Communiqué 2020

Lutte contre les îlots de chaleur : Agir pour s’adapter aux changements climatiques dans nos communes

Les effets du réchauffement climatique se font déjà sentir dans nos contrées, et les canicules qui étaient l’exception semblent devenir la norme en période estivale. Les Vert.e.s souhaitent que les communes s’adaptent à ces changements, et mettent en œuvre des politiques publiques ambitieuses pour réduire les impacts de ces fortes chaleurs sur la population. Ils ont ainsi présenté aujourd’hui un “kit” à l’usage des collectivités à cette fin, et vont intervenir prochainement dans plusieurs conseils communaux afin d’inciter les exécutifs à agir.

2015, 2018, 2019, les canicules se sont suivies ces dernières années, à un rythme jusque-là inconnu. Des phénomènes météorologiques qui étaient l’exception semblent en passe de devenir la norme, sous l’effet d’un réchauffement climatique qui est passé du stade de menace à celui de réalité. Les villes sont particulièrement touchées par ce phénomène, et les températures peuvent y prendre l’ascenseur sous l’effet du manque de végétation, de l’omniprésence des surfaces imperméabilisée et des formes urbanistiques et architecturales inappropriées pour faire face à ce phénomène.

Qu’on le veuille ou non, et même avec des efforts conséquents pour réduire nos émissions de CO2, nous allons devoir vivre avec des canicules toujours plus fréquentes et violentes. Il est donc essentiel que des politiques publiques soient mises en place rapidement afin d’en limiter les effets, et garantir une qualité de vie acceptable aux habitant-e-s de nos villes et bourgades y compris au cœur de l’été. Les populations vulnérables dans leur santé, en particulier les personnes âgées, sont les plus menacée par cette augmentation annoncée des températures. Les communes vaudoises doivent également se préparer à faire face à des événements météorologiques extrêmes, comme les orages violents, afin de limiter les dégâts humains et aux infrastructures.

Les Vert·e·s ont donc rédigé un guide à l’usage des collectivités publiques, réunissant les principales actions pouvant être mises en place afin de réduire les impacts de la canicule et réguler autant que faire se peut les températures en milieu bâti. La société entière, mais également la biodiversité profitera largement de cette nouvelle manière de penser l’espace public de nos communes. En première place des mesures figurent l’arborisation des espaces publics ainsi que la réduction des espaces goudronnés. Ce guide sera envoyé à l’ensemble des communes vaudoises, afin qu’elles puissent s’en inspirer et mener les politiques publiques qui s’imposent pour répondre à ce pan de l’urgence climatique.

Les Vert·e·s interviendront également à la rentrée dans de nombreux conseils communaux (tels qu’au Mont-sur-Lausanne, à Yverdon ou encore à Saint-Légier-la-Chiésaz, par exemple) afin de demander aux autorités communales de prendre des mesures visant à lutter contre les effets indésirables des canicules.

La lutte contre le réchauffement climatique passe par une réduction drastique de nos émissions de gaz à effet de serre, mais aussi par une adaptation de nos modes de vie aux inévitables changements qui nous attendent. Rendre nos communes mieux adaptées aux canicules à venir en fait partie, et les Vert·e·s vont s’engager fortement en ce sens ces prochains mois.

Communiqué 2020

Votation fédérale du 27.9: Protéger le climat, la biodiversité et la cohésion sociale

Les Vert∙e∙s vaudois∙es réuni-e-s ce soir en comité élargi à Lausanne ont arrêté leurs recommandations de vote en vue de la votation fédérale du 27 septembre prochain. C’est quatre fois NON à la révision de loi sur la chasse, à l’achat inutile d’avions de combat à l’initiative UDC contre la libre-circulation et aux allègements fiscaux pour familles aisées. Et une fois OUI à un congé paternité minimal de 2 semaines. Les Vert∙e∙s s’engageront particulièrement fortement dans le canton contre la révision de loi sur la chasse en pilotant le comité vaudois contre cet objet qui mettrait en danger des espèces devant impérativement être protégées, a fortiori à l’heure d’une si forte chute de la biodiversité des espèces.

NON à la Modification de la loi fédérale sur la chasse

A l’origine conjointe du référendum lancé au plan national, les Vert∙e∙s refusent la modification de loi sur la chasse soumise au peuple. Il est insensé d’ainsi démanteler la protection des espèces en permettant aux cantons d’autoriser le tir de certaines espèces menacées ou protégées. D’autant que les espèces protégées peuvent d’ores et déjà être régulées, mais en respectant les cautèles légales nécessaires. Les Vert∙e∙s refusent, en outre, les « tirs préventifs » qui autoriseraient à tuer des animaux protégés lorsqu’il n’existe qu’une possibilité hypothétique qu’ils puissent causer des dommages, sans en avoir encore causé aucun. Afin de régler les conflits avec les grands prédateurs, de vraies mesures préventives sont plutôt nécessaires pour permettre une meilleure cohabitation entre animaux sauvages et de rente, en soutenant, par exemple, la protection des troupeaux. Les tirs préventifs ne résolvent rien. Cette modification de loi est d’autant plus inacceptable en cette époque de chute drastique de la biodiversité où de plus en plus d’espèces disparaissent, en Suisse et dans le monde.

NON à l’achat de nouveaux avions de combat

Alors qu’en 2014, les Vaudois∙es refusaient à près de 62% l’achat des Gripen pour plus de 3 milliards de francs, voici qu’il est maintenant question d’acheter des nouveaux avions de combat pour le double de ce montant. Durant l’ensemble de leur durée de vie, ces avions coûteront même jusqu’à 24 milliards de francs aux contribuables suisses. C’est d’abord un gaspillage d’argent inutile et inacceptable, a fortiori dans les temps difficiles qui s’annoncent tant en cette période de coronavirus que pour les conséquences toujours plus fortes à venir de la crise climatique. Cet argent devrait bien mieux être investi pour garantir des emplois. Également, cet achat reste inutile car prolonger l’engagement des F/A-18 jusqu’en 2035 permettrait tout à fait à la police de l’air de remplir sa mission. La Suisse doit arrêter de dépenser des milliards pour des guerres surannées, se concentrer sur son rôle de médiatrice de paix et prendre conscience des menaces réelles, telles que le réchauffement climatique et les cyber-risques. C’est là qu’il s’agit maintenant d’investir.

NON à l’initiative populaire « Pour une immigration modérée (initiative de résiliation) »

Les Vert∙e∙s vaudois∙es recommandent, en outre, de refuser l’initiative de résiliation de l’UDC dont le but n’est aucunement de limiter l’immigration mais bien de supprimer l’ensemble des accords-bilatéraux avec l’UE. Ceci y compris les mesures d’accompagnement, qui luttent activement contre la sous-enchère salariale. Les Vert∙e∙s défendent des salaires équitables et des conditions de travail dignes pour toutes et tous. Par ailleurs, les Vert∙e∙s s’engagent pour une politique migratoire constructive et équitable qui protège les personnes, rejette l’isolationnisme et refuse le dénigrement. Il est central de protéger toutes les travailleuses et tous les travailleurs. Il est également central que les entreprises suisses puissent engager des employé.e.s qualifié.e.s et motivé.e.s, sans la paperasserie exagérée qui serait induite par la résiliation de la libre-circulation – et qui a déjà en partie fait suite à la précédente initiative de l’UDC sur la limitation de la libre-circulation.

NON à la modification de la loi fédérale sur l’impôt direct (LIFD)

Enfin, les Vert∙e∙s refusent les cadeaux faits aux familles les plus riches en modifiant la LIFD. En effet, de par la forte progressivité de l’IFD, cette mesure profitera majoritairement aux familles dont le salaire imposable annuel dépasse les 150’000 francs. Cette mesure ne viendra donc pas en aide aux jeunes familles, ni aux familles les plus modestes. Les Vert∙e∙s s’engagent, eux, pour une politique familiale durable et sociale : ces 370 millions de francs devraient plutôt être investis dans les allocations familiales, des subventions aux crèches ou encore dans un congé parental. Et ainsi vraiment bénéficier à toutes et tous.

OUI au  contreprojet indirect à l’initiative « Pour un congé de paternité raisonnable »

L’égalité entre hommes et femmes dans le domaine de la famille est inscrite dans la Constitution depuis 1981. Sans toutefois avoir encore été appliquée ! Les Vert∙e∙s sont engagé∙e∙s depuis des dizaines d’années pour un congé paternité et parental qui contribue à une meilleure conciliation entre vie familiale et professionnelle et à un meilleur partage des tâches. Il permet également aux pères de renforcer leur lien avec leur enfant. Ce contreprojet, avec les deux semaines prévues, offre un strict minimum qu’il s’agit de soutenir. Avant de pouvoir enfin l’étendre à un droit bien plus adaptés aux besoins des familles et des individus.

Communiqué 2020

Plan climat vaudois : des objectifs nécessaires et ambitieux qu’il faudra financer

Les Vert∙e∙s vaudois∙es saluent le « Plan climat » présenté aujourd’hui par le Conseil d’Etat. Ils soutiennent ses objectifs ambitieux et la volonté d’agir pour réduire nos émissions de CO₂ tout comme pour adapter notre société aux inévitables changements qu’engendrera le réchauffement climatique. Notre canton dispose désormais d’une stratégie claire, que les Vert∙e∙s appelaient de leurs vœux depuis de nombreuses années pour prendre l’indispensable tournant écologique. Les mesures détaillées dans le plan, bénéfiques pour le climat, la biodiversité mais aussi pour l’économie vaudoise, auront toutefois un coût, et les Vert∙e∙s veilleront à ce que l’on passe au plus vite de la parole aux actes en débloquant les moyens financiers pérennes nécessaires.

Les Vert∙e∙s ont pris connaissance avec grande satisfaction du « Plan climat vaudois » présenté ce jour par le Conseil d’Etat. Ce Plan trace les grandes lignes de la stratégie du gouvernement cantonal pour réduire les émissions de CO₂ et nous préparer aux risques que le réchauffement climatique nous fait et fera courir.

Ce document, que les Vert∙e∙s demandaient depuis de nombreuses années, est à la hauteur des défis à venir. Il propose en effet des mesures claires et ambitieuses de réduction des émissions de CO₂, notamment dans les domaines de la mobilité, de l’énergie ou encore de l’agriculture, afin d’atteindre l’objectif que notre pays s’est fixé en signant l’Accord de Paris sur le climat : la neutralité carbone en 2050. Pour les Vert∙e∙s, cet objectif doit être un minimum, et tous les efforts doivent être entrepris pour y arriver le plus rapidement possible. Les Vert∙e∙s souhaitent de plus que les émissions de CO2 produites à l’étranger par les modes de consommation et de production de notre canton soient également prises en compte dans les objectifs de réduction.

Les Vert∙e∙s saluent, en outre, l’intégration dans ce Plan climat des questions liées à la biodiversité, tout aussi importantes que celles climatiques et intimement liées, ainsi que la mise en exergue des avantages pour notre économie d’une politique climatique ambitieuse. Protéger le climat n’est pas une corvée, mais bien une source de nombreux bénéfices, que cela soit en termes d’emplois, de diversification du tissu économique, de santé publique, de préservation du patrimoine naturel ou de qualité de vie. Envisager les choses de cette manière, en termes d’opportunités plutôt que d’obstacles, est un changement de paradigme important.

Le Plan climat du Conseil d’Etat s’articule en parfaite complémentarité avec l’initiative cantonale « Pour la protection du climat » que les Vert∙e∙s ont déposée en décembre 2019, et qui entend graver dans notre Constitution cantonale la lutte contre le réchauffement climatique de la part des communes et du Canton, ainsi que le désinvestissement des énergies fossiles de la part des sociétés détenues entièrement ou partiellement par ces institutions. Ces exigences n’étant pas formellement posées dans le Plan climat, l’initiative des Vert∙e∙s en est le complément parfait !

Si les Vert∙e∙s saluent cette « boussole climatique » dont dispose désormais le Conseil d’Etat, ils et elles sont toutefois conscient∙e∙s que la route est encore longue, et que le passage de la parole aux actes ne se fera pas tout seul. Ce Plan climat ne doit pas être une énième stratégie, mais un catalyseur de l’action gouvernementale. Pour les Vert∙e∙s, il est ainsi fondamental que les mesures prévues soient financées sur le long terme, au-delà de la fin de cette législature. Il en va de notre avenir et de celui des générations futures.

Les Vert∙e∙s seront ainsi particulièrement attentives et attentifs à ce que l’ensemble des mesures proposées soient mises en place rapidement et enjoindront notamment le Grand Conseil à ne pas détricoter la cohérence globale et indispensable de l’action en faveur du climat.

Communiqué 2020

Vaud a besoin d’une stratégie de lutte contre la pauvreté

La crise du COVID-19 pose de nombreux défis, parmi lesquels la lutte contre la pauvreté. Alors que de plus en plus de personnes, pourtant salariées, doivent recourir à l’aide alimentaire, il devient urgent de mettre en place une stratégie cantonale coordonnée de lutte et de prévention contre la pauvreté pour mieux cerner et répondre aux besoins de la population concernée. Les chiffres actuels présentent un large angle mort qu’il s’agit de combler pour pouvoir déployer une action efficace. Afin d’obtenir cette stratégie et ce monitoring cantonaux, la députée verte Nathalie Jaccard intervient aujourd’hui au Grand conseil par voie de motion.

Le crise du COVID-19 aura permis de tirer de nombreux enseignements. En matière de pauvreté et de précarité aussi. En effet, si avant le mois de mars, près de 10% de la population vaudoise était considérée comme étant pauvre, la situation devrait désormais s’aggraver tant les conséquences économiques qui se profilent vont fatalement faire gonfler les statistiques.

Si depuis plusieurs années le Conseil Fédéral avait mis en place une stratégie nationale de lutte contre la pauvreté, il renvoie aujourd’hui la balle aux cantons en diminuant drastiquement les fonds jusqu’alors alloués à cet effet. Si le canton de Vaud s’est engagé pour cette cause, en mettant notamment en place un programme de prévention du surendettement, des prestations complémentaires pour les familles ou encore un revenu déterminant unifié (RDU), il faudrait plus.

C’est un fait connu : près de 30% de la population éligible ne demande pas les prestations sociales auxquelles elle a pourtant droit. Que ce soit par méconnaissance de ses droits, honte, des démarches administratives trop compliquées, ou autres. Et 70% des personnes qui s’adressent au CSP ont pourtant un emploi. Post-COVID, les personnes qui font désormais appel à l’aide alimentaire auprès de Caritas sont également des personnes qui avaient jusqu’à peu une situation professionnelle, des indépendant-e-s, ou des personnes qui ont quelques biens et qui par conséquent n’ont pas droit aux aides sociales étatiques. Sans compter les travailleuses et travailleurs précaires qui se débrouillaient jusque-là mais qui ont désormais perdu leurs emplois.

Une stratégie cantonale de prévention et de lutte contre la pauvreté s’avère donc urgente pour améliorer et renforcer les mesures existantes, accroître les échanges et l’innovation entre actrices et acteurs politiques, professionnels et associatifs  et recenser, observer et développer les bonnes pratiques dans notre canton, mais aussi ailleurs en Suisse.

Il devient également urgent de se doter d’un outil qui mesurerait systématiquement l’ampleur et l’évolution de la pauvreté pour pouvoir en tirer les enseignements qui s’imposent. Les chiffres actuellement utilisés sont basés sur l’octroi de prestations sociales et laissent donc dans l’ombre quantité de citoyen-ne-s dans le besoin.

C’est pourquoi les Vert∙e∙s interviennent aujourd’hui au Grand conseil par la voix de la députée Nathalie Jaccard.

Communiqué 2020

Nos médias doivent survivre à la crise du COVID-19

Les médias sont l’un des secteurs les plus durement touchés par la crise du COVID-19. Ils sont pourtant un élément crucial du bon fonctionnement de notre démocratie. Après le dépôt de bilan du Régional, et pour éviter que d’autres médias ne disparaissent également bientôt en raison de la chute des revenus publicitaires et la difficile passe qui s’annonce avec l’été, le député Raphaël Mahaim a déposé une motion, signée par des représentants de plusieurs groupes politiques, demandant une aide urgente à la presse, calibrée sur les besoins spécifiques de ce secteur. Une information diversifiée et indépendante n’a jamais été autant nécessaire : elle doit survivre à la crise !

La crise du covid-19 a durement frappé le secteur des médias. Certains ont perdu plus de 50% de leurs revenus publicitaires. Cela semble d’autant plus paradoxal que les médias ont joué durant la crise un rôle d’information absolument central. Alors que nous n’avons jamais autant eu besoin d’une presse forte et diversifiée, elle se meurt.

Certes, divers projets d’aide à la presse sont en discussion au niveau fédéral ou cantonal. Mais il ne s’agit que d’aides indirectes et ils ne sont pas suffisants dans le contexte très difficile, n’étant pas destinés à régler les problèmes de trésorerie des médias heurtés de plein fouet par la crise. Ainsi, s’il existe un bon projet vaudois d’exposé des motifs et projet de décret instituant des mesures en faveur de la diversité des médias datant de décembre 2019, les mesures prévues à l’art. 3 doivent se déployer sur 5 ans, ce qui est bien trop lent. Entre-temps, la crise a frappé et demande donc une réponse adaptée. Les mécanismes de la RHT et du chômage partiel sont, quant à eux, inadaptés ou insuffisants car il était bien souvent impossible de se passer de la force de travail des employé-e-s en cette période de forte production médiatique et les soutiens obtenus par le RHT ne comblent que de façon incomplète les baisses des revenus publicitaires. Enfin, l’aide de transition fédérale mettra bien trop de temps à déployer ses effets. Et il sera trop tard pour de nombreux médias locaux et régionaux qui s’attendent, notamment, à une chute massive des rentrées publicitaires cet été, en raison de tous les évènements culturels, associatifs, musicaux, etc., annulés.

Pour préserver la diversité de la presse, fondement de la démocratie, une aide financière cantonale directe, à fonds perdus, s’avère indispensable. Cette aide devrait servir à combler de façon transitoire les pertes de revenus publicitaires qui ne sont pas absorbées par les autres dispositifs d’aides (baisse des frais postaux de distribution, RHT, etc.). Le canton de Fribourg est d’ores et déjà allé dans ce sens avec une aide de 5.4 millions en faveur des médias fribourgeois. Les médias vaudois doivent aussi être aidés.

La motion déposée a été renvoyée à une commission parlementaire ce jour, très certainement à la commission qui traite déjà actuellement le projet vaudois d’aide indirecte à la presse. Le financement de ce crédit pourrait être assuré par les montants alloués par le Conseil d’État pour financer les mesures adoptées dans le cadre de la lutte contre la pandémie du COVID-19.

Communiqué 2020

Mobilisé∙e∙s pour ne pas revenir à la norme mâle

Dimanche 14 juin, c’est la grève des femmes*. Les Vert∙e∙s se mobilisent car, si le canton de Vaud pourrait sembler pionnier avec 5 femmes à sa tête, il reste pourtant encore beaucoup à faire à tous les niveaux. Alors que la crise sanitaire actuelle a, en particulier, mis en évidence le rôle crucial joué par les femmes pour nous en sortir, il est plus urgent que jamais de reconnaître leur apport à l’économie et de revaloriser leurs salaires, leurs retraites et de briser les plafonds de verre qui les empêchent encore, trop souvent, d’accéder aux postes à responsabilités. Pas de retour à la norme mâle !

L’an dernier, le 14 juin, 500’000 personnes de tous horizons étaient dans la rue pour dénoncer l’inégalité qui frappe les femmes* depuis bien trop longtemps. Les Vert∙e∙s faisaient partie des cortèges car, sur le plan politique aussi, l’inégalité liée au sexe reste une réalité.

Bien que l’égalité ait toujours fait partie de l’ADN des Vert∙e∙s et qu’elle n’en soit pas restée aux paroles puisqu’aujourd’hui, par exemple, 75% de leurs élu∙e∙s vert∙e∙s au Conseil national sont des femmes, 100% au Conseil des Etats et 100% au Conseil d’Etat, il n’en reste pas moins que persistent de larges écarts entre les listes majoritairement féminines présentées et le nombre d’élues à la sortie des urnes, a fortiori au plan communal.

Ainsi, en Suisse, que ce soit au niveau communal, cantonal ou fédéral, les femmes* restent sous-représentées. Elles ne sont par exemple que 26,1% au Conseil des Etats, 42% au Conseil National, 29.9% au sein des exécutifs cantonaux (au 1er août 2019) et 32% dans les conseils communaux. Ainsi, à tous les niveaux du pouvoir politique, le nombre de femmes* reste inférieur à celui des hommes.

Quant aux domaines professionnels, familiaux et associatifs, le travail des femmes* contribue largement à faire fonctionner notre société. Or il est trop souvent non ou sous rémunéré. D’un point de vue patrimonial, la situation est encore plus inégale puisque les hommes détiennent la majorité de la fortune mondiale. Cette discrimination financière a des conséquences une fois l’âge de la retraite atteint.

D’autres discriminations touchent le quotidien des femmes*. Dans leur liberté de choix, leur intégrité corporelle, leur accès à la santé ou encore dans le partage des tâches domestiques, les femmes* sont là aussi défavorisées.

Face à ce constat, les Vert·e·s défendent un autre monde : égalitaire, durable et solidaire. C’est pourquoi ils et elles soutiennent les revendications du Collectif de la grève des femmes*, parmi lesquelles :

•           Le refus de l’augmentation de l’âge de la retraite :

Les Vert·e·s s’engagent pour des salaires égaux et une retraite juste pour les femmes*.

•           La lutte contre la violence sexiste, homophobe et transphobe :

Les Vert·e·s demandent, notamment, la réalisation d’une campagne fédérale de lutte contre les violences domestiques.

•           L’équilibre travail-famille :

Les Vert·e·s défendent activement un véritable congé maternité, paternité et parental, ainsi que le financement systématique d’infrastructures d’accueil en suffisance des enfants à tous les âges ;

•           Le partage paritaire du pouvoir :

Les Vert·e·s soutiennent et appuient les femmes* dans leur volonté de se porter candidates à tous les postes électifs ;

•           La garantie des droits sexuels et reproductifs :

Les Vert·e·s vaudois·es ont déposé une initiative parlementaire qui demande au Canton de Vaud d’exercer son droit d’initiative fédérale pour que les fausses couches, les grossesses non évolutives et les grossesses extra-utérines soient remboursées par l’assurance de base.

Communiqué 2020

Mobilité cycliste : un premier pas encourageant

Les Vert∙e∙s vaudois∙es ont pris connaissance avec satisfaction du projet cantonal de création de bandes cyclables provisoires sur une partie du réseau routier vaudois, afin d’inciter à l’utilisation quotidienne du vélo. Il s’agit pour les Vert∙e∙s d’un premier pas, qui doit être suivi d’autres, notamment au niveau communal, afin de voir la mobilité douce progresser rapidement dans notre canton. Ils interviendront en ce sens par la voix de leurs élu-e-s dans les conseils communaux.

Le projet présenté ce jour par les autorités cantonales et visant à créer rapidement 100 kilomètres de bandes cyclables afin de renforcer l’attrait de la mobilité douce dans les mouvements pendulaires est salué par les Vert.e.s vaudois.es.

Les Vert∙e∙s s’engagent en effet depuis toujours au niveau cantonal et communal pour promouvoir la mobilité active (ou douce) et les intérêts de celles et ceux qui la pratiquent au quotidien. Ils ont ainsi par exemple déposé en août 2018 par la voix de leurs député-e-s Séverine Evéquoz et Felix Sturner un postulat demandant une mise à jour et un renforcement de la stratégie cantonale pour le vélo.

Cette création de bandes cyclables doit être un premier pas, qui doit être suivi d’autres, afin de relier à terme de manière sûre et efficace les principales localités vaudoises entre elles par un réseau de bandes et pistes cyclables permettant à tou-te-s de se déplacer rapidement et de façon sûre à vélo pour le travail, les achats ou les loisirs. Cela comme le demande d’ailleurs le projet de Loi fédérale sur les voies cyclables, actuellement en phase de consultation.

Les communes ont un rôle important à jouer dans cette politique, et les Vert∙e∙s comptent agir prochainement dans les conseils communaux afin de renforcer et pérenniser les mesures prises à ce niveau dans le cadre de l’après crise du COVID-19. Il est notamment central que les aménagements réalisés soient continus et ne souffrent pas de différences locales du fait d’une absence de coordination.

La mobilité vaudoise doit redonner ces prochaines années la place nécessaire à la mobilité douce et aux transports en commun, dans l’intérêt du climat comme de la santé de la population.

Communiqué 2020

300 millions pour une relance en faveur de la transition énergétique

Pour ne pas opposer mesures de relance post-COVID 19 et l’indispensable transition écologique, et plus particulièrement son volet énergétique, les Vert.e.s proposent de procéder à une alimentation extraordinaire du fonds vaudois sur l’énergie d’un montant de 300 millions de francs afin de participer aux efforts de soutien à l’économie locale en la rendant plus résiliente, plus innovante et résolument tournée vers l’avenir. L’initiative parlementaire est également soutenue par les groupes vert ’libéraux, PS, de l’Alliance du centre, d’Ensemble à Gauche et du POP.

La crise sanitaire et ses conséquences sociales et économiques ont nécessité des soutiens financiers d’urgence de la part de la Confédération et du canton afin d’éviter la suppression trop importante d’emplois et des faillites. Si ces dispositifs se sont avérés indispensables et qu’il faudra continuer à soutenir les entreprises, les raisons individuelles ainsi que les milieux culturels, sportifs et associatifs, il faut également s’assurer que la reprise de l’activité économique ne se fasse pas sur le dos du climat. Un climat et un environnement dégradé auront notamment pour conséquences de nouvelles crises sanitaires, par l’augmentation des pandémies et des zoonoses. Ainsi, la relance doit être saisie comme une occasion unique d’infléchir notre dépendance aux énergies fossiles en soutenant l’économie locale et en l’orientant vers plus de durabilité et de résilience. Création d’emplois et relance économique doivent rimer avec transition écologique et énergétique.

Les investissements publics dans l’énergie renouvelable ont un impact très positif sur l’économie locale. Dans le cadre des débats sur la CoCEn, il avait en effet été démontré qu’avec les montants engagés par le Canton et avec l’apport de la Confédération dans la rénovation énergétique de bâtiments, « pour 1 franc engagé par le canton, ce sont 4 francs qui sont distribués sous forme de subventions et 18 francs en moyenne qui sont injectés dans l’économie sous forme de travaux et de fournitures, soit un effet de levier de x18 » (EMPL 151, p.8).

Une alimentation massive du fonds pour l’énergie, permettrait d’accélérer la rénovation des bâtiments (notamment communaux) ou de soutenir le développement du solaire, de la géothermie ou de la biomasse. Ce soutien est d’autant plus important et urgent que les besoins sont avérés et les projets existent mais ils manquent souvent cruellement de soutiens financiers. De même, en soutenant de la recherche appliquée et le développement de projets innovants, le canton de Vaud pourrait se profiler à la pointe en Suisse sur la transition énergétique.

Les Vert.e.s ont donc déposé hier, par la plume de leur chef de groupe Vassilis Venizelos, une initiative parlementaire, largement soutenue par plusieurs groupes politiques, demandant l’élaboration d’un décret visant à verser un montant exceptionnel de CHF 300’000’000.- au fonds sur l’énergie. Au sens de l’article 132, alinéa 1, de la loi sur le Grand Conseil (LGC), un délai est fixé au Conseil d’Etat à fin avril 2021 pour qu’il rende son préavis et soumette au Grand Conseil le projet de décret demandé. Le financement de ces 300 millions pourrait soit passer par l’emprunt, soit, par exemple, par l’allocation des dividendes de la Banque National Suisse de CHF 249,3 millions sur l’année 2020 ou le solde de la réserve des préfinancements pour la réforme RIE III (CHF 206 millions au bilan de l’Etat au 31.12.2019).

Communiqué 2020

Chlorothalonil : Fontaine, je ne boirai pas de ton eau !

Les Vert.e.s vaudois.es ont pris connaissance avec inquiétude des premières estimations présentées ce jour par l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) au sujet de la pollution des eaux souterraines du pays au chlorothalonil. Le canton de Vaud semblant être – à l’image des autres cantons de plaine – particulièrement touché, ils demandent aux autorités cantonales et communales de rendre publiques dans les plus brefs délais toutes les informations concernant la présence de résidus de ce pesticide dans nos eaux, et de prendre les mesures nécessaires afin d’en réduire sans tarder la teneur.

Le chlorothalonil est un pesticide qui a été utilisé pendant de nombreuses années dans l’agriculture suisse, jusqu’à son interdiction fin 2019 en raison de son danger pour la santé humaine. Les informations communiquées aujourd’hui par l’OFEV montrent qu’une bonne partie des eaux souterraines du plateau dépassent les valeurs limites en résidus de ce pesticide, et présentent donc un danger potentiel à long terme pour celles et ceux qui les consomment.

Les Vert.e.s souhaitent donc qu’une information complète et transparente soit fournie aussi vite que possible à la population vaudoise par les autorités communales et cantonales quant à la situation, aux risques sanitaires encourus et aux mesures pouvant être prises à court, moyen et long terme pour les éviter.

Les Vert.e.s demandent également aux autorités cantonales de soutenir les communes, qui sont les gestionnaires des réseaux de distribution d’eau potable, tant financièrement qu’en termes d’expertise afin que toutes les mesures nécessaires à garantir la sécurité de la population soient prises rapidement.

Ils interviendront en ce sens au Grand Conseil par la voix du député Felix Stürner, qui avait déjà déposé une question orale en septembre 2019 à ce sujet.

Cette intervention vient, en outre, dans le droit fil du postulat déposé par la Conseillère aux Etats Verte, Adèle Thorens, lors de la dernière session à Berne qui s’enquérait du temps que prendrai l’assainissement de nos eaux potables polluées par le chlorothalonil et d’à qui en reviendrait la facture.

Plus généralement, cette inquiétante nouvelle conforte les Vert.e.s dans l’idée que notre agriculture doit poursuivre son chemin vers une réduction de l’utilisation de produits phytosanitaires, dans son intérêt comme dans celui de l’environnement et de la population.

Communiqué 2020

Le Régional disparaît mais la couverture de l’information locale ne doit pas disparaître avec lui

Les Vert.e.s de la Riviera et du Chablais apprennent aujourd’hui avec regret et consternation la disparition du journal « Le Régional » qui couvrait jusque-là l’actualité de leurs régions. Cette disparition, précipitée par la crise actuelle du COVID-19, est d’autant plus regrettable et alarmante qu’hormis “Le Point Chablais” pour Aigle-Bex et environs, et “Le Cotterg” pour les Ormonts, plus aucun média papier local et indépendant ne couvre désormais la région. Les conseillères et conseillers communaux Vert.e.s interviendront dans leurs législatifs respectifs pour demander une aide urgente destinée à recréer un média régional et ainsi sauver cet élément crucial à la démocratie locale.

La démocratie directe a besoin de citoyennes et citoyens informés. Une information objective et étayée est fondamentale dans notre système politique afin que chacune et chacun puisse prendre ses décisions en conscience et voter en connaissance de cause. Les Vert.e.s ont déjà manifesté à plusieurs reprises leur attachement à la diversité de la presse et agi, aux niveaux cantonal et communal (à Lausanne et Blonay, notamment) pour que, à l’instar des médias télévisuels et audiovisuels, un subventionnement, public ou parapublic, garantisse une information locale indépendante. Car il est nécessaire pour la démocratie directe de maintenir l’accessibilité, la diversité, la qualité et la fiabilité de l’information, et pour tout dire la liberté d’expression, dans les médias, de même qu’une diversité de supports, presse imprimée incluse, pour que l’ensemble de la population, y compris les personnes n’ayant pas accès à Internet puissent accéder à l’information de façon équitable, voire à pouvoir s’y exprimer (courrier des lecteurs).

Hors, aujourd’hui, l’on apprend la disparition du journal « Le Régional », seule publication à couvrir les trois districts de l’Est vaudois, de manière étayée, diversifiée et détaillée, dans la quasi-indifférence des municipalités des communes concernées. La Municipalité de Blonay vient quant à elle de refuser, il y a 15 jours, le postulat du Vert Jean-Marc Nicolet qui lui demandait, justement, de soutenir la publication en faisant paraître des avis officiels, dont les convocations aux séances du Conseil communal. Un soutien public est pourtant de nos jours indispensable pour garantir qu’un minimum d’information locale indépendante puisse subsister face aux pressions toujours croissantes qui pèsent sur ce domaine.

Les Vert.e.s du Chablais et de la Riviera profiteront donc de la rentrée parlementaire qui s’amorce pour déposer dans tous les conseils communaux où ils sont représenté-e-s dans les trois districts, des interventions pour demander la recréation rapide d’un média local et indépendant couvrant leurs régions, et le soutien des communes dans cet effort.

Les Vert.e.s témoignent, en outre, de leur soutien aux journalistes du « Régional » et espèrent vivement qu’une solution pourra rapidement être trouvée pour pouvoir continuer à bénéficier de leurs compétences dans la couverture de leur riche région.