Communiqué 2019

Les Vert∙e∙s sont à la fête (des vignerons)

A l’occasion de la Fête des vignerons, les Vert∙e∙s vaudois∙es seront présent-e-s sur place en 4 occasions, avec candidat-e-s aux Fédérales et membres de la section de la Riviera, pour une action de distribution de flyers aux spectatrices et spectateurs venu-e-s assister au spectacle. L’occasion de rappeler aux Vaudoises et aux Vaudois que si l’on fête le raisin maintenant à Vevey, il ne faudra pas oublier d’aller ensuite voter en automne, au moment des vendanges.

Alors que la Fête des vignerons s’apprête à battre son plein à Vevey, les candidat-e-s des Vert∙e∙s vaudois∙es se mobiliseront pour 4 actions autour de l’arène pour rappeler aux Vaudoises et aux Vaudois l’importance de voter et de se mobiliser le 20 octobre prochain.

Ils et elles distribueront un flyer, concocté pour l’occasion, rappelant les engagements des Vert∙e∙s à tous les niveaux dans les domaines impactant les domaines de la vignes, de l’agriculture et du vin, soit :

  • la lutte contre le réchauffement climatique et ses effets
  • la sortie des pesticides
  • la préservation de la qualité des eaux et de la biodiversité
  • l’égalité des droits et des salaires.

Pour un canton plus durable et le bien-être et la qualité de vie de chacune et chacun.

 Les jours et heures de l’action seront les suivants :

  • le mercredi 17 juillet de 14h à 17h (générale publique)
  • le jeudi 18 juillet de 16h à 19h (Première et couronnement)
  • le jeudi 8 août de 18h à 21h (journée Riviera-Pays-d’Enhaut)
  • le dimanche 11 août de 8h à 11h (journée vaudoise et clôture)
Communiqué 2019

Conseil des Etats: deux femmes pour incarner le canton et ses aspirations

Ada Marra et Adèle Thorens Goumaz ont lancé ce matin leur campagne pour le Conseil des Etats. Alors que le canton de Vaud se révèle toujours plus progressiste, il est temps de doter la Chambre Haute de deux représentantes à son image. Avec elles, l’urgence écologique, l’égalité entre femmes et hommes, une politique sociale et de la santé pour toutes et tous, une agriculture durable et un marché du travail inclusif auront une voix.

Le Canton de Vaud est un canton progressiste, il lui faut des élu-e-s en phase avec ses aspirations et le changement qui s’exprime désormais de plus en plus largement, jusque dans la rue. Alors que la grève des femmes du 14 juin dernier a connu, à Lausanne, l’une des plus fortes mobilisations du pays, et que les Vaudois-es ont choisi 5 femmes pour les diriger, il est temps d’élire deux femmes au Conseil des Etats. Deux femmes progressistes, à l’écoute de toutes et de tous, capables de créer des ponts et de nouer des accords supra-partisans.

Les Vaudois-es se sont toujours démarqué-e-s de par leur esprit pionnier et l’importance qu’ils et elles accordent à la création d’un futur durable et de politiques sociales qui ne laissent personne sur le bord de la route. Les Vaudois-es ont ainsi soutenu massivement la stratégie énergétique 2050, le contre-projet à l’initiative vélo, la loi sur la sécurité alimentaire et la RFFA. Ils et elles ont aussi accepté l’initiative « Pour des aliments équitables » ainsi que celle « Pour la souveraineté alimentaire » pour lesquelles les autres Suisses-ses n’étaient pas encore prêt-e-s, idem pour l’initiative « Pour la sortie programmée du nucléaire » qui demandait une action plus ambitieuse et résolue pour sortir du nucléaire que les propositions du Conseil fédéral.

Les Vaudois-es tentent toujours de créer des ponts et de n’abandonner personne sur le bas-côté, comme ils l’ont démontré pour la RIE3 vaudoise. C’est ce à quoi se sont toujours employées Ada Marra et Adèle Thorens Goumaz dans leur travail d’élues. Ouvertes au dialogue et aptes au compromis, elles ont pu obtenir de réelles avancées sur le plan fédéral, telles qu’un plan de sortie du glyphosate, des stratégies pour une gestion écologique et efficiente des matières plastiques, pour la biodiversité, et sur la finance durable, la naturalisation facilitée pour les étrangères et étrangers de 3ème génération et un financement de l’AVS sans baisses de prestations.

En outre, bien des exemples d’avancées vaudoises mériteraient d’être mieux portés à la Chambre Haute pour que l’entier de notre pays puisse en bénéficier : qu’il s’agisse du plafonnement à 10% du revenu la charge relative aux primes d’assurance-maladie en vigueur ici depuis le 1er janvier de cette année, du programme exemplaire FORJAD visant à donner accès à une formation aux jeunes adultes en difficulté, des prestations complémentaires pour les familles, de la protection du sous-sol contre toute recherche et exploitation d’hydrocarbures ou de l’obligation de transparence à la conclusion d’un loyer.

Les projets novateurs en matière de politique familiale, climatique, sociale sauront être portés par ces deux femmes à l’écoute de la population. Ada Marra et Adèle Thorens Goumaz s’engagent à défendre les intérêts des Vaudoises et des Vaudois au Conseil des Etats.

Toutes les infos sur : www.ada-adele.ch

Communiqué 2019

Pour une interdiction du plastique à usage unique dans le canton

La production de plastique mondiale a atteint presque 400 millions de tonnes,  dont les déchets finissent en grande partie dans les océans. Mais aussi dans le Léman. Cela met en danger non seulement les écosystèmes aquatiques, mais aussi la santé humaine puisque ces déchets se décomposent en infimes particules de micro plastiques qui finissent par se retrouver dans la chaîne alimentaire.  Alors que de nombreux pays ont interdit, ces dernières années, le plastique à usage unique, et que la vielle de Genève a fait il y a deux mois, il est temps que notre canton le fasse également. C’est pourquoi la députée verte Nathalie Jaccard interviendra demain au Grand conseil.

Le recours au plastique s’est développé de manière démesurée. A tel point que des millions de tonnes de déchets plastiques sont annuellement déversées dans les océans, ce qui met non seulement en péril la faune et la flore marines, mais porte également une atteinte indirecte à notre santé. En effet, ces déchets se décomposent en infimes particules de micro plastiques qui se retrouvent au final dans la chaîne alimentaire. Des scientifiques ont trouvé des fibres de plastique, des fragments et des microbilles dans les poissons de mer et d’eau douce, capturés dans la nature et dans les élevages. Plus d’une centaine d’espèces de poissons ont été retrouvés avec du plastique dans leur estomac, dont la moitié que nous consommons. Ces microplastiques se transforment en nano plastiques qui pénètrent les tissus et organes humains.

Le Parlement européen a récemment largement voté l’interdiction d’une dizaine de produits représentant 70% des déchets retrouvés dans les océans et cours d’eau dès le 1er janvier 2021. Sont touchés les bâtonnets de ballons gonflables, bâtonnets de coton-tige, couverts jetables, pailles, touillettes en plastique, etc.

Plus près de nous, l’Association pour la sauvegarde du Léman a récemment révélé qu’environ 50 tonnes de plastiques sont rejetées chaque année dans le lac Léman, ce qui a notamment poussé la ville de Genève a interdire le plastique à usage unique dès 2020. D’autres communes genevoises ont également mis en place des initiatives visant à réduire ou interdire l’utilisation du plastique, voire à abandonner les objets à usage unique.

Il s’agit maintenant pour notre canton d’emboîter le pas de nos voisins en prenant, à son tour, un ensemble de mesures visant à bannir l’usage du plastique à usage unique dans l’administration cantonale, au sein des organismes subventionnés par l’État, ainsi que toutes les manifestations qu’il organise, subventionne ou autorise. Et d’étudier les possibilité de l’interdire, à terme, dans l’ensemble du canton. C’est ce que demandera demain la députée verte Nathalie Jaccard au Conseil d’Etat.

Communiqué 2019

MONSANTO: la manne fiscale inattendue doit profiter à la biodiversité et à l’agriculture de proximité

Le Conseil d’Etat vaudois confirme ce jour, dans sa réponse à l’interpellation du député vert Raphaël Mahaim, que Monsanto devra bel et bien rembourser les impôts exonérés. Les Vert∙e∙s demandent donc au Conseil d’Etat de ne pas se satisfaire d’une simple amélioration du résultat comptable de l’exercice concerné mais de prévoir des investissements ciblés, d’un montant correspondant, en faveur de la biodiversité et de l’agriculture de proximité. Ils interpellent également le Conseil d’Etat sur les conséquences de cette rentrée fiscale sur le système péréquatif intercommunal.

Dans sa réponse à l’interpellation du député des Vert∙e∙s Raphaël Mahaim publiée ce jour, le Conseil d’Etat vaudois confirme que Monsanto/Bayer devra rembourser les impôts exonérés pendant les 10 ans d’exonération fiscale en terre vaudoise (application de la cause de claw back en cas de déménagement de la société dans les 10 ans suivant la fin de l’exonération).

En l’absence de mesures particulières, la manne fiscale inattendue viendrait «simplement» améliorer le résultat comptable de l’exercice concerné, soit peut-être 2019, plus vraisemblablement 2020 ou 2021. Vu la dette de l’Etat de Vaud, désormais contenue à un niveau acceptable, et l’ampleur des recettes prévisibles, une telle manière de faire n’est pas acceptable. Les Vert∙e∙s demandent, par la voie d’une motion parlementaire, que le Conseil d’Etat présente au Grand Conseil, par le biais d’un projet de base légale, d’un projet de décret ou de toute autre voie jugée utile, des dépenses ciblées en faveur de la biodiversité et de la protection du climat, en faveur de l’agriculture de proximité ou encore en faveur de la recherche agronomique consacrée aux alternatives aux pesticides de synthèse. Le Conseil d’Etat est également prié d’examiner les possibilités d’atténuer les conséquences de la nouvelle fiscalité agricole pour les exploitations agricoles du canton.

Pour connaître l’ampleur des recettes fiscales en jeu, les Vert∙e∙s demanderont également, par courrier à l’administration cantonale des impôts, comme l’autorise la loi cantonale, à obtenir le bénéfice imposable de Monsanto.

Enfin, cette manne fiscale inattendue pourrait avoir des effets sur le système péréquatif intercommunal. D’apparence technique, cette question pourrait avoir d’importantes conséquences pour les finances communales, en particulier pour la commune concernée (Morges). Les Vert∙e∙s interpellent le Conseil d’Etat pour en savoir davantage à ce sujet.

De façon générale, les Vert∙e∙s examinent également l’opportunité de demander, par voie de motion, que les critères pour les exonérations fiscales soient modifiés dans la loi, afin que de telles entreprises ne puissent plus bénéficier d’exonérations fiscales à l’avenir. Alors que les débats fédéraux sur l’initiative pour des multinationales responsables battent leur plein, une telle réforme cantonale semble être le minimum que l’on puisse attendre de la part de l’Etat de Vaud.

Communiqué 2019

Le Grand Conseil vaudois accepte de renoncer au glyphosate

Le Grand Conseil a accepté hier soir le décret du Conseil d’Etat répondant à la motion verte Glyphosate, le nom scientifique d’un pesticide cancérogène plus couramment appelé Roundup! déposée en mai 2015. Les Vert∙e∙s se réjouissent de ce vote qui permet de faire un pas en direction d’une meilleure protection de la nature, de la biodiversité et de la santé humaine.

Après la décision du Conseil national de soutenir le postulat des Verts suisses demandant d’étudier l’opportunité et les modalités d’une sortie du glyphosate, et celle du Grand Conseil genevois de soutenir la résolution pour la sortie du glyphosate, le canton de Vaud a voté hier soir le décret permettant de faire un premier pas vers l’interdiction du glyphosate.

Le 20 mars 2015, l’OMS, via le Centre international de recherche sur le cancer, a classé cinq pesticides, dont le glyphosate, « cancérogènes probables pour l’Homme ». Il s’agit de l’échelon le plus élevé avant « cancérogène certain ». Le glyphosate est le principe actif du désherbant le plus répandu dans le monde, le Roundup, de Monsanto racheté par Bayer. Le glyphosate est utilisé dans de nombreux produits dans l’agriculture ainsi que pour certains usages domestiques (désherbage chimique dans les jardins privés). En 2013, 300 tonnes de cette substance ont été vendues en Suisse. Une centaine de produits en contiennent. Cet herbicide peut affecter toutes les cellules vivantes, notamment humaines. Cette décision de l’OMS doit nous amener à reconsidérer l’utilisation sur le marché de ce produit toxique pour les êtres humains et pour les écosystèmes. Une étude menée à l’échelle européenne, en été 2013, a permis de détecter la présence dans l’urine humaine de résidus de glyphosate, dans des proportions variables selon les pays. De plus récentes études indiquent le risque de « toxicité générationnelle ».

Malgré les récents procès ayant plusieurs fois condamné Bayer/Monsanto a indemniser des victimes de son produit phare, les moyens financiers pour continuer à défendre ce produit sont considérables (comme cela avait été le cas pour les cigarettes) et, début mai, la presse indiquait que Bayer, via Monsanto, fichait les personnalités quant à leur position sur le glyphosate.

La possible interdiction du glyphosate par l’Union européenne en 2022 doit conduire l’Etat de Vaud à trouver des solutions moins invasives et plus environnementalement plus propre qui pourront être reprises par les particuliers, les communes et les agricultrices et agriculteurs. En ce sens l’établissement d’un état des lieux de l’utilisation du glyphosate par les services cantonaux, les communes, les entités paraétatiques et les particuliers ; la renonciation de l’utilisation du glyphosate par les services étatiques et paraétatiques pour toute application sortant du cadre agricole ; la mise en œuvre d’un plan de sortie du glyphosate pour les domaines de l’Etat exploités pour l’agriculture, la viticulture et l’arboriculture ; le renforcement du contrôle de l’application des dispositions fédérales ; la campagne d’information auprès des communes, des professionnels, des associations faîtières et de la population ; la sensibilisation des remettants, la surveillance du marché et le soutien à la formation ne sont que des premiers pas permettant à terme de se passer totalement du glyphosate.

Communiqué 2019

Des fonds pour passer des intentions aux actes en faveur de la biodiversité

Les études se suivent et se ressemblent, avec toujours le même constat alarmant :  la moitié des habitats et un tiers des espèces sont menacés ; les populations animales et végétales indigènes ont drastiquement chuté en 20 ans à peine ; et les insectes, et avec eux les oiseaux, disparaissent. Il est donc plus que temps d’agir pour préserver ce qui peut encore l’être de biodiversité. C’est pourquoi les Vert∙e∙s demandent aujourd’hui au Conseil d’Etat davantage de moyens pour le Fonds cantonal pour la protection de la nature et d’édicter un règlement d’utilisation du fonds adapté aux nouveaux objectifs fixés. Car les plus belles intentions ont besoin de moyens pour pouvoir être réalisées.

En avril 2019, un organisme intergouvernemental indépendant comprenant plus de 130 Etats (IPBES) a publié un rapport qui dresse un bilan alarmiste sur l’état de la biodiversité dans le monde. Les 355 experts ayant contribué à la rédaction dudit rapport indiquent que « la nature décline globalement à un rythme sans précédent dans l’histoire humaine – et le taux d’extinction des espèces s’accélère, provoquant dès à présent des effets graves sur les populations humaines du monde entier ».

Si le Conseil d’Etat s’est déjà engagé, dans son programme de législature, à « Établir et mettre en œuvre un plan d’action en faveur de la biodiversité avec le soutien de la Confédération », encore faut-il qu’il s’en donne les moyens. Car si le canton dispose d’un Fonds pour la protection de la nature (article 37 LPMNS), ce dernier est actuellement insuffisamment doté pour soutenir une politique en faveur de la biodiversité qui soit à la hauteur des défis auxquels nous sommes aujourd’hui confronté∙e∙s.

En outre, la Confédération prévoit des financements pour la mise en œuvre des conventions-programmes conclues avec les cantons. Pour 1CHF investi par le canton, la Confédération en injecte 2. Pourtant, là aussi, le manque de moyens financiers cantonaux empêche aujourd’hui le canton de toucher l’entier de la manne financière de la Confédération. Le Conseil d’Etat l’avouait lui-même dans sa réponse à l’interpellation Evequoz (17_INT_46), en 2018, écrivant n’avoir pas pu « obtenir l’ensemble des subventions fédérales disponibles faute de ressources cantonales suffisantes ». 

Au niveau local troisièmement, peu de moyens ont été affectés pour soutenir les démarches entreprises, or les enjeux en matière de biodiversité sont centraux à cette échelle car les biotopes qui structurent le tissu territorial permettent de connecter les biotopes d’intérêt national. Des actions fortes doivent donc être envisagées pour préserver ce patrimoine naturel, sans quoi de nombreuses espèces disparaîtront. 

Enfin, faute de moyens financiers suffisants, le Canton doit aussi renoncer à soutenir certaines actions menées par les communes, les associations ou les privés en faveur de la biodiversité. Il conviendrait ainsi d’envisager un système de financement analogue à celui de la Confédération, qui permettrait de faire percoler les moyens financiers du Canton à travers les communes aux citoyens, pour soutenir des actions privées en faveur de la biodiversité par exemple en milieu bâti.

Les député∙e∙s Vert∙e∙s Séverine Evéquoz et Olivier Epars demandent donc que le Fonds soit urgemment doté de moyens supplémentaires pour pouvoir mettre en œuvre une politique de protection de la biodiversité ambitieuse, plus que jamais nécessaire.

Communiqué 2019

Pour que la langue des signes soit officiellement reconnue

Les Vert∙e∙s vaudois∙es déposent aujourd’hui au Parlement vaudois par la plume de Léonore Porchet une initiative parlementaire demandant la reconnaissance officielle de la langue des signes dans la Constitution de notre canton. Ce serait en effet un signe fort pour les sourd∙e∙s vaudois∙es en faveur de leur inclusion et de leur reconnaissance comme citoyennes et citoyens à part entière. Après Genève et Zurich, il est temps pour le Canton de Vaud de faire ce pas lui aussi.

La Langue des Signes Française (LSF) est la langue maternelle des personnes sourdes et malentendantes dans le canton de Vaud et en Suisse romande. Sa pratique et son soutien sont indispensables à l’inclusion professionnelle et sociale des personnes sourdes. Elle devrait ainsi davantage être promue et intégrée, en particulier dans le contexte de la formation scolaire et professionnelle et préscolaire.

Pourtant, le recours à des interprètes de la langue des signes est régulièrement menacé par diverses mesures d’économie, quand il est même proposé car, la plupart du temps, cette langue reste la grande absente de l’offre technique des formations et rencontres officielles. Cela a notamment pour conséquence une sous-représentation des personnes sourdes dans les gymnases et les universités.

Alors que la Confédération a été interpellée en 1994 déjà, le Conseil fédéral précisait que, bien que le droit à la langue des signes soit ancré dans la loi suisse sur l’élimination des inégalités, il revenait aux cantons d’agir en la matière et de décider des modes de promotion de cette langue et culture à part entière. Elle est ainsi officiellement reconnue depuis par le canton de Genève ainsi que celui de Zurich.

Les Vert∙e∙s vaudois∙es demandent donc aujourd’hui par voie d’initiative parlementaire que le canton de Vaud emboîte le pas des cantons reconnaissant déjà officiellement la langue des signes et ajoute un nouvel alinéa 3 à l’actuel article 61 de notre Constitution cantonale (Intégration des personnes handicapées), précisant que :

(1)         La langue des signes française est reconnue.

(2)        Les personnes malentendantes, sourdes ou privées de l’usage de la parole ont le droit de recourir à la langue des signes française dans leurs relations avec les administrations et services relevant de l’Etat.

Cette modification permettra de donner enfin une vraie place à la culture et à la langue des signes et d’offrir désormais une base légale qui permette de mettre en place une politique plus volontariste en faveur de l’inclusion des personnes sourdes.

Communiqué 2019, Non classé

Les Vert∙e∙s vaudois∙es adaptent leur nom et lancent une initiative cantonale en faveur du climat

Les Vert∙e∙s vaudois∙es, réunis ce soir en Assemblée générale ordinaire au gymnase de Renens, ont adopté le lancement, cet été, d’une initiative cantonale sur le climat. Cette initiative, lancée conjointement avec les Jeunes Vert-e-s, inscrira la protection du climat dans la Constitution vaudoise et demandera le désinvestissement des énergies fossiles et l’atteinte de l’objectif de zéro émission nette carbone au plan cantonal et communal pour 2050. Ils ont également décidé de traduire jusque dans leur identité visuelle l’inclusion des femmes autant que des hommes qu’ils pratiquent déjà dans tous les aspects de la vie du Mouvement. Enfin, Rebecca Joly, députée de l’Ouest lausannois, rejoint la direction des Vert∙e∙s vaudois∙es.

Lancement d’une initiative cantonale en faveur du climat

Les membres réuni∙e∙s ce soir ont adopté le principe du lancement d’une initiative cantonale en faveur du climat cet été. Cette initiative, lancée conjointement avec les Jeunes Vert∙e∙s vaudois∙es, vise à inscrire la protection du climat ainsi que la lutte contre le réchauffement climatique et ses effets dans la Constitution cantonale. Pour ce faire, canton et communes devront réduire significativement les impacts climatiques de leurs activités avec pour objectif la neutralité carbone d’ici 2050 et désinvestir, via leurs participations dans des personnes morales, des énergies fossiles. Le texte, encore à finaliser, devrait être officiellement lancé au mois de juillet.

Changement de nom

En cette année de grève des femmes, il était également grand temps d’adapter le nom des Vert∙e∙s vaudois∙es pour qu’il manifeste, visuellement également, l’attachement et l’importance accordés par le Mouvement à l’encouragement et la mise en valeur des femmes, autant que des hommes, en son sein à tous les niveaux de réflexion et d’action. Sur proposition du groupe égalité et de la section de Lavaux-Oron, les membres des Vert∙es ont donc avalisé, ce soir, ce changement qui sera progressivement mis en œuvre pour être achevé d’ici l’AG de l’an prochain.

Election de la direction du Mouvement

On ne change décidément pas une équipe qui gagne ! Alberto Mocchi, Municipal à Daillens, Anne Baehler, députée de Riex, et David Raedler, conseiller communal lausannois, sont reconduits à la présidence du Mouvement.  Les autres membres sortant∙e∙s réélu∙e∙s du Bureau, Gaëlle Lapique, secrétaire politique des Verts suisses, Maxime Mellina, trésorier des Verts vaudois, et la municipale d’Yverdon Carmen Tanner sont désormais rejoint∙e∙s par Rebecca Joly, députée de Prilly, la sortante Céline Ehrwein ayant souhaité se consacrer désormais davantage à sa vie professionnelle et à sa charge politique locale.

Communiqué 2019

Les Verts vaudois saluent la protection renforcée contre la violence des armes à feu

Les Verts vaudois saluent le résultat sorti aujourd’hui des urnes qui valide la reprise de la directive européenne sur les armes et permettra une meilleure traçabilité de ces dernières, et donc une meilleure protection de la population contre la violence des armes. Ils continueront néanmoins à s’engager pour que ce premier pas soit suivi d’autres à l’avenir, notamment pour améliorer la situation des victimes de violences domestiques qui restent particulièrement menacées par la circulation d’armes à feu dans notre pays.

Bien que la modification de loi proposée n’aille pas assez loin, les Verts vaudois saluent le petit pas fait vers une meilleure traçabilité des armes à feu et une lutte plus efficace contre leur utilisation abusive. Ils auraient bien sûr souhaité que la loi aille plus loin et permette notamment de limiter davantage la circulation des armes dans notre pays, notamment pour ce qui touche aux armes d’ordonnance, étant donné que nombre d’études successives ont clairement montré que la détention d’armes à feu à domicile augmente significativement le risque de suicide et (de tentative) d’homicides.

A noter que le problème est particulièrement patent en cas de violences domestiques. Près d’un meurtre sur deux survenant dans le contexte familial est, en effet, le fait d’une arme à feu Les Verts s’étaient d’ailleurs engagés au Grand conseil vaudois il y a deux ans lors du débat sur le projet de loi d’organisation de la lutte contre la violence domestique pour que soit ancré dans la loi le retrait de toute arme du domicile de l’auteur de violences domestiques. Retrait qu’ils avaient obtenu.

Les Verts continueront donc à s’engager à tous les niveaux pour que notre pays quitte le podium international des pays aux taux de suicide par arme à feu les plus élevés. Les citoyennes et les citoyens méritent d’être mieux protégé-e-s.

Communiqué 2019

Verts et Jeunes Vert-e-s vaudois veulent ancrer la protection du climat dans la Constitution

Afin d’agir concrètement pour protéger notre environnement et d’enrayer les dégradations engendrées par les émissions de CO₂ dans l’atmosphère, les Verts et les Jeunes Vert-e-s vaudois-es ont décidé de lancer une initiative populaire cantonale. Cette initiative demandera, d’une part, d’ancrer la protection du climat dans la Constitution vaudoise et, d’autre part, comme moyen d’action concret pour y arriver, que communes et Canton mènent une politique de désinvestissement des énergies fossiles. Le texte, en cours de finalisation, devrait être officiellement lancé cet été.

L’urgence climatique ne fait plus de doute, elle fait sortir des milliers de jeunes dans la rue, a été proclamée par le Parlement vaudois et des actions ont, de même, été entreprises par les Verts dans de nombreuses communes dans ce sens. Pourtant des mesures concrètes pour l’enrayer peinent encore à apparaître. D’ailleurs, si un « plan climat » a certes été annoncé au plan cantonal, il se fait toujours attendre et pourrait manquer d’ambition. Enfin, toute loi quelle qu’elle soit reste à la merci d’un changement de majorité politique. La seule manière de prendre réellement au sérieux la menace climatique et de garantir que des mesures soient prises sur le long terme est donc d’ancrer la protection climatique noir sur blanc dans la Constitution. C’est pourquoi Verts et Jeunes Vert-e-s vaudois-es ont décidé de lancer conjointement une initiative populaire pour ce faire.

Canton et communes disposent d’une marge de manœuvre importante pour lutter contre les émissions de CO₂. S’appuyant donc sur cette latitude d’action, Verts et Jeunes Vert-e-s prévoient également d’inscrire dans la Constitution que, dans leur action pour préserver le climat, Canton et communes prennent en compte cet objectif dans toutes leurs politiques publiques et mènent une politique de désinvestissement des énergies fossiles. Il s’agira ainsi pour les collectivités publiques de veiller à ce que tous fonds, participations et crédits relevant de leurs responsabilités ou activités soient mis en conformité avec les objectifs de réduction d’émissions de CO₂ imposés par l’Accord de Paris.

Actuellement, en Suisse, le secteur financier est responsable d’émissions massives de CO₂ via ses investissements dans les énergies fossiles. L’Alliance climat les évalue à près de 20 fois la totalité des émissions directes de notre pays, liées par exemple à notre mobilité, à notre chauffage ou à notre alimentation. Il est en outre particulièrement injuste de faire peser tout le poids de la transition écologique sur les particuliers et les entreprises (principalement des PME en Suisse), alors que l’on continue à laisser faire les acteurs financiers, dont les émissions de CO₂ sont considérables en comparaison. Les Verts se sont depuis longtemps engagés, dans le canton comme au plan fédéral, pour que des mesures soient prises afin que les investissements s’alignent sur les objectifs de l’Accord de Paris. Jusqu’ici sans succès. C’est pourquoi ce point est au centre du texte de l’initiative, dernier recours pour obtenir des avancées.

Un projet de texte de l’initiative sera soumis à l’Assemblée générale des Verts vaudois du 23 mai prochain, qui décidera du lancement de ce texte. Les Jeunes Vert-e-s ont, quant à elles et eux, déjà adopté le lancement de principe.