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Plan directeur cantonal: Une sortie de moratoire chèrement payée

Les Verts prennent acte de la fin des débats sur la 4ème adaptation du Plan directeur cantonal (PDCn) permettant de clôturer ce dossier en fin de législature. Ils restent toutefois extrêmement critiques face au document issu des débats parlementaires au Grand Conseil aujourd’hui et lutteront de toutes leurs forces pour que le prochain débat sur la Loi sur l’aménagement du territoire (LAT) permette quelques rééquilibrages en faveur des paysages, de la nature et de la qualité de vie.

Malgré les amendements déposés, les Verts n’auront pas eu gain de cause dans les débats ayant conduit, aujourd’hui, à l’adoption d’un Plan directeur cantonal (PDCn) qui devrait, certes, sous réserve de son acceptation par le Conseil fédéral, permettre au canton de Vaud de sortir de la période du moratoire imposé par la nouvelle loi fédérale sur l’aménagement du territoire (LAT), mais à quel prix !

S’ils saluent la stabilisation du cadre règlementaire ainsi atteinte, permettant aux communes un travail plus serein pour la mise en conformité à la LAT de leur plan d’affectation, ils regrettent, toutefois, les grandes faiblesses de cette adaptation, notamment :
      La méthodologie utilisée pour la définition des besoins en zone à bâtir. Celle-ci se base, en effet, sur un scénario de croissance démographique qui n’est ni adéquat ni adapté à une véritable maitrise du mitage du territoire. Le fait que la majorité du Parlement ait adopté une version maximaliste de ce scénario de croissance est de nature à renforcer les déséquilibres territoriaux que le PDCn visait justement gommer. C’est regrettable.
      L’absence de stratégie claire pour la gestion et la protection des bonnes terres cultivables (surfaces d’assolement (SDA)).

Les Verts n’ont malheureusement pu que déplorer les coups de canif portés par la majorité du Parlement à cette adaptation du PDCn, en particulier, l’extension exagérée du territoire d’urbanisation acceptée qui ne fera que poursuivre la dynamique d’étalement urbain observée ces dernières décennies.

Les Verts resteront particulièrement vigilants quant à la mise en œuvre du redimensionnement de la zone à bâtir et au suivi de l’établissement de la stratégie du Conseil d’Etat pour reconstituer des réserves en SDA.

Enfin, les Verts porteront toute leur attention sur le dossier de la révision de la Loi cantonale sur l’aménagement du territoire et des constructions (LATC) qui sera débattu cette fin d’année. Les Verts mettront tout en œuvre pour que la LATC offre des outils efficaces pour accompagner le développement du territoire tout en renforçant la protection du paysage vaudois et en préservant la qualité de vie de toutes et tous dans ce canton.

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Près de 15’000 signatures pour un canton de Vaud libéré de la menace de l’extraction d’hydrocarbures !

L’initiative populaire cantonale « Pour un canton de Vaud sans extraction d’hydrocarbures » a été signée à ce jour par près de 15’000 citoyennes et citoyens vaudois-es, alors même que le délai officiel de récolte court jusqu’au 10 juillet, soit encore pendant près d’un mois. Cet excellent résultat est, pour les Verts vaudois, le signe que cette thématique préoccupe les Vaudois-es, et qu’il est urgent d’interdire ces pratiques dangereuses et polluantes que sont l’extraction et la prospection d’hydrocarbures. 

Pendant trois mois, les militant-e-s des Verts et de leurs partenaires ont sillonné les marchés et manifestations aux quatre coins du canton, allant à la rencontre de la population. Les retours ont été extrêmement positifs et ont montré combien la problématique de l’extraction d’hydrocarbures et des risques que celle-ci fait courir à l’environnement interpellent la population vaudoise. Tant la motivation des militants que le fort intérêt de la population ont confirmé la pertinence et l’importance de ce sujet.

Pour rappel, le texte de l’initiative souhaite inscrire dans la Constitution vaudoise l’interdiction de toute prospection, exploration et extraction d’hydrocarbures sur le territoire du canton de Vaud. L’extraction de gaz de schiste y est actuellement soumise à un moratoire instauré par le Conseil d’État en 2011 suite à une interpellation du député Verts Vassilis Venizelos mais il s’agit-là d’un simple acte administratif, pouvant être levé à tout instant. Il ne concerne en outre que l’extraction, des permis d’exploration ayant déjà été délivrés par le DTE alors même que prospection, exploration et extraction génèrent des nuisances importantes pour les riverain-e-s, détruisent des terres agricoles et engendrent des risques importants pour les nappes phréatiques ainsi que, plus généralement, pour l’environnement et la santé de la population. Ces ressources sont en outre inutiles, l’avenir étant aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique. Enfin, partout dans le monde, et en Suisse y compris, on légifère pour interdire ces pratiques dangereuses : la France a ainsi interdit en 2011 le fracking, le canton de Berne (suite à une initiative des Verts) a interdit l’extraction via des méthodes non conventionnelles, et le canton de Genève étudie actuellement une loi qui interdirait l’extraction d’hydrocarbures sur son sol. Vaud ne saurait rester à la traîne !

L’aboutissement de cette initiative marque donc un pas très important vers un canton de Vaud plus durable, dans lequel l’intérêt de la population et de l’environnement passe avant celui de quelques spéculateurs.

Les Verts vaudois tiennent à remercier les partenaires qui se sont engagés avec eux dans cette récolte de signatures, à savoir : solidaritéS, l’ATE, Halte aux Forages, ProNatura, le WWF, le Parti Socialiste ou encore le POP.

Les dernières feuilles et cartes de signatures étant encore en cours de renvoi, l’initiative sera formellement déposée à la fin juillet, à l’échéance du délai légal accordé aux communes pour la vérification des signatures.

La balle est désormais dans le camp des autorités cantonales, qui devront décider si elles souhaitent où non écarter d’elles-mêmes cette importante menace. Elles ne peuvent être qu’encouragées en ce sens, au regard du fort soutien populaire de notre initiative. A moins d’une interdiction claire et totale qui serait privilégiée par les autorités, il appartiendra au peuple de se prononcer et d’exprimer le dernier mot sur la question.

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Les Verts vaudois reconduisent leur direction

Les Verts vaudois, réunis ce soir en Assemblée générale ordinaire au Club Alpin de Lausanne, ont renouvelé leur confiance à leur direction. Alberto Mocchi entame sa deuxième année à la présidence du Mouvement. Il continuera à être secondé à la vice-présidence par Anne Baehler Bech et David Raedler. Les autres membres du Bureau sont les sortant-e-s Céline Ehrwein Nihan, Gaëlle Lapique, Maxime Mellina (trésorier) et Carmen Tanner.

On ne change pas une équipe qui gagne !

Après une année de présidence, Alberto Mocchi a souhaité poursuivre son activité à la tête des Verts vaudois. L’assemblée générale lui a unanimement renouvelé sa confiance en le maintenant à ce poste. Il pourra ainsi, avec le reste du Bureau, continuer à renforcer le Mouvement qui a connu, sous sa présidence, de nombreux succès, en progressant notamment aux dernières Cantonales.

Il continuera à être secondé, à la vice-présidence, par la députée de Riex Anne Baehler Bech et le Lausannois David Raedler.

Les autres membres sortant-e-s du Bureau, Céline Ehrwein Nihan, députée d’Yverdon, Gaëlle Lapique, conseillère communale lausannoise, Maxime Mellina, trésorier des Verts vaudois, et la municipale d’Yverdon Carmen Tanner sont toutes et tous réélu-e-s.

La soirée a aussi été l’occasion de fêter les bons résultats obtenus aux dernières élections cantonales, où les Verts vaudois ont gagné 2 sièges au Grand conseil, et de se réjouir du cours plus que positif de la récolte de signatures pour leur initiative « Pour un canton de Vaud sans extraction d’hydrocarbures » qui témoigne de la force militante du Mouvement.

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Marche contre le gaz de schiste à Noville: Les droits populaires ont bel et bien été bafoués

Le 29 avril 2016, la Municipalité de Noville interdisait une marche citoyenne et pacifique contre les forages gaziers sur son territoire. Les Verts vaudois étaient alors intervenus au Grand conseil et le collectif Halte aux forages avait déposé recours. Le Tribunal cantonal reconnaît aujourd’hui que la décision de la Municipalité de Noville bafouait bel et bien les droits populaires.

En avril 2016, alors que l’organisatrice d’une marche pacifique pour dénoncer les projets de forage dans la région de Noville avait demandé à deux reprises à la Municipalité du lieu une autorisation de manifester, la Municipalité avait fini par interdire l’événement. La marche s’annonçait « joyeuse », « festive » et « pacifique » et devait rallier Villeneuve aux Grangettes. Les Verts étaient donc intervenus au Grand conseil par la voix de Martial de Montmollin pour connaître la position du Conseil d’Etat quant à la légalité d’une telle interdiction. En effet, le droit de manifester et de se rassembler sont des droits fondamentaux, sur lesquels les communes ont certes droit de veto en cas de menace à l’ordre public, mais il n’en était ici pas question. Le collectif Halte aux forages avait, dans la foulée, déposé un recours et c’est sur ce dernier que s’est aujourd’hui prononcé le Tribunal cantonal, qui confirme que la décision était infondée et bafoue les droits populaires.

Cette décision est importante pour la défense des droits de rassemblement et de manifestation dans notre canton !

Alors qu’une nouvelle marche devrait être organisée en septembre prochain, les Verts espèrent que, cette fois-ci, la Municipalité de Noville fera meilleur usage des droits que lui confère sa fonction et que, le contenu de la manifestation lui plaisant ou non, elle accordera l’autorisation précédemment refusée, le caractère dangereux de l’événement ayant été invalidé. Si cela ne devait toujours pas être le cas, les Verts vaudois ne manqueraient pas d’intervenir auprès des autorités compétentes !

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Curatelles : Oui à un système efficace et non contraignant !

Les Verts vaudois saluent le programme de mise en œuvre concrète de la fin des curatelles imposées, présenté aujourd’hui par les Conseillers d’Etat Béatrice Métraux et Pierre-Yves Maillard, ainsi que par le Président du Tribunal Cantonal Jean-François Meylan.  En faisant la part belle à l’investissement volontaire et aux solutions alternatives à la curatelle, ce système permet de garantir et de renforcer la cohésion sociale tout en limitant les coûts.

Le programme de réforme présenté aujourd’hui, qui permettra de renoncer à toute imposition de mandat de curatrice ou curateur dès le 1er janvier 2018, répond ainsi pleinement à ce que les Verts vaudois demandent depuis de nombreuses années. Pour les Verts, les curatelles imposées ont toujours constitué un problème tant pour les pupilles que pour les personnes se voyant attribuer de force ce mandat. Les premiers ont le droit de voir leurs intérêts défendus par une personne motivée et connaissant les rouages administratifs et fiscaux. Les secondes n’ont pas à se voir imposer des tâches et responsabilités parfois lourdes, alors qu’elles ne disposent pas forcément des compétences ou du temps requis.

En juillet 2014, les Verts vaudois avaient donc applaudi la décision de principe du gouvernement qui avait annoncé, par la voix de la Conseillère d’Etat Béatrice Métraux, sa volonté de mettre fin au système des curatelles imposées.

Aujourd’hui, ils sont très satisfaits du travail accompli et de la voie choisie par le Conseil d’Etat, en collaboration avec l’Ordre Judiciaire, pour réformer le système des curatelles.

L’application concrète du programme présenté ce jour fait la part belle à la solidarité. Recruter des curatrices et curateurs bénévoles, en valorisant ce qui ne doit pas être une corvée mais une activité enrichissante au service d’autrui, va pleinement dans le sens d’une société solidaire et unie, pour laquelle s’engagent les Verts. La valorisation du travail des associations (AVIVO, ProSenectute, Croix Rouge, etc.), qui collaboreront activement à la recherche de bénévoles, est à saluer. En effet, ces acteurs œuvrent depuis longtemps sur le terrain pour défendre les intérêts de leurs bénéficiaires, et connaissent mieux que quiconque les spécificités du bénévolat. La recherche à des solutions alternatives à la curatelle, avec notamment la promotion des mesures anticipées et une analyse plus attentive de chaque cas, constitue également un changement de paradigme important et bienvenu.

Les Verts vaudois saluent enfin la volonté de ne pas faire exploser les coûts d’un tel système. Ils espèrent cependant que les effectifs de l’Office des curatelles et tutelles professionnelles (OCTP) seront régulièrement adaptés à l’augmentation des cas traités.

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Fiscalité agricole : le temps est venu pour une loi cantonale

Le groupe des Verts, par la voix de député Raphaël Mahaim, intervient ce jour par le dépôt d’une motion au Grand Conseil vaudois, au sujet de la fiscalité agricole. Alors que la voie devient de plus en plus étroite au niveau fédéral, les Verts demandent que le canton prépare un projet de loi visant à régler la situation transitoire (dossiers en attente de taxation), au besoin par des remises d’impôts, et à préparer l’avenir.

Dans le délicat dossier de la fiscalité agricole, la voie devient de plus en plus étroite au niveau fédéral. Tour récemment, la Commission de l’économie et des redevances (CER) du Conseil National a décidé de recommander au plénum de se rallier à la position du Conseil des Etats et de confirmer le refus d’entrée en matière sur le projet de loi permettant de revenir à l’imposition des immeubles agricoles et sylvicoles pratiquée avant la jurisprudence du TF. Il est donc à craindre que le cadre légal fédéral ne soit pas révisé à brève ou moyenne échéance. Seule demeure la possible atténuation (partielle) des effets de la nouvelle jurisprudence du Tribunal fédéral par voie de circulaire de l’AFC (report imposition).

La motion déposée aujourd’hui vise donc à inciter le Conseil d’Etat à présenter un projet de révision de la législation cantonale permettant à la fois de régler la situation transitoire, au besoin par des remises d’impôts, et de poser un cadre législatif cantonal satisfaisant pour l’avenir. Il s’agira, notamment, au moment de l’élaboration du projet de loi, d’analyser de façon circonstanciée la marge de manœuvre du canton, par rapport au cadre légal fédéral, et de procéder à une large consultation de tous les milieux intéressés.

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Qui finance quelle campagne ?

A quelques jours de la fin des élections cantonales, le Parti socialiste vaudois et les Verts vaudois présentent publiquement ce jour leur budget complet pour cette campagne, ainsi que leurs sources de financement. L’alliance rose-verte aura, au soir du 21 mai, dépensé 115’000 francs. Cette campagne est payée paritairement par les deux partis. Elle est financée uniquement par les cotisations des membres et contributions des élu-e-s des deux partis. Tant les Verts vaudois que le Parti socialiste vaudois refusent les dons d’entreprise. Cet acte de transparence est central dans une campagne politique : elle renforce la démocratie et la confiance des citoyen-ne-s envers le monde politique. En regard des enjeux centraux pour la population, le PSV et les Verts vaudois demandent à l’alliance de droite de faire également très rapidement acte de transparence en publiant son budget complet pour ce second tour, en indiquant la provenance de son financement.

Année après année, la Suisse fait figure de cancre en matière de transparence des financements des partis politiques et des campagnes. A de nombreuses reprises, notre pays a ainsi été épinglé par le Groupe d’Etats contre la corruption (GRECO). Parmi les pays membres du Conseil de l’Europe, la Suisse est le seul pays à ne pas disposer de législation sur la transparence du financement des partis. Dans notre canton, une motion du PS qui avait été transmise au Conseil d’Etat en 2007 a finalement été rejetée par la droite en 2012 qui ne veut de toute évidence pas que les citoyen-ne-s sachent qui finance son activité politique. Pourtant, il serait légitime de savoir qui a, ou non, quel fil à la patte.

Pour remédier à cette situation exceptionnelle, une large coalition, dont font partie le Parti socialiste et les Verts, a lancé une initiative populaire fédérale qui demande que les partis rendent publics leurs financements.

Des paroles, les Verts vaudois et le PSV passent aux actes : durant le 2e tour, l’alliance a pu compter sur un budget de 115’000 francs. Plus de 60% de ce montant sont utilisés pour l’impression et la distribution du tous-ménages, près de 20% pour des annonces presse, 10% pour l’affichage et le reste a financé l’achat de croissants, pommes ou roses.

Cette campagne du 2e tour est payée paritairement par le PSV et les Verts vaudois. Leurs sources de financement sont similaires : ils comptent uniquement sur les cotisations, les dons des membres et les contributions des élu-e-s. Ils refusent tout don d’entreprise.

Les Verts vaudois et le Parti socialiste vaudois invitent les partis de droite à faire le même exercice, à publier leurs dépenses pour ce second tour de campagne et à indiquer la provenance de leur financement. La campagne de l’alliance de droite s’est intensifiée ces derniers jours avec notamment l’envoi d’un courrier adressé des 3 élu-e-s PLR à une partie de la population vaudoise. Celle-ci a le droit de savoir comment a été financée cette campagne et qui a soutenu financièrement cette opération, pour ainsi peut-être mieux comprendre dans le futur telle ou telle action politique qui ne serait in fine qu’un retour d’ascenseur.

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L’UDC Vaud, en décalage complet avec la population vaudoise

L’échec cuisant de l’initiative « Contre l’intégrisme religieux » lancée en novembre dernier par l’UDC Vaud est, avec moins de 3000 signatures récoltées, une illustration supplémentaire du décalage grandissant entre ce parti qui glisse vers la droite dure et les Vaudoises et Vaudois. C’est également l’échec d’une certaine manière de faire de la politique, qui vise uniquement à monter en épingle des sujets en attisant la peur et le rejet pour attaquer le bon travail effectué par les ministres en place (en l’occurrence la Conseillère d’Etat verte Béatrice Métraux et le règlement d’application de la loi sur la reconnaissance des communautés religieuses). Un échec qui prend une tonalité d’autant plus particulière à 13 jours du 2e tour de l’élection au Conseil d’Etat.

Alors que l’UDC Vaud reconnaît aujourd’hui, à un jour du délai légal, l’échec cuisant de la récolte de signatures pour son initiative « Contre l’intégrisme religieux », c’est le signe patent que la population vaudoise n’a pas mordu au discours discriminant du parti. Depuis le lancement en novembre dernier, l’UDC Vaud n’a eu de cesse de faire du texte un argument de campagne contre la ministre en charge du dossier, Béatrice Métraux, alors même que le dispositif rigoureux, mais juste, en matière de reconnaissance des communautés religieuses fait du canton de Vaud un pionnier en la matière en Suisse.

Pour rappel, cette reconnaissance est ancrée dans la Constitution vaudoise de 2003 et une première loi d’application avait été initiée par l’UDC Jean-Claude Mermoud en 2007. Il aura fallu attendre 7 années supplémentaires pour que son règlement d’application soit enfin adopté par le Conseil d’Etat en 2014. Ce dispositif favorise la paix confessionnelle et un dialogue continu à même, notamment, de lutter contre les risques de replis communautaristes.

Aujourd’hui, avec à peine un quart des signatures récoltées, la direction de l’UDC Vaud, en lançant cette initiative, a démontré qu’elle n’incarne plus cette ligne agrarienne dont elle se réclame, mais bien la ligne dure de son parti national, en décalage complet avec la population vaudoise qui n’a adhéré ni à la philosophie de rejet et d’opposition des communautés qui sous-tendait le texte, ni à la diabolisation d’une ministre qui a fait un excellent travail.

Nos concitoyennes et concitoyens aspirent à une vie politique efficace et respectueuse. Ils apprécient les compromis intelligemment trouvés par l’équipe gouvernante en place, à mille lieues de la logique d’opposition et de diabolisation systématiques que l’UDC Vaud s’efforce malheureusement d’insuffler dans notre canton.

A noter, pour finir, que si l’UDC Vaud essaie aujourd’hui de se distancier de ce texte et du flop essuyé, en faisant croire que ce texte proviendrait d’un petit groupe citoyen indépendant, il faut toutefois rappeler que c’est à l’unanimité des membres de son congrès que cette initiative avait été lancée et qu’elle est portée par nul autre que son secrétaire général. Cette manœuvre de distanciation désespérée ne témoigne-t-elle pas d’un aveu d’échec, par la direction-même de l’UDC, d’une ligne politique incarnant une droite nationaliste et xénophobe, au grand dam de ses alliés PLR et vert’ libéraux forts mal à l’aise dans ce dossier ?

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Une équipe, un bilan, un projet

A moins de 2 semaines du 2e tour des élections cantonales, le Parti socialiste vaudois et les Verts vaudois ont rappelé lors d’une conférence de presse que le ticket rose-vert représentait une équipe, un bilan et un projet, soit l’assurance pour notre canton de continuer sur le chemin de la prospérité créée ces 5 dernières années par la majorité rose et verte. Dans l’optique de poursuivre le développement du Canton dans la lignée de la dernière législature, ils ont présenté certains éléments de la plate-forme commune gouvernementale portée par les candidates Béatrice Métraux et Cesla Amarelle pour le 2e tour du Conseil d’Etat. Pierre-Yves Maillard et Nuria Gorrite ont rappelé que les élections de Mme Métraux et de Mme Amarelle étaient nécessaires pour la réalisation de ces propositions, travaillées en commun depuis de nombreux mois.

Au premier tour des élections cantonales 2017, la population vaudoise a placé les 4 candidat-e-s de l’alliance rose-verte aux 7 premières places. C’est avec confiance et esprit serein que les Verts vaudois et le Parti socialiste vaudois partent dans cette campagne du 2e tour avec le ticket formé par Béatrice Métraux et Cesla Amarelle pour rejoindre Pierre-Yves Maillard et Nuria Gorrite, afin de permettre la réalisation de la plateforme gouvernementale présentée lors du 1er tour.
L’élément central d’une campagne électorale est la défense d’un programme. Les électrices et électeurs n’élisent pas uniquement des personnes, mais choisissent aussi des idées et des propositions, plus généralement, ils choisissent l’équipe qu’ils et elles trouvent idéale pour diriger notre canton. Lors de cette conférence de presse, Béatrice Métraux et Cesla Amarelle ont expliqué les mesures qu’elles souhaitent concrétiser si elles sont élues aux côtés de Pierre-Yves Maillard et de Nuria Gorrite et qui pourraient être menacées par une majorité de droite :
Les Vaudoises et Vaudois ont besoin de voir leur pouvoir d’achat amélioré
L’amélioration du pouvoir d’achat des classes moyennes et modestes est au centre des préoccupations des candidates. Elles souhaitent dès lors suivre au plus près l’application de la RIE 3 vaudoise qui comprend des mesures fortes en termes de pouvoir d’achat. Par exemple, pour un couple avec 2 enfants et 96’000 francs de revenu déterminant par an, les mesures sociales de la RIE 3 amélioreront leurs revenus de 4’800 francs par an !
Grâce à la loi sur le logement (LPPPL), les collectivités publiques ont désormais des outils pour construire des logements à loyer abordable. Les candidates s’emploieront à mettre en oeuvre cette loi dans les plus brefs délais et veilleront à ce que le règlement d’application ne dénature pas la loi plébiscitée par le souverain vaudois.
Les Vaudoises et Vaudois ont besoin d’un cadre de vie attractif
Le canton de Vaud se trouve dans une dynamique démographique exceptionnelle. Les candidates s’engagent pour une croissance soutenue et durable par la poursuite des investissements en matière d’infrastructures, une politique cohérente en matière de transition énergétique, une organisation du territoire respectant l’environnement et le maintien d’un haut niveau de sécurité.
Les Vaudoises et Vaudois ont besoin d’un marché du travail structuré et des emplois pour toutes et tous, notamment les seniors
Les candidates s’engagent pour une intervention forte de l’Etat afin de mieux contrôler le marché du travail et pour donner des chances d’emploi aux seniors et aux jeunes, en leur assurant une formation. Elles proposent notamment la création de place d’emplois subventionnés de 10 à 12 mois pour les chômeuses et chômeurs de plus de 55 ans.
Les Vaudoises et Vaudois ont besoin d’un système de formation accessible et de qualité
Les candidates souhaitent décupler les efforts entrepris par la LEO pour assurer l’égalité des chances pour tous les élèves. Pour cela, il faut renforcer les moyens à disposition de l’école, renforcer la maitrise de classe et nouer un dialogue constant et durable avec les professionnel-le-s. Il convient également d’assurer des liens directs avec les enseignants, par exemple en allant les rencontrer de manière régulière, directement.
Les Vaudoises et Vaudois ont besoin d’une agriculture respectueuse de l’environnement et de celles et ceux qui travaillent la terre
Les candidates défendent la souveraineté alimentaire : une agriculture diversifiée qui tienne compte de nos ressources naturelles notamment du sol, protège nos semences et renonce aux OGM. Les candidates s’engagent également à garantir des revenus équitables aux agriculteurs/trices et à mieux soutenir les exploitations agricoles familiales. Elles s’engagent notamment pour un prix du lait équitable payé aux paysans.
Les conseiller-ère-s d’Etat Pierre-Yves Maillard et Nuria Gorrite ont ensuite rappelé les enjeux du 2e tour.

En premier lieu, Nuria Gorrite a rappelé l’importance de la cohésion du gouvernement cantonal. L’équipe qui porte la majorité doit pouvoir s’appuyer sur une grande confiance, et sur des valeurs communes. La reconduire, c’est préserver cette cohérence politique, qui garantit aussi la crédibilité du Conseil d’Etat face à ses interlocuteurs et rend, seule, possible le dialogue avec un Parlement dont la majorité est différente.
Enfin, Pierre-Yves Maillard a rappelé que, par la présentation de 2 candidat-e-s, la droite souhaite passer d’une minorité à 3-4 à une majorité à 5-2. Cette majorité, c’est celle des années 90, c’est celle des blocages et des crises. C’est celle d’une gestion sans projets, sans investissements, sans soutien aux familles et aux personnes fragiles et avec des services publics qui ne suivent pas la croissance démographique. Cette majorité, la droite peut mathématiquement la gagner. Cela affaiblirait les partisans du compromis et serait un retour en arrière pour l’ensemble des Vaudoises et des Vaudois. Notre canton ne peut pas se le permettre au regard des enjeux immenses qui l’attendent. Il ne s’agit pas de choisir une majorité qui fasse le bonheur des appareils des partis ou de leur candidat respectif, mais bien d’élire une majorité à même de garantir à ce canton les nécessaires compromis, équilibre et dynamisme ! Et c’est ce que proposent les candidatures de Béatrice Métraux et de Cesla Amarelle.