toute intelligence ou compétence. Ces images ont de plus un effet dévastateur sur la représentation que les jeunes filles ont de leur propre corps.

Tout en regrettant le temps pris par le Conseil d’Etat pour agir (puisque la motion avait été déposée en juin 2011 et renvoyée par le Grand conseil au Conseil d’Etat en janvier 2012 déjà), les Verts accueillent avec satisfaction la proposition, présentée aujourd’hui, de modifier la loi vaudoise sur les procédés de réclame. Les modifications proposées permettront en effet d’empêcher, désormais, toute publicité à caractère sexiste. Une définition claire est en outre donnée à l’alinéa 2 de l’article 5b de la loi, englobant d’ailleurs les femmes comme les hommes, ainsi que plus particulièrement les adolescent-e-s et les enfants. Il s’agit là d’une évolution importante de la loi vaudoise, qui répond à une prise de conscience toujours croissante au sein de la population des problématiques de déformation et d’instrumentalisation de l’image des femmes, le plus souvent, qui ne sont aujourd’hui plus tolérables.

Les Verts resteront néanmoins vigilants et enjoignent les communes, dont ce sera la compétence sur leur territoire, à suivre la mise en application de la loi de près. Ils n’hésiteront pas à saisir la commission consultative y relative si des réclames sexistes devaient désormais continuer à apparaître sur leurs panneaux.

Communiqué 2018

Tamedia ou l’obsession du profit

A l’annonce du refus de Tamedia d’examiner les solutions alternatives proposées par les collaborateurs du Matin, les Verts déplorent que la firme persiste dans sa volonté de démanteler la presse romande. On comprend ainsi que la volonté de maximiser son bénéfice est le seul objectif de la disparition de l’édition papier.

Les Verts ont déjà manifesté à plusieurs reprises leur attachement à la diversité de la presse. Ils ont agi au niveau cantonal et communal (Lausanne) pour que, à l’instar des médias télévisuels et audiovisuels, un subventionnement, public ou parapublic, garantisse une information locale indépendante. Car il est nécessaire pour la démocratie directe de maintenir l’accessibilité, la diversité, la qualité et la fiabilité de l’information dans les médias, de même qu’une diversité de supports, presse imprimée incluse, pour que l’ensemble de la population, y compris les personnes n’ayant pas accès à Internet puissent accéder à l’information de façon équitable.

Les Verts soutiennent les collaboratrices et collaborateurs de Matin dans leur lutte et continueront leurs efforts pour maintenir la diversité des médias.

Xavier Company, co-président des Verts lausannois

Séverine Evéquoz, vice-présidente des Verts lausannois

Alberto Mocchi, président des Verts vaudois

Benjamin Rudaz, co-président des Verts lausannois

Communiqué 2018

Qui pilote l’accueil parascolaire ?

Les Verts vaudois soutiennent la pétition « Pour un accueil sûr et de qualité pour nos enfants », lancée ce matin par les professionnel-le-s de l’accueil parascolaire du canton. Ils agissent en outre, parallèlement, au Grand conseil pour tenter de clarifier le rôle du Canton dans le pilotage et la garantie de cet accueil, alors que les résultats de la récente consultation menée par l’Etablissement Intercommunal pour l’Accueil Parascolaire (EIAP) vont à l’encontre de l’esprit, et de la lettre, de la Loi sur l’accueil de jour des enfants (LAJE). L’encadrement de nos enfants mérite bien une mobilisation à tous les niveaux.

Si la consultation récemment menée par l’EIAP sur le nouveau cadre de référence pour l’accueil parascolaire relevait a priori des instances communales, voire intercommunales, selon les articles 63 et 63a de la Constitution vaudoise, la foule de réactions manifestées depuis, et dont la presse et les milieux spécialisés se sont fait l’écho, montrent non seulement que ces propositions ne sont pas sans poser de problèmes, mais qu’elles concernent également directement les services cantonaux. D’où la nécessité d’une action rapide du Conseil d’Etat en la matière, demandée par le député des Verts Felix Stürner par voie d’interpellation.

En effet, parmi les voix qui se sont exprimées de manière critique figure également l’Office cantonal de l’accueil de jour des enfants (OAJE) dont la principale mission consiste à « délivrer les autorisations d’exploiter une institution d’accueil collectif de jour des enfants et de surveiller les différentes formes d’accueil à la journée d’un enfant, hors de son milieu familial ». A ce titre, c’est donc bien à cet office qu’il revient de vérifier en dernière instance la conformité légale ou non d’une Unité d’accueil pour écoliers (UAPE) ou d’un Accueil de la petite enfance en milieu scolaire (APEMS), notamment en termes d’encadrement et de qualification du personnel. Le Canton doit donc effectivement prendre position face aux mesures proposées par l’EIAP et se retrouve donc au premier chef concerné.

L’accueil parascolaire a en outre pour mission d’offrir à chaque enfant un environnement éducatif sûr, stimulant et sain, autrement dit un encadrement de qualité propice à son développement et adapté à ses besoins (art. 3a de la LAJE). Force est de constater que les propositions énoncées dans ce nouveau cadre de référence vont au contraire favoriser une baisse de la qualité d’encadrement offert, mais aussi péjorer la qualité, par manque de moyens, des directions des UAPE ou APEMS.

Felix Stürner demande donc au Conseil d’Etat vaudois de remplir son rôle de garant du respect des normes prescrites en matière d’accueil de la petite enfance prévues par l’Ordonnance sur le placement d’enfants (OPE) et de garantir la mise en application réelle de la LAJE, alors même que le cadre de référence proposé ne respecte pas l’esprit de la loi et la volonté clairement exprimée par une majorité de la population. Enfin, le Conseil d’Etat pouvant intervenir si les normes définies étaient susceptibles de mettre en danger les enfants, il devrait aller jusqu’à envisager l’opportunité de dénoncer le mandat de prestations actuel si l’EIAP devait persister à rester sourd aux critiques et à ne pas tenir compte des craintes émises.

Communiqué 2018

3 fois OUI le 23 septembre prochain pour plus de durabilité au quotidien

Les Verts vaudois, réunis ce soir en comité élargi, recommandent aux Vaudoises et aux Vaudois de glisser trois OUI dans l’urne le 23 septembre prochain à l’occasion de la votation fédérale qui aura lieu ce jour-là. Leur initiative fédérale « Pour des aliments équitables », ainsi que l’initiative « Pour la souveraineté alimentaire » permettront de mieux répondre aux souhaits de proximité, de traçabilité, de transparence et de qualité des consommatrices et consommateurs. Le contre-projet à l’initiative de ProVélo, quant à lui, favorisera la mobilité douce en ancrant les aménagements cyclistes dans la Constitution.

OUI à l’initiative « Pour des aliments équitables »

Sans surprise, les Verts recommandent le OUI à leur initiative fédérale car il est grand temps de favoriser les denrées produites localement, variant au gré des saisons, par rapport à celles de l’agro-industrie mondialisée qui endommage l’environnement, péjore le climat et réduit la biodiversité en imperméabilisant nos sols, polluant nos eaux et intoxiquant humains et animaux. En outre, si les critères de protection des animaux sont en Suisse parmi les plus élevés du monde, de la viande et des œufs étrangers produits dans des conditions non-respectueuses des animaux continuent à arriver dans nos assiettes, sans mention claire de leurs conditions de production. Cela doit cesser. Les consommatrices et consommateurs doivent pouvoir choisir, en toute connaissance de cause, les aliments qu’ils achètent. Trop de denrées alimentaires importées bon marché sont produites dans des conditions de travail scandaleuses, même en Europe, avec pour corollaire des conditions inhumaines pour celles et ceux qui les produisent, récoltent, et conditionnent. Enfin, l’initiative propose des mesures pour lutter contre le gaspillage alimentaire, de plus en plus préoccupant tant il pèse sur l’environnement, augmente le prix des denrées et est inacceptable dans un monde où tous ne mangent pas à leur faim.

OUI à la souveraineté alimentaire

Les Verts recommandent également le OUI à l’initiative « Pour la souveraineté alimentaire » qui vient compléter leur texte en souhaitant renforcer une agriculture paysanne qui permette à toute personne qui y travaille de gagner décemment sa vie, offre un avenir aux générations futures en garantissant des prix rémunérateurs et des revenus équitables aux agricultrices et aux agriculteurs, comme à leurs employé-e-s agricoles, et qui assure aux jeunes un accès à la terre. Elle entend, en outre, protéger les semences face aux entreprises semencières et agrochimiques et interdit toute utilisation d’OGM.

OUI à l’arrêté fédéral « vélo »

Les Verts vaudois soutiennent également l’arrêté fédéral qui vise à inscrire dans la Constitution les réseaux de voies cyclables, au même titre que les chemins et sentiers pédestres. Alors que le trafic est la source la plus importante d’émissions CO2, si nuisibles au climat, le vélo peut fortement contribuer à atteindre nos objectifs climatiques car aucun moyen de transports n’utilise moins de ressources naturelles. Egalement bon pour la santé, le vélo doit être favorisé, en densifiant le réseau de voies cyclables directes, en assurant la sécurité et en prévoyant suffisamment de places de stationnement, pratiques et protégées. Cette inscription s’accompagne également d’une meilleure coordination de la politique cyclable au niveau suisse, offrant un fort potentiel d’économie.

Communiqué 2018

Un front romand se lève contre l’assouplissement de l’Ordonnance sur le matériel de guerre

Les cantons romands ne veulent pas que la Suisse exporte des armes dans des pays en guerre civile ! Suite à l’annonce par le Conseil fédéral d’un assouplissement de l’Ordonnance sur le matériel de guerre (OMG), des textes parlementaires ont été déposés dans tous les Grands Conseils romands afin d’envoyer un signal clair à Berne : le Conseil fédéral doit faire marche arrière !

Des initiatives cantonales pour faire reculer le Conseil fédéral

Afin de faire entendre leur voix à Berne, les législatifs cantonaux ont la possibilité de voter des textes parlementaires formulant des demandes à l’attention de l’Assemblée fédérale ou du Conseil fédéral. C’est à l’aide de cet outil que plusieurs fronts cantonaux coordonnés par le GSsA entendent empêcher le Conseil fédéral d’assouplir l’OMG. Dans le sillage de Genève, où une résolution a été déposée par la députée verte Delphine Klopfenstein Broggini, et voté par une majorité du Grand Conseil allant du PDC à Ensemble à Gauche, en passant par les Verts et le PS, des textes semblables seront bientôt votés et acceptés dans d’autres cantons.

Des majorités assurées presque partout

Ce sera le cas dans le canton de Neuchâtel, où un texte déposé par Zoé Bachmann, députée solidaritéS, recevra un soutien majoritaire des groupes PVS (POP-Verts-SOL), PS, Vert-libéraux et PDC. A noter qu’à Neuchâtel, canton de l’ancien conseiller fédéral Didier Burkhalter qui s’est publiquement opposé à l’assouplissement de l’OMG, des soutiens venus du PLR sont attendus.

Dans le canton de Vaud également, le texte déposé par la députée verte Léonore Porchet sera soutenu par une majorité constituée d’Ensemble à Gauche (POP-SOL), du PS, des Verts, des Vert’libéraux et de l’Alliance du Centre (PDC -Vaud libre).

En Valais, un texte signé Sarah Constantin, députée socialiste, sera soutenu par l’Alliance de Gauche (PS-PCS) et Les Verts. Bien que plusieurs élu-e-s PDC ont d’ores et déjà annoncé qu’ils signeraient et soutiendraient le texte, le groupe n’a pas encore communiqué sa position. Des élu-e-s haut-valaisan-ne-s pourraient également signer, notamment les chrétiens-sociaux (CSPO).

Dans le canton du Jura, la résolution lancée par le socialiste Loïc Dobler recevra le soutien de la gauche et peut-être du PDC, ce qui suffirait à assurer une majorité au texte, tout comme en Valais.

Enfin à Fribourg, le texte déposé par le socialiste Nicolas Repond, devrait recueillir le soutien d’un front réunissant le PS et le groupe VCG (Les Verts-PCS-Vert’libéraux). Afin d’obtenir une majorité, ce front devrait être soutenu par une partie du PDC.

Dans ces trois derniers cantons (VS, JU, FR), le PDC jouera un rôle déterminant. Le parti de la conseillère fédérale Doris Leuthard n’abandonnera sans doute pas son élue, elle-même opposée à l’assouplissement de l’OMG. Le PDC devrait ainsi majoritairement soutenir un texte qui permettra de faire pression sur la majorité du Conseil fédéral désirant l’assouplissement.

Pour rappel : un nouvel assouplissement inacceptable

Quatre ans après l’assouplissement de 2014, la majorité de droite du Conseil fédéral s’est une nouvelle fois inclinée devant le lobby de l’armement en permettant un assouplissement de l’OMG. Outre les livraisons d’armes d’ores et déjà réalisées à des pays qui violent systématiquement les droits humains, des armes seront désormais également livrées à des pays en guerre civile. Le Conseil fédéral s’était pourtant engagé, lors du vote sur l’Initiative contre l’exportation du matériel de guerre en 2009, à ne pas assouplir les règles d’exportation. De plus, par cette décision, le gouvernement foule aux pieds le principe de neutralité du pays ainsi que la tradition humanitaire de la Suisse, dépositaire des Conventions de Genève et pays fondateur de la Croix-Rouge.

Communiqué 2018

Politique pénitentiaire: La droite gesticule, Béatrice Métraux agit

Les Verts vaudois saluent l’annonce, ce jour, par le Conseil d’Etat d’un crédit d’étude soumis au Grand Conseil pour la réalisation d’une nouvelle prison sur la plaine de l’Orbe pouvant, à terme, accueillir 410 détenus supplémentaires. Alors que l’UDC tentait, avec l’aide du PLR et par simple manœuvre politicienne, de lancer une commission d’enquête parlementaire (CEP) en début d’année, le Conseil d’Etat à majorité de gauche continue à agir concrètement pour répondre aux défis sécuritaires et pénitentiaires.

Les Verts saluent, l’annonce, ce jour, par le Conseil d’Etat de la transmission au Grand Conseil d’un crédit d’étude de 12 millions de francs en vue de la construction en deux étapes de la nouvelle prison des Grands-Marais, sur la plaine de l’Orbe. Les 216 places disponibles dès 2025 (et 410 à terme) permettront de répondre à la pression de la surpopulation carcérale chronique pesant actuellement sur les établissements existants.

Les Verts saluent ainsi l’action du Conseil d’Etat qui continue à mettre en œuvre sa politique pénitentiaire ambitieuse et pionnière en Suisse, voulue par la Cheffe du département Béatrice Métraux. Cet engagement à rattraper des décennies de retard dans les infrastructures pénitentiaires va permettre d’offrir des conditions de détention plus dignes, de meilleures prises en charge socio-éducatives ainsi qu’une lutte plus efficace contre les risques de récidive.

Les Verts espèrent qu’au-delà des infrastructures, le Conseil d’Etat va aussi rattraper le retard pris en matière d’effectifs de personnel du Service, en particulier pour ce qui est des agents de détention. Ils appellent aussi de leur vœu un renforcement de la mise en place des mesures de détention alternatives que sont le travail d’intérêt général et le bracelet électronique. Enfin, ils invitent le Conseil d’Etat à poursuivre ses efforts en vue de proposer des initiatives de justice restaurative et d’autres approches innovantes en matière d’encadrement des détenus.

Les Verts saluent enfin la mise en place de nouvelles Assises de la chaîne pénale en décembre et espèrent que la droite du parlement saisira ici l’occasion de montrer que son discours offensif à l’égard de la politique pénitentiaire depuis qu’elle a été reprise par la Conseillère d’Etat Béatrice Métraux va au-delà de l’agitation politicienne. Les Verts attendent donc que le PLR et l’UDC votent, en conséquence, ce premier crédit demandé par le Conseil d’Etat, puis les suivants. Le temps n’est plus à l’agitation mais aux actes. 

Communiqué 2018

Plus de temps à perdre pour préserver la diversité des médias

Alors que l’on apprenait la semaine dernière la disparition du Matin papier, alors même qu’il s’agit du journal le plus lu en Suisse Romande, énième épisode dans la mise en péril, voire la disparition de médias d’importance, tels que l’Hebdo, les Verts déposeront aujourd’hui au Grand Conseil et au Conseil communal de Lausanne, par la voix de la députée Séverine Evéquoz et du conseiller communal Xavier Company, deux initiatives afin de réagir. Cet épisode n’est en effet qu’une étape de plus franchie dans la course à la captation des médias par des intérêts privés. L’information, soumise à un impératif de rentabilité à tous prix et aux vues particulières de ses propriétaires, est de plus en plus mise sous pression. Cela ne peut plus continuer ainsi.

La démocratie directe a besoin de citoyennes et citoyens informés. Une information objective et étayée est fondamentale dans notre système politique afin que nous puissions, chacune et chacun, prendre nos décisions en conscience et voter en connaissance de cause. Et pourtant les médias, notamment écrits, sont de plus en plus mis sous pressions, souvent dirigés par des groupements privés plus intéressés par l’accumulation des profits que par la noble mission démocratique d’information des titres qu’ils possèdent.

Il est donc urgemment temps de revoir les règles du jeu médiatique en Suisse et dans notre canton et d’envisager, comme pour les médias télévisuels et audiovisuels, un subventionnement, public ou parapublic, pour garantir qu’un minimum d’information locale indépendante puisse subsister face aux pressions toujours croissantes qui pèsent sur ce domaine. Le Grand Conseil a d’ailleurs largement soutenu l’idée d’un soutien indirect aux médias romands le mardi 27 mars dernier. La Municipalité de Lausanne a également, de longue date, tenté de convaincre les grands groupes de presse qu’elle héberge (Tamedia et Ringier) de garder en tête leur rôle démocratique, et doit continuer à maintenir cette saine pression pour la diversité de la presse.

La députée Séverine Evéquoz soumettra donc aujourd’hui au Grand conseil une résolution visant à enjoindre le Conseil d’Etat à, d’une part, encourager vivement Tamedia à revenir sur sa volonté actuelle de supprimer la version papier du Matin afin de préserver son propre savoir-faire et ses collaboratrices et collaborateurs ; et d’autre part, à établir des mesures pour maintenir l’accessibilité, la diversité, la qualité et la fiabilité de l’information dans les médias et garantisse une diversité de supports, dont la presse imprimée, pour que l’ensemble de la population, y compris les personnes n’ayant pas accès à Internet puissent accéder à l’information de façon équitable.

Une interpellation urgente sera également déposée ce soir par le conseiller communal et coprésident des Verts lausannois Xavier Company, visant à questionner la Municipalité sur la collaboration possible avec Tamedia, dans les jours qui viennent et à terme, et plus largement sur le futur de la diversité de la presse, notamment à Lausanne.