ecodurable
Communiqué

Votation fédérale du 25.09.16: OUI à l’économie verte pour la planète, l’emploi et les consommateurs

Réunis hier soir en Comité élargi, les Verts vaudois ont arrêté leurs recommandations de vote en vue de la votation fédérale du 25 septembre prochain. En plus de défendre leur initiative « Pour une économie verte », ils recommandent d’accepter l’initiative AVSplus et de refuser la nouvelle loi sur le renseignement.

OUI à l’économie verte

Autrefois exemplaire, la Suisse est devenue le 2ème plus gros producteur de déchets en Europe. Alors que l’Union européenne et même les 200 multinationales formant le World Business Council for Sustainable Development se sont fixé des objectifs ambitieux pour réduire leur empreinte écologique, la Suisse reste à la traîne. C’est pourquoi les Verts ont lancé l’initiative « Pour une économie verte », soumise au peuple le 25 septembre prochain. Avec cette initiative, soutenue aujourd’hui par une large alliance, ils espèrent redonner à la Suisse son rôle exemplaire. En adoptant les principes de l’économie circulaire, et grâce à l’innovation et à l’efficience toujours plus grandes des nouvelles technologies, il sera bientôt possible de produire mieux, de moins gaspiller et de simplifier le quotidien des consommatrices et des consommateurs. Car si les Vaudoises et les Vaudois recyclent davantage aujourd’hui, sont plus sensibles à la qualité et à la provenance de ce qu’ils achètent, c’est maintenant à l’économie de les appuyer en créant, en amont, les conditions nécessaires à leur simplifier la vie. Pour que les produits durables réparables deviennent la norme, que les emballages soient réduits et que les générations futures puissent jouir du même confort que celui dont nous bénéficions actuellement en assurant la pérennité de notre environnement, mais aussi de notre économie. Car dans un contexte économique difficile dû au franc fort, l’économie verte est porteuse d’espoir car elle crée les emplois de demain : des emplois indigènes, créant de la richesse locale et palliant le risque de délocalisations futures.

OUI à l’initiative AVSplus

Les Verts vaudois soutiennent cette initiative qui demande de relever de 10% les rentes AVS, pilier majeur de la solidarité entre les générations et entre les différentes classes de revenu. Alors que les rentes AVS et du 2e pilier ne permettent déjà plus à certaines catégories de personnes âgées de vivre dignement, telles les femmes et les bas revenus, ce renforcement bénéficierait prioritairement à ces personnes et donnerait aussi un signal positif à la jeune génération.

NON à la nouvelle loi sur le renseignement

Si les Verts vaudois reconnaissent la nécessité de modifier les lois actuelles relatives au renseignement, la nouvelle mouture va beaucoup trop loin. Elle étend en effet massivement les pouvoirs des services secrets helvétiques qui pourront s’immiscer dans la vie privée des Vaudoises et des Vaudois en surveillant des locaux privés, mettant sur écoute des téléphones, lisant des e-mails et messages WhatsApp, tout cela sans le moindre soupçon fondé d’infractions. Actuellement, la police peut déjà mettre sous surveillance des personnes soupçonnées d’infractions mais, contrairement au service de renseignement, elle est mieux contrôlée et est davantage transparente. En outre, pour les Verts, la surveillance a tout-va n’est pas la meilleure des préventions : il s’agit bien davantage d’éviter la marginalisation de certaines populations sur notre territoire, d’agir dans les prisons pour séparer les auteurs de petits délits des criminels chevronnés, de former des imams suisses pour prévenir les radicalisations, etc. Bref, de nombreuses pistes existent qui ne présentent pas les mêmes risques de dérives que l’actuelle modification de loi.

tisa
Communiqué

Constitution de la coalition Stop-TISA Vaud : Pour une Suisse Hors-TISA

Des négociations se déroulent depuis 2012 à Genève, dans le plus grand secret, en vue de signer fin 2016 le traité de libre-échange TISA. Y participent 51 pays dont la Suisse, les USA et les 28 pays de l’UE. Des fuites rendues publiques par WikiLeaks ont permis de mesurer l’étendue du bouleversement qui s’en suivrait pour les services publics. Après le lancement d’une coalition nationale contre TISA, un comité vaudois se crée et organise une semaine d’action en septembre.

TISA en quelques mots :

  • – TISA vise à privatiser la quasi intégralité des services publics. La liberté du profit serait sans entraves pour les multinationales, face à des États renonçant à tout rôle régulateur.
  • – Après conclusion du traité, aucun nouveau service public ne pourrait être créé. De même, il y aurait impossibilité totale de faire marche arrière.
  • – L’agriculture serait menacée, les normes sociales et environnementales seraient balayées.
  • – Des tribunaux d’arbitrage privés permettraient aux multinationales d’attaquer les États.

Étant donné la nature de cet accord et les nombreux pièges et dangers qu’il recèle, la Suisse doit se retirer des négociations du TISA.

C’est pourquoi, Stop-TISA Vaud invite à signer la Lettre ouverte au président de la confédération Johann Schneider-Ammann sur le site de la coalition Stopper la dictature des multinationales.

Stop-TISA Vaud incite les villes et communes ainsi que les cantons à se déclarer Zone Hors TISA. Genève (Ville et Canton), Lausanne, Zurich, Renens, Sainte-Croix, Puplinge, Plan-les-Ouates, Meyrin, Carouge et d’autres l’ont déjà fait.

La coalition mettra sur pied plusieurs actions Suisse Hors TISA pendant la semaine du 24 septembre au 1er octobre, et notamment : une conférence le 27 septembre avec la participation de Stéphan Giger du SSP ; un procès public intenté par une multinationale contre la ville de Lausanne ; des actions de rue ; des interventions radio, etc.

La coalition vaudoise invite aussi à participer à la manifestation anti-TISA du 8 octobre à Berne.

Compte tenu du secret qui règne autour de ces négociations, les médias auraient un rôle à jouer dans la diffusion des informations sur les accords de libre-échange TISA, TAFTA, CETA & Co.

forages
Communiqué

Géothermie profonde oui, gaz de schiste non !

Les Verts vaudois regrettent que le Département du Territoire et de l’Environnement (DTE) n’ait pas ancré dans le projet de loi sur les ressources naturelles du sous-sol qu’il met en consultation l’interdiction d’extraction du gaz de schiste. La réponse à la motion du député vert Raphaël Mahaim est ainsi incomplète. Ils se battront pour que cette interdiction soit inscrite dans la loi et s’appuieront sur tous les voies existantes pour y arriver.

Les Verts saluent le principe d’une loi sur les ressources du sous-sol, notamment dans l’optique de développer à terme la géothermie profonde qu’ils réclament depuis longtemps. Le projet de loi mis en consultation constitue d’ailleurs la réponse à une motion du député vert Raphaël Mahaim. Les Verts souhaitent toutefois y voir figurer clairement l’interdiction de toute extraction de gaz de schiste. Le texte de la motion précitée demandait d’ancrer dans la loi l’interdiction des méthodes d’extraction dangereuses.

Alors qu’ailleurs en Suisse et en Europe l’heure est plutôt à l’interdiction de la fracturation hydraulique pour l’extraction de ce gaz à la triste réputation, dans le canton de Vaud on feint d’ignorer cette problématique en se cachant derrière un moratoire obtenu par les Verts suite à une interpellation déposée en 2011 par le député Vassilis Venizelos.

Or outre le fait qu’un moratoire peut être levé à tout moment par une simple décision administrative, il laisse à penser que l’extraction de gaz de schiste pourrait devenir souhaitable dans un futur plus ou moins proche. Cela va à l’encontre de toute volonté de sortir de notre dépendance aux énergies fossiles, et menace l’environnement et nos ressources hydriques, qui se verraient inévitablement polluées par des techniques d’extraction dangereuses et invasives.

Rappelons par ailleurs qu’une pétition demandant l’interdiction de tout forage d’exploration et d’exploitation d’hydrocarbures sur l’ensemble du territoire cantonal, munie de plus de 14’000 signatures, a été remise en septembre 2015 par un collectif citoyen au Grand Conseil.

Inscrire dans la loi une telle interdiction serait donc la meilleure manière de répondre aux inquiétudes d’une part importante de notre population.

Les Verts répondront à la consultation en exigeant ladite interdiction et pourraient, s’ils ne sont pas écoutés, recourir à d’autres moyens pour proscrire à jamais l’exploitation du gaz de schiste dans notre canton.

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Le Canton marque une étape dans la reconnaissance des sévices subis lors d’internements administratifs et par les enfants placés

Le Grand-Conseil a accepté à l’unanimité moins une abstention le rapport du Conseil d’Etat répondant aux postulats Josée Martin pour sauvegarder les archives des enfances volées, et Jean-Michel Dolivo relatif à la réhabilitation des personnes détenues administrativement.  D’importants faits historiques sont enfin reconnus.

Ce rapport faisait le point sur l’accueil réservé aux personnes cherchant à connaître leur passé où à recevoir une aide financière immédiate, ainsi que sur les traces laissées par ces pratiques.

Le député des Verts Michel Collet présidait la commission qui rapportait sur ce dossier. Ladite commission a tenu à marquer ce moment solennel de l’acceptation du rapport en invitant aujourd’hui à y assister des représentants d’associations tels que M. Clément Wieilly, fondateur d’Agir pour la Dignité ou M. Olivier Baud, membre de la table ronde, vice-président d’Integras, Association professionnelle pour l’éducation sociale et la pédagogie spécialisée. Etaient également conviés des Verts qui se sont battus de longue date, et se battent encore, pour l’abrogation d’une loi inepte et pour que l’on offre une véritable reconnaissance aux victimes, à savoir : Anne-Catherine Menétrey-Savary (qui avait reconnu le problème dès 1971 déjà), et Luc Recordon. Les Verts ont en effet toujours été très actifs sur ce dossier de l’internement administratif et des placements d’enfants et la reconnaissance obtenue aujourd’hui vient couronner plus de 40 ans d’efforts.

Le Canton ayant maintenant fait sa part, la prochaine étape se jouera au Conseil des Etats qui, nous l’espérons, suivra le Conseil national dans l’acceptation de la loi présentée comme contre-projet indirect à l’initiative sur la réparation.

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Les Verts, leaders en matière d’égalité au plan politique

En ce 14 juin demain, 25ème anniversaire de la grève des femmes et 20ème de l’entrée en vigueur de la loi fédérale sur l’égalité entre femmes et hommes, les Verts sont fiers de rappeler qu’ils sont leaders en matière d’égalité dans la sphère politique. Tous ne suivent cependant pas leur exemple, et beaucoup de chemin reste encore à parcourir pour une égalité en politique comme dans le monde du travail.

Il y a 20 ans jour pour jour, la loi fédérale sur l’égalité entre femmes et hommes entrait en vigueur. Cette loi faisait suite à l’inscription de l’égalité hommes-femmes dans la Constitution fédérale en 1981. Il aura fallu une décennie de lutte, dont le point culminant fut la grève des femmes du 14 juin 1991, pour enfin aboutir à l’application de cette loi. Mais qu’en est-il aujourd’hui ?

Dans le monde politique, nombre de partis ont encore de la peine à faire de la place aux femmes sur leurs listes électorales et dans les postes à responsabilité au sein de leurs instances. Mais ce n’est pas le cas des Verts !

Lors des dernières élections communales, les Verts ont ainsi fait élire 8 Municipales (contre 6 en 2012), ainsi que 125 conseillères communales (contre 82 en 2012). Alors que 24 Heures avançait un chiffre de 23,5% seulement en termes de candidates aux Municipalités vaudoises (pour 23, 97% d’élues), les Verts en présentaient 48% (pour 47,4% d’élues). Et la plupart des groupes Verts au conseil communal sont même maintenant majoritairement composés de femmes, comme par exemple à Lausanne (13 femmes pour 4 hommes), Cheseaux (3 femmes pour 1 homme), Grandson (4 femmes pour 2 hommes), Le Mont-sur-Lausanne (2 femmes), (8 femmes pour 6 hommes), Moudon (3 femmes pour 1 homme), Orbe (8 femmes pour 5 hommes), Pully (7 femmes pour 6 hommes), Renens (5 femmes pour 4 hommes), Saint-Légier (5 femmes pour 4 hommes), Vevey (6 femmes pour 5 hommes), Villeneuve (3 femmes pour 1 homme) ou encore à Yverdon-les-Bains (9 femmes pour 6 hommes).

Si l’on s’en tient aux données relatives aux candidatures aux dernières élections communales dans les communes appliquant le système proportionnel, disponibles sur le site de l’Etat de Vaud[1], les disparités entre gauche et droite sont marquantes dans notre canton en ce qui concerne le genre des candidat-e-s.  Les candidatures féminines représentaient ainsi 45,6% du total chez les Verts, 43,6% pour la Gauche et36,8% pour le Parti socialiste, contre 29,8% pour le Centre, 26,3% pour l’UDC et, en queue de peloton, seulement 23,8% pour le PLR.

Sans titre 1

La moitié des sections locales des Verts sont, en outre, dirigées par des femmes.

[1] http://www.elections.vd.ch/votelec/app2/index.html?id=CORP20160228

Sans titre 1
Communiqué

5.6.16: Pour une nouvelle conception du travail : cela ne se fera pas cette fois

Tout comme pour le congé payé, l’AVS et l’assurance invalidité, le revenu de base ne se fera pas en un jour. Néanmoins, le débat initié sur la nécessité de modifier notre conception du travail de sa rémunération et de sa répartition portera sans nul doute ses fruits dans un futur à moyen terme. Les Verts saluent, en outre, l’acceptation, par le peuple vaudois, de la modification de loi sur l’asile et du diagnostic préimplantatoire ainsi que le refus de l’initiative « Vache à lait ».

NON au revenu de base inconditionnel

Les Verts vaudois regrettent le refus du revenu de base, auquel ils s’attendaient cependant. La campagne aura néanmoins permis de mettre en relief le véritable enjeu que posent la numérisation et l’informatisation croissantes des tâches, qui engendreront inévitablement une redéfinition du travail salarié et de sa répartition. Sans parler de la difficulté toujours croissante de concilier vie privée et vie professionnelle.

Les Verts continueront à défendre une vision progressiste et innovante des politiques sociales. Ils soutiennent par exemple L’initiative pour un congé de paternité raisonnable et ont déposé une série d’interventions au plan fédéral en faveur d’une meilleure répartition du travail rémunéré en réduisant modérément le temps de travail.

OUI à la modification de loi sur la procréation assistée

Les Verts saluent l’acceptation d’une modification de loi raisonnable qui permettra des améliorations notables pour les couples stériles souhaitant avoir un enfant. Le processus de choix des parents sera ainsi adéquatement accompagné et, grâce au DPI, les embryons souffrant d’une maladie génétique pourront être triés et seuls les embryons sains implantés.

NON à l’initiative vache à lait

Les Verts sont satisfaits du refus, par les vaudoises et les vaudois de cette initiative qui, en affectant l’entier de l’impôt sur les huiles minérales à la route, aurait rendus meilleur marché les trajets en voiture tout en renchérissant les transports publics. Un reflux du rail vers la route, qui est l’extrême opposé de la politique défendue par les Verts, sera ainsi évité.

OUI à la modification de loi sur l’asile

Les Verts saluent l’acceptation nette de la révision de loi sur l’asile qui, en accélérant les procédures et en les rendant plus équitables, apportera des aménagements souhaitables à la situation actuelle. Il sera désormais possible de statuer sur la majorité des demandes et d’en exécuter les décisions en 140 jours. En outre, afin de garantir la qualité de la procédure, la protection juridique des requérants sera renforcée.

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Les Verts vaudois renouvellent leur direction

Réunis en assemblée générale ce soir à Pully, les Verts vaudois ont renouvelé leur direction. Alberto Mocchi accède au poste de président. Les vice-président-e-s restent la députée Anne Baehler Bech et le député Cédric Pillonel. Le nouveau Bureau est complété par Gaëlle Lapique, Maxime Mellina, David Raedler, Carmen Tanner.

Martial de Montmollin, ayant annoncé son souhait de remettre son mandat après avoir œuvré 3 ans à la tête du Mouvement, c’est Alberto Mocchi, 29 ans, jusque-là trésorier des Verts vaudois et collaborateur personnel de la conseillère d’Etat Béatrice Métraux, conseiller communal à Daillens qui lui succède au poste de président.

Sur les 8 personnes candidates pour le reste des postes au sein de la direction, qui, selon les statuts des Verts vaudois, peut être composée de maximum 7 personnes (président inclus), sont (ré)élu-e-s :
Anne Baehler Bech, députée de Riex et actuelle vice-présidente (réélue à la vice-présidence)
Cédric Pillonel, député et conseiller communal à Yverdon, également réélu à la vice-présidence
Gaelle Lapique, 36 ans, politologue, secrétaire politique pour les Verts suisses et conseillère communale à Lausanne
Maxime Mellina, 24 ans, de Lausanne, politologue et co-coordinateur de la campagne Savary-Recordon lors de la dernière élection aux Etats, membre actif des Jeunes Vert-e-s et des Verts
David Raedler, avocat et membre du comité des Verts lausannois.
Carmen Tanner, 34 ans, de la section Jura Nord-vaudois, ancienne membre du Bureau, conseillère communale à Yverdon-les-Bains récemment élue à la Municipalité de la ville

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Aménagement du territoire : Vaud en retard de deux guerres

Dans un arrêt rendu ce jour en délibération publique, le Tribunal fédéral a frontalement désavoué, à l’unanimité des 5 juges, la pratique vaudoise de mise en œuvre de la LAT révisée. Ce même jour, hasard du calendrier, la Conseillère d’Etat Jacqueline De Quattro présentait à la presse son projet de révision de la loi cantonale sur l’aménagement du territoire. Malgré quelques améliorations notables, cette révision est insuffisante et s’inscrit dans le même déni des nouvelles réalités que les décisions vaudoises qui ont conduit à l’arrêt de la Haute Cour.

Depuis son entrée en vigueur en mai 2014, les Verts n’ont cessé de réclamer de la part du Département vaudois en charge du territoire une mise en œuvre volontariste et proactive de la loi sur l’aménagement du territoire (LAT) révisée. Les Verts avaient tout de suite identifié l’importance de mettre en route la révision du plan directeur cantonal pour sortir du régime transitoire – particulièrement rigide – et la nécessité de poser dans la loi cantonale le cadre régissant les compensations de surfaces à bâtir.

Or, plutôt que de retrousser ses manches pour relever les nouveaux défis posés par la LAT révisée, le Département vaudois en charge du territoire a préféré investir son énergie à se lamenter au sujet de l’Office fédéral sur l’aménagement du territoire et tenté de justifier des exceptions au régime transitoire qui étaient manifestement injustifiables. Alors que divers cantons sont déjà sortis du régime transitoire, ou sont en passe de l’être, le canton de Vaud n’a même pas encore posé les jalons de la mise en œuvre de la LAT révisée.

On peut donc se réjouir que le Canton pose maintenant enfin les premiers jalons de la mise en œuvre de la LAT. Le projet de révision de la législation cantonale sur l’aménagement du territoire (LATC) présenté ce jour par Jacqueline De Quattro comporte quelques avancées intéressantes (projets d’agglomération contraignants, simplifications des procédures, clarification de certaines dispositions, etc.). Pour l’essentiel, cependant, elle passe à côté de la cible en raison de diverses carences importantes (aucune mesure ambitieuse pour lutter contre la thésaurisation des terrains en zone à bâtir, aucun cadre légal pour les compensations de surfaces à bâtir et échanges de capacités de construire entre communes, faible prise en compte de la dimension régionale de la planification, perte de pouvoir des législatifs communaux, etc.).

La Suisse et le canton de Vaud en particulier sont confrontés à un double défi : lutter efficacement contre le grignotage des terres agricoles, comme l’a demandé la population en acceptant la révision de la LAT, et créer les conditions propices au développement de l’habitat et des activités économiques (concentration des zones à bâtir à proximité des axes, renouvellement urbain, densification, etc.). Par son manque de vision et son déni de la nouvelle réalité, le canton de Vaud est en passe de compromettre simultanément ces deux objectifs.

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Votation

NON à l’initiative dite « vache à lait »

L’initiative populaire « Pour un financement équitable des transports » a été déposée de la part des importateurs automobiles et des associations routières. Elle exige que les recettes provenant de l’impôt sur les huiles minérales soient entièrement affectées au trafic routier. Actuellement, la moitié sert à financer des tâches liées à la circulation routière et au trafic aérien, ce qui représente env. 1,5 milliard de francs par année. L’autre moitié va dans la Caisse fédérale.

Aussi bien le Conseil fédéral que le Parlement rejettent cette initiative. Les deux chambres ont également rejeté la possibilité de la lier au projet de Fonds pour les routes nationales et le trafic d’agglomération (FORTA).

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Sunflowers
Communiqué

Candidatures pour la direction des Verts vaudois déposées

Suite à l’expiration du délai indicatif donné aux membres des Verts vaudois pour annoncer leur désir de siéger à la direction du mouvement, les Verts vaudois informent du dépôt d’une candidature pour le poste de président, en la personne d’Alberto Mocchi, actuel trésorier des Verts, et de 8 candidatures pour le reste des postes du Bureau.

La prochaine assemblée générale des Verts vaudois aura lieu le 26 mai prochain à Pully. Le président des Verts, Martial de Montmollin, ayant annoncé son souhait de remettre son mandat après avoir œuvré 3 ans à la tête du Mouvement, les candidatures avaient été ouvertes avec un délai indicatif laissé au 10 mai pour que les intéressé-e-s se manifestent. Le délai ayant expiré hier, un seul candidat s’est déclaré à disposition du Mouvement pour prendre la relève de Martial de Montmollin, à savoir Alberto Mocchi, actuel trésorier des Verts vaudois et collaborateur personnel de la conseillère d’Etat Béatrice Métraux.

Pour le reste de la direction, qui, selon les statuts des Verts vaudois, peut être composée de maximum 7 personnes (président inclus), 8 personnes (9 donc avec le président) ont manifesté leur intérêt, ce qui engendrera une élection le jeudi 26 au soir à Pully.

Il s’agit des sortant-e-s :

Anne Baehler Bech, députée de Lavaux et actuelle vice-présidente (se représentant à la vice-présidence)
Cédric Pillonel, député et conseiller communal à Yverdon et actuel vice-président (se représentant à la vice-présidence)
Anne-Laure Botteron, conseillère communale à Echallens et présidente des Verts de la section de Tasson (Gros-de-Vaud et sous-arrondissement de Romanel).
-et David Raedler, avocat et membre du comité des Verts lausannois.

Et des nouveaux candidat-e-s :

Jean-Michel Bringolf, 65 ans, membre de la section lausannoise, architecte retraité ayant mené sa carrière professionnelle aux CFF, candidat aux dernières élections communales
Gaelle Lapique, 36 ans, politologue, secrétaire politique pour les Verts suisses et conseillère communale à Lausanne
Maxime Mellina, 24 ans, de Lausanne, politologue et co-coordinateur de la campagne Savary-Recordon lors de la dernière élection aux Etats, membre actif des Jeunes Vert-e-s
Carmen Tanner, 34 ans, de la section Jura Nord-vaudois, ancienne membre du Bureau, conseillère communale à Yverdon-les-Bains récemment élue à la Municipalité de la ville

A noter encore que, statutairement, tout-e membre des Verts vaudois peut encore se porter candidat-e pour l’un de ces postes jusqu’au soir de l’AG, le 26 mai prochain.