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22.2.19: 10 ans de l’Equal Pay Day mais toujours pas d’égalité salariale

Demain, vendredi 22 février, tout juste 3 semaines après avoir fêté les 60 ans du droit de vote des Vaudoises, nous fêterons les 10 ans de l’Equal Pay Day, journée d’action nationale pour l’égalité salariale. Cette revendication, qui semble aller de soi mais reste malheureusement pourtant toujours lettre morte, sera au centre de la grève des femmes du 14 juin prochain. À cette occasion, les Verts vaudois produisent un flyer rappelant tout le chemin qu’il reste à parcourir pour que femmes et hommes soient payés équitablement.

Février est vraiment le mois de l’égalité dans notre canton. De l’égalité revendiquée du moins, car si le droit de vote obtenu il y a maintenant 60 ans est resté un acquis, l’égalité salariale n’a elle encore jamais été réalisée. En effet, nous « fêtons » demain le 10e Equal Pay Day, qui marque le jour où les femmes atteignent le salaire gagné par les hommes l’année précédente. Alors que les femmes étaient en moyenne payées 1455 francs de moins par mois qu’un homme en 2016 pour le même travail et que 44% de l’écart salarial restent inexpliqués[1], aucune loi contraignante n’existe encore pour réparer cette injustice. La Loi sur l’égalité de 1991 obtenu par la grève des femmes n’a jamais été appliquée !

Le Canton de Vaud fait certes de réels efforts : la différence salariale entre femmes et hommes dans l’administration ne s’élève « plus qu’à » 3,5% et de nouvelles mesures ont été annoncées en septembre dernier pour tenter de combler cet écart. Pourtant, la grande majorité des femmes travaillant dans le secteur privé ne bénéficient pas de ces améliorations. Il est grand temps de prévoir des mécanismes de contrôle et de sanction des entreprises ne respectant pas l’adage : « à travail égal, salaire égal ».

Les Verts continueront donc de lutter, à tous les niveaux, pour qu’un jour, prochain espérons-le, payer également femmes et hommes aille de soi. En outre, étant donné qu’à la racine de cette inégalité persistante se trouvent des stéréotypes de genre qu’il est nécessaire de contrer, et ceci dès le plus jeune âge, les Verts continueront également à s’engager pour une sensibilisation dès l’école. Pour que ces représentations encore trop souvent véhiculées de manière insidieuse par l’éducation et la culture soient identifiées et combattues, pour une égalité dans les faits !


[1] Bureau fédéral de l’égalité entre femmes et hommes

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Santé et climat : il est crucial d’agir

Changements climatiques, aliments ultra-transformés, nécessité accrue de prévention en matière de santé infantile, les évolutions sociales et climatiques que nous vivons actuellement impactent gravement notre santé et notre bien-être. Si beaucoup est déjà fait dans le canton de Vaud, les conséquences des dérèglements climatiques mériteraient d’être mieux prises en compte dans la politique sanitaire. Pour tenter répondre aux défis sanitaires du 21ème siècle en agissant de manière préventive, les Verts déposeront demain au Parlement vaudois 5 interventions, ainsi qu’un texte dans de nombreux conseils communaux du canton.

Les dérèglements climatiques et les facteurs de risque dans l’environnement impactent de plus en plus la santé humaine. Pourtant, cette thématique n’a pas été traitée lors des Assises sur le climat organisées par le canton fin 2018. Les Verts demandent donc au gouvernement de faire de la santé un objectif prioritaire de politiques multisectorielles, et demandent un rapport exposant les objectifs climatiques spécifiques en matière de santé.

Autre axe d’action central pour le climat et la santé publique : la lutte contre les aliments ultra-transformés (AUT). En plus d’être remplis d’additifs, ces AUT sont issus de processus industriels sophistiqués provoquant davantage d’émissions de gaz à effets de serre et augmentent les emballages non recyclables. Au plan sanitaire, l’hyper-industrialisation de notre alimentation provoque le développement de « maladies chroniques d’industrialisation » qui coûtent à notre système de santé. Pour la santé et le climat, il faut revenir à la promotion d’une alimentation peu dénaturée et locale !

En outre, améliorer la santé des Vaudoises et des Vaudois et atténuer les changements climatiques passe indispensablement par des mesures volontaires en termes de mobilité (grosse émettrice de gaz à effet de serre) et d’aménagement du territoire (constructions atténuant les ilots de chaleur en ville, végétalisation accrue, etc.). Il se trouve que de telles mesures sont également un pilier de la prévention des maladies non transmissibles, dont la part représente 80% des coûts directs de santé. Une réflexion et une coordination multisectorielles et interservices devraient, dans ce sens, être mises sur pied entre les départements concernés pour plus d’efficacité.

L’alimentation saine et locale, une mobilité active et non polluante, les connaissances sur notre écosystème et la santé doivent s’acquérir et se mettre en pratique dès le plus jeune âge. Là aussi, les Verts estiment que l’Etat n’en fait pas assez. Alors même que la recherche sur la prévention et la promotion de la santé chez les jeunes a permis d’identifier des modes d’intervention utiles incluant l’école, les parents, la communauté et les autorités locales, rien n’est encore mis en pratique dans notre canton. Il est dès lors nécessaire d’accélérer les démarches, tout en clarifiant les compétences cantonales et communales, pour davantage d’efficacité et d’avancées concrètes.

Par ces dépôts cantonaux et communaux, les Verts souhaitent apporter une pierre à l’édifice d’un système de santé qui met la prévention sur le devant de la scène.

Communiqué 2019

Saint-Valentrain : Aimer les transports publics pour ménager le climat

Demain, c’est le 14 février. Les Verts revisitent la Saint-Valentin pour remercier les utilisatrices et utilisateurs des transports publics et avancer les mesures d’amélioration qu’ils proposent dans ce domaine. Des cartes et des chocolats seront distribués partout dans le canton à proximité des gares, arrêts de bus, métro, etc., pour remercier les Vaudoises et Vaudois de privilégier les transports en commun et d’ainsi ménager le climat.

Comme c’est maintenant devenu une tradition lorsqu’approche le 14 février, les Verts revisiteront la fête des amoureux pour en faire une « Saint-ValenTRAIN » qu’ils souhaiteront à toutes les usagères et à tous les usagers des transports publics du canton.

Les Verts vaudois en profiteront ainsi, d’une part, pour remercier les Vaudoises et les Vaudois d’emprunter les transports publics, pour se rendre à leur travail, sur leur lieu de formation, au marché, etc., en leur offrant un chocolat et une carte amusante. Ce sera, en outre, l’occasion de rappeler un condensé des mesures qu’ils proposent pour renforcer et encore améliorer ces transports publics.

La question des transports figure, en effet, en bonne place dans le programme des Verts vaudois puisque l’un des objectifs y figurant vise à offrir des moyens de transport fluides et efficaces. Aux heures de pointe, l’expansion du trafic individuel motorisé atteint, de fait, ses limites sur la plupart des routes vaudoises mais l’offre et les capacités restent insuffisantes sur la plupart des lignes de transports publics. Pourtant, le transfert modal est de plus en plus urgent si nous voulons arriver à limiter le réchauffement planétaire aux 1,5% prônés par le GIEC et réduire nos émissions de CO₂ dévastatrices.

C’est pourquoi les Verts vaudois proposent notamment :

d’accélérer le développement du réseau de transports publics, et que tous les habitants des agglomérations puissent se rendre à leur travail sans voiture;
-de maintenir l’ensemble des lignes ferroviaires régionales et stimuler leur modernisation.

Des distributions de cartes et chocolats auront notamment lieu à Cossonay-Penthalaz, Lausanne, Leysin, Moudon, Nyon, Vevey, Villeneuve, Yverdon.

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Une occasion manquée de préserver notre patrimoine foncier et notre paysage

Les Jeunes Vert-e-s- et les Verts vaudois regrettent le résultat sorti des urnes ce jour. Alors que nous perdons, dans notre pays, encore presqu’un mètre carré de zone verte par seconde et que les problèmes du mitage, d’étalement urbain et du recul de la biodiversité ne cessent de s’aggraver, rien ne changera dans l’immédiat. Le bon résultat du OUI montre, toutefois, que la population est sensible à la thématique développée et les Jeunes Vert-e-s et les Verts suivront de près la deuxième révision de la LAT.

Les Verts et les Jeunes Vert-e-s vaudois prennent acte du résultat sorti des urnes ce dimanche pour l’initiative des Jeunes Vert-e-s suisses « Stopper le mitage – pour un développement durable du milieu bâti (initiative contre le mitage) ». Contrairement à ce qu’ont clamé les opposants, le cadre légal actuel ne suffit plus à endiguer les problèmes de mitage du territoire, d’étalement urbain bâti galopant et des pertes de biodiversité corrélatives étant donné la disparition toujours croissante de terres cultivables et d’espaces verts en général. La deuxième révision de la Loi sur l’aménagement du territoire (LAT) actuellement proposée par le Conseil fédéral risque d’ailleurs même d’aggraver encore de la situation puisqu’elle prévoit de nouvelles mesures pour la construction en dehors des zones à bâtir qui favoriseraient encore plus la progression du bâti aux dépens des espaces verts.

Dans ce contexte, bien que satisfaits du bon score obtenu par le OUI, les Verts et les jeunes Vert-e-s vaudois regrettent que le texte d’initiative soumis au vote n’ait pas passé la rampe. Sans doute que la menace brandie par les opposants de hausses de loyers, pourtant infondées, aura fait douter plus d’un-e votant-e. Les surfaces encore disponibles restent pourtant suffisamment conséquentes pour que cette menace reste un fantasme. Ce rejet est d’ailleurs particulièrement décevant dans notre canton où nombre de projets d’écoquartiers sont actuellement en cours (tel que le projet des Plaines-du-Loup à Lausanne ou la revalorisation de la friche de Malley).

Les Verts et les Jeunes Vert-e-s continueront néanmoins à s’engager pour un environnement et des paysages préservés et des conditions de vie de qualité. La perte en biodiversité ne peut rester sans réponse et les Verts et les Jeunes Vert-e-s s’attacheront à mettre en œuvre les solutions proposées dans leur papier de position[1] récemment adopté en assemblée générale pour tenter d’inverser la vapeur alors même que plus d’un tiers des plantes, animaux et champignons suisses sont actuellement en voie de disparition.

Enfin, les Verts et les Jeunes Vert-e-s vaudois prendront les opposants aux mots et suivront de près la deuxième révision de la LAT pour s’assurer qu’elle contienne bien le développement du bâti et que la politique du logement s’oriente bien vers l’intérieur.


[1] http://www.verts-vd.ch/wp-content/uploads/2019/01/Papier_position_biodiversite_190119_DEF_AG.pdf n

Communiqué 2019

1er février 1959-2019: Les Vaudoises étaient pionnières, mais les femmes sont toujours derrière

Demain, en ce vendredi 1er février 2019, nous fêtons les 60 ans du droit de vote des femmes dans le canton de Vaud. Les Vaudoises étaient alors les premières à l’obtenir, de haute lutte. Elles doivent aujourd’hui continuer à se battre pour leurs droits. La grève se prépare ainsi partout en Suisse, pour que la loi sur l’égalité ne reste pas lettre morte. Les Verts vaudois seront présent-e-s demain partout dans le canton pour rappeler l’importance de l’acquis obtenu en 1959 et les combats qu’il reste à mener.

Il y a 60 ans jour pour jour, la Suisse prenait enfin le chemin d’une démocratie complète. Le 1er février 1959, les Vaudoises sont devenues les premières Suissesses à obtenir le droit de vote. Mais si cette avancée fût alors pionnière, aucune réelle percée n’est advenue depuis en faveur des droits des femmes et, si elles ont pu obtenir une Loi sur l’égalité en 1991, cette dernière n’est encore que très peu appliquée. Il faut que cela change ! C’est pourquoi les Verts vaudois seront présent-e-s partout dans le canton pour rappeler aux Vaudoises et aux Vaudois cet important acquis, mais aussi les nombreux combats qu’il reste encore à mener pour que les Vaudoises soient enfin réellement les égales des Vaudois, dans le monde professionnel et privé.

Ainsi, les Verts revendiquent aujourd’hui encore :
– l’égalité salariale enfin concrétisée, avec des sanctions pour les entreprises hors la loi ;
– la fin des violences sexistes, grâce à une éducation et des lois à la hauteur de l’enjeu ;
– des parents à égalité, avec un congé parental et le partage des tâches ménagères ;
– des élues plus nombreuses, pour que tous les partis prennent également leurs responsabilités. En effet, si les Verts appliquent, de fait, depuis leur fondation déjà, le principe de parité et comptent, parmi leurs rangs, le plus fort taux d’élues de toutes les formations politiques, il n’en est de loin pas de même partout, en particulier sur la droite de l’hémicycle où les plus grands progrès restent à faire ;
– le pouvoir partagé, avec des quotas dans les entreprises et le soutien à la formation.

Avec le flyer en annexe, les Verts vaudois communiqueront ces revendications et appellent à la grève des femmes le 14 juin, pour que, 60 ans après, le Canton de Vaud se montrer à nouveau pionnier dans la lutte pour l’égalité.

 

SAVE THE DATE : le 6 mars, une table ronde est organisée à 17h30 à la salle des Vignerons du Buffet de la gare avec des représentantes écologistes, indépendantes et syndicales, pour préparer ensemble cette journée de mobilisation.

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Vaud-Brésil : 3 ans après, catastrophe écologique ne doit pas toujours pas rimer avec optimisation fiscale de Vale

3 ans après la première catastrophe, le Brésil connait à nouveau aujourd’hui une catastrophe écologique, et humaine, sans précédent, due à la rupture d’un nouveau barrage du géant minier Vale. Pollution, décès et disparitions en sont les résultats. Encore une fois, Vale, dont le siège international est à Saint-Prex dans le canton de Vaud, est responsable. Les Verts interviennent ce jour au Grand Conseil pour s’assurer que Vale ne puisse pas profiter fiscalement de cet événement et que le Conseil d’Etat entende adapter sa pratique aux évolutions fédérales positives en cours en matière de traitement fiscal des sanctions financières.

Le Brésil revit malheureusement ces jours une tragédie similaire à celle qui le frappait voilà 3 ans : Près de 13 millions de mètres cubes de résidus miniers se sont déversés dans le fleuve Paraopeba, provoquant la mort d’au moins 58 personnes, et la disparition de plus de 300 personnes. Dimanche matin, Vale alertait les habitants de la région du risque imminent de rupture d’un second barrage.

La justice brésilienne a d’ores et déjà retenu plus de 200 millions d’euros sur les comptes de l’entreprise de façon préventive, et le procureur général de sa région a demandé la retenue d’1 milliard d’euros supplémentaires. Vale ayant son siège international à Saint-Prex, le député des Verts £Raphaël Mahaim était déjà intervenu au Grand conseil vaudois il y a trois ans lors de la première tragédie pour demander qu’aucun montage financier ne puisse permettre au géant minier de soustraire les amendes et dédommagements du fisc. Le Parlement l’avait suivi mais, le Conseil d’Etat avait alors rappelé que « Vale International n’était pas concernée par cette problématique puisque le dommage s’est produit au Brésil et que la société concernée n’est pas détenue par la société vaudoise … » (16 décembre 2015). Le modèle d’affaire de la société permettrait donc une dilution des responsabilités qui empêcherait d’appliquer une telle mesure sur territoire vaudois.

Cette question de la déductibilité des sanctions financières prononcées à l’étranger fait pourtant débat. Alors que nous voterons bientôt au niveau fédéral sur l’initiative « Pour des multinationales responsables » (ou un contre-projet à celle-ci) qui vise, notamment, à ce que les sociétés domiciliées en Suisse assument leurs responsabilités en matière de droits humains et de protection de l’environnement également dans leurs activités à l’étranger, le Parlement fédéral pourrait prochainement adopter une loi qui permettrait d’empêcher les entreprises de déduire les sanctions financières à caractère pénal.

Malgré la marge de manœuvre cantonal étroite en la matière, il est important de réagir.

Vale a bénéficié, pendant de nombreuses années, d’exonérations fiscales dans le canton de Vaud. Les Verts estiment donc que le Canton a un devoir moral et un devoir de transparence vis-à-vis des populations brésiliennes et suisses mais aussi vis-à-vis des autres entreprises vaudoises et tout montage financier opéré par Vale pour alléger ses responsabilités fiscales serait inadmissible.

C’est pourquoi les Verts demandent aujourd’hui au Conseil d’Etat qu’il leur confirme que Vale ne bénéficie plus d’exonération fiscale depuis fin 2015 et qu’au-delà des barrières juridiques développées dans le cadre des réponses apportées à l’interpellation et à la résolution Mahaim en 2015, l’entreprise Vale s’est engagée, d’une manière ou d’une autre, auprès du Conseil d’Etat à ne pas déduire les sanctions financières dont elle pourrait faire l’objet. En outre, le Conseil d’Etat tient-il désormais compte des agissements passés d’une entreprise en matière de responsabilité sociale et environnementale dans les critères d’attribution ? Enfin, les Verts aimeraient savoir si les évolutions du droit fédéral actuellement en discussion au parlement fédéral doteraient désormais le Conseil d’Etat de compétences supplémentaires en matière fiscale, et s’il soutient les avancées fédérales en matière de traitement fiscal des sanctions financières.

Communiqué 2019

Climat : un engagement local pour pallier l’immobilisme global

Le climat se dérègle toujours plus ; les évènements météorologiques extrêmes sont de plus en plus fréquents et intenses ; les canicules et les sécheresses se généralisent tout comme les épisodes pluvieux et neigeux hors norme. Même les orages deviennent de plus en plus menaçants. Les activités humaines sont à l’origine de ce dérèglement, en augmentant sans cesse les quantités de gaz à effet de serre, en particulier de CO₂, dans l’atmosphère et de fait la température globale. Alors que les divers pays du monde peinent à se coordonner pour une action efficace, et que la majorité bourgeoise au Parlement fédéral empêche toute avancée en la matière, les Verts agissent au niveau communal pour enfin obtenir des avancées concrètes. Ils déposeront dans près d’une vingtaine de conseils communaux des interventions pour limiter nos émissions de CO₂ et soutenir les Vaudoises et les Vaudois dans leurs efforts d’action écologique.

Alors que le climat se dérègle toujours plus sous le poids des activités humaines, et qu’une prise de conscience sans précédent a lieu auprès de la jeune génération qui devra vivre avec les conséquences de nos actes et de nos décisions présentes, des progrès et des actions concrètes peinent à se réaliser. Que ce soit sur le plan global, l’Accord de Paris n’est toujours pas respecté plus de 3 ans après sa signature, ou au plan national, avec un Parlement à majorité de Droite qui rechigne à réguler la moindre émission de CO₂, les décision prises ne sont pas à la hauteur de l’enjeu. Et pourtant, le temps presse !

Alors que le canton de Vaud a lancé l’élaboration d’un « Plan climat », les Verts souhaitent accélérer les choses en passant par les communes, également partie prenante dans la lutte contre le réchauffement climatique et la nécessaire transition vers une société « zéro carbone ». En effet, tant la Constitution vaudoise que la Loi vaudoise sur l’énergie, à son article 10 alinéa 2, nous rappelle que Canton et communes doivent «  (…) mett(re) en œuvre des démarches adéquates pour contribuer à la diminution des émissions de CO2 et autres émissions nocives. »

C’est pourquoi les conseillères er conseillers communaux Verts interviendront ces prochains mois dans les communes afin de proposer divers axes d’action concrets pour réduire ces émissions néfastes. Parmi les solutions proposées :

-la perception, par la commune, d’une taxe sur l’électricité (indemnité de 0,7 cts par kilowattheure (kWh)) distribuée sur le territoire communal et/ou d’une taxe communale affectée aux énergies renouvelables, à l’éclairage public, à l’efficacité énergétique et/ou au développement durable. La réaffectation du produit de cette/ces taxe(s) permettrait ensuite de subventionner des actions écologiques entreprises par la population (tel l’achat d’électroménagers de classes énergétiques A+++, le remplacement de chauffages à mazout par des pompes à chaleur, l’installation de panneaux solaires) ou par l’administration communale (isolation de bâtiments, installation de panneaux solaires) ;

-la mise en place d’un « plan climat communal » fixant une stratégie d’action et des objectifs chiffrés en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre sur le territoire des communes, ainsi que les moyens pour y parvenir (avec des objectifs internes à l’administration communale, ou l’établissement de mesures incitatives pour la population et les entreprises).

En outre, même en limitant le réchauffement à 1.5°C, les effets du réchauffement étant d’ores et déjà inévitables, les principaux risques pour la population et pour la biodiversité à l’échelle de la commune doivent être identifiés en tenant compte de ses caractéristiques géographiques, et les mesures adéquates pour en minimiser l’effet immédiatement adoptées.

Les Verts espèrent ainsi que, par le niveau local, des changements concrets soient désormais implémentés, inspirant le niveau national à enfin appliquer de manière ambitieuse les engagements pris par la Confédération via la signature de l’Accord de Paris.

Nouvelles du réseau

Lettre ouverte des Jeunes Vert-e-s aux parlementaires bourgeois

Chère délégation vaudoise du bloc-bourgeois,

Vendredi 18 janvier, plus de 10’000 jeunes Vaudoises et Vaudois ont pris la décision de donner un signal fort à l’ensemble de la classe politique : faire grève pour le climat. En effet, pourquoi étudier si les politiques détruisent allègrement notre futur sur Terre ? Cette grève est le signe d’une jeune génération qui se réveille et va de l’avant, vers une société responsable et consciente des limites des ressources. Cette génération, parfois accusée de silence ou de désillusion, montre aujourd’hui sa force et sa détermination à se faire entendre par celles et ceux que les bourdonnements du profit immédiat et du système économique rendent sourd-e-s aux cris de l’urgence climatique.

L’ensemble des espèces menacées, les dérèglements climatiques et les injustices sociales qui en découlent ne trouvent plus d’allié-e-s dans l’arène climatosceptique libérale. La jeunesse est attachée aux enjeux du 21ème siècle, et nous accusons le manque de prévision à long-terme des politiques actuelles. Les derniers chiffres du site ecorating.ch ont révélé que vous ne vous souciiez qu’infimement de la protection de l’environnement et de la lutte contre l’urgence climatique. Nous entendons régulièrement dans vos discours que vous vous préoccupez des générations futures : cette mobilisation montre pourtant bel et bien que la préoccupation principale de la jeunesse est celle que vous ne cessez de bafouer jour après jour par vos votes et vos prises de positions, comme récemment lors de la Loi sur le CO2 que vous avez soigneusement vidée de toute substance. Et pourtant, des élu- e-s vaudois-e-s de vos rangs soutiennent les grévistes.

Cette génération-là, la génération climat, que vous avez tant de peine à entendre, espère que vous ne resterez plus assourdi-e-s par le bruit passager du profit immédiat et des climatosceptiques. Biodiversité menacée, réchauffement de la planète, dérèglement des cycles de l’azote, du carbone, du système biogéochimique intégral, hausse des températures et ses conséquences sur l’agriculture ou le déplacement des populations, montée du niveau des océans ; tout va vers le pire, le drame progresse et vous continuez à agir de manière totalement irresponsable.

Pourtant, des solutions existent (en annexe, le rapport du GIEC à l’attention des politicien-ne-s) pour un monde en-deçà des 1,5° C de réchauffement, et vous les connaissez : la génération d’aujourd’hui vous parle, il est déterminant pour l’avenir de notre planète, de notre vie sur Terre, et surtout pour l’économie, que vous les entendiez.

Dernièrement, vous vous êtes opposé-e-s à une initiative sur la protection des sols suisses, à une autre en faveur d’un système d’alimentation durable et responsable ou encore à une troisième, pour la sortie du nucléaire. Vous continuez à vous opposer aux taxes sur le kérosène et à réglementer les émissions de CO2.

Ne serait-il pas temps de repenser vos valeurs ? Que vaut un parti qui ne sait évoluer au gré des événements historiques et qui reste figé sur des convictions du passé ? La liberté n’est-elle pas indissociable de la responsabilité ? Alors prenez les vôtres ! La jeunesse est dans la rue : les libéraux les ignorent, avec dédain, et votre majorité politique ne répond pas aux enjeux critiques du 21ème siècle et aux préoccupations des jeunes Vaudoises et Vaudois, futurs citoyen-ne-s de notre Canton. Par cette lettre, nous vous appelons à vous engager concrètement pour le climat et l’environnement, ou à ne pas vous représenter le 20 octobre prochain. Nous vivons une urgence planétaire vitale ; nous avons besoin d’élu-e-s à la hauteur de cet enjeu !

En espérant que vous saurez prendre conscience de l’importance de cette urgence, recevez, Chère délégation vaudoise du bloc-bourgeois, nos sincères salutations,

Oleg Gafner, coprésident des Jeunes Vert-e-s vaudois-e-s

Mathilde Marendaz, membre des Jeunes Vert-e-s vaudois-e-s

Communiqué 2019

Les Verts célèbrent l’indépendance vaudoise

Le 24 janvier est une date particulière dans le canton de Vaud, puisqu’on y célèbre la déclaration d’indépendance de 1798, qui mit fin à plus de 250 ans d’occupation bernoise. Plusieurs sections locales des Verts vaudois ont établi, depuis des années, la tradition de fêter cet événement avec une tonalité verte propre.

Ainsi, dans plusieurs lieux du canton, les Verts distribueront demain poireaux et pommes de terre afin de marquer cette journée. Cette attention sera accompagnée d’un feuillet expliquant leur action et sa signification.

Ils seront notamment présents à Lausanne, Renens, Vevey et Villeneuve (papet offert samedi  à Epalinges).

En célébrant cette date importante, les Verts veulent rappeler que, pour eux, aimer son pays c’est avant tout s’engager pour son avenir et préserver l’environnement et l’harmonie entre toutes les personnes qui y vivent, loin de tout isolationnisme et xénophobie. Cela veut donc dire faire preuve d’ouverture tout en préservant les paysages et la nature qui constituent le capital à léguer aux générations futures.

Communiqué 2019

50 ans après Lucens, il faut urgemment fermer la vieille casserole de Beznau

Cela fait aujourd’hui 50 ans jour pour jour que les risques nucléaires se faisaient dramatiquement jour dans le canton de Vaud avec l’accident de Lucens. L’occasion de rappeler, aujourd’hui, la nécessité urgente de sortir du nucléaire et d’arrêter sans délai nos plus vieilles centrales, doyennes du monde entier et véritables bombes à retardement aux multiples défaillances avérées, notamment celle de Beznau.

Le 21 janvier 1969, vers la fin de la journée, la Suisse entrait de manière incontrôlée dans la dure réalité des risques nucléaires, avec la fonte du cœur du réacteur expérimental de Lucens. Il y a 50 ans jour pour jour, une des plus graves défaillances nucléaires de l’époque et de l’histoire (de niveau 4 sur 7) se produisait sur notre territoire cantonal, heureusement sans conséquence pour la santé des habitants des alentours, malgré la forte contamination de la caverne creusée dans la molasse qui abritait le réacteur. Cette catastrophe nous rappelle les dangers que les installations nucléaires font courir aux habitants, danger qui s’accroit avec l’ancienneté des installations. La centrale de Beznau est inaugurée quelques mois après l’incident de Lucens, et est toujours en activité, malgré de répétés rapports alarmants sur la vétusté de son réacteur, de son système de refroidissement et sa non-conformité aux normes de sécurité (risques terroristes, sismiques et d’inondation).

Les Verts vaudois rappellent à l’occasion de ce triste jubilé que la sortie du nucléaire doit se faire rapidement, en commençant par la fermeture de Beznau, la plus ancienne centrale nucléaire en activité au monde (triste record). Les retombées d’une catastrophe nucléaire en Suisse seraient impensables en termes humains, environnementaux et économiques. La population vaudoise s’est à de multiples occasions prononcée contre l’usage de l’atome, et pour une sortie rapide de ce type de production électrique. La sécurité d’approvisionnement électrique passe désormais par les énergies renouvelables, de par la multitude des points de production, et non plus dépendant d’immenses centrales de moins en moins fiables. Les investissements publics en faveur des énergies renouvelables classiques (hydraulique, biomasse) ou nouvelles (solaire, éolien, géothermie) doivent désormais se développer massivement, tout comme l’exemplarité énergétique de l’état dans ses bâtiments, son administration et sa gestion. Les privés et l’ensemble de la population vaudoise doivent également bénéficier des informations, soutiens et encouragements à effectuer cette transition, pour le bien de toutes et tous, générations futures comprises !

Les Verts vaudois appellent donc à un renforcement des investissements publics et privés en matière d’énergies renouvelables et d’économies d’énergie, pour reléguer définitivement à l’histoire la parenthèse nucléaire de notre pays.