Communiqué 2018

Plus de temps à perdre pour préserver la diversité des médias

Alors que l’on apprenait la semaine dernière la disparition du Matin papier, alors même qu’il s’agit du journal le plus lu en Suisse Romande, énième épisode dans la mise en péril, voire la disparition de médias d’importance, tels que l’Hebdo, les Verts déposeront aujourd’hui au Grand Conseil et au Conseil communal de Lausanne, par la voix de la députée Séverine Evéquoz et du conseiller communal Xavier Company, deux initiatives afin de réagir. Cet épisode n’est en effet qu’une étape de plus franchie dans la course à la captation des médias par des intérêts privés. L’information, soumise à un impératif de rentabilité à tous prix et aux vues particulières de ses propriétaires, est de plus en plus mise sous pression. Cela ne peut plus continuer ainsi.

La démocratie directe a besoin de citoyennes et citoyens informés. Une information objective et étayée est fondamentale dans notre système politique afin que nous puissions, chacune et chacun, prendre nos décisions en conscience et voter en connaissance de cause. Et pourtant les médias, notamment écrits, sont de plus en plus mis sous pressions, souvent dirigés par des groupements privés plus intéressés par l’accumulation des profits que par la noble mission démocratique d’information des titres qu’ils possèdent.

Il est donc urgemment temps de revoir les règles du jeu médiatique en Suisse et dans notre canton et d’envisager, comme pour les médias télévisuels et audiovisuels, un subventionnement, public ou parapublic, pour garantir qu’un minimum d’information locale indépendante puisse subsister face aux pressions toujours croissantes qui pèsent sur ce domaine. Le Grand Conseil a d’ailleurs largement soutenu l’idée d’un soutien indirect aux médias romands le mardi 27 mars dernier. La Municipalité de Lausanne a également, de longue date, tenté de convaincre les grands groupes de presse qu’elle héberge (Tamedia et Ringier) de garder en tête leur rôle démocratique, et doit continuer à maintenir cette saine pression pour la diversité de la presse.

La députée Séverine Evéquoz soumettra donc aujourd’hui au Grand conseil une résolution visant à enjoindre le Conseil d’Etat à, d’une part, encourager vivement Tamedia à revenir sur sa volonté actuelle de supprimer la version papier du Matin afin de préserver son propre savoir-faire et ses collaboratrices et collaborateurs ; et d’autre part, à établir des mesures pour maintenir l’accessibilité, la diversité, la qualité et la fiabilité de l’information dans les médias et garantisse une diversité de supports, dont la presse imprimée, pour que l’ensemble de la population, y compris les personnes n’ayant pas accès à Internet puissent accéder à l’information de façon équitable.

Une interpellation urgente sera également déposée ce soir par le conseiller communal et coprésident des Verts lausannois Xavier Company, visant à questionner la Municipalité sur la collaboration possible avec Tamedia, dans les jours qui viennent et à terme, et plus largement sur le futur de la diversité de la presse, notamment à Lausanne.

Communiqué 2018

Une victoire et des combats qui continuent

Les Verts prennent acte du refus par la population vaudoise de l’initiative « Monnaie pleine » qu’ils soutenaient. Ils sont, en revanche, satisfaits de l’acceptation de la révision de loi sur les jeux d’argent qui, bien que peu enthousiasmante, permettra d’éviter que les accros au jeu ne soient livrés en pâture aux site de jeu en ligne étrangers s’enrichissant à leurs dépens. Les Verts saluent en outre le refus, par le peuple valaisan, du projet de jeux olympiques à Sion 2026 qui devrait sonner le glas du projet : environnement et finances nécessaires au développement du canton ne seront pas sacrifiées.

NON à l’initiative Monnaie pleine

Les Verts regrettent le faible score réalisé par l’initiative « Monnaie pleine ». Néanmoins, l0initiative aura eu le mérite de mettre au centre du débat le fonctionnement des banques et de la création d’argent, sujet jusque-là absolument hermétique et mystérieux pour la plupart des citoyennes et citoyens vaudois. Les Verts continueront à s’engager à tous niveaux contre la tendance toujours croissante de l’économie actuelle à se déconnecter de la réalité et à s’engager dans un engrenage effréné de spéculation. Le fonctionnement actuel des banques, et de l’économie plus largement, qui dépend largement du crédit et engendre l’obligation d’une course à la croissance perpétuelle pour pouvoir subsister ne saurait en outre continuer ainsi encore longtemps. Les Verts continueront à tenter de mettre un terme à cette économie casino, et à cette recherche du toujours plus, pour revenir à plus de réalité.

OUI à la loi fédérale sur les jeux d’argent

Les Verts vaudois saluent l’acceptation de la modification de loi fédérale sur les jeux d’argent. Toutefois, bien que la réforme protège désormais les joueurs face au risque de s’endetter et d’engraisser des casinos en ligne étrangers motivés par le seul profit à leurs dépens, il reste beaucoup à faire pour renforcer, dans notre pays, les mesures de protection des joueurs. Les Verts vaudois ne cesseront pas, par conséquent, de s’engager à tous les niveaux pour améliorer la prévention et l’accompagnement de l’addiction au jeu tant le chemin à faire est encore long.

NON au projet de jeux olympiques à Sion en 2026

Les Verts se réjouissent particulièrement du refus, par les Valaisannes et les Valaisans, du crédit soumis à votation en faveur du projet de jeux olympiques à Sion en 2026. Les Verts n’ont eu de cesse de montrer combien cette entreprise se serait avérée coûteuse, dangereuse pour l’environnement et nuisible à la nécessaire reconversion du tourisme alpin vers d’autres activités que les seuls sports d’hiver. En outre, au vu des importants impacts que ce projet aurait eu sur le canton de Vaud, notamment en termes financiers avec des coûts sécuritaires de plusieurs dizaines de millions, les Verts vaudois avaient demandé un vote dans notre canton, sans succès. Le vote valaisan de ce dimanche devrait clore le débat. Les Verts voient, en outre, dans ce vote le signe encourageant de la volonté des Suisses, qui ont refusé tout projet de jeux olympique depuis plus de 20 ans et Lausanne 1994, de favoriser un développement raisonné et durable, à l’opposé de deux semaines de jeux laissant derrières elles un saccage environnemental et financier.

Communiqué 2018

Des mesures concrètes pour renforcer la qualité de vie

Le projet de stratégie fiscale 2022 du Conseil d’Etat démontre que sa capacité d’agir pour la qualité de vie des Vaudoises et des Vaudois demeure intacte. Les Verts saluent un plan qui permettra de renforcer des mesures ciblées et cohérentes, en particulier en matière de biodiversité, d’énergie, de climat, de protection des sols et en faveur des familles.

Aujourd’hui, le Conseil d’Etat a présenté sa stratégie fiscale 2022 et les mesures qu’il compte mettre en œuvre pour améliorer la qualité de vie des Vaudoises et des Vaudois. Dans la continuité du dernier accord qui avait assorti la baisse de la fiscalité des entreprises à des mesures en matière de l’amélioration du pouvoir d’achat de la population vaudoise, le gouvernement a annoncé cet après-midi sa décision de proposer une baisse de la fiscalité des personnes physiques en contre-partie de mesures fortes notamment en matière de biodiversité, d’énergie, de climat et de protection des sols. 

Ces mesures réjouissent les Verts vaudois compte tenu des défis majeurs qui attendent le canton pour assurer une transition énergétique responsable, préserver la biodiversité et s’adapter aux changements climatiques. A cela, s’ajoute encore des mesures pour renforcer la desserte en transports publics, ainsi que pour soutenir la recherche et les entreprises actives dans le domaine du développement durable et de l’environnement (clean tech).

Ce paquet écologique est aussi doublé d’un paquet en faveur des familles (déduction de frais de garde, petite enfance et congé paternité renforcé à l’Etat), du vivre ensemble (prévention de la radicalisation) ainsi que l’instauration d’un salaire minimum de CHF 52’000.- bruts annuels à l’Etat. 

Par ailleurs, les Verts saluent la volonté du Conseil d’Etat de poursuivre le dialogue avec les communes sur les conséquences de l’entrée anticipée de la RIE 3 vaudoise et d’empoigner une véritable réforme de la péréquation intercommunale.

Cela démontre, s’il l’était encore nécessaire, que le Conseil d’Etat de majorité rose-verte travaille pour toute la population vaudoise et allie prospérité avec responsabilité, solidarité et durabilité.

Communiqué 2018

Les Verts luttent contre la pollution lumineuse dans les communes

Alors que ce mardi 5 juin marque la Journée mondiale de l’environnement, les Verts vaudois déposeront, ce même mois, dans un grand nombre de conseils communaux partout dans le canton des interventions pour lutter contre la pollution lumineuse. Les conseillères et conseillers communaux Verts demandent à leurs municipalités d’établir un état des lieux de l’éclairage inutile sur le territoire communal et de proposer des solutions pour y remédier, tels qu’un « plan lumières ».

Si l’éclairage public est le plus souvent gage de sentiment de sécurité pour les habitantes et les habitants d’une commune, et qu’il permet aux usagers de la circulation d’éviter les dangers présentés par l’obscurité, la lumière peut aussi s’avérer gênante et inutile, en particulier quand de l’éclairage artificiel reste en fonction après minuit, sans que son usage soit avéré. On parle alors de pollution lumineuse, avec des conséquences sur la faune, la flore, les écosystèmes ainsi que sur la santé humaine. De nuit, par exemple, les insectes sont attirés par la lumière et perdent leur sens de l’orientation. Les lucioles, quant à elles, ont du mal à trouver leurs partenaires, car la pollution lumineuse rend leur propre lumière difficilement visible. A noter également qu’un halo lumineux se forme dans le ciel, notamment par temps de brouillard, et perturbe les oiseaux migrateurs qui dévient leurs trajectoires.

Les sources de lumière artificielle dans l’environnement viennent en particulier de l’éclairage public (rues, chemins, places, arrêts de transports publics), des installations de sport et de loisirs, des bâtiments (magasins, écoles, bâtiments administratifs, monuments), des panneaux d’affichage (publicités lumineuses, vitrines d’avis officiels, enseignes), ou encore de sites naturels (p. ex. éclairage de parcs ou d’arbres).

En déposant un même texte dans nombre de conseils communaux, adapté à la réalité communale de, par exemple, Blonay, Corsier-sur-Vevey, Echallens, Grandson, Morges, Renens, ou encore St-Légier-La -Chiésaz, les Verts espèrent que leurs autorités respectives feront un état des lieux des sources lumineuses actuellement actives sur leur territoire communal et en évalueront la pertinence et l’état (il suffit parfois de moderniser des installations pour réduire le gaspillage et la pollution engendrée), ceci afin de garantir la sécurité publique tout en minimisant la pollution lumineuse et en favorisant l’efficacité énergétique. Il s’agira également ainsi d’améliorer la coordination entre éclairage public et privé, tout comme l’information à la population.

Communiqué 2018

Décès d’André Gasser

Le peintre et sculpteur André Gasser est mort ce jeudi. Hommage à cette belle personnalité qui a marqué Les Verts et le canton de Vaud.

Né en juillet 1934, enfant de condition modeste élevé dans une famille d’accueil Penthalaz, où il a passé une jeunesse très campagnarde, André Gasser a d’emblée été séduit par la lumière, la couleur et les contrastes. Rien d’étonnant que de le voir, à peine devenu adulte, se diriger vers le sud. C’est d’abord l’Égypte qui l’attire, où il commence vraiment à peindre et à sculpter; il s’intéresse aux travaux archéologiques, fraye avec les feddayins palestiniens, rencontre le lieutenant-colonel Nasser … Puis, la Côte d’Azur devient sa terre d’élection et, même après son retour en Suisse, il retournera toujours dans le Midi de la France. Élève et ami de Gea Augsbourg, il fait alors la connaissance d’Ozenfant et de Picasso. Revenu à Lausanne, il atteint la maturité de son art. Son œuvre, quelquefois gaufrée, à mi-chemin de la peinture et de la sculpture, développée dans son atelier de la rue Saint-Étienne, puis dans le quartier de Bellerive, il l’a voulue ciselée jusqu’à la fin de sa vie.

En parallèle, il s’engage pour un monde le moins mauvais possible, respectueux de l’environnement et des êtres vivants (il luttera notamment pour le remplacement de l’expérimentation animale par d’autres méthodes), sous leurs diverses facettes. Sensibilisé par les voyages et sa propre histoire, il participe à l’aventure de l’éclosion dès 1974 du GPE et d’un jeune politicien inattendu, Daniel Brélaz. Conseiller communal à Lausanne de 1978 à 1982, député de 1982 à 1986 et de 1990 à 2007, il est appelé en raison de sa finesse politique, de son caractère fédérateur et de son esprit convivial à la présidence du groupe parlementaire des Verts vaudois, dont il est un artisan de la réunion des deux composantes (GPE et Alternative socialiste verte), avec ses amis Michel Glardon et Luc Recordon, sous l’égide du conseiller d’État Philippe Biéler. Naturellement, il sera le premier Président du Grand conseil issu Verts en l’an 2000.

Personnalité chaleureuse et gouailleuse, bienveillant sans être dupe des petites ambitions ni des grands desseins, André Gasser aura gardé son humour jusqu’à dernier souffle. Il laisse à ses amis de toutes provenances, politiques, artistiques ou autres, une image aussi lumineuse que ses tableaux.

Communiqué 2018

Les Verts vaudois reconduisent leur direction

Les Verts vaudois, réunis ce soir en Assemblée générale ordinaire à l’école de Marcelin à Morges, ont renouvelé leur confiance à leur direction. Alberto Mocchi entame sa troisième année à la présidence du Mouvement. Il continuera à être secondé à la vice-présidence par Anne Baehler Bech et David Raedler. Les autres membres du Bureau sont les sortant-e-s Céline Ehrwein, Gaëlle Lapique, Maxime Mellina (trésorier) et Carmen Tanner.

On ne change décidément pas une équipe qui gagne !

Après deux ans de présidence active, Alberto Mocchi n’a rien perdu de son énergie pour continuer à mener les Verts vers de nouveaux défis et poursuivre les chantiers initiés au sein du Mouvement. L’assemblée générale lui a unanimement renouvelé sa confiance en le maintenant à ce poste. Il pourra ainsi, avec le reste du Bureau, continuer à dynamiser le Mouvement pour les nombreuses échéances importantes qui s’annoncent, notamment la campagne vaudoise pour l’initiative fédérale des Verts « Pour des aliments équitables », le débat autour de leur initiative « Pour un canton de Vaud sans extraction d’hydrocarbures », ainsi que la préparation des prochaines élections fédérales.

Il continuera à être secondé, à la vice-présidence, par la députée de Riex Anne Baehler Bech et l’avocat et conseiller communal lausannois David Raedler.

Les autres membres sortant-e-s du Bureau, Céline Ehrwein, conseillère communale à Yverdon, Gaëlle Lapique, secrétaire politique des Verts suisses, Maxime Mellina, trésorier des Verts vaudois, et la municipale d’Yverdon Carmen Tanner sont toutes et tous réélu-e-s.

La soirée a aussi été l’occasion d’entendre le travail accompli par la nouvelle députation verte au Grand conseil, dont les membres n’ont pas perdu de temps avant de se plonger dans le bain des joutes parlementaires et sont intervenus fréquemment lors de cette première année d’activité. La conseillère d’Etat Béatrice Métraux a aussi esquissé son bilan pour 2017-2018, ainsi que nos deux conseillers nationaux. Le Mouvement reste, en outre, en très bonne santé, tant financière qu’au niveau des adhésions qui ont augmenté au cours de l’an écoulé, ce qui est de bon augure face aux nombreuses échéances à venir.

Nouvelles du réseau

Actions Vélos verts

Cet été, les Vert-e-s enfourchent leurs vélos pour sillonner le canton de Vaud et montrer leur soutien à des mesures en faveur de la mobilité douce!

Réservez les dates suivantes afin de participer à ces journées conviviales et sportives!

3 juin – Le Plateau : Rendez-vous à La Sarraz  à 9h30  Distance: 30km – ANNULÉ
Parcours : La Sarraz – Penthalaz – Vuillerens – Chavannes-le Veyron – Moiry –Ferreyres (ou Chevilly)  puis Dizy – retour à La Sarraz – Repas à Dizy à 13.00 Fin : 16.33  à La Sarraz

17 juin – Fugue Chablaisienne – Rendez-vous à la gare d’Aigle à 10.00 (train 9.17 à Lausanne) – Distance: 28 km
Parcours : Aigle, Ollon, Bex, Massongex, Monthey, Collombey-Muraz, Vionnaz et Vouvry – Pique-nique à Massongex – Retour depuis Aigle : 15.36 ou 16.09

1er juillet – Slow up Vallée de Joux – Rendez-vous à Le Pont Arrivée 9.59 (départ de 9.01 de Lausanne) – Distance 23 km
Pique-nique au Sentier et/ou approvisionnement aux stands

19 aoûtBroye et Nord-vaudois – Rendez-vous à Payerne à 9.43 (8.11 à Lausanne)
Puis Estavayer-le-Lac – Yvonand – Yverdon

23 septembreCap sur l’Ouest – Départ de Renens à 10.00
Parcours à travers les communes de l’ouest.
Plus d’informations sur l’évènement

Des précisions seront données prochainement.

Nous avons hâte de vous retrouver!

Séverine Evéquoz et Felix Stürner

Communiqué 2018

Il est temps de s’occuper dare-dare de nos abeilles !

Le 20 mai est désormais la « Journée mondiale de l’abeille » sur décision de l’Organisation des Nations Unies (ONU).  L’occasion de rappeler que près d’un tiers de la production de nourriture à l’échelle mondiale dépend directement de l’activité des pollinisateurs tels que l’abeille. Pourtant les abeilles ont de plus en plus tendance à disparaître, fragilisées avant tout par l’agriculture intensive et son cortège de traitements chimiques. Le député des Verts Jean-Marc Nicolet déposera mardi au Grand conseil un postulat pour soutenir et renforcer l’apiculture dans le canton de Vaud.

Le rôle des abeilles dans notre survie alimentaire est crucial. A travers la pollinisation des plantes, elles favorisent en effet la production agricole, assurant ainsi la sécurité alimentaire. Sans oublier la haute valeur nutritive des produits apicoles que sont le miel, la gelée royale ou encore le pollen.

En 2010 déjà, la députée des Verts Claudine Dind déposait une interpellation intitulée « Quelle stratégie pour tenter d’enrayer la disparition des abeilles dans notre canton ? ».

Le Conseil d’Etat se montrait alors fataliste et résigné, arguant que notre canton ne disposait ni des ressources matérielles, ni des compétences scientifiques nécessaires à la réalisation d’investigations sérieuses sur les causes de l’« effondrement » des colonies d’abeilles sur son territoire.

Depuis, en 2014, le Grand conseil a adopté la Loi d’application de l’ordonnance fédérale sur l’aide au Service sanitaire apicole (SSA) suisse. Une loi qui pérennise une subvention cantonale au SSA de CHF 30’000 par année en vue de promouvoir la santé des abeilles via la formation, la prévention et les traitements.

Mais aujourd’hui, qu’en est-il de la volonté politique enfin affichée en 2014 de se donner quelques moyens de porter secours au rucher vaudois et à nos apicultrices et apiculteurs ? Un des problèmes récurrents semble être la non-obligation, pour les apicultrices et les apiculteurs, d’adhérer à une société apicole et de participer à des activités de formation et d’information, ce qui paraît pourtant primordial à l’heure où la pratique de l’apiculture évolue et change d’année en année, au gré des résultats des recherches et des avancées scientifiques. Une meilleure information permettrait aux apicultrices et aux apiculteurs de se mettre à la page et de participer activement à la lutte contre les problèmes épidémiologiques des ruchers. Ne serait-ce que parce que les listes de produits recommandés sont régulièrement mises à jour et exigent ainsi un suivi informatif.

En outre, s’il disposait de davantage de moyens, le Service de la consommation et des affaires vétérinaires (SCAV), pourrait exiger davantage d’analyses et de contrôles et assurer une meilleure formation / information / vulgarisation de terrain via la Fédération Vaudoise des Sociétés d’Apiculture (FVA) et ses organes.

Il apparaît, en effet, que le vétérinaire cantonal du SCAV ne dispose que de peu de moyens humains et financiers pour répondre à l’ensemble des problèmes qui touchent de front le rucher vaudois depuis une dizaine d’années et pour remplir son énorme et urgente mission dans le domaine du contrôle et de la coordination.

C’est dans ce sens que le député des Verts Jean-Marc Nicolet déposera son postulat mardi au Grand Conseil. Si l’ONU a reconnu l’importance de la problématique en instaurant une « Journée mondiale de l’abeille » demain dimanche, il est également temps que le canton s’engage concrètement pour la préservation de ces gardiennes du temple alimentaire.

Communiqué 2018

Que fait le canton de Vaud de ses déchets plastiques ?

Alors que la Chine a annoncé fermer ses frontières à plus de 24 catégories de déchets solides venant du monde entier, cette décision impacte-t-elle notre canton, étant donné que ce pays absorbe plus de la moitié des déchets plastiques mondiaux ? C’est notamment ce que demande aujourd’hui la députée d’Echallens, Anne-Laure Botteron au Conseil d’Etat, par voie d’interpellation. Cette annonce, couplée aux récentes polémiques sur la pollution par le plastique des océans, pousse, en outre, à se poser la question de notre production de déchets et de la mise en place d’une stratégie visant à réduire ces déchets et à tendre, ultimement, vers le zéro déchet.

Alors que la Chine ferme ses frontières aux déchets plastiques du monde entier, les pays occidentaux sont mis au pied du mur et cette fermeture met surtout soudain en exergue le manque de filières de recyclage locales, en particulier pour le plastique. En Suisse, nous consommons 125 kg de matières plastiques par personne et par an, dont 45 kg d’emballages. Or 70 % de ces matériaux ne sont pas recyclés. S’il est vrai que la chaleur produite par l’incinération de ces déchets est certes souvent récupérée, une marge de manœuvre considérable demeure pour réduire, à la source, la production de déchets, et maximiser encore leur recyclage.

Car si l’on peut trier désormais sans problèmes alu, fer blanc, papier, déchets organiques, piles et PET, certains déchets plastiques (hors PET), pourtant facilement recyclables, finissent toujours obligatoirement dans nos poubelles, aucune collecte séparée ne leur étant destinée. Pour ces emballages, des points de collecte existent dans certaines déchèteries, mais une fois récoltés ceux-ci finissent le plus souvent incinérés, faute de filière de recyclage.

La problématique internationale actuelle, ainsi que la polémique récente sur la pollution des océans du globe mais aussi des lacs et rivières suisses par le plastique, pousse donc à questionner nos pratiques de recyclages et à envisager de réduire la production des déchets par des mesures concrètes. Car si la mise en place de filière de tri et de recyclage peut s’avérer onéreuse pour les collectivités locales, elle peut aussi être source de revenus, en vertu des principes de l’économie verte. Le recyclage est essentiel, mais il est surtout nécessaire de limiter la production de déchets.

La députée d’Echallens, Anne-Laure Botteron, demande donc aujourd’hui au Conseil d’Etat vaudois, par voie d’interpellation, s’il entend mettre à jour son plan cantonal de gestion des déchets et ses fiches-mesures qui datent de 2004 ? ; s’il pense renforcer les filières de traitement des déchets plastiques ? ce qui est fait pour réduire le volume des différents déchets dans notre canton ? ; quelles mesures incitatives pourraient être menées pour encourager les citoyens à réduire leurs déchets conformément à l’art. 3 de la loi sur la gestion des déchets (LGD) ? ; et aussi comment serait-il possible d’encourager des actions « zéro déchet » ?

Communiqué 2018

Stop au glyphosate!

Les Verts vaudois regrettent l’immobilisme du Conseil fédéral sur le dossier du glyphosate. Soucieux de protéger les terres, les ressources hydriques et plus généralement la santé de la population, ils continueront à s’engager au niveau local pour interdire ce véritable poison.

La communication du Conseil fédéral, qui a annoncé aujourd’hui ne voir aucune raison d’interdire le glyphosate, déçoit fortement les Verts vaudois.

À l’heure ou l’on parle de baisse massive de la biodiversité dans nos campagnes, et où la population est toujours plus attentive au contenu de son assiette, poursuivre dans l’utilisation d’un produit pourtant classé “cancérigène probable” par l’OMS est un non sens.

Les Verts vaudois s’engagent depuis des années pour l’interdiction du glyphosate, que ce soit au Grand Conseil, avec la motion déposée en 2015 par le député Yves Ferrari, demandant au Conseil d’Etat de prendre toutes les mesures utiles pour interdire l’utilisation de ce pesticide, ou au niveau communal via des motions et postulats demandant l’arrêt de l’utilisation de ce poison dans l’entretien des parcs et domaines.

Vu que les autorités fédérales ne semblent pas vouloir agir, les Verts vaudois continueront leur action au niveau local afin de réduire au possible l’utilisation du glyphosate dans le canton, dans l’intérêt de l’environnement et de la santé des Vaudoises et des Vaudois